Pierre-Hugues Boisvenu, le sénateur qui ne dormait pas
On a souvent questionné l'utilité de la fonction de sénateur au Canada. Il a été démontré que plusieurs dormaient sur les comités sénatoriaux ou en étaient absents. Avec le sénateur Boisvenu, on avait un homme actif. Se pourrait-il qu'il l'était un peu trop? Voici la déclaration par laquelle le scandale arrive et qu'il a prononcée ce mercredi matin, premier jour de février 2012: « Moi, je dis toujours, dans le fond, il faudrait que chaque assassin aurait le droit à sa corde dans sa cellule, il décidera de sa vie » (1). Au Québec, cela aurait passé venant d'un humoriste. Le sénateur était-il trop émotivement impliqué par son drame personnel (meurtre de sa fille), pour démontrer une certain recul face à ses dossiers? C'est le genre de déclaration que ferait aussi une personne qui est fatiguée et qui ne pèse pas toutes ses paroles, un peu comme dans une dispute au sein d'un couple. Il lui fallait faire la part des choses entre le père et la fon...