dimanche 14 septembre 2014

Guy Turcotte: cas unique OU problème de civilisation?

Commentaire sur le texte de Lise RAVARY du 12 septembre 2014 «Turcotte: justice différée, justice niée». Je suis d'accord sur le fait que la justice différée, c'est comme l'absence de justice. Par exemple, comment pourriez-vous retirer un permis de conduire une automobile 4 ans après une négligence grave commise sur une autoroute, causant décès d'homme? Imaginez qu'une cause puisse cheminer durant 4, 7 ou 10 ans ou plus, avec les délais et les appels. Mais je suis d'avis que dans les cas de meurtre, comme celui de Guy TURCOTTE, c'est toute la question de la non-responsabilité criminelle pour problème psychiatrique qui est à remettre en cause. Dans les faits, la société devrait modifier le Code criminel et envoyer un message clair. Tu as eu une folie passagère, mais tu vas avoir un encadrement à vie, même en liberté.

C'est sur un point précis que je réagis ici au texte de Mme RAVARY. Elle écrit:
«Le cas de Guy Turcotte est unique. Tant par l’horreur de son crime – poignarder ses propres enfants pour punir leur mère dépasse l’entendement – que par l’échec que fut le premier procès» (blogues.journaldemontreal.com, 12 septembre 2014).
Le vrai problème n'est pas le fait que le cas TURCOTTE soit unique, mais l'absence de suivi permanent auprès des criminels dits «non responsables». Le message contraire au sens commun et à la protection des citoyens d'un pays est le suivant: Parce que tu es malade, tu peux retrouver une totale liberté... Pas très équilibré comme confusion conclusion. Parce que tu n'es pas responsable, nous n'avons pas besoin de t'encadrer (illogique!). Ça c'est vraiment malade comme conclusion juridique.

En créant des cas pseudo-uniques, la justice devient inapplicable et incompréhensible

C'est comme s'il y avait 10 degrés de légitime défense. Cela serait ingérable et mènerait à des illogismes. Bref, dans les causes avec problèmes psychiatriques présumés (possibles ou évidents) le droit récolte ce qu'il a semé. 

Je comprends que l'on puisse dire qu'une personne puisse être non criminellement responsable pour problème psychiatrique temporaire (instant de folie d'une personne exploitée sexuellement, dépression sévère) ou permanent (schizophrénie sévère, démence) et qu'on puisse se dire qu'une telle personne ne doit pas se retrouver en prison avec les criminels «normaux» (comme si ça existait...). Mais il y a des limites à la folie du système canadien (duquel relève le Québec).

La boussole déréglée

Mais la tendance que le public croit observer, à tort ou à raison, fruit des chartes des droits appliquées sans discernement, résulte en ce que 
  • tout ce qui est trop méchant et impulsif tend avec les années à devenir une maladie (non responsable); comme les meurtres hors du commun, la pédophilie, etc. 
  • et le meurtre standard continue de recevoir la peine (responsable). 
  • Donc, le plus violent de deux cas, le «non responsable» qui a torturé, peut se retrouver en liberté avant le criminel qui a planifié son crime et tué rapidement. Cela est inacceptable socialement. Le criminel malade ou pseudo-malade impulsif qui disjoncte ne doit pas être libre avant l'autre; c'est contre toute logique. 
Imaginez que vous ayez un MAGNOTA (le dépeceur de Montréal) en liberté en 2017, avec une médication à prendre dans son pilulier et une connexion internet très haute vitesse dans un appartement payé par l'assistance sociale... Pourquoi lui pourrait-il bénéficier de pareils privilèges et libertés et pas l'autre? C'est ce que crée le système actuel, aux yeux des citoyens.


Assassiner devrait impliquer un niveau de restriction (encadrement) à vie, même durant la période de retour à la «liberté»

C'est ici que la rectitude de la loi (code criminel) basée en plus sur des avis d'experts achetés à la carte s'arrête. 

  • Aucun Turcotte de ce monde, pauvre ou de l'élite, ne devrait retrouver une liberté 100% normale après avoir commis 2 meurtres. 
  • Aucun fils de tortionnaire d'enfants non plus (même si lui-même a déjà été une victime). 
Le genre de dérapage juridique qui semble relié à une mauvaise application des chartes des droits, est ce que nous voyons aussi dans un autre pays avec un droit semblable, avec le cas de Pistorius, le médaillé olympique. Parce qu'il a des troubles anxieux, l'homme peut décharger une arme à travers une porte de salle de bain parce qu'il entend du bruit, sans s'arrêter après deux balles pour voir qui est derrière la porte. Une semblable diminution de la responsabilité basée sur la non préméditation serait possible au Canada aussi, avec le Code criminel actuel. 

La non-responsabilité ne justifie pas la liberté sans contrainte

L'exemple du criminel victime

Prenons un exemple de jugement par compassion, celle du criminel victime. D'une part, le fils d'un éventuel tortionnaire qui devient violent à son tour a une part évidente attribuable à son environnement. Il a grandi étant lui-même exploité et privé d'amour. Tout le monde peut comprendre cela. Mais le fait que son développement ait influencé sa vie de façon négative et tordu son caractère humain, ne justifie pas qu'après l'exploitation et la maltraitance d'enfants à son tour, qu'il se promène en liberté avec une prescription médicale et une visite du psy par six mois. S'il a commis un crime grave, il doit être encadré à vie, et là, la charte des droits trouve sa limite à ne plus franchir.

Petit meurtre, gros meurtre

On ne peut pas commencer à distinguer des dizaines de niveaux de meurtres: meurtre d'enfant, meurtre de vieillard, meurtre de jeune adulte, meurtre de riche, meurtre de pauvre, meurtre de boomer, meurtre de femme par un homme, meurtre de femme par une femme, meurtre d'immigrant, meurtre dans une communauté ethnique qui applique d'autres règles, ... 

Le message doit être plus clair et il faudrait en venir là: il y a au Canada, des pas à ne pas franchir et le meurtre en est un, sauf tuer en situation de légitime défense, d'invasion de domicile. Mais, à problème spécial (psychiatrique occasionnel ou permanent) il faut un cheminement spécial, et non le vide dans lequel se retrouve l'ex-chirurgien cardiaque Guy Turcotte, qui aurait disjoncté suite à un épisode dépressif sévère, pour avoir été cocufié. À tout le moins, un assassin relâché devrait être encadré d'un suivi plus ou moins resserré durant toutes les années de vie qu'il lui reste. 

Avocats d'entrée de gamme, avocats de la haute société

De plus, une cause impliquant un meurtre ne doit pas reposer autant sur la qualité ou la rémunération que peut espérer toucher l'avocat de la défense (très lié au statut social du client) et sur le choix des experts appelés en témoignage.

Bref

Tu as assassiné une personne? Peu importe la raison et la condition mentale (sauf pour légitime défense), tu fais maintenant partie d'une classe de citoyens à part. Ta vie ne sera plus jamais la même, tant pour sa partie en prison ou en institution psychiatrique, que pour sa partie ou ses périodes en liberté. Voilà ce que doit faire une loi qui respecte ses citoyens autant que les droits individuels. Peu importe les statistiques de récidive. Là n'est pas le point. Tu as tué, tu entres dans une catégorie différente de la moyenne des gens. Oui tu pourras peut-être refaire ta vie. Pour la sentence et les conditions d'encadrement après libération s'appliqueraient les degrés de meurtres et niveaux de responsabilité (ex. premier et deuxième degré, préméditation, non-préméditation, responsabilité vs non-responsabilité), mais parce que tu as assassiné, tu devras toujours (prison ou liberté) être encadré et respecter des conditions minimales adaptées à ta situation (maladie ou pas). En assassinant une personne ou en tentant de l'assassiner, tu as restreint à vie, ton niveau de liberté. Voilà ce qu'il faut.

Autrement, c'est la perte, déjà constatée, de confiance dans la justice et là ça peut aller très loin; même justifier la violence de tous ceux qui ont une cause et se croient lésés. Le laisser-aller actuel pave la voie à toutes les justifications du crime et même le système démocratique peut basculer dans l'anarchie et la justice par soi-même (auto-justice, vengeance) qu'on observe dans des milliers de films américains.

vendredi 12 septembre 2014

Guy Turcotte LIBRE: réaction en peu de mots

Via yapasdePRESSE sur Twitter.

AUTRE TEXTE:

Nouveau procès pour le Dr Guy TURCOTTE (JECKILL & HYDE version du Québec) (jeudi 14 novembre 2013)

 http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/11/nouveau-proces-pour-le-dr-guy-turcotte.html

mercredi 10 septembre 2014

Souveraineté du Canada: Un des navires de l'expédition de Franklin enfin retrouvé

9 SEPTEMBRE 2014. La nouvelle vient de sortir. Des intervenants gouvernementaux et non gouvernementaux, viennent de confirmer une découverte importante, à l'aide des images captées par un véhicule sous marin autonome acquis récemment par Parcs Canada. Un navire gisant sur le fond marin arctique a été confirmé officiellement, comme étant l'un des deux navires de la célèbre expédition commandée par le capitaine John Franklin et ses 128 hommes en 1845-1846. Le tout s'est fait par une plongée effectuée le 7 septembre 2014, sur la base préalable, d'images obtenues par balayage et traitement numérique. Mais à peine confirmée, la découverte de la première épave ayant appartenu à la célèbre exploration, tend à être  banalisée ou relativisée par quelques uns.
(ci-dessous, Images propriété de Parcs Canada, diffusées par ICI Radio-Canada.ca 9 septembre 2014).
Une image numérique de la première épave découverte. 

Un archéologue de Parcs Canada, Ryan Harris dit que l'épave est bien conservée.

Images obtenues par le sous marin autonome, montrant du bois et des canons du navire.
Dans un discours pour l'occasion, le Premier ministre du Canada, Stephen Harper, a déclaré:
« Bien que nous ne sachions pas encore s’il s’agit du Navire de sa Majesté (NSM) Erebus ou du NSM Terror, nous possédons assez d’information pour confirmer l’authenticité du navire. Nous avons confirmé sa découverte le dimanche 7 septembre 2014 à l’aide d’un véhicule sous marin autonome acheté récemment par Parcs Canada» (45eNord.ca 9 septembre 2014)
Pour le Premier ministre Harper, il s'agit là, d'un événement important (nouvelles 24 7, du Premier ministre du Canada), entre autres dans l'affermissement de la souveraineté du Canada en Arctique.

Je crois important de répondre ici à une déclaration qui me semble avoir pour but premier de banaliser l'impact de la découverte

Il faut s'attendre que nous en entendrons plusieurs du genre pour divers motifs, tantôt scientifiques ou historiques, tantôt politiques, souvent idéologiques). Un article cite un enseignant universitaire de l'Alberta qui prétend que ce qui a existé AVANT la fédération canadienne de 1867, ne saurait être utilisé pour démontrer la souveraineté territoriale APRÈS la Constitution. Je reviens donc sur cette déclaration de Rob Huebert :
«La découverte de deux épaves des années 1840 qui étaient sous l’autorité de la Grande-Bretagne, alors que le Canada n’existait même pas ne permet pas vraiment d’imposer notre contrôle sur les eaux du nord» (enseignant cité dans L'actualité 9 septembre 2014)
Réponse:

Une découverte de ce genre, confirmant l'exploration vieille de 168 ans d'un territoire, n'est pas le seul critère, mais c'est un critère important. Je ne suis pas juriste, mais nous respectons aussi, ou avons respecté jusqu'à une renégociation, des traités datés d'AVANT la fédération canadienne signée en 1867… Des territoires sont encore accordés aux autochtones en échange d'autres qui sont aujourd'hui urbanisés et occupés par des non-autochtones. Par exemple, le gouvernement fédéral et la ville de Québec permettent des expansions du territoire de la nation Huronne-Wendat de Wendake (L'Actuel 21 juin 2010 | 3 juin 2014  | Le Soleil 21 août 2014), qui a par ses ancêtres, aidé au développement de la Nouvelle France, avant que la province de Québec et le Canada soit consolidés. De la même manière que nous recevons des héritages de propriétés qui ont existé avant notre naissance, il en va ainsi pour les pays. Le droit se bâtit sur le droit préexistant. Il ne se réinitialise pas (« reset ») pas à zéro à chaque nouvelle étape de l'évolution et la passation ou prise d'un territoire… C’est comme lorsque 3 entreprises mettent ensemble leurs états financiers et leurs biens immobiliers ou lorsque des propriétés se cèdent à une tierce entité.

Ce que la Grande-Bretagne a cédé comme patrimoine au Canada appartient effectivement au Canada. Avec l'argument de l'enseignant précité, une partie de la France, de l'Espagne de  l'Italie et l'Égypte et bien plus encore au Proche-Orient et en Inde, devraient retourner aux Grecs qui eux les retourneraient à ... Et ainsi de suite. l'Écosse n'aurait même pas à tenir un référendum sur sa destinée en septembre 2014, puisqu'elle existait avant la constitution de la Grande-Bretagne. Il faudrait remettre en question tous les territoires rétrocédés ou occupés par les descendants des anciens empires qui ont été un jour présumés «illégitimes», en remontant jusqu’à la préhistoire, particulièrement s'ils ne sont pas encore occupés (ex. une forêt vierge ou un désert à la frontière d'un pays ou des chaînes de montagnes inhabitées). Nous pourrions tout autant, à partir du Canada, revendiquer des terres inhabitées, au-delà du pôle nord, du côté de la Russie. En appliquant la même logique, même la Palestine qui a reçu son territoire des puissances qu’on dit colonialistes, n’aurait pas de territoire attribué... En Afrique, ce serait la plus grande instabilité (interventions historiques de la France, de la Grande-Bretagne ou Angleterre, de la Belgique, ...).

Mais c’est sûr que, pour certains groupes, le Premier ministre Harper ne peut, ni ne pourra jamais, rien dire ou faire de bon… Il  y a aussi de fortes chances que derrière ce genre d'argumentaire, se cache par moment, des politiques environnementalistes (ex. pour ne pas exploiter l'Arctique) ou autres (ex. idéologies politiques et alliances idéologiques non mises au jour).

mardi 9 septembre 2014

Magnotta: le cirque macabre annoncé (ABRÉGÉ)

Le Canadien Luka Rocco Magnotta (aussi connu comme Eric Clinton Newman et Vladimir Romanov selon INTERPOL, 31 mai 2012) est tristement sorti de l'anonymat, en devenant l'assassin de Lin Jun, un étudiant chinois. Il est présumé avoir découpé son corps dont il aurait posté des morceaux. Il se serait mis en scène lui-même dans une vidéo, dont il aurait diffusé une partie du matériel obscène. Il s'est fait médiatiquement connaître des Européens, comme le présumé «dépeceur de Montréal», après avoir quitté le Québec où il était un suspect très activement recherché. La possibilité qu'un jeune homme de 29 ans, de belle apparence puisse être un dangereux tueur séducteur et bisexuel (donc avec un large spectre de victimes potentielles), pouvant en plus décliner trois identités différentes avec des papiers (Luka, Eric et Vladimir), et se déplaçant librement en Europe, semble avoir cristallisé certaines populations, dans une crainte digne d'un polar. Il ne répondait pas au cliché de la gueule d'un tueur, ce qui le rendait plus dangereux.


Il est fort probable que le procès se joue, pour la défense, sur la non-responsabilité criminelle pour problèmes psychiatriques au moment des crimes. Là ne devrait pas être la principale surprise.

Inquiétude

Une tendance préoccupante émerge en vue du procès; une malsaine fascination matérialisée par la création d'une sorte de star du mal qui se démarque de la masse. L'antihéros a en fait, les apparences d'un « super-Eros » tordu; un prédateur sans compassion. Lui donner trop d'attention équivaudrait à fournir du matériel pouvant inspirer ou activer des êtres déséquilibrés qui observent le traitement médiatique et qui pourraient vouloir eux-aussi devenir un centre d'attention, à leur heure. 

Un pays équilibré ne met pas en vedette ses prédateurs, sauf  en communiquant  des informations pour la protection du public. En fait, tout se met présentement en place, comme si l'on voulait créer une célébrité de la violence qui pourrait éventuellement vendre son histoire. Dans certains médias, on annonce déjà que des places additionnelles sont prévues pour accueillir le surplus de public et de journalistes qui devraient affluer au procès. Bref, on n'a rien compris. On prépare un cirque médiatique sinistre pour fans de meurtriers. Est-il nécessaire d'ajouter, que si l'on voulait encourager d'autres prédateurs en manque d'attention à se mettre en valeur, on agirait exactement ainsi. Certains individus violents ou désaxés préfèrent une attention pour des motifs vils ou violents, à l'anonymat de la foule.

Appel au professionnalisme de la justice et des médias


En est-on collectivement rendus au tourisme du crime? Est-ce le prix à payer pour nourrir les chaînes d'informations en continu? Il faut en appeler à des médias responsables suffisamment professionnels pour ne pas verser dans le sensationnalisme poubelle. Mais cette continence doit commencer par un système de justice qui donne l'exemple et n'augmente pas l'offre habituelle d'accès aux procès. La justice n'est pas une foire. Tous, médias, justice, parents, éducateurs, doivent s'en tenir à ce qui est vraiment nécessaire: la protection des personnes, un procès équitable et la dissuasion.
Magnotta, selon une photo diffuées par INTERPOL
le 31 mai 2012.

dimanche 7 septembre 2014

Luka Rocco Magnotta: Cirque médiatique «trash» pour fans de meurtriers

Le Canadien Luka Rocco Magnotta (né Eric Clinton Newman et aussi connu sous le nom de Vladimir Romanov selon INTERPOL, 31 mai 2012) est tristement sorti de l'anonymat pour être allégué avoir assassiné Lin Jun, un étudiant chinois. Il est accusé d'avoir découpé son corps. Il s'est fait médiatiquement connaître en Europe comme le «dépeceur de Montréal» ou «du Canada» après avoir quitté le Québec où il était activement recherché. L'accusé se serait filmé en train de porter outrage au cadavre et aurait lui-même diffusé une partie du matériel obscène. Il aurait ensuite expédié des parties du corps de la victime. Comme il faut s'y attendre, devant l'apparente solidité de la preuve, dont fait partie cette vidéo où il s'est lui-même mis en scène, la défense jouera probablement la carte de la non-responsabilité pour problèmes psychiatriques au moment des faits. Mais le problème véritable qui se dessine, est la tendance qui consiste à vouloir créer une sorte de star du mal, à partir d'un être machiavélique; à en faire un antihéros qui se démarque de la masse. L'antihéros a en fait, les apparences d'un superEros tordu; un prédateur sans compassion. Médias, système de justice et chaque parent responsable, doivent éviter de porter une attention exceptionnelle à un être qui n'e vaut pas d'être le centre d'une telle attention, du moins au sein d'une nation qui se dit équilibrée. (mise à jour 8 septembre 2014, 21 h 25 A.M.)

Ce n'est pas parce qu'un public en demande, qu'il faut lui donner ce qu'il veut. Lui donner trop d'attention équivaut à donner du carburant et de la justification à la violence pour des êtres déséquilibrés qui observent le traitement médiatique qui est fait et pourraient vouloir eux-aussi devenir célèbres; le centre d'attention.

Cirque médiatique «trash» pour fans de «killers»

Magnotta selon la photo diffusée par Interpol
le 31 mai 2012
Un pays équilibré ne met pas en vedette un prédateur, sauf quand il s'agit de la chute d'un oppresseur. En fait, tout se met présentement en place pour faire exactement l'inverse; comme si l'on voulait créer une sorte d'anti-star, une célébrité de la violence qui pourrait vendre son histoire. On attire normalement plutôt l'attention dans le cas d'un oppresseur, tel un mafieux ou dictateur sanguinaire ou d'un criminel en fuite (comme il était en 2012). Mais le but est alors de protéger les gens et de faire un exemple de la chute d'une bête humaine, pour dissuader ceux qui voudraient l'imiter. Ce n'est plus le cas ici. Magnotta est déjà sous arrestation et il aimait semble-t-il, diffuser ses actes en ligne (ex. mauvais traitement aux animaux et maintenant meurtre et  obscénité sur un humain).

Dans certains médias, on annonce déjà que des places additionnelles sont prévues pour accueillir le surplus de public et de journalistes qui risquent d'affluer au procès. Bref, on n'a rien compris. On prépare rien de moins qu'un cirque médiatique «trash» pour fans de «killers». Est-il nécessaire d'ajouter que si l'on voulait encourager d'autres prédateurs en manque d'attention, qui peut-être croient n'avoir plus rien à perdre, à se mettre en valeur par des actes de grande violence et dépravation, on agirait exactement ainsi. Certains individus narcissiques violents ou désaxés en viennent à préférer une attention pour des motifs vils ou violents, plutôt que l'anonymat de la foule.


Triste spectacle pour les parents de  Lin Jun,  la victime, et pour le monde entier

La mise en place du cirque: «Approchez! Venez voir la bête!»

Le procès en sera au stade du processus de sélection des membres du jury, ce lundi 8 septembre 2014, (ICI Radio-Canada.ca, 2014-09-07). Le problème véritable prévisible dans cette cause, ne semble pas se jouer sur la preuve surtout, mais sur la question de la popularité entretenue d'un meurtrier.

Sur le site de Radio-Canada, nous pouvons lire le 7 septembre 2014:
Éric Sutton, avocat criminaliste, s'attend à ce qu'il y ait de nombreux spectateurs et journalistes à ce procès, qui doit commencer le 22 septembre. « J'ai suivi l'enquête préliminaire et je suis resté surpris de voir des journalistes de partout dans le monde. Italie, France, Angleterre, Allemagne... »  (ICI Radio-Canada.ca

En est-on vraiment collectivement rendus au tourisme du crime? 
Ou est-ce le prix pour nourrir les chaînes d'informations en continu?
  • Il faut en appeler à des médias responsables suffisamment matures pour ne pas verser dans le sensationnalisme et donner les détails inutiles.  Et pour s'entendre entre eux à cette fin. 
  • Mais ceci doit commencer par un système de justice canadien qui donne l'exemple en évitant d'embarquer dans un tel cirque de popularisation à l'extrême d'un meurtrier. La justice canadienne doit rester sobre et limiter le nombre d'auditeurs du procès (public et membres de la presse) à la capacité des espaces actuels; ne pas en faire un antihéros dont l'exemple créerait des disciples et admirateurs déséquilibrés qui pourraient eux aussi rechercher ensuite le même genre d'attention, de vedettariat dans la violence.
  • De même, tout parent responsable qui aime ses enfants, ne doit pas porter d'intérêt malsain ou malin, aux plus violents de la société, sinon que pour désapprouver ce qu'ils font sans entrer dans tous les détails.
Le prédateur, quel qu'il soit, a tué un homme gratuitement et avec une grande violence, il a outragé son cadavre et expédié certains de ses membres et diffusé les images de ces crimes. Il a été fugitif et attrapé suite à une alerte à la police internationale (INTERPOL 4 juin 2012). Point. C'est tout ce qu'il est utile de savoir, pour ne pas en faire une célébrité.

Ci-dessous, extraits de pages d'Interpol, lorsqu'il était sous un mandat de recherche international, du 31 mai mai au 4 juin 2012 avant d'être arrêté en Allemagne (INTERPOL 4 juin 2012).



mercredi 3 septembre 2014

« iCloud, if iCould ! » (si je pouvais): la vie privée des stars fait la une, mais le vrai problème c'est...

UN AVERTISSEMENT SALUTAIRE. Apple aimerait sûrement revenir en arrière et mieux protéger les données de ses clients: «iCloud, if iCould !» (si je pouvais). C'est en réalité la confiance dans tous les serveurs de données populaires qui est affectée. Ceux qui servent pour les smartphones, les tablettes, etc. La grosse affaire, ce n'est pas les images sexy de stars! 

Des stars se sont fait voler des photos de leur compte iCloud et le FBI est en émoi. Pour les enfants je comprends un peu plus. Pour le reste, on en fait moins pour les vols de données banquaires ET industrielles stratégiques (débrouillez-vous les entreprises). Le vrai problème c'est que le stockage de données à distance ne sera probablement jamais totalement sécuritaire. Nous ne devrions jamais stocker des images ou données personnelles sensibles sur un serveur qui n'offre aucune garantie de sécurité. Comment je le sais? Je consulte l'information dans les médias, tout simplement. Même des serveurs que l'on croit très sécurisés comme ceux des banques, se font voler des données de leurs membres. Donc, c'était une question de temps pour que ces entrepôts de données (les clouds) soient touchés.

Je ne suis ni génie, ni informaticien (quoique je travaille avec des bases de données géographiques), et voici pourtant ce que j'écrivais dans une article où je faisais la critique des nouveaux compteurs d'Hydro-Québec qui émettent des lectures de votre consommation en électricité, 120 fois l'heure:
«On sera en mesure d'estimer le nombre de personne à la maison à tout moment des heures d'activités, ou de savoir s'il y a une personne de plus qu'à l'habitude au foyer d'après votre consommation en temps réel. Ajoutez à cela toutes vos activités qui sont «monitorées» ou sont sous surveillance statistique (ou le seront, par exemple avec la disparition éventuelle de l'argent liquide, fusion tv-internet) et vous verrez que les activités et choix touchant votre vie privée diminuent continuellement 
 [...] 
«1.  Dans une démocratie autoritaire, ce serait très inquiétant, si l'on couple cela avec la disparition éventuelle de l'argent papier (tracer les achats et transactions de services). Ajoutez à cela le mépris de certains partis et groupes politiques envers le transport automobile individuel et l'on saura dans quel véhicule de transport en commun vous êtes et vers quelle destination vous faites des transferts.  Avec la presque disparition de l'argent liquide (billets et monnaie) déjà amorcée et la nationalisation des banques que caresse des partis [...], l'État pourrait savoir tout ce que vous achetez avec votre carte (e-livre, livre, film, magazine, cours privés, membership, etc...) , ainsi que le lieu et l'heure. Avec la mise en réseau informatique de la télé et du web on peut savoir, au privé [fournisseurs], ce que vous écoutez en temps réel. Avec la surveillance web, les fournisseurs devant maintenant garder la liste des sites internet que vous visitez ET le cloud ou l'équivalent (entrepôt de stockage de vos fichiers en dehors de vos ordinateurs = tendance du stockage en ligne de vos fichiers), la zone privée de votre vie fond comme un glaçon en juillet. Il ne manquait que cela, la détection de présence humaine dans votre maison qui devient maintenant possible avec la Société d'État. Avec les compteurs d'Hydro Québec qui émettent des données quelques milliers de fois par jour, l'État pourrait maintenant savoir si vous êtes présents à la maison et même, estimer si des personnes se sont jointes à vous (consommation d'électricité comparée aux autres jour).
Le FBI au secours des stars dénudées

Je lisais hier que le FBI voulait démasquer les pirates qui ont osé fouiller les dessous du iCloud. C'est pourtant à Apple de payer pour les investigations.  Les pirates sont des pirates. Contrairement à ce que l'on vous a dit, l'instruction ne donne pas l'honnêteté. Elle rend les gens malhonnêtes capables de frauder plus efficacement. Pour les pirates, le défi était intéressant, mais les services d'entreposage de données en lignes ont le péché type des informaticiens: se croire à l'abri, ne pas assez planifier ou anticiper, ne pas tester au-delà de leur environnement confortable ET dans les grandes entreprises, devenir des genres de fonctionnaires à café expresso. Tandis que les vrais pirates se défoncent pour contourner les portes informatiques closes, ou parfois simplement en passant par la porte ou la fenêtre mal protégée ou en trouvant la clé sous le tapis (simple analogie).

Les corruptibles

Imaginez les centaines de personnes travaillant pour vos services de données et réseaux, ainsi que chez vos fournisseurs (câble TV, internet, téléphonie, carte de crédit, banque, agence de voyages, ...). Imaginez maintenant que plus ou moins 5 pourcent des personnes sont potentiellement corruptible ou disposé à utiliser des informations à mauvaise fin s'ils en ont la possibilité OU si pour eux, la cause en vaut le coût et le risque (ex. les anti; ex. ceux qui veulent la retraite à 30 ans ou le luxe autrement inatteignable ou même simplement endettés ou ayant un enfant à soigner). Ou imaginez que l'une de ces personnes initiées (insiders) est mise à pied (débauchée) et veut se venger de son employeur. Tout est en place pour que ce genre de choses arrivent.

Le vrai problème, c'est que la vie privée n'est plus, ou presque 

Et ce qui arrive aux stars devraient nous mettre en garde. C'est une question de temps, avec
  • Les données personnalisées (avant généralisation) ayant une valeur marchandes pour certaines personnes qui les veulent
  • Les recensements et enquêtes informatisées dès la prise de données nominales (avec vos noms, adresse, dates de naissance), avec croisement possible par la suite de diverses bases de données (ce que les gens appellent souvent à tort banques de données).
  • L'internet; les fournisseurs de services plaçant votre navigation sous surveillance à cause des lois
  • Les transactions d'achats informatisées et codes des produits et services et les lieux ou fournisseurs, jours et heures de vos transactions sans argent papier
  • La fusion de la TV et de l'internet
  • Nos états d'âmes et opinions politiques ou autres sur les réseaux sociaux (versus un petit voyage dans un pays réfractaire à vos idées)
  • Transports en communs appelés à prendre plus de place; donc connaissance éventuellement possible de votre départ et destination ou parcours
  • L'entreposage de vos documents volumineux (films achetés, photos, vidéos personnelles) et informations personnelles à distance sans avoir en retour, la responsabilité engagée des fournisseurs de ce genre de services. En fait, qui lit les licences (conditions) à l'inscription à du gratuit sur le web; ex. sur Apple, Google, Windows, ... Les licences sont surtout là pour les protéger et pour se déresponsabiliser. Si les données sont volées vous n'avez aucune compensation.
  • Et au niveau de l'énergie dans le contexte du Québec, des compteurs dits «intelligents» qui par déduction, peuvent aller jusqu'à permettent d'estimer combien de personnes sont à la maison et quel type d'appareil fonctionne. Par exemple, si votre consommation augmente de 25% en une semaine, il y a plus de présence à la maison ou vous avez utilisé des appareils qui consomme beaucoup (chauffe-eau et possiblement douche, chauffage de la piscine, etc.). 
  • Et maintenant, avec la domotique (contrôle à distance de vos serrures de portes, par exemple), votre petit bonheur pourrait se transformer en soucis lorsque vous siroterez un breuvage glacé dans le Sud.
Je ne suis pas négatif. Nous sommes rendus là ou presque.

dimanche 31 août 2014

Scandale Grande-Bretagne: Les autorités ont couvert les crimes de gangs pédophiles d'origine pakistanaise

AU MOINS 1400 FILLES D'ÂGE MINEUR, VICTIMES DE GANGS ISSUS DE LA COMMUNAUTÉ MUSULMANE PAKISTANAISE. Jugez-en par vous-mêmes. La Grande-Bretagne et particulièrement la ville de Rotherham (ville du nord de l'Angleterre)  sont depuis mardi en après-midi le 26 août 2014, saisies et horrifiées par un scandale mis au jour, révélant la couverture par les autorités, d'actes répétés d'exploitation sexuelle commis à l'égard de filles de 11 à 16 ans. Les mineures ont été exploitées sexuellement par des bandes d'hommes issus de la communauté musulmane d'origine pakistanaise. Le chiffre de 1400 victimes est une estimation minimale. C'est déjà énorme pour une ville ouvrière de 250,000 personnes. Les abuseurs auraient perpétré de multiples crimes à une échelle inimaginable dans une société civilisée, et ce durant plusieurs années sans être trop inquiétés par les autorités de Rotherham. Les actes criminels présentaient un volet culturel juxtaposé à l'exploitation sexuelle des jeunes mineures. Ainsi, les hommes ciblaient plus souvent les jeunes blanches anglaises qu'ils traitaient comme culturellement indignes et inférieures. L'attitude passive des autorités a renforcé l'ampleur du phénomène confirmé par un nouveau rapport de 2013 commandé par le Conseil de Rotheram. La police, les élus municipaux et les travailleurs sociaux sont peu intervenus durant plus de 16 ans, par crainte d'être jugés comme des «racistes» pratiquant le profilage ethnique. Une semaine après le dévoilement des faits, on ne parlait pas encore du scandale du côté ouest francophone de l'Atlantique. (mise à jour 1er septembre 2014)


C'est scandaleux, mais cela ne m'étonne pas. Quoiqu'en disent les bien-pensants, les autorités auraient été effectivement accusées de s'acharner sur une communauté culturelle par la répétition dans les médias, d'arrestation d'hommes de la même communauté. Cela n'excuse pas les autorités. Des têtes devraient rouler au sens figuré (et mise sous tutelle de la police et de la direction des travailleurs sociaux) en attendant de savoir qui a failli et fermé les yeux. De plus, quand les leaders de la communauté d'origine pakistanaise musulmane ont appris les faits, ils ont eux aussi découragé de porter plainte à la police anglaise, préférant garder l'affaire à l'interne.

Pourquoi les médias québécois sont-ils muets sur ces faits, près d'une semaine après le début du scandale? ICI Radio-Canada ne semble pas LÀ.

Lire entre les lignes

Il faut savoir aussi lire entre les lignes. Si les 1400 victimes font partie des filles âgées entre 11 et 16 ans, ce n'est pas parce que les actes criminels se limitent à ce groupe. Les abuseurs ne «cartaient» pas. Ce nombre est une mesure statistique pour parler de pédophilie, en plus des autres aspects criminels (enlèvement, traite -échange de victimes pour obtenir des filles d'autres villes-, viols et viols collectifs, servitude sexuelle, ...). Il y a donc obligatoirement eu bien au-delà de 1400 victimes si l'on inclut les filles et jeunes femmes de 17 ans et plus et celles des autres villes touchées par le même phénomène de servitude sexuelle.

Voici une traduction d'un extrait d'un article texte trouvé sur National Review Online.

L'Article de départ qui m'a amené à creuser un peu plus la nouvelle qui ne ressort pas de ce côté ci de l'Atlantique.

( ) :  notes du National Review Online
[ ]  ou [NDT] : notes du traducteur (Gilles B. | YapasdePRESSE.blogspot.com)
Rotherham :  ville du nord de l'Angleterre

SOURCE (la traduction française suit en bas de la photo)
Des liens vers des articles externes suivent à la fin de ma traduction.

Rotherham’s — and England’s — Shame
The Muslim men who tortured more than 1,400 girls are criminals.
So are the authorities who covered it up.






Extrait du texte (Traduction proposée par Yapasdpresse.blogspot)

La honte  de Rotherham et de l'Angleterre avec elle

«Les hommes d'origine musulmane qui ont torturé 1400 filles sont des criminels
«Tout comme les autorités qui ont caché les faits

Par John O’Sullivan
[extrait traduit. Pour l'article original voir Rotherham’s — and England’s — Shame. Les liens cliquables vers des sources externes sont ajoutés par le traducteur]


«Depuis mardi après-midi [26 août 2014] cependant, la Grande-Bretagne a ressenti un choc réel et l'horreur concernant le rapport à l'effet que 1400 jeunes femmes [NDT: pire, ce nombre ne comprend pas celles au-dessus de 16 ans] de la ville de Rotheram dans le South Yorkshire ont été violées, enlevées, prostituées, victimes de traite et brutalement abusées de presque toutes les manières possibles, par un gang criminel au cours des 16 dernières années [NDT : donc depuis la fin de la décennie 1990]. En plus, les autorités -lesquelles dans ce cas sont le gouvernement local, les services de police et de la protection de la jeunesse- ont été à répétition informées de ces crimes, mais ont rejeté les rapports comme faux ou exagérés et n'ont pris aucune action pour enquêter, faire cesser ou réprimer [les gestes].

«Ce n'est pas comme si ces séries de crimes étaient cachées ou inconnues. Pas moins de trois enquêtes officielles (antérieures à celles-ci) se sont penchées sur ces crimes. Elles ont rapporté la large réalité que nous connaissons aujourd'hui et ont appelé à de nouvelles enquêtes et des arrestations. Les services de police et les de la protection de la jeunesse n'ont posé aucune action à leur égard. À la place, il ont compilé les [informations] découvertes avec des commentaires réprobateurs. Les élus locaux ont fermé les yeux ou, à certaines occasions, sont intervenus pour décourager les enquêtes menées par la police. Seul le public général était innocemment ignorant.

«Certains exemples de cette indifférence officielle dépravée sont à peine croyables.  Dans un cas une fille a été trouvée saoulée en compagnie de ses oppresseurs et a été arrêtée tandis que les hommes ont été laissé en liberté. Dans un autre cas, un père a trouvé sa fille, a essayé de la sauver, a porté plainte à la police et a été lui-même arrêté tandis que les autorités n'ont pris aucune mesure [contre les hommes] en réponse à sa plainte.

«Si les événements se produisaient dans un film de série noire ou un roman au format livre de poche inscrit dans une ville américaine du milieu du [20e] siècle, le personnage de Philip Marlowe [héros de roman policier] finirait par percer une intrigue dans laquelle une administration corrompue et une force de police aiderait un gang criminel à exploiter un bordel exploitant les enfants pour le plaisir et le profit. C'est en fait, l'interprétation la plus rationnelle sur ce qui s'est passé. Mais là n'est pas la véritable explication.

 «Ce qui s'est passé s'explique par deux autres faits : les 1400 filles étaient toutes blanches, de culture chrétienne [pays qui a été christianisé] et d'ethnicité anglaise, tandis que tous leurs abuseurs, sauf un, étaient des musulmans d'héritage pakistanais. (Le rapport décrit les hommes pudiquement en tant qu' «Asiatiques», mais aucun n'était hindou, Sikh ou chinois de Hong Kong) Comme dans d'autres cas récents, les hommes ciblaient les filles en principalement parce qu'elles étaient des chrétiennes blanches, au sens culturel, et donc «sans valeur». Ils disaient aux filles qu'il en était ainsi. Pire encore, la police les a aussi méprisées quand ils [ses membres] ont courageusement ignoré les sévices contre elles (un homme a versé de l'essence sur une fille et a menacer de l'allumer avant de chercher l'aide de la police). En conséquence, certaines des filles ont fini par croire qu'elles étaient en fait méprisables, ce qui évidemment, les rendaient plus vulnérables au gang. D'autres se sont suicidées. Beaucoup de survivantes connaîtront peut-être, pour le reste de leur vie, des épisodes prolongés de dépression, la faible estime de soi, la honte et d'autres troubles psychologiques.

«Cette ampleur en matière de criminalité et de victimes est importante pour un pays qui s'est toujours considéré comme une société de droit. Pire encore, le rapport admet que l'estimation de 1400 victimes est un chiffre conservateur. (c'est à peu près l'équivalent de trois écoles de filles) Certaines des filles n'avaient que 11 ans. Et depuis que d'autres cas plus ou moins semblables d'exploitation criminelle de jeunes filles de culture christianisée, par des hommes musulmans pakistanais ont été révélés dans des villes comme Oldham, Birmingham et Oxford au cours de la dernière décennie, le nombre total de victimes doit être énorme.

«Les motifs des abuseurs, en plus d'être si vils [satisfaire leurs bas instincts sans égard à la souffrance physique et morale infligée aux victimes], ne sont pas difficiles à comprendre. Ils impliquaient à la fois le racisme et le sexisme en parallèle à la luxure et à la cruauté permis par leur culture misogyne. Mais qu'est-ce qui explique le silence, la tolérance et même la coopération des autorités? Leurs motifs semblent dériver du potage d'absurdités du progressisme formant les attitudes officielles en Grande-Bretagne moderne. Le premier provient de la crainte d'être soupçonné de racisme. Encore et encore, la police et les travailleurs sociaux ont contenu leurs interventions ou suivi de plaintes, parce que cela inviterait aux accusations d'être racistes [NDLR : expression type employées dans nos cultures = «profilage»]. La plupart des gens de la communauté musulmane n'étaient pas au fait de cette conspiration criminelle (choqués et horrifiés comme tout le monde, ils la condamnent maintenant) Mais quand elle a été portée à l'attention des leaders de la communauté, ils ont eux aussi joué la carte de la race pour empêcher une investigation plus approfondie. Révéler un tel scandale ne serait pas seulement raciste, ce serait commettre un péché contre l'idéal du multiculturalisme, lequel accompagne maintenant la plupart des politiques officielles.

«Le député Travailliste pour Rotheram de 1994 à 2012, Denis MacShane, a admis ... qu'en tant que gardien de la vision de la gauche libérale, il avait évité de creuser des sujets tel que l'oppression des femmes dans certaines portions de la communauté musulmane. Il aurait dû faire quelque chose à ce sujet, mais, eh bien, vous comprenez «Je pense qu'il y avait une culture de ne pas vouloir faire tanguer le bateau de la communauté multiculturelle, si je puis dire ainsi».

«Ce genre de réponse officielle est pire que le sectarisme pur et simple, mais il n'a malheureusement pas été rare au cours des dernières années. Soucieuse d'éviter la connotation «raciste», la police a fréquemment ignoré les appels de jeunes femmes musulmanes en fuite de mariages forcés ou les mutilations génitales; et plutôt, ils [ses membres] ont collaboré avec les leaders de la communauté pour persuader les femmes de retourner dans leurs familles. Cette collaboration honteuse se dirige progressivement vers une fin. Mais le modèle façonne encore de nombreuses attitudes officielles. [NDT : par exemple, le politique, le policier, le social, l'éducation, ...]

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Rotherham’s — and England’s — Shame By