mardi 28 octobre 2014

Test de français au collégial: anachronisme culturel et de cheminement scolaire

L'affaire du français écrit au collégial constitue un anachronisme culturel et de cheminement scolaire. En fait, que le ministre de l'Éducation, du loisir et du sport, Yves Bolduc considère l'élimination de l'épreuve de la langue française pour l'admission au Cégep (études post-secondaires ou pré-universitaires) n'apparaît pas si illogique dans le Québec actuel. Voici pourquoi.

  • Un diplômé du secondaire a passé 11 ans de sa vie sur les bancs d'école. Il a réussi son français. 
  • Le français de base devrait être acquis à la fin du secondaire. Si l'étudiant diplôme du secondaire, il devrait être admissible au Cégep technique et au Cégep préparatoire à l'université.
  • De par ma fonction, j'ai régulièrement à superviser des stagiaires. J'ai eu à faire du coaching de 2 personnes issues de l'immigration. Ces personnes travaillent actuellement (niveau technique), ou étaient sur le point de travailler au Québec (niveau professionnel spécialisé). L'une d'elles occupe un emploi technique et sa connaissance du français écrit et parlé ainsi que la compréhension étaient minimales. L'autre terminait une maîtrise dans une université québécoise sans être suffisamment francisée. Et parce que ces personnes sont entrées par une autre porte, elles n'ont pas eu à démontrer des aptitudes particulières en français (écrit, compréhension et analyse de texte et français parlé). Les équivalences de diplômes ne tiennent pas compte de la langue du candidat, mais de la spécialité. Il est donc totalement injuste que pour une semblable inaptitude au français, on discrimine nos propres citoyens. Je ne dis pas que ces personnes ne devraient pas être reçues. Au contraire, c'est le double standard qui est totalement injuste et peut-être même de ce fait, inconstitutionnel. D'ailleurs, cela explique probablement que l'on ait favorisé une certaine immigration francophone au détriment d'autres cultures tout aussi aptes à obtenir la citoyenneté. Il apparaît de plus en plus qu'avoir la langue, ne garantit en rien que les néo-canadiens aiment la culture d'accueil.

vendredi 24 octobre 2014

Terrorisme : les modérés silencieux. Et le cas d'Asia Bibi

Une étudiante musulmane américaine se présente devant un panel de discussion sur le terrorisme et ce qu'il faut pour le contrer. Comme d'habitude, dans ce genre d'intervention, elle rappelle que la majorité des musulmans ne sont pas des radicaux. Ce à quoi elle reçoit une réponse qui fait référence. Dans toutes les cultures qui ont connu des périodes de violences idéologiques, ethniques, racistes ou autres violences du même genre ciblant volontairement des civils, la majorité de modérés silencieux n'ont jamais fait la différence. Il en a été ainsi pour le nazisme, pour les exécutions massives dans l'implantation du communisme, et ainsi de suite. Les musulmans modérés silencieux ne feront pas la différence, s'ils ne font pas connaître leur opposition, s'ils ne sortent pas en masse du placard.

RÉPONSE MAGISTRALE À UNE MUSULMANE MODÉRÉE


Pensée : « La seule chose nécessaire au triomphe du mal est l'inaction des gens de bien » (The only thing necessary for the triumph of evil is for good men to do nothingEdmund Burke). 

Asia Bibi, accusée de blasphème au Pakistan,
condamnée à la peine de mort. Cause en ultime
appel en octobre 2014, après 2 condamnations
et 4 ans de prison dans une cellule exiguë.
Dans les situations de terrorisme et crimes de guerre, nous voudrions entendre la dénonciation véritable et le refus évident de la violence gratuite idéologique, comme lorsque un avion de civils a été abattu dans le conflit Russie contre Ukraine (Vol MH17). Sinon, il suffira dans un tel pays, d'une minorité de radicaux pour faire basculer les autres membres d'une communauté dans la violence (ou imposer le silence).
  • Par exemple, qui dans l'islam, élève sa voix contre les exécutions et les emprisonnements,
    Asia Bibi: un exemple de charia appliquée.
    comme celui de Asia Bibi (parmi des milliers d'autres)? Je l'avais oublié, cette femme pakistanaise, mère de 5 enfants, qui croupit depuis 4 ans dans une cellule de 1,5 m x 1,5 mètres. Son crime? Non-musulmane, elle a plongé son verre dans la même eau que des travailleuses musulmanes. En se défendant, en réponse aux accusations, elle a été accusée de blasphème. La sentence est extrême. Et si c'est la loi du pays, ce n'est donc pas une si petite minorité, vous ne croyez pas? Elle a des problèmes avec sa circulation sanguine en raison de l'exiguïté de sa cellule où elle est confinée. Elle craint de manger la nourriture que sa famille lui apporte, car elle sait que celle-ci pourrait être empoisonnée avant de lui être remise. Des hommes politiques (dont le gouverneur du Penjab Salman Taseer et le ministre des minorités Shahbaz Bhattqui) ont voulu prendre sa défense ou réformer la loi ont été assassinés. De surcroît, sa condamnation à mort a été confirmée en octobre 2014. Celle-ci a d'ailleurs ravivé le souvenir de son arrestation. Des cas aussi grave, ou plus encore, il y en a des milliers. Mais nous pouvons nous indigner contre celui-ci, qui sont vécus dans des pays où de telles lois applicables à tous serait, dit-on, le produit d'une infime «minorité».
  • Autre exemple: Quel tribunal islamique juge les crimes de guerre de l'islam? 
  • Et ainsi de suite.

Quand le multiculturalisme n'est plus compris comme la diversité dans UNE nation

Jeune adulte, je comprenais le multiculturalisme du Canada comme quelque chose de positif et dans un sens de merveilleux; un genre de wonderland à la Winnie The Poo, où le tigre et le cochonnet sont devenus amis. Une terre où le miel coule à flot non seulement pour le natif Winnie (comme dans Winnipeg), mais pour les néo-canadiens, grâce aux programmes sociaux, comme peu de pays en ont. Je percevais que cela voulait dire l'ouverture à l'autre, pour permettre à d'autres personnes en provenance d'autres cultures, de profiter eux aussi des avantages de la liberté de choix, de pensée et de religion, de prospérer, dans notre pays, en conservant ce qui est beau de leur culture, mais en formant UNE nation, UN pays dans lequel il a fallu des siècles pour parvenir à un équilibre fragile, petit à petit, pas à pas. Plusieurs y ont prospéré après leur arrivée. Mais il leur a fallu travailler fort. Aujourd'hui, en observant ce qui se passe depuis quelques années et en décomposant le mot (= multi + culturalisme; plusieurs cultures), je me rends compte qu'il est plutôt compris comme l'invitation à chacun, de conserver son mode de vie sans compromis: ses rivalités, ses conflits ethniques, son unilinguisme, voir même son animosité contre le pays d'accueil; bref, ce qu'il y a quelques décennies, était fui par ceux qui étaient heureux de faire partie du Canada et qui devenaient vraiment canadiens. On dit même, chez certains d'entre eux: «C'est vous, les Canadiens, qui êtes multiculturalistes, pas nous!». Nous répondons:  «pourquoi s'en faire; ce n'est qu'une minorité non représentative».

Résultat: dans 100 ans, ce ne sera plus un pays.

LIRE :
Pakistan: peine de mort confirmée pour Asia Bibi, Le Figaro, 16 octobre 2014.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/10/16/97001-20141016FILWWW00172-pakistanpeine-de-mort-confirmee-pour-asia-bibi.php

Benoît RAYSKI. Vous vous souvenez d'Asia Bibi ? La condamnation à mort de cette Pakistanaise chrétienne pour avoir mal parlé de Mahomet a été confirmée. Atlantico. 22 octobre 2014.
Lire sur http://www.atlantico.fr/decryptage/souvenez-asia-bibi-condamnation-mort-cette-pakistanaise-chretienne-pour-avoir-mal-parle-mahomet-ete-confirmee-benoit-rayski-1818760.html#pu0BgGXD4Oa6Ju0Q.99

dimanche 12 octobre 2014

Le Québec et le virage de la vente au détail en ligne

Le rendez-vous du commerce en ligne a été présenté le 8 octobre 2014 à Montréal. L'événement, organisé par le Conseil canadien du commerce de détail avait pour thème principal l’avenir du commerce de détail. La vente au détail (vente de produits) est en pleine transformation au Québec. Le rendez-vous du commerce en ligne était d'ailleurs animé par le président fondateur de eComMtl Stéphane Ricoul. De plus en plus d'argent est dépensé en ligne (LaPresse/Les Affaires, 2 octobre 2014), échappant souvent aux commerces locaux de la province de Québec. Mon présent article ne vise pas à décrire le quoi, que je laisse aux spécialistes du commerce, de l'économie et du marketing. Mon intervention vise le POURQUOI, en tant que point de vue d'un client qui a cheminé sur la question. Ma conclusion est que les marchands qui manquent le virage vont voir leur part de marché décliner. Pourquoi un client comme moi ou mon fils échappent-ils parfois au détaillants locaux? Je présente, par instinct, des avenues qui pourraient aider le commerce local; non pas uniquement ce qui est, mais ce qui pourrait être. Ce qui suit n'a pas de prétention scientifique. C'est une hypothèse de départ avec quelques conseils d'un père qui achète parfois en ligne et qui observe son fils, jeune adulte, qui le fait lui aussi. Deux générations, deux acheteurs en ligne.

Je suis toujours surpris que plusieurs entreprises paient des milliers de dollars en publicité pour attirer quelques grappes de clients, mais que nombre d'entre elles font très peu pour être à l'écoute de leurs clients pour garder les centaines ou les milliers qu'elles ont déjà; opération qui serait logiquement moins coûteuse. Par exemple, au lieu de cartes fidélité à 2%, plusieurs clients préféreraient probablement une baisse de prix de l'équivalent...

Pas de «prisonniers consommateurs»

La première réaction, pour protéger les achats locaux serait de penser à des surtaxes (barrières tarifaires, protectionnisme, élever des murs contre le libre marché). Mais ce serait une erreur de notre Gouvernement, car le client post-moderne est rebiffé par ces nouveaux «murs de Berlin» commerciaux et se rebellera contre la pratique. Que faire donc?


La vraie question de «l'infidélité» par de plus en plus de clients, c'est le «Pourquoi?»

Pourquoi un client va-t-il préférer faire venir un produit de 500 km, voire même 1000 km de distance, plutôt que de se rendre chez un revendeur local? Je tenterai quelques pistes par notre expérience familiale avec des clients de deux générations.

Voici quelques hypothèses à explorer.

mercredi 8 octobre 2014

Le Québec vers un autoritarisme politique ?

Il s'en faudrait de très peu pour croire que le Québec est en marche vers un autoritarisme politique. Le contrôle est de plus en plus enveloppant sur l'éducation, de la garderie à l'université. Les institutions privées en services de garde pour la petite enfance et en éducation sont de plus en plus perçues comme un dérangement, comme si elles étaient le sable dans l'engrenage d'un plan en progression. Il est de moins en moins possible de pouvoir exprimer une opinion divergente. Le changement des partis au pouvoir ne change pas le plan. On appelle le point de vue de l'État et des médias, une certitude, moi j'appelle cela les derniers moments de la démocratie, placée sur respirateur. Quand les citoyens d'un État n'ont le droit de penser que dans leur chambre, cela ne s'appelle plus de la liberté.
Drapeau d'un Québec totalitaire.
Fiction ou anticipation ?
Crédits image :
YasPasdPRESSE.Blogspot.com

Mon analyse de l'opposition incessante contre le réseau privé en éducation (et services de garde) et l'incessant débat contre les écoles privées, m'ont amené à conclure ceci:


Quand le Québec aura le monopole en éducation, de la garderie à l'université, tout sera en place pour un autoritarisme politique.

lundi 6 octobre 2014

Quelle part de familles de classe moyenne à l'école privée au Québec ?

ERRATUM. Entre 2010 et 2014, j'ai véhiculé sur ce blogue un chiffre erroné sur le taux de fréquentation des écoles privées par la classe moyenne pour la province de Québec (1). Je tenais mes chiffres d'un article de 2010, d'un chroniqueur bien connu à Québec. Vérification faite avec deux études commanditées par la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP), chiffres de 2005 et de 2013, je ne sais pas d'où provenaient les statistiques sur les revenus de la clientèle utilisées par le journaliste; peut-être des données régionales et non de l'ensemble de la province de Québec? Je dois donc corriger le tir en révisant à la baisse les chiffres diffusés précédemment. 

Malgré ce constat, nous sommes en mesure de voir que 
  • Les classes moyenne et de revenu inférieur constituent encore une bonne part de la clientèle du réseau d'enseignement privé au Québec (± le tiers des familles clientes ou un peu moins)
  • Mais nous apprenons aussi que leur proportion fond littéralement dans la clientèle des instituts d'enseignement privés autonomes (chiffres des instituts privés membres de la FEEP), qu'on peut comparer, entre les études de 2005 et de 2013, en se servant d'un calculateur de l'inflation (hausse du coût de la vie au Canada) entre ces années. La classe moyenne combinée à la classe de revenu inférieure seraient passées de plus de la moitié des clients, à près du tiers en seulement 8 ans. Comme si cela était programmé par les coupes au privé, lentement mais sûrement... Work in progress!

samedi 4 octobre 2014

Éducation Québec : Pourquoi subventionner l'école privée? QUIZ vidéo de la FEEP

La Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP)  au Québec présente une courte vidéo au contenu simplifié pour expliquer en quelques mots et images la situation du financement du réseau scolaire privé, particulier au Québec. La vidéo «QUIZ pourquoi financer l'école privée» est bien faite et d'écoute facile. Je commente par la suite ce qui pourrait être perçu comme des mensonges.



L'argumentaire étant très simplifié pour le besoin, certains pourraient croire que les chiffres sont falsifiés. 

Voici le fruit de mes recherches, réflexions et contacts avec le réseau privé
(dernière mise à jour: lundi 6 octobre 2014)

D'où vient que l'élève au privé ne coûterait que 38% du support de l'État au public, si l'État finance un élève du privé à 60% de la subvention du public ?

lundi 29 septembre 2014

Subvention partielle des élèves des écoles privées, les journalistes ont «devoirs non faits»

Les journalistes du Québec, depuis des années véhiculent que l'école privée serait subventionnée à 60% par le Gouvernement du Québec (MELS inclus). Pourtant l'information est là sur le site du MELS. C'est beaucoup, beaucoup moins.

(dernière mise à jour:  Le 2 octobre 2014)

C'est 43% d'une partie des subventions du public (même pas de toutes) qui est pris en charge pour un élève inscrit au privé (100% au public, 43% au privé), chiffres du MELS

Sont exclues des activités couvertes, par exemple:
  • l'argent pour l’achat et l’entretien de leurs bâtiments.
  • l'argent pour un grand nombre d’allocations auxquelles le secteur public a droit, notamment, celles pour les élèves ayant des difficultés scolaires, même s’ils représentent 10 % de sa clientèle régulière.
  • aucun retour en argent non plus, des taxes scolaires qui sont réservées au financement des commissions scolaires.
  • l'embauche des étudiants stagiaires en éducation,
  • les programmes d'entrepreneuriat,
  • l'aide aux élèves en difficulté,
  • (...)
On peut lire par exemple, une valeur totalement erronée à l'effet que la hauteur du subventionnement de Gouvernement du Québec pour un élève du privé serait au moins de 60% (source : Le Soleil, 29 septembre 2014, chiffre nettement surévalué). Claire PIMPARÉ a beau être bien gentille et supportée par la génération Passe-Partout, elle devrait valider les chiffres des syndicats et commissions scolaires avec lesquels elle associe son nom dans le cadre de la Semaine pour l'école publique. Cette semaine annuelle (non pas un jour!) est proche de devenir une activité de lobbying des syndicats et des commissions scolaires. L'exercice retient année après année beaucoup d'attention dans les médias en s'attaquant au privé avec des chiffres erronés.

L'argent pour l'élève

De la même manière que l'argent suivait l'enfant en service de garde privé, l'argent suit l'élève en fonction du choix. Sauf que là, en service de garde, le gouvernement n'a pas créé de nouvelles places en nombre suffisant au public. Mais si un flot de parents dirigent leurs enfants vers le public, le contrecoup financier et logistique (ex. capacité d'accueil) sera dur et incontournable. Il n'en sera pas comme pour les garderies privées.
  • Au public, le montant dirigé à la CS à laquelle appartient l'école sera de 100%
C'est donc une réelle économie pour l'État québécois, lorsqu'un élève fréquente une institution d'enseignement privée.
Dans une chronique du 30 septembre dans le Journal de Québec, Mario DUMONT nous rappelle ce fait. L'école privée n'est pas subventionnée, c'est l'enfant qui est suivi par l'argent dans une institution qui applique le programme du ministère. La part de contribution non donnée au privé pour l'inscription d'un élève, constitue donc une réelle économie. Le vrai problème est probablement que le privé dérange dans une société de plus en plus de tendance socialiste (vers un contrôle total des programmes et de l'éducation des enfants par l'État; à partir du sevrage ou du CPE, jusqu'à la fin du Cégep, jeune adulte).

Les chiffres du MELS pour 2011-2012


Source : Direction des statistiques et de l'information décisionnelle (DSID), Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), 2013 (les valeurs arrondies à la première décimale sont pour 2011-2012).

Selon les chiffres du MELS (Ministère de l'Éducation, du loisir et du sport) publiés en 2013, la vraie contribution gouvernementale au privé est de 43,2 %, ce qui ne prend pas en compte l'achat et l'entretien de la propriété et d'autres dépenses (1):
  • MELS 42,3 %
  • Subventions d'autres ministères: 0,9 %
TOTAL des contributions du Gouvernement du Québec : 43,2%


Le chiffre véhiculé médiatiquement (60% par rapport à 43,2%) constitue donc une surévaluation de 38,9 %; soit  60 - 43,2 / 100. Ceci suggère la démagogie et la désinformation ou le manque de rigueur journalistique. Le 60% ne touche qu'une partie commune (privé vs public). Mais pour une grande partie, le privé n'a pas accès à plusieurs subventions et allocations accordées au public. Donc le 60% ne concerne pas l'ensemble des coûts du privé, mais les services éducatifs. Lorsqu'on considère l'ensemble des côuts par élève, la contribution du Gouvernement du Québec passe alors plutôt autour de 38% selon les calculs diffusés par la FEEP (voir la vidéo).

D'autre part, la partie fournie par les parents pour l'enseignement privé : 44% minimum et d'autres sources de financement pour le reste, constitue autant d'économie que l'État n'a pas à mettre pour un élève et que les contribuables n'ont pas à mettre en taxes scolaires. Ce que cela signifie, c'est qu'un élève de la classe moyenne inscrit au privé (une grande proportion de la clientèle globalement au Québec) libère beaucoup d'argent qui peut être dirigé vers l'aide au public. Le privé n'a aucun contrôle sur ce qui est fait par le Gouvernement du Québec, avec les économies réalisées.

LIRE AUSSI sur ce blogue:

Nouvelle vague contre les écoles privées du Québec: mythe et réalité (26 septembre 2014)


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1.  Simon OUELLET et autres. Graphique : Répartition des revenus des établissements privés. INDICATEURS DE GESTION 2011-2012 ÉTABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT PRIVÉS. Direction des statistiques et de l'information décisionnelle (DSID), Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS). 2013, p. 10 (document PDF ici consulté le 29 septembre 2014 http://www.mels.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/statistiques_info_decisionnelle/IND_EP_2011_2012.pdf)