dimanche 21 décembre 2014

Vatican et rapprochement États-Unis - Cuba: le risque des secrets politiques

Le journal La Presse / Le Soleil titrait ce weekend: Rapprochement États-Unis/Cuba: le Vatican au cœur du jeu diplomatique.


À chaque fois que le Vatican fait ce genre de pactes diplomatiques secrets, je me pose la même question: est-ce que ce sera au détriment des libertés des autres groupes religieux de la voie chrétienne (ex. protestants)? 


Cela est arrivé dans d'autres périodes de l'Histoire (avantages négociés au détriment des autres groupes). Est-ce que la «nouvelle» évangélisation consistera entre autres choses en ceci : se négocier une place privilégiée au sein du Cuba du début du troisième millénaire, dans un jeu diplomatique secret? Est-ce que dans de telles tractations, la voie catholique officielle s'engage à des compromis en faveur de l'État, en échange d'avantages et «exclusivités» qui la rendront plus forte au pays des révolutionnaires castristes? Il y aurait une différence majeure, n'est-ce pas, entre se faire une place au soleil, et prendre les places et avantages au soleil au détriment des autres groupements religieux.


Avantage pour


Le puissant Vatican (un gouvernement autonome avec des terres qui lui appartiennent dans divers pays) a joué un rôle diplomatique dans le rapprochement des États-Unis avec Cuba. Or nous savons que l'immigration des pays «latins» vers les États-Unis est majoritairement catholique. De ce fait, il y a quelques années, le nombre de catholiques a surpassé le nombre des protestants aux États-Unis. On se souviendra aussi, que le Vatican avait joué un rôle dans le soutien du renversement du régime Duvalier, en Haïti. Si ceci a permis à un prêtre d'accéder au pouvoir (le père Aristide) avec l'image de la justice que cela pouvait inspirer, par contre, Haïti n'a pas connu une monté de sa prospérité, ni une plus grande stabilité politique par la suite. Le pays s'est même refermé un peu plus sur lui-même avec le temps (en continuation ou en réaction, peu importe), en rendant le créole haïtien langue officielle, ainsi que pour la formation académique, à la place du français, avec tous les impacts que cela implique (notamment accès aux écrits spécialisés). Et la corruption a survécu aux changements politiques. Avec la démission d'un premier ministre en 2014, Haïti pourrait à tout moment, sombrer de nouveau, dans un chaos déjà connu à plusieurs reprises dans son histoire depuis la révolution de Toussaint Louverture. Il a fallu peu de temps pour qu'Haïti sombre, à partir de la politique du Français, Bonaparte, dans un rythme effréné des changements de gouvernements et cela fait partie de ce que l'on croirait presque, un mauvais sort pour la belle république (la «Perle des Antilles») depuis plus de deux siècles.

Pour en revenir au sujet principal, le Vatican a eu tendance historiquement, à chercher une certaine exclusivité ou une place privilégiée et non pas la liberté de tous les groupes. C'est un jeu politique.

Une histoire à suivre, certainement.

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