lundi 25 juillet 2016

Le jeune handicapé Jérémy Gabriel se serait satisfait d'excuses de l'humoriste trash Mike Ward





Mon commentaire à l'article publié dans le Journal de Montréal / Journal de Québec


«Je suis sûr que plusieurs porteurs des commentaires les plus anti-Jérémy n'ont pas d'enfants. Pourtant, ils n'accepteraient pas dans le journal un article contre les pitbulls et autres pitous. Ce que le jugement dit en bref, c'est que même lorsqu'une personne choisit la vie publique, elle ne renonce pas au respect de sa dignité, de son honneur et de sa réputation.
L' humour trash (traduction humour poubelle) de Ward est du même niveau que Jeff Fillion (animateur radio déchu) qui avait dit que la taille du cerveau de Sophie Chiasson était inversement proportionnel à la taille de ses seins. Il a perdu sa job suite à la poursuite qu'il a perdue.  Et il y a encore de la radio d'opinion, comme il y aura encore des humoristes après la cause Jérémy  
Le montant aux parents s'explique facilement : les propos violant la Charte des droits sont arrivés lorsqu'il (Jérémy) était encore mineur et ce sont les parents qui paient les factures...  Même Ward avoue que la publicité de cette poursuite lui amène plus de revenus que les faibles pénalités à payer». 



jeudi 21 juillet 2016

Mike Ward condamné pour violation de la Charte des droits à l'égard de Jérémy Gabriel

L'humoriste trash (humour poubelle) Mike Ward a été condamné par le Tribunal des droits de la personne du Québec. 


(dernière modification : 24 juillet 2016)

Humour trash = humour poubelle


Le tribunal a statué que ce qu'a fait Mike Ward à l'égard du jeune Jérémy Gabriel, alors d'âge mineur, et à répétition durant plusieurs dizaines de spectacles entre 2010 et 2013, n'était pas du simple humour, outrepassait le principe de la liberté d'expression et est «clairement interdit par la Charte».  Au moment du jugement, Jérémy est âgé de 19 ans (été 2016). 

Mike Ward vers 2015
EN BREF:

La vie publique ne constitue pas «une renonciation au droit au respect de son honneur, de sa réputation et de sa dignité»   


Selon le juge qui a entendu la cause, le fait que Jérémy ait choisi la vie publique 

«ne saurait être interprété comme une renonciation à son droit au respect de son honneur, de sa réputation et de sa dignité» (Journal de Québec, 21 juillet 2016).

Bref, ce que Wike Mard Mike Ward faisait à l'égard de Jérémy est du même niveau que ce que faisait l'animateur radio trash de Québec, Jeff Fillion, à l'égard de Sophie Chiasson et qui lui a valu la condamnation à une forte amende en 2005, et la mauvaise presse des radios d'opinion privées de Québec. Ce dernier disait notamment que la taille du cerveau de Madame Chiasson était inversement proportionnel à la taille de ses seins, ce qui est du niveau de l'humour de Ward. Ce que les citoyens ont contesté contre le CRTC dans cette affaire était surtout la menace de fermeture d'une station de radio.

Toute la junte artistique de Montréal, humoristes inclus, devrait applaudir à ce jugement d'un tribunal inférieur que Ward portera en appel, au risque de renforcer le jugement qui affectera (limitera) encore plus les humoristes. 

Si Jérémy Gabriel n'a pas le droit de rêver malgré un handicap qui déforme sa voix, alors les Jeux Paralympiques sont une grosse farce



Jérémy Gabriel, adolescent au moment des spectacles lui ayant causé préjudices et à sa famille 

Est-ce que Jérémy est un grand talent de la chanson? Non! Est-ce que Jérémy le serait sans un handicap qui déforme sa boîte crânienne et du coup sa voix? Qui sait. Est-ce que Chantal Petitclerc serait une grande coureuse ou sprinteuse sans son handicap? 

  1. Elle ne se serait probablement jamais tourné vers l'athlétisme. 
  2. Sans son fauteuil roulant, l'athlète ne pourrait pas faire les 100m, 400m et autres compétitions de haut niveau, sur la même piste que les autres athlètes
La rayonnante athlète québécoise, Chantal Petitclerc. Crédits photo : chantalpetitclerc.com

Jérémy ne peut prétendre honnêtement à une carrière à la Marc Hervieux ou à la Josh Groban



Et puis après? Vivre et laisser vivre, dit-on.

Autrement, ce serait envoyer le message suivant: Tu es handicapé? Reste handicapé. N'essaie pas de te dépasser. Attends ton chèque de la sécu sociale et ferme-là! Dans son spectacle, Ward suggérait que le jeune Jérémy avait oublié de «crever», ce qui valait des messages haineux à l'handicapé alors adolescent. 

Ce jugement qui sera probablement confirmé en appel et jusqu'en Cour suprême, si c'est la voix prise par Ward, nuira probablement davantage à la liberté d'expression, que l'inverse. Ses collègues devraient rappeler à l'ordre, le «tumoriste» qui avoue faire plus d'argent avec cette cause, qu'il ne lui en coûte en amendes et frais juridiques. Parce que s'il perd en Cour suprême, ça va coûter cher la joke aux humoristes qui dépasseront la ligne amincie.


LIRE AUSSI:  

Jérémy Gabriel contre Mike Ward: Peut-on tout dire au nom de l'humour et de la liberté d'expression?

OU le syndrome de Mike Ward 
(24 sept. 2015)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2015/09/jeremy-gabriel-contre-mike-ward-peut-on.html

vendredi 15 juillet 2016

Le cannabis diminue la satisfaction procurée par les plaisirs de la vie

Une équipe de chercheurs a suivi les comportements du cerveau de 108 jeunes jeunes adultes sur plusieurs années au Michigan. Ils ont pu ainsi démontrer que la satisfaction ou gratification procurée par les plaisirs de la vie comme le fait de manger, le jeu, les récompenses (ex. argent), la sexualité, diminue chez les jeunes affirmant consommer de la marijuana (cannabis). 


La perte de satisfaction et gratification retirées d'une activité ne serait pas sans conséquence sur les comportements et risques à la consommation futurs.

L'article scientifique a été publié dans JAMA Psychiatry (1)

La PRESSE (Montréal) a consulté une professeure adjointe en psychologie à la Florida International University de Miami et un des auteurs de l'étude

La méthodologie comporte deux volets importants  


Deux aspects importants de l'étude éliminent les perceptions arbitraires par les jeunes,  comme on pourrait les rencontrer  par exemple, dans un sondage: 

  1. Étude longitudinale (dans le temps + même échantillon) : les jeunes hommes et femmes ont été suivis au fil des années
  2. Des observations scientifiquement démontrables ont été faites sur leurs cerveaux (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle). 

Les conclusions des chercheurs


La perte de satisfaction est scientifiquement observable (par imagerie cérébrale) chez les jeunes adultes affirmant consommer de la marijuana.

De cette observation, les chercheurs concluent, mais sans pouvoir le prouver de manière formelle, que certaines consommateurs de marijuana risquent de chercher à compenser cette perte de satisfaction (émotive et psychologique) d'autres manières, notamment:

«en consommant davantage de cannabis ou en se tournant vers d'autres drogues, ce qui pourrait créer une dépendance» (2)

Génération canadienne (et québécoise) sacrifiée à l'autel politique et lobbyiste?


«Au temps de Duplessis», comme dit l'expression, on achetait des votes avec de la bière ou un flacon de «boisson forte». Aux élections fédérales de 2015, certains politiciens achetaient des votes avec promesse de faciliter la consommation et la possession de drogues considérées à tort comme inoffensives.

Sommes-nous donc en train, au Canada, de mettre en danger la santé mentale et la sécurité de notre jeunesse, à des fins servant les amis d'un parti politique et par opportunisme électoral? Me semble, en tout cas, si l'on se souvient de la période électorale et pré-électorale fédérale de 2015 au Canada. Que penser d'un chef politique qui lors d'une conférence pré-électorale dans une école secondaire (jeunes généralement de 16 ou 17 ans et moins) se vantait avec humour de vouloir légaliser la consommation de marijuana (et inévitablement de ses dérivés comme le haschich, les sous-produits alimentaires, etc.)?   
Logo, version modifiée par YaPasdePRESSE, du Parti Libéral du Canada. 

Mon opinion à partir des observations scientifiques 


Par extension, il serait logique que la perte de la satisfaction ou de gratification observée chez les consommateurs de cannabis avoués  puisse avoir aussi d'autres impacts à moyen et long terme.
  • Les chercheurs ont déjà identifié le risque de se tourner vers la consommation d'autres drogues pour compenser la perte de plaisir 


En plus de ceci, on peut certainement émettre des hypothèses logiques sur les conséquences de la perte de satisfaction dans les plaisirs de la vie:
  • Un potentiel état plus dépressif chez certains individus, découlerait des pertes de satisfaction et gratification observées face à la vie,
  • ou la perte de motivation (ex. au travail) en raison de la diminution de la satisfaction ou gratification (récompense) pour des plaisirs est démontrée chez les jeunes adultes consommateurs de cannabis, suivis via cette étude sur plusieurs années (fait attesté par imagerie cérébrale). L'étude fait en effet ressortir que le plaisir relié à l'attente d'une récompense est diminué. Je l'ai personnellement observé lors de mon premier emploi après diplomation, où je devais compenser la perte de motivation et de production au travail de la part de certains collègues consommateurs de drogues dites inoffensives (3).  
  • Sexualité. On peut ainsi déduire des effets dans tous les aspects de la vie affectés par la diminution des plaisirs et gratifications de la vie. Un individu moins satisfait dans sa vie sexuelle (baisse de la satisfaction chez les consommateurs étant ressortie dans l'étude)  sera en toute logique plus disposé à l'infidélité ou à la recherche de pratiques alternatives souvent plus à risque pour la santé ou perturbantes pour la stabilité du couple ou de la famille (pornographie à divers degrés accessibles, infidélité, recours à l'offre du commerce sexuel du genre prostitution, rencontres infidèles planifiées via des sites web, ...) pour un individu (homme ou femme) déjà en couple. 
_______________

1.  Elisa M. TRUCCO (et 6 autres chercheurs). Association of Marijuana Use With Blunted Nucleus Accumbens Response to Reward Anticipation

JAMA Psychiatry. 6 juillet 2016 


2.  Philippe MERCURE. La PRESSE. Le Pot diminue la satisfaction liée aux plaisirs de la vie. lundi 11 juillet 2016, p. 20

3.  Cela se compare un peu à une attitude tolérante face à des collègues travailleurs qui utilisent les réseaux sociaux au travail (ex. 30 minutes ou plus quotidiennement en plus des pauses régulières). Assez tôt, ils vous disent ne pas avoir le temps pour une demande sur leur table de travail et comme par hasard, vous récupérez celle-ci pour, en réalité, compenser ce qui est une perte de production de votre collègue qui ajuste sa cadence de travail à la baisse pour trouver du temps pour nourrir ses contacts sociaux non liés au travail. Ces situations sont extrêmement injustes pour ceux qui sont assidus au travail et elles contribuent à la désolidarisation au sein de l'équipe.

mardi 12 juillet 2016

Pourquoi je suis d'accord avec la collecte de dons pour la défense de l'ex-ministre Nathalie Normandeau

En quelques mots: pourquoi je suis plutôt d'accord avec l'initiative citoyenne de Gaspésiens pour soutenir les frais de défense de l'ex-ministre du PLQ et animatrice d'une radio d'opinion, Nathalie Normandeau.

(Dernière modification: 15 juillet 2016)

Unité permanente anti-corruption (UPAC). Organisme gouvernemental du Québec pour enquêter sur la corruption dans l'attribution et la gestion de contrats avec le Gouvernement du Québec, ses sociétés d'État, les organismes publics sous juridiction du Québec, les villes et municipalités, etc.

  • Chaque élu doit établir sa propre réputation d'intégrité. Il semble que lors de ses années en tant que mairesse et député, Madame Normandeau ait réussi, là même où son parti a échoué, puisque plusieurs personnes croient encore en son intégrité, malgré le dépôt des accusations de l'UPAC.
    Nathalie Normandeau au moment de son audition par la Commission Charbonneau. Crédits photo: extrait d'une vidéo de la Société d'État, ICI Radio-Canada
  • Ceci dit, dans un contexte où la cause mettra plusieurs mois, voire des années (3 ans?, 4 ans?) à être entendue avec jugement prononcé en cour traitant des causes criminelles, il est normal de chercher des revenus alorsa que ces délais sont inacceptables dans une société dite «de droit». Madame Normandeau demeure inemployable (ou difficilement); soit privée de revenus d'emploi ou avec un faible pouvoir de négocier un salaire. Et cette situation vaut tant qu'aucun procès pour des accusations criminelles n'aura n'aura été tenu et que le jugement ne sera pas prononcé. Son employeur, Cogeco, a conclu et obtenu gain de cause devant un juge civil, à l'effet qu'il n'est pas obligé de la garder en poste, même sous une autre affectation comme recherchiste, si une clause de son contrat touchant à la réputation de la station est applicable et en défaveur de Cogeco. 
  • Trop souvent au Québec, la façon non diligente de procéder de la Justice a littéralement provoqué la mort sociale de personnes, favorisée par des sorties-spectacles (trophées de «chasse»?) 
     
    suivies de longs délais subséquents, avant procès et jugements, se comptant en nombre d'années (banana justice?); et même dans un certain nombre de cas, conclus en acquittements, ou en condamnations finalement mineures. Le rétablissement médiatique des personnes jugées non coupables est rarement à la hauteur de leur «lynchage public» avant procès, qui lui dure des semaines et des mois de manière cyclique. Si tu as des preuves, donne du temps pour la défense, puis procède. Si tu n'as pas de preuve irréfutables (ex. vidéo, aveu), joue-là sobre. Autrement, cela prive les personnes ainsi traitées par une justice lascive, de leurs droits fondamentaux. 
  • Selon nos chartes des droits, chacun a droit à la protection de l'intégrité de sa réputation. La Charte des droits te libertés de la personne (du Québec) le formule en ces termes en son article 4: 
«Toute personne a droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation» (1)
  • Ceci inclut, selon la Charte canadienne, le droit «d'être jugé dans un délai raisonnable» et «d’être présumé innocent tant qu’il n’est pas déclaré coupable»(2). Ce sont des droits dont elle et plusieurs autres Québécois sont privés, dans l'attente de procès durant des années après des accusations publiques annoncées en grande pompe. 
    Par exemple, des enseignants (souvent masculins) ont perdu leur emploi, leur crédibilité et leur réputation, suite à de fausses accusations d'étudiants qui se sont finalement avérées non fondées après des années d'une cause pendante (sans mauvais jeu de mot...), et sans que les préjugés et opinions ne changent à leur égard, vu la faible couverture médiatique des acquittements qui ne tourneront pas une semaine ou un mois dans les médias. 
  • Dans un contexte où une cause pourrait être entendue rapidement (ex. dans un délai de 1 an), je comprendrais mal ce genre de collecte de Libéraux de la Gaspésie, alors qu'il y a bien d'autres priorités sociales, mais toutefois pas radicalement opposé, puisqu' encore-là, ce sont des dons privés dont les noms des contributeurs seront rendus publics. 
  • Ce n'est pas de l'argent public, mais ce sont  des dons privés qui sont en cause.
  • D'autre part, des faits récents entourant l'Unité permanente anti-corruption - UPAC (3) soulèvent des questions sur la façon dont ledit organisme officiel d'enquête anti-corruption gère ses agendas et priorités: comme avoir déposé ses accusations les plus flamboyantes (contre des élus) le jour-même du dépôt du budget annuel du Québec par le parti au pouvoir, avec une pré-annonce du genre, aujourd'hui il va se passer quelque chose de majeur à l'UPAC.
À croire que le Québec serait déjà migré en une république socialiste. Alors collectons des dons! Et les lecteurs qui ont déjà lu mon blogue savent que je ne suis pas particulièrement Libéral (PLQ). Ceci dit, je suis pour une justice équitable agissant avec diligence et éthique dans la conduite de ses affaires (dans un délai raisonnable et sans apparence de calculs stratégiques).

AUSSI :

Trois messages à saisir dans l'appui financier de Gaspésiens à Nathalie Normandeau


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1.     Chapitre C-12  CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE [du Québec], art.4 (fichier PDF)
AUSSI:
Déclaration universelle des droits de l'homme, art. 12 (fichier );


2.     LOI CONSTITUTIONNELLE DE 1982 PARTIE I: CHARTE CANADIENNE DES DROITS ET LIBERTÉS, art. 11 alinéas b et d


3.     Par exemple:
  • les arrestations de «gros noms» en lien avec le PLQ le jour-même du dépôt du budget du Québec par le PLQ le 17 mars 2016, un moment fort et médiatiquement attendu de la politique québécoise; des noms sacrifiés par le parti? Ou inversement dans le but de nuire à ce moment médiatiquement attendu. Rappelons qu'il y a même eu pré-annonce qu'on allait annoncer l'arrestation de gros noms du parti.
    L'on tente à l'UPAC de justifier cette date, sous prétexte qu'il y avait un délai minimal requis par la loi entre l'émission du mandat et son exécution, mais omettant de dire que ç'aurait pu être le lendemain. Bref, nous prend-on tous pour des cons?
  • Il y a eu aussi ces fuites de contenus d'enquête provenant d'une source anonyme, en étrange conjonction avec la cause laborieuse des conditions de travail des policiers en négociations (syndicat) avec les réductions des dépenses prévues par PLQ au pouvoir, 
  • Certains éléments plus flamboyants de l'UPAC, sont à l'étape de la reconduction de mandat(s) à sa tête (personnel donc indispensable?) au moment du grand coup médiatique.
  • (...)
De tels éléments pourraient suggérer que certains ordres du jour de l'agenda de l'UPAC pourraient être gérés en fonction d'intérêts particuliers sans lien avec le but commun. Non pas que cela soit criminel en soit, mais c'est à tout le moins possiblement politisé et orienté à des fins qui ne sont pas d'intérêt public. Cela annonce négativement les prochaines années.

vendredi 8 juillet 2016

Dallas: Meurtre de policiers par un ou des tireurs embusqués; la juste position?

On ne répare pas une erreur par une autre.


Tweet du Rev. Jesse Jackson Sr :
«Averses de prières pour les familles des policiers décédés. Nous ne devons pas combattre la violence par la violence. non-violence est la meilleure approche»


VIDEO : Karim Ouellet - Karim et le loup» Ouellet

«L'homme est un loup pour l'homme» (Karim Ouellet)



Karim Ouellet - Karim et le loup: «L'homme est un loup pour l'homme»

Dans la soirée du vendredi 8 juillet 2016, malgré 5 policiers blancs de Dallas abattus le 7 juillet  et 7 autres blessés lors de l'embuscade, les manifestants se prononçaient sur le thème «Black Lives Matter» (La vie des noirs compte). Plusieurs manifestants hésitaient à dire «All lives matter». C'est dire combien les tensions sociales sont à leur comble. Un journaliste de FoxNews interrogeait des manifestants vendredi en soirée. Pour certains d'entre eux, les policiers qui ont fait les gestes qui semblent des meurtres gratuits selon les parties de vidéo largement diffusées, les policiers n'ont pas besoin de procès... Ouf! On ne répare pas des erreurs par d'autres erreurs.

lundi 4 juillet 2016

Trois messages à saisir dans l'appui financier de Gaspésiens à Nathalie Normandeau

Non les Gaspésiens appuyant financièrement l'ex-ministre du PLQ dans sa défense ne sont pas fous: il y a au moins trois messages à la classe politique et aux élites du Québec, dans cet appui financier inattendu envers Nathalie Normandeau.


L'ex-ministre senior sous le PLQ, Nathalie Normandeau, reçoit un appui financier inattendu pour sa défense, après avoir été mise en accusation par l'UPAC et abandonnée par son employeur alors que tout le monde sait que la cause pourrait durer 4 ans et la reconnaître non coupable ou avec un simple blâme. L'arrestation est survenue au moment où l'ex-politicienne était co-animatrice d'une émission-phare à une radio d'opinion de la ville de Québec (FM93) et commençait à dénoncer ouvertement les décisions et virages politiques de son parti.

Nathalie Normandeau, ex-mairesse de Maria en Gaspésie au Québec, ex-ministre senior sous le Parti Libéral du Québec (PLQ) et  ex-animatrice d'une émission à la radio d'opinion au FM93,3 de Québec. Crédits photo : Société Radio-Canada (société d'État d'information publique et de divertissement).


Dans les commentaires postés en réaction à la nouvelle de ces appuis inattendus, les citoyens accusent de folie les résidents de la Gaspésie (Gaspésiens). Mais ils pensent comme des citadins qui récoltent presque tous les services et emplois. Pour comprendre la situation des régions du Québec moins favorisées, voir le lien vidéo en fin d'article.

Il y a probablement 3 messages aux politiciens professionnels, aux organismes d'enquête comme l'UPAC et aux élites non élues qui dirigent le Québec. Le saisiront-ils? 


Après avoir eu une seconde chance inattendue du Parti Libéral du Québec (PLQ) qui a été réélu après une parenthèse PQ et malgré sa grande impopularité, assistons-nous au début de la fin du parti dans les régions? Madame Normandeau est défendue parce qu'elle a livré lorsqu'elle était députée et ministre et qu'elle  est considérée par des anciens électeurs, comme capable d'aller contre la ligne d'un parti pour défendre les régions.

Véhicule de campagne du Parti Libéral du Québec (1960). La formule est encore vraie. «C'est l'temps qu'ça change». Le Québec est prêt pour un parti épuré, mais quand même non socialiste qui développerait les régions et défendrait les classes moyennes. 


1.     Le premier message des supporteurs de Nathalie Normandeau: la perte de confiance dans le parti ou dans les grands partis actuels


L'ex-ministre a-t-elle été été livrée pour protéger les «fesses» de quelqu'un d'autre? C'est le feeling qui suggère en plus des doutes sur les méthodes de l'UPAC, des conclusions de la Commission Charbonneau, etc.

Naïve, peut-être, criminelle initiée, non. Voilà le verdict de ceux qui connaissent Madame Normandeau pour l'avoir soutenue comme député durant 12 ans (ce n'est pas rien!). 

Plusieurs de ses anciens électeurs  ne la croient ni instigatrice, ni le cerveau d'un système de collecte illégale de fonds auquel tous les grands partis ont d'une quelconque manière participé durant des décennies (témoignages des contributeurs). Tout le monde, journalistes inclus, savaient que les entreprises participaient publiquement aux campagnes de financement des partis ou des députés de partis susceptibles d'être élus, dans le but de bénéficier du contenu de la table financière. Souvent, ces entreprises supportaient plus d'un parti. Tout le monde savait que la collecte était de plus de 100.$ par participant à ces activités. Les entreprises apportaient les dons au nom de leurs employés; faut-il être tordu, pour qu'un média ose dire: «Nous ne savions pas»! C'était le jeu d'une époque révolue.  

Sachant cela, Madame Normandeau semble pour plusieurs électeurs, avoir été utilisée par les hautes instances de son parti, parce qu'elle passait bien dans les médias. Cela vaut pour la perception, non seulement des Gaspésiens, mais également de plusieurs de ses auditeurs de Québec. Durant ses années au PLQ, elle inspirait confiance. Elle était presque comme une attachée de presse, élue et ministre senior de surcroît; une aubaine. Si on reconnait qu'elle pouvait avoir erré en acceptant un bouquet de 50 roses et une entrée VIP à un spectacle de Céline Dion, ou recevoir du financement politique d'un système toléré depuis des décennies,  elle ne leur semble pas le cerveau du mal. La thèse de la Nathalie maléfique est peu crédible. J'opterais pour la naïveté des enquêteurs sur la réception de certaines informations incomplètes. Mais il ne suffit pas de prouver que quelqu'un a bénéficié de quelque chose pour en faire un coupable.

Dans le pire des cas, peut-être s'est-elle simplement dit que tous les grands partis le faisaient... La «Machine» Libérale faisait le reste. Le cas échéant, en cas de culpabilité, il devrait y avoir un grand nombre de politiciens dans les prisons de Gotham, euh pardon, du Québec et non pas seulement la CatWoman de la politique québécoise.

2.     Le deuxième message des supporteurs: les organismes d'enquête sont perçus comme agissant de manière sélective (je suggère naïve ou expéditive)


L'UPAC pourrait-elle être manipulée par des révélations sélectives et partielles:
  • Tantôt d'un côté, peut-être par une source chez les policiers en négociation avec l'État (avec et contre l'administration PLQ) lors du torpillage de l'événement du dépôt du budget du PLQ. La une était monopolisée par les révélations d'un mystérieux informateur qyant des informations sur des enquêtes en cours. 
  • Tantôt de l'autre, avec le coulage par des initiés, d'informations teintées d'irrégularités ayant directement ou indirectement bénéficié à la dame (?)  
Ses défenseurs ont-ils un sentiment croissant qu'il y a des intouchables et des gens protégés, élus ou hauts-fonctionnaires nommés?

Les organismes d'enquête comme l'UPAC devraient saisir ici qu'ils sont en train de perdre la confiance des citoyens


Cela arrive, par exemple, via des événements comme son arrestation quelques jours après que l'ancienne ministre senior ait fait une sortie virulente contre l'administration Libérale. Cela sent le contrat (une enveloppe jaune? une clé usb noire? transmises aux enquêteurs) pour provoquer une poursuite avec effet de bâillon, au même moment où elle remettait en question la direction du PLQ post-Charest. C'est qu'au début de son embauche au FM93,3 de Québec où elle donnait la réplique à Éric Duhaime, elle était la «parfaite» politicienne avec la rectitude, la ligne du parti et tout. Son discours sonnait comme une démo de clavier musical à 300$. Puis, quelques jours avant son arrestation, elle avait changé de ton et mené une charge en règle contre l'actuelle administration, en disant qu'elle ne reconnaissait plus le PLQ, par exemple, via son virage vert déconnecté des réalités immédiates et régionales. Et peu de temps après que l'émission ait été la plus écoutée de sa plage horaire dans la région où elle est diffusée. Comme par hasard, dans ce contexte, son arrestation soudaine créait un malaise senti et la stupéfaction. Cela sonnait comme un contrat venu d'en haut. Comme si on l'avait livrée pour la faire taire (une poursuite bâillon par organisme interposé?).

3.     Troisième message des supporteurs: le vent tourne de plus en plus favorable à la création d'un Parti des régions, axé sur la défense et le développement des régions et la protection des classes moyennes et d'une économie décentrée, gérée selon le principe de subsidiarité (les fonds gérés là où ils sont requis) 


Les régions seront bientôt prêtes pour un Parti des régions et la défense de leurs classes moyennes et entrepreneurs. Quand un Québécois est prêt à mettre sa main dans sa poche pour financer une cause, c'est qu'il est VRAIMENT engagé et parfois enragé. Le montant récolté pour sa défense sera un bon indicateur. . .

Il faut comprendre que

  • les régions ne veulent pas la charité, elles veulent leur du. Cela explique en partie la désapprobation vécue par Stephen Harper aux élections fédérales de 2015, qui (PCC), a recentré des emplois et s'est fait chasseur de chômeurs, sans distinguer le contexte de la nordicité et de la ruralité là où l'agriculture n'est pas une force. 
  • Les régions ne veulent pas de yesmen ou yeswomen. Elles veulent des défenseurs et représentants de leur réalité. Son ancienne circonscription n'a pas oublié que Madame Normandeau défend bec et ongles les régions en politique québécoise. Elle le faisait comme élue. Elle le faisait encore comme animatrice de radio d'opinion. Les députés sont, selon une perversion de la démocratie, presque toujours  liés par la ligne du parti. Nathalie Normandeau était capable d'aller à contre-courant sur cet enjeu précis et de tenir tête à son chef. Et il le savait, qu'elle avait des griffes. La défense des régions et de leur dignité, c'est sa marque de commerce.


Tout compte fait, Cogeco a peut-être fait un mauvais calcul en la congédiant de façon aussi expéditive. Un tribunal a statué que son contrat permettait à l'employeur de le faire, mais un droit n'est pas toujours une obligation. Retirée des ondes oui, mais il n'y avait pas de pancartes et de fourches et torches de la population, devant la station du FM93, pour la mener au bûcher. Au contraire, un malaise senti, beaucoup de scepticisme dans ce qui ressemblait à une manœuvre politique soudaine et obscure, comme si on voyait les attaches du trucage. À preuve, Madame Normandeau conserve un soutien populaire et une fois jugée devant tribunal, on conclura peut-être que toute la classe politique bien établie était sujette à bénéficier directement ou par la bande (par rebond) d'un système propice au détournement de la loi; comme par exemple, ce ridicule don politique limité à 100$ qui aurait dû être indexé à chaque année. Le concept du plafonnement des dons peut être bon, mais pas le gel du montant des contributions sur des décennies. Par exemple, on pourrait établir une contribution en proportion d'un pourcentage maximal raisonnable de la statistique du salaire moyen des trois dernières années de déclarations fiscales compilées pour les travailleurs à temps plein (ex. 0,5 % ou  revenu moyen t-plein x 0,005 ???).


Pour une introduction sur la politique et les régions du Québec:
VIDEO d'une interview de Myriam Ségal -- Allez à 5 min. 36 s

samedi 2 juillet 2016

Le débat canadien des redevances Netflix, Apple TV, Youtube ou autres

Sur les redevances canadiennes de Netflix, Apple TV et autres, le respecté Guy Fournier, comme tout humain, peut errer. Même Steeve Jobs a erré (film 2016). 


Les portes d'entrées des données et du divertissement numérique sont devenues incalculables: câble conventionnel, applications mobiles, serveurs de données, grands médias ou médias spécialisés... La seule chose commune (plus petit commun dénominateur), c'est le volume de données en lien avec la bande passante, qui lui est déjà taxé plus d'une fois si le client est en mode abonnement (fournisseur internet ou téléphonie mobile, par exemple). Et contrairement aux producteurs canadiens, les entreprises étrangères ne reçoivent pas de subvention canadiennes. Ceci, il faut en tenir compte. 


Nous faisons probablement fausse route dans le cas du dossier des redevances de Netflix, Apple TV, YouTube et autres producteurs et diffuseurs de données qui ne paient pas de taxes au Canada, ce qui pénalise logiquement les producteurs et diffuseurs d'ici (Québec ou Canada). Il n'est pas obligé qu'il en soit ainsi.

Guy FOURNIER. Netflix finira-t-il par cracher son dû? Journal de Montréal. 30 juin 2016


Si c'est le CRTC avec ses règles devenues inapplicables dans une nouveau contexte qui leur cause problème, alors...