samedi 21 décembre 2019

Un chef Libéral pour sauver les Conservateurs?

Le Parti Conservateur du Canada (PCC) a tellement glissé vers le côté libéral du  spectre politique canadien, qu'il renie ce qui fait la marque: le conservatisme. Même l'ex-premier ministre Libéral du Québec, Jean Charest, est courtisé pour se présenter à sa chefferie. 


Le routier politique Jean Charest n'aurait pas sorti publiquement son intérêt à briguer la chefferie du PPC, sans au préalable un nombre significatif d'incitations de l'intérieur, l'invitant à considérer revenir dans la famille du Parti Conservateur, comme celle du sénateur Dagenais. Il sait bien qu'un ballon politique qui ne lève pas, c'est un fail.

Bien sûr, Jean Charest c'est une autre politique, sans aucune idée nouvelle que ce que l'on connaît de lui, sauf peut-être une vitesse supérieure en immigration ou en davantage de mondialisation. Mais là n'est pas la question ni le sujet ici. La réelle signification de ces récentes sorties, est que le Parti Conservateur est tellement dénaturé, qu'une branche de ses influenceurs libres essaient d'attirer un libéral en la personne de Jean Charest. Et si c'était pour dissuader Stephen Harper de penser faire de même?

Mais ce flirt idéologique n'a pas de sens. C'est comme Céline Dion faisant des chansons de jeunes, pensant que ceux-ci joindront massivement la base de ses fans. C'est McDonald's pensait pousser l'audace assez loin pour attirer une clientèle vegan significative sans perdre autant d'autres clients. C'est comme quelqu'un qui change son CV pour obtenir un emploi pour lequel il n'a pas le profil. Peut-être cette personne obtiendrait l'emploi, mais elle ne pourrait satisfaire les attentes placées sur elle. Est-ce la destinée du Parti Conservateur; remplacer le Parti Libéral du Canada pendant que le PLC remplace le NPD? Si oui, il y a alors une place pour un nouveau PCC. Tout compte fait, le résulat idéal de la prochaine élection serait peut-être un gouvernement Conservateur minoritaire face à un parti conservateur véritable comme le Parti Populaire du Canada (PPC).

Ma caricature de Jean Charest, 31 DEC 2011, ci-dessous:


Caricature - Jean Charest, par Gilles B. 31 décembre 2011. En 2008, après un an de gouvernement minoritaire face à l'opposition officielle formée par l'Action Démocratique du Québec (ADQ), le Québec retournait déjà en élections. Le Premier ministre Charest disait qu'il pourrait diriger le Québec, avec les deux mains sur le volant, d'où le médaillon. Son enthousiasme pour le Plan Nord, ressemblait un peu à une fixation sectaire (bien que nous en savions peu de choses), d'où l'habillement à la Raël. C'est le nom du fondateur des Raëliens qui ont connu leurs moments de gloire au Québec. La coupe, avec le médaillon et le vêtement rituel, va dans le même sens; Jean Charest portant le toast à même le légendaire «saint graal». Les vœux de bonne année 2012, tradition de l'arrivée du Nouvel An selon laquelle on se souhaitait la santé pour l'année sont un peu modifiés. Le PM souhaite «la santé ... à la fin de vos jours» parce que vous avez intérêt à mourir sans longue maladie. Le système de santé du Québec est encore, après maintes promesses, inégal et difficilement accessible, au moment où les Québécois en ont besoin. C'était vrai en 2000, c'était vrai en 2011 et ce sera encore vrai  en 2020. Au point où le gouvernement pense remplacer les soins par le suicide assisté pour un nombre croissant de personnes.


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