jeudi 3 décembre 2015

Euthanasie: droits des malades menacés par l'engouement québécois pour le guichet de la mort

Voici une opinion partagée en commentaire à un billet de Mathieu Bock-Côté: «Mourir comme projet de société». 


Et censurée par les modérateurs du Journal de Montréal qui ne l'ont pas publiée... Pourtant, que des faits connus mais mis en lumière.


Veuillez excuser mes fautes d'orthographe. Cela m'arrive souvent dans ce contexte où on ne peut corriger après soumission d'un texte sur un sujet qui vient me chercher.


Le tunnel peut encore attendre... (crédit image: YapasdePRESSE, Gilles B., Québec)


CITATION DU COMMENTAIRE (publié le 3 décembre 2015 dans le contexte du délai du Gouvernement fédéral pour modifier le Code criminel canadien)

«Le droit d'être soigné pour les contribuables malades en perte d'autonomie est menacé. 

«Il y a avait d'autre moyens de laisser les gens partir sans tout ceci. Ex. ne pas réanimer au-delà d'un certain effort. Les citoyens, opposés à l'acharnement thérapeutique ont confondu non-acharnement et provocation de la mort par une intervention directe (ex. injection). Laissons mourir ceux qui meurent et on verra moins de cas de gens qui soufflent dans une paille pour activer un fauteuil roulant. 
«Vous souvenez-vous que pour nous vendre ce projet la classe politique nous a toujours parlé d'aide à mourir dans les cas extrêmes, de balises, OU encore, que le suicide assisté pour problème de santé mentale était exclus, etc. 
«Au même moment, la marraine du projet de loi (l'ex-ministre Hivon) déclarait en ondes à la radio anglophone de CBC à Montréal, que le projet de loi (non encore voté à ce moment) était «un PREMIER pas important» où il avait fallu faire des compromis pour pouvoir «aller de l'avant», donc évolutif, pour y ajouter des cas, après son adoption. L'avocate de formation savait comment ça marche. Une foi le projet de loi passé pour le Québec, on embarque déjà dans la spirale de l'impossibilité de suivre les balises strictes promises. Hier à la radio de Radio-Canada, un intervenant décrivait le malade que s'accroche à la vie comme un débile insécure. C'est ce qui est arrivé en Belgique et ailleurs, où la loi a déjà des années; les balises tombent. 
«Résultat, les personnes âgées qui pourraient désirer des soins palliatifs et espérer vivre encore six mois, ou un an ou deux, vont se sentir poussés par le système désorganisé de la santé au Québec qui fait moins qu'ailleurs avec plus de médecins au prorata de la population. 
«-  Pour économiser en santé, toute personne intelligente comprend déjà très bien qu'il est indigne d'avoir besoin d'aide dans la vieillesse, un processus normal de la vie. 
«Phase 2 : les problèmes de maladies non mortelles: ex. sclérose en plaques, maladie mentale, dépression profonde, handicaps comme perte de la vision. C'dst déjà le cas, là où les balises tombent progressivement.  
«Phase 3: les enfants malades. 
«Etc., comme cela se fait ailleurs.  
«Quand comprendrons-nous que les consultations sont bidon? Il y avait davantage de rapports opposés à l'euthanasie devant la commission qu'en faveur. Une délégation du Québec est allée voir ce qui se passe ailleurs et croyait qu'on allait leur dire qu'on s'est trompé, que les balises tombent, ou que des gens se font éliminer sans signature, ... Quelle absurdité! C'est comme la Croix Rouge qui allait visiter des sites de prisonniers durant la Deuxième Guerre mondiale. On leur montrait une baraque propre avec des artistes et artisans bien nourris, disant que les prisonniers des camps avaient des activités. 
«Une idée intéressante: pour éviter que Mémé soit encouragée à partir par des familles qui attend des milliers de dollars, faisons payer l'acte médical, afin que les héritiers ne soient pas encouragés à mettre de la pression... Ça arrive beaucoup plus souvent que vous pensez.»

FIN de mon COMMENTAIRE (bloqué par le modérateur)

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LA PRÉTENTION POLITIQUE : «Un consensus», le tout repris en chœur les médias?

LES FAITS: La majorité des quelque 427 mémoires et présentations orales à la Commission sur mourir dans la dignité étaient contre l'euthanasie selon une analyse exhaustive: Euthanasie au Québec : les mémoires sont contre (mercredi 16 novembre 2011) http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/11/euthanasie-au-quebec-les-memoires-sont.html

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Le passage de la marraine du projet de loi à CBC radio, Montréal, en janvier 2014, avant l'adoption du projet de loi

CE N'EST QU'UN PREMIER PAS: Transcription et mise en contexte, d'une déclaration de l'ex-ministre Véronique Hivon, lors de son passage à l'émission anglophone The Current (CBC Radio, Montréal) le 29 janvier 2014:

Projet de Loi 52 sur la fin de vie: seulement «un premier pas» (Véronique HIVON)


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POUR SE FAIRE UNE IDÉE RAPIDE DU DOSSIER DE L'EUTHANASIE AU QUÉBEC

Euthanasie, suicide assisté et fin de vie au Québec - Une compilation

(compilation de quelques billets ou articles ou infographie(s) sur le même sujet, sur ce blogue entre le 1er septembre 2010 et le 20 juin 2015)

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