mercredi 18 janvier 2017

Ce que les médias du Québec ne vous diront pas sur les candidats présents au Débat en français pour la direction du Parti Conservateur du Canada

Des candidates et candidats de grande qualité, voilà ce qui ressort du débat Conservateur (PCC) en français à Québec et de leurs résumés. À 13 candidats, il est très difficile de répartir qui a dit quoi, sur quel sujet.


Le débat se tenait au Centre des Congrès, dans la ville de Québec, le 17 janvier 2017, à compter de 18h30. La modératrice, Pascale Déry, spécialiste des communications et des sciences politiques, était très professionnelle (polie et ferme) et n'en laissait pas passer une. Chaque candidat avait 50 secondes pour répondre et 2 cartons pour 2 droits de réplique à un candidat de leur choix. 

Les médias trads


Opération séduction de l'électorat francophone est ce qui ressortait du bulletin de 22h de ICI Radio-Canada. «Dure soirée pour le français», titre le Journal de Québec du 18 janvier 2017 dans sa version imprimée. Les lignes de Blainey contre Bernier sur la gestion de l'Offre en agriculture (ex. UPA au Québec) et la réponse ont été plus retenues par nos médias en fin de soirée.


Premier débat 100% en français dans l'histoire des courses à la Direction du Parti Conservateur


Oui, le français est laborieux pour près de la moitié des candidats, mais il y a une volonté. Cela ne devrait pas faire le point principal d'un bon reportage politique. C'est le grand nombre de candidates et candidats de qualité qui aurait dû ressortir. Premièrement, vous devez savoir que c'est le premier débat entièrement en français dans l'histoire du PCC (français laborieux ou en apprentissage il est vrai pour certains candidats).


S'informer par soi-même


Pour ma part, j'ai décidé d'aller m'en rendre compte par moi-même et j'ai convaincu mon épouse de m'accompagner en payant son entrée. Je ne vous cacherez pas que je suis de tendance conservatrice. Ma position est écrite dans ma section profil d'auteur, à la marge droite sur ce blogue.

Ce que le public veut savoir


Ce que le public veut apprendre des médias, ce n'est pas uniquement la question du français, mais aussi connaître les profils et expériences des candidats alignés pour la course à la chefferie pour l'occasion du premier débat en français tenu dans la ville de Québec; un symbole fort. J'ai pris la peine de faire le travail (scan du dépliant et article) pour aider un peu les journalistes. Les électeurs veulent aussi de connaître le Parti Conservateur par un autre filtre que les positions individuelles des candidats sur l'avortement (sans filtre idéologiques, en fait). En parlant avec des collègues de travail durant la course électorale de 2015, je me suis rendu compte que beaucoup de Québécois sont des Conservateurs qui s'ignorent. Les Québécois ont plusieurs valeurs communes avec le PCC, mais un grand nombre de travailleurs n'ont pas de culture politique et pas de réflexion profonde sur le sujet ou encore ne prennent pas le temps de bien s'informer. Ils sont donc orientés par les clips de Radio-Canada ou d'autres médias.

Je suggère de commencer par les résumés ci-dessous 


Si vous voulez savoir les opinions d'une personne, à qui les demanderez-vous? À ses adversaires? Sûrement pas. Poser la question, c'est y répondre. Ensuite, visitez les plates-formes web des candidats.


Les 13 candidats à la direction du Parti Conservateur du Canada (PCC) ayant tenté le tout pour le tout en français

Les candidats à la Direction du Parti Conservateur du Canada sont des candidats de grande qualité, si l'on prend le temps de lire leur résumé (crédits image : Parti Conservateur du Canada)

Document de présentation des 13 débatteurs :

VERSION PDF (Adobe) des participants au débat : «RENCONTREZ LES CANDIDATS À LA DIRECTION - PDF»


VERSION PDF (Adobe) des participants au débat : «RENCONTREZ LES CANDIDATS À LA DIRECTION - PDF»



Ce qui m'intéressait surtout en assistant à ce débat, c'était le «qui». Pour la qualité du français parlé, j'ai été agréablement surpris des efforts démontrés, du respect envers le Québec et du fait qu'une majorité des candidats hors-Québec comprennent le français, même s'ils peuvent avoir de la difficulté à s'exprimer, s'accrochant à leurs notes préparées en fonction des grands sujets. Malgré sa bonne volonté, Deepak Obhrai, député de Calgary Est qui semble apprécié de tous au sein du parti et aime se décrire comme le doyen des députés, n'était pas à sa place dans le débat en français. Après quelques interventions incompréhensibles, il a écourté ses réponses, renvoyant l'auditoire à la plate-forme sur sa page web. Ce dernier se présente comme le défenseur des minorités culturelles.  

Parmi les candidats


Pour ma part, c'était un premier effort de connaître les candidats Conservateurs méconnus au Québec, dans l'actuelle course à la Direction. Aucun candidat ne m'a semblé avoir la juste réponse sur tous les sujets, et sur des sujets plus complexes certains y allaient de généralités. Mais je me souviens d'avoir vu ceci de la part de notre actuel Premier Ministre actuel, Justin Trudeau, lors des débats des chefs, durant la campagne électorale de 2015.

Le seul candidat non élu, Rick Peterson, avec un très bon français a bien tiré son épingle du jeu. Il fait des affaires au Canada et à l'étranger (notamment en Europe) et a de la famille et une filiale employant 6 personnes à Montréal. Son champ d'activé n'est pas mauvais sous la connaissance économique. Chris Alexander est un candidat intéressant qui a séjourné au Québec. Ce dernier a une grande préoccupation de la situation en Syrie où selon ses chiffres, la guerre aurait fait un demi million de victimes. Son français est très bon. Lisa Raitt se présente comme la pragmatique qui se préoccupe des choses de la vie réelle qui peuvent empêcher les canadiens de bien dormir la nuit (notamment la situation économique, l'avenir et la sécurité des enfants. etc.). Steven Blainey se montre particulièrement virulent contre l'abolition de la gestion de l'offre en agriculture et Maxime Bernier, pour le libre marché pour une saine compétition (entre des produits qui souvent ne répondent pas aux mêmes normes cependant). Andrew Scheer se présente comme le candidat le plus jeune à 32 ans. Il est le jeune chouchou de quatre députés québécois qui lui ont donné leur appui, ce qui n'est pas rien.

Évidemment, les Blainey et Bernier retiendront plus l'attention des médias québécois, mais ce serait une erreur de s'y limiter


Je suggère de lire les résumés dans l'image du présent article. Pour les autres, il est plus difficile de faire ressortir UNE priorité. Comme il y a des médecins généralistes, ils semblent au premier contact, des candidats polyvalents, mais non moins compétents, si l'on en juge par leurs expériences et responsabilités.

samedi 14 janvier 2017

La censure au Québec: à vous de juger

Chaque fois que je poste un commentaire qui est bloqué en bas d'un article sur une page web  d'un média de masse comme le Journal de Montréal (JDM) en ligne, je me souviens pourquoi j'ai créé le blogue YaPasDePRESSE; nommé d'un jeu de mot combinant 

1) «il n'y a pas de PRESSE»; comprendre:  les grands médias imprimés (et par extension les médias écrits) ne font pas leur boulot 

et 

2) «Pas si vite!»; comprendre:  pas de presse, ici dans son sens d'être poussé vers l' «obligation de se hâter», être poussé par d'autres à faire quelque chose précipitamment (1).

(dernière mise à jour 15 janvier 2017)

À ce que je sache, les médias de masse en ligne (web, internet) ne manquent pas d'espace pour diffuser les commentaires des lecteurs, contrairement aux versions imprimées plus coûteuses. Je venais de lire l'article «Le Canada doit cesser d’extraire les sables bitumineux dans la version web du JDM (13 janvier 2017). J'avais préalablement lu la version papier équivalente du Journal de Québec «Trudeau veut cesser l'exploitation des sables bitumineux» (JDQ, samedi 14 janvier 2017).

Je vois précisée, dans la version papier du journal de Québec et la version web équivalente du Journal de Montréal, la pensée du Premier Ministre (PM) du Canada, Justin Trudeau sur le pétrole canadien.

Je note premièrement que l'article vient de l'AFP. Je trouve cocasse que ce soit par la France (AFP = Agence France Presse) qu'on apprend le plus sur les intentions du PM canadien sur les sables bitumineux. Ensuite, je suis offusqué du rappel et de cette insistance sur la hausse des taxes en pénalisant davantage sur le carbone.



Peut-on me dire ce qu'il y avait de mal dans ce commentaire?  


«Heureusement que nous avons la France pour nous informer (AFP = Agence France Presse) sur les intentions de notre Premier Ministre. Il diminue les revenus d'exploitation et augmente les taxes (sur le carbone).  Bientôt nous ne pourrons même plus exploiter une carrière de pierre et nous vendrons des selfies aux Chinois». 

Ce faisant, j'oublie une ligne qui me revient quelques minutes plus tard. Je retourne pour ajouter l'idée avant approbation de mon commentaire qui ne pourra plus être modifié une fois approuvé. Surprise, même si je me suis identifié via mon compte personnel Facebook, ils ont pris la liberté de me censurer. Mais mon post était déjà refusé par le modérateur.

Apparemment, puisque le reste du texte allait dans le sens d'autres lecteurs, le journal n'a pas apprécié mon allusion à la mal-information, via ma référence à la France qui nous informe sur le Premier Ministre du Canada (AFP). La censure de mon post devient dans ce contexte une contre-opinion du modérateur qui outrepasse sa fonction. C'est comme si le journal se disait: «ce qu'il dit est faux; nous informons nos lecteurs, donc on le bloque». Alors qu'en réalité, l'esprit d'une opinion (commentaire) du lecteur, c'est de prétendre quelque chose qui peut appuyer ou contredire un événement, un écrit, une interprétation, une prise de position éditoriale, etc. 

Aux États-Unis actuellement, 74% des gens croient que les médias prennent position lorsqu'ils diffusent de l'information sociale et politique 


La situation doit être très semblable au Québec. 



Les médias de masse traditionnels (mainstream) sont les artisans de leur propre chute, ainsi que du succès des blogues extrémistes, dont certains même font dans les #FAKENEWS (la fausse info), le complotisme, la haine ouvertement dévoilée et décapante (haters), la diffamation, etc. Donc:

1)  Qu'on ne vienne plus jamais nous reprocher l'existence des blogues dont certains, il est vrai, sont des polluants idéologiques en n'apportant rien de constructif. Malgré les prétentions des médias trad's, les réseaux sociaux n'ont pas le monopole des #FAKENEWS (erreurs et non mauvaises intentions lorsqu'il m'es arrivé d'en citer sur mon blogue). Les journalistes de nos médias traditionnels n'ont même pas su discerner les révolutions islamistes (Égypte, Tunisie, Libye, peut-être dans quelques années au Maroc sous pression, etc.) et célébraient la nouvelle liberté en buvant des expressos. Ils disent et écrivent encore à l'heure actuelle, que les femmes portant le tchador ou un voile le font librement, faisant circuler la prétention de certaines féministes, alors que, par exemple, lors de la révolution islamique en Iran (religieux extrémistes prenant le pouvoir), les femmes auparavant plus libres sous un autre dictateur, sont descendues par centaines de milliers dans la rue, défiant le risque d'une sévère répression. C'était quand les médias y avaient encore accès. Après cela, le chef d'un pays vient nous dire que c'est un choix...

  • Quand nos médias nord-américains reprennent ce qu'ils savent faux, c'est de la fausse information ( #FAKENEWS). 
  • Quand ils ne traitent pas une nouvelle ou un fait de manière stratégique, parce que cela va contre l'idéologie de la ligne de presse ou de la majorité des journalistes, c'est de la désinformation.






2) Je suis mûr pour mon désabonnement payant de ce genre de média et de tous ceux qui ont les mêmes pratiques. 

_______________
1.  La précipitation à changer les choses cache souvent un agenda caché, vise à empêcher la réflexion, réduire au mutisme certaines parties de la société méprisée comme les aînés, la classe moyenne au travail, les électeurs qui ont des valeurs plus conservatrices, etc.

mercredi 11 janvier 2017

Prostitution juvénile en Californie: mythe et limites de la dépénalisation chez les ados

Le 1er janvier 2017, la prostitution juvénile devenait dépénalisée chez le moins de 18 ans dans l'État de la Californie. Les défenseurs de la chose s'empressent à dire que la loi ne dépénalise pas les clients, ni les proxénètes (souteneurs) qui ont l'âge légal de la majorité. Sauriez-vous trouver l'erreur?


Drapeau de la République de la Californie qui fût éphémère, mais abondamment utilisé par le Gouverneur Jerry Brown, Démocrate. Crédits photo: jerrybrown.org/photos

Gouverneur Démocrate de la Californie, Jerry Brown (vers 2010), C'est lui qui a sanctionné la refonte législative qui accorde désormais l'immunité légale aux adolescents de moins de 18 ans qui pratiquent ou sollicitent la prostitution. La modification est en vigueur depuis le 1er janvier 2017. Crédits photo: jerrybrown.org/photos


Face à cette situation, un habitué des conséquences réelles et néfastes de ce genre de politiques bien intentionnées, un shérif bien connu aux États-Unis, David A. Clarke, Jr., a dénoncé la disposition sur son fil Twitter (@SheriffClarke, 13:42 - 30 dec. 2016 ).


Traduction proposée : VOIR note 1 en bas de page


Auquel les bien-pensants en harmonie avec les potentiels clients s'empressent de répondre avec des arguments comme ceux-ci:


Ce qui réfère entre autres, à cet argument qui résume bien la bonne intention de départ pour la forte majorité démocrate de l'État de la Californie:

«The law, signed by Gov. Jerry Brown (D) in September, does decriminalize prostitution in the case of minors — an important distinction as the law aims to protect children by treating them as victims, not as criminals» (TheBlaze.com, 30 dec. 2016), 
(Traduction proposée en 2, note de bas de page).



Tandis que d'autres esprits, un peu plus tordus ou du moins inconscients, taxent la nouvelle de «Fakenews» (fausse nouvelle ou fausse info).  S'il est vrai que la dépénalisation de l'offre chez les adolescents (sollicitation, prostitution, intention de solliciter) n'est pas la légalisation pleine et entière de la prostitution juvénile, puisque pour une durée indéterminée, on continuerait de poursuivre les clients majeurs, voici pourtant quelques pièges de la bonne intention après à peine quelques minutes de réflexion:


Une forme de retrait du pouvoir d'intervention par les autorités civiles (juges, policiers, etc.)


Quand un État se retire de son droit criminel face à un adolescent en dépénalisant la chose, il donne préséance au consentement de ce dernier.

Si un adolescent est pris ou en voie d'être pris dans la prostitution et que la loi le lui interdit, l'État possède un moyen pour le protéger, le restreindre, quitte à lui retirer sa liberté durant quelques heures ou jours. Il peut l'extirper des mains des criminels. On pouvait réduire les peines pour les ados, sans décriminaliser ceux-ci.  Mais si l'État se retire comme il le fait en Californie, qui va arracher le jeune des filets du crime organisé et des gangs? Une ne intervenante de 130 livres (60 kg) à qui les criminels vont dire qu'ils savent où elle demeure et quels sont les prénoms de ses enfants, peut-être? C'est une fatale erreur déguisée en idée du siècle. Par exemple, les parents savent que leur adolescente va s'autodétruire en se prostituant. L'État ne peut plus agir si la jeune fille commet un acte décriminalisé et prétend agir par choix.

Le SB 1322 ouvre plus grande la porte pour la séduction (recrutement) des adolescents via le crime organisé ou les gangs 


Dans la pratique, la dépénalisation de la prostitution pour les adolescents ouvre plus grande la porte pour l'exploitation (recrutement, séduction, asservissement) des jeunes par le crime organisé ou les gangs et évidemment par les clients adultes (et mineurs). Le facteur facilitant étant l'attrait de l'argent et de la vie luxueuse sans avoir à être interpellé en justice.

C'est aussi de la victimisation pure et simple pour les adolescents californiens


Selon l'idéologie appliquée ici, les jeunes prostitué(e)s, même à plus de 14 ans, sont toujours placés en situation de victimes (déresponsabilisation). Mais s'ils sont toujours victimes dans le cas de la prostitution, cela ouvre la porte aux autres délits commis par des adolescents; jamais en position d'agresseurs, de criminels, ni de déviants émergents ou déjà accomplis.

Je ne dis pas que l'on doive rejeter l'option de réinsertion rapide à la vie normale suite à une erreur de jeunesse et bousiller la vie entière d'un jeune. Mais logiquement, l'extrême opposé qui constitue l'argumentaire du juvénile angélique (toujours victimisé) ne peut qu'avoir un effet domino. Si on dépénalise un(e) jeune prostitué(e) de 14, 15 ou 16 ans pour ce marché de la chair fraîche, on le fera pour quelle autre activité illicite encore, qu'un adolescent puisse commettre comme mauvais choix?

  • Le vol?
  • L'assaut à un ou plusieurs contre une personne?
  • Le viol? Le viol collectif d'une fille de 12 ans par 3 gars de 15 ans?
  • La vente de drogues au parc et aux abords des écoles?
  • La pornographie juvénile sur l'Internet (l'offre d'une prostitution sans contact, tolérée pour les juvéniles)?
  • L'achat par un mineur de services de prostitution juvénile d'autres mineur(e)s sans aucune conséquence?
  • Le recrutement de jeunes encore plus jeunes que l'exploitant, pour la prostitution (ex. un jeune de 17 ans qui recrute des 11-15 ans)? 
  • (...)
Seront-ils aussi exclus, pour leur sécurité, de leur obligation de dénoncer et de témoigner à un éventuel procès?

Ce changement aura logiquement avec le temps, un effet domino sur l'acceptation sociale d'autres crimes commis par les jeunes considérés comme des «victimes de la société». Et l'on veut nous faire avaler qu'un(e) jeune adoptera une vie normale en atteignant l'âge de la majorité légale, après avoir été livré(e) à elle-même ou à lui-même et à une jungle, par une société hyper-sexualisée. Avouons que ce n'est pas très fort, ce raisonnement postmoderne. Avec ce choix de société, les jeunes seront plus que jamais vulnérables à devenir des produits de consommation pour la satisfaction sexuelle d'une clientèle et pour enrichir les proxénètes et le crime organisé.

Nous savons aussi qu'il y a une perméabilité entre les États américains partageant une frontière commune, avec un effet d'entraînement probable (comme on le voit pour le cannabis et ses dérivés). Le tout sera facilité par la volonté de la Californie, à forte majorité démocrate, de prouver que la réforme est positive, comme c'est le cas dans ce genre de réforme législative. Qui, ou quel parti politique veut en effet proclamer que ce qu'il a fait est une erreur, voire une idiotie? C'est rare.

Cette dépénalisation constitue un argument de plus aux «pimps» (proxénètes) pour convaincre et enrôler des jeunes de 13, 15 ou 16 ans, par exemple

  • Ou même facilitant pour un proxénétisme pyramidal utilisant des mineurs pour enrôler (proxénétisme interposé protégeant les exploitants majeurs de ce marché) ?  C'est en effet aussi un laisser-passer à des adolescents pour exploiter d'autres adolescents, et même des enfants, car ils ne pourront plus être traduits en justice.

Les jeunes plus vulnérables (3) subiront plus de pressions, puisqu'on leur fera miroiter l'argent facile (un petit 50$ vite fait) et prétendu sans conséquences pour eux. Le tout sera renforcé par l'acceptation sociale apparente (immunité légale), intentionnelle ou non; la victimisation des adolescents, remplaçant la responsabilisation personnelle.

L'emprise du crime organisé et des gangs et la traite des jeunes (action sous la contrainte)


Le crime organisé et les gangs salivent déjà à l'idée d'enrôler plus facilement des adolescents dans l'activité de la prostitution et son marketing underground. C'est une évidence que s'il sera plus facile pour un jeune de se laisser entraîner et manipuler dans la prostitution active en raison de son immunité devant la loi, il sera par contre très difficile d'en sortir. Car la traite sexuelle des mineurs, une forme d'esclavagisme, peut prendre la forme d'échanges de jeunes entre gangs et villes pour les clients, les menaces, les prétendues dettes à rembourser, les clients avec des demandes spéciales,  les liens du mensonge, le silence des intervenants sociaux quand un enjeu ethnique d'un gang est en jeu (ex. crainte de perdre son emploi pour racisme, ou accusations de profilage, comme cela est arrivé à Rotherham au Royaume Uni durant de longues années),  etc.

La question de la défense sur la base du consentement est indissociable des poursuites contre les clients dont le nombre devrait croître en fonction d'un accès facilité aux jeunes 


La question du consentement est indissociable de la problématique pour une offre de prostitution juvénile qui devrait s'accentuer avec la dépénalisation. Les États qui adopteront de telles politiques doivent se préparer à une plus grande probabilité de cas où les accusés voudront démontrer, pour leur défense, le consentement et la conscience de ses actes, pour un jeune de 12, 14 ou 16 ans.

Les rapports biaisés suivront l'entrée en vigueur de la nouvelle disposition du 1er janvier 2017


Les années suivant 2017, les rapports sociaux des «spécialistes» et les «Fakenews» des médias de masse prétendront que la criminalité a diminué en Californie, alors qu'en réalité, on aura simplement exclu l'offre de la prostitution juvénile des nouveaux rapports statistiques. La presse libérale (dite progressiste) diffusera le tout comme elle y est habituée. Les dissidents seront taxés de bigots ou d'obscurantistes. Pendant ce temps, un nombre croissant de jeunes souffriront. Et quand ces adolescents réaliseront la tromperie, ils seront déjà pris dans l'engrenage de la prostitution, dont il sera excessivement difficile de s'extirper, surtout si l'activité s'avère parrainée par le crime organisé ou par des gangs de rues. On ne peut pas dire Bravo à la Californie et aux États du monde qui partagent la même philosophie.

Succès souvenir :
Red Hot Chili Peppers-Californication Lyrics
https://youtu.be/j0ZygrPsCpY



_______________  

1.  Traduction proposée :  «Voici la raison pour laquelle nous avons besoin d'un collège électoral. Afin que la Californie ne puisse pas déterminer à elle seule, qui sera notre Président» [POTUS sur Twitter = Président Of The United States]. 

2.  Traduction proposée :  «La loi signée par le Gouverneur Jerry Brown (D) en septembre [2016] décriminalise totalement la prostitution dans le cas des mineurs; importante distinction à l'effet que la loi s'applique à protéger les jeunes en les traitant comme des victimes, non comme des criminels».

3. Les facteurs de vulnérabilité individuels ou environnementaux pour s'engager dans la prostitution évoluent au fil des années, pour les adolescents, comme on le voit ici au Québec.



mardi 27 décembre 2016

Changements climatiques: Panique apocalyptique, taxes du carbone et pénalités

Une partie significative des communautés scientifiques et politiques sont en mode panique apocalyptique sur les changements climatiques. En toutes choses, lorsque nous paniquons, nous commettons inévitablement de graves erreurs. Ce mode hystérique engendre des répercussions correspondantes sur l'Économie et l'emploi, donc directement sur la vie et la santé des individus et sociétés, ainsi que sur la stabilité du monde.



Photo YaPasDePRESSE, Québec, 3 déc. 2016

Deux erreurs: cesser de produire et pénaliser l'activité économique


vendredi 23 décembre 2016

Cantiques et chansons de Noël (Nativité) - Ma sélection

Ma sélection coups de cœur et coups de chœurs de chants, hymnes et chansons dans l'esprit de la Nativité (Noël). J'aurais proposé aussi un ou quelques cantiques en français interprétés au Québec, mais il y a peu de matériel gratuit pour se faire connaître...

Hymne traduite du latin, datant du 11e siècle, performée par une chorale traditionnelle

(en anglais avec sous-titres)

O Come, O Come, Emmanuel





Carol of the Bell - Hillsong London Carols 2015



Chris Tomlin - Noel (Live) ft. Lauren Daigle




Lauren Daigle - Have Yourself A Merry Little Christmas




[VIDÉO OFFICIELLE] O Come, All Ye Faithful - Pentatonix



O Come, O Come, Emmanuel - Enya

jeudi 15 décembre 2016

Prés. Obama: intelligence artificielle (IA), cybersécurité et avenir du monde

Peut-être trop peu trop tard pour son application par le Président sortant 2016, Barack Obama, mais un contenu intéressant sur sa position sur l'intelligence artificielle (IA) et la cybersécurité en lien avec les valeurs et l'avenir du monde.


Avec la possible infiltration des réseaux et communications des Démocrates durant la course présidentielle 2016 (remportée par Donald J. Trump contre Hillary Clinton), il me semble approprié de vous présenter ce bref extrait d'une entrevue réalisée par le Président Obama en août 2016, où il aborde l'Intelligence artificielle (IA) sous l'aspect des décisions humaines assistées, et la cybersécurité. À noter que l'input de l'aspect moral humain peut être bon ou mauvais, le tout dépendant des valeurs appliquées et de qui les applique (socialistes, marxistes, activistes environnementaux, intérêts militaires ou économiques et autres, développeurs informatiques, fonctionnaires de l'État partisans d'un parti politique, etc.). Il me semble par conséquent important, que la nouvelle administration qui entrera en fonction en début de 2017, valide les balises en la matière (Congrès, Président élu, ...).   

Intelligence artificielle (IA): Quelles valeurs et normes sociétales édicteront les algorithmes de programmation?  


Prés. Barack Obama, 24 août 2016. Crédits photo : Wired.com, 2016


Le spécialiste de la cybersécurité (sécurité des réseaux informatiques) de renommée internationale, Bruce Schreier, a souligné dans une post une entrevue portant sur l'intelligence artificielle à laquelle a participé le président Obama. On y voit entre autre comme exemples, une préoccupation de cyberattaques dans la sphère des armements nucléaires, ou dans la domination des marchés boursiers par rapport à ceux qui n'ont pas accès à une technologie avancée d'intelligence artificielle .

L'entrevue réalisée dans la salle Roosevelt de la Maison Blanche, le 24 août 2016 démontre une conscience réelle du président Obama sur la question de la cybersécurité dans le contexte des avancées de l'intelligence artificielle (IA, ordinateurs avec des capacités d'apprendre) à connecter avec les responsabilités sociales (oui mais selon quelles valeurs, là aussi on peut errer). C'est ce que l'on désigne extended intelligence; soit l'apport des valeurs sociales dans la sphère de l' IA. L'IA y complète l'intelligence humaine, laquelle établit les valeurs attendues dans ledit apprentissage-machine.

Le président préfère aborder les enjeux de l'intelligence artificielle sur les décisions et actions qui peuvent être réalisées dans l'immédiat ou un future proche, et non selon les théories de la science fiction. Certaines choses sont prioritaires et immédiatement applicables.

Traduction libre d'un bref extrait de l'entrevue du président Barack Obama réalisée par Wired.com le 24 août 2016 (1) :


«Laissez-moi débuter avec, ce que je crois, est l'enjeu le plus immédiat -un

dimanche 11 décembre 2016

Russie ou autres cyberpirates? Les Démocrates responsables de leurs mauvais coups

La nominée Démocrate et Secrétaire d'État fédérale sortante, Hillary Clinton, a passé des semaines à affirmer lors des présidentielles de 2016, qu'elle n'avait rien à cacher par son utilisation d'un serveur illégal, non sécurisé par le Gouvernement. Maintenant les Démocrates plaident que le piratage (cybercrime) et le coulage public de certaines informations démocrates auraient contribué à faire perdre la présidence à la candidate et aux Démocrates...


(Dernìère mise à jour : 14 décembre 2016)



«Barack Obama a commandé un rapport afin que la lumière soit faite sur le rôle éventuel joué par les services russes, soupçonnés d'avoir transmis à Wikileaks les e-mails hackés qui ont empoisonné la campagne d'Hillary Clinton», expose le Libération du samedi 10 décembre 2016.

Cela tombe très bien, comme par un juste retour des choses, car les médias ont empoisonné la campagne de Donald J. Trump par leur partialité. C'est seulement en communiquant directement avec les électeurs que le candidat a pu échapper à la fosse que lui creusaient plusieurs médias, comme plusieurs des journaux compilés dans l'infographie qui suit:



Crédits image : Olivier Berruyer, Les-Crises.fr 14 nov. 2016. Si l'on cumule les journaux qui recommandaient de voter pour Hillary Clinton ou de ne pas voter pour Donald Trump, nous avons 77%. Ce pourcentage s'élève à 83% si on ajoute la recommandation de voter pour un autre candidat. Cela représente clairement 8 journaux sur 10.  Seulement 15% des 348 plus grands journaux n'ont pas pris position et 2% ont recommandé Trump, alors que la moitié des électeurs ont voté pour lui. Les journaux sont CLAIREMENT décalés par rapport au peuple. LIRE AUSSIL'élection US 2016 nous a appris une chose ou deux sur la nouvelle démocratie (25 nov. 2016).

   

Dure réalité : les démocrates seuls responsables de leur malheur


Russie ou autres sources de cybercrime du vol d'informations: les Démocrates sont seuls responsables de leurs mauvais coups. C'est une règle en politique. En jouant la paire de cartes Russie/CIA pour la perte des élections présidentielles de 2016, les Dem's font penser à un enfant qui se fait surprendre en commettant un acte répréhensible et qui regrette, non pas ses mauvaises actions, mais la honte et l'humiliation de s'être fait découvrir. Imaginez le scénario inverse d'un Trump vaincu, à l'aide du coulage public d'informations piratées et qui joueraient ces mêmes cartes. La majorité (80 ou 90%) des médias diraient que cela confirme qu'il est un paranoïaque narcissique; un fou mûr pour l'internement psychiatrique. Il ne serait pas question pour le Président sortant, Barack Obama, de demander une enquête pour valider ses prétentions.

Étranges Démocrates... Quand on n'a rien à cacher, on ne perd pas ses élections sur la base de vols de communications. 


Si le vol est lié à l'utilisation de serveurs privés et téléphones cellulaires non sécurisés, Madame Clinton et les Démocrates sont les seuls à blâmer pour ce choix. Malgré tout le respect dû à ceux qui servent en politique, sous le feu souvent ingrats de la critique, « It's too late to apologize ». Une question s'est d'ailleurs imposée sur ce point en cours de campagne, lors des investigations du FBI sur le thème des aventuriers des emails perdus (supprimés). Pourquoi une femme aussi informée, engagée dans les plus hautes sphères politiques des États-Unis depuis 30 ans, a-t-elle, donc en toute connaissance de cause et des risques encourus, eu recours à des serveurs privés à l'encontre de la loi. Elle exposait ainsi des données sensibles à des intérêts potentiellement nuisibles (ex. espionnage commercial et industriel), sinon carrément ennemis ou hostiles, antiaméricains (sécurité nationale, espionnage, armée). Des mauvaises langues ont suggéré que ce choix aurait pu permettre de cacher des relations et du financement douteux, en les soustrayant au regard de la sécurité et des services secrets (NSA, CIA, ...).