DES COUPS À LA TÊTE AUX GRAVES CONSÉQUENCES. Plusieurs d'entre nous ont été étonnés d'apprendre que le père qui avait frappé sa fille de 13 ans le 6 octobre 2010 et l'avait tué, a eu une sentence de 60 jours de détention, à purger de façon discontinue (1). Plusieurs en ont été indignés, sans référence à la culture. C'eût été le même désaccord avec le jugement, si un père blanc né au Québec avait commis le même acte.
D'abord, c'est quoi ce délai pour une cause?
Et d'ailleurs, pourquoi dans le «modèle» québécois, faut-il presque 4 ans pour rendre un jugement pour une cause évidente? Il ne s'agissait pas d'un inconnu en cavale qui a laissé pour seul indice un cheveu, mais d'un père qui a merdé et qui a immédiatement avoué. Est-ce pour masquer une certaine faiblesse judiciaire au pays bleu, pour qu'elle soit plus facile à avaler? Ou, est-ce plutôt pour laisser baisser la tension populaire, perceptible en 2010, avant la tentative de charte du PQ?
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Nouténé Sidimé, la jeune victime du drame
familial
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- Pour amoindrir la chose, certains chroniqueurs ont comparé cela à la fessée qui recevrait encore l'appui de la majorité des personnes sondées. Sauf que, 1 claque modérée aux «fessard» pour reprendre le contrôle d'un enfant en crise, n'a rien à voir avec un homme qui frappe une fille au visage.