dimanche 16 mai 2010

Benoît Dutrizac contre Georges Buscemi de Campagne Québec-Vie

13 MAI 2010. L'animateur Benoît Dutrizac de la station 98,5 FM de Montréal, a interviwé le président de Campagne Québec-Vie, Monsieur Georges Buscemi, à son émission Dutrizac l'après-midi.

Cela faisait suite à la manifestation de 10,000 personnes en faveur de la vie à Ottawa. Évidemment, les journalistes en mode mono-vision, ont vite repéré et mis à la une, les images des cas plus extrêmes; crucifix gros comme un bazooka ou icônes de 10 kg. Mais à la marche en question, il n'y avait pas surtout cela, mais des milliers de citoyens fort mal à l'aise avec la valeur que nous accordons à la vie humaine. Boire du lait ou manger du poulet d'élevage devient un sacrilège avec l'instabilité climatique actuelle (réchauffement présumé de cause principalement humaine de la Terre). Mais un avortement humain équivaudrait à l'extraction d'une dent; on voit du sang dans les deux cas (paraphrase des propos de l'animateur Dutrizac).

Dérives quant aux causes des avortements


(NDLR : actes soit dit en passant, subventionnés en majorité par les taxes et impôts de la classe moyenne; même pour les avortements des gens plus aisés)

M. Buscemi fait ressortir entre autres, qu'après des décennies de la situation juridique actuelle au Canada (avortement possible à toutes les étapes de la grossesse, jusqu'à la naissance), les cas d'exception ayant servi à faire accepter la pratique actuelle en matière d'avortement (viol provoquant une grossesse; risque sérieux pour la santé de la mère; maladie grave du fœtus et autres du genre, ...) sont en réalité inférieurs à 3 ou 4 pourcent (%) des cas réels d'avortements ou interruptions volontaires de grossesses.

Il y a donc eu une réelle dérive par rapport aux discours qui ont fait accepter l'avortement sans aucune contrainte à la fin de la décennie 1980.

Biologie 101 de Dutrizac

En entrevue, Dutrizac essaie de semer le discrédit sur son invité en questionnant ses connaissances de la biologie. Mais de toute évidence, c'est le journaliste qui perd ce round. Encore une fois, il faudrait le mono-discours pro-avortement subventionné. Et après cela, les mêmes médias font semblant de s'offusquer de la dénatalité, en qualifiant de "liberté", près de 30,000 avortements par année au Québec. Ce sont les mêmes qui s'inquiètent du vieillissement de la population, de la dénatalité et du futur déficit de productivité.

Voici une transcription d'un extrait de l'interview avec Benoît Dutrizac:

(Début de la transcription)
Benoît Dutrizac (B. D.) : ... Non, je comprends mais, Monsieur Buscemi, à l'origine, à quel moment ça devient un être humain? 
Geoges Buscemi (G. B.) : Moi je dirais que l'ADN complète [...] l'organisme qui est indépendant dans le sens que, il a son propre système de circulation puis tout ça, c'est à partir de la conception.
B. D. : Ah Oui!?
G. B. : Oui, à partir de la conception l'ADN est différente de celle du père et de la mère. C'est une entité qui est indépendante, qui est unique aussi...
B. D. : Ouais...
G. B. :  ...Puis qui vit, b'en, comme tout autre être humain, dépendant de son environnement...
B. D. :  Ouin! Avez-vous fait beaucoup de biologie, vous?! 
G. B. :  Oui.
B. D. :  Ah Oui? (perplexe) Parce que...
G. B.  :  Pas énormément, mais un peu à l'université, ouais.
B. D. : Non hein? C'est ce que je pensais! Parce que à la conception, j'va vous dire, c'est pas grand chose là, un fœtus. C'est comme euh... C' comme une crotte de nez, là. C' comme euh... C' pas grand chose!
G. B. :  Oui, mais c'est différ... (rire suscité par le ridicule de l'argument)... C'est pas une crotte de nez, parce que une crotte de nez c'est pas un être vivant! 
C'est un être vivant. Puis en plus, c'est un être humain, vivant.
B. D. : Mmm.
G. B. :  Alors ça fait toute la différence, selon moi! Selon moi... Euh...
B. D. : Oh ouais. Non, non, j'comprends [...]
(fin de la transcription;

Si vous ne le savez pas, vous lisiez une transcription d'un propos tenu sur les ondes du «98,5 FM, La puissance des mots» de Montréal. Des mots à mon sens, aussi puissants que ceux du niveau d'une radio-étudiante d'une école polyvalente et de la bouche d'un animateur suppléant, de 3e secondaire. Faut croire que c'est bon pour les crottes cotes d'écoute.

Écouter avant de rejeter

Tout au long de l'entrevue, l'attitude de M. Buscemi n'a pas la prétention de celle d'un spécialiste médical, mais d'un humain qui veut susciter la réflexion, amener une autre opinion, sur la vie humaine et la valeur que nous lui accordons à partir de la conception; conception qui donne existence à un être humain en marche (in progress). Il apprend sûrement à plusieurs auditeurs, que dès la conception, l'embryon a son propre code génétique unique, distinct de ceux la mère et du père.

Le droit de paroles aux seuls spécialistes : dérive ou déviance?

L'argument du droit de paroles aux seuls spécialistes accepté trop souvent par le journalisme actuel (ex. les connaissances poussées en biologie) constitue une dérive, ou pire, une déviance inquiétante en Occident. Il faut s'en méfier, comme de la propagande du National-socialisme, sous le IIIe Reich (Troisième Empire). Le journalisme disparaîtrait logiquement, ce dernier ne devenant qu'un acte de vulgarisation du propos des spécialistes.

Cette présupposition selon laquelle seuls les spécialistes auraient le droit de se prononcer sur des enjeux de société, se veut une manifestation du pseudo-professionnalisme de tout ce néo-journalisme partisan et promoteur d'une vision particulière du monde.

Selon cette position de plus en plus souvent évoquée, il faudrait être juriste ou avocat pour se prononcer sur les projets de lois, ou encore docteur en éthique pour se prononcer sur les fautes des politiciens. Seuls les médecins pourraient prendre position dans les dossier de l'euthanasie, de l'avortement, et seuls les économistes pourraient contester une hausse de taxes, et ainsi de suite. C'est d'une part, totalement absurde, profondément non démocratique, mais surtout inquiétant, quant à l'etat de santé du journalisme actuel au Québec. Pour eux, l'expression des idées n'est plus aux divers courants de société, mais à ce qu'ils déterminent a priori, être les valeurs communes à imposer à la masse (pro-avortement, multiculturalisme, athéisme ou agnosticisme, sinon anti-christianisme, etc.).

Retrouver une tribune

Que faire? Il est terminé, le temps de la naïveté où nous pensions les média objectifs (neutres). Fini aussi, le temps de laisser des personnes qui tiennent de tels discours, décider du bien et du mal, et imposer leur vision du monde en donnant la note des orientations sociales communes, sur la scène politique et sociale.

Un peuple où il n'est plus possible d'exprimer des idées à contre-courant des faiseurs d'opinion, n'est plus en démocratie, mais en mode de propagande idéologique. De là à devenir l'instrument (la bouche) du politique, il y a pour les média actuels, encore moins qu'un pas.

(dernière mise à jour : 20 mai 2010)
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1. Benoît Dutrizac, Georges Buscemi,porte-parole de la Campagne Québec Vie:Marche pour dénoncer l'avortement, à l'émission radiodiffusée, Dutrizac l'Après-midi, document audio, 98,5 FM, 13 mai 2010. Durée approxim. 14 min. 12s.
Trouvé sur http://www.985fm.ca/audioplayer.php?mp3=72133 , lien consulté le 16 mai 2010. 

1 commentaire:

ted a dit...

Comment faire comprendre çà à ceux qu'il faudrait? Ceux qui gobent les mêmes idées des mêmes faiseurs d'opinions, de jour en jour, d'année en année. Il n'y aura pas de démocratie tant que vous n'aurez pas le micro, ni moi, ni tous ceux qui veulent s'exprimer, et ce pendant autant de temps que les Dutrizac, les Houde, les Maréchal (madame Gogauche), Bombardier et compagnie. Les lignes ouvertes ne sont pas une priorité pour nos médias car ces derniers ne sont que des outils de propagande. Au lieu de celà, nous auront droit à de plus en plus de présence de gens comme Robert Poéti (POLICE), Mario Dumont (leur cher Mario), et toujours les fiers amateurs de spow.