dimanche 6 décembre 2015

REVOIR le docu: «L'euthanasie, jusqu'où ? (Dernière version du documentaire)»

Au-delà des bornes initiales, que reste-t-il au fil des ans?

Je me permets de vous réinviter à visionner ce documentaire très bien fait sur certaines dérives de l'euthanasie pratiquée en Belgique où la pratique a débuté en 2002 (donc avant le Québec) et aux Pays-Bas.


Une témoin dans le documentaire.


Au Québec, la loi a été adoptée en 2014, mais la province doit se soumettre à la modification du Code criminel du Canada (attendu pour 2016). Là où l'euthanasie est déjà bien implantée, au fil des quelques années de pratique, les balises (bornes, cadre strict) initiales sont franchies, au moins en partie (1). Mais au-delà des bornes, que reste-t-il, après qu'elles sont outrepassées? Exactement ce qu'on promettait qu'il n'y aurait jamais. Même pas un siècle plus tard; à peine quelques années. 

Il s'agit de la plus récente version disponible en 2015 (sous © Copyrights TProd 2013-2014).






DÉBUT DE LA CITATION du commentaire que le film m'avait inspiré suite à son visionnement (été 2015):

«Au Québec, on a franchi le pas, et la marraine du dossier a déclaré dans une entrevue sur un média anglophone, au sujet de la loi permettant l'euthanasie et le «mourir dans la dignité» : «It's a first important step». Donc, si c'est un PREMIER pas, c'est une loi évolutive. On a ouvert la porte et d'ici quelques années, on aidera à mourir pour souffrance psychologique, et plusieurs autres dérives sont à prévoir. 
«J'aime bien cette expression citée dans le documentaire, attribuée à l'humoriste et philosophe Pierre DAC: «Au-delà des bornes, il n'y a plus de limites». Mais si les bornes sont injustes, voire iniques, il y a des limites certes, mais alors, elles sont mauvaises... Bref, la justice et l'équité fondées sur le bien-être et la véritable dignité du malade (particularité de l'humanité), et sur la solidarité sociale, doivent primer sur la loi. Une loi ça se crée, ça se modifie et ça peut même être abrogé ou remplacé. Une commission payée pour se prononcer après la mort du patient et non avant, et qui en plus ne trouve aucune anomalie après plusieurs centaines (millier) d'euthanasie déclarées, ce n'est pas crédible. Cela signifie que la médecine est «divine»; qu'elle ne peut errer. 
«Un des problèmes soulevé semble effectivement être la médecine qui s'auto-alimente en patients; ex. ces personnes sauvées d'un grave accident qui auraient dû ne pas être réanimées et qui ensuite, servent à justifier l'euthanasie. Un collègue de travail me racontait comment son père relativement âgé (env. 70 ans) a été réanimé d'un arrêt cardiaque, mais légume et sans qualité de vie. Doit-on réanimer à tout prix? Non. Surtout si c'est pour ensuite se donner le droit de tuer et de décider de qui doit mourir et du moment; un jour ouvrable. 
«D'autre part, l'alimentation et hydratation du malade est un besoin fondamental et non un soin, à partir du moment où l'on s'engage dans la voie de la réanimation. Il est immoral de laisser mourir quelqu'un de déshydratation et de sous-alimentation pour libérer un lit, ou alléger un budget.»

FIN DE LA CITATION

AUTRE VIDÉO À VOIR.


En Belgique, les balises tombent au fil des ans comme en témoigne ce spécialiste du droit.

Exemples de problématiques de la loi d'euthanasie en Belgique

L'euthanasie

Impossible de baliser et contrôler



Professeur Étienne Montero, Doyen de la Faculté de droit, Université de Namur, Belgique
(par la Coalition des médecins pour la justice sociale)


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1.  Pour accepter des demandes initialement refusées: pour dépression profonde, chirurgie de changement de sexe échouée, pour des jumeaux malentendants, âgés de 45 ans qui perdent progressivement la vision, pour des jeunes mineurs, pour...

jeudi 3 décembre 2015

Euthanasie: droits des malades menacés par l'engouement québécois pour le guichet de la mort

Voici une opinion partagée en commentaire à un billet de Mathieu Bock-Côté: «Mourir comme projet de société». 


Et censurée par les modérateurs du Journal de Montréal qui ne l'ont pas publiée... Pourtant, que des faits connus mais mis en lumière.


Veuillez excuser mes fautes d'orthographe. Cela m'arrive souvent dans ce contexte où on ne peut corriger après soumission d'un texte sur un sujet qui vient me chercher.


Le tunnel peut encore attendre... (crédit image: YapasdePRESSE, Gilles B., Québec)


CITATION DU COMMENTAIRE (publié le 3 décembre 2015 dans le contexte du délai du Gouvernement fédéral pour modifier le Code criminel canadien)

«Le droit d'être soigné pour les contribuables malades en perte d'autonomie est menacé. 

«Il y a avait d'autre moyens de laisser les gens partir sans tout ceci. Ex. ne pas réanimer au-delà d'un certain effort. Les citoyens, opposés à l'acharnement thérapeutique ont confondu non-acharnement et provocation de la mort par une intervention directe (ex. injection). Laissons mourir ceux qui meurent et on verra moins de cas de gens qui soufflent dans une paille pour activer un fauteuil roulant. 
«Vous souvenez-vous que pour nous vendre ce projet la classe politique nous a toujours parlé d'aide à mourir dans les cas extrêmes, de balises, OU encore, que le suicide assisté pour problème de santé mentale était exclus, etc. 
«Au même moment, la marraine du projet de loi (l'ex-ministre Hivon) déclarait en ondes à la radio anglophone de CBC à Montréal, que le projet de loi (non encore voté à ce moment) était «un PREMIER pas important» où il avait fallu faire des compromis pour pouvoir «aller de l'avant», donc évolutif, pour y ajouter des cas, après son adoption. L'avocate de formation savait comment ça marche. Une foi le projet de loi passé pour le Québec, on embarque déjà dans la spirale de l'impossibilité de suivre les balises strictes promises. Hier à la radio de Radio-Canada, un intervenant décrivait le malade que s'accroche à la vie comme un débile insécure. C'est ce qui est arrivé en Belgique et ailleurs, où la loi a déjà des années; les balises tombent. 
«Résultat, les personnes âgées qui pourraient désirer des soins palliatifs et espérer vivre encore six mois, ou un an ou deux, vont se sentir poussés par le système désorganisé de la santé au Québec qui fait moins qu'ailleurs avec plus de médecins au prorata de la population. 
«-  Pour économiser en santé, toute personne intelligente comprend déjà très bien qu'il est indigne d'avoir besoin d'aide dans la vieillesse, un processus normal de la vie. 
«Phase 2 : les problèmes de maladies non mortelles: ex. sclérose en plaques, maladie mentale, dépression profonde, handicaps comme perte de la vision. C'dst déjà le cas, là où les balises tombent progressivement.  
«Phase 3: les enfants malades. 
«Etc., comme cela se fait ailleurs.  
«Quand comprendrons-nous que les consultations sont bidon? Il y avait davantage de rapports opposés à l'euthanasie devant la commission qu'en faveur. Une délégation du Québec est allée voir ce qui se passe ailleurs et croyait qu'on allait leur dire qu'on s'est trompé, que les balises tombent, ou que des gens se font éliminer sans signature, ... Quelle absurdité! C'est comme la Croix Rouge qui allait visiter des sites de prisonniers durant la Deuxième Guerre mondiale. On leur montrait une baraque propre avec des artistes et artisans bien nourris, disant que les prisonniers des camps avaient des activités. 
«Une idée intéressante: pour éviter que Mémé soit encouragée à partir par des familles qui attend des milliers de dollars, faisons payer l'acte médical, afin que les héritiers ne soient pas encouragés à mettre de la pression... Ça arrive beaucoup plus souvent que vous pensez.»

FIN de mon COMMENTAIRE (bloqué par le modérateur)

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LA PRÉTENTION POLITIQUE : «Un consensus», le tout repris en chœur les médias?

LES FAITS: La majorité des quelque 427 mémoires et présentations orales à la Commission sur mourir dans la dignité étaient contre l'euthanasie selon une analyse exhaustive: Euthanasie au Québec : les mémoires sont contre (mercredi 16 novembre 2011) http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/11/euthanasie-au-quebec-les-memoires-sont.html

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Le passage de la marraine du projet de loi à CBC radio, Montréal, en janvier 2014, avant l'adoption du projet de loi

CE N'EST QU'UN PREMIER PAS: Transcription et mise en contexte, d'une déclaration de l'ex-ministre Véronique Hivon, lors de son passage à l'émission anglophone The Current (CBC Radio, Montréal) le 29 janvier 2014:

Projet de Loi 52 sur la fin de vie: seulement «un premier pas» (Véronique HIVON)


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POUR SE FAIRE UNE IDÉE RAPIDE DU DOSSIER DE L'EUTHANASIE AU QUÉBEC

Euthanasie, suicide assisté et fin de vie au Québec - Une compilation

(compilation de quelques billets ou articles ou infographie(s) sur le même sujet, sur ce blogue entre le 1er septembre 2010 et le 20 juin 2015)

samedi 28 novembre 2015

Mes souvenirs de la Commission Charbonneau sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction

La Commission Charbonneau OU Commission sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, sous sa vraie dénomination, a terminé ses douze travaux. 

(mise à jour : 2015-11-31)

Les Québécois l'ont demandée, ils l'ont eue mais le résultat tant attendu, consiste en un volumineux rapport sans poursuites immédiates.

Heureusement, il ne faut pas oublier l'UPAC (Unité permanente anti-corruption) qui existe toujours


Jusqu'à présent, l' UPAC semble faire son travail dans les villes du Québec. Mais comment dénoncer des pratiques louches à ces entités, quand on ne parvient pas à se souvenir du nom attribué par des fonctionnaires à celles-ci? Si un entrepreneur intimidé ou victime de mauvaises pratiques dénonce à un agent de police de la SQ ou de sa ville, au téléphone, qui peut lui garantir que sa plainte ne finira pas sur le mauvais bureau, avec son nom et ses coordonnées?

Deux comparutions devant la Commission Charbonneau particulièrement médiatisées m'avaient inspiré deux caricatures (Fig. 1 et 2)


Bernard GAUTHIER alias «Rambo» (voir fig. 1)


L'insaisissable témoin a dit en Commission et sur le plateau de TLMEP qu'il ne faisait que «parler fort» selon la culture virile du milieu de la construction. Il est devenu un genre de héros régional pour les uns, et une honte pour les autres. La FTQ a même dû préciser récemment que M. Gauthier ne parlait pas en son nom lors de certaines sorties publiques. Son témoignage en chandail à rayures lui donnant une allure d'écolier, devant la Commission avait semblé avoir séduit la juge Charbonneau. L'imagerie populaire n'en a retenu que la soupe chaude qu'il fallait aller chercher à plusieurs kilomètres d'un chantier pour approvisionner les travailleurs; une dépense constituant une goutte d'eau dans un océan d'argent public.  La banalisation de son témoignage dans la mémoire populaire est-elle le fruit du mauvais travail des journalistes ou de la Commission?


Fig. 1.  Bernard GAUTHIER alias «Rambo»


Bernard GAUTHIER alias «Rambo», un représentant syndical de la FTQ-Construction. Considéré comme "gros bras" syndical de la région de la Côte-Nord, au Québec. Soupçonné d'intimidation, il s'est fait connaître dans le contexte de l'important chantier de la Rivière Romaine. 

Marché public de la construction (Industrie de la Construction) en lien avec la mafia?


dimanche 22 novembre 2015

Censure et filtres sur des enjeux majeurs OU pourquoi j'ai créé ce blogue sociopolitique privé

Voici une opinion en appui à un texte du chroniqueur Richard Martineau, deux fois censurée (non publiée) par le Journal de Montréal. Le sujet: la sécurité liée à l'immigration accélérée dans le contexte de l'État islamique. C'est pour des raisons comme celles-ci que j'ai créé ce blogue sociopolitique privé (indépendant).




(dernière modification : 13 décembre 2015)

J'avoue que la première contenait une citation en traduction libre, plus longue contenant des noms de comités de sécurité. La version ci-dessous, si on enlève le premier paragraphe, était tout à fait acceptable, moyennant un aperçu de quelques lignes (inexistant sur le blogue en question).


CITATION
(deuxième envoi censuré par le Journal de Montréal en ligne, paragraphe 1 ajouté, autre paragraphe de traduction d'un extrait de la lettre retiré)

«Chers modérateurs: soyez indulgents. Vous me censurez, mais je ne peux pas traduire les noms des comités en anglais, lesquels sont comme des marques. Par exemple, «Homeland Security« peut se traduire tout autant «Sécurité Intérieure» que «Sécurité Nationale»...Faudra-t-il traduire «une page Twitter»  par «une page du Gazouilleur»? Ou «Facebook» par «Le Livre des Visages»?
«Bref, M. Martineau, il n'y a pas que les Québécois qui s'opposent à accélérer le processus d'immigration des réfugiés dans le contexte de l'État islamique qui veut frapper l'Occident en profitant de la colonne de réfugiés et qui se font, du coup, accuser de xénophobie. Les hautes entités gouvernementales et agences de sécurité nationale américaines aussi.
«Selon une lettre officielle rendue publique, des tensions ont subsisté jusqu'ici, entre le conseil de la sécurité nationale (Homeland Security Committee) des États-Unis et le Président Obama et ce, jusqu'aux attentats de Paris, de novembre 2015. Celles-ci, touchaient même plusieurs failles ou vulnérabilités identifiées par le conseil et les sous-comités. Il s'agit principalement de vulnérabilités en matière de sécurité, reliées spécifiquement à l'immigration syrienne et irakienne, portées à l'attention du Président à divers moments et de diverses façons (lettres, informations et renseignement, recommandations pour la sécurité intérieure) mais qui seraient demeurées sans suite formelle durant plusieurs semaines, voire des mois, entre janvier et novembre 2015.
«Le 16 novembre, le Conseil a fait parvenir une lettre musclée au président Barack Obama et rendue publique sur le site de l'organisme gouvernemental. Le comité de sécurité avertit que l'administration Obama serait redevable aux citoyens et au Congrès américains en cas d'attaque au pays, si elle ne prend pas des mesures plus appropriées à l'évolution du dossier de l'État islamique.
«Le lendemain, 17 nov.,  le projet de loi H.R. 4038 est publié. Il est évident que le président s'est fait «convaincre» en matière de sécurité et de l'urgence de la situation. Il faut comprendre que l'État islamique a vraiment un plan d'infiltrer les pays occidentaux, et que nous nous trouvons dans un monde totalement différent des réalités précédentes ou même actuelles mais touchant d'autres pays en guerre.
«D'autres témoignages, de spécialistes ceux-là,attestent qu'il est relativement facile de voyager en UE et de franchir les frontières de Schengen (zone de circulation libre entre les pays), sous le radar des policiers»


FIN DE LA CITATION

Les documents référés dans ce texte se trouvent sur le site du Homeland Security Committee (https://homeland.house.gov)


La lettre du 16 novembre 2015 Du président du Homeland Security Committee Au Président de la plus puissante démocratie du monde:






Le projet de loi du 17 novembre, au lendemain de la lettre




Quelques faits importants sur la sécurité en Europe et en Amérique du Nord


Dans les cas de réfugiés «traditionnels» nous ne faisons pas face à des combattants ayant fait vœu d'infiltrer et d'attaque nos pays. Il ne s'agit pas d'interdire la migration de l'Irak et la Syrie, mais de ne pas accélérer le processus normal d'acceptation des réfugiés, d'autant plus que les menaces sont réelles.


D'autres témoignages, de spécialistes ceux-là, attestent qu'il est relativement facile de voyager en UE et de franchir les frontières d'entrée de Schengen (zone de circulation libre entre les pays), sous le radar des policiers.

jeudi 19 novembre 2015

États-Unis: tensions entre l'Administration Obama et le Conseil de la Sécurité Intérieure (Homeland Security Committee)

Des tensions ont subsisté entre le Conseil de sécurité nationale (Homeland Security Committee) des États-Unis et le Président Obama et ce, jusqu'aux attentats de Paris, de novembre 2015. Celles-ci, touchaient même plusieurs failles identifiées par le Conseil et les sous-comités. Il s'agit principalement de vulnérabilités en matière de sécurité, reliées à l'immigration syrienne et irakienne, portées à l'attention du Président à divers moments et de diverses façons (lettres, informations et renseignement, recommandations bipartites ou non partisanes pour la Sécurité Intérieure) mais qui seraient demeurées sans suite formelle durant plusieurs semaines, voire des mois, entre janvier et novembre 2015.


Dans une lettre du 16 novembre 2015 adressée au Président, suite aux attentats de Paris du 13 novembre, le président du Homeland Security Committee se plaint du peu d'attention portée par l'administration Obama, au sujet de lettres, avis et recommandations qui ont précédé ledit attentat.

Doit-on comprendre que le califat en création (restauration d'une branche de l'islam politico-religieux conquérant) et par définition sans frontière n'est plus un projet improvisé depuis les succès de l'EI des dernières années?



Signature du président du Conseil de 
sécurité nationale
Extrait (ci-dessous) de la lettre envoyée au président Obama par le président du comité de sécurité nationale, datée du 16 novembre 2015, suite aux attentats de Paris. L'on y perçoit des tensions en lien avec l'attitude de l'administration Obama, suite à des informations privilégiées qui lui ont pourtant été transmises et le peu de cas fait des lettres, avis et recommandations précédentes; notamment, plusieurs vulnérabilités identifiées plus tôt en 2015 en matière de sécurité, avant les attentats de Paris.

Il est clair qu'en rendant publique cette lettre (PDF ici), le comité de sécurité avertit que l'administration Obama serait redevable aux citoyens et au Congrès américains en cas d'attaque au pays, si elle ne prend pas des mesures plus appropriées à l'évolution du dossier de l'État islamique.


Extrait de la lettre envoyée au président Obama par le président du comité de sécurité nationale, datée du 17 novembre 2015, suite aux attentats de Paris. L'on y perçoit des tensions en lien avec l'attitude de l'administration Obama, suite à des informations privilégiées qui lui ont pourtant été transmises et le peu de cas fait des lettres, avis et recommandations précédentes; notamment, sur plusieurs vulnérabilités identifiées en matière de sécurité (1).

Traduction libre d'un extrait de la lettre du Président du Homeland Security Committe

La tention se ressent tout au long de la lettre musclée, dont ce paragraphe en page 2 de la lettre du 16 nov. 2015, faisant suite aux attentats de Paris:
[...] «J'ai fait parvenir une lettre à votre Administration en janvier, de concert avec les présidents du Border and Maritime Security et les Counterterrorism and Intelligence Subcommittees, la Représentante Candice Miller et le Rep. Peter King, ainsi qu'une autre [lettre] en juin de l'année courante, exprimant des préoccupations au sujet des impacts en matière de sécurité nationale dans le [processus de] secours aux réfugiés syriens aux États-Unis, sans pouvoir garantir la protection du peuple américain. En septembre, nous vous avons communiqué des informations-clés et recommandations émises par notre bipartite Task Force on Combatting Foreign Fighter Travel, lequel exposait les menaces terroristes posées par les extrémistes islamistes établis en Syrie. Nous demandions à ce moment que vous travailliez avec le Congrès pour considérer les nombreuses vulnérabilités que nous avions identifiées [...] nous n'avons reçu aucune réponse formelle de votre Administration sur ce qui constitue une préoccupation non équivoque en matière de sécurité nationale.» 
[...]
(extrait de la lettre signée le 16 novembre 2015, adressée au Président des États-Unis, Barack Obama, avant-dernier paragraphe, p. 2).

Le projet de loi du 17 novembre, au lendemain de la lettre



«H.R. 4038, the American Security Against Foreign Enemies (SAFE) Act of 2015, would put in place the most robust national-security vetting process in history for any refugee population and it gives the American people the assurances needed that we will do everything possible to prevent terrorists from reaching our shores» (Homeland Security Committee, 17 nov. 2015).

Le projet de loi mentionne nommément les groupes cibles de la procédure de vérification beaucoup plus serrée. Il faut comprendre que l'État islamique a vraiment un plan d'infiltrer les pays occidentaux, et que nous nous trouvons dans un monde totalement différent des réalités précédentes ou de la migration en provenance d'autres pays.

Plus tôt en cours d'année, des passeurs auraient attesté avoir fait passer plusieurs combattants de l'EI vers l'Europe, dont certains disaient qu'ils s'y rendaient «pour se tenir prêt».

4.000 combattants de l'EI ont pénétré en Europe en tant que réfugiés (publié et mis à jour en sept.-oct. 2015). (2)

D'autres témoignages, de spécialistes ceux-là, attestent qu'il est relativement facile de voyager en UE et de franchir les frontières de Schengen (zone de circulation libre entre les pays), sous le radar des policiers.

Entrer et de sortir de l'UE sans se faire repérer ne serait pas si difficile (20 nov. 2015). (3)

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1.  Michael T. McCAUL, Chairman. Lettre du Homeland Security Committee au président des États-Unis, 16 novembre 2015.
(extrait de la lettre).

Le document PDF complet, la lettre adressée au président Obama, est pour le moment disponible ici (site gouvernemental, consulté le 16 nov. 2015).

NOTE: S'il s'avérait que le lien consulté le 16 novembre soit perdu ou brisé, VOIR ce lien cliquable vers un lieu de stockage distinct : https://drive.google.com/file/d/0B7_i4-pzFK5LZlNLUjFOVDdkYVk/view?usp=sharing

2.  http://fr.sputniknews.com/international/20150907/1018022589.html#ixzz3sCVzxMTI

3.  http://www.20minutes.fr/societe/1734907-20151120-entrer-sortir-ue-faire-reperer-si-difficile

mercredi 18 novembre 2015

Réfugiés et sécurité nationale: la position fragile du Premier ministre Justin TRUDEAU

18 NOV 2015 - Si j'étais un conseiller du Premier ministre du Canada, Justin TRUDEAU


Premier Ministre du Canada, Justin Trudeau Nov. 2015. Crédits photo: extrait de la page Twitter @JustinTrudeau

Une loi spéciale aux États-Unis (USA) - L' American Security Against Foreign Enemies (SAFE) Act of 2015


En tout respect, je m'inspirerais de la démarche américaine. S'il serait inapproprié de les imiter en tout et sur tous les sujets, économiques et stratégiques, il y a tout lieu de croire qu'ils savent que l'État islamique a un plan pour atteindre l'occident, et que le mouvement de déplacement des vrais réfugiés a offert un contexte de rêve pour joindre la marche. Pour des raisons de sécurité nationale, les États-Unis ne prévoient donc PAS accélérer le processus de vérification de sécurité des réfugiés syriens et irakiens. Le président Obama a été informé par voie officielle du Conseil national de sécurité, que le pays devrait même prendre une pause stratégique pour statuer sur la démarche pour une situation en mutation avec les déplacés syriens (et irakiens eux aussi en attente). Le contexte de 2015 n'est plus le même qu'en 2011 ou 2013. Le califat en création (restauration de l'islam politique conquérant) et par définition sans frontière n'est plus un projet improvisé.

Dans une lettre musclée adressée au président Barack Obama, le président du Conseil de sécurité nationale (sécurité intérieure), se plaint des fins de non recevoir de la part du chef des États-Unis suite à des informations qui lui ont été transmises plus tôt en 2015, avant les attentats de Paris en date du 13 nov. Il est clair qu'en rendant publique cette lettre, le comité de sécurité avertit que l'administration Obama serait redevable envers les citoyens américains en cas d'attaque au pays, si elle ne prend pas des mesures plus appropriées à l'évolution du dossier de l'État islamique.


Extrait de la lettre envoyée au président Obama par le président du comité de sécurité nationale, datée du 17 novembre 2015, suite aux attentats de Paris. L'on y perçoit des tensions en lien avec l'attitude de l'administration Obama, suite à des informations privilégiées qui lui ont pourtant été transmises et le peu de cas fait des lettres, avis et recommandations précédentes; notamment, plusieurs vulnérabilités identifiées en matière de sécurité (1).




«H.R. 4038, the American Security Against Foreign Enemies (SAFE) Act of 2015, would put in place the most robust national-security vetting process in history for any refugee population and it gives the American people the assurances needed that we will do everything possible to prevent terrorists from reaching our shores» (Homeland Security Committee, 17 nov. 2015).

Le projet de loi mentionne nommément les groupes cibles de la procédure de vérification (nommer les choses pour ce qu'elles sont).


Exemple de prise de position envisageable pour le traitement des demandes d'accueil des réfugiés syriens et irakiens à partir de 2015:

 «Le Canada poursuivra dans sa tradition d'être une terre d'accueil pour les réfugiés et pour les travailleurs étrangers demandant la citoyenneté. Toutefois, en raison du contexte, le processus ne sera ni accéléré, ni entravé. Chaque nouveau réfugié devra avoir fait l'objet d'une vérification avancée et concertée pour des raisons de sécurité nationale. Toutefois, nous interviendrons immédiatement pour pourvoir aux besoins essentiels de nos demandeurs cantonnés dans les camps de réfugiés, d'ici à ce que soit complété le processus d'analyse des demandes.  Nous débuterons les cours de langue sur place, sans attendre que soient terminées les vérifications diverses sur place et les préparatifs d'accueil dans les lieux d'accueils nationaux dans les villes canadiennes».

  • ...
  • Le politique protégerait l'intégrité de la frontière Canada - États-Unis, laquelle risque de ne pas être assurée pour nos voisins du sud, avec une enquête de sécurité réduite à 45 jours au Canada, contre 18 à 24 mois aux États-Unis (risque de frontière de type passoire; terroristes entrant en sol américain par le Canada).
  • Les citoyens canadiens, rassurés, auraient moins tendance à stigmatiser les nouveaux arrivants en provenance de pays où est actif l'État islamique (Syrie, Irak) comme suspects potentiels de crimes à l'étranger (conservation de la paix sociale).
  • La démarche tiendrait compte d'une réalité bien différente de celle des boats people d'il y a quelques décennies, notamment dans les années 1980, dont aucun ne voulait conquérir l'Occident (contexte de l'époque = expansion du communisme en Asie, massacres et mort par autres moyens -ex. famine- par les khmers Rouges, etc.).
  • Les canadiens feraient leur part et contribueraient aux besoins essentiels d'un nombre proportionnel de réfugiés (exemple: nombre correspondant à l'objectif pour un an), durant la période d'attente à l'étranger (nourriture, hygiène, ...).
  • Innover: Les réfugiés pourraient commencer déjà à apprendre la langue et la culture en fonction de leur destination au Canada (anglais, français, introduction à la culture d'accueil, ...). Leur accès à l'école ou au travail n'en serait que facilité.




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1.  Michael T. McCAUL, Chairman, Homeland Security Committee, 16 novembre 2015.
(extrait de la lettre).

Le document PDF complet, la lettre adressée au président Obama, est disponible ici (site gouvernemental, consulté le 16 nov. 2015).


samedi 14 novembre 2015

«Go Montréal, Go!». Déverse tes eaux usées dans le Fleuve Saint-Laurent. Mais...

Tel que prévu, la ville de Montréal est allée de l'avant avec son méga-déversement de 8 milliards de litres d'eaux usées directement dans le Fleuve Saint-Laurent.


Une des caricatures les plus amusantes est certainement celle-ci:
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.291927990593.326260.14425605593&type=3


Pour vous donner une idée, tel que décrits dans de précédents articles sur ce blogue, cette quantité constitue l'équivalent de 220,000 (deux-cent-vingt-mille) camions citernes de 8,000 (huit mille) gallons impériaux chacun  (36369 litres chacun) déversés en une semaine, sans rétention des boues saturées de bactéries.


Le projet de rejet en eaux usées pour les travaux de Montréal équivaut à rejeter env. 220000 camions-citernes de transport de d'une capacité de 8000 gallons impériaux comme ceux sur la photo (servant au transport de lisier agricole). Crédits photo: Service Trans-Agri (ServiceTransAgri.com/epandage-lisier.php), page consultée le 10 octobre 2015


Dans plusieurs villes, les négligences de plusieurs décennies de politiques de satisfaction des clients (les élus ne doivent pas perturber les citoyens en faisant des travaux sans ruban à couper, sans inaugurations qui font la une des nouvelles) ont contribué à des réseaux vieillissants. Soudain on nous parle d'urgence. Les spécialistes disent que Montréal (donc les autres villes dans la même situation) ne pouvaient faire autrement, mais c'est faux. Cela fait des décennies que ces déversements d'eaux non traitées des grandes villes devraient être en réduction. Et on parle même pas des surverses en temps de pluie ou de fonte des neiges.

Sauf que des travaux peu visibles au final, qui dérangent les citoyens durant des semaines, ce n'est pas très "winner" politiquement. On préfère du pain et des jeux, des spectacles gratuits, des édifices élitistes, et le reste, pendant que le but premier des villes est de donner des services essentiels en transport, hygiène du milieu, etc. Par exemple:


  • Fournir de l'eau potable aux citoyens, entreprises et points de services (santé, écoles, etc.)
  • Éliminer les eaux usées et gérer les eaux de surface (pluie, neige)
  • Récupérer les déchets et matières recyclables
  • Entretenir les équipements municipaux
  • Développer et entretenir le réseau routier et la voirie pour favoriser la fluidité du transport et des déplacements (et non pour...)
  • Encadrer le développement urbain et la construction (aménagement du territoire et urbanisme)
  • Enlever la neige (au Québec)
  • Protéger l'environnement, non seulement sur papier, mais dans les faits (aussi s'assurer de l'inclusion des espaces verts dans les développements)
  • Faciliter la pratique d'activités sportives
  • Idéalement, contribuer un fonds de recherche commun et des bourses en gestion des eaux usées et des déchets.

Améliorer la gestion des eaux par la recherche?


N'est-ce pas notre poète et chantre national, Gilles Vigneault, qui aurait dit que tant qu'on pissera dans l'eau, on aura des problèmes? Trop souvent, les villes veulent jouer à l'entreprise privée ou se prendre pour les autres paliers de gouvernements sous bien d'autres aspects. Car dans les faits, politiquement, ce qui se voit est ce qui est le plus politiquement «payant». De là est venu le vieillissement de nos réseaux souterrains (infrastructures d'aqueduc et égouts) au Québec.

Pour le vieillissement de nos réseaux, il en est comme pour une famille qui ne fait aucune rénovation de la maison durant 40 ans, mais dépense pour mille autres choses. Tout à coup, tout devient urgent et les dépenses? Un monstre! «Et c'est pas drôle un monstre», comme disait une ancienne pub de crédit. La ville de Québec se prend en main depuis un moment et cela va finir par être «payant».

En attendant, «Go, Montréal, Go!»

Ma contribution en humour, durant cette saga du #flushgate de Montréal 2015.


LIRE SUR LE MÊME SUJET


Montréal veut rejeter en eaux usées l'équivalent de 220000 camions-citernes de 8000 gallons impériaux au Fleuve

Montréal ville verte ???

(samedi, 10 octobre 2015)


(mercredi, 7 octobre 2015)


Le maire Coderre ne manque pas d'air mais Montréal a une part de responsabilité dans le «flushgate»

Un changement de culture environnementale s'annonçait depuis quelques décennies déjà

(jeudi, 15 octobre 2015)