samedi 29 août 2015

Documentaire À VOIR «America: Imagine The World Without Her»

Un documentaire politique et historique incontournable pour s'informer et réfléchir sur ce qui devrait intéresser l'Occident entier


America: Imagine The World Without Her devrait être vu par tous les Canadiens de toutes origines, incluant les Québécois francophones. Basé sur le livre à succès (best-seller) du même titre écrit par le politologue, professeur et co-producteur d'origine indienne, Dinesh D'Souza, le film reprend une à une les plus graves accusations portées contre les États-Unis. Il les remet en contexte de la trame politique historique et mondiale. Le film part de la prémisse suivante: imaginons que George Washington ait été abattu au champ de bataille et que les forces nordistes aient battu en retraite. Et si les États-Unis n'avaient pas existé. Si en lieu et place il y avait eu 2 pays, ou encore 10, se partageant le même territoire?  D'Souza, dans cette co-production avec le producteur de Jurassic Park, est né en Inde, sous le régime des castes (classes sociales fondées notamment sur la théorie du karma). Il s'inspire aussi de son expérience d'immigré, car il a connu un monde sans les USA. Arrivé aux États-Unis d'Amérique lorsque jeune adulte, il a considéré que contrairement aux castes hindoues fondées sur les croyances philosophiques et la loi du karma, il avait le pouvoir changer sa destiné dans cette vie, par ses décisions et ses efforts. Ce cheminement l'a amené à s'engager politiquement en tant qu'étudiant, avant de devenir un des conseillers politiques auprès de l'administration du président Ronald REAGAN. 



Que serait le monde si les États-Unis n'avaient jamais existé? Ou si leur territoire était partagé entre 2 ou 10 pays? Sur cette image, la Statue de la liberté se désagrège, pour illustrer l'alternative selon laquelle les États-Unis n'auraient jamais vu le jour dans leur forme historique et constitutionnelle actuelle.

L'Auteur propose d'imaginer que George Washington ait été abattu par un sniper au champ de bataille et que les forces nordistes aient battu en retraite lors de la guerre visant à unifier les États-Unis et à mettre fin à l'esclavagisme.





Film documentaire : America: Imagine The World Without Her. D'après un best-seller.



Tous les gens de médias et de communications et tous les pédagogues au Canada et au Québec devraient voir ce documentaire

Bande-annonce en v.o.a.

En français, S'il vous plaît


Il faut absolument que ce film soit doublé en français, pour que le monde francophone dans nos médias, autant que nous avons accès aux accusations fondées sur des enseignements qui visent un but politique bien déterminé. Avec le sous-titrage anglais, beaucoup de francophones pourront y accéder comme moi (sous-titrage espagnol aussi disponible). (1)


Mensonge et demies-vérités sont aussi des armes de conquête des pays et des peuples; de leur souveraineté.


Présentement, dans les écoles nord-américaines, la doctrine anticapitaliste bat son plein (par exemple quand on vous parle du 1% de riches comme si cela n'existait pas dans le communisme et le socialisme). On accuse les anciens «colonialismes» de tous les maux. Les nuances sont rares. Toute richesse serait le fruit de l'exploitation des autres...


Les démocraties et économies nord-américaines (et occidentales ou démocratiques) ne peuvent se laisser définir uniquement par leur bras gauche ou extrême-gauche


Par exemple,  America: Imagine The World Without Her vous apprendra:


  • Que durant une certaine période de l'Histoire américaine, le nombre d'esclaves blancs a surpassé celui des esclaves d'origine africaine.
  • Qu'une grande partie des amérindiens ne sont pas morts par génocide, mais de maladies virales contre lesquelles ils n'étaient pas immunisés; exactement comme périrent un tiers des Européens, un siècle plus tôt, de maladies venues de l'extérieur de l'Europe.
  • Que le fondement de la nation américaine est différent,  par exemple, de la France et de l'Angleterre dont elle s'est affranchie (et dans ses principes fondateurs et sa constitution). 
  • Que des lectures et manuels dans les écoles américaines font (comme au Québec) usages d'informations, d'affirmations OU de faits non avérés qui servent un but: celui de susciter une nouvelle phase révolutionnaire, comme celle embryonnaire, avec laquelle nous avons eu contact au Québec particulièrement en 2012.
  • Que la guerre des États du nord pour affranchir les esclaves a été une première mondiale; un idéal pour lequel beaucoup de «blancs» on sacrifié leur vie ou leur santé (en Angleterre, cela est arrivé plus par la pression politique et l'effort des chrétiens et des humanistes).
  • Que les Afro-Américains, qui se firent offrir par Lincoln de retourner en Afrique d'où ils avaient (eux, leurs parents ou leurs grands-parents) été enlevés préférèrent s'intégrer au projet et principes de la Constitution américaine, sous la conduite de leurs leaders plutôt que de retourner vers l'Afrique aux frais de l'État.
  • Que les «provinces dites volées aux Mexique» (exemple: Nouveau Mexique, Texas) sont en fait en grande partie des terres adoptées par des combattants mexicains qui se sont affranchis de leur dictateur en quête des principes de liberté. Qu'aujourd'hui encore, les Mexicains fuient abondamment le style de vie mexicain (probablement plus de un million annuellement) pour celui des États-Unis, et non le mouvement inverse.
  • Les traités des conquérants comme les britanniques, bien que contraignants et humiliants, étaient une alternative à... l'extermination ou à la déportation.  

Vous verrez aussi certaines évidences non enseignées dans les cours d'Histoire, mais que l'on peut découvrir par soi-même avec l'information à des sources multiples et en y réfléchissant. Par exemple, 


  • Le grand peuple Sioux qui accuse les premiers «Américains» (exemple conquérants espagnols), de leur avoir volé leurs terres et leurs ressources, étaient eux-mêmes les conquérants d'autres autochtones qui eux aussi avaient pris ces terres à d'autres conquis. Toutefois, ce n'est pas une excuse pour ne pas compenser certains peuples amérindiens, ce qui dans certains cas a été fait, ou refusé ou parfois est à faire; l'auteur et producteur en convient. 
  • Tout le monde sait que dans les Amériques, tout comme en Afrique, les peuples et tribus décrits comme vivant «en harmonie avec la nature» pratiquaient la guerre ou même l'esclavagisme avec les rivaux conquis.
  • Que souvent les différences de la santé économique de part et d'autre d'une frontière séparant des terres avec les mêmes ressources, la différence entre la prospérité d'un côté et la stagnation ou la misère de l'autre, ne relève pas tant des richesses de la terre que des pouvoirs et idéologies qui gouvernent en place. En fait, pour l'exemple, un observateur français préparant un traité politique observa des divergences économiques importantes entre deux États voisins, aux ressources naturelles très semblable... Qu'a t'il découvert? Il faut voir le film.
  • On se voit confirmé aussi, que la réussite en affaires ne passe pas nécessairement par le résultat d' «opportunités» uniques OU par l'exploitation des autres; contrairement aux prétentions de certains raccourcis historiques, idéologiques et intellectuels. L'une des premières millionnaires américaine était en fait une noire afro-américaine issue des champs de coton. Orpheline à 7 ans, mariée à 14 ans (débuts difficiles dans la vie) elle a lancé une ligne de produits pour femmes (notamment coiffure) en faisant du démarchage porte-à-porte. Par la suite, elle s'est servie de son exemple pour aider et motiver les gens de la communauté afro-américaine de son époque. Eh bien non, Oprah n'a pas été la première noire américaine à avoir construit son succès économique.

L'histoire que l'on veut vous faire oublier avec la thèse «colonialiste» qui expliquerait, dit-on, les problèmes de presque tous les pays en retard économique


N'oubliez jamais que même les Français d'Amérique ont connu la défaite et la domination colonialiste de la Grande-Bretagne. Les Acadiens de la Côte est américaine ont connu la déportation et la séparation.

Remarquez aussi ce qui suit: la qualité de vie change encore aujourd'hui aux frontières, tout comme elle changeait entre Berlin Ouest (libre marché et démocratie) et Berlin Est (communisme soviétique) entre la fin de la Deuxième Guerre mondiale et la chute du Mur de Berlin. Pensez aussi à la Corée du Sud vs la Corée du Nord (communiste); à Hong Kong (qui a été sous tutelle britannique durant 50 ans) vs la Chine continentale. Nous avons maintes fois dans le monde, la preuve que les ressources n'expliquent pas tout. Les idéologies et valeurs des gens portés au pouvoir ou s'emparant du pouvoir par la force ont tout autant d'influence sur la motivation des peuples et sur la prospérité, que les richesses naturelles, notamment.

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1.  Bien que ma connaissance de l'anglais soit plus limitée, j'ai pu me débrouiller avec le sous-titrage anglais. Il faut dire que le système éducatif de l'État québécois nous a collectivement privés d'un accès à une formation en langue seconde de niveau intermédiaire ou avancé durant tout le parcours scolaire public. Résultat, impact direct sur le salaire et sur les opportunités de changement de carrière.

lundi 24 août 2015

Pertinence des partis politiques dans les élections et la gestion municipales?

Faut-il réformer le système électoral municipal (communal) au Québec? Quelle est la pertinence des partis politiques en gestion municipales?


Les scandales d'influence récents dans certaines villes et municipalités du Québec nous ramènent à une question: la pertinence des partis politiques dans les élections municipales.

Perquisitions de l'Unité permanente anti-collusion (UPAC) à Montréal, chez l'ex-maire Gérald Tremblay. Crédits photo : 2015-07-29 ICI-Radio-Canada


Rappelons qu'à l'origine, l'intention du système électorale municipal du Québec était de pouvoir se doter d'un maire, pour présider aux affaires de la ville ou du village, d'une part, et de pouvoir simultanément se choisir un conseiller par district électoral (proximité du contexte géographique de représentation et une certaine indépendance du chef). La venue des partis politiques municipaux a quelque peu changé la donne.

Sur la pertinence des partis politiques dans une élection et dans la gestion municipale


Considérant 
  • ce qui se passe dans les municipalités et villes du Québec, dont certaines mises sous tutelle (Laval), d'autres presque pour fautes graves des élus (corruption à Montréal et ailleurs)
  • et ce que nous observons d'autre part, dans le désintéressement politique depuis 20 ans pour ces postes de dirigeants, de la part de nombreux candidats potentiels et de qualité

L'on peut sérieusement s'interroger sur la pertinence des partis politiques au niveau municipal.

  • Avec un parti, lorsque la tête est corrompue, tout le reste risque d'être atteint, en raison de la ligne de parti et de certaines règles internes. 
  • Dans un parti, le mal tout autant que le bien tendent à être mis en réseau (ligne de parti, leadership fort et centralisé). 

Région de Montréal


On se souviendra de Laval, de Montréal (perquisitions de l'UPAC chez un ex-maire, 2015).


Gérald Tremblay, alors Maire de Montréal,  lors de son arrivée à l'Hôtel de Ville de Montréal lundi le 5 novembre 2012. Le financement durant son mandat et les allégations de financement douteux du parti qu'il représente, Union Montréal, ont amené son retrait forcé. Crédits photo: National Post (1). Nous avons vu à répétition cette réalité:  L'instruction n'assure pas l'éthique.




Québec, la capitale


Que dire de la tournure des dernières élections municipales de la ville de Québec avec une affaire de 20 ans remontée en surface (malgré le pardon judiciaire obtenu) ayant fait plonger le candidat David Lemelin en fin de course. L'affaire sentait le complot entre l'administration déjà en place et un certain média. 
David LEMELIN. Candidat à la mairie
de la ville de Québec, 2013.
Crédits photo: Démocratie Québec
page consultée: sam. 2 novembre 2013



Et pour la représentativité pour les citoyens de chaque district d'une ville, on repassera... Car lorsque le leadership d'un maire est fort, comment être assurés que les besoins et intérêts de votre district sont bien défendus? À Québec, il nous a semblé souvent au fil des ans, que les élus du parti de l'équipe en poste, n'ont pas eu d'autonomie. Ils semblaient comme les pions d'une époque féodale. Évidemment, ce n'est qu'une impression. Tous les conseillers sont prêts à remettre en question le chef pour défendre les intérêts de leur district électoral, si nécessaire.

C'est toute la question de l'approche par partis municipaux, qu'il faudrait questionner au palier municipal (communal).  Les partis au niveau politique d'une ville sont-ils la bonne solution ou vraiment nécessaires? (...) Difficile de trancher. Peut-être que le système autoritaire fonctionne bien quand la personne remplit certaines conditions de caractère de pratiques spécifiques.

Une alternative: retour à l'intention: un maire président la ville ou le village et des districts représentés auprès de celui-ci


D'un autre côté, si on éliminait les partis au municipal, en conservant le reste: maire, colistier et les conseillers par contre indépendants ou plutôt autonomes, élus dans les districts davantage sur la base de leurs compétences, aptitudes et réalisations personnelles plutôt que par association, ne serait-ce pas plus en respect des districts et propice à une saine représentativité ainsi qu'à une saine gestion municipale? Une certaine surveillance mutuelle s'installerait et la nécessité de débattre et d'écouter.

Bien sûr, il y aurait même sans partis des alliances, naturelles ou non, sur certains dossiers (équipements, grandes orientations, dossiers culturels, politiques de sport et loisirs, développement économique, tourisme, environnement versus développement, aménagement et urbanisme, voirie, travaux publics et ingénierie, etc.). Mais dans d'autres cas, Les conseillers seraient libres de voter plus librement, sans la pression d'une ligne de parti.

Rien n'est parfait en politique, mais...


Rien n'est parfait évidemment. Équilibre et représentativité ou anarchie entre élus? Difficile de savoir. Probablement que les deux versions chaotiques existent avec une formule semblable aussi. Demeurerait aussi la question des services et ressources pour les élus des districts sans partis politique (la structure avec districts est déjà existante). Car les conseillers indépendants ou autonomes auraient moins de ressources humaines et financières, qu'un parti (formule la plus populaire) et moins que le maire, en matière de ressources et compétences en secrétariat, en affaires comptables, en recherche et communications, etc. Mais lorsqu'on cherche vraiment une solution, on trouve. Le financement serait alors à rééquilibrer pour se rapprocher de l'intention démocratique représentative du district (notion géographique proche du quartier).

mercredi 19 août 2015

8 Mauvaises raisons de légaliser le cannabis et les drogues

Chaque projet de changement de lois a son lobby. La libéralisation des drogues aussi. Si la légalité d'une activité et son contrôle par l'État et l'éducation garantissent sa protection contre le milieu criminel, alors pourquoi avons-nous la corruption et la criminalisation dans le marché public de la construction au Québec? Faut-il cesser d'utiliser l'argent à cause des faux-monnayeurs qui demain, frauderont autrement (sinon déjà; ex par cartes de crédit clonées, etc.)? De même, le problème de la légalisation du cannabis est beaucoup plus complexe. Et il y a la santé et la sécurité du public en raison de la toxicité des drogues dites «douces». 

(Cet article sur le cannabis et ses dérivés: marijuana, haschisch, huile, THC en comprimés, ...est une refonte d'un article publié en 2013)



  • En France, déjà en 2004, le cannabis était présent dans 1 accident mortel de la route sur 5 (davantage encore en y additionnant les accidents avec blessés). 
  • L'âge de la première consommation y était en moyenne de 13 ans. 
  • Il faut de la même manière savoir que présentement, au Québec, les comprimés de méthamphétamines, amphétamines et autres, vendus pour quelques dollars l'unité, ont la cote auprès des jeunes. L'État devrait-il alors, suivant cette logique, légaliser cette merde en comprimés, vendue aux enfants et aux adolescents? Face à ces arguments sociopolitiques dignes d'une radio étudiante d'école secondaire, avouons que notre jeunesse est en DANGER PÉRIL.



1.   L'exploration des jeunes versus un éventuel dossier criminel


Si l'on veut épargner aux jeunes les conséquences des fautes de jeunesse, disons qu'on pourrait effacer le dossier de possession simple après trois ou cinq ans, suite à une première offense. Mais si rien ne doit affecter la liberté de mobilité (passeport, abolition des traces d'infractions), alors il faudrait justifier toute les infractions par la «jeunesse», ce qui ne serait pas responsable. Récemment, il a été abondamment écrit sur les réseaux sociaux qu'une agression sexuelle commise contre une jeune fille de 13 ans pas un cinéaste célèbre était une erreur de jeunesse... Sauf que le suspect avait 43 ans au moment des faits présumés pour lesquels les États-Unis ont un mandat d'arrêt pendant contre lui, depuis des années. La société et la justice doivent protéger toutes les personnes, non seulement celles qui désobéissent aux lois et règlements et pas seulement les personnes d'âge mineur.

Nos écoles au Québec, interdisent ou restreignent la vente du chocolat au lait pour le financement d'activités scolaires, mais la société veut donner ses lettres de noblesse au cannabis qui a des effets immédiats beaucoup plus dangereux ou du moins plus nuisibles.
Pour une compilation de données québécoises : 

Cannabis et conduite automobile au Québec : danger bien réel (28 août 2013) http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/08/cannabis-et-conduite-automobile-au.html


2.   L'impossible contrôle de la consommation des drogues


L'argument : «Les gens qui veulent se procurer du cannabis le font déjà... La fin de la prohibition amènerait, dit-on, la fin du commerce illicite dangereux car l'État contrôlera la qualité et le composé du produit». C'est évidemment simpliste. Pour les drogues.

Premièrement, la vente serait, espère-t-on, quand même interdite aux jeunes d'âge mineur comme c'est la cas pour la vente de cigarettes (17 ans et moins au Québec), laissant la place à un marché illégal.
Deuxièmement, le problème demeure entier avec un individu qui veut se procurer des méthamphétamines, des stéroïdes et drogues de performance,  de l'ecstasy, du crack ou de la cocaïne ou des nouvelles molécules pires encore; ou simplement pour un jeune de 12 ou 14 ans qui voudra du cannabis. Retour à la case départ.

Si l'on devait libéraliser tout ce qui est très difficile et coûteux à contrôler, alors force est d'admettre que la société devrait permettre la consommation de cannabis et psychotropes à 13 ans, puisque les jeunes qui veulent se procurer du cannabis ou du haschich (résine de cannabis) le feront via un frère, un copain, un revendeur autour des écoles ou dans le parc, etc. L'argument de l'impossible contrôle ne tient pas la route.



Troisièmement, si la légalité d'une chose ou le contrôle par l'État et l'éducation nous garantissaient sa protection contre le milieu criminel,

  • alors pourquoi avons-nous la corruption et la criminalisation dans le marché public de la construction au Québec, régie par des lois, règlements et mécanismes d'appels d'offres, par les ordres professionnels, les associations, ainsi que par l'Office de la Construction du Québec (OCQ); tout ce beau monde, souvent très instruit?


Sur la base du même argumentaire du tout légal, comment expliquer que les valeurs d'échange ayant cours légal comme l'argent papier ou numérique font quand même l'objet d'un marché criminel (faux-monnayeurs et fraudeurs par cartes ou comptes bancaires) ?

3.   Les coûts reliés à la prohibition des drogues


«Les coûts financiers reliés à la prohibition (enquêtes, police, tribunaux, application des peines en prison) seraient, dit-on, récupérés et dirigés pour être mieux utilisés ailleurs, comme en santé, en éducation, etc.»

Dans les faits, La relative réussite de la fin de la prohibition de l'alcool constituerait bien plus l'exception que la règle; 



  • La fin de la prohibition n'a pas mis fin au crime organisé qui a versé dans d'autres activités illicites: pornographie et prostitution juvénile, drogues de synthèse, jeux, corruptions des activités légales comme la construction, ...
  • Il a fallu recriminaliser en partie la consommation d'alcool associée à la conduite automobile, tellement l'alcool a fait de victimes, sans compter les autres problèmes (violence domestique, etc.). La majorité des cas dans les tribunaux municipaux ont un vecteur lié à la consommation de drogues ou d'alcool, cela est connu des milieux journalistiques qui couvrent ce genre de cas.
  • Ces coûts et ceux pour soutenir les victimes (ex. maisons pour femmes victimes de violence, perte de production, dettes non remboursées, frais médicaux, etc.) ne sont pas pris en compte dans les statistiques de promotion de l'alcool et des drogues.


En France, déjà en 2004, on relevait la présence de cannabis «dans un accident mortel de la route sur cinq» (1), plus encore en tenant compte des autres psychotropes.

De plus, question santé, Le cannabis est 5 à 6 fois PLUS cancérigène que la cigarette (2) et est un dépresseur, après la consommation.

Consommation croisée


La santé physique et mentale de même que la sécurité du public (ex. accidents avec facultés affaiblies) sont d'autant plus affectés que le cannabis est souvent trouvé en consommation croisée avec d'autres substances (alcools et autres drogues, cigarettes, médicaments)

Il est maintenant confirmé par des recherches que la consommation de cannabis contribue à faire augmenter le nombre des psychoses et les problèmes de développement du cerveau. 


Acceptation sociale (perception de la décriminalisation) et consommation des jeunes



Quatrièmement, le phénomène de banalisation de l'usage des drogues agira  auprès des jeunes comme une forme de renforcement positif. Selon les statistiques françaises présentées par Bernard PLASAIT (2004), l'âge moyen de la première consommation en France est déjà de 13 ans en 2004, mais la consommation pouvait commencer aussi tôt qu'à 9 ans. 


4.   Présumée disparition des activités criminelles par la prise de contrôle de la vente par l'État


Le Canada selon Justin ?

Si l'État décide de normaliser le cannabis et certains dérivés comme le haschich ou le THC en comprimés, pour la consommation à des fins récréatives (loisirs à haut risque), le milieu criminel soit offrira des alternatives, agissant par exemple sur 


  • le marché des drogues de synthèse (souvent en comprimés) fort populaires déjà et à prix accessible, 
  • le prix ou sur la concentration du cannabis (ex. concentration plus forte en THC et sans taxes),
  • sur la distribution aux jeunes d'âge mineur, 
  • les drogues de performance et médicaments sans diagnostic de maladie, etc. 
  • OU en diversifiant ses activités.

Le milieu interlope modifiera ses activités. 

La Commission d'enquête sur le crime organisé à Montréal (CEICO) en pleine expansion après la vente libre de l'alcool par l'État québécois, ça vous dit quelque chose? C'est la preuve que la légalisation n'a pas aboli la criminalité.



Les coûts des activités criminelles seront toujours quelque part dans la société.


5.   La fin de la prohibition de l'alcool prouverait que l'on doit faire de même avec les drogues dites «récréatives»


Pourquoi la fin de la prohibition qui a (relativement) bien fonctionné dans le cas de l'alcool, ne fonctionnerait PAS pour les drogues? 


D'abord, la fin de la prohibition n'a pas uniquement "bien fonctionné". Qui a vécu les décennies 1970 à 1990 le sait. Il a d'ailleurs fallu re-criminaliser partiellement la consommation d'alcool pour la conduite routière, en raison des hécatombes fréquentes (morts ou blessés graves).

Pour que le fait de décriminaliser ou dépénaliser la consommation fonctionne, il faut que le «client» y trouve des avantages significatifs. ET contrairement à l'alcool, nous continuerions de voir un marché déjà populaire auprès des jeunes, pour l'approvisionnement des substances nouvelles ou existantes, déjà souvent moins coûteuses que la drogue autorisée.

6.   La justification par l'aspect "médical" des substances psychotropes


Les soins médicaux sous ordonnance n'ont rien à voir avec la vente de produits pour un usage "récréatif". Par exemple, si la morphine ou les opiacées sont autorisées sous ordonnance médicale, cela ne justifie pas pour autant leur vente libre, pas plus que celles des autres molécules légales à certaines doses et sous ordonnance médicale. On détourne l'attention. C'est de la poudre aux yeux pour parvenir, en quelques étapes faciles, à la poudre au nez.

Dans l'actuel débat, il est question de consommation de drogues en vente libre à des fins ludiques (récréatives, de loisirs) pour des gens qui ensuite prendront la route, croiseront la consommation avec d'autres substances (ex. médicaments, alcool, nicotine, caféine) se rendront au travail le lendemain matin ou même quelques heures plus tard, ou pour des jeunes qui iront (ou n'iront pas) à leurs cours, ou y seront improductifs ou inattentifs.

Et même en cas d'effets thérapeutiques réels de certaines molécules, à efficacité comparable, un médicament ne devrait être prescrit que si ses effets secondaires sont moindres que ceux des produits déjà homologués du marché. Si j'étais entrepreneur, je ne voudrais pas d'un employé sur le cannabis pour soigner ses douleurs lombaires. Les effets secondaires sont plutôt importants (3). Et au rebond (après les effets recherchés ou même pendant), le THC est un dépresseur, tout comme l'alcool.

7.   Le cannabis que l'on veut comparable à l'alcool ou au café?


Lors de la visite de policiers dans les écoles en 2015 au Québec, le café est mentionné comme étant une drogue légale. Je regrette, mais si je n'ai jamais vu un collègue de travail être improductif en raison de son café, j'ai vu l'inverse avec le cannabis et ses dérivés. À mon entrée sur le marché du travail, il y a plus de 30 ans, des collègues  ont consommé du cannabis durant certaines heures de la journée. Dès les premiers jours, leur production, leur dextérité (précision) et leur jugement s'en sont trouvés immédiatement et directement affectés. Après deux ou trois jours de cette pratique, on me demandait bientôt de compenser leur perte de production à eux

Et l'argument de l'alcool, se résout par une question simple


Quel est l'alcool le plus fort et consommable humainement qui puisse être trouvé sur la marché? La question ne se pose pas pour les drogues de synthèse. La toxicité est une question de quantité. Par contre, vous pouvez toujours trouver un comprimé à prix abordable plus dangereux mais non identifiable comme tel. «Hell is the limit!». De plus, contrairement à l'alcool qui prend quelques heures à être métabolisé, le THC peut subsister dans l'organisme durant plusieurs jours.

8.   L'argument du bon citoyen responsable


Il faut cesser, dit-on, d'infantiliser la population et laisser les gens décider de ce qu'ils font avec leur argent, leur corps, leur vie et leur santé. Cela ne regarde qu'eux-mêmes. Non. Pas en tout et pas tant que mes impôts et taxes en défraient le coût social. La faiblesse de cet argument se prouve dès que surviennent les problèmes liés à une vie sans contrainte externe.

  • On doit selon ses défenseurs, payer collectivement pour les conséquences d'une vie à haut risque. Voilà la grande faiblesse de l'argument du peuple mature et "responsable". 
  • Pouvez-vous imaginer un pilote de F1 qui exigerait que la classe moyenne couvre ses frais d'assurances vie et accident ?


PAS UN JEU

Conséquence prévisible : "No fault" no more

Une liberté détachée des conséquences des choix et actions est une pseudo-liberté sans maturité. C'est le meilleur moyen pour provoquer la disparition des filets sociaux comme la pratique du "no fault" au Québec.

Au Québec, un individu peut provoquer un accident de la route (ex. par distraction) causant des blessures ou même la mort à autrui, sans pour autant hypothéquer le reste de sa vie pour une erreur. Pour la compensation des personnes victimes de la route, c'est l'État qui collecte, gère et redistribue l'argent d'une forme d'assurance responsabilité en cas de blessures à autrui. Le montant de la couverture est prélevée auprès des usagers de la route (payé au renouvellement de immatriculation et du permis de conduire, ...), tandis que l'aspect matériel (dommages matériels) est couvert par une assurance privée contractée par le propriétaire du véhicule. Ainsi, nous ne vivons PAS dans une culture de poursuites devant les tribunaux. C'est un avantage du "no fault". Mais la pression actuelle pour la légalisation des drogues dites récréatives amènera tôt ou tard une plus grande consommation et donc:
1)  Soit à reconsidérer au moins partiellement cet acquis; le no fault continuera-t-il de s'appliquer lorsqu'on agira en illégalité, comme conduire avec les facultés affaiblies par une consommation de drogues et alcool?
2)  Soit à des hausses vertigineuses des coûts pour compenser les coûts de l'acceptation sociale.

L'argumentation du «légaliser-tout» 

Il n'est tout simplement plus vrai que la version légale d'une activité empêche sa version illégale (underground).  Pour une panoplie de produits légaux, un marché parallèle existe. 

La légalité d'un produit n'annule généralement pas la criminalité, ni la contrefaçon 

D'autres activités déjà permises font l'objet d'un commerce clandestin «incontrôlable» :

  • Les cigarettes légales pour lesquelles on a vu se développer un marché de contrebande sans taxes, important au Québec.
  • La pornographie, pourtant en vente libre, voit via la filière pédophile mise en images, d'autres abus, voir même ces agressions filmées revendues sur le web. Allons-nous décriminaliser la pédophilie? Je crains que oui avec la théorie de la «maladie». À l'instar de l'alcoolisme, tout ce qui constitue une dépendance tendra à être classé comme maladie. La légalisation de la pornographie n'a donc pas éliminé le marché plus néfaste encore de la pédophilie, ni les agressions sexuelles captées et revendues en «nue-mérique», bien au contraire. 
  • Les produits pharmaceutiques (médicaments) déjà en vente libre sous prescription médicale n'ont pas empêché la copie illégale, ni la vente de drogues de performance (stéroïdes, "speeds", etc.). 
  • En matière de marché de contrebande de copie de produits déjà en vente libreon peut encore citer n'importe quel oeuvre numérique (musique, films) ou article en vente libre, du petit appareil électronique ou accessoire électrique (souvent non conformes ou non sécuritaires pouvant provoquer des incendies) jusqu'à la chaussure sport et aux vêtements et accessoires mode griffés. 
  • Les activités économiques légales infiltrées et contrôlées par le crime organisé (ex. construction au Québec).

Que fera le Québec face à ces marchés interlopes qui existent déjà et ne peuvent que difficilement être contrôlés???  La clé de leur réussite est la simple recherche du client pour payer le moins cher possible. Et cela existera toujours, sans pour autant justifier l'inaction et d'offrir nos enfants en sacrifice aux gens qui veulent s'enrichir avec le moins d'efforts possible.

Les drogues seront peut-être éventuellement décriminalisées, non pas dans l'intérêt général des communautés, mais parce que les consommateurs se trouvent (comme pour la pédophilie et la prostitution juvénile) dans toutes les sphères sociales, incluant ceux qui font et appliquent les lois. Voilà!


    Pensée : La véritable liberté ne se réduit pas à choisir son esclavage.


    ARTICLE SUGGÉRÉ:

    _______________
    1.  Bernard PLASAIT. Cannabis, scandaleuses complaisances. Éditeur : 2004.
    L'Auteur a travaillé  sur le dossier de la drogue, en tant que sénateur.
    http://www.renaud-bray.com/livres_produit.aspx?id=593895&def=cannabis%2C+scandaleuses+complaisances%2Cplaisait%2C+bernard%2C2868399541



    2.  Même source.

    3.  À LIRE SUR 
    PsychoMedia.qc.ca


    dimanche 16 août 2015

    Premières Nations: sortir de la spin (vrille) colonialiste

    En lisant à nouveau une information de plus sur la façon dont certains leaders autochtones du Canada détournent l'argent des leurs communautés pour se donner des salaires supérieurs à des premiers ministres (1), il devient peut-être légitime de penser qu'on doit faire un saut d'époque. Après tout, en Europe, vit-on encore selon les traités du Moyen-Âge et le système féodal (Encyclopédie Larousse, féodalité)? Et les descendants des Français établis en Amérique, n'ont-ils pas aussi été victimes d'un colonialisme (britannique) et de l'exploitation des gros monopoles des entreprises américaines, recevant un salaire de misère pour un dur travail du lever au coucher du soleil?

    (mise à jour 2015-08-23)

    Ce que vivent certaines communautés, c'est le détournement de l'argent de leur propre peuple; avoir ses ennemis dans sa propre maison. Quand ce n'est pas le contrôle criminel. Si tes «amis» sont ceux qui volent ce qui te revient et t'oppriment, change d'amis. 

    Sortir de la «spin» du «colonialisme»


    La «spin» colonialiste est cette vrille ou cet essorage idéologique qui enferme les pays qui ont été conquis, dans la pensée qu'ils ne peuvent se relever du colonialisme et doivent se tourner vers le communisme ou le socialisme. Faut-il rappeler que les francophones du Québec, et non seulement les amérindiens, sont eux-mêmes les héritiers du colonialisme anglais, dont ils se sont relevés économiquement. Encore fallait-il qu'ils prennent conscience de leur responsabilité dans le processus.


    La vie est une marche et non une photographie. Crédits photo : Statistique Canada.


    Nos ancêtres descendants des Français ont été exploités par les grosses entreprises américaines et travaillaient dur (forêts, mines, pêche commerciale) pour des salaires de misère. Nous en sommes sortis. Il existe aujourd'hui au Canada, une plus grande prospérité.


    Crédits photos : Raymonde BEAUDOIN. La vie dans les camps de BÛCHERONS au temps de la pitoune. Éditions Septentrion (2014)




    Dans la photos ci-dessous, des autochtones tirent des peaux de bélugas (petites baleines). Aujourd'hui, le béluga est une espèce menacée.

    Autochtones tirant des peaux de bélugas (1er août 1929, Pangnirtung, T.N.-O.).  Crédits image : Crédits image: Bibliothèque et Archives Canada 


    Dans la photo suivante, des femmes autochtones suivent un cours d'infirmières à Calgary en 1952.

    Étudiantes autochtones à une station d’infirmières à Calgary (1952). Crédits image: Bibliothèque et Archives Canada


    La Compagnie de la Baie d'Hudson qui imposait son joug aux travailleurs n'est plus qu'un commerce à grande surface. Mais nous sommes sortis de cette spin anti-colonialiste anglophobe dont il aurait fallu, en s'apitoyant, des millénaires pour se relever.

    N'est-il pas temps que les premières nations aux milles traités trouvent une voie moderne, à l'ère du GPS; dans la post-ère de la cueillette et de la chasse? En Europe, vit-on encore selon les traités et signatures du Moyen-Âge, de l'époque des charrettes et de la fourche à foin?

    Trappe à cerf utilisée par les Algonquiens (Algonquins) près de Québec et par les Montagnais au temps de l'explorateur français Samuel de Champlain. Crédits image: PENN LIBRARY / Exibitions 


    Peut-être, qu'elles deviennent un genre de MRC qui s'auto-administre avec des normes et du soutien des provinces et du Canada, comme les autres territoires et autres nations du Canada. Il faut sortir de la spin «colonialiste» sur-utilisée habilement ailleurs dans le monde (ex. Afrique) par des intérêts politiques frayant avec le communisme; ces régimes politiques dont les ressources et les salaires appartiennent à... l'État

    Sinon, alors je reste chez moi en tant que descendant de la France et je me plains du colonialisme des siècles précédents et j'attends qu'on me compense perpétuellement, moi et mes enfants, parce que mon père et ceux qui l'ont précédé ont tous été exploités allègrement eux aussi, et qu'ainsi je n'ai pas reçu le patrimoine qui me revenait de droit (ce qui est vrai). J''accuserai le colonialisme anglais et le commerce américain qui nous ont surexploités pour leurs impérialismes respectifs, jusqu'à ce que le soleil s'éteigne. Mais non, là n'est pas l'issue de la fierté des peuples; se plaindre du passé.


    La vie est une marche et non une photographie


    N'est-il pas temps de passer à autre chose? De construire sur le présent? Je ne suis plus propriétaire du terrain sur lequel vivait mon grand-père. Je ne fait pas de la drave sur une rivière. La vie est une marche et non une photographie.

    ________________

    dimanche 9 août 2015

    Le dernier rhinocéros blanc du nord mâle au monde a ses gardes du corps armés 24 h par jour

    Le dernier spécimen de rhinocéros blanc du nord mâle est protégé 24 heures par jour par des gardes du corps armés. Il en reste seulement quatre dans le monde, les 3 autres étant des femelles en captivité. Une campagne de financement dans le but de sauver l'espèce est en cours en août 2015.

    Crédits photo : Extrait du reportage du Business Insider, 2015


    Pays : Kenya
    Son nom : Sudan (Soudan)
    Âge : 42 ans (reportage du Business Insider, 6 août 2015)

    Une levée de fonds est lancée pour reconstruire l'espèce qui autrement disparaîtra.

    Voir le bref reportage v.o.a. de Business Insider
    (en anglais)


    Seuls les coûts estimés sont aussi gros que Sudan le rhino

    mercredi 5 août 2015

    Quand les transporteurs aériens font de la morale populiste

    Polices de la conscience : piste glissante pour les transporteurs aériens


    Les transporteurs de fret aérien ont-il à jouer le rôle des tribunaux et des douanes. Bien sûr ils ont, il nous semble, un devoir moral de signaler ce qui leur semble louche ou illégal, et de respecter les lois, mais au-delà de cela...


    «Suivant l’exemple des grands transporteurs américains, Air Canada et WestJet ont indiqué mardi qu’ils ne permettraient plus le transport de certains trophées de chasse» (TVA - Argent, 5 août 2015).

    Ainsi donc, plusieurs grands transporteurs aériens resuseront certains trophées de chasse, suite à l'affaire du lion Cecil, âgé de 13 ans.

    Si les grandes entreprises veulent faire du business moral, elles ne sont pas sorties de l'auberge... Sont-elles seulement capables de distinguer le vrai du faux dans ce genre d'affaire qui enflamme les réseaux sociaux. Dans les jours suivant la nouvelle sur la mort du lion Cecil, des versions totalement contraires circulaient contre le dentiste, sans aucun procès. Les contradictions constatées nous enseignent sur la nature douteuse de l'opération.

    C'est du marketing populiste. C'est le travail des douanes, tandis quele rôle des transporteurs est de signaler les cas douteux et d'appliquer la loi. 

    Qui dit vrai dans cette affaire ? 


    • Le lion en pleine force de l'âge versus le lion âgé de 13 ans, donc près d'être remplacé par un rival (et donc possiblement un sacrifice calculé)
    • Les lionceaux seront tués par des rivaux versus même scénario quelques mois plus tard
    • Le lion appâté en dehors de la réserve versus le lion déjà plus de 2 km hors de la réserve, sur un territoire privé et se nourissant sur un cadavre d'éléphant tué auparavant par les lions (réglementation différente).
    • La carcasse du lion abandonnée pour ne prendre que la tête versus l'autre version selon laquelle des gens dans le besoin ont mangé la viande selon le guide ayant organisé la chasse.
    • Le guide malhonnête versus le guide en lien avec la réserve pour qui les milliers de dollars seront bienvenus pour des salaires des employés et des équipements
    • Le lion tué pratiquement dans un zoo (perception véhiculée jusque dans des commentaires dans les radios) versus abattu près d'une vaste réserve naturelle comme nous connaissons aussi des parcs et réserves fauniques au Québec (non clôturés).
    • etc...


    Et pour les mafieux et autres criminels VIP ?


    Qui est assis dans votre section sur un vol international?


    D'un côté, les grands transporteurs ne transporteront plus les spécimens des espèces menacées (variable selon les pays d'origine et les lois), mais de l'autre, ils continueront d'accueillir en première classe VIP, les dictateurs et tous les mafieux du monde. Vous me répondrez que les grands criminels voyagent en jet privé? Alors transposons le dilemme moral aux aéroports et douanes.

    Le risque du coup de marketing, en réaction à la chasse des espèces menacées


    Si les grands transporteurs veulent faire du business moral, ils ne sont pas sortis de l'auberge. Par exemple,

    • Cesseront-ils de servir de la viande sur les vols pour ne pas choquer les végétariens et végétaliens ?
    • Refuseront-ils de transporter des caisses de livres d'opinions comme des essais à contre courant d'une certaine élite médiatique ou autre? 
    • Que feront-ils en 2020, avec des caisses de transport contenant les exemplaires d'un livre controversé qui enflamme le Proche-Orient comme l'a fait celui de Salman Rushdie en 1988?
    • Que font-ils des plus riches criminels et mafieux qui voyagent en liberté?

    Pour  être logiques et consistants avec la morale...


    • Refuseront-ils de transporter un homme accusé d'espionnage et sous avis de recherche qui fuit les États-Unis ou encore un cinéaste dans la quarantaine en route pour la France (qui ne pratique pas l'extradition), recherché avec mandat d'arrêt de la justice américaine dans une affaire d'accusation de viol d'une adolescente de 13 ans?


    Qui décidera du bien et du mal, du moral et de l'immoral ou de l'éthique et du non-éthique dans les compagnies aériennes?


    Qui seront les spécialistes des transporteurs pour séparer le légal de l'illégal chez les transporteurs de fret aérien ou chez les autres transporteurs?  C'est un pas de plus pour une moralité populiste trempée d'intimidation, de mépris et de violence verbale. Ce qui est mal ne sera pas nécessairement déterminé par les lois d'un pays, mais par le poids et les votes des médias sociaux. Question : quand on décidera, dans une phase 2, qu'un groupe ou individu devient persona non grata, on ne les laissera pas voyager librement?