dimanche 29 mars 2015

Registre canadien des armes à feu: indignation surfaite du Québec

La Cour suprême du Canada a statué en mars 2015, que le Gouvernement fédéral du Canada n'est pas contraint de transférer la partie provinciale du registre aboli, des armes d'épaule (armes de chasse).


Comme pour bien des dossiers dans notre province qui tend assez souvent à se «victimiser», il se dit toutes sortes de choses erronées sur le registre des armes à feu. Il est aussi intéressant de constater que les juges de la Cour suprême issus du Québec, ont émis une interprétation dissidente de la majorité, comme si le droit était une simple affaire d'opinion et d'évolution au gré du sentiment, de la préférence juridique et de la culture d'origine des juges. Mais ça, c'est une autre histoire.

Partie d'un fusil de calibre 12, Browning Maxus.
D'entrée de jeu, l'opinion des Québécois est loin d'être unanime sur la nécessité de pratiquer l'acharnement pour ranimer le registre à tout prix.

Question posée sur le site francophone fr.Canoe.ca (28 mars 2015). «La Cour suprême autorise Ottawa à détruire le registre des armes d'épaule. Êtes-vous d'accord avec cette décision ?» 61% se sont dit en faveur de la destruction du registre abandonné par le fédéral. Les résultats représentant l'opinion de 13078 répondants, s'ils n'ont pas la prétention d'être scientifiques, illustrent bien qu'on NE peut PAS affirmer qu’il existe au Québec un consensus en faveur du maintien d'un registre des armes d'épaule comme celui qui a été abandonné par le Gouvernement fédéral.


On peut entendre toutes sortes de positions dont celles-ci, opposées à la prolongation d'un registre des armes d'épaule:

  • Les chasseurs et résidents des régions éloignées ont des armes de chasse dans la majorité des foyers et ne veulent pas investir des millions dans le renouvellement de permis qui ne peuvent pratiquement rien contre la violence crainte par les autres. Ils ont déjà besoin d'une attestation pour le privilège d'acquérir et utiliser une arme et cela suffit selon eux. Et les normes d'entreposage des armes existent déjà.
  • D'autres ne veulent tout simplement pas d'un autre champ d'intervention provincial impliquant des fonctionnaires, des bureaux, et des coûts logiquement enclins à augmenter dans ce genre d'implantation.

De plus, la plupart des citoyens québécois ne font pas la distinction entre le registre des armes de chasse, fédéral, celui qui a été aboli sous le gouvernement Harper, et les armes enregistrées servant à la protection ou escorte (ex. transport d'argent et de valeurs, protection d'un commerce ou autre édifice, port d'arme pour un détective, etc.). Même chose pour les armes de tir sur cible ou de collection. Ces armes-là continuent d'être enregistrées et l'objet d'un permis et de contrôles. Pour ce qui est des armes prohibées ou illégales, déjà elles n'étaient pas dans le registre fédéral.

D'autre part,
1)   Les utilisateurs d'armes à feu pour la chasse doivent posséder une attestation en bonne et due forme, qui leur permet de s'en servir et de les acquérir. Vous ne pouvez pas vous rendre dans un Canadian Tire ou chez un revendeur et sortir avec une arme à feu sans posséder une attestation en vigueur.
2)   Le seul fait qu'un individu en détresse mentale ou déclaré dépressif ou autrement malade possède une attestation de posséder et acquérir une arme de chasse devrait suffire à le priver de son droit d'avoir accès à ses armes, le temps de voir l'évolution de sa santé mentale.
3)  Les armes utilisées pour commettre des crimes planifiés sont généralement non enregistrées et sont des armes de poing (revolver) ou des armes prohibées (ex. automatiques, armes modifiées, armes blanches, etc.), ou des armes volées ou échangées sur le marché noir (interlope). Elles ne sont pas déclarées par les criminels évidemment.
4)  La crainte visant les armes de chasse (armes d'épaule qui étaient visées par le registre fédéral) vise donc probablement et logiquement la violence domestique ou de quartier (ex. violence conjugale, crimes familiaux, crimes commis sous l'impulsivité, etc.). Pourtant, dans ces situations, même si l'arme est enregistrée, cela n'empêchera pas les accidents ou la violence impulsive ou planifiée. Et un grand nombre d'agressions domestiques se font à l'arme blanche (couteaux), et nous ne pensons pas créer un registre des couteaux de cuisine.

Les pressions récurrentes pour le registre créé en 1995 provenaient des suites de la tuerie de la polytechnique en décembre 1989.


La complexité d'implantation du programme et de son maintien a été sous-évaluée


Gérer le transfert de propriété d'une arme de chasse, c'est un peu comme le transfert des garanties entre le premier propriétaire et le suivant. Qui fait ça? Le début de la mort du registre canadien des armes à feu était déjà inscrit dans les «gênes» de son lancement et le manque de planification réaliste pour les coûts et efforts réels nécessaires à son maintien. À preuve,

  • seulement au démarrage sous les Libéraux de Jean-Chrétien, les coûts du régime ont été près de 10 fois supérieurs  ceux prévus; implantation de 1 milliard contre les 112 millions estimés (ICI Radio-Canada, 27 mars 2015). Selon d'autres sources, l'écart est encore plus monstrueux. De tels dépassements-monstres sont souvent (généralement à un degré moindre cependant!) le cas de projets qui visent à répondre à une commande politique pour satisfaire un électorat, particulièrement quand il est question de gestion de données; ici, une suite politique de la tuerie de l'École polytechnique de Montréal en décembre 1989, perpétrée par Marc Lépine, né sous le nom de Gamil Gharbi.
  • Les coûts de maintien du registre devaient après sa mise en service, être de 2 millions par année (ICI Radio-Canada, 27 mars 2015). En 2009, ils étaient plutôt de 68,5 millions de dollars selon la GRC, autour de 90 millions $ si l'on tient compte de la partie assumée par les frais de permis exigés (Radio-Canada, 11 juillet 2011). Selon l'inflation canadienne entre 1995 et 2009, le coût annuel de maintien ajusté aurait dû être de 2,616,100 $ en 2009 (ou 2,62 millions $). Les coûts d'opération du registre étaient donc 26 fois supérieur à celui estimé au départ, selon la conversion avec le calculateur de l'inflation de la Banque du Canada (68,5 millions $ réels divisé par 2,62 millions $ projetés, en appliquant l'inflation observée sur les produits et services durant cette période). Ceci sans tenir compte des millions pourvus par les propriétaires.
    L'opération du registre canadien des armes à feu après sa création, devait en théorie coûter 2 millions de dollars par année après 1995 (et 2.61 millions$ en 2009, selon le calcul estimé de  l'inflation, calculateur de la Banque du Canada). Dans les faits, au lieu de coûter 2.61 M$ en 2009, il nécessitait 68,5 millions, ceci sans compter la partie assumée par les propriétaires pour le renouvellement des permis. 
  • Le tout, pour un registre pas nécessairement fiable. 
  • Le même phénomène de sous-estimation attend probablement le Québec, s'il se lance dans la création d'un semblable registre. Faites une estimation raisonnable, puis multipliez-là par 10 pour le lancement. Pour son maintien annuel en coûts nets (assumés par l'État sans compter les frais assumés par les propriétaires), faites une estimation raisonnable, et multipliez-là par 26.

Petite histoire de l'enregistrement d'une arme au registre des armes à feu


mardi 24 mars 2015

Megamind, spécialiste des évasions s'étonne de la facilité du coup



Plus sérieusement, le «concours de circonstances» ou complot d'évasion réussi, par le fils de «Mom», criminel connu de tout le Québec, soulève beaucoup de questions

  • sur la fiabilité du personnel dans les prisons du Québec 
  • ou sur la vulnérabilité de ceux-ci face au chantage ou menaces ouvertes ou voilées dont ils peuvent faire l'objet par des criminels qui font des séjours temporaires en prison ou qui ont des communications régulières avec l'extérieur des murs.
D'autant plus que «Mom», le père, est quant à lui condamné depuis 2002, entre autres, pour meurtre et tentative de meurtre de gardiens de prison, et que récemment (Journal de Montréal, 5 mars 2015), nous apprenions que ce dernier est soupçonné de poursuivre ses activités de coordination de trafic de drogue depuis sa cellule. L'avenir révélera peut-être ce qui s'est passé dans le cas de l'évasion du fils, Francis Boucher.

samedi 21 mars 2015

Max Pacioretty du CH aura son burger au McDo au Québec

Le joueur du CH Max PACIORETTY aura son propre hamburger à la chaîne McDonald's. Comme quoi, un hamburger de temps en temps ne tue pas.


La nouvelle est sortie en mars 2015. Le sandwich «Le MAX 67» (du joueur numéro 67 du CH) devrait «vivre» du 18 mars au 20 avril 2015 ou jusqu'à épuisement... des stocks; pas du joueur! Il sera vendu au Québec seulement, selon l'information obtenue par le Journal de Montréal.

On se souviendra que lors d'un précédent sandwich en l'honneur entre autre, de Brendan GALLAGHER (no 11), certains organismes avaient questionné l'association des athlètes, en tant que «modèles», avec des produits ayant mauvaise presse dans certains milieux idéologiques.

Un hamburger de temps en temps ne tue pas. Il faut considérer l'ensemble de l'hygiène de vie.

J'avais dénoncé l'exagération idéologique. LIRE À CE SUJET :

Coalition Poids fait une boulette dans l'affaire McDonald's et deux joueurs du CH

(8 janvier 2014)

mercredi 18 mars 2015

Mère-porteuse de l’enfant de son fils en Grande-Bretagne

«En Grande-Bretagne, une femme de 46 ans a accepté de porter l’enfant de son propre fils célibataire de 27 ans, et un tribunal a jugé début mars 2015 que ce dernier pouvait l’adopter. Largement couverte par les médias britanniques ces dernières semaines, cette affaire relance le débat sur les dérives possibles de la gestation pour autrui (GPA) ...» (1)

Lire l'article :

GB : une mère porte l’enfant de son fils

Une femme porte l’enfant de son fils en Grande-Bretagne.Si l'enfant devient un simple produit, alors on n'est pas loin de voir ceci:
Magnifique bébé de race blanche, vacciné, âgé de 3 mois, nourri au sein, pour seulement 99,999 Euros. 
Magnifique bébé de race blanche, vacciné et sevré sur eBayby.vitro, pour 99,999 Euros. Crédits image : Lydia pour Yapasdepresse.blogspot.com  (2015-03-18)

  • L'enfant résulte d'une fécondation in vitro.
  • La mère porteuse de 46 ans a reçu l'ovule d'une donneuse fécondée par le sperme de son fils de 27 ans et homosexuel
«Un embryon, créé par fécondation in vitro avec l’ovule d’une donneuse anonyme et le sperme de son propre fils, lui a été implanté.» (2)
  • La mère biologique est une donneuse anonyme
  • L'enfant a été enregistré à l'état civil, de mère inconnue, sur le conseil de la juge chargée de l'affaire, pour rendre l'adoption légalement faisable selon la loi du pays.
_______________

1.  GB : une mère porte l’enfant de son fils. Alliance VITA,  18 mars 2015.

2.  Même référence

mardi 17 mars 2015

L'après Sun News Network: TheRebel.media

L'Ancien réseau Sun News n'a pas survécu à la décision du CRTC de ne pas l'inclure dans la programmation TV canadienne de base comme d'autres réseaux d'information. 


Une partie de l'équipe continue de nourrir des espoirs, dans une startup (aventure de démarrage) qui arrivait à un mois d'histoire le 16 mars 2015 (date de la photo). 
RebelMedia (via @RebelTV 17 mars 2015,
photo 16 mars 2015)

L'équipe du média web, TheRebel.media (twitter : @TheRebelTV) propose un éditorial plus à droite de l'information, et diffuse ainsi des informations et points de vue qui ne ressortent pas dans les médias mainstream souvent de centre-gauche et de gauche ou de centre.

Voici le tweet d'espoir diffusé en fin de soirée le 17 mars 2015:


L'entreprise a évidemment besoin de sponsers tout en demeurant libre de son contenu qui vise à fournir un éditorial et une information différente du traitement habituel.


LIRE AUSSI:

FIN de Sun News Network, Canada: avenir sombre ou «Wow !» ? 

(19 FÉVRIER 2015)

vendredi 13 mars 2015

Des menaces à la sécurité à l' University of California, Irvine, obligent le report répété d'une assemblée

13 mars 2015. 

L' University of California, campus de Irvine fait face à des menaces à la sécurité dans l'affaire anti-drapeau (antiflag)



Suite à l'échec d'une tentative de bannir le drapeau américain des bureaux administratifs étudiants du campus de près de 30,000 étudiant, une assemblée prévue d'abord le 10, puis le 12 mars 2015, a dû être annulée de nouveau, pour des raisons de menaces persistantes à la sécurité.

Voici (en anglais) des extraits de communiqués émis entre les 10 et 12 mars 2015 :

Message from UCI

March 12, 2015 – After further consultation with University Administration, it has been decided that tonight’s Legislative Council will be cancelled due to continued security concerns. The measure of highest importance for the University is the safety and well-being of all students and the campus community at-large.



FROM THE ASUCI EXECUTIVE CABINET AND ASUCI COUNCIL SPEAKER


The statement below is from the ASUCI Executive Cabinet, and the Legislative Council Speaker, the student leaders of ASUCI 
March 10, 2015 – AFTER CONSULTATION WITH UNIVERSITY ADMINISTRATION, WE AGREE WITH THEIR DECISION to cancel THIS EVENING’S LEGISLATIVE COUNCIL DUE TO SECURITY CONCERNS. As of now, the measure of highest importance for ASUCI leadership is the safety and well-being of all students and the campus community at-large.




UCI Legislative Council meeting scheduled for tonight cancelled due to violence threat


The statement below is from the UCI Administration 
Irvine, Calif., March 10, 2015 – Earlier today UC Irvine officials received a viable threat of violence associated with the recent controversy over the display of national flags in the lobby of student government offices. The campus is taking this threat seriously. As a result, the administration decided to cancel tonight’s meeting of the student-government Legislative Council. Student government leaders responsible for convening this meeting support this decision [...]

University of California, Carte du Campus Irvine dont la clientèle approche les 30,000 étudiants en 2015. Crédits image : uci.edu/campusmap/


Pour un survol rapide des faits en français sur le présent blogue:

L'Université de la Californie à Irvine oppose son veto au vote anti-drapeau américain (samedi 7 mars 2015)


L'association étudiante de L' University of California tente de bannir le drapeau américain (samedi, 7 mars 2015)


samedi 7 mars 2015

L'Université de la Californie à Irvine oppose son veto au vote anti-drapeau américain

L'Exécutif étudiant de l' University of California de Irvine a opposé son veto à un précédent vote du conseil de l'association étudiante qui avait banni l'exposition du drapeau américain des lieux communs de l'université.


LIRE AUSSI :

Des menaces à la sécurité à l' University of California, Irvine, obligent le report répété d'une assemblée



Les drapeaux sont chargés de sens et représentent bien plus que les élus et politiques d'un pays.

Leçons à tirer

  • Nos élus du Québec devraient s'inspirer de la fermeté de cette décision prise par l'Exécutif étudiant. Ils ont nommé un chat, un chat. Ils ont visé l'idéologie politique inappropriée sans pour autant verser dans la discrimination fondée sur un groupe. Ils avaient 6 jours pour réagir et l'ont fait.
  • Les étudiants des démocraties doivent maintenant regarder de très près les intérêts politiques de ceux qu'ils élisent au sein des conseils étudiants pour les représenter. Dans le contexte d'instabilité mondiale actuelle, plus que jamais, ils ne doivent plus bouder les scrutins, laissant ainsi des poignées d'étudiants idéologiquement apparentés entre eux, décider pour la majorité. Il leur faudra être moins individualistes, car la société de demain dépend des décisions d'aujourd'hui.
  • Même chose dans tous les aspects sociopolitiques d'une nation (les conseils du droit des femmes, conseils de droits civiques, etc.) car ceux-ci peuvent être noyautés autour d'idéologies qu'on n'aurait préalablement pas pu soupçonner comme mutation, dans nos traditions démocratiques.


Le Student Center de l' University of California, campus de Irvine, abrite divers services aux étudiants, dont les bureaux de l'ASUCI. Crédits photo : www.uci.edu/campusmap/

Rappel des faits: un pièce politique de nature idéologique s'est jouée à l' University of California (UCI), Campus de Irvine, en ce début du mois de mars 2015


Le 3 mars 2015, le Conseil de l'association étudiante de l'University of California, l' Associated Students of University of California, Irvine (ASUCI) avait déposé une résolution en vue du retrait du drapeau national américain des lieux communs de l'institution, à commencer par le hall des bureaux administratifs des étudiants (non endossé cependant automatiquement par l'Exécutif). Si la décision visait le hall d'accueil d'un édifice en particulier, il est clair qu'une fois ceci concédé sans opposition ferme, la demande aurait été étendue aux autres sites publics du Campus d' Irvine. Le 5 mars, la résolution R50-70 a tout de même été entérinée avec une poignée de votants, comme c'est souvent le cas dans les délibérations d'étudiants chez nous aussi.

Veto de l'Exécutif de l'ASUCI


Sauf que l'Exécutif de l'ASUCI représentant les étudiants de l'université à qui revenait le pouvoir de bloquer la décision, a voté à l'unanimité le veto contre le bill initialement adopté sur la base de la résolution R50-70.  Cette solution anti-drapeaux était jugée inappropriée à la situation d'un malaise vécu par quelques étudiants à la vue du drapeau américain et la décision en accord avec la majorité des 30,000 étudiants du campus. Si l'Exécutif ne s'était pas opposé, la décision aurait été confirmée par défaut.

L'ASUCI a émis un communiqué expliquant aussi qu'elle et la grande majorité des étudiants étaient contre la résolution R50-70, et ce depuis son dépôt. Le président de l'Exécutif du gouvernement étudiant avait d'ailleurs fait état de son désaccord personnel, mais devait suivre la voie démocratique pour bloquer la décision du conseil.


Une menace bien réelle


Les États démocratiques doivent de toute urgence tirer une leçon de cette idylle entre de jeunes idéologues ayant potentiellement des attributs antiaméricains, résidant ou étudiants sur ce territoire, comme il y a en actuellement partout dans les démocraties occidentales. Et que penser de millions d'immigrants illégaux qui doivent être régularisés sans enquête approfondie, selon la politique du président Obama?

Par exemple, dans le cas décrit, n'eût été la précaution législative prévoyant le droit de veto de l'Exécutif des étudiants de l'université, la situation aurait pu être extrêmement sensible et mettre en danger la sécurité de certains étudiants pouvant être perçus, à tort ou à raison, comme antiaméricains.

Se préparer aux mutations politiques au sein des démocraties occidentales et aux tentatives d'attenter à l'unité nationale


Nous pouvons déduire que de la même manière, en dehors du milieu étudiant, les États démocratiques doivent se blinder ou vacciner contre de telles tentatives d'exploser les unités nationales. En ce sens, ce n'est fort probablement pas le temps de faire disparaître le sénat canadien, lequel justement dans notre système, agit pour l'un de ses rôles, comme soupape de sécurité contre des lois votées par les élus qui tenteraient de miner la constitution.


Communiqué (traduction libre) émis par l'ASUCI, dans le contexte du veto contre le R50-70

[ ]  : Contenu entre [ ] ajouté pour le contexte
«La déclaration qui suit est émise par l'Administration de l'UCI [University of California, Irvine] 
«Plus tôt cette semaine, six étudiants membres du premier cycle de l' UCI’s student-government Legislative Council ont voté un bill qui bannit l'affichage d'un drapeau de quelque nation que ce soit dans la zone commune du loby des bureaux administratifs étudiants. 
«Cette décision inappropriée n'était ni endossée ni supportée d'aucune façon par le leadership du campus, ni par l' University of California, ou par l'ensemble corps étudiant. Les points de vue d'une poignée d'étudiants votant la résolution ne représentent pas l'opinion des près de 30,000 étudiants sur ce campus, et n'ont aucun impact sur les politiques et pratiques de l'université.  
«Le drapeau américain est toujours hissé fièrement à travers notre campus et continuera de l'être. 
«Le président du corpus des étudiants, Reza Zomorrodian, a publiquement pris position contre la législation. Le Cabinet exécutif du gouvernement étudiant se rencontrera aujourd'hui [7 mars 2015] pour débattre d'un veto. Une motion en vue du veto [...] est sur la table. Un nouveau vote est nécessaire pour un veto. Nous encourageons le gouvernement étudiant à [apposer son] veto à cette législation [réglementation] et à abandonner tout effort additionnel visant à poursuivre en cette direction. 
«Nous réaffirmons les valeurs intellectuelles et du libre et rigoureux échange des idées en tant que solides fondements des institutions d'enseignement supérieur. Mais nous sommes constamment rappelés à la réalité, que ces valeurs que nous chérissons sont en partie garanties par les sacrifices consentis et les luttes menées pour assurer la liberté et la démocratie que le drapeau symbolise. L'UCI ne prend jamais rien pour acquis.»  (1)

L'énoncé du veto, en anglais, peut être vu ICI  ou en note de bas de page (2).

Bref, vous aurez compris que nos gouvernements, du Québec, comme du reste du Canada, devraient s'inspirer de cette fermeté et de cette clairvoyance politique.



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1.  Déclaration de l'Administration de L'UCI avant la tenue du vote proposant le veto

«The statement below is from the UCI Administration
«Earlier this week, six undergraduate members of the UCI’s student-government Legislative Council passed a bill that bans hanging a flag from any nation in the common lobby area of the student government offices.
«This misguided decision was not endorsed or supported in any way by the campus leadership, the University of California, or the broader student body. The views of a handful of students passing a resolution do not represent the opinions of the nearly 30,000 students on this campus, and have no influence on the policies and practices of the university.
«The American flag is still proudly flying throughout our campus and will continue to do so.
«Student-body president Reza Zomorrodian has publicly opposed the legislation. The Executive Cabinet of the student government will meet today to discuss a veto. A motion to veto and a second are on the table. One more vote is needed for a veto. We encourage the student government to veto this legislation and abandon any further efforts to pursue it.
«We hold the value of intellectual inquiry and the free and rigorous exchange of ideas as bedrock values of institutions of higher education. And yet, we are constantly reminded that those values we cherish are in part, guaranteed by the sacrifices made and the struggles waged to secure the freedom and democracy that the flag symbolizes. UCI never takes that for granted. »


2.  Executive Cabinet Veto of R50-70
«We the Executive Cabinet of the Associated Students of the University of California, Irvine convened on March 7th, 2015 to officially veto ASUCI Legislative Council legislation R50-70, “Flags and decoration adjustment for inclusivity”. We engage in this action to veto under the constitutional authority granted to us under Article V, Section B, Sub-Section 2 of the ASUCI Constitution stating:
« “Vetoing, as seen fit, any measures adopted by the Legislative Council, provided such an action be exercised only once per measure, and within six (6) days from the date of the measure being passed, after which time, the measure shall become legislation with or without the Executive Cabinet’s approval.” 
«We fundamentally disagree with the actions taken by ASUCI Legislative Council and their passage of R50-70 as counter to the ideals that allow us to operate as an autonomous student government organization with the freedoms of speech and expression associated with it. It is these very symbols that represent our constitutional rights that have allowed for our representative creation and our ability to openly debate all ranges of issues and pay tribute to how those liberties were attained. 
«As students in an academic institution we encourage all students on campus to participate in open debate about a wide array of issues and to actively engage in academic curiosity, which lies at the backbone of a preeminent academic research institution. It is this freedom to be able to navigate and explore topics on a wide range of issues that we see at risk if we begin to engage in a particular form of regulation of free speech and its expression through symbols in any space associated with our organization. 
«We as well want to reaffirm our commitment to diversity as a campus in all aspects and ideals associated with it. The concept of inclusion and diversity is a core pillar in the mission of University of California system and we wish to continue to work to have these important discussions of what our campus is doing to make this a priority. 
Signed:
ASUCI Executive Cabinet »