lundi 26 janvier 2015

Le Québec a-t'il besoin d'un Winston Churchill?

OUI, QUAND VIVRE SELON SES MOYENS EST APPELÉ AUSTÉRITÉ


Le chroniqueur et enseignant Mathieu Bock-Côté invite à cette réflexion, dans son billet Winston Churchill (Journal de Montréal, 24 janv. 2015).

Le Québec a-t'il besoin de son Winston Churchill ? 

Winston Churchill

Oui il a besoin, sans le savoir, d'un visionnaire qui sait lire le monde (les événements, le politique, les pouvoirs, l'économie, etc.) et qui marche en éclaireur devant le peuple. Mais l'adolescent en veut-il, d'une figure d'autorité? Bien-sûr que non. Seulement du point de vue économique, on appelle au Québec  «austérité», l'action pour un peuple de tenter de vivre selon ses moyens financiers. Les grands syndicats devenus des «partis» parallèles non élus et les humoristes de gauche ont remplacé les prédicateurs du temps des «grandes noires sœurs».


Guy A. Lepage et Dany Turcotte. Crédits photo : ICI Radio-Canada. Émission TV Tout le monde en parle
On croit vouloir chasser les dernières monarchies du Québec, mais ici, le fou du roi siège sur le trône et vote la vie et la mort sociale des Québécois qui osent ouvrir la bouche contre le concept de la gauche économique mur à mur.

Au Québec il est probable que Churchill ne serait pas chassé du pouvoir, car il n'y accéderait même pas. De Gaulle aussi, en France, a été rejeté après la fin de la guerre et le retour du sentiment de sécurité. On l'a rappelé quand les autres manquaient d'envergure. Le Québec a voulu chanter et danser tout l'été jusqu'à ce que «la bise fût venue» (comme l'a écrit Jean de La Fontaine dans un autre lieu et autre temps mais selon une sagesse intemporelle). 

Je crois de plus en plus que le Québec est un socialisme émergent. Quel paradoxe, car un mot interdit au Québec est «autorité». Les Churchill ne se manifestent jamais s'ils ne peuvent diriger, car ce sont des capitaines et non des animateurs. Un dresseur de chien nommé Cesar Millan a causé un tollé de protestations, voire un débat, en annonçant sa venue au Québec, car il enseigne que le maître doit prendre autorité sur son chien. Une meute de diplômés s'est levée contre lui. Alors, imaginez un Churchill ou un De Gaulle voulant diriger des humains. On n'est pas sortis de l'auberge...

Aucun commentaire: