samedi 18 avril 2015

Chanson souvenir Wind Of Change : le début de la chute du communisme

C'est samedi. Je vous propose Wind Of Change, chanson souvenir (1990) de la chute du mur de Berlin et par extension, du communisme. Le monde merveilleux sans religion est en fait devenu un cauchemar.






Curieusement, les symboles promus par le groupe The Scorpions étaient ceux des révolutions qui ont mené au communisme.

Pour certains étudiants d'aujourd'hui, à l'UQÀM, le vent de changement (Wind Of Change) est le retour au communisme. Ils rêvent de soulever l'anarchie sur la base des mêmes vieilles promesses d'un paradis terrestres où tout le monde prospère et où il n'y a plus de riches. Comme quoi, il y a d'étranges rencontres de l'Histoire. L'Humain voit, mais ne comprend pas.

Pour l'Europe de l'Est, le communisme n'était pas l'histoire de l'amour du peuple, mais l'amour du triomphe de l'idéologie. Le système fût presqu' égalitaire, mais tout le monde ou presque dans ces régimes était pauvre, à part les amis du parti et bien sûr, les leaders du parti, réélus à vie.

Au Québec en ce printemps 2015, des groupes de jeunes adultes et manifestants rêvent du triomphe des théories économiques d'extrême-gauche qui fonctionnent uniquement sur le papier et dans le discours social.


LIRE AUSSI :

Ils sont beaux nos violents du Québec (9 avril 2015)

Occupation à L'UQÀM - de la graine de tyrans


samedi 11 avril 2015

Les jeux The Voice, La Voix

11 avril 2015.

Après tout, c'est samedi. Un peu de Voix.


Faut pas toujours être sérieux. Je souligne deux prestations (France 2015 et UK 2015).

Stevie McCrorie  (The Voice 2015 UK, à BBC ONE)

Lost Stars



En «googlant» The Voice 2015, Je suis tombé sur cette prestation à The Voice UK 2015 sur le site de la BBC. Contrairement à la France, où on ne sait pas par quelle sottise on ne peut même pas suivre David Thibault sur le web (World Wide Web, à partir du Québec), voici un artiste, Stevie McCrorie (The Voice UK), avec la chanson The Lost Stars. Un chose m'agace grandement en passant, c'est le coach hyperactif. Peut-être s'est -il trompé de pilules dans sa pharmacie perso... Il devrait étiqueter ses fioles. Et le régisseur devrait lui donner moins d'attention par ses choix d'images. Bref, un coach, durant la performance de ses protégés, doit savoir s'effacer.

David Thibault (The Voice 2015 France)

Direct du 4 avril 2015



Pour ce qui est de David Thibault, à The Voice France 2015 (TF1), mon épouse a réussi à dénicher ceci, comme d'habitude après un délai inexplicable (des jours) dans le contexte d'internet en 2015.  Le jeune Québécois David Thibault qui est entré à The Voice France à 17 ans, vient de tout près de chez nous (près de la ville de Québec). Il a offert à son premier direct, le 4 avril 2015, une performance en ouverture de show (You Wake Me Up), ce qui est très difficile, et n'a laissé ni les coachs, ni l'animateur indifférent. Et nous voyons que le public de la France, jeune et moins jeune, apprécie grandement David. Puis, samedi soir le 11 avril, David, le choix de Mica, a accédé à la demi-finale, ce qui lui permettra de participer à la tournée The Voice France 2015. Nous lui souhaitons bon succès pour la suite. 

The Voice et La Voix: des jeux modernes?


Le public a-t-il toujours conscience de ce que vivent ces artistes qui tentent de vivre de leur art? Je n'en suis pas certain. Il y a un peu des anciens cirques romains dans ces compétitions avec des mises à mort votées peut-être légèrement par les différents publics. Des dizaines de candidats luttent pour un peu plus de place, mais la plupart sombreront dans l'oubli après un an, voire même quelques mois.

Pour La Voix version Québec, j'ai parfois l'impression que l'on veut tellement sortir un artiste de sa zone de confort, que parfois on le sort de sa zone de capacités; de sa personnalité, pour être plus exact. On a aussi à l'occasion l'impression qu'un coach qui voudrait éliminer une candidate ou un candidat, pourrait décider de lui imposer un choix qui ne va pas avec la personnalité du performeur. Par exemple, pourriez-vous imaginer une Nana Mouskouri, chantant de la pop à The Voice? Moi non plus.



jeudi 9 avril 2015

Ils sont beaux nos violents du Québec

Occupation à L'UQÀM - de la graine de tyrans



Des présumés étudiants-manifestants entrent dans les locaux universitaires de l'UQÀM masqués ou cagoulés, prennent possession des lieux et se livrent à de l'intimidation et du saccage (pavillon J.-A.-DeSève de l'Université du Québec à Montréal). C'est inacceptable. Nous n'avons rien appris du carnage du Charlie Hebdo. Il est intolérable que des individus non identifiés et masqués puissent prendre possession de nos lieux publics et de nos institutions tout en maltraitant ou menaçant des employés(ées) et des gens de médias qui tentent de faire leur trvail sur place. À quand la politique du casseur-payeur ? Nous devrions avoir un recours collectif contre ceux qui détruisent le bien public que nous payons, une, deux, et même trois fois. (mise à jour: 17 avril 2015).

Beauté et fougue? La fleur de la jeunesse?


Ces derniers temps, nous avons entendu certains médias louanger la fougue et la beauté de cette jeunesse... masquée. C'est un peu court comme argument, sauf peut-être pour quelques «cougars» et quelques analystes masculins en crise du milieu de la vie.


Boire un pot avec Pol Pot?

  • Pol Pot, le tyran à la tête des Khmers Rouges (communistes) était beau et a exterminé une bonne partie de son peuple qui avait été le Cambodge, en comptant aussi ceux qui sont mort de famine ou d'épuisement dans des camps qui étaient censées être des «coopératives». Comme le prône notre parti QS, il fallait créer des coops, abolir le salariat, le capitalisme et la propriété privée, se débarrasser de tout ce qui était à connotation occidentale, etc. Un projet vendu comme du rêve est devenu un cauchemar faisant 1,7 million de victimes en seulement 4 ans
Pol-pot avait l'air fort sympa. Il a même étudié à Paris et a été un professeur d'histoire au Cambodge apprécié de ses étudiants selon le témoignage d'un ami, Mey Mann. Une tête à «prendre une bière avec», comme on dit en périodes électorales au Québec. 
Ceausescu, le dictateur communiste de la Roumanie était beau.
Dictateur de la Roumanie communiste, Ceausescu a été un beau jeune homme.

  • Vladimir Ilitch Oulianov, dit Lénine, né en 1870, était fils d'un père très instruit qui fût enseignant et même élevé au statut de conseiller de l'État Russe par le tsar Alexandre II. Au menu, exécutions, génocide (1) contre les cosaques, car ils avaient soutenu le régime impérial, famines suivant la révolution et la déstabilisation, 
On voit ici le jeune Vladimir Oulianov (futur Lénine) en 1887, vers l'âge de 17 ans. 

  • Kim Jong-Un, le tyran de la Corée du Nord (communiste) a une belle apparence, malgré ses quelques kilos en trop.
    Kim Jung Un a l'air d'un vrai bon type. En plus, il a étudié en Europe. Enlevez lui quelques kilos, faites-lui passer quelques heures avec un styliste et il a tout de l'apparence du gentil... Pourtant, c'est l'un des pire, sinon le pire dictateur actuel.

  • Et on pourrait allonger la liste à plusieurs dizaines de noms, seulement depuis le 20e siècle, de leaders qui ont détruit des millions de vie chacun, qui ont jeté  économiquement des pays à terre et qui ont eu la «beauté et la fougue de la jeunesse».
À peu près tous les tyrans et dictateurs du monde étaient beaux et militants quand ils étaient jeunes. Et tout ce beau monde a, ou encore a eu des femmes, ce qui démontre que la violence n'est pas l'apanage que des hommes, quand l'idéologie (gagner la cause) est plus forte que l'amour des gens. Regardez les photos des pages de nouvelles consacrées aux affaires criminelles de gens de Montréal ou de Québec dans les quotidiens et vous verrez que la plupart étaient «beaux» dans leur jeunesse (Guy Turcotte, Luka Rocco Magnota, les frères Tsarnaev à Boston, ...).

La liberté vous dîtes?

Il n'y a pas beaucoup d'interdits dans le Québec que je connais. Si je ne casse pas une vitrine, la police ne va pas me sauter dessus. Que nous sommes naïfs de penser que de renverser l'État québécois, un des plus libres au monde, amènerait un système meilleur.
  • Vous voulez vous exprimer librement ? On a ça. Même que ICI Radio-Canada court après vous, si vous êtes de la gauche et de l'extrême-gauche.
  • Vous voulez un système de santé couvert pour les moins nantis? On a ça.
  • Vous voulez l'école subventionnée jusqu'à l'âge adulte? On a ça.
  • Vous voulez accéder  études supérieures librement avec un accès à des prêts et des bourses de l'État pour des études à un coût compétitif avec les autres universités occidentales? On a ça.
  • Vous voulez fonder une association ou un nouveau parti communiste et collecter des fonds? On a ça.

Nous n'avons rien appris du drame de Charlie Hebdo quand des gens masqués j ou cagoulés prennent possession de nos institutions et de nos lieux publics



Le port du masque dans une institution publique et sur la place publique, ce devrait être zéro-tolérance, premièrement ne serait-ce que pour une question de sécurité publique.

Il est inacceptable que des médias supposés professionnels cautionnent de tels comportements antisociaux visant à satisfaire une minorité, sous prétexte que les belligérants sont jeunes et qu'ils sont «beaux». Les dictateurs et tyrans de ce monde, actuel ou passé, ont tous été jeunes et beau.

Il est temps que le Québec se réveille et réalise que partout en Occident, des groupes radicaux d'allégeances diverses qui cherchent des intérêts très particuliers et marginaux (anarchistes, communistes, etc.) tentent de bloquer notre système, un des plus libres au monde.


Cela sert Qui?


Pensez-y un peu et vous aurez la réponse:

  • qui a intérêt que nos institutions démocratiques soient bloquées?
  • que nous ne transportions PAS notre énergie, y compris les gaz et le pétrole?
  • que nous limitions notre commerce et nos activités économiques?
  • que les richesses naturelles ne soient PAS exploitées, ni même transportées?
  • que les ministères provinciaux et fédéraux soit contournés par des instances dites environnementales mais subventionnées par des sources douteuses?
  • qu'on ne réprime pas le crime et donne une petite tape sur l'épaule de gens qui ont paralysé Montréal durant des jours?
  • etc.

Poser ces questions, c'est y répondre. Le but visé est de déstabiliser l'État pour le rendre ingérable et renverser nos gouvernements de façon indirecte ou directe, ce qui revient au même. Il y a des groupes qui se réalisent par le chaos et l'anarchie, les prémisses à l'établissement de partis extrémistes (ex. communisme, etc.). Il faut se réveiller car c'est un phénomène occidentale. Dans une université américaine, des gens de cette trempe tentent d'interdire le drapeau national!

Le phénomène n'est pas nouveau mais nous n'avons plus de figure d'autorité. Alors se lèvera une autorité pour combler le vide

VOICI ce que René-Lévesque, co-fondateur du Parti Québécois avait à dire en ce temps, sur ces radicaux libres :








EN REPRISE du 9 mai 2012:

Solidarité révolutionnaire... une réflexion sur la crise étudiante (de 2012)



LIRE AUSSI (contexte similaire américain):
L'association étudiante de L'University of California du campus Irvine tente de bannir le drapeau américain
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2015/03/lassociation-etudiante-de-luniversity.html

_______________
1.   Hélène Carrère d'Encausse et autres. Le Livre noir du communisme (ouvrage collectif), Paris, Robert Laffont,‎ 1997 (ISBN 978-2266191876)

mercredi 8 avril 2015

Infographie: Les visages des bénévoles au Canada (Statistique Canada)

Près de 2 milliards d'heures par année
Par 12,7 millions de personnes


(Cliquez sur l'image pour agrandir)

SourceDonnées de l'Enquête sociale générale de 2013 sur le don, le bénévolat et la participation (Publié par Statistique Canada, 2015)

Beaucoup de ces heures données sont encadrées ou coordonnées par des organismes sans but lucratif.




Sur le site de Statistique Canada:

(Description en chiffres) 


(Infographie - page principale)
http://www.statcan.gc.ca/pub/11-627-m/11-627-m2015001-fra.htm


(Document PDF en français ici:)
PDF - LES VISAGES DES BÉNÉVOLES AU CANADA
http://www.statcan.gc.ca/pub/11-627-m/11-627-m2015001-fra.pdf

(English PDF document)
PDF - THE FACES OF VOLUNTEERS IN CANADA
http://www.statcan.gc.ca/pub/11-627-m/11-627-m2015001-eng.pdf




dimanche 5 avril 2015

CARICATURE Pâques REPRISE : André-Philippe CÔTÉ (2012)

Si près et si loin à la fois.
Crédits image : le caricaturiste André-Philippe CÔTÉ.
https://www.facebook.com/andrephilippe.cote.3

samedi 4 avril 2015

Écrasement d'un A320, sécurité nationale et vie privée

L'écrasement volontaire d'un Airbus A320 de la société Germanwings, par la main du copilote dans les Alpes françaises, relance le débat de la prise de contrôle à distance, en cas de problème dans la cabine de pilotage. Mais aussi, plus largement, la question de contrôle de la cote de sécurité de certaines classes d'employés de divers secteurs d'activités.


Le vol 4U9525 (For you 9525 ?) a plongé vers les Alpes françaises (Paris Match, 31 mars 2015), le mardi 24 mars 2015, pendant que le pilote n'avait plus accès à la cabine de pilotage et qu'aucun message de détresse Mayday n'a été émis. La thèse du suicide du copilote est confirmée par la seconde boîte noire retrouvée (Le Monde, 3 avril 2015).

Le temps était clair et la visibilité excellente selon le pilote d'un petit avion qui volait tout près lieu de l'écrasement du vol 4U9525:

« Par coïncidence, je me trouvais à deux minutes du site du crash. Il faisait très beau, une très grande visibilité [de 100 km à la ronde], on voyait tous les sommets. Il y a des parois très verticales, abruptes dans cette région, des reliefs qui font 2900 mètres » (ICI Radio-Canada. ca, 24 mars 2015).

Déplacer le risque lié à la sécurité dans l'aviation?

«  4U ... »


Toutefois, en activant la prise totale de contrôle au sol accessible, ne ferait-on pas que déplacer le problème de l'air vers le sol? En effet, une totale prise de contrôle à distance déniant la priorité au poste de pilotage, ne pourrait-elle pas aussi être provoquée par un pilote au sol (ou opérateur) mal-intentionné, voir pire encore, par des pirates informatiques (pour écraser ou même détourner un appareil)?

Embauche et activités en fonction : Sécurité contre vie privée


Il semble que toutes les questions de sécurité ne seront plus jamais les mêmes avec les actions terroristes ou encore liées à des problèmes de santé mentale (Le Devoir, 30 mars 2015, Le Monde, 3 avril 2015), des dernières décennies, particulièrement depuis un certain 11 septembre du début du millénaire. Il faudrait même considérer les filtres de sécurité à l'embauche et aux pratiques subséquentes, de personnes à divers postes sensibles dans les entreprises (ex. banques, fournisseurs de services internet, câble TV, téléphonie et autres ayant accès aux identités de centaines de milliers de personnes) et le secteur public (gouvernements, villes, sociétés d'État), incluant les transports, l'énergie, le génie, les ressources humaines (elles ont un grand pouvoir dans l'embauche à des postes supérieurs) et autres à déterminer par un exercice sérieux. Par exemple, le fait que le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) aient plus de 3200 agents-espions (Journal de Montréal, 29 mars 2015) peut inquiéter tout autant que rassurer. Pouvez-vous imaginer combien d'agents indésirables peuvent se retrouver dans un si grand nombre. Seulement avec 1 % de pourris, cela donnerait 32 éléments indésirables. C'est beaucoup quand on y pense.

Le nouveau butin

« 4U from ... who ?» 


Les pays doivent dorénavant composer avec un concept de menace permanente, voire de guerre permanente, qui existait déjà ailleurs dans le monde. Dans ce contexte, même les données personnelles maintenues par des entreprises et gouvernements deviennent des informations sensibles, parce que convoitées. Et il en va de même pour ceux qui peuvent influencer la circulation de l'information d'intérêt public (entreprises en communications, médias, etc.). Tout cela en parallèle avec la protection de la vie privée, rend la cote de confiance des employés en lien quelconque avec la sécurité, bien difficile à valider pour démasquer de potentiels agresseurs pour qui la même information privée et liberté des communications devient un butin fort convoité du troisième millénaire.

dimanche 29 mars 2015

Registre canadien des armes à feu: l'indignation du Québec est surfaite

La Cour suprême du Canada a statué en mars 2015, que le Gouvernement fédéral du Canada n'est pas contraint de transférer la partie provinciale du registre aboli, des armes à autorisation non restreintes (incluant armes de chasse).


Comme pour bien des dossiers dans notre province qui tend assez souvent à se «victimiser», il se dit toutes sortes de choses erronées sur le registre des armes à feu. Il est aussi intéressant de constater que les juges de la Cour suprême issus du Québec, ont émis une interprétation dissidente de la majorité, comme si le droit était une simple affaire d'opinion et d'évolution au gré du sentiment, de la préférence juridique et de la culture d'origine des juges. Mais ça, c'est une autre histoire.

Partie d'un fusil de calibre 12, Browning Maxus.
D'entrée de jeu, l'opinion des Québécois est loin d'être unanime sur la nécessité de pratiquer l'acharnement pour ranimer le registre à tout prix.

Question posée sur le site francophone fr.Canoe.ca (28 mars 2015). «La Cour suprême autorise Ottawa à détruire le registre des armes d'épaule. Êtes-vous d'accord avec cette décision ?» 61% se sont dit en faveur de la destruction du registre abandonné par le fédéral. Les résultats représentant l'opinion de 13078 répondants, s'ils n'ont pas la prétention d'être scientifiques, illustrent bien qu'on NE peut PAS affirmer qu’il existe au Québec un consensus en faveur du maintien d'un registre des armes d'épaule comme celui qui a été abandonné par le Gouvernement fédéral.


On peut entendre toutes sortes de positions dont celles-ci, opposées à la prolongation d'un registre:

  • Les chasseurs et résidents des régions éloignées ont des armes de chasse dans la majorité des foyers et ne veulent pas investir des millions dans le renouvellement de permis qui ne peuvent pratiquement rien contre la violence crainte par les autres. Ils ont déjà besoin d'une attestation pour le privilège d'acquérir et utiliser une arme et cela suffit selon eux. Et les normes d'entreposage des armes existent déjà.
  • D'autres, qui ne sont pas nécessairement en faveur de la prolifération des armes, ne veulent tout simplement pas d'un autre champ d'intervention provincial impliquant des fonctionnaires, des bureaux, et des coûts logiquement enclins à augmenter dans ce genre d'implantation.

De plus, la plupart des citoyens québécois ne font pas la distinction entre le registre des armes à autorisation non restreinte du fédéral, celui qui a été aboli sous le gouvernement Harper, et les armes restreintes enregistrées servant à la protection ou escorte (ex. transport d'argent et de valeurs, protection d'un commerce ou autre édifice, port d'arme pour un détective, etc.). Même chose pour les armes de tir sur cible ou de collection. Ces armes-là continuent d'être enregistrées et l'objet d'un permis et de contrôles. Pour ce qui est des armes prohibées ou illégales, déjà elles n'étaient pas dans le registre fédéral.

D'autre part,
1)   Les utilisateurs d'armes à feu pour la chasse doivent toujours posséder une attestation en bonne et due forme, qui leur permet de s'en servir et de les acquérir et même requis pour acheter des munitions. Vous ne pouvez pas vous rendre dans un Canadian Tire ou chez un revendeur et sortir avec une arme à feu, OU des munitions (balles, cartouches) sans posséder une attestation en vigueur.
2)   Le seul fait qu'un individu en détresse mentale ou déclaré dépressif ou autrement malade possède une attestation de posséder et acquérir une arme de chasse devrait suffire à le priver de son droit d'avoir accès à ses armes, sans autre registre complexe, le temps de voir l'évolution de sa santé mentale.
3)  Les armes utilisées pour commettre des crimes planifiés sont généralement non enregistrées et sont des armes de poing (revolver) ou des armes prohibées (ex. automatiques, armes modifiées, armes blanches, etc.), ou des armes volées ou échangées sur le marché noir (interlope). Elles ne sont pas déclarées par les criminels évidemment.
4)  La crainte visant les armes de chasse (armes d'épaule qui sont retirées du registre fédéral) vise donc probablement et logiquement la violence domestique ou de quartier (ex. violence conjugale, crimes familiaux, crimes commis sous l'impulsivité, etc.). Pourtant, dans ces situations, même si l'arme est enregistrée, cela n'empêchera pas les accidents ou la violence impulsive ou planifiée. Et un grand nombre d'agressions domestiques se font à l'arme blanche (couteaux), et nous ne pensons pas créer un registre des couteaux de cuisine.

Les pressions récurrentes pour le registre créé en 1995 provenaient des suites de la tuerie de la polytechnique en décembre 1989 et d'autres cas de violences pour lesquelles le registre n'aurait rien empêché ou n'a rien empêché par la suite.


La complexité d'implantation du programme et de son maintien a été sous-évaluée


Gérer le transfert de propriété d'une arme de chasse, c'est un peu comme le transfert des garanties entre le premier propriétaire et le suivant. Qui fait ça? Le début de la mort du registre canadien des armes à feu dans son volet d'application aux armes de chasse, était déjà inscrit dans les «gênes» de son lancement et le manque de planification réaliste pour les coûts et efforts réels nécessaires à son maintien. À preuve,

  • seulement au démarrage sous les Libéraux de Jean-Chrétien, les coûts du régime ont été près de 10 fois supérieurs  ceux prévus; implantation de 1 milliard contre les 112 millions estimés (ICI Radio-Canada, 27 mars 2015). Selon d'autres sources, l'écart est encore plus monstrueux. De tels dépassements-monstres sont souvent (généralement à un degré moindre cependant!) le cas de projets qui visent à répondre à une commande politique pour satisfaire un électorat, particulièrement quand il est question de gestion de données; ici, une suite politique de la tuerie de l'École polytechnique de Montréal en décembre 1989, perpétrée par Marc Lépine, né sous le nom de Gamil Gharbi.
  • Les coûts de maintien du registre devaient après sa mise en service, être de 2 millions par année (ICI Radio-Canada, 27 mars 2015). En 2009, ils étaient plutôt de 68,5 millions de dollars selon la GRC, autour de 90 millions $ si l'on tient compte de la partie assumée par les frais de permis exigés (Radio-Canada, 11 juillet 2011). Selon l'inflation canadienne entre 1995 et 2009, le coût annuel de maintien ajusté aurait dû être de 2,616,100 $ en 2009 (ou 2,62 millions $). Les coûts d'opération du registre étaient donc 26 fois supérieur à celui estimé au départ, selon la conversion avec le calculateur de l'inflation de la Banque du Canada (68,5 millions $ réels divisé par 2,62 millions $ projetés, en appliquant l'inflation observée sur les produits et services durant cette période). Ceci sans tenir compte des millions pourvus par les propriétaires.
    L'opération du registre canadien des armes à feu après sa création, devait en théorie coûter 2 millions de dollars par année après 1995 (et 2.61 millions$ en 2009, selon le calcul estimé de  l'inflation, calculateur de la Banque du Canada). Dans les faits, au lieu de coûter 2.61 M$ en 2009, il nécessitait 68,5 millions, ceci sans compter la partie assumée par les propriétaires pour le renouvellement des permis. 
  • Le tout, pour un registre pas nécessairement fiable. 
  • Le même phénomène de sous-estimation attend probablement le Québec, s'il se lance dans la création d'un semblable registre. Faites une estimation raisonnable, puis multipliez-là par 10 pour le lancement. Pour son maintien annuel en coûts nets (assumés par l'État sans compter les frais assumés par les propriétaires), faites une estimation raisonnable, et multipliez-là par 26.

Petite histoire des ratés de l'enregistrement d'une arme au registre des armes à feu