lundi 2 mars 2015

Le Croissant-Rouge dénoncé sur Radio Vatican: à tort ou à raison?

S'agit-il de la réalité ou de fausses affirmations sur la discrimination systématique pratiquées par le Croissant-Rouge?


Toujours est-il que Mgr Jacques Behnan Hindo, l’évêque syro-catholique d’Hassaké (nord-est de la Syrie) a affirmé haut et fort, que le Croissant rouge ne respecterait pas les ententes avec la Croix rouge et qu'il pratiquerait depuis quatre ans, la discrimination et le refus systématique d'aide matérielle, contre les chrétiens d'Orient qui demandent de l'aide en Syrie, alors que les musulmans en recevraient.

Déclaration de Mgr Jacques Behnan Hindo, l’évêque syro-catholique d’Hassaké en entrevue à Radio Vatican (24 février 2015):


«Nous restons donc deux évêques : moi-même, syrien catholique et l’évêque assyrien. C’est sa communauté qui trinque, c’est cette communauté qui souffre. Nous souffrons tous avec elle. Nous devons être à peu près 120.000-130.000 habitants chrétiens dans la région, éparpillés un peu partout. La majorité est à Hassaké et à Kameshli. Il y en a pas mal qui ont émigré. Depuis quatre ans que la guerre dure, il y a à peu près 20-25% qui ont émigré. On ne peut vraiment pas avoir un chiffre exact parce que tous les jours, il y a des familles qui émigrent.(...)«Au Nord, la Turquie a tout fermé, absolument tout fermé. Elle laisse seulement passer les camions, les « Daeshiens », les troupes de Daesh, le pétrole volé à la Syrie, le blé, le coton. Tout cela peut passer la frontière mais personne ne peut passer.(...)
«Vous êtes donc encerclés, sous pression islamiste. Est-ce qu’il y a quand même une quelconque aide humanitaire qui arrive à vous parvenir ?»
«Il y a une chose que je voudrais dire : la Croix Rouge aide, fournit de l’argent au Croissant Rouge. Or, le Croissant Rouge ne donne absolument rien aux chrétiens. Hier, il y a eu le Croissant Rouge, UNHCR, etc, qui se sont baladés devant les télévisions, qui ont parlé comme s’ils avaient aidé les gens. Or, ils n’ont distribué, même pas une livre syrienne. Jusqu’à maintenant, le Croissant Rouge n’a rien donné aux chrétiens, et ce depuis quatre ans (ndlr : le début de la guerre). Je l’ai dit sur une grande chaîne arabe et là, je vous le dis aussi. Il faut que la Croix Rouge le sache. Il faut qu’il le sache. Ici, les responsables sont tous des Frères musulmans ou apparentés. Je le dis à voix haute parce que cela m’exaspère et me révolte.» (1)

Réponse présumée de la Croix-Rouge, France


Voici un extrait de ce qu'a répondu la Croix-Rouge via Twishort (probablement une application automatique), à mon tweet et le site où cela pointe: 2 mars 2015, vers midi, heure du Québec, ou un peu avant. Il s'agit évidemment d'une opération de communications.

«Bonjour, pour faire suite aux propos tenu par Mgr Jacques Behnan Hindo, la Fédération Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en parfaite concertation avec le CICR (Comité International de la Croix-Rouge), tient à rappeler les éléments suivants :
«Le Croissant-Rouge arabe syrien, le Comité international de la Croix-Rouge et les autres composantes du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge assistent les Syriens vulnérables de toutes origines affectés par le conflit, à chaque fois que l’accès et leurs capacités opérationnelles le permettent. Notre Principe fondamental d’impartialité signifie que nous ne faisons aucune distinction basée sur la race, la religion, les croyances ou la couleur de la peau quand nous nous efforçons de venir en aide aux gens, que ce soit en Syrie ou n’importe où ailleurs dans le monde.
«En tant que membre du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le Croissant-Rouge arabe syrien travaille conformément à nos Principes fondamentaux de neutralité, d’indépendance, d’impartialité et d’humanité à travers tout le territoire national.(...)»  FIN DE L'EXTRAIT



Mon opinion sur les déclarations de Mgr Jacques Behnan Hindo, l’évêque syro-catholique d’Hassaké ET la réponse de ce qui semble être un communiqué de la Croix-Rouge

Il ne faut pas s'emballer avec les propos de l'évêque, sans d'abord écouter l'autre partie, car on pourrait nuire à la collecte d'aide matérielle. 

Mais la réponse nous parle de politique, ententes ou conventions officielles avec le Croissant-Rouge. Quels sont les faits qui nous prouvent que ces conventions écrites sont effectivement respectées sur le terrain. Rien de précis sur des validations terrain concrètes, des dates, des points de vérification, etc. Pourquoi douterions-nous des témoignages de ceux qui sont malmenés et qui prétendent se butter aux refus d'aide?

Le seul moyen d'en avoir le cœur net serait de valider avec des cueillettes de témoignages et enquête sur le terrain (monitoring de demandes réelles aux sites de distribution). 

Si les choses sont avérées vraies, ce serait un crime de guerre. Je ne dis pas que la Croix-Rouge serait automatiquement responsable, mais 

  • que l'organisme pourrait s'être fait trompé,
  • que si la durée des faits remonte aussi loin que quatre ans en arrière, il y aurait même eu incompétence ou pire.

La Croix-Rouge devrait porter une attention particulière à ces allégations, car ce ne serait pas le premier mensonge en temps de guerre, ici de la part de gens qui sont présumés administrer le Croissant-Rouge dans la région, en étant accusés, à tort ou à raison, de conflits d'intérêt et de pratiques de discrimination. Pour ne pas entacher sa réputation, la Croix-Rouge doit pousser l'enquête plus loin, car la situation peut avoir changé au fil des mois.

Un nouveau tweet de la Croix-Rouge montre des photos de l'aide... du 26 février 2015. Les allégations diffusées sur Radio Vatican font référence à quatre années de discrimination anti-chrétienne par le Croissant-Rouge






Durant les quatre années de la guerre en cours, selon le témoignage diffusé sur Radio Vatican, l'aide provenait d'autres sources, malgré l'instabilité, mais pas du Croissant Rouge:

«Alors de qui provient l’aide que vous recevez ? 
Par exemple, de l’Œuvre d’Orient, du Vatican, de la Congrégation orientale. Sinon, la Croix Rouge ne donne rien puisqu’elle donne tout au Croissant Rouge et le Croissant Rouge, ici, ne distribue même pas un milliardième de ce qu’il reçoit, rien aux chrétiens.» (Mgr Jacques Behnan Hindo, sur Radio Vatican, 24 fév. 2015)

Les organismes apportant leur support vivent logiquement le même contexte de guerre et de difficultés d'acheminer de l'aide.

Le Tweet qui a suscité la réponse (automatisée ?) de la Croix-Rouge:

(à noter que la couleur noire en deux bandes, n'apparaît pas dans le tweet d'origine, mais seulement dans son intégration au présent blogue)


________________
1.  Syrie : des dizaines de chrétiens capturés par l'Etat islamique. Radio Vatican, 24 février 2015.
http://fr.radiovaticana.va/news/2015/02/24/syrie__des_dizaines_de_chr%C3%A9tiens_captur%C3%A9s_par_letat_islamique/1125449

samedi 28 février 2015

Éducation sexuelle: protection des enfants contre les concepteurs et formateurs

Voici pourquoi le contenu de l'enseignement de la sexualité à des mineurs ne doit pas être abandonné à des fonctionnaires et des doctorants faisant de l'expérimentation de théories éducatives sur populations réelles.


D'entrée de jeu, laissons les enfants être des enfants. Ne les plongeons pas dans une hyper-sexualisation ou dans une exposition précoce à la sexualité, comme s'ils devaient avoir une sexualité d'adultes pour être considérés normaux.

N'ouvrez pas la porte à des inconnus


Pour ceux qui seraient sceptiques sur les enseignements déviants qui menacent les systèmes d'éducation occidentaux, considérons ce que relate Mathieu BOCK-CÔTÉ dans un article de fond (26 février 2015), concernant un fait réellement arrivé dans une école de Montréal.

«Début février, l’école Saint-Constant, sur la rive-sud de Montréal, invitait ses élèves, le temps d’une journée, à se travestir. Les garçons devaient s’habiller en filles, et les filles, en garçons et cela, pour promouvoir la tolérance – on connait le refrain». 

Vous avez compris que nous en sommes maintenant au niveau de l'endoctrinement social.

La théorie du genre : un peu de contexte


Selon la théorie du genre, le sexe de l'individu humain (identité sexuelle, genre féminin ou masculin)  ne serait pas déterminé à la naissance mais beaucoup plus tard en cours de vie. La nature ferait-elle donc de très nombreuses erreurs en faisant naître les enfants avec un sexe biologique erroné? Nous ne sommes donc plus dans l'exception, mais dans la norme, si l'on se laisse aveugler par les promoteurs de la théorie du genre.

Le prétexte pour laisser carte blanche ou pleins pouvoirs éducatifs (sans droit de regard continu des parents) pour le contenu et la durée de l'enseignement sexuel à l'école


Laissons les enfants être des enfants. Dessin : Fille et garçon au jeu en été, par Lydia, 2015

Le prétexte : les enfants apprennent la sexualité n'importe comment, il faudrait que l'État s'accapare ce domaine de vie pour les protéger des sectes et extrémismes, des faussetés transmises via internet, et entre les jeunes eux-mêmes, etc.

La réalité : Avec un enseignement sans droit de regard continu des parents sur la durée et le contenu, les enfants apprendront la sexualité en partie n'importe comment, mais en fonction de lobbys  réels ou larvaires. Ce n'est pas l'innocence annoncée.

Par exemple,

Voici à quoi pourrait ressembler le contenu thématique de l'éducation sexuelle dans les manuels scolaires, dans 5 ou 10 ans, vers 2020-2025 au Québec, dans une société libérale postmoderne. Et apparemment, nous ne serions pas les premiers qui risquent de voir les manuels écrits par des êtres douteux ou de découvrir des pédophiles actifs dans la vie politique.
  • La pédophilie décrite comme bonne si cela fait du bien à l'enfant, selon la situation (théorie déjà véhiculée à la rigolade dans les médias français) et comme l'ont défendu 60 signataires très en vue au sein de la pensée française, par exemple, dès 1977 (24H actu, 2 janvier 2013).  On trouve même parmi les signataires apologistes de la pédophilie, le nom de Jean-Paul Sartre et plusieurs figures et modèles de la pensée Mai 68. Du passé tout ça? Pour cela, il faudrait premièrement qu'ils soient tous morts et deuxièmement, qu'ils n'aient exercé aucune influence sur la pensée ce qui est hautement improbable. Il faut différencier entre la pensée avec ses influences et le législatif. Le fait qu'une loi interdise une chose, n'indique aucunement que des groupes ne sont pas très actifs pour autant. Plus près de notre contexte au Canada, le Code criminel change régulièrement depuis les années 80 au Canada. Si bien que quand la criminalité diminue statistiquement, c'est souvent 1) parce que la liste des actes criminels a été régulièrement réduite ou 2) parce que les actes d'accusation sont négociés à la baisse. Pourquoi, l'Opération Scorpion a-t-elle cessé au Québec (contre l'exploitation sexuelle de mineures par la prostitutions juvéniles) quand des rumeurs (ou étaient-ce des témoignages?) ont commencé à impliquer le politique? Ce genre de rumeurs couvait dans les médias. Il ne faut pas négliger les pouvoirs derrières les contenus idéologiques des cours, surtout de ceux que l'État voudrait voir échelonnés sur plusieurs années du cursus scolaire.
  • la dépénalisation éventuelle des relations sexuelles consenties entre frères et sœurs adultes dans les cours de sexualité, comme une affaire privée dont l'État  n'a pas à se mêler (ex. recommandation du Conseil d'éthique allemand). Sur la même base logique du libre choix sans limitations par l'État, cette position idéologique deviendra indissociable des relations entre frères et sœurs mineurs, d'un âge rapproché (ex. frère de 15 ans et sœur de 12 ans; particulièrement si un seul parent est commun). Au Canada, cela est très probable. On peut s'attendre au découlement prévisible d'une telle dépénalisation en droite ligne de l'héritage légal et moral de Trudeau père, ex-premier ministre (argument sur-utilisé de l'État qui n'aurait rien à voir dans la chambre à coucher), ET découlant aussi de la migration des pouvoirs du peuple et pouvoirs législatifs des élus vers les tribunaux. Par exemple, la Cour suprême du Canada réécrit régulièrement le droit en renversant sa propre jurisprudence, comme elle l'a fait au début de 2015 en faveur du suicide assisté, ou en 2013 en demandant de dépénaliser la sollicitation de clients de la prostitution, sous prétexte que la société évolue. Cette approche accorde un poids énormes aux droits individuels selon une interprétation très libérale (et libertine) de la charte canadienne des droits et libertés. La pensée «magique» de la plus haute cour du Canada et son aval médiatique consistent à tendre à la dépénalisation de ce qui ne peut pas être contrôlé uniformément partout sur le territoire; ou devrait-on dire dans certains cas étonnants comme ici, ce que l'on a pas envie de voir contrôlé... 
  • OU la théorie du genre (exprimée plus haut) 
  • OU (porte close de la classe avec fenêtre masquée, absence de l'enseignant), les formateurs invitent les enfants à leur dire ou écrire sans autocensure, leurs fantasmes sexuels, quels qu'ils soient. La suggestion ici est qu'à peu près tout ce qui peut être fantasmé est possiblement naturel, donc envisageable donc sujet à une réforme du droit (ex. relation avec des animaux). Ce genre de séance a déjà cours en certains endroits ultra-libéraux (libertins) en Europe.
  • Voici un exemple plausible de ce que l'on pourrait trouver dans un programme d'éducation sexuelle, concernant la prostitution féminine: «Ma maman est travailleuse du sexe et elle aime cela. Quand je serai grande, je veux aussi faire comme ma maman...» Mais on ne dira pas à l'élève dans le programme éducatif, que la mère «cool» qui a passé à la télé et dans les médias préfère gérer et exploiter au lieu d'être utilisée sexuellement, ou qu'elle a abandonné cette voie après quelques années après l'impression des manuels scolaires, ou qu'elle doit consommer régulièrement des drogues légales ou non, pour exercer sa «profession», ou qu'elle a tenté de se suicider 3 fois... Qu'elle est exploitée. On ne dira pas, parce que soit on ne sait pas, soit on ne cherche pas à savoir, que la dame n'a pas choisi cette voie (1), mais que des pratiques incestueuses dont elle n'a même pas souvenirs, se trouvent enfouis dans sa petite-enfance et dans son subconscient, etc.
  • L'âge des premières relations sexuelles décrit comme acceptable, dès que les enfants en ont le goût et aussi tôt qu'à 9 ans (c'est déjà dans la littérature éducative) si cela se présente ainsi dans le contexte environnant (malgré l'induction ou incitation, via exposition à de la sensualité et pornographie en bas âge).
  • Qu'enseignera-t-on à des élèves de 6e du primaire (11 ans) et des adolecents, sur la relation dominant-dominé (sado-masochisme) ou sur le fétichisme, sur la polygamie qui traîne son lot de problèmes sociaux, etc.
Vous comprendrez que les parents devront toujours avoir un droit de regard. Bref, la chose est beaucoup plus sérieuse que vous ne le croyez, car si vous n'avez pas de plan précis, sachez que des gens en ont. On peut aussi facilement imaginer les enfances brisées, sur la base de théories et de pervers cherchant à accéder à la sexualité des enfants et futurs jeunes adultes... Parce que certains pensent à leur «approvisionnement» de chair fraîche et naïve, en prévision des prochaines années. C'est tout le contraire des programmes pour la protection des enfants mis en place ou attendus de la part

  • des institutions publiques (ex. services de garde à l'enfance, écoles), 
  • communautaires (ex. scoutisme, camps d'enfants)
  • et religieuses (ex. églises). 
Jusqu'ici, nous avons voulu y protéger les enfants contre les comportements déviants (et évidemment leur promotion). Préparez-vous, car des penseurs sont rendus beaucoup plus loin que les parents peuvent l'imaginer dans le tripotage des consciences et des corps.


C'est un fait connu que les pédophiles se tiennent ou cherchent un emploi les plaçant là où il y a des enfants. Et qu'en est-il lorsque ces prédateurs ou séducteurs sont instruits?

Le cerveau et la conscience de l'enfant en Amérique du Nord n'appartiennent pas à l'État


Je ne suis pas une crevette qui change de sexe. Il est temps de vous réveiller, les parents. Vos enfants ne sont pas les esclaves idéologiques de l'État. L'école doit transmettre des connaissances et non imposer un agenda idéologique et en faire la propagande en transformant l'enseignant en agent de l'État.


______________
1.  Norma BAKHOS, Guylaine OUELLET. Chéri, je t'autorise à me violenter. Le Rassembleur, SFPQ (Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec), Automne 2014, no 38, p. 6-7.

PDF ici : http://www.sfpq.qc.ca/media/publications/A2014.pdf
EXTRAIT de
À qui profite la légalisation de la prostitution ? 
«On pourrait croire d’une part qu’il y a une bonne prostitution, c’est-à-dire qu’il s’agit de deux adultes consentants; que personne et ni l’État n’a à s’introduire dans ce dossier, qu’on devrait foutre la paix aux travailleuses du sexe, etc. D’autre part, qu’il y a de la sale prostitution, celle impliquant des mineures, de la traite des femmes, les narcomanes, etc.
«Or, des études démontrent que dans les pays où la prostitution est légalisée, comme en Allemagne et aux Pays-Bas, on observe que les maisons closes sont gérées par la pègre qui utilise ce commerce pour blanchir de l’argent, que c’est un endroit où transige du trafic de drogue, que les bordels font de la publicité pour attirer les clients, de plus en plus exigeants, soit par des « soldes », des soirées gang band, bref, qu’il y a diversification des services. La légalisation profite seulement aux proxénètes et au gouvernement, par le paiement des impôts. Mais pas aux prostituées. Les proxénètes n’ont plus à se cacher; ils sont devenus des entrepreneurs et, s’il y a lieu d’enquêter sur des activités illicites, la police ne peut plus poser des micros, etc., car il s’agit d’un commerce légal.
«Bien sûr, il y a des prostituées heureuses qui ne sont pas exploitées, mais pour la très grande majorité, on exploite la condition de pauvreté, de femmes violentées dans leur famille, de femmes à la santé détruite, etc. C’est pourquoi nous prenons une position abolitionniste – et nous utilisons l’expression prostituée – et non travailleuse du sexe, car la prostitution n’est pas un métier comme les autres, et les dangers de ce métier ne doivent pas être banalisés.
«En outre, les témoignages des ex-prostituées font ressortir que la violence a lieu avant la prostitution (violence familiale, économique, etc.), pendant (univers de violence physique, psychologique et institutionnelle), et après, car les victimes sont stigmatisées et angoissées. En fait, la prostitution est une violence répétitive de l’acte sexuel non désiré, et que globalement, la prostituée ne choisit pas son état. De plus, toutes les prostituées regrettent tôt ou tard de s’être adonnées à cette forme d’exploitation. Certes, plusieurs intervenants suggèrent comme solutions d’aménager des endroits sécuritaires, d’encadrer la prostitution en enregistrant les prostituées pour garantir la santé publique et la protection, etc.
«Mais comme nous définissons la prostitution comme le droit des hommes d’imposer leur désir sexuel irrépressible, et que nous croyons qu’on ne devrait plus autoriser les hommes à exploiter la précarité des femmes, nous croyons qu’à l’instar de l’abolition de l’esclavagisme, l’abolitionnisme n’est pas une utopie».
Ici on parle du point de vue syndical, mais il y a aussi l'aspect moral. Ce n'est pas parce qu'une chose peut être faite, qu'elle doit être faite.

mardi 24 février 2015

Record du nombre d'enfants en famille monoparentale selon Statistique Canada

Selon les plus récents chiffres statistiques de Statistique Canada, le nombre des enfants vivant avec un parent seul a augmenté constamment depuis 1961. 


Contrairement à ce que l'on pourrait penser, le Canada a déjà connu des décennies avec des nombres élevés de familles monoparentales, bien avant les années 1960 (ex. 11,9% en 1931 du même ordre de grandeur que 12,7% en 1981) mais en ce cas, les familles monoparentales (familles avec un parent seul) étaient généralement avec un parent veuf dans environ 76% des cas, contre environ 11% en 1991 (1 enfant sur 10) vers la fin du même siècle. 

Un enfant sur cinq vit dans une famille monoparentale au Canada, selon les chiffres les plus récents (recensement canadien de 2011)

«La proportion d'enfants vivant avec un parent seul a continué d'augmenter au cours du nouveau millénaire. Malgré la hausse du nombre de familles constituées d'un couple vivant en union libre, qui a dépassé celui des familles monoparentales pour la première fois en 2011, on comptait encore proportionnellement plus d'enfants demeurant avec un parent seul (21,5 %) qu'avec des parents en union libre (13,7 %) cette année-là. En fait, la proportion d'enfants vivant avec un parent seul en 2011 a été la plus élevée jamais enregistrée et représentait plus du triple de la proportion observée au plus fort du baby-boom (6,4 % en 1961).» (1)


  • Les données sur les unions libres n'ont commencé à être compilées qu'en 1981.
  • Les familles monoparentales désignent les familles avec un parent seul divorcé, séparé ou jamais marié ou veuf (veuve).
  • Ces données sont pour le Canada et ne sont pas régionalisées par province de résidence. Avenue à regarder : il est probable que le nombre de familles monoparentales soit proportionnellement plus représentées au Québec.
  • enfant = âgé de 0 à 24 ans.

Fait intéressant, malgré la baisse du nombre de couples vivant en union maritale (mariage) et la hausse constante du nombre de couples vivant en union libre, les enfants ne vivent pas davantage dans une famille avec un couple. Même que le record de familles monoparentales a été obtenu pour la plus récente année recensée, soit 2011. Et comme le montre le graphique (bande en bleu foncé du bas), la proportion d'enfants au sein d'une famille avec un parent seul augmente de façon constante, malgré la croissance des unions maritales (bande en bleu pâle du haut, première année de compilation en 1981).

La baisse du nombre de mariages au Canada n'amène pas plus de stabilité à la cellule familiale, contrairement aux prétentions populaires


L'adage du mariage comme première cause de rupture du couple en prend un coup sur la gueule. Ceci nous montre que le phénomène des unions libres en nombre croissant de façon constante, n'amène pas plus de stabilité à la cellule familiale. La proportion des enfants vivant au sein d'une famille avec un couple en union libre est passée de 2,6% en 1981 à 13,7% en 2011 (s'est multiplié par 5,27), tandis que les enfants vivant dans une famille monoparentale est passé de 12,7% à 21,5% pour le même intervalle, donc en nette croissance. 

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1.  Statistique Canada. Mégatendances canadiennes. Familles monoparentales : le nouveau visage d'un ancien phénomène. Recensements de la population, 1931 à 2011.  Publié le 24 février 2015.

lundi 23 février 2015

Le Recruteur

FILM COURT-MÉTRAGE. Un recruteur trisomique reçoit un candidat pour une entrevue d'embauche. Rebondissements inattendus. Humour social. (Durée : 11 min. 25 s)

Langues : anglais avec sous-titres français



jeudi 19 février 2015

La tête «genre, coupée» d'Hydro-Québec: la suite?

Le Québec a appris coup sur coup 
  • en début d'année 2015, que survenaient trois importants départs à la tête d' Hydro-Québec, la Société d'État en matière d'énergie électrique (quasi-monopole québécois) 
  • et en fin de 2014, que l'Unité permanente anticorruption (UPAC) a la société d'État à l’œil. 

Cela peut se comprendre. Quand une société d'État joue avec des milliards de dollars annuellement, il y a toujours des risques de corruption, comme par exemple des pots-de-vin pour favoriser des contrats, ou des chiffres qui pourraient changer de colonne via des dépenses fictives. L'argent publique est particulièrement attirant pour ce genre de manœuvres. Cela demeure du domaine possible. Mais pour que l'UPAC s'y intéresse et enquête  (lien VIDÉO), il y a peut-être des indices de quelque chose de concret

Ajoutons à l'enquête de l'UPAC, le départ de trois hauts gestionnaires presque au même moment:

FIN de Sun News Network, Canada: avenir sombre ou «Wow !» ?

Le milieu de l'information, c'est comme la guerre. «Le roi est mort! Vive le roi!» C'est peut-être ce qu'aurait aimé pouvoir proclamer l'animateur, chroniqueur et journaliste, Ezra LEVANT du réseau Sun News canadien. Mais les choses ne sont pas si simples.


C'est chose faite, le média Sun News Network n'est plus, en partie en raison des règles de licences strictes du CRTC et de la distribution (diffusion) du média, non exigé dans le contenu de base des câblodistributeurs canadiens comme c'est pourtant le cas pour CBC ou CTV, notamment. Sun News ne pouvait donc pas avoir accès au même public, à moins que les clients prennent un abonnement à cette chaîne, non inclus dans le service de base imposé par le CRTC. L'impact sur les commanditaires est donc direct. Pendant ce temps on pouvait (devait et doit encore) zapper beaucoup de «coquilles» (sans contenu d'intérêt général) imposées selon les politiques de l'organisme de réglementation.

Probablement aussi que Pierre Karl Péladea, actionnaire principal de QuébecOr Media et Vidéotron qui s'est battu pour lancer le média et le faire accepter par le CRTC pour une période d'essai, ne l'a pas tant défendu pour sa survie. Il faut dire que depuis que le magnat de la presse s'est lancé (très progressivement) dans la course à la chefferie du Parti Québécois, et pour que le Québec devienne un pays francophone (avec plusieurs éléments de gauche), il va de soi qu'un réseau d'information anglophone présentant de l'information plus à droite ne cadrait plus avec la démarche.

 
Des anciens de SunNews Network en réunion de travail pour ce qui pourrait
être une startup de l'information ou de l'éditorial... Peut-être: TheRebel.media
Crédits image : compte Twitter @TheRebelTV (18 février 2015)
Si le réseau d'information unilingue canadien anglophone n'est plus, une partie de l'équipe aimerait bien ressortir de l'expérience avec quelque chose de positif. Évidemment, comme on nous l'expose, il s'agit d'un concept beaucoup moins coûteux mais flexible et évolutif. Mais tout est à développer, comme en témoigne ce tweet :

Un tweet du 18 février 2015

samedi 14 février 2015

Peut-on aider le monde entier sans juger du politique?

Selon une position politique qui a le vent en plein dans le dos et dans la descente de la course à l'opinion, l’Amérique du Nord, les États-Unis, mais également le Canada, ne devraient pas se mêler des affaires des autres pays. Par exemple, l’affirmation suivante réunit un grand nombre de Québécois : «les États-Unis n’ont pas à être les gendarmes ou la police du monde». Et je le crois la plupart du temps. 

(mis à jour le 15 février 2015)

Cependant, les défenseurs de cette position, souvent de gauche, affirment presque du même souffle, que nous devons être l’aide sociale (la banque sociale) du monde entier… Trouvez l’erreur. Notre prospérité est directement liée à nos valeurs, notre histoire, notre culture et nos politiques. Si l’on doit aider un pays qui exploite ses pauvres ou ses ressortissants, alors on a un droit de pouvoir examiner le politique et la justice, puisque l'idéologie est souvent la source du problème. Parlez-en à la Corée du Sud, affranchie du joug communiste.

Les médias sont-ils équitables de fermer les yeux sur ces choses, pour éviter de les nommer, quand ils ne se gênent pas pour dénigrer la foi chrétienne? Par exemple, pourquoi n'avons-nous pas appris déjà depuis des mois par nos médias québécois, que l'EI ensevelit des enfants vivants? Pourquoi ont-il retenu ces informations et d'autres atrocités plus près de nous encore (comme une nouvelle-choc  sur le trafic d'adolescentes et de jeunes femmes blanches en Grande-Bretagne plusieurs années au sus des autorités de certaines villes) ? C'est de la rétention d'information crasse et la preuve de l'application de filtres par nos médias du Québec, si enclins à «démoniser» l'État d'Israël.


Femme pakistanaise victime de violence domestique là où la loi le permet.