samedi 29 avril 2017

La série «HIGH: How Drugs Work» nous en apprend sur le cannabis

Un nombre important d'effets secondaires négatifs


C'est quand même étonnant qu'il faille souvent 10 ans de tests et de protocole scientifique au Canada pour homologuer et permettre un médicament, alors que pour la vente libre d'une drogue, le cannabis sous diverses formes, une élection suffise, via un projet de loi déposé en avril 2017, moins de deux ans après l'élection de novembre 2015. 


La série «HIGH: How Drugs Work»


Crédits image : La série «HIGH - How Drugs Work» UK, 2011.  Disponible entre autres, sur Netflix.


J'ai pris le premier épisode d'une série disponible sur Netflix intitulée «High: How Drugs Works», réalisée au Royaume Unis (United Kingdom UK) en 2011. L'épisode 1 sur 2 traite du cannabis et est fort intéressant. On y constate que dans d'autres pays, on s'intéresse et s'est intéressé à documenter et informer sur l'usage des drogues et leurs effets.

Les données sur les effets des drogues au Canada: un milieu fermé ou d'initiés 

(alors que les tribunaux et réseaux de santé sont engorgés pas les conséquences sociales)

Si au Canada  on avait à cœur la santé des gens et des jeunes, on ne légaliserait pas en priorité; on commencerait par alerter et par la prévention. Avec 1 cas de dépendance sur 10 consommateurs (UK, 2011 donc probablement semblable en Occident pour la même année), le cannabis doit être considéré comme un problème sociale et non comme une drogue conviviale. Et certains de ses effets sur le cerveau et la santé sont irréversibles (permanents).

Il y a quelques années, j'ai cherché longtemps sur le web pour trouver des données pertinentes sur les drogues au Québec (les provinces ont juridiction en matière de santé), et ce que je trouvais datait de 8 ou 10 ans. Et en plus, on ne faisait rien avec ces faits mesurés et documentés, pour alerter le public en matière de santé et sécurité publiques. Les données sur les drogues demeuraient dans les réseaux professionnels. Je me souviens que l'alerte sur les méfaits contre les effets de la marijuana, dite «drogue douce», sur la santé mentale des adolescents et jeunes adultes nous est venue des Australiens. Pendant ce temps, les grands média du Québec (le Québec faisait pourtant peu de recherche sur les drogues) étaient sceptiques et boudaient ces publications provenant du monde anglophone.  

Se basant sur le précédent paragraphe, on peut conclure que
Quand les politiques ne veulent pas savoir la vérité sur les drogues dites «récréatives» (Canada Québec), on suit le lobby, on légalise et on verra pour la suite. Ou on philosophe sur le sujet dans les médias, sans s'intéresser aux faits mesurables, favorisant les perceptions et la demande des consommateurs. On s'attaque aux boissons gazeuses et aux hamburgers pendant qu'on légalise les drogues. Bravo Canada! Bravo le Québec!

MON OPINION sur la série et les séries et films documentaires du même genre



Les points positifs de la série «High: How Drugs Work» 


L'approche ne semble pas poussée par le lobby des drogues 


On y a aborde le cannabis (marijuana) sous

  • l'aspect scientifique
  • et l'aspect de quelques consommateurs réels et non des figurants.
  • la banalisation demeure limitée.


Les test en clinique sur le cannabis et le THC sont convaincants

Crédits image : La série «HIGH - How Drugs Work» UK, 2011.  Disponible entre autres, sur Netflix.

Tests  de la marijuana sur la mémoire


La drogue dite «douce» a des effets immédiats et passagers sur la mémoire et le psychomoteur pour les consommateurs occasionnels. Ce qui logiquement peut nuire aux études et apprentissages. Mais en cas de consommation régulière, les effets négatifs de l'agent actif (THC) peuvent créer des altérations permanentes au cerveau.

Tests sur la dépendance psychologique au cannabis 


On estimait en 2011 (UK), qu'au moins 1 consommateur sur 10 développera une dépendance au cannabis. Ce qui est beaucoup. Imaginez la même chose pour l'alcool que l'on retrouve dans la majorité des foyers au Canada. Imaginez, si sur 10 maisons avec 2 consommateurs d'alcool chacune (20 consommateurs), vous aviez 2 dépendants à l'alcool... Ce serait ÉNORME. Ce serait un fléau social. L'aspect récréatif n'en vaudrait pas les risques et les effets pervers, ainsi que les coûts sociaux du produit. Mais pour le joint et pour blanchir un dossier criminel de Canadiens qui veulent retrouver le droit de voyager, et pour réduire artificiellement le taux de criminalité, cela semble devenir acceptable au Gouvernement Libéral du Canada...


Statistiques sur les risques cardiaques accrus


Lors de la phase suivant immédiatement le «high» de la consommation (après la période relaxante), le risque d'une attaque cardiaque est de 5 fois plus élevé. Donc, les personnes avec un historique familial ou prédisposées à des problèmes cardiaques doivent s'abstenir.En effet, durant les effets physiques, les vaisseaux sanguins sont dilatés (d'où notamment les yeux rouges).

Aspects moins positifs de l'épisode sur le cannabis


L'information me semble incomplète ou l'approche parfois légère bien que probablement moins légère qu'elle ne le serait au Québec. Tout de même, l'anecdote de quelques aspects dits positifs du point de vue des consommateurs de marijuana en conclusion tend à diluer ce que devrait être une approche logique sur la base des faits mesurables ou observables dans les recherches et en clinique.

Les données sont limitées en en partie en raison de l'âge documentaire et de l'évolution des connaissances de cette drogue dans le monde scientifique (hors du Canada). On n'y aborde pas, par exemple:

  • Les possibles mutations génétiques transmissibles en lien avec des maladies graves. Une découverte importante de chercheurs de l'Australie sur les mutations de l'ADN provoquées par la marijuana a été mise au jour après la série, quand ceux-ci étudiaient les causes de maladies graves, comme le cancer. Le cannabis peut, selon ces chercheurs, impacter négativement votre génétique et susciter un risque de maladie grave, comme certains cancers. La modification génétique serait transmissible du père ou de la mère au fœtus, puisque c'est dans leurs gènes. L'information est sortie dans une publication scientifique en 2016 (1).  Et le Québec demeure muet là-dessus, comme le Parti Libéral du Canada.
  • Non-référence aux effets sur la sécurité routière et des piétons en général. On y parle de l'altération des perception du risque chez un groupe de jeunes qui marchent dans un parc (forêt aménagée). Par contre s'il est amusant de voir les jeunes adultes ne pas savoir s'ils peuvent franchir un petit canal de drainage, l'effet au volant d'une automobile peut être dramatique, voir mortel ou causer des blessures graves pour un consommateur ou ses victimes. Dans l'usage médical pour assister une personne aux prises avec des problèmes de coordination et douleurs musculaires, on voit qu'un dérivé médical peut améliorer la démarche assistée par un déambulatoire ou un équivalent. Mais si la même personne doit traverser un carrefour urbain, il devient drôlement important pour elle, de pouvoir déterminer le temps nécessaire ou le risque, pour traverser en sécurité à un endroit précis. Le besoin de dormir souvent ressenti après le «high» du THC peut être la cause d'accidents inexpliqués.
  • N'y sont pas suffisamment différenciés l'usage médical et l'usage dit «récréatif». Il faut souligner à ce sujet que les médicaments à base de morphine sont légaux, ce qui n'en fait pas pour autant un produit grand public. Le cannabis peut être autorisé par des États sous une forme (un extrait, un dérivé) en usage médical prescrit par un médecin, sans être autorisé en vente libre. Cette distinction n'étant pas claire, le nombre d'États «autorisant le cannabis» peut s'en trouver surévalué. On n'oserait pourtant pas dire la même chose pour les autres drogues comme la morphine, les antidépresseurs, etc. Si c'est médical sur prescription, ce n'est ni sans effets indésirables, ni grand public.  
  • On passe trop rapidement sur le phénomène connu de la perception faussée des consommateurs (auto-analyse). On passe rapidement sur le fait que tel jeune adulte a moins bien réussi un test de mémoire, mais qu'il ne s'en souviendra probablement pas. Humour British, mais réalité chargé de conséquences, notamment, face à la préparation en vue du travail. On connaît le même phénomène de déni chez plusieurs consommateurs, en lien avec la conduite automobile. Nous savons déjà qu'un grand nombre d'usagers de la marijuana (cannabis, haschisch) croient à tort, que leur faculté de conduire un véhicule n'est pas atteinte par cette drogue (réflexes, perceptions des distances et des dangers, état d'alerte etc.). Des consommateurs veulent réduire leur anxiété, ignorant probablement les effets inverses qui amènent justement à la dépendance psychologique (appel du cerveau à consommer de nouveau). 

    UK 1 - Canada 0

    Mais une part des vérités vaut mieux que zéro. Mais on comprend que quelqu'un qui VEUT justifier sa consommation de cannabis préférera s'en tenir aux interprétations des jeunes consommateurs montrés dans l'épisode, comme ce jeune qui a un score élevé à l'école malgré sa consommation. Ou comme cette jeune femme mi-vingtaine qui consomme pour réduire son anxiété, sans réaliser que le THC peut être un anxiogène, selon les individus ou les situations de vie. Si on aborde les conséquences du moyen et du long terme, on ne le fait pas assez (ex. certains effets permanents du cannabis sur le cerveau).

    Pour un survol rapide des effets négatifs de la drogue dite «douce» (cannabis, marijuana, THC) selon un médecin clinicien


    VOIR ces inquiétudes exprimées par un médecin clinicien qui oeuvre dans ce domaine (diagnostique, traitement) depuis plusieurs années: 
    Dr Jean-Pierre CHIASSON, LA PRESSE+, 23 avril 2017  


    Retour sur l'argument politique de légaliser pour sortir les criminels du milieu


    Pour ce qui est de l'argument couper «l'herbe» sous le pied du monde criminel, on repassera. Le monde criminel s'est toujours montré immensément créatif pour faire beaucoup d'argent avec le moindre effort. Et comme il faut de l'argent pour payer la consommation de drogue des jeunes en plus des derniers gadgets et vêtements mode, plusieurs jeunes ou travailleurs et professionnels et même nostalgiques grisonnants retraités, vont avoir recours à des stratagèmes pour se pourvoir en came à moindre coûts: revente à un petit réseau de contacts, revenus non déclarés, possession de quantités ou culture personnelle au-delà des quantités permises, achat de la drogue sans taxes ou en plus forte concentration d'agents actifs; donc un flirt avec l'illégal et le non contrôlé dans plusieurs cas. Le monde criminel pourra toujours cibler les jeunes dans les écoles, collèges et universités et aux abords de ceux-ci.    

    ____________
    1.     La recherche a été publiée dans le journal : Mutation Research – Fundamental and Molecular Mechanisms of Mutagenesis

    «Highlights

    Chromothripsis occurs when a chromsome becomes dislodged from the mitotic spindle, isolated in micronuclei and chaotically re-connected.

    Cannabis has been shown to disrupt tubulin dynamics and induce micronucleus formation and chromosomal mis-segregation in mitotic anaphase.

    Cannabis has been linked epidemiologically with major foetal malformations and cancer induction in children and cancers in adult populations.

    Chromothripsis and epigenetic damage from cannabis form major pathways to oncogenesis, fetotoxicity and ageing in humans and their offspring.

    Explication of mechanisms for cannabis and other addictions closes the logical loop and completes the criteria for the assignment of causality.»

    lundi 24 avril 2017

    Cannabis: un médecin clinicien dénonce l'illogisme du projet de loi canadien

    OPINION LÉGALISATION DU CANNABIS
    «CE DONT NOUS, MÉDECINS CLINICIENS, NE SOMMES PAS IGNORANTS»

    Un  médecin clinicien dénonce ouvertement la légalisation du Cannabis du projet de loi des Libéraux du Canada.




    Enfin, un médecin dénonce la légalisation du cannabis proposée dans le dépôt du projet de loi du Premier ministre Libéral du Canada, Justin Trudeau. Ceci, sans détour et sans crainte d'être taxé d'extrême-droite.

    Côté santé, on entend parfois parler de risques accrus chez les jeunes de développer une psychose mais il y a beaucoup plus d'impact chez les consommateurs, selon le Dr Chiasson (citation tirée de La Presse+).
    .

    «Le cannabis est un psychotrope qui agit sur le système nerveux central et qui peut donc altérer la cognition, les fonctions psychomotrices et peut donner des effets psychiatriques et des idéations psychotiques aiguës, exacerber l’anxiété, déclencher des paniques, exacerber la dépression et fragiliser les gens porteurs d’une maladie affective bipolaire. Cette consommation de cannabis est souvent accompagnée d’un syndrome amotivationnel» (source: OPINION du Dr Jean-Pierre Chiasson, La PRESSE+, Édition du 23 avril 2017, section DÉBATS).

    Vous avez bien lu: les gens qui consomment de la mari ou du haschisch pour se calmer, gagneraient à s'informer.

    À LIRE le texte complet dans l'article partagé depuis La Presse+


    dimanche 16 avril 2017

    Enseignement privé au Québec: partenariat public-privé et libre choix

    L'enseignement privé au Québec est un Partenariat public-privé (PPP) qui fonctionne, parce qu'il réduit réellement les dépenses du Gouvernement en éducation au primaire et au secondaire. C'est aussi une rare occasion de libre choix face aux services de l'État.


    Il faut dénoncer ces mensonges concernant le privé qui, prétend-t-on faussement dans la gauche québécoise, coûterait cher à l'État Québécois. En fait, chaque élève du primaire et du secondaire inscrit au privé constitue de l'argent neuf investi dans le système d'éducation du Québec par les familles ou répondants qui continuent, par ailleurs, de payer leurs taxes et impôts.


    Pour en finir avec le mythe du privé qui «coûte cher à l'État» au Québec


    Ce n'est pas 60% du privé qui est subventionné par l'État québécois ou plus précisément par les taxes et impôts des contribuables. Selon les chiffres du Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (1), c'est 40,7% (40,6 + 0,1% en 2013-2014), subsides en baisse comparativement au rapport précédent (42,2 % en 2012-2013).

    Écrivez-le 100 fois au tableau. Les chiffres du Gouvernement sont dans leurs «Indicateurs de gestion - Établissements d'enseignement privés» (2013-2014, voir le rapport PDF 2016). Selon les chiffres de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP), c'est inférieur à 40%. Mais concédons un «gros» 41% (l'arrondi de 40,7%).

    -  Un élève au PUBLIC coûte 100% pris sur nos taxes et impôts au Québec
    -  Un élève au PRIVÉ coûte 41% pris sur nos taxes et impôts au Québec (2013-2014)
    Écrire 100 fois


    Pourquoi cette différence avec le 60% véhiculé dans les médias?


    Le 60% fréquemment véhiculé par les médias et adversaires du privé subventionné CONCERNE UNIQUEMENT la part affectée aux SERVICES ÉDUCATIFS. C'est là que s'arrêtent les subsides de l'État. Les écoles privées ne reçoivent aucun retour des taxes scolaires que leurs clients continuent des payer aux commissions scolaires. ET puisque les parents ou répondants paient tous leurs impôts et taxes, ils continuent aussi de subventionner pleinement le secteur public. Donc :
    • un élève au public coûte 100% pris sur nos taxes et impôts au Québec
    • un élève au privé coûte 41% pris sur nos taxes et impôts au Québec (2013-2014), en baisse par rapport à 2012-2013
    • chaque enfant inscrit au privé constitue donc de l'argent neuf dans le réseau de l'éducation au Québec.

    NE SONT PAS subventionnés au PRIVÉ, par exemple:
    • les édifices, stationnement, terrains, pour leur achat et leur entretien
    • le soutien spécialisé aux élèves en difficulté
    • l'embauche d'étudiants stagiaires en éducation
    • le soutien à l'entrepreneuriat
    • l'innovation technologique
    • les programmes de lecture


    Le jupon qui dépasse 

    Véritables motivations de l'adversité persistante contre le privé partiellement subventionné au Québec
    • Pour la gauche et l'extrême-gauche du Québec (ex. Québec solidaire et son aversion du privé dont Gabriel Nadeau-Dubois est un produit), c'est l'idéologie du néo-marxisme et le désir d'un État partout. Ce qui veut dire de moins en moins de choix avec l'argent de vos taxes et impôts (taxes diverses, taxes scolaires aux CS, impôts sur le revenu).
    • Pour les syndicats, c'est l'attrait de toutes les cotisations qu'ils ne collectent pas sur le salaire à la source. Ça les fait rager. 
    • Et les CS n'aiment pas être comparées (du moins, n'aimaient pas...).
    ______________

    1.  





    Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. INDICATEURS DE GESTION 2013-2014. Établissements d’enseignement privés.  Gouvernement du Québec, 2016.
    (autrefois Ministère de l'Éducation, du loisir et du sport)

    -  Lien général de la page «version actuelle» des indicateurs des commissions scolaires et instituts privés, sur le site du Ministère : Indicateurs de gestion - Établissements d'enseignement privés

    -  Lien du document en version partagée PDF (rapport 2016) sur le site du Ministère : fichier PDF, version 2016

    -  Lien alternatif en cas de lien brisé sur la page source :

    vendredi 14 avril 2017

    Le PLC dépose son projet de loi pro-marijuana juste à temps pour Pâques 2017

    Un slogan avec ça? HUMOUR en Canada : Dépôt du projet de loi Libéral pro-marijuana du PM @JustinTrudeau cette semaine. 



    Le PM Justin Trudeau portait-il une feuille de mari à la boutonnière? En tout cas, le projet est dans la brume; peu de gens le comprennent (politiques et journalistes inclus).

    Pourquoi pas un slogan pour la promotion du joint, par exemple pour une campagne de la SAQ (1) :



    « Justin par semaine »... 


    Crédits image : logo du Parti Libéral du Canada, modifié (caricatural) pour le débat par Ya Pas De PRESSE


    Tout un cadeau avant le long weekend de Pâques 2017 pour les citoyens cannabiens, euh... Les Canadiens (j'en suis)

    CARICATURE : Le Parti Libéral du Canada et le Premier ministre Justin Trudeau ont déposé le projet de loi pro-marijuana ou mari (ne pas confondre avec Marie). Légalisation ou dépénalisation du cannabis (et logiquement du haschisch), Pâques 2017


    -- «Pas trippante cette journée...»
    -- «Et il a refusé une poffe!»



    Les premiers ministres des provinces auraient dû «allumer» avant...️


    Sauf que les provinces se réveillent et réalisent qu'elles devront gérer le contrôle à divers niveaux et payer pour les coûts sociaux comme la formation des policiers, policiers-patrouilleurs et intervenants sociaux, des juristes, assumer  les problèmes de santé et d'accidents routiers; au Québec, système no-fault et compensation lors des blessures et décès routiers. Les entreprises elles, auront à gérer des pertes de productivité. Il ne faudra pas s'attendre à moins de décrochage scolaire face à ce que les jeunes vont comprendre comme une acceptation sociale. On a ce qu'on mérite.


    On va au moins «sauver les meubles»



    • La vente de cigarettes (tabac) demeurera interdite aux mineurs, comme le cannabis.
    • Dans les écoles du Québec, le chocolat au lait, les arachides, les boissons gazeuses et les croustilles demeureront interdits. Ouf! On a au moins sauvé ça.
    • Et des groupes de pression s'activent à faire retirer les jouets de promo de la restauration rapide de McDonalds. 

    On est vraiment hot!



    Crédits image : YaPasDePRESSE



    Plus sérieusement, souvenez-vous de l'argument phare depuis 2015: Retirer la distribution et le contrôle des mains du monde criminel 


    La faille ? Les jeunes d'âge mineur que le PLC prétend protéger demeureront les cibles idéales du marché interlope, justement parce qu'ils sont mineurs et qu'il est interdit de leur en vendre ou donner pour des raisons de santé et sécurité publique. Il est encore temps de voter contre le projet de loi pour les députés et les sénateurs. Visiblement, quelqu'un quelque part a sponsorisé cette comédie de déclin. 
      
    Crédits image : Chronique de Yannick Lemay,  Journal de Québec, Vendredi 14 avril 2017 http://www.journaldequebec.com/2017/04/14/la-caricature-dygreck 

    Les Brigandes - Cannabisation nationale



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    1.     Société des alcools du Québec: une Société d'État et un potentiel distributeur au Québec.

    dimanche 9 avril 2017

    50 nuances de FAKENEWS

    Qui a l'autorité de déterminer ce qui est ou pas une fausse nouvelle (couramment marquée par #FAKENEWS)? Une opinion ou même une nouvelle avec laquelle un média est en désaccord en fait-elle une fausse nouvelle? Une information erronée reprise par erreur sur un blogue, en fait-elle un vecteur de communication et d'opinion malhonnête? Si oui, est-ce la même règle du milieu médiatique pour un grand média traditionnel?

    (dernière modification : 2017-04-12)

    Le problème n'est pas d'avoir des opinions et des convictions. C'est de faire croire que l'on n'en a pas. Dans les faits, les grands médias aussi composent et recomposent l'information.

    Dans le concept du terrorisme, il n'existe pas ce que l'on désigne par la métaphore du «loup solitaire».
    Crédits photo : capture image, éditée et modifiée, tirée de Youtube https://youtu.be/Ivj8qVOq9ug


    Par exemple, si l'on ferme une page web très fréquentée qui diffuse des fausses nouvelles sur certains sujets particuliers, fermera-t-on aussi un média, lorsque lui aussi diffuse des fausses nouvelles sur certains sujets particuliers ou s'il ne couvre pas des aspects de l'information, à l'encontre des préférences des journalistes?

    Côté lumineux et côté sombre...


    L'image ci-dessous montre un extrait de statistiques de pages vues sur le blogue YaPasDePRESSE suite à ce qui semble un changement des algorithmes de recherche  entre le 3 et le 4 avril 2017. Je suis un habitué des corrections négatives, dès que mon blogue connaît une nouvelle croissance significative (ex. quand il triple ou quadruple les visites sur plusieurs jours). 

    Extrait de statistiques de pages vues sur le blogue YaPasDePRESSE avant et après ce qui semble un changement des algorithmes de recherche durant la transition du 3 au 4 avril 2017 (source : YaPasDePresse.blogspot.ca).

    Les algorithmes de recherche peuvent être utiles en ce qu'ils affinent une recherche, par exemple ils peuvent:
    • privilégier en premier les sites de la région du client
    • faire sortir les plus récentes publications sur une recherche par mots clés
    • favoriser le contenu original, autrement dit qui n'est pas qu'une reprise des articles des médias ou autres  sites 
    • donner avantage aux publications ne contenant pas de très longs textes
    • etc.

    Mais du fait que les algorithmes de recherche et de classement peuvent favoriser certaines caractéristiques, ils peuvent aussi induire un biais et une censure indirecte (ou directe et intentionnelle) en pénalisant les sites présentant certains attributs ciblés. On peut penser par exemple aux désavantages ou pénalités pour les sites ou canaux
    • offrant des opinions ou publications plus conservatrices politiques, économiques ou sociales 
    • présentant une attitude critique envers l'islam radical et la charia politique
    • présentant des essais ou des articles ou réflexions de fond, donc volontairement plus longs (ex. courts essais sociopolitiques)
    • non retenus par l'algorithme pour une recherche en français originant d'un serveur d'une autre région du monde  
    • manifestant une opposition au globalisme qui vise à retirer l'autonomie et l'autorité morale aux gouvernements nationaux et par la bande, à leurs électeurs
    • etc.

    Autrement dit, entre algorithmes et manipulation, il n'y a pas de limite définie


    Chaque limite est sujette a un débat quasi-infinie ou la solution peut être très temporelle car sujette à la saveur du mois.  Surtout dans nos sociétés occidentales postmodernes relativistes.

    Se servir des contributeurs gratuits du web


    Une grande plateforme, comme les grands réseaux sociaux, a besoin de la contribution des producteurs ou auteurs volontaires (non rémunérés) pour se bâtir un important membership se comptant en millions de membres. Ceci lui confère une valeur de revente ou une valeur en bourse. Mais en même temps, le réseau social peut ne plus vouloir des sites à l'encontre des positions idéologiques en demande ou en croissance, particulièrement en matière de sociopolitique. Les manipulations quasi-infinies des algorithmes de recherche peuvent donc les plomber pour limiter leur influence, sans les annihiler. Si Trump avait choisi d'utiliser Facebook plutôt que Twitter des mois avant 2016, il aurait été pénalisé à répétition pour ses idées, à moins d'acheter du classement, comme sont actuellement pénalisés les contributeurs de contenus gratuits de tendance plus conservatrice dans les démocraties occidentales, où de plus en plus souvent, les juges réécrivent les lois, plutôt que de les appliquer.

    Se servir de la science 


    Si l'habit ne fait pas le moine, ni le sarrau de laboratoire, ni l'utilisation du vocabulaire de science ne font le scientifique. Alors que la science peut servir d'argument pour censurer certains blogueurs ou publications alternatives (articles, vidéo, multimédia), cette même science est aussi malmenée dans le processus comme on le voit depuis quelques années. Que faire face à la dénaturation de la méthode scientifique?  Par exemple, en 2014, la BBC annonce fièrement qu'elle ne diffusera plus les points de vue scientifiques minoritaires. J'ai écris tout un dossier à ce sujet (1), sur les conséquences prévisibles voire dangereuses, touchant par exemple à la santé, par une censure malhonnête pour protéger une idéologie consensuelle tuant tout débat.


    Quand une philosophie s'improvise science: l'exemple de l'idéologie du genre (théorie du genre)


    Parlons science avec un exemple concret. Le genre sexué humain (mâle, femelle ou homme, femme) est scientifiquement parlant, déterminé par les chromosomes X et Y. C'est l'exception qui va faire qu'une personne va contester ce fait. Mais il y a des pressions croissantes relevant davantage de la philosophie que de faits scientifiques, pour maintenant en faire une règle: le sexe d'un individu (le genre) ne serait plus déterminé par les chromosomes X et Y.  En réalité, on confond préférences sexuelles ou choix sexuels et genre.

    Crédits image: André-Philippe CÔTÉ, 19 mai 2016 https://www.facebook.com/AndrePcote/


    C'est pourtant aussi non-scientifique que de dire que tout le monde peut être une personne de petite taille.


    Image trouvée sur Twitter, compte Photos Histoire, @PhotosHistos, 31 janvier 2017 

    Mais si l'idéologie réussit à s'imposer socialement, les algorithmes de recherche et de classement (manipulation des résultats et des popularités des auteurs et canaux) suivront. Ça, ce n'est pas l'approche scientifique. C'est ici que l'on atteint la limite du web libre. Ce n'est pas une réalité qui importe, mais son poids.  


    Autres nuances de fausses nouvelles (FAKENEWSou manipulations volontaires, incluant le silence-nouvelle OU la non-couverture stratégique ou idéologique

    • Lorsqu'un média "mainstream" donne la moitié de l'information, est-ce une vraie nouvelle?
    • Lorsque dans ses articles courants, un média dit pour quel candidat voter aux élections nationales (président, premier ministre), comme on l'a vu aux États-Unis en 2016, est-on toujours dans la sphère de l'information ou de la partisanerie?
    • Lorsqu'un média fait de la sélection abusive d'information (ex. couvrir une manif de 80 individus et ne pas couvrir une de de 2500 personnes), n'est-ce pas de la désinformation, que de ne pas parler de la principale qui représente un courant moins populaire dans la gauche? 
    • Quand une majorité de journalistes du Québec sont de même tendance (ex. plutôt de gauche), peut-on encore parler de neutralité?

    Un article de Julie Miville Dechêne souvent repris, est disparu du site de l'asso des journalistes. Belle ouverture aux opinions... L'ex-Ombudsman de la SRC (Radio-Canada francophone du Québec, 2007-2011) Julie MIVILLE-DECHÊNE avait écrit ceci, dans le cadre d'une réflexion suscitée par les journalistes québécois en mai 2009:

    «Ces Québécois « de souche » ont surtout étudié les sciences humaines et ont été contestataires dans la mouvance nationaliste et/ou de gauche. Souvent, leur façon de voir le monde comporte, par exemple, les éléments suivants : préjugés favorables envers les syndicats, antiaméricanisme, anticléricalisme, etc. [...] Remarquez que ce phénomène du « trop petit nombre » ne touche pas la classe journalistique plus que les autres. La preuve nous en est donnée chaque jour par les médias lorsque nous écoutons les experts sollicités pour nous éclairer. Les mêmes têtes reviennent.» (2)

    Erreurs non corrigées et professionnalisme


    Quand des erreurs relevées par un média ne sont pas corrigées et continuent d'être véhiculées, on ne peut faire qu'un constat: l'information n'est souvent que relayée des agences de presse sans recherches approfondies par les médias qui les reprennent.

    Par exemple, lors de la révolution égyptienne qui a mené à l'élection du président Morsi, des médias aussi importants que ICI Radio-Canada étaient présents et célébraient plus de libertés pour le peuple.

    • Mais il fallait une radio privée de Québec pour diffuser la traduction de Psaumes antisémites scandés dans la foule. 
    • Il fallait des réseaux sociaux dits de droite, pour dénoncer les viols collectifs commis sur des femmes en pleine manifestation (actes de prédation entourés d'une ceinture de complices). 

    La suite a révélé que les Frères Musulmans (islamistes pro-implantation d'une constitution établissant une charia stricte jusque dans les fondements de la constitution en préparation) étaient les véritables bénéficiaires de la révolution et non plus de libertés pour le peuple. Voir des extraits du projet de constitution ici, avorté par le renversement du nouveau président Morsi, pro-charia sunnite (mon article du 30 juin 2013).

    Les erreurs non corrigées ne sont-elles pas la démonstration que les médias professionnels ne font pas bien leur boulot? L'exemple de la photo du jeune Aylan Kurdi dont la photo a fait le tour du monde et dont le nom de famille était en réalité Shenu; un fait noté dès le début par le Nouvel Observateur, mais non corrigé dans la majorité des médias à ce jour. Un seul mot: superficialité (donc non-professionnalisme).

    Extrait du journal Liberation.fr, le 3 septembre 2015. Comme quoi, l'erreur a été observée très tôt dans l'affaire d'Aylan. Mais la machine médiatique était partie...


    Le non-discernement des enjeux réels en un domaine majeur comme les révolutions récentes dans le monde arabomusulman ne démontrent-elles pas que les médias professionnels peuvent faire preuve d'une grande superficialité, voire de prise de position propagandiste ou au mieux négligente, dans la présentation des certains «faits»? On la vu dans les lectures tronquées à répétition:

    • en Égypte
    • en Éthiopie
    • avec le drame de l'exploitation sexuelle de jeunes filles par des gangs ethniques en Grande-Bretagne, au su des autorités; attesté par plusieurs médias en Europe en août 2014 avec des articles documentés (ex. John O'sullivan dans NationalReview.com, 29 août 2014), dont The Independant (3); presque rien au Québec (mon exposé: Rotherham AU MOINS 1400 FILLES de 11 à 16 ans, VICTIMES DE GANGS PAKISTANAIS musulmans, scandale sorti au grand jour en août 2014). 
    • Lenteurs des médias «mainstream» avant d'admettre le drame de la Syrie et ensuite le manque de soutien pour l'accueil des vraies minorités, pour ensuite favoriser la majorité moins en danger, plutôt que les personnes les plus menacées dans cette partie du monde (non-musulmans, athées, journalistes féministes, etc.).

    Et ils osent réclamer une forme d'exclusivité, ou du moins la primauté du web, pour la nouvelle...

    «Fact-checking»: Que penser de grands médias qui se couvrent en citant les grands médias pour déterminer les #FAKENEWS ?


    Le «Fact-checking» OU la validation des faits n'est pas une vertu et n'est pas soustrait à la partisanerie politique. Par exemple, si un premier-ministre canadien ou du Québec fait pleuvoir les promesses de plusieurs milliards de dollars en dépenses post-électorales (retour au déficit budgétaire annuel) qui iront dans la colonne de la dette pour la prochaine génération, la validation des faits comptera  au pourcentage des «promesses tenues» l'endettement et le retour aux déficits annuels.

    Mais surtout, le principe du «Fact-checking» par les médias mainstream, c'est comme un médecin ou un expert-comptable qui auditionne son collègue et qui dans certains cas s'examine lui-même, par exemple, la chronique du média qui s'auto-valide et qui est en fait de l'auto-défense.

    Si c'est ce qu'ont trouvé de mieux les médias traditionnels pour survivre au début du millénaire, ils font fausse route.  Comme le croient plusieurs blogueurs ou canaux non traditionnels, celui qui vit de l'information politiquement correcte périra de la même manière (ex. perte de confiance et chute des abonnements).

    Trois Américains sur quatre considèrent que les médias prennent position dans la diffusion d'une nouvelle (information) politique ou sociale selon un sondage mené par Pew Research (12 janvier au 8 février 2016). Autrement dit, les sondés considèrent que la grande majorité des journalistes teintent (filtrent) l'angle d'interprétation, ne séparant plus les faits des opinions.
    https://twitter.com/pewjournalism/status/819327531383824384



    Env. 80% de la presse écrite (imprimée et web) prenait position ouvertement contre Trump ou en faveur d'un autre candidat lors de la course américaine de 2016. Voir à ce sujet la compilation sur le site les-crises.fr du 14 nov. 2016.

    Mon constat de ladite compilation à ce sujet :
    Si l'on cumule les journaux qui recommandaient de voter pour Hillary Clinton ou de ne pas voter pour Donald Trump, nous avons 77%. Ce pourcentage s'élèvent à 83% si on ajoute la recommandation de voter pour un autre candidat.

    Le talon d'Achile médiatique = le financement


    La force des géants des réseaux sociaux qui ont grand besoin de financement pour leur rayonnement constitue aussi leur faiblesse. Une mauvaise réputation (ex. accusation par les grands médias) peut entraîner la chute de leur valeur en bourse (ex. pour Google, Youtube, ...).

    Ci-dessous, les baisses de revenus sur Youtube d'un canal de droite, suite à une pénalité en fonction du contenu de la droite politique.




    Mon blogue personnel, pourtant moins influent, et non sponserisé a quand même semble-t-il connu la même pénalité de classement vers les mêmes dates en raison des algorithmes. Le graphique ci-dessous montre la tendance du nombre des pages vues par blocs d'heures et la rupture soudaine entre les 3 et 4 avril 2017.


    Mon blogue est surtout composé d'opinions et d'essais (mini-essais), et je cite mes sources lors de mes analyses. Je ne peux pas logiquement pas être accusé de n'ajouter aucune valeur à l'information, puisque soit je fais de l'opinion ou de l'analyse sociopolitique.

    Il est probable que l'internet libre et du peuple alimenté par des contributeurs bénévoles pour le peuple, relève d'un rêve qui a atteint son apogée et est déjà sur son déclin, du moins en politique


    L'élection U.S. 2016 nous a appris une chose ou deux sur la nouvelle démocratie

    25 NOV. 2016


    Essai - Idéologies et guerre des images: les médias ont-ils créé un monstre?
    10 SEPT 2015


    Grande-Bretagne: les autorités ont couvert des crimes au nom de la rectitude politique

    Il a osé questionner des aspects de l'islam
    31 AOÛT 2014


    Censure d'un cinéaste de la gauche américaine

    5 MAI 2012


    ______________
    1.     La BBC et sa guerre à la fausse science: Un enjeu média-éthique majeur


    2.     Julie MIVILLE-DECHÊNE. Pour un engagement sérieux à l’égard de la diversité dans les grands médias. 10 chantiers pour l'info - On veut des voix, magazine Le Trente, Vol. 33, numéro 5, mai 2009.
    Aussi trouvé sur :  http://www.fpjq.org/10-chantiers-pour-linfo-on-veut-des-voix/
    (page consultée le 4 août 2014)

    3.  

    Comment les médias de la Grande-Bretagne pourraient-ils prétendre avoir fait leur travail, considérant un abus qui dure et qui est toléré au su de plusieurs intervenants sociaux et des autorités depuis plus d'une décennie ?!!! Impossible que de l'information n'ait pas coulé jusqu'aux journalistes. 1400 mineurs abusés et agressés, ce n'est pas 3, ou 10 ou 100! Ça fait un potentiel énorme de parents alertés qui font des signalements à la police.  Et c'est sans compter les jeunes victimes de 16 ans et plus ! Il n'est pas exclu, face à ce très troublant silence, que des personnes influentes parmi l'élite aient profité de ce commerce criminel. La peur pour les intervenants de perdre leur emploi pour accusations de racisme ne peut pas expliquer le silence des médias sur une si longue période et avec autant de victimes.

    dimanche 2 avril 2017

    Services secrets, contre-terrorisme et interférence politique aux États-Unis de 2008 à 2016

    Contre-terrorisme, sécurité intérieure et censure politique sous l'administration Obama. Informations tirées de la sous-commission sénatoriale Debate On Radical Islam And Terrorism, juin 2016 (1). Parce qu'il faut que ce soit dit, quand les services secrets et le contre-terrorisme sont muselés par le pouvoir politique.  


    Je n'en peux plus d'attendre que les médias du Québec en parlent. En pleine course présidentielle américaine de 2016, ces informations auraient dû faire les nouvelles internationales de nos journaux durant plusieurs jours. Des sympathisants affiliés à des groupes terroristes sous enquête ont participé à la mise à jour et à l'élaboration de la politique américaine sur la sécurité du pays et sur le contre-terrorisme et ceci, au su de la Sécurité intérieure aux États-Unis. C'est le témoignage de l'un de ses officiers, lanceur d'alerte, appelé devant une commission sénatoriale officielle.
    • Une directive interdisant à la Sécurité intérieure de référer aux termes «djihad», «Oumma» (la restauration contemporaine de la domination de l'islam politique avec une visée mondiale) et «charia» sans autorisation au cas par cas, a été émise et a servi lors de la mise à jour des lois pour la sécurité nationale, le contre-terrorisme, etc. 
    • Plus encore, selon le témoignage d'un ex-officier du Homeland Security Department (et non «une source» fictive ou invérifiable d'un média mainstream politisé), des individus associés à des groupes de façade des Frères musulmans (groupe actif dans le terrorisme) ont contribué en 2010, à la mise à jour de la politique de sécurité nationale des États-Unis. Rien de moins.

    Extrait du témoignage de Philip B. Haney, sonneur d'alerte (Whistleblower), ex-officier du Département de la sécurité intérieure (Former Customs and Borders Protection Officer - Homeland Security Department)

    - Auditionné devant le Sénateur Ted Cruz et la Commission (2), le 28 juin 2016

    entre crochets [ ] = note ou traduction alternative ajoutées à la traduction par le blogue YaPasDePRESSE]


    DÉBUT DE L'EXTRAIT 
    (traduction ici; transcription originale en anglais en fin d'article et sur le site  C-Span.org )

    Timeline 00:42:53 «Monsieur le président et membres de la Commission, je vous remercie beaucoup de me donner l'occasion de témoigner aujourd'hui. J'aimerais également exprimer ma reconnaissance pour la patience des membres du Comité et du sénateur Coons dans le processus du dépôt de la copie de mon témoignage écrit. Je voudrais commencer par une aide visuelle. Il s'agit du rapport intérimaire du sous-Comité du Conseil consultatif de la Sécurité intérieure contre l'extrémisme violent, pour 2016. Ma collègue y a référé tout à l'heure - suggérant que nous devrions éviter d'utiliser des mots comme Oumma ou djihad ou charia. Je voudrais également vous montrer une autre aide visuelle et c'est ce qui porte le nom du mémorandum Words Matter [les mots sont importants] qui a été publié en Janvier 2008.

    Timeline 00:43:45 «Et mon exposé d'aujourd'hui concerne ce qui s'est passé entre ces deux documents - ces deux documents de 2008 et 2016 servant de pierre de touche [démonstration], parce que c'est pendant cette période de référence que ce que nous connaissons maintenant comme la politique de la lutte contre l'extrémisme violent a pris forme.

    Timeline 00:44:03 «Et une des manifestations de cette politique concerne ce que nous avons entendu dans les médias durant les quelques jours après la fusillade d'Orlando, a savoir que la Procureure générale allait divulguer une transcription modifiée des appels 911 d'Orlando avec toute référence au terrorisme islamique enlevée.
    Timeline  00:44:24 «C'est un condensé de ce qui s'est passé en coulisses parmi les experts du domaine comme moi-même, qui sommes des officiers assermentés pour protéger notre pays de la menace, à la fois celle de l'extérieur et celle de l'intérieur. 
    Timeline 00:44:40  «Entre ces deux dates, 2008 et 2016, a pris place ce que j'appelle la première grande purge.
    Timeline 00:44:45 «Lorsque j'ai reçu l'ordre du Quartier Général du Department of Homeland Security de "modifier" (un euphémisme), en supprimant toutes les informations y étant reliées sur environ 820 dossiers écrits contenus dans notre système d'application de la loi qui avaient presque exclusivement trait au Réseau des Frères musulmans aux États-Unis, on me demandait de supprimer toutes les références non autorisées au terrorisme et que je n'étais plus autorisé à produire ce qu'ils appelaient les Mémorandums d'information reçus [Memorandums of Information Received] - ce que nous appelons MOIRs.

    Timeline 00:45:19 «Il  n'était plus question pour moi] d'enregistrements textuels, de recherche et de traitement spécial de l'agence. Mais pendant ce temps, des centaines d'actions pour l'application de la loi ont été prises pendant la période de trois ans où ces enregistrements au nombre de 820 et plus [modifiés] étaient encore dans le système d'application de la loi. Exactement au même moment, une réunion inaugurale controversée a eu lieu les 27 et 28 janvier 2010 entre les dirigeants de l' American Muslim et le secrétaire général du Département de la sécurité intérieure, Napolitano, qui a été tenue par le Department of Homeland Security Civil Rights and Civil Liberties (Département de la sécurité intérieure des droits civils et des libertés civiles).

    Timeline 00:45:39 «C'était l'objet d'une controverse parce que plusieurs des participants répondant à l'invitation pour cette conférence unique tenue à [Washington] DC étaient connus pour leur affiliation avec au moins deux groupes [servant] de façade aux Frères musulmans qui venaient juste d'être cités comme co-conspirateurs dans le plus grand procès de terrorisme dans l'histoire des États-Unis, le Holy Land Foundation Trial.

    Timeline 00:46:14 «Aussi, ce printemps-là, au moins six individus avec des appartenances connues aux groupes de façade des Frères musulmans ont été mandatés dans le groupe de travail Contrer l'extrémisme violent (Countering Violent Extremism, CVE), lequel était convoqué sous l'autorité du Conseil consultatif sur la sécurité intérieure (Homeland Security Advisory Council). Je voudrais vous montrer maintenant le logo de la Fraternité musulmane, l'organisation [dite] modérée à laquelle cette administration [administration Obama] a choisi de s'allier.

    «De part et d'autre du centre, il est dit "ikhwan al muslimin", qui signifie les Frères musulmans ou la Fraternité musulmane. Et à la base, tiré du C oran 8:60, se trouve l'expression "Way (ph) Ayuda" qui signifie «Préparez-vous à terrifier vos adversaires avec des germes de guerre ou des armes de guerre». C'est la devise des Frères musulmans.

    Timeline 00:46:48 «Au printemps 2010, nous avons atteint un point où un officier du CBP éditait des emphases de renseignement, c'est-à-dire modifiait des points du texte liant des individus aux Frères musulmans, alors que l'administration [NOTE administration Obama en 2010] amenait les mêmes individus à des positions d'influence pour assister dans la création et la mise en oeuvre de notre politique de lutte contre le terrorisme, à la fois sur l'arène domestique et dans l'arène de la politique étrangère, démontrant notre soutien manifeste des Frères musulmans en Egypte, en Libye, en Algérie et en Syrie.

    Timeline 00:47:18 «Avance rapide jusqu'au 30 août 2011, lorsque le procès Tablighi Jamaat sur lequel j’ai travaillé a été approuvé par le Premier conseiller [avocat en chef] du Department of Homeland Security. Et voici l’icône du mouvement Tablighi Jamaat, l’un des plus grands [mouvements] dans le monde, connu hors des États-Unis sous le nom de l' Armée des ténèbres.

    Timeline 00:47:38  «J'ai débuté une affectation TDY [temporary duty], c'est-à-dire un service temporaire au National Targeting Center [NTC] en novembre 2011.
    En six mois, nous avions mis en place 1 200 mesures d’application de loi sur le cas que nous avions commencé. Mais en septembre 2012, [est arrivé] ce que j'appellerais la deuxième grande purge, lorsque l'administration a supprimé 67 liens entre ces documents qui avaient des liens directs avec la mosquée de San Bernardino - Dar Al Uloom Al Islamiyah, San Bernardino et le Centre islamique de Fort Pierce en Floride. En d'autres termes, le réseau sur lequel nous avons travaillé au NTC est lié directement aux attaques terroristes que nous avons vues récemment.

    Timeline 00:48:17  «À la fin de ma carrière, je me suis fait retirer mon arme de service, tout accès aux textes a été bloqué et suspendu, et j'ai été tenu à l'isolement durant 11 mois, dans l'attente des conclusions de trois enquêtes simultanées de trois différentes branches du Gouvernement. Au 31 juillet de l'année dernière [2015] je me suis retiré de façon honorable.

    Timeline 00:48:52  «En conclusion, la menace du terrorisme islamique ne provient pas seulement d'un réseau d'organisations armées comme le Hamas et l'EI qui opèrent ailleurs au Moyen-Orient. En fait, des branches du même réseau mondial ont été établies ici en Amérique, et elles opèrent à la vue, en particulier parmi ceux d'entre nous qui ont été chargées de protéger notre pays contre les menaces à la fois étrangères et domestiques [intérieures].

    Timeline 00:49:13 «L'objectif, c'est-à-dire la stratégie du mouvement islamique mondial, est basée sur le C oran 2: 191 à 193, et est en réalité assez simple: établir la loi de la charia partout dans le monde, y compris ici en Amérique.

    Timeline 00:49:23  «Et il existe une organisation aux États-Unis qui fait activement cela. C'est l' Assembly of Muslim Jurists of America [l'assemblée des juristes musulmans d'Amérique].

    «De toute évidence, un nom bénin mais en arabe, c'est [citation en langue étrangère], le groupe d'avocats mettant en oeuvre la loi de la charia aux États-Unis, ce qui est contraire à la Constitution.

    Timeline 00:49:40  «La menace à laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui, qui continue de croître malgré l'aveuglement volontaire de ceux qui insistent pour faire croire au contraire, ne consiste pas en méthodes tactiques d'extrémisme violent, de terrorisme ou même en l'utilisation de termes comme le Jihad. Mais [elle consiste] plutôt [en] l'objectif stratégique islamique historique et universellement reconnu d'appliquer la charia partout dans le monde, afin qu'aucune autre forme de gouvernement, y compris la Constitution des États-Unis, ne puisse s'opposer à son influence sur la vie de ceux qui doivent se soumettre à son autorité, Demi-citoyens de deuxième classe, ou sinon périr».

    FIN DE L'EXTRAIT TRADUIT




    FIN DE L'EXTRAIT VIDÉO (TRANSCRIPTION en anglais sur le site C-Span.org ainsi que plus bas en fin d'article


    L'Étrange silence des grands médias du Québec

    Nous n'assistons pas ici au témoignage d'une source anonyme d'un média politisé, mais à celui d'un initié des services secrets des États-Unis, un lanceur d'alerte devant la menace contre la nation et dont les informations sont basées sur des enquêtes, du renseignement, le croisement de données, etc. Mais nos médias irresponsables se sont tus. Pour quelles raisons? Probablement, en partie du moins, pour éviter de nuire à la campagne des Démocrates qui mordaient la poussière contre la montée de Donald J. Trump, le Républicain controversé élu président par la suite. 

    Le silence volontaire sur une information majeure touchant à la sécurité est en soit, par nature, équivalent d'une fausse nouvelle volontaire; certainement une tromperie, voire un crime indigne de professionnels.


    Je pose la question: 
    • la non-publication d'une information majeure constitue-t-elle du journalisme responsable? 
    • ET en pareil dilemme, ne serait-ce pas plutôt à la population du Québec, à chaque Québécois, de juger et de décider par lui-même, de SA POSITION PERSONNELLE sur le sujet du terrorisme et de la sécurité nationale ?

    Cette attitude récurrente de dédain, consistant à ne pas exposer des faits sur divers enjeux, débats et sur le traitement de l'actualité constitue un profond mépris de tous les Québécois, tant politiquement au centre, que de la gauche et de la droite. Alors, quand vous, journalistes, venez faire la morale politique avec vos «valideurs de nouvelles» et que vous êtes des chiens de garde qui ne savez-plus aboyer... Autrement dit vous avez un parti pris, un filtre, dans le traitement des nouvelles ainsi que dans leur validation.

    Multi-culturalime OU « mutile-cultures »?


    La question se pose tôt ou tard. Dans une nation intégrant de façon saine des gens de diverses cultures, chaque groupe amène son identité et emprunte à la culture environnante, de sorte qu'il en ressort une culture différente, ou du moins différente dans la vie familiale et la vie en société au sein de la nation. Le piège du multi-culturalisme est de porter à confusion et de faire croire que chacun peut s'ajouter à la culture, tout en y vivant de manière fermée (sectaire). Il ne peut qu'en résulter un choc et c'est ce à quoi nous conduit la politique des Libéraux au Canada. Par exemple, les politiques prétendant gérer «islamophobie» et «homophobie» vont révéler de manière de plus en plus flagrante, leurs contradictions, quand on sait le sort des homosexuels dans la charia (loi islamique officielle ou domestique). Autre exemple, au Canada et aux États-Unis, l'interdiction de la polygamie a historiquement forcé des groupes à s'adapter (mormonisme), abandonnant officiellement cette pratique. Mais nous assisterons logiquement inévitablement au mouvement inverse (retour probable en Amérique du Nord et justification de la polygamie). Et plus encore vu les révélations faites plus haut !

    _______________
    1.     Debate on "Radical Islam" and Terrorism
    "A Senate Judiciary Subcommittee on Oversight, Agency Action, Federal Rights and Federal Courts convened a hearing on the use of the term “radical islam” in government documents and combating terrorism strategies".

    Traduction Google:
    «Un sous-comité judiciaire du Sénat sur la surveillance, l'action de l'Agence, les droits fédéraux et les cours fédérales a convoqué une audience sur l'utilisation de l'expression «islam radical» dans les documents gouvernementaux et la lutte contre les stratégies de terrorisme».

    L'enjeu est facile à saisir ici. Si même les organisations et mécanismes appelés à protéger les citoyens ne peuvent nommer les choses et les groupes pour ce qu'ils sont, les enquêtes et les lois votées par les gouvernements en sont directement affectées. Vous pouvez alors vous retrouver avec une administration qui d'une part interdit l' «islamophobie» (néologisme politique) et simultanément interdit aussi de nommer ouvertement le «terrorisme islamiste».


    2.     Transcription provenant de C-span.org
    Témoignage de Philip B. Haney, sonneur d'alerte (Whistleblower), ex-officier du Département de la sécurité intérieure (Former Customs and Borders Protection Officer - Homeland Security Department)
    - Auditionné devant les commissaires et le Sénateur Ted Cruz et la Commission, le 28 juin 2016

    (Timeline 00:42:53)
    Mr. Chairman and Members of the Committee, thank you very much for an opportunity to testify here today. Also I'd like to express my appreciation for the patience of the members on the Committee and Senator Coons while obtaining the copy of my written testimony. I'd like to start with a visual aid. This is the Homeland Security Advisory Council, Countering Violent Extremism Subcommittee interim report for 2016. My colleague referred to it earlier as -- suggesting that we should refrain from using words like, Ummah or Jihad or Sharia. I would like to also show you another visual aid and this is what is called the Words Matter memo that was published in January of 2008.
    And my story today is going to be what happened between these two documents -- these two touch stone documents 2008 and 2016, because it was during that period of time that what we know now as the countering violent extremism policy came to be.
    And one of the expressions of that policy is what we heard about in the media in the few days after the Orlando shootings, that Attorney-General Lynch was going to release partial transcript of the Orlando 911 calls with all references to Islamic terrorism removed.
    That is condensation of what was actually happening behind the scenes with subject matter experts like myself who are sworn officers to protect our country from threat, both foreign and domestic.

    Between these two dates, 2008 and 2016, came what I call the first great purge.