vendredi 6 décembre 2013

Négos: Maire Labeaume pris à son piège par le président de la FPPVQ?

UNE VOIE À SUIVRE? PEUT-ÊTRE...

Extrait du Journal de Québec du vendredi 6 déc. 2013:
«Dans le but de favoriser la transparence la plus totale, le chef de la Fraternité des policiers de Québec suggère aux journalistes de lui confier leurs enregistreurs pendant son tête-à-tête de ce matin avec le maire Labeaume. 
(...)«De cette façon, les journalistes pourront avoir une idée précise de la teneur des échanges entre la FPPVQ et le maire» (...) 
Interrogé par le Journal, M. Lehré a juré que sa démarche n’avait rien d’une blague. «Le maire n’arrête pas de dire que c’est important d’informer la population au sujet des négociations. Je le prends au mot», a-t-il assuré» (1).
En tout cas, c'est logique. Le but élargi étant possiblement le principe (si l'on pousse la logique du maire de la ville de Québec depuis sa toute première élection) à l'effet qu'il faudrait rendre le contenu des négos publique, et non pas seulement leur interprétation par les élus. Les rencontres devraient peut-être être captées, images et son. La réaction du maire, en plus de manquer de respect, démontre qu'il a compris les enjeux.

Voici comment le maire de Québec a décrit le président de la FPPVQ:
«Il est bizarroïde. C’est bizarre, comme le monsieur est souvent bizarre.» (2)

L'élu sait que les archives deviendraient alors un témoin éventuel pour des extraits diffusés devant l'opinion publique et pourraient éventuellement contredire des affirmations publiques à tout moment.

Le maire y est ensuite allé d'une boutade à l'effet que la rencontre pourrait bien se tenir devant 15,000 personnes (tentative d'intimidation suggérant que la foule pourrait s'en prendre aux privilégiés), mais il y a plus que cela en jeu pour qui sait écouter. Une seule rencontre spectacle rend facile pour les deux parties de contrôler leur message respectif et leur image, à la limite d'esquiver. Et pour les élus, il serait possible de tenter de jouer sur la corde sensible de l'envie des conditions des policiers et pompiers auprès d'autres travailleurs. Mais devant des archives de l'ensemble des négociations des villes et municipalités, la déformation du message deviendrait beaucoup plus difficile. Et les syndicats devraient davantage peser leurs demandes et exigences. Probablement que la population y gagnerait.

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1.  Taïeb Moalla. Le maire qualifie le président de la FPPVQ de «bizarroïde». Journal de Québec. vendredi, 6 décembre 2013, p. 26.

2.  Même référence.

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