vendredi 27 juillet 2012

Vote collégial et universitaire; un problème secondaire?

Le problème du vote étudiant lors des possibles élections provinciales coïncidant avec la rentrée scolaire 2012 au Québec, serait-il réel ou imaginaire (amplifié par les adversaires du PLQ)? Selon une version populaire, un vote au début septembre aurait pour effet de nuire au vote étudiant. Ceux-ci ne pourraient pas voter dans la ville de leurs parents (pour ceux qui y demeurent encore une partie de l'année). À première vue, c'est une petite montagne à surmonter, de devoir s'enregistrer pour voter aux autres occasions prévues par la loi et dans une autre section de vote

Relativiser

Sauf que ces mêmes étudiants ciblés résident au moins 8 mois par année à l'extérieur de leur ville ou village d'origine, ce qui nous donne au moins 8 mois sur 12, ce qui fait... [bruit de calcul] 66,7%. Ouais... Donc, la probabilité qu'un étudiant ne puisse PAS de toute façon voter dans la ville des parents, quelle que soit la date du vote, est déjà de 7 sur 10.  La loi électorale, article 3 prévoit qu'un étudiant puisse être considéré comme domicilié dans la section de vote où il étudie et donc y voter. Pas de quoi, à déchirer sa chemise ou en pleine crise d'hystérie, à jeter son Ipad dans une grille d'égout pluvial,  pour un vote en septembre...

Juillet et août étaient exclus

D'autre part, les citoyens et médias auraient reproché au PLQ d'aller en élections en pleine période de vacances estivales (juillet et août). Donc, il faut bien prendre une décision. Elle est stratégique je l'avoue pour le PLQ, car les étudiants votent probablement plus à gauche, soit PQ ou QS par exemple. Sauf que l'obstacle n'est pas très grand, la loi offrant des dispositions pour voter dans la section de vote de résidence temporaire en période d'année scolaire. 

Vote en ligne risqué avec les pirates informatiques, genre "anonymousses" 

Pour ce qui est du vote en ligne, on y repensera. Du moins tant que les systèmes informatiques ne seront pas plus performants pour résister aux pirates informatiques débutants ou intermédiaires. Les "anonymousses" (Anonymous et hybrides québécois) pourraient vous geler des options de vote et on serait dans le trouble... Ils ont prouvé que point n'est besoin d'être crack d'informatique pour paralyser des sites publics. Suffit d'avoir des recettes et méthodes.

Reste le problème possible de la mobilité réduite des étudiants...

On entend les étudiants qui envient les bureaux de vote des résidences communautaires de personnes en perte de mobilité ou malades...

Alternative: qui sait, à part aller chercher les handicapés et les personnes âgés à leur domicile pour aller voter, les partis politiques devraient peut-être offrir la navette aux étudiants aussi. Ce n'est pas nécessairement une farce. Un vote vaut un vote.


Tout compte fait, le vote post-secondaire engendre peut-être un problème secondaire.


Bonnes élections!
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