dimanche 8 avril 2012

Facebook : 7 ans de prison pour deux internautes de Mahdia en Tunisie

8 AVRIL 2012. (NOTE: Le parti au pouvoir a changé en 2014 après rédaction du présent article) Deux internautes tunisiens athées ont écopé de plus de sept ans de prison pour des caricatures de Mahomet sur leur compte Facebook. La ville côtière de Mahdia en Tunisie se targue d'avoir une économie de plus en plus fondée sur le tourisme.  Petit conseil: pensez-y à deux fois et vérifiez la conformité de votre maillot et votre page Facebook avant de vous y pointer. Et petit exercice pour journaliste québécois: si la répression est dans la loi et la justice des états islamiques, ce n'est donc pas le fait d'une petite "minorité"; Vrai? En fait, c'est le cas dans tous les états islamiques appliquant la charia, comme nous le rappelait aussi le chroniqueur et ex-ministre, Jacques Brassard, il y a quelques jours. Voici en résumé l'introduction à cette nouvelle par l'Agence France Presse (AFP). P.S., avez-vous remarqué que ces nouvelles n'arrivent pas par Wikileaks ? (Oups! Je l'ai échappée).
«Deux jeunes de Mahdia, une ville côtière tunisienne, ont été condamnés à sept ans et demi de prison pour avoir publié sur Facebook des caricatures de Mahomet, une peine sans précédent dans les affaires d'atteinte à la morale et au sacré qui se multiplient en Tunisie» (1).
Mahdia, Tunisie, destination touristique à éviter.
Là où deux internautes tunisiens (dont l'un en
fuite) ont été condamnés dans un procès secret,
à 7 ans et demi de prison pour des caricatures 
irrévérencieuses de Mahomet sur leur compte 
Facebook. Crédits photo :
(...) Comment pensez-vous que les états pourraient être islamiques, la loi religieuse étant à la base de la consitution, s'ils n'avaient que l'appui d'une petite minorité? Ce serait impossible.


Malheureusement, faute de professionnalisme et d'objectivité politique, ces tristes situations servent le discours consistant à s'opposer à toutes les formes d'expression religieuses facilement identifiables, mais sans toucher l'ésotérisme, le New Age, l'animisme, le chamanisme, etc.   Média, tu dors (SRC particulièrement). 

Par exemple, des personnalités comme Djemila Benhabib (auteure) et la député libérale, Fatima Houda-Pépin (née dans l'islamisme plus "soft" et dans une famille plus tolérante), mettent sur un même pied, les états islamiques appliquant une tradition de la charia (loi religieuse islamique comme fondement du droit) et les chrétiens des États-Unis d'Amérique (USA).

Étrange, car les États-Unis sont un pôle de la démocratie, où la liberté religieuse et aussi d'adhésion à l'athéisme ont été reconnus depuis longtemps. La nouvelle géopolitique confond ainsi, volontairement ou par opportunisme médiatique et politique, la libre représentation politique américaine démocratique de base (ex. voir des chrétiens évangéliques photographiés avec le président; où est la contradiction si un moine bouddhiste le peut aussi?) avec les extrémismes religieux des états islamiques, où l'on vous tue ou dépossède de vos biens si vous adhérer volontaire à une autre croyance ou à l'athéisme. Je vous suggère de vivre 3 ans dans un état islamique, puis 3 ans aux États-Unis, avant de professer de telles... (je ne trouve pas le mot juste). On veut renier aux chrétiens, le droit de parler de leur préoccupations avec l'État et son président  et le droit aussi d'être élus (promotion à mots-couverts de la persécution socio-économique des chrétiens).

Dans les faits, les États-Unis ont permis, sous la chrétienté majoritaire, la libre pratique des croyances et même des incroyances, ainsi que le droit de prospérer et de contribuer à la vie politique, même si vous êtes non-chrétien. Étrangement, là-bas comme chez nous au Québec, ce sont les athées (et agnostiques), qui veulent empêcher les chrétiens d'être politiquement engagés (donc en faveur de la répression socio-économique des chrétiens). Ceci alors que la liberté de croyance et de son expression a été traditionnellement protégée par ces mêmes "méchants" chrétiens. Trouvez l'erreur.

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1.  AFP. TUNISIE | CARICATURES DE MAHOMET. 7 ans de prison pour deux internautes. Journal de Québec, vendredi 6 avril 2012, p. 34

Source électronique sur Cyberpresse :
Cécile Feuillatre et Hamida Ben Salah. Agence France-Presse, Tunis, 5 avril 2012
Tunisie: 7 ans de prison pour des caricatures de Mahomet consulté le 8 avril 2012. http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/tunisie/201204/05/01-4512884-tunisie-7-ans-de-prison-pour-des-caricatures-de-mahomet.php

samedi 7 avril 2012

La chrétienté persécutée dans le monde islamique (et ailleurs)

7 AVRIL 2012. NOS JOURNALISTES ET CHRONIQUEURS, PRESQUE TOUS GAUCHISTES, S'EN FOUTENT

Jacques Brassard, la veille du Vendredi Saint (commémoration de la crucifixion du Christ dans plusieurs confessions de la chrétienté) rappelle que dans la presque totalité des pays islamiques, les membres de la chrétienté sont persécutés. Pourquoi alors nos journalistes et chroniqueurs n'en parlent-ils jamais? Parce qu'en plus d'haïr eux-mêmes l'odeur du christianisme, ils n'ont pas compris que dans un pays totalitaire ou une démocratie autoritaire antichrétienne, qu'il s'agisse d'un totalitarisme ou d'un autoritarisme religieux ou athée ou "séculier" ou d'un autoritarisme "laïc", la liberté du choix religieux et son expression, sont les premières libertés retirées à la population. Par la suite, la privation des autres droits d'opinions et d'expression s'étend au reste de la société (ex. censure de la presse).
(Dernières mises à jour: dimanche 8 avril 2012, 8:21  |  mardi 12 juin 2012)

VOIR AUSSI : Index Mondial de Persécution
https://www.portesouvertes.fr/persecution-des-chretiens/


Jeune  fille, victime de la persécution en Inde,
autre pays de paix en 2008. La BBC en parlé,
mais pas notre SRC. Tuer du chrétien a la
cote, si on en juge les médias du Québec. 
Prov. d'Orissa, 2008, avant le grand cyclone
de 2009.
Récemment, la chaîne égyptienne Faraeen TV dans l’émission « Egypt Today » a publié une vidéo de l'égorgement d'un jeune musulman, après qu'il se soit converti au christianisme. Ce dernier s'est laissé exécuter. Le présentateur a posé la question en langue arabe: «Est-ce cela l'islam?». Voici une photo de l'exécution, tirée de la vidéo en question.
Descriptif par Raymond Ibrahim, trouvé sur L'Observatoire de la Christianophobie (publié 4 juin 2012, lien consulté le 13 juin 2012):  «S’exprimant en arabe, un locuteur ou “narrateur”, qui n’apparaît pas à l’écran, psalmodie plusieurs prières et supplications musulmanes, la plupart condamnant le christianisme qui, à cause de la Trinité, est qualifiée de foi polythéiste : “Qu’Allah soit vengé de l’apostat polythéiste”, “Allah, fais triompher ta religion, rends-la victorieuse des polythéistes”, “Allah, défais les infidèles par la main des musulmans” ; “Il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et Mahomet est son messager”. Alors, aux cris de “Allahu Akbar !” – ce qui veut dire “Dieu est grand” – l’homme qui tient le couteau sur la gorge de l’apostat commence à la lui trancher, tandis que la victime semble calmement susurrer une prière. Il faut presque deux minutes de découpage au couteau pour détacher la tête du chrétien de son tronc, tête qui est alors élevée au milieu des cris et des slogans de victoire ».

Plusieurs blogues on repris la nouvelle (1).

Mais revenons-en à Jacques Brassard:
         «La liberté religieuse n’existe pas dans le monde musulman. Partout, les chrétiens subissent leur lot quotidien de brimades, d’exactions, de destruction de lieux de culte, d’atrocités. L’islam y est religion d’État et malheur à celui qui ose se convertir au christianisme : c’est la mort assurée. 
        «Comment peut-on, au sein de la gauche bien-pensante et des cénacles intello-médiatiques, s’entêter à présenter l’islam comme une « religion de paix et d’amour », alors qu’elle cautionne et soutient la mise en œuvre d’une véritable entreprise de purification religieuse. Qui se mue parfois en quasi-génocide comme au Sud-Soudan. Ou que l’on maquille en conflit interethnique, comme dans le nord du Nigeria (ce qui évite aux médias occidentaux de dire que les assassins sont des musulmans et les victimes des chrétiens)» (2).

Chasseurs de chrétiens au Nigeria
Évidemment, toutes ces tribulations ne surviennent pas partout en tout temps, au même degré. La charia (droit religieux) a plusieurs visages (extrêmement rigide comme en Arabie Saoudite à moins rigide comme au Maroc). Parfois c'est l'une des persécutions énumérées. Parfois le tout est cyclique, au rythme des élections (politique) ou des alternances de décennies de pause et de reprise de la lutte. Souvent, l'activité et l'intensité contre les non-croyants ou adeptes d'autres religions dépendent de la capacité de frappe versus celle de se défendre pour les populations cibles. La persécution par des musulmans contre les chrétiens dans les états musulmans est un fait. Ceci s'applique aussi en Afrique, lorsque l'épuration antichrétienne électorale est confondue avec des conflits inter-ethniques. Ces actes sont souvent effectivement confondus avec des conflits ethniques, ce qui n'est pas tout à fait faux, puisque les ethnies (clans, tribus) tendent à prendre la religion de leurs chefs. Mais nos médias ne le présentent pas ainsi. Tandis que dans les États ou régions islamiques dans l'État, l'athéisme et l'adhésion volontaire et libre à une autre religion comme le christianisme peuvent varier du rejet par la famille, jusqu'à l'emprisonnement ou l'exécution. Si un musulman se convertit au christianisme et que son témoignage est publié dans un livre, l'éditeur peut être visé, lui aussi, des menaces de morts, et cela même en Europe (3). Je connais une famille de missionnaires franco-protestants qui ont oeuvré en Côte d'Ivoire, dont la mère de famille et sa fille se faisaient cracher dessus au marché public. À différentes visites, par différentes personnes.

Brassard tente de brasser la cage, mais il n'empêche pas le sommeil des uns:
          «Mais quand les chrétiens se font massacrer partout en terre musulmane, [...] la diplomatie occidentale se fait doucereuse, discrète, aveugle. Elle tombe en panne. Et les brigades gauchistes, si promptes à sortir dans la rue quand il s’agit de vouer Israël aux gémonies, prennent des vacances. D’ailleurs, elles n’ont pas de pancartes pour protester contre cette vaste opération d’épuration religieuse qui, par la terreur et la violence, a cours dans le monde musulman» (4).
Autre jeune victime de la persécution 
antichrétienne en Inde, autre pays de
"religion de paix". Contexte, Prov. d'Orissa,
Inde 2008.
La BBC a parlé des persécutions en Inde,
mais pas notre SRC. Tuer du chrétien a la
cote si on en juge le silence des médias du
Québec.
On ne peut nier un certain manque de professionnalisme de plusieurs journalistes et recherchistes de nos médias, sans oublier la SRC (le pendant québécois francophone de CBC), laquelle avec des fonds publics, n'est pas plus neutre qu'un média privé d'entrée de gamme.

Et comme pour donner raison à M. Brassard, voici qu'en Tunisie, deux internautes ont écopé de 7 ans et demi de prison pour des caricatures de Mahomet sur leur compte Facebook (5). Si c'est dans la loi et la justice d'un État, ce n'est donc pas le fait d'une petite "minorité" d'extrémistes.  Média, tu dors.

Côte d'Ivoire

Lors des dernières élections en Côte d'Ivoire, suite à l'élection du président Alassane Ouattara en 2010 (investiture en 2011), des hommes armés entraient dans les maisons de nuit et tuaient des leaders chrétiens et même leurs familles. Ceci en parallèle aux autres exécutions ou destitution plus "laïques" de personnes n'ayant pas supporté le nouveau président d'allégeance islamique (ex. un chef de police qui  a vu son poste repris par un autre; ex. des villages dont plusieurs dizaines de civils sont tués et brûlés).

Mais une situation particulière décrit ce qui semble un phénomène répétitif lors des élections ou instabilités en Afrique. Les pasteurs et responsables d'églises (ex. pasteurs et anciens dans les milieux protestants) étaient particulièrement ciblés en Côte d'Ivoire aussi. Selon les rapports officiels pour la Côte d'Ivoire suite à l'élection de Ouattara, il s'agissait de milices armées indépendantes pro-Ouattara qui ne suivaient pas la politique du nouveau président. Mais quand on analyse le comportement de ces groupes armés, comme dans plusieurs autres pays d'Afrique où l'Islam est présent, il y a tout lieu de croire que des milices locales ou régionales islamistes profitent de l'instabilité des élections pour éliminer des leaders chrétiens, dont ils ont auparavant compilé noms et adresses en attendant une instabilité favorable. Cette technique de compilation était aussi utilisée dans le communisme. Un  correspondant pasteur de la Côte d'Ivoire avec qui j'avais eu des contacts en temps de paix en avril 2010 via le web, m'a écrit en avril et mai 2011 et expliqué comment il avait échappé à des hommes armés qui entraient dans les maisons à la faveur de la nuit pour abattre des familles. Il y a échappé avec sa famille, en pleine nuit. Puis, quelques jours plus tard, en plein jour lorsqu'il cherchait à quitter le pays pour se réfugier. Lui n'avait pas la vue d'ensemble et se fiait aux rapports des médias et d'Amnistie internationale. Mais ce que j'en vois, avec recul et en comparant le scénario avec d'autres pays, est exactement ce qui se passe ailleurs en Afrique.

Il semble de plus en plus évident que des branches plus radicales de l'islam profitent de l'instabilité politique lors des transitions présidentielles pour à la fois éliminer des leaders chrétiens et étendre leur hégémonie en tuant quelques dizaines de personnes par jour. Ainsi, ils suscitent moins l'attention de la communauté internationale, mais le carnage au bout d'une année est le même. Les conflits électoraux créent une couverture idéale. Résultat : des milliers de victimes et des  déplacés en grands nombre se retrouvent avec rien. Si l'on vous dit que c'est à cause de la résistance du président sortant, Laurent Gbagbo, n'oubliez jamais ce qui suit. L'élection légitime de ce dernier en 2000 a provoqué une réelle opposition politico-militaire. Son gouvernement a fait l'objet d'une tentative de putsch en septembre 2002, alors que le président faisait un séjour présidentiel officiel en Italie. Les choses ne sont pas si simples que ce que les médias voudraient bien nous faire avaler, à moins qu'ils ne soient aveuglés par manque de compétences en affaires politiques et sociales étrangères, ou à moins que leur lecture politique soit idéologiquement orientée (ex. l'antichristianisme non avoué ferait leur affaire).

Proposons aux musulmans une nouvelle église effective en terre islamique pour chaque nouvelle mosquée en occident

Un citoyen ayant vu les mosquées se développer à un rythme accéléré en Europe et en Amérique du Nord, a suggéré cette idée au retour d'un voyage:  «une mosquée pour une église». Alors que les églises de la chrétienté sont bannies, soit par le refus de construire, soit par la fermeture ou la destruction là où l'islam (la religion de paix et la charia) est dominant, le voyageur proposait cette solution. Vous voulez ouvrir une mosquée en pays occidental? Alors permettez en échange la construction et utilisation effective d'un lieu de culte chrétien (église) en terre islamique. Vous ne voulez pas, alors on arrête l'autorisation de mosquées et lieux de prière en occident. Mais vous ne verrez pas cela de sitôt. Là, le nombre des lieux de cultes autres diminue, tandis qu'en Occident le nombre des mosquées est en croissance.


AUTRES TEXTES : 
Le cinéaste Allen Bell, bien connu aux États-Unis, mis au ban de l'élite gauchiste au début de 2012, pour avoir osé questionner l'islamhttp://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/05/cineaste-de-la-gauche-americaine.html

Facebook : 7 ans de prison pour deux internautes de Mahdia en Tunisie (en 2012, après la "libération" de la Tunisie...)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/04/facebook-7-ans-de-prison-pour-deux.html

LIRE le billet complet de Jacques Brassard: Les oubliés
http://www.journaldemontreal.com/2012/04/05/les-oublies

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1.  Plusieurs blogues ont traité la nouvelle en juin 2012. Le pays de l'éxécution a été contesté par certains internautes qui ont critiqué le lecteur de nouvelle égyptien. Mais cela fait partie de la guerre de mots.



http://www.fdesouche.com/304651-tranche-de-vie-en-tunisie


  • L'Observatoire de la christianophobie : 

L’horreur ! Un jeune musulman tunisien converti au christianisme égorgé rituellement et décapité par des islamistes…
http://www.christianophobie.fr/breves/lhorreur-un-jeune-musulman-tunisien-converti-au-christianisme-egorge-rituellement-et-decapite-par-des-islamistes


  • Observatoire de l'islamisation :

http://www.islamisation.fr/



http://ripostelaique.com/legorgement-de-lapostat-tunisien-un-acte-politique-une-video-particulierement-instructive.html
Explique entre autres, pourquoi ce n'est pas un cas isolé dans le monde. L'apostasie de l'islam est punie de mort dans le Coran.


2.  Jacques BRASSARD. Les oubliés. Journal de Québec, vendredi 6 avril 2012. p. 20.
Version électronique du Journal de Montréal pour le 5 avril : http://www.journaldemontreal.com/2012/04/05/les-oublies

3.   Je connais personnellement une éditrice en française, qui a édité un livre de plusieurs témoignages chrétiens dont un seul témoignage de conversion d'un musulman à la foi en Christ. Des menaces de morts sont venues de musulmans installés en occident. L'Éditrice avec qui j'étais déjà en contact m'a écrit un courriel pour du soutien.

4.  Jacques BRASSARD. Les oubliés. 5 avril 2012.

5.  AFP, Tunis. TUNISIE | CARICATURES DE MAHOMET. 7 ans de prison pour deux internautes. Journal de Québec, vendredi 6 avril 2012, p. 34.

La population des ours polaires déjoue les prédictions

Polaires mais non bipolaires (up and down), les ours blancs ont décidé de ne pas se laisser abattre par la fonte des glaces dans le Grand Nord canadien.  C'est ce que révèle un décompte réalisé au Nunavut en 2011 et indépendant des firmes "catastrophistes".

Le maintien de la population des ours polaires au Canada est ce qu'a permis de confirmer un inventaire (décompte) aérien du Gouvernement du Nunavut (août 2011). Jusqu'ici, les défenseurs de la cause du réchauffement de cause humaine et catastrophique affirmaient le contraire des observations des autochtones du Grand Nord. Or, des inventaires de 2004 et 2007 témoignent non seulement d'un maintien de la population, mais même d'une légère hausse. Comme le dit le dicton: il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Crédits photo: Canoe.ca (Archives)
«Un relevé aérien de l'ouest de la baie d'Hudson, qui est considérée comme l'une des zones les plus à risques, a permis de comptabiliser 1013 ours polaires en août, selon les données publiées mercredi par le gouvernement du Nunavut» (1).

Les chiffres de 2004 donnaient 935 ours. Les environnementalistes prédisaient une chute à 610 individus vers 2011. Cette hausse constatée en 2011, alors qu'on prédisait une chute de la population d'ours polaires, démontre que dans tous les cas, il vaut mieux vérifier et corriger les chiffres des "catastro-fils". Enfin bref, contrairement à ces derniers, la faune sait s'adapter. Les ours blancs ne lisent pas les articles trop alarmistes, heureusement. Et ils ne sont pas bipolaires (up and down).

LIRE AUSSI:

Restes d'un chameau géant retrouvés dans l'Extrême-Arctique canadien


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1.  Agence QMI, IQALUIT. La population d'ours polaires augmente. Journal de Québec, vendredi 6 avril 2012, p. 15
Version électronique Canoe.ca : Baie d'Hudson La population d'ours polaire en hausse
http://fr.canoe.ca/infos/environnement/archives/2012/04/20120405-192059.html, consulté 7 avril 2012.

Autre publication de la nouvelle :

mardi 3 avril 2012

Prof et élève; retour sur l'affaire Tania Pontbriand

3 avril 2012. Tania Pontbriand, une enseignante du Québec, avait 32 ans lorsqu'elle est présumée avoir entretenu une relation affective inappropriée qui aurait duré plusieurs mois, à compter de 2002, avec un de ses étudiants du secondaire alors âgé de 15 ans. La chose est portée devant les tribunaux. Le jeune homme a porté plainte en 2007,  3 ans après la fin de la relation qui est présumée avoir duré de mai 2002 à avril 2004. Plusieurs hommes chroniqueurs clament qu'il n'y a rien là, parce que le jeune n'a pas été violenté et était consentant. Plusieurs confessent qu'ils auraient aimé que ça leur arrive avec une de leurs enseignantes du secondaire. Ils se retiennent difficilement pour ne pas le traiter publiquement de con. Sauf que oui, il y a quelque chose là, à mon sens, si on regarde au-delà de nos pulsions de mâles. 
Bris du lien de confiance avec un professionnel
Premièrement, si les enseignants avaient un ordre professionnel, l'enseignante, si les faits s'avèrent fondées, aurait violé le code déontologique de sa profession, en séduisant un adolescent sous sa responsabilité et en ayant un grand nombre de relations sexuelles avec lui. D'autant plus encore, qu'elle affirmait à son directeur, que ses motifs de passer du temps avec lui étaient de répondre à son besoin d'aide ou besoin d'un confident. 

En droit, «Si c'est bon pour Pitou, c'est bon pour Minou»

C'est un principe du droit. Le jeune était mineur et avait 15 ans au début de la relation. Si la société québécoise accepte qu'une enseignante développe une relation incluant les relations sexuelles avec un de ses élèves de 15 ans, parce qu'il est soit-disant "consentant", alors la société devra assumer. Cela impliquerait que si un homme enseignant de 30 ans séduit une élève (fille) de 15 ans "consentante" ou qu'il accepte ses avances, alors la société devrait tenir le même discours. Par extension, cela serait vrai dans un contexte de figure d'autorité ou de confiance professionnelle autre que le cadre de l'enseignement (une fille de 15 ans avec son pédiatre? avec son entraîneur de basketball? avec l'animateur de pastorale ou spirituel? avec un employeur?). Évidemment ce n'est pas la direction dans laquelle il faut aller comme société.

Et en l'absence de lien de responsabilité professionnelle

D'autre part, si cela devient toléré pour les enseignants (lien de confiance professionnel), il faudrait alors admettre que c'est tout autant acceptable lorsqu'aucun lien semblable n'existe. Par exemple, un individu ou même un vaurien quelconque de 30 ans, pourrait selon le même argument du "consentement volontaire", séduire votre fille de 15 ans (un enseignant qui n'est pas le sien? le concierge? le gardien de sécurité?  le père chez qui elle fait du babysitting?). Cela signifie aussi que la même chose serait tolérable dans le cas de femme plus âgée avec fille ou d'un homme plus âgé avec un garçon. Bref, c'est l'ouverture de la porte à la pédophilie ET à l'exploitation des jeunes à l'âge où ils sont encore en plein développement de leur identité et que leur cerveau est encore aussi en plein développement.

Tania Pontbriand et son élève, Crédits photo Journal de Montréal, 28 mars 2012
Le "premier amour" n'arrive jamais deux fois

À cet âge, on ne sait pas. Un jeune ne peut pas être consentant dans le plein sens du terme, parce qu'à cet âge, le jeune a davantage besoin d'être conseillé que d'être initié par quelqu'un qui a le double de son âge et qui profite de l'inexpérience de l'autre, pour tromper et détourner. Par exemple, le jeune ne sait pas l'importance du premier amour de sa vie. Les jeunes hommes particulièrement, ont tendance à tout voir sous l'angle mécanique et non sous l'angle des relations et des traces de celles-ci qui dureront toute la vie. Il n'y aura jamais un deuxième "premier amour". C'est au sortir d'une telle relation avec quelqu'un de beaucoup plus âgé que lui, qu'un jeune (gars ou fille) peut se rendre compte qu'il/elle s'est fait voler des années très importantes de sa vie et de ses relations. Les jeunes croient à tort pouvoir séparer le sexe et l'affectivité alors qu'il n'en est rien. Le sexe n'est pas séparé de la personne et de l'attachement ou lien affectif, il en fait partie intégrante. Les jeunes ont besoin d'être sensibilisés à cette réalité humaine et non qu'on exploite leur manque d'expérience de la vie.

Notre attitude irresponsable

Avec l'attitude irresponsable de plusieurs chroniqueurs masculins, on peut voir vers quelle société on va au Québec. La plupart des hommes aiment la "chair fraîche". OU les hommes s'imaginent à 15 ou 16 ans dans la même situation. Mais avec un motif plus grand que l'attrait et le désir de satisfaction personnelle, on peut aussi agir avec prévenance. L'amour, c'est parfois aussi ne pas faire quelque chose, et ce dans l'intérêt de l'autre.

Quand une société ne protège plus ses enfants

Mais nous allons de plus en plus vers une société qui ne protège plus ses enfants. Si c'est bon pour les gars, alors ce sera bon pour vos filles aussi. Si c'est bon à 15 ans, alors, ça le deviendra à 14 ans et pourquoi pas bientôt à 13 (dans 10 ou 15 ans)? Bref, ce que l'on reprochait aux sociétés patriarcales ou polygames où des hommes tribaux mieux nantis financièrement et âgés de 30 ans peuvent copuler avec des filles de moins de 15 ans, on le tolère maintenant fort bien. Ce qu'on reproche aux prêtres pédophiles aussi lorsque cela s'applique dans la sphère séculière. Dans les faits, c'est une démonstration de plus que notre société est en perte de référence. Le bien et le mal deviennent une simple question d'opinion, comme pour la critique de l'art ou culinaire, ou encore des vins. Les personnes même, deviennent des objets utilisables consommables pour le besoin du moment.

samedi 31 mars 2012

Bye bye à 1 cent (1¢) au Canada

PILE, JE GAGNE, FACE, TU PERDS... ou POURQUOI PAS L'AFFICHAGE DES PRIX INCLUANT TOUTES LES TAXES APPLICABLES?

La pièce de 1 cent (parfois appelée à tort 1 "sou") du Canada (1 centime de un dollar) sera progressivement retirée de la circulation à l'automne 2012 dès février 2013. La plus petite division du dollar deviendra de fait, la pièce de 5 cents. Seul problème, le calcul des coûts en considérant les taxes applicables donnera encore des montants au cent près... Pas fort. Une solution serait très simple pour tout simplifier et ceci, à l'avantage du consommateur et pour éviter la triche à l'arrondi au 5 cents
(Dernière modification : vendredi 4 janvier 2013)

Côté face de la pièce de 1 cent 2012 du
Canada. Les pîèces de 1¢ seront retirées
de la circulation mais mais auront cours
légal au Canada.
Dans l'intérêt du consommateur canadien, il suffirait que le montant affiché d'un bien inclut toutes les taxes applicables et soit un multiple de 5 cents (ou 0,05 dollars). Comme ça, d'une part le consommateur connaîtrait le prix final et réel qu'il paiera à la caisse pour son achat (...). Cela peut sembler banal, un cent ou deux volés en arrondissant la valeur au multiple de 5 cents en trichant sur les lois mathématiques par un logiciel de triche, par exemple (ex. arrondir 19,02$ à 19,05 plutôt qu'à 19,00$), mais c'est le grand nombre (volume) de transactions ou nombre d'opérations qui constitue la vraie tentation pour des employés ou entrepreneurs malhonnêtes.

Donc, la meilleure chose serait qu'il soit décrété que les prix soient physiquement affichés pour inclure les montants avec taxes, partout au Canada. Les achats par internet ne seraient pas visés, puisqu'alors, le montant payé sera quand même au cent près (ex. carte de crédit) et les taxes peuvent varier. L'affichage du prix avec les taxes applicables se fait déjà, par exemple, pour la vente de l'essence (pétrole raffiné) au détail. On paie le prix (taxes incluses) affiché à la pompe. Divers autres marchands affichent parfois leurs prix taxes incluses (ex. certains restaurants), mais ici, on parlerait d'une règle qui serait obligatoire pour la transparence d'un prix final, sans surprise.

mardi 27 mars 2012

Prostitution, le plus vieux métier du monde? Vraiment?

Crédits photo:
le caricaturiste André-
Philippe Côté 2005
Il reste quelques rares forme d'exploitation humaine à décriminaliser (la plupart le sont ou sont en voie de l'être), et c'est, en plus de l'euthanasie et des drogues, la prostitution. L'animateur Hugo Langlois, du FM 93,3 (la radio souvent qualifiée à tort de "poubelle") a reçu Mme Rose Dufour, anthropologue et intervenante sociale auprès des femmes prostituées (La Maison de Marthe). 

Rose Dufour a une voix tremblante qui trahit le fait qu'elle ne cesse de repousser la retraite. C'est suite à une recherche en anthropologie sur les causes de la prostitution chez les femmes, qu'elle a ressenti une responsabilité (appel?, vocation?) pour aider les femmes aux prises avec la prostitution. Les centaines de femmes que l'intervenantes a rencontrées veulent sortir de ce milieu et n'y sont pas entrées par choix. Elles ne décrivent pas cette "activité" avec les clichés habituels de l'étudiante en droit qui paie ses "études". Dans les faits, les filles et femmes prostituées paient plutôt leur consommation de drogue et sont souvent sous l'exploitation d'un homme. Plusieurs sont entrées dans la prostitution aussi tôt qu'à l'âge de 12 ans, 13 ou 14 ans, suite à une enfance ou une adolescence volée par l'abus sexuel. Environ 40% des femmes, ou 4 sur 10 rencontrées, ont commencé à se prostituer lorsqu'elles étaient mineures, selon les données de l'anthropologue. Parfois même aussi jeunes que 12 ans.

POUR ÉCOUTER  le podcast de l'entrevue en direct
L'entrevue débute à 2:00 ( 2 min. 00s) du début du podcast.


Quelques notes sur l'exposé


Le jugement porté en Ontario (Canada) qui donne raison aux proxénètes, constitue un recul de la condition féminine et une immense déception, pour celle qui a rencontré des centaines de femmes qui veulent s'en sortir. La prostitution est très différente de l'image véhiculée par l'industrie du sexe et de la porno au cours des dernières années. C'est l'illusion qui nous inonde médiatiquement; par exemple, l'image de la prostituée de luxe heureuse, qui ferait 1000$ par client et se verrait comme une entrepreneure épanouie.

Dans la vraie vie, les maisons closes protègent surtout les proxénètes. Les femmes n'entrent pas dans la prostitution par choix "professionnel", mais au contraire par un historique de problèmes qui commencent souvent dès leur enfance. Elles espèrent s'en sortir, même si le chemin est difficile et demande beaucoup d'accompagnement, y compris en raison des drogues (alcool inclus).


1) les femmes y entrent généralement par un historique d'abus dans l'enfance ou l'adolescence, par exemple, l'inceste et la pédophilie et dans certains cas aussi, y étant introduite par le modèle d'une mère prostituée ou par les pressions d'un homme; mari ou proxénète. On promet aux jeunes filles repérées dans la rue, la richesse, pour un minimum de travail (discours et cadeaux  des gangs de rue). Dans la rue, elles sont recueillies et attendues par les proxénètes qui vont jouer le rôle de "sauveur" (en apparence, au début).
2) La toxicomanie constitue souvent la seconde principale porte d'entrée de la prostitution, sinon pour se prostituer; du moins pour s'en rendre capable. Il faut payer la drogue, et se droguer pour trouver la force de continuer à se prostituer.

Le problème, du côté de la demande masculine est souvent en ces années, relié à l'industrie du sexe et la pornographie.

Mais l'innovation d'autres pays, même celui des "Suédoises" d'une certaine réputation surfaite par l'industrie des films porno des années 1970, va davantage dans la direction de l'abolition de la prostitution. Les pays comme la Suède, la Norvège et l'Islande, vont dans le sens inverse des pressions des lobbys du sexe et de la porno au Québec et au Canada. Les jeunes libéraux travaillent-ils sur ce dossier aussi?

«L'innovation sociale ne va pas du côté d'augmenter la prostitution (...) un phénomène ancien, un phénomène archaïque qui est maintenant dépassé. L'innovation va du côté de l'abolition de la prostitution. Cela peut peut-être vous surprendre, mais les pays scandinaves sont rendus beaucoup plus loin que nous autres. La Suède a aboli par des lois la prostitution en 1999. La Norvège a suivi en 2008. L'Islande en 2009» (1).

Mais ce n'est pas là l'argument principal, car il se trouvera toujours quelqu'un pour argumenter en cherchant des pays qui prennent l'orientation qu'on veut bien valoriser comme société. Mais ce picolage législatif outrepasse souvent une réalité sociale beaucoup plus dure et plus envahissante. 

«Si on décriminalise la prostitution, cela veut dire que votre fille et votre soeur, votre mère, votre conjointe, est susceptible de se prostituer et on la voit comme potentiellement prostituable. Il n'existe pas une sous-catégorie d'humains ou de femmes qui sont prostituables et les autres ne le sont pas. Alors c'est un enjeu social extrêmement important. Et ce n'est pas un problème de femmes. C'est un problème politique. C'est un problème social» (2). 

On peut imaginer tout le harcèlement direct ou subtil qui peut en découler. L'animateur Hugo Langlois témoigne ailleurs dans la plage horaire de son émission, avoir vu dans l'un de ces pays ouverts à la prostitution, des femmes qui se vendent dans des vitrines sur la rue commerciale, comme dans nos vitrines de "pet shop" (nos animaux en animalerie). 

On peut lire sur le site web : 

«La Maison de Marthe définit la prostitution comme une condition de survie pour les femmes qui y basculent. La prostitution n'est pas le plus vieux métier des femmes. C'est le plus vieux mensonge du monde, la pire et la plus vieille oppression des femmes. Le plus vieux métier des femmes est celui de sage-femme qui consiste à aider ses soeurs et ses filles à accoucher. Les femmes sont des donneuses de vie».

L'entrevue traite surtout du problème sous l'angle des femmes, car l'intervenante travaille avec celles-ci. Mais évidemment, le fléau existe chez les jeunes hommes et adolescents aussi. Ce que l'on retient, c'est que le problème va bien au-delà de la protection physique de la prostituée contre les violeurs et violents. Il y va de retrouver sa véritable nature, sa vraie identité, comme en témoigne aussi la page d'accueil de La Maison de Marthe que dirige Rose Dufour. Les femmes normales ne sont pas heureuses de se prostituer. L'oeuvre en passant, est en campagne de financement (levée de fonds).

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1.  Rose Dufour, Directrice de La Maison de Marthe, entrevue à l'émission Liberté d'opinion, FM 93,3 de Québec, mardi 27 mars 2012

2.  Même référence. En Islande, on s'attaque aussi aux bars de danseuse en raison de la sollicitation engendrée par cette activité (marketing = créer le besoin).

vendredi 23 mars 2012

Mourir dans la dignité au Québec: dépôt du rapport de la Commission spéciale

23 MARS 2012.

Demander la mort et l'obtenir équivaut pratiquement à un suicide assisté. La Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité au Québec, conclut non seulement à l'aide médicale à mourir, dans le cas de dégénérescence physique grave, mais ne ferme pas la porte pour un futur proche, selon une évolution de la loi prévisible, à l'assistance pour mettre fin à la souffrance émotive ou psychologique, ou encore à des maladies qui permettent de vivre encore plusieurs années dans  l'angoisse (la peur) de la mort ou du déclin physique lent. 


La partie du débat concernant le suicide direct assisté, pour ces personnes, reste à regarder par les spécialistes, selon eux. Divisés sur le sujet, ils se sont concentrés pour le premier projet de loi, sur la fin de vie pour parvenir à un rapport unanime. C'est un verdict de départ, de type populaire, satisfaisant tous ceux qui ont peur de la mort et de la souffrance, ce qui est normal, mais qui ignorent les dérapages réels et attestés dans d'autres pays. Mais l'on s'aperçoit vite (fait inévitable) que le terme «fin de vie» peut avoir une définition bien élastique. (dernière modification: 28 avril 2014)