Québécois: l'identité interdite
OU: LE QUÉBÉCOIS CACHÉ DANS LE CARREAU À PATATES Richard Martineau a craché un nouveau texte: Awèye à maison ! Traduction : (envoye!) «file à la maison et vite!», comme une mère en colère qui réprimande un enfant. Il fait ressortir le tabou rattaché à l'idée de parler d'une identité québécoise et de la défendre devant le politique. On peut cependant être d'accord avec cette incontournable réalité historique, sans la rattacher à la solution unique d'un pays à gauche de l'échiquier sociopolitique. Par contre, elle implique qu'on puisse être accueillant sans se perdre dans un pseudo-nirvana culturel (fusion dans l'autre et perte de soi). « S’il y a un mot tabou, à notre époque, c’est « identité ». Enfin, pour les Québécois francophones de souche. Car pour tous les autres groupes, le mot « identité » a le vent dans les voiles. Les gais brandissent haut et fort leur identité, les Arabes, les Chinois, les juifs, les Noirs, les transsexuels, les Huro...