dimanche 28 octobre 2018

Le terroriste US le plus malchanceux ou ... Fake terroriste?

OPINION - À nos médias. J'utiliserai un peu d'ironie. Que ceux qui lisent comprennent. Il s'appelle Cesar le nouveau Wile E. Coyote, identifié comme Cesar Sayoc, 56 ans. C'est lui l'expéditeur suspecté numéro un de l'aventure des colis piégés avec des «bombes» non opérationnelles, envoyées à des Démocrates notoires.

Cesar Sayoc, l'homme suspecté d'être à la source des fake bombes contre des Républicains notoires en octobre 2018.

Les maladresses de Cesar Sayoc ont été une bénédiction pour les Démocrates dans le contexte des élections de mi-mandat; au point tel, que cela soit suspect.

Quelques photos pas mal branchées pour un fou solitaire vivant dans son van






Il s'appelle Cesar, mais le nom de famille pourrait varier selon le réseau social consulté. Voici le plus récent épisode de ses aventures


  • Alors que les Républicains et Trump sont en bonne position de conserver la majorité aux élections de mi-mandat 2018, Cesar le Républicain déciderait de nuire au parti en voulant tuer (ou pas) des Démocrates avec des bombes.
Bizarre, n'est-ce pas?
  • Cesar (Wile E. Coyote) poste des bombes qui ne sautent pas.
  • Il les envoie aux personnes qui pour la plupart n'ouvrent pas leurs colis elles-mêmes.
  • Peu confiant dans son travail (puisqu'on voit qu'il n'est pas un génie), il crée des bombes de concepts différents et pour la plupart non actives. 
  • Il envoie certaines bombes dans des enveloppes trop petites..., ou sinon au moins dont les timbres sont non estampés par la poste.
    Colis piégé de Cesar Sayok : enveloppe trop petite ou sinon, timbres de toute façon non oblitérés; donc une anomalie
  • Il veut écrire «Florida», mais fait des erreurs d'orthographe à l'ordinateur, alors qu'il aurait passé sa vie dans cet état américain (dit-on).
  • Cesar le Républicain n'est pas à proprement parler un Blanc (caucasien) avec son look Europe de l'Est ou latino-américain, mais réussit à se faire passer à CNN pour un Alt Right suprématiste, alors que c'est le meilleur moyen de nuire aux Républicains et au président Trump. En fait il serait l'enfant d'un père Philippin et d'une mère née à Brooklin, Madeline, dont les parents origineraient probablement d'Italie. D'ailleurs, sur les réseaux sociaux, l'homme utilisait parfois le nom de famille Altieri (de sa grand-mere) ou de Giardiello (sa mère présumée). Donc, pour représenter un raciste Alt Right, les porteurs de cette thèse auraient pu trouver mieux.


Après un petit photoshop, le voilà transformé en Blanc Alt right (Blanc d'extrême-droite raciste).

  • Cesar met des timbres sur les colis, mais des colis sont livrés sans être estampés (non oblitérés) du Service postal américain.


    Un autre des colis piégés envoyés par Cesar Sayor dont les timbres ne sont pas oblitérés (estampillés) par le Service postal US; celui envoyé à James Robert Clapper, chroniqueur à CNN


    Au moins 3 colis piégés envoyés par Cesar Sayor dont les timbres ne sont pas oblitérés par le Service postal US ou 4 si le précédent  n'avait pas un contenu qui dépasse (photo plus haut montrant une soit-disant pipe bomb). Les noms et adresses ont été masqués sur l'image du bas pour la protection de la vie privée des présumées victimes
  • Pour passer «inaperçu» et transporter quelques enveloppes vers les Service postal US, il conduit un van blanc grand format dont il a tapissé les vitres d'affiches d'un Trump triomphant et de Démocrates dans le fil croisé d'une lunette de tir à la carabine. Le hic? 1) C'est le meilleur moyen d'être signalé à la police. 2) Les victoires de Trump et ses succès des stades témoignent encore, en octobre 2018, qu'il n'a pas besoin d'envoyer des bombes à 2 semaines du vote pour éliminer la concurrence.

  • Avec ce score, il est probable qu'il soit devenu pro-Trump quelques mois avant son projet. Mais il n'a apparemment pas vu JFK d'Oliver Stone, car Oswald y meurt avant de comparaître en cour... Ou peut-être que si finalement, car Oswald fait tout pour être associé aux communistes alors que Cesar fait tout pour être associé à Trump et ses partisans.

Bref, on aurait pu croire la théorie du complot, à l'effet que Cesar Sayoc travaillait pour le Comité National Démocrate en vue de discréditer les partisans de Trump. Mais si cela avait été le cas, les Démocrates impliqués dans le complot anti-Républicains se prendraient la tête à deux mains et diraient: «Mais qui a recruté ce con?». Car, c'est vraiment le plus malchanceux ou le plus bête, non seulement des terroristes, mais tout autant des éventuels faux terroristes, car il est en ce cas trop brouillon et zéro subtil et serait non crédible. En fait, Cesar incarne une nouvelle version de Wile E. Coyote, mais en moins futé. On pourrait produire une série en dessins animés avec ce personnage dont Trump (le nouveau Roadrunner) serait la cible.

Si les partisans de Trump étaient violents 

Si le partisan-type de Donald Trump était violent, suprématiste Blanc et avait voulu tuer des Démocrates, il y a longtemps que ce serait fait, soit dit en passant, comme cela a été fait majoritairement contre des Républicains à un festival de musique country de Las Vegas. Et cela ne serait pas arrivé à ce moment-ci, alors que le parti Républicain est en excellente position pour conserver la majorité de la Chambre. Ce serait déjà fait, considérant le nombre de vétérans, incluant de très haut-gradés qu'ils ont dans leurs rangs. Quand on est bien avec soi-même, on n'a pas besoin de recourir à la violence pour faire passer ses idées politiques. Les gros chiens n'ont pas besoin d'aboyer pour inspirer le respect.

Conclusion : quelle est la raison pour laquelle aucun Démocrate réputé n'est mort par les colis piégés de Cesar?


La raison est bien simple, c'est que ce n'était pas le but de ce mystérieux exercice médiatique... Était-il un wannabe narcissique qui cherchait une attention médiatique? Ou voulait-il parodier les partisans de Donald Trump et les discréditer en les associant aux suprématistes? A-t-il été recruté? Une question «insoluble» (ou pas) demeure: à qui cela devait-il servir? Car pour un présumé partisan de Trump, il faisait tout pour nuire aux Républicains à deux semaines du vote clé de mi-mandat 2018.

jeudi 25 octobre 2018

«Je suis nationaliste»: Que voulait dire le président Trump ?

Pour tout analyste politique honnête et pour tout citoyen américain équilibré, quand le président Trump dit qu'il est nationaliste, dans le contexte actuel de la situation mondiale de 2018, il ne veut pas dire «raciste» mais «anti-globaliste». Et vous remarquerez qu'il n'y a pas de nations plus attaquées par ce genre d'accusations de racisme, que celles où les personnes civiles sont les plus libres.




Kellyanne Conway et le contexte du scandale médiatique des pieds sur le sofa. Après l'élection de 2016, les médias américains ont créé de toute pièce un scandale en disant que la principale conseillère du président Trump était irrespectueuse en posant les pieds sur un sofa du Bureau Ovale. Ils ont réussi ainsi à détourner l'attention du fait que le président avait des appuis dans les communautés afro-américaines.




Dans le langage démocratique au sein d'un État de droit, le terme nation relie un ou des territoires à un ordre politique, législatif, économique, etc., soit un gouvernement national.

L'Histoire nous montre que la notion de nation ne s'oppose pas à la justice et à l'équité. Pour un État de droit démocratique, la nation cherche à se garder équitable face aux conflits et tensions entre les ethnies qui la composent. La nation équilibrée vise le bien-être de tous. C'est dans ce contexte qu'ont été fondés les États-Unis d'Amérique, la république y regroupant des États unis sous une nation commune. Bien que dans les faits cela soit difficile à établir et à protéger, ce n'en est pas moins le but visé de la nation américaine. Il y a des origines culturelles différentes, mais une nation.

Certains mots sont piégés

Laïcité
Par exemple, il y a une laïcité signifiant que l'État est athée ou agnostique et suspend les libertés religieuses dans ses frontières et il y une laïcité qui signifie que l'État n'a ni religion, ni anti-religion (et évidemment, plusieurs déclinaisons possibles). Au Québec, les deux positions sont abordées et défendues et les journalistes feignent ne pas faire la différence; voire, encouragent cette confusion.

Distinct
Au Canada, il y a aussi une semblable ambiguïté pour le Québec avec la défense du terme «distinct» dans ses attentes passées (ou présentes) de la réforme du fédéralisme canadien après deux échecs référendaires pour l'indépendance. Après les referendums, les Québécois équilibrés voulaient dire, par l'emploi du terme «distinct» : «particulier», «différent» de par la culture très majoritairement française dans une Amérique du Nord anglaise, alors que l'ouest canadien entendait, ou voulait entendre en anglais, "distinct" dans son sens de supérieur; qui se distingue ou veut un statut ou des privilèges au-dessus des autre.

"Nationalism"
Un des sens du mot "nationalism" est : «advocacy of political independence for a particular country». Autrement dit, c'est la défense d'une politique de l'indépendance (souveraineté) d'un pays en particulier.

Donc, à chaque année, les États-Unis commémorent leur Independance Day, mais il serait maintenant malvenu de le faire... Trouvez l'erreur.

Ne pas être raciste ne signifie pas être sans nation ou sans pays et des peuples unis sous une nation commune peuvent être nationalistes

Des peuples unis sous une nation commune peuvent y trouver un nouveau nationalisme au sens d'y agir comme un pays indépendant, s'autodéterminant. Ceci dit, le non-racisme ne signifie aucunement devenir une non-nation ou la dissolution de la nation. Autrement, il n'y a plus d'ordre et le monde devient un vaste camp soumis à des intérêts mystérieux qui eux sont très organisés et planifient plusieurs décennies à l'avance.

En fait, si l'on observe bien, la victime de la disparition des autonomies nationales ne serait pas le monde, mais les démocraties occidentales ciblées par certaines idéologies ou doctrines. Car vous remarquerez qu'il n'y a pas de pays plus attaqués que ceux où les personnes civiles sont le plus libres et où il existe des programmes sociaux.

Le choix des mots, quand un gouvernement national ne peut plus être nationaliste

Le 25 octobre 2018 en écoutant une radio de Québec dans ma voiture, j'entendais un chroniqueur de Cogeco envoyé aux États-Unis, dire que là-bas, être nationaliste signifie être suprématiste Blanc. Je poserai donc cette question : si donc un gouvernement ou un président veut dire qu'il est contre le nouveau globalisme économique qui veut s'établir en autorité au-dessus de l'autonomie des nations, quel mot lui faut-il employer? Quel terme faut-il utiliser pour s'opposer à cette doctrine globaliste (un gouvernement mondial émergent), si sa nation ne peut plus se dire nationaliste? Se dire autonomiste ne serait pas assez fort, car il peut s'agir aussi une simple décentralisation, tandis que la souveraineté commune aux territoires d'une nation implique une indépendance politique et une autodétermination.

Supposons qu'un gouvernement ou un président veuille dire qu'il est pour le commerce et le maintien de relations entre pays, mais contre une espèce de gouvernement infiltré par les dictatures au-dessus des pays occidentaux, quel terme devrait-il employer, à défaut de dire que la nation est nationaliste? Que dire dans une géopolitique sous l'angle de médias majoritairement de la gauche, et dans une sémantique où une lumière ne peut plus être lumineuse ou encore, une automobile ne peut plus être mobile? En effet, un gouvernement national ne peut plus être nationaliste selon les médias. 

Pas raciste, mais anti-globaliste

Si les Québécois ne le comprennent pas, pour tout analyste politique honnête et pour tout citoyen américain équilibré, quand le président Trump dit qu'il est nationaliste, dans le contexte actuel de la situation mondiale de 2018, il ne veut pas dire «raciste» mais «anti-globaliste». Il le fait, sans hargne, dans son sens réel de droit d'une nation démocratique regroupant divers groupes et intérêts (souvent divergents) à se diriger sans être sous une dictature commerciale et gouvernementale extérieure et mystérieuse qui s'approprie les États libres au nom du commerce et de doctrines socioéconomiques obscures. 

lundi 22 octobre 2018

Mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et angles morts des médias

La mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné dans un consulat de l'Arabie Saoudite en Turquie est triste et scandaleuse. Mais au Mexique, une douzaine de reporters sont tués chaque année, ce pays ami hautement corrompu, où 9 reporters étaient déjà assassinés pour l'année 2018, en date du 21 septembre (1), soit aux deux tiers de l'année, et nos journalistes se tiennent plutôt tranquilles. Pourtant...


Le journaliste saoudien assassiné en Turquie, Jamal Khashoggi

Le traitement médiatique est depuis des années, très politisé aussi, souvent de par l'emphase (poids média sur un fait), plutôt que sur de fausses informations.


Et le Mexique ?
La relative tolérance sur le Mexique toujours considéré «ami» indique de ne pas laisser les médias seuls, décider de ce qui est important