dimanche 6 décembre 2015

REVOIR le docu: «L'euthanasie, jusqu'où ? (Dernière version du documentaire)»

Au-delà des bornes initiales, que reste-t-il au fil des ans?

Je me permets de vous réinviter à visionner ce documentaire très bien fait sur certaines dérives de l'euthanasie pratiquée en Belgique où la pratique a débuté en 2002 (donc avant le Québec) et aux Pays-Bas.


Une témoin dans le documentaire.


Au Québec, la loi a été adoptée en 2014, mais la province doit se soumettre à la modification du Code criminel du Canada (attendu pour 2016). Là où l'euthanasie est déjà bien implantée, au fil des quelques années de pratique, les balises (bornes, cadre strict) initiales sont franchies, au moins en partie (1). Mais au-delà des bornes, que reste-t-il, après qu'elles sont outrepassées? Exactement ce qu'on promettait qu'il n'y aurait jamais. Même pas un siècle plus tard; à peine quelques années. 

Il s'agit de la plus récente version disponible en 2015 (sous © Copyrights TProd 2013-2014).






DÉBUT DE LA CITATION du commentaire que le film m'avait inspiré suite à son visionnement (été 2015):

«Au Québec, on a franchi le pas, et la marraine du dossier a déclaré dans une entrevue sur un média anglophone, au sujet de la loi permettant l'euthanasie et le «mourir dans la dignité» : «It's a first important step». Donc, si c'est un PREMIER pas, c'est une loi évolutive. On a ouvert la porte et d'ici quelques années, on aidera à mourir pour souffrance psychologique, et plusieurs autres dérives sont à prévoir. 
«J'aime bien cette expression citée dans le documentaire, attribuée à l'humoriste et philosophe Pierre DAC: «Au-delà des bornes, il n'y a plus de limites». Mais si les bornes sont injustes, voire iniques, il y a des limites certes, mais alors, elles sont mauvaises... Bref, la justice et l'équité fondées sur le bien-être et la véritable dignité du malade (particularité de l'humanité), et sur la solidarité sociale, doivent primer sur la loi. Une loi ça se crée, ça se modifie et ça peut même être abrogé ou remplacé. Une commission payée pour se prononcer après la mort du patient et non avant, et qui en plus ne trouve aucune anomalie après plusieurs centaines (millier) d'euthanasie déclarées, ce n'est pas crédible. Cela signifie que la médecine est «divine»; qu'elle ne peut errer. 
«Un des problèmes soulevé semble effectivement être la médecine qui s'auto-alimente en patients; ex. ces personnes sauvées d'un grave accident qui auraient dû ne pas être réanimées et qui ensuite, servent à justifier l'euthanasie. Un collègue de travail me racontait comment son père relativement âgé (env. 70 ans) a été réanimé d'un arrêt cardiaque, mais légume et sans qualité de vie. Doit-on réanimer à tout prix? Non. Surtout si c'est pour ensuite se donner le droit de tuer et de décider de qui doit mourir et du moment; un jour ouvrable. 
«D'autre part, l'alimentation et hydratation du malade est un besoin fondamental et non un soin, à partir du moment où l'on s'engage dans la voie de la réanimation. Il est immoral de laisser mourir quelqu'un de déshydratation et de sous-alimentation pour libérer un lit, ou alléger un budget.»

FIN DE LA CITATION

AUTRE VIDÉO À VOIR.


En Belgique, les balises tombent au fil des ans comme en témoigne ce spécialiste du droit.

Exemples de problématiques de la loi d'euthanasie en Belgique

L'euthanasie

Impossible de baliser et contrôler



Professeur Étienne Montero, Doyen de la Faculté de droit, Université de Namur, Belgique
(par la Coalition des médecins pour la justice sociale)


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1.  Pour accepter des demandes initialement refusées: pour dépression profonde, chirurgie de changement de sexe échouée, pour des jumeaux malentendants, âgés de 45 ans qui perdent progressivement la vision, pour des jeunes mineurs, pour...

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