mercredi 30 novembre 2016

Le mythe du système de santé de Cuba

L'île de Cuba sous le régime des Castro a-t-elle un système de soins de santé exceptionnel ?

Fidel Castro, révolutionnaire 

Selon un article Jay NORDLINGER publié le 11 juillet 2007 dans le NationalReview.com, le documentariste Michel Moore a contribué à faussement glorifier la perception du système des soins de santé cubain. La gauche a toujours voulu idéaliser la révolution cubaine (pays qui n'a toujours pas eu ses élections démocratiques après 1959). Mais qu'en est-il dans la réalité? Je vous propose un bref résumé et une source externe à l'article en question.

Des systèmes séparés et inégaux




L'île de Cuba aurait en fait trois systèmes de santé selon le témoignage du Dr Jaime Suchlicki. 

Le premier système de soins de santé cubain


«C'est un fait qu'il y a un excellent système de [soins de] santé à Cuba - mais juste pas pour les Cubains ordinaires.  Le Dr Jaime Suchlicki de la University of Miami’s Institute for Cuban and Cuban-American Studies explique qu'il n'y pas seulement un système, ni même deux: il y en a même trois. Le premier est pour les étrangers qui viennent à Cuba spécifiquement pour des soins médicaux. Il est connu comme le «tourisme médical». Les touristes paient en devises stables ce qui apporte de l'oxygène au régime. Et les installations où ils sont traités sont de premier niveau mondial : propres, bien pourvues en ressources, selon les règles de l'Art» (1).

L'École latino-américaine de médecine

Le second système 


Le second système est pour les élites cubaines: le Parti, l'élite militaire, les artistes et écrivains officiels du régime, etc. Ce système pour le groupe équivalent à la nomenklatura de l'ancienne URSS, est aussi de grande qualité.

Le troisième système de santé cubain


Le troisième système, le système public du peuple, est mal supporté, s'effrite et est plutôt insalubre. Les médecins sont qualifiés et de bonne volonté, mais vivent un manque flagrant de ressources et souvent, dans de mauvaises conditions salariales. Il est préférable pour les patients de récupérer à la maison. Le patient qui doit être hospitalisé doit apporter ses draps, ses serviettes, sa nourriture et son éclairage (ampoule, lampe) et même son papier hygiénique. Trouver un cachet d'aspirin peut devenir une corvée. Même après leur date de péremption, des médicaments peuvent être utilisés.

À côté de cette triste situation, des médecins ont ouvert des cliniques parallèles pour soigner les pauvres dans de meilleures conditions, pour les extraire aux piètres normes du régime public.  Ceci les expose cependant à des accusations : être traités comme des contre-révolutionnaires ou agents ennemis. 

La mortalité infantile dans les statistiques


Les statistiques sur le taux de mortalité des enfants sont douteuses comme dans tous les régimes totalitaires, où il est difficile pour les organismes comme l'ONU d'obtenir des chiffres réels. 

Selon un activiste cubain sous surveillance, le Dr Oscar Biscet, l' «avortement postnatal» (sélection infanticide) se pratique à Cuba (2). Cette information nous a été rapportée par Ted Cruz, fils de ressortissant cubain dans un appel politique à se méfier du régime des Castro publié le 26 novembre 2016.

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1.     Jay NORDLINGER, The Myth of Cuban Health CareNationalReview.com, 11 juin 2007
«To be sure, there is excellent health care on Cuba — just not for ordinary Cubans. Dr. Jaime Suchlicki of the University of Miami’s Institute for Cuban and Cuban-American Studies explains that there is not just one system, or even two: There are three. The first is for foreigners who come to Cuba specifically for medical care. This is known as “medical tourism.” The tourists pay in hard currency, which provides oxygen to the regime. And the facilities in which they are treated are First World: clean, well supplied, state-of-the-art.»
2.    Ce qui contribue inévitablement à réduire artificiellement le taux de la mortalité naturelle infantile.

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