samedi 7 novembre 2015

L'Université Laval refuse d'endosser publiquement le rapport Payette

7 nov. 2015 - Dans un précédent billet, j'ai exprimé que le rapport Payette ne pouvait pas être neutre, de par le contexte, l'approche, l'auteure, etc. Voilà maintenant que l'Université Laval elle-même, refuse de donner son sceau à la démarche et neutralité de cette recherche. 


En effet, après vérifications selon le Journal de Québec, l'Université Laval elle-même, se dissocie du rapport Payette. Selon Samuel Auger, porte-­parole de l’institution :
«la recherche de Mme Payette en est une financée par des fonds privés, faite à l’extérieur du cadre de l’Université Laval. [...] C’est elle qui a reçu les fonds et qui les a administrés».
Il ajoute: «Si vous regardez l’étude, elle n’est pas identifiée comme une étude de l’Université Laval. Il n’y a aucune mention de l’Université dans le document.»
[...]
«Elle a choisi de le mettre sur sa page personnelle, répond M. Auger. Je n’ai pas de commentaires là-dessus, c’est un mandat de recherche privé, a affirmé le relationniste. Si vous voulez plus de commentaires quant à la méthodologie et qui a contribué à tout ça, je vous invite à communiquer avec Mme Payette» (Journal de Québec, vendredi 6 nov. 2015)



La pertinence de cette vérification relève du fait que le PQ, l'ex-Première ministre et la chercheuse semblent avoir voulu surfer sur la réputation de l'Université Laval, comme dans le cadre d'études plus encadrées.

Rappel des faits


Le tout émane d'une commande dans le contexte de la défaite du PQ et de Pauline Marois en 2014. La Première ministre (PM) et son parti croyaient passer d'un gouvernement minoritaire à un pouvoir majoritaire. La chercheuse, Madame Dominique Payette, étant une candidate du Parti Québécois (PQ) elle aussi vaincue dans une circonscription de la ville de Québec lors de cette élection, il allait de soi que la compilation de données et un rapport à petit budget relèveraient davantage de l'analyse post-partum après une défaite humiliante du PQ. Il ne suffit pas d'avoir des chiffres pour prétendre à une étude neutre (non partisane en politique).

Pas une étude non partisane


  • Le rapport Payette est celui d'une initiée du PQ, candidate à l'élection de 2014. Mme Payette n'est pas seulement une professeur de l'Université Laval, mais était aussi une candidate du PQ battue aux dites élections de 2014, et maintenant auteure dudit rapport sur sa défaite et celle de sa chef. C'est un conflit d'intérêt, si l'on veut faire croire à une étude non partisane, décrivant la réalité pure. 
  • L'information des 2 «chercheurs» a étrangement «coulé» via un journal (une prétendue fuite du rapport avant sortie officielle), là même où Mme Payette a été employée (a publié avec rémunération). Une équipe de deux chercheurs, ça laisse peu de place à la fuite d'informations. Cela sent le coup de marketing qui a semblé fonctionner durant 48 ou 72 heures, avant de se retourner contre la principale intéressée.
  • Le rapport, que l'on nous dit «neutre» ou non partisan, résulte d'une demande d'une première ministre non réélue à une même élection et payé par le budget discrétionnaire de celle-ci; donc une commande.
  • L'identification de l'Université Laval n'apparaît pas dans cette «recherche» et l'institution refuse de l'endosser publiquement (1).
  • La prétendue étude n'a pas fait de l'écoute dans l'ensemble des médias (non plus de façon scientifique) et ne tient pas compte de l'impact possible, par exemple de Ici Radio-Canada, comme source majeure possible ou même probable d'impacts négatifs pour d'autres partis au Québec et à Québec (2), par exemple, PLQ, CAQ.
  • Mme Payette semble opter pour la position selon laquelle les opinions de la gauche politique sont valables, alors que le centre-droit et la droite, c'est l'erreur; le passé. Les conclusions et recommandations seront inévitablement teintées de cette prémisse.
  • Les radios privées de Québec sont loin d'être uniformes, en fonction de l'heure, des animateurs et chroniqueurs. Oui les émissions peuvent défendre un point de vue, mais, contrairement à la Première chaîne, l'animateur ne prétend pas faussement représenter la neutralité. Voilà une différence majeure: une émission en est une d'opinion, l'autre est une émission d'une société d'État financé par tous qui se prétend neutre et non partisane, alors que... Et qui elle, a un devoir de neutralité ou de bien séparer les information et opinions exprimés. 
  • Le rapport contient des affirmations qui ont été démenties avant sa publication, mais ces informations ont quand même été publiées, comme en témoignage Dominic Maurais, un animateur du matin visé par le document. Une déclaration attribuée à ce dernier s'était avérée non fondée et un média avait dû se rétracter. «Même que Le Devoir avait publié un erratum à cet effet, s’excusant même auprès de moi!», déclare le chroniqueur et animateur (3)


Madame Payette et le PQ ont oublié que l'analyse socio-politique n'est pas une science exacte


Un peu comme pour les sondages d'opinions en période électorale et ce, malgré des questions pourtant ciblées, l'analyse socio-politique n'est pas une science exacte, et ne le serait pas encore, même via une étude neutre à gros budget avec plusieurs chercheurs. Il y a des dizaines de paramètres non mesurables ou sujet à interprétation dans une élection. Uniquement dans le temps, une opinion peut changer pour des raisons émotives, ou d'appartenance (identification), etc.
(3 novembre 2015)

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1.  Sophie CÔTÉ (Avec la collaboration de Sarah Boucher). L'Université Laval se dissocie du rapport Payette. L’étude a été financée par des fonds privés, plaide l’institution. Journal de Québec. Vendredi 6 nov. 2015. (page consultée le 7 novembre)

2.  Voici un exemple sur la scène fédérale, pour l'élections d'octobre 2015 ayant porté le PLQ au pouvoir majoritaire et renversé le gouvernement  sortant, majoritaire du PCC. Durant la course et en cours de mandat de 4 ans, une étude intéressante aurait été d'aborder la question du traitement des bulletins de nouvelles et éditoriaux ou panels politiques en fonction du média, du parti, du temps accordé par le média, de l'angle choisi, du temps accordé aux élus de la scène politique pour donner la parole à leurs adversaires, etc.  Par exemple, si la ministre d'Environnement Canada est intervenu contre le «projet» de Montréal pour bloquer le méga-déversement de 8 milliards de litres d'eaux usées (équiv. de 220000 citernes de 8000 gallons imp) dans le Fleuve Saint-Laurent, le parti au pouvoir (PCC) était alors accusé par certains intervenants de certains médias de s'ingérer dans les affaires environnementales en pleine campagne. Mais si la même ministre avait donné son aval au déversement comme son homologue du Québec, on aurait encore débité le tout sur le compte de la nature de pollueur du PCC décrit comme nourissant une dépendance affective au pétrole et voulant détruire la planète Terre. 

3.  Dominic MAURAIS. La Recherche-poubelle. Journal de Montréal. 7 novembre 2015.
http://www.journaldemontreal.com/2015/11/07/la-recherche-poubelle
(page consultée le 8 novembre 2015)

mardi 3 novembre 2015

Rapport Payette sur le rôle des médias de Québec dans la défaite de Pauline Marois en 2014

Une étude qui est en fait une compilation qui relève de l'essai socio-politique ou de l'analyse post-partum après une défaite humiliante du PQ, va faire la spin médiatique durant les prochains jours. Un exercice inévitablement partisan. 


Pour vous donner une idée, c'est comme si l'Église catholique faisait une étude «neutre» sur elle-même, préparée par un membre de son clergé suivant une méthode d'étude. L'exercice pourrait être valable pour l'institution, mais certainement pas neutre; ça non! Bref, le rapport Payette est celui d'une initiée qui n'a pas été élue dans une circonscription de la ville de Québec, et que l'on veut tenter de nous imposer, comme une référence historique. L'information a coulé (une prétendue fuite du rapport avant sortie officielle) via un journal où l'auteure a travaillé. Elle est bonne.

Appuyons sur le frein. Le rapport Payette est une compilation et réflexion (analyse) socio-politique, certes, mais d'une candidate du PQ battue aux élections de 2014, qui est l'auteure dudit rapport. Et le rapport, que l'on nous dit «neutre» est commandé par une première ministre non réélue à la même élection et payé par le budget discrétionnaire de celle-ci.

Le comble, c'est que les médias complaisants (Le Devoir où Madame Payette a travaillé en tête) semblent vouloir désigner à tort durant des jours comme une «étude» neutre. C'est brillant, mais malhonnête. En fait, c'est un document d'une initiée, elle-même vaincue aux élections, pour une défaite qu'elle analyse. Wow!

L'analyse socio-politique; bien loin d'une science exacte


Et pourtant, l'analyse politique comme discipline, n'est pas une science exacte; tout le contraire! Il y a tellement de paramètres à considérer. Mais le PQ, lui, sait. Le PQ est divin.



PHOTO : Madame Dominique Payette, fille de Lise Payette et candidate elle aussi vaincue, comme la PM Pauline Marois en 2014, est l'auteure du rapport (non encore publié le matin du 4 nov. 2015) qui dénoncerait les radios privées de Québec. Crédits photo : « Dominique Payette » par TardifQC — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Dominique_Payette.jpeg#/media/File:Dominique_Payette.jpeg

Culture souverainiste


Jusque vers la mi-vingtaine, j'étais souverainiste. Aujourd'hui à l'aube de la cinquantaine, je ne voudrais pas d'un tel pays bleu qui rêve de censurer les médias d'opinion et pourquoi pas par la suite, les réseaux sociaux. C'est ce que semble suggérer (contrôler les radios privées) la sortie de ce rapport de Dominique Payette (Journal de Québec, 3 nov. 2015), fille de la très connue politicienne de carrière et féministe, Lise Payette (née Lise Ouimet). Il s'agit d'un «rapport» dont le contenu non encore dévoilé au matin du 4 novembre 2015, aurait filtré via le journal Le Devoir le 3 novembre (repris le 4 nov. pour un rapport non encore publié). Habile coup de marketing, il faut avouer.

Ceci dit, pendant plus de la moitié de ma vie informée, je n'ai pas connu ce qu'est une radio ou TV de centre-droit ou de droite économique.

Juste retour des choses après un excès de gauche?



Pour moi, le discours plus de centre, centre-droit et de droite de quelques radios privées n'est qu'un juste retour des choses, pour faire contrepoids à la ligne éditoriale de ICI Radio-Canada (pendant francophone de CBC), opinion sans cesse confondue avec l'information; exemple, dans le choix des grands titres, de l'angle, des invités, des questions, etc. Par exemple, aux bulletins du soir c'était Gilles Duceppe (Bloc Québécois = parti souverainiste de l'opposition avec des députés au fédéral) qui y «expliquait» les politiques de Harper (Parti Conservateur du Canada). Ce dernier avait droit quant à lui, à un extrait (montage) d'une minute, jusqu'à ce que Le Bloc soit presque effacé de la carte électorale canadienne en 2011. Message?

Le truc des comm


Quiconque a un minimum d'expérience ou d'observation en communications connaît les trucs de la Société d'État radio-canadienne (TV). Par exemple, 
  • se servir d'une question ou opinion d'un invité ou panéliste  comme tremplin en disant «ce n'est pas elle qui l'a dit, elle citait un intervenant...» (Bonsoir en passant Mme Dussault, tous les amis et M. l'ombudsman de ICI Radio-Canada!). 
  • Autre astuce, on choisit les invités du même côté du cercle d'opinions. On réunit par exemple 1 gauche + 1 centre-gauche + 1 extrême-gauche et mon doux, + 1 extrémiste de centre! Résultat: oui il y a débat, mais vous pouvez être assurés d'une conclusion à gauche. 
On nous traite de la sorte comme des idiots, dans la plupart des débats de société, si nous ne sommes pas de gauche, ou si nous sommes sceptiques des dogmes post-modernes (portés par le néo-clergé des artistes, des humoristes, des journalistes partisans, etc.).

Selon le PQ et ICI Radio-Canada (le grand réseau public qui est beaucoup plus qu'une radio mais incapable de se décoller d'une dénomination décalée de «radio» encore après une démarche coûteuse de marketing), le Canada et les sociétés occidentales ne devraient pas avoir de centre-droit ou de droite économique. Mario Dumont (ancienne ADQ) était donc à honnir en 2007 et 2008. 

À qui ou à QUOI, doit-on la défaite du PQ en 2014? La réalité est qu'en politique, personne ne peut rien affirmer


Ces thèses sur la ville de Québec sont nettement exagérées, car la Capitale du Québec a su démontrer à maintes reprises, qu'elle ne vote pas toujours du même côté de l'échiquier politique. Si le PQ n'était pas devenu un parti presqu' exclusivement de gauche et très interventionniste, il aurait toujours eu un noyau représentatif à Québec.

On pourrait le démontrer par la quasi-disparition du Parti Conservateur du Canada de la Capitale lors de l'élection fédérale de 2011. La cause? le refus de subventionner directement l'amphithéâtre multifonctionnel de Québec (actuel Centre Vidéotron). Les élus du PCC, après avoir porté fièrement un chandail des ex-Nordiques, allaient déclarer quelques semaines plus tard que le sport professionnel ne serait pas subventionné. Quelle gaffe alors d'avoir porté le chandail! Josée Verner, une porte-parole et élue du parti, pourtant elle-même solidement implantée et les autres furent pratiquement balayés de circonscriptions de la capitale en 2011. Le NPD a gagné la majorité des circonscriptions de la ville lors de cette élection fédérale, même en zone conservatrice, avec son chef, Jack Layton qui devint plus sympathique aux mêmes stations de radio dites conservatrices; le bonhomme pour «prendre une bière» (qu'on ne boit jamais au bout du compte). Il a grandement été aidé par une apparition conviviale à l'émission TLMEP de la TV montréalaise. Quelques années plus tôt, le chef de l'ADQ plus à droite (élections provinciales) s'y était fait planter malhonnêtement en refusant de dévoiler son cadre financier dans une émission de variété imprévisible; chose qui ne fût pas demandé aux autres partis dans la course. La chose ne fût pas coupée au montage.

Le souverainisme semble le seul responsable de son échec. Plusieurs Québécois, même des jeunes, ne veulent pas d'une société migrant de plus en plus vers le socialisme où l'on punit ceux qui travaillent et dont l'État tentaculaire s'ingère à outrance dans les choix individuels; où l'on rêve de nous rééduquer et de censurer les médias d'opinion. Inévitablement, les réseaux sociaux seraient visés aussi.

L'erreur stratégique du PQ en 2014 ?


Enfin, en déclenchant des élections pour affermir son parti minoritaire, seulement un an et demi après l'élection de 2012, Madame Marois a commis l'erreur de vouloir imiter l'exploit de Jean Charest (PLQ) qui a réussi à avoir les «deux mains sur le volant» en 2008, après avoir été minoritaire en 2007. Un PLQ humilié par l'ADQ (parti mal préparé pour former l'opposition officielle après avoir presque battu la machine PLQ en 2007), a réussi un exploit: retourner Mario-Dumont et ses élus au rôle d'un parti tiers. Sauf que dans ses rêves, l'erreur de la première femme PM du Québec en 2014, aura peut-être été de mal interpréter le peuple. Ma thèse : elle et son parti avaient été élus minoritaires après l'été 2012, parce que le peuple du Québec le voulait ainsi. Depuis longtemps déjà, vouloir du PQ ne voulait pas nécessairement dire souhaiter la souveraineté à tout prix. On voulait plutôt une alternance de partis au pouvoir et sortir les Libéraux qui avaient l'air très louches après avoir tenté d'empêcher une commission d'enquête sur la corruption dans le marché public de la construction. En voulant affermir le PQ (passer majoritaire), le PQ s'est vu confirmer que la volonté populaire était bel et bien un PQ minoritaire. D'autres ont voulu signifier qu'ils n'acceptaient pas une coûteuse élection de plus si près de la dernière campagne. Les radios privées peuvent constituer une partie de l'équation seulement, car la machine d' ICI Radio-Canada a un penchant naturel pour le PQ au Québec (plusieurs de ses journalistes et animateurs francophones).

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Une partie de ce texte a été originalement publiée en réaction à un publication d'un billet du chroniqueur Richard Martineau, du Journal de Montréal, 3 novembre 2015.

«Le problème avec les citations sur internet...»




jeudi 22 octobre 2015

Dépénalisation des drogues dites «récréatives»? Où sont les études scientifiques vérifiables?

Où sont les études de l'élite qui se décrit elle-même scintifique et «progressiste», en faveur de la dépénalisation de la consommation des drogues dites «récréatives», laquelle a reproché au gouvernement sortant une censure des chercheurs scientifiques. Alors où sont vos études scientifiques vérifiables sur les effets des drogues dites «récréatives» sur la santé physique et mentale, sur la sécurité routière et sur les coûts sociaux divers collatéraux (programmes sociaux inclus)?

Où est le portrait social complet de la drogue et ses coûts sociaux totaux?

Un sondage n'est pas nécessairement «scientifique» (1), pour diverses raisons (méthodologie, qualité des réponses souvent une perception de soi plutôt que la vérité, etc.). Mais c'est parfois tout ce que nous avons.

En France, déjà en 2004, le cannabis était présent dans 1 accident mortel de la route sur 5 ; davantage encore en y additionnant les accidents avec blessés (2). Ceci est un fait mesurable; plus précis qu'un sondage. L'âge de la première consommation de cannabis y était en moyenne de 13 ans.

Au Québec, l'âge moyen de la première consommation d'une drogue autre que l'alcool était de 13,2 ans en 2006 (Institut national de la santé publique du Québec). Ceci est un sondage, donc sujet au biais du désir ou non de donner les vrais faits.

Considérant que les jeunes Québécois commencent en moyenne à 13,2 ans à consommer une drogue autre que l'alcool, dîtes-nous de quelles manière la dépénalisation du cannabis va empêcher les jeunes de commencer si tôt la consommation du cannabis et pire, d'autres drogues, sachant que si 13,2 ans est la moyenne, cela signifie qu'un grand nombre de jeunes Québécois vivent leur première expérience avec les drogues plus jeunes qu'à 13 ans.

L'argument «Ils le font de toute manière; aussi bien une vente contrôlée»


Il faut de la même manière savoir que présentement, au Québec, les comprimés de méthamphétamines, amphétamines et autres, souvent peu dispendieuses mais non moins dangereuses, ont la cote auprès des jeunes. L'État devrait-il alors, suivant cette logique de l'accessibilité aux produits, dépénaliser cette merde en comprimés, vendue aux enfants et aux adolescents? Face à ces arguments dignes d'une radio étudiante d'école secondaire, avouons que notre jeunesse est en DANGER PÉRIL.

Les données scientifiques difficiles à trouver devraient quand même nous alerter


Ce n'est pas joli, ce qu'on voit là-dedans. Par exemple, selon les chiffres de 2006 au Québec, env. un étudiant de 5e secondaire pour chaque 18 étudiants (5,5 %), avait consommé de la cocaïne au cours de l'année précédant l'étude. Et comme l'étude était réalisée avec les étudiants actifs, elle ne tenait pas compte des décrocheurs du secondaire (3). Autrement dit, quand un enseignant marchait dans une école secondaire au Québec en 2006, sur 100 étudiants de 5e secondaire qu'il rencontrait, près de 6 avaient déjà consommé de la cocaïne. Mais on ne sait pas pour ceux du même groupe d'âge qui avait décroché avant ce jour.

C'est quoi votre «plant» (plan) génial pour eux? La dépénalisation du cannabis ne réglera pas ce problème lié à une drogue dure.

Tableau 2007, publication 2009, données de 2006 ne tenant pas compte des décrocheurs scolaires exclus de fait



QUESTION: Donc, quels sont les chiffres québécois et canadiens vérifiables, des habitudes de consommation des drogues chez les jeunes en 2015, chers amis de la science?

    Conducteurs décédés et drogues «récréatives» autres que l'alcool


    Une étude sur le prélèvement d'échantillons de sang de conducteurs de véhicule de promenade décédés lors d'un accident de la route révélait ceci (1999-2000) au Québec:
    «On a décelé la présence d’autres drogues [autre que l'alcool] dans 32,4 % (166/512) des échantillons d’urine» [des conducteurs décédés] (4)

    Déjà, en 1999-2000, au moins une drogue autre que l'alcool était présente chez environ un tiers (1 sur 3) des conducteurs décédés


    QUESTION: Quels sont les chiffres québécois et canadiens sur la consommation de drogues des conducteurs décédés et autres victimes (accidents avec décès ou blessés), seules et croisées avec l'alcool, en 2015, chers amis de la science?  Quels sont les coûts assumés en dommages matériels et en suivis médicaux ou compensations? En perte de travail? Etc.

      On ne peut pas parler des taxes à percevoir d'un côté, sans parler de tous les aspects des dépenses et frais engendrés. Même la perte de productivité doit être calculée.

      Drogues de synthèses très populaires chez les jeunes, déjà en 2006


      17,1% des élèves de 5e secondaire dans l'année précédant l'étude de 2006 avait consommé des amphétamines, soit entre 1 sur 5 et 1 sur 6; ceci, sans même tenir compte des décrocheurs scolaires du secondaire, exclus de l'étude (5).


      QUESTION: Quels sont les chiffres québécois et canadiens de consommation d'amphétamines en 2015, chers amis de la science? Quels sont les effets et dangers de cette famille de drogues?

        L'argument du légaliser ce qui ne peut être contrôlé et nécessite un approvisionnement clandestin


        Devons-nous comprendre que sur la même base que la légalisation de la consommation du cannabis et dérivés (marijuana, extrait THC en comprimés, huile, résine, haschisch, etc.), alors puisque les jeunes le font de toute façon, alors logiquement vous allez, dans une phase 2 ou 3, légaliser les drogues de synthèse (molécules chimiques)? Afin qu'ils n'aient pas à avoir de contacts avec le monde interlope (criminalisé).


        Et la santé mentale des jeunes?


        Les jeunes étudiants québécois sont sujets à la dépression. Quelles en sont les causes? Plusieurs y vont d'hypothèses, mais quels sont les faits? L'hiver et la dépression saisonnière? Il y avait un hiver il y a 60 ans et beaucoup moins de suicide. À la lumière des statistiques de consommation précédentes, les drogues ne peuvent-elle pas constituer une partie de l'explication? Un étude longitudinale actualisée et pan-canadienne (suivant un groupe de consommateurs) serait raisonnable. Une étude longitudinale évalue un groupe de personne et compare le présent au passé (les habitudes vs les résultats) pour ces personnes. Mais encore là, il faut des données et méthodes validées; pas du copier-coller d'études pop.


        QUESTION: Donc, quels sont les chiffres québécois et canadiens sur les effets de différents types de drogues sur la santé mentale des jeunes (adolescents et jeunes adultes) en 2015, chers amis de la science?

          Les coûts sociaux collatéraux à la consommation des drogues populaires


          Considérant l'importance du décrochage des jeunes au études secondaires et la consommation importante de diverses drogues chez les jeunes des groupes d'âges correspondant, les drogues ne peuvent-elle pas constituer une partie de l'explication?


          QUESTION: Donc, quels sont les chiffres québécois et canadiens sur les effets de différents types de drogues sur la motivation et la productivité des groupes, en fonction de l'âge des consommateurs? Où sont les études en 2015, chers amis de la science?

            On prétend dans certains médias, qu'avec les «milliards» $ en taxes perçues, on va régler les problèmes sociaux. Je rirais si c'était drôle, mais ce n'est vraiment pas drôle.

            QUESTION: Dîtes-nous quels sont les coûts sociaux de la consommation des drogues, 
            • pour les accidentés de la route, ou dans le réseau de santé, ou pour les vols pour payer la drogue qui sera dépénalisée, pour les causes devant les tribunaux à cause de problèmes liés aux drogues récréatives?
            • Quels sont les coûts des crimes liés aux drogues qui seraient dépénalisées (ex. violence domestique, agressions, coûts en services de police, sécurité et contrôles routiers, perte de productivité -ex. présentéisme au travail ou à l'école et décrochage-, reprises de cours en mode subventionné, problèmes de santé mentaux liés à la mémoire, problèmes, liés aux effets désinhibiteurs des drogues (MST, témérité vs risques divers, violence soudaine, suicides), etc. ?
            Sortez ces belles études scientifiques pan-canadiennes contrôlées; pas des chiffres copiés d'un magazine à un autre. Pas des anecdotes, ni des sondages et perception (Colorado). De vrais études scientifiques!

            On m'a appris à douter; alors je doute, selon la méthode scientifique


            Vous voyez, moi je ne crois pas vraiment qu'on veuille réellement et collectivement le savoir (véritables impacts des drogues). C'est déjà décidé. Les lobbys sont là. C'est un très gros marché économique et pour les taxes. Peu importe les effets, on aura les programmes pour ramasser les victimes. Aussi logique que «Peu importe si le véhicule est accidenté, on l'enverra se faire reconstruire chez le carrossier». C'est fort. Vous m'avez eu.

            Plusieurs de l'élite prétendent être de grands défenseurs de la science, mais les faits actuels ne vont pas dans ce sens. On ferme les yeux. Comme trop souvent le débat est clos avant d'avoir été approfondi. On veut procéder par essai et erreur ou par faits anecdotiques et copier-coller, ou clichés tronqués en citant d'autres pays sans valider la méthodologie et reproduire des enquêtes semblables.

            Besoin d'un portrait réel qui tienne compte de tous les coûts et impacts (santé, délits et accidents routiers liés à la consommation) et non seulement des entrées prévues en taxes


            Moi je dirais que s'il y a une belle étude à faire au Canada et au Québec, c'est bien de dresser un portrait réel et actualisé de la consommation des drogues et leurs impacts et coûts sociaux, de santé, d'accidentés, de programmes sociaux publics et privés, de pertes économiques, etc. Par exemple, un jeune qui vole un vélo pour payer sa drogue, c'est un coût caché. Mais cela doit être évalué. Car même avec la dépénalisation pour certaines drogues, il y aura des coûts que quelqu'un assumera quelque part. Une année récente j'ai vendu mon vélo à un travailleur qui s'était fait voler le sien. L'année suivante, on a volé un vélo dans notre remise (cabanon). Il y a fort à parier que le produit de ces vols va pour de la consommation en bonne partie. Ce sera la même situation avec une loi sympathique à certaines drogues autres que l'alcool. C'est un coût énorme pour les travailleurs honnêtes, pendant que le Gouvernement lui, amassera des taxes.

            Dépénaliser pour se débarrasser des dossiers criminels


            Si la cause véritable de la dépénalisation était la véritable question des dossiers criminels, on aurait très bien pu réduire la peine et la durée du dossier pour le cannabis (marijuana); exemple, un dossier qui expire après 3 ans de bonne conduite. Un meilleur "deal", tout en conservant le message de la non-acceptation sociale des drogues. Car dans les faits, en plus, les jeunes consomment différemment. Ils ont tendance à croiser leur consommation (ex. drogue récréative + alcool) et plusieurs jeunes consomment déjà des drogues légales pour lutter contre un trouble de l'apprentissage.

            Vous m'avez appris à douter. Je suis un bon élève, je doute de l'élite et des politiques. Je crois que les raisons mises de l'avant ne sont pas les vraies.

            QUESTION: Amis des scientifiques, où sont vos études validées et vérifiables?


            LIRE AUSSI:

            ALERTE: le cannabis peut modifier l'ADN humain et causer des maladies héréditaires graves

            Selon des chercheurs australiens, le cannabis peut altérer l'ADN des consommateurs de cette drogue. Ceci ferait donc du cannabis une substance, laquelle dans le langage du travail avec des produits dangereux, est considérée comme une substance mutagène. Mais les produits comme le tabac (et logiquement le cannabis) sont exclus de ces normes.



            Cannabis et conduite automobile au Québec : danger bien réel
            (28 août 2013)
            http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/08/cannabis-et-conduite-automobile-au.html


            8 Mauvaises raisons de légaliser le cannabis et les drogues
            (19 août 2015)

            1.  Quand on parle de données scientifiques, on ne parle pas nécessairement de simples sondages. Il faut une approche méthodique, validée et qui peut être reproduite par une autre équipe avec des résultats semblables. Récemment, nous apprenions que des chercheurs universitaires avaient tenté de reproduire des études dites «scientifiques» et constataient qu'il était impossible, en les répétant, d'arriver aux mêmes résultats pour une grande part d'entre elles... Le mot «étude» sert donc souvent à faire avaler une pilule...

            2.   Bernard PLASAIT. Cannabis, scandaleuses complaisances. 2004.
            L'Auteur a travaillé  sur le dossier de la drogue, en tant que sénateur.
            http://www.renaud-bray.com/livres_produit.aspx?id=593895&def=cannabis%2C+scandaleuses+complaisances%2Cplaisait%2C+bernard%2C2868399541

            3.   Hélène GAGNON et autres. L’usage de substances psychoactives chez les jeunes québécois. PORTRAIT ÉPIDÉMIOLOGIQUE. Institut national de la santé publique - Direction du développement des individus et des communautés, Juin 2009, 53p. (les données sont de 2006)

            4.   M. BRAULT et autres. Le rôle de l'alcool et des autres drogues dans les accidents mortels de la route au Québec : Résultats finaux. Québec, Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), 2004 (données du bureau du coroner, 1999-2000)

            5.   Hélène GAGNON et autres, 2009 (données de 2006),

            mardi 20 octobre 2015

            Félicitations au nouveau Premier Ministre du Canada ET que va-t-il arriver?

            Il faut reconnaître que le peuple a parlé. Comme électeur et blogueur indépendant non rémunéré, j'offre mes sincères félicitations au nouveau Premier Ministre du Canada.


            Et je suis aussi reconnaissant au Premier Ministre sortant, Stephen Harper qui a su conduire le Canada en période de crash économique et éliminer les déficits annuels pour libérer de l'argent... Mais le peuple a parlé. Ainsi va la démocratie.




            Que va-t-il arriver maintenant? Écrire ou ne pas écrire? Voilà la question



            Notre Premier ministre (PM) 
            • va s'aligner le plus souvent possible sur la politique internationale d'Obama avec les mêmes résultats (le mépris croissant en réponse aux concessions et aux divers retraits et réductions). Lors d'un examen à l'école, c'est toujours pratique d'occuper le bureau voisin de quelqu'un sur qui on peut copier 
            • va récompenser ceux qui ont fortement voté Libéral au fédéral (PLC), par exemple les provinces atlantiques, et les jeunes avec un cadeau empoisonné, via la porte d'entrée des drogues, banalisée
            • va se distancer d'Israël, à l'instar du président Barack Obama, laissant encore plus vulnérable la seule vraie démocratie de cette partie du monde et avec cela, une plus grande menace des pays ennemis; donc une plus grande instabilité au Proche-Orient. 

            Un chose est sûre, notre nouveau PM va apprendre au cours des prochains mois qu'il y a une grande différence entre 
            • le (relatif) confort des retranchements de l'opposition et le feu de l'action;
            • le concept et la dure réalité. Parlez-en au chef élu, démissionnaire et réélu de la Grèce.
            J'imagine aisément que les Clinton ont dû remercier le Ciel de n'être plus au pouvoir lors des événements du 11 septembre 2001 et Al Gore, de ne pas avoir été élu à la place de Bush fils. D'ailleurs, M. Gore ne s'est pas re-présenté contre George W. Bush briguant un second mandat, malgré l'appui solide dont il bénéficiait.

            La direction d'un pays est une chose sérieuse et exigente. Ce n'est pas une séance de brain storming entre des copains militants intellectuels un samedi soir.

            Bien sûr, il sera au départ guidé et entouré par sa garde de conseillers et stratèges, pour un temps, comme un jeune roi qui monte sur le trône. Mais il va expérimenter la division interne sur des sujets difficiles. Plus vite qu'il ne croit il goûtera la froideur du pouvoir et aura ses adversaires dans son propre clan, peut-être plus que dans l'opposition. 

            Nous, le Canada 


            • Allons renouer avec les déficits annuels.
            • Nous verrons se renforcer le Media Party (pouvoir politique des médias) dont Radio-Canada en tête, se verra monnayer son silence ou différer ses nouvelles pour donner une chance au coureur en réponse à une réinjection d'argent promise pour compenser les coupures faites sous le Gouvernement Harper. Probablement une ou deux année de grâce pour Trudeau fils, de la part de ICI Radio-Canada.
            • Alors qu'en campagne, il parlait d'une «classe moyenne» avec un revenu familial inférieur à 150000 dollars canadiens par année, nous apprendrons bientôt le vrai chiffre pris en compte, lequel sera selon moi inférieur, lorsqu'il manquera de riches.

            Probablement une année (ou deux) de grâce pour Trudeau fils, de la part de ICI Radio-Canada


            C'est assez pour le moment. Plusieurs fois j'ai désiré cesser d'écrire sur des sujets directement politiques, préférant la critique socio-politique en général, mais il arrivait toujours quelque chose (un fait, une déclaration, des non-dits par le «Parti des médias») exigeant une réflexion, un article, un dossier, ou un court essai moins généraliste (...)
            Pour le moment, de leur côté, les Conservateurs du Canada prévoient le changement de leur chef qui a assumé le 19 octobre 2015 en soirée, à l'occasion de son dernier discours en tant que PM sortant, son entière responsabilité de la défaite conservatrice et a demandé à être remplacé à la plus haute fonction du parti. C'est le président du parti qui a fait connaître, par un communiqué, la nouvelle et les étapes pour la succession à la chefferie, incluant un examen de la campagne ayant mené à la défaite démocratique du 19 octobre 2015 (1). Dans ce processus, Stephen HARPER resterait député de sa circonscription.

            _______________

            1.  John WALSH. Communiqué officiel du parti Conservateur du Canada. PCC, 20 octobre 2015


            Bonjour,

            Je viens de parler au Premier ministre Stephen Harper, qui m’a demandé d’entreprendre une série de mesures en vertu de mes responsabilités en vertu de la Constitution du Parti conservateur du Canada.

            J’ai remercié le Premier ministre pour son leadership au nom de notre Parti.  Stephen Harper a changé le Canada pour le mieux, ayant bâti un mouvement conservateur national durable, axé sur un Canada juste, plus prospère et occupant une place prépondérante sur la scène mondiale.

            Le Premier ministre a indiqué qu’il va continuer à siéger comme député, et demande qu’un processus pour choisir un chef intérimaire et entreprendre le processus de sélection du chef du Parti commence immédiatement.

            D’abord, je demande au nouveau caucus élu à la Chambre des communes d’assumer la responsabilité d’élire un chef intérimaire dès que possible.

            Deuxièmement, je vais convoquer une réunion de l’Exécutif national afin de créer un Comité organisateur de l’élection du chef (COEC) pour établir les règles, un mécanisme de résolution des conflits et les aspects logistiques liés à la sélection d’un nouveau chef.

            Troisièmement, je mandate, comme après chaque élection, Dustin van Vugt, le directeur exécutif du Parti conservateur du Canada, d’entreprendre un processus transparent d’examen de la campagne de 2015.

            Le résultat de cette élection n’était pas ce à quoi les Conservateurs, partout au pays, s’attendaient et pourquoi ils ont travaillé si fort, mais nous respectons le résultat de notre processus démocratique. Je veux profiter de cette occasion pour remercier les centaines de milliers de militants conservateurs, partout au pays, qui ont donné leur temps, leur argent et leurs idées, permettant à notre Parti de servir notre pays en tant que gouvernement depuis 2006.

            John Walsh
            Président
            Parti conservateur du Canada

            lundi 19 octobre 2015

            Coûts des promesses électorales 2016-2020 selon la Fédération canadienne des contribuables

            Bonheur à crédit: Payez dans 10 ans!


            Il est important de distinguer entre les dépenses déjà budgétées et les dépenses additionnelles projetées (les trois partis en avance). Les données sur le coût additionnel des promesses électorales pour les trois partis en avance en vue des élections fédérales canadiennes, reprises dans une chronique de Richard Martineau, proviennent de la Fédération canadienne des contribuables (Canadian Taxpayers Federation).

            «Pour l’année fiscale 2016-2017, le coût des promesses faites par les libéraux est de 10,1 milliards de dollars, celui des promesses faites par le NPD est de 5,7 milliards, et celui des promesses faites par les conservateurs est de... 256 millions. 
            Selon la Fédération, le coût total des dépenses pour chacun des trois partis d’ici l’année fiscale 2019-2020 sera de 21,7 milliards pour le NPD, 20,9 milliards pour les libéraux et 1,2 milliard pour les conservateurs.» (Journal de Montréal, 17 oct. 2015)

            Ceci pour une population canadienne d'environ 35,9 millions de personnes (35,852,800 pers., 1er juillet 2015, Source: Statistique Canada).
            Crédit image: Debtclock.ca


            Est-ce beaucoup, est-ce peu, est-ce justifié? Par exemple, faut-il emprunter pour les programmes sociaux et refiler la facture aux prochaines générations? Qui sont les vrais pauvres? Par exemple, une personne qui refuse de se former ou de travailler ou d'avoir un emploi déclaré, fait-elle partie des pauvres? Peut-on aider les enfants (victimes) sans s'ingérer dans la famille? Il y a un ménage à faire dans les programmes sociaux (priorisation à faire), mais cela est pratiquement intouchable.

            jeudi 15 octobre 2015

            Le maire Coderre ne manque pas d'air mais Montréal a une part de responsabilité dans le «flushgate»

            Un changement de culture environnementale s'annonçait depuis quelques décennies déjà


            On le voyait dans les changements de normes aussi. Pensez à tous les dossiers environnementaux depuis les années 1970-1980  (1)

            Le vrai problème = la médiatisation du déversement et le volume dont la grande majorité des citoyens n'avaient pas idée


            Si je vous dis 8 milliards de litres; qu'est-ce que cela vous dit? Probablement que vous n'avez pas une image mentale de ce que cela peut représenter. Si je vous dis que c'est l'équivalent de rejet sans traitement de 220000 (deux cent vingt mille) camions citernes de 36369 litres chacun ou 8,000 gallons impériaux chacun, alors cela frappe l'imaginaire.

            Le projet de rejet en eaux usées pour les travaux de Montréal équivaudraient à env. 220000 camions-citernes de transport de d'une capacité de 8000 gallons impériaux comme ceux sur la photo (servant au transport de lisier agricole) rejetés par une conduite de très grand diamètre. Crédits photo: Service Trans-Agri (ServiceTransAgri.com/epandage-lisier.php), page consultée le 10 octobre 2015

            Je ne pensais même pas que pareil déversement volontaire d'eaux usées pouvait encore être envisagé au Canada, ni à Montréal, ni à Toronto. J'ai lu une opinion sur le nombre de jour limité du déversement, donc peu significatif selon un citoyen. Cela n'a rien à voir avec la durée. C'est une question de volume. Ailleurs, un déversement pourrait durer 1 an et être 100 fois moins important. 

            Éviter la paranoïa «la faute au fédéral et à HARRR-PEUR»; le complot du capital politique


            Ce n'est pas Harper qui a choisi la date du déversement. Le maire Denis Coderre est victime d'une médiatisation de quelque chose qui se faisait là et ailleurs, sans que la population québécoise en ait conscience. Le problème relève de la convergence de deux choses: 

            • médiatisation 
            • et prise de conscience populaire de quelque chose que l'on croyait presqu' inexistant (appartenant au passé).
            Il ne s'agit pas ici d'une surverse, lorsque le réseau d'eaux usées est saturé par les eaux de pluies qui y sont souvent combinées dans les plus anciennes conduites, mais d'un rejet VOLONTAIRE après plusieurs mois d'analyse... (septique et sceptique s'appliquent dans le contexte).

            Un triple lapsus du ministre de l'Environnement du Québec, David Heurtel, n'a pas aidé à prouver le sérieux des analyses (OU: marquer dans son but)


            Imaginez que le ministre de l'environnement du Québec qui avait déjà autorisé le déversement monstre du «flushgate» avant le refus de son homologue du Gouvernement fédéral, a commis un multiple lapsus en tentant de le justifier, en indiquant que sans cette autorisation, Montréal aurait un problème majeur d'approvisionnement en eau potable

            «Si on ne va pas de l'avant avec cette solution là, dans les temps prescrits par les experts, c'est l'alimentation en eau potable de Montréal qui sera en péril, a-t-il dit, talonné par l'opposition péquiste. Ce n'est pas quelque chose qu'on veut faire, mais on n'a pas le choix pour préserver l'alimentation en eau potable des Montréalais!» 

            «Si on ne les fait pas, si ces travaux ne sont pas faits de la façon que les experts de la Ville de Montréal le disent, que les experts du ministère de l'Environnement le disent, les experts du ministère de la Faune le disent (...) c'est l'approvisionnement en eau potable de l'île de Montréal qui est péril» (Journal de Montréal, 7 octobre 2015).

            Ouille! Non pas une, mais trois fois. Silence, angoisses, c'est finalement sorti dans le grand public. Les journalistes, fiers de corriger le tout ont dit qu'il ne s'agit pas de l'alimentation en eau potable mais d'une problématique de l' «alimentation» en eaux usées... Subtiles? Passons...

            Cette saga a fait dire aux humoristes de l'émission radiophonique et web À la semaine prochaine (samedi 10 oct. 2015; 11h43 «Capsule linguistique...» sur les déclarations politiques de la semaine):
            «Le Gouvernement a fait ses devoirs, mais le chien les a mangés» (une excuse sur-utilisée par les étudiants ou élèves qui n'ont pas fait leurs devoirs scolaires).

            On peut avoir de l'empathie pour le revers que vit le maire de Montréal, dans le méga-déversement des eaux usées. Mais, plutôt que d'y voir un côté arbitraire de la politique fédérale, on doit y voir plutôt un éveil environnemental constant et en progression depuis quelques décennies. J'étais pour la protection de l'environnement avant que ce soit une mode sociale quasi-religieuse. Je décroche avec les volets des banques du carbone (Sur ce blogue, 8 mai 2015) et nos lobbies «environnementaux» canadiens subventionnés par les fondations créées par des entreprises étrangères en compétition avec les entreprises canadiennes (saumon, pétrole, ... sur ce blogue, 13 mars 2012).

            Qu'on se le dise: il ne sera plus possible pour les villes de faire des rejets volontaires aussi importants sans attirer l'attention.

            Alternatives?


            D'une part, on peut et doit faire la différence entre

            1. les déversements involontaires, dus à l'insuffisance de capacité et due à la conception devenue désuète, des anciens réseaux, lesquels trop souvent combinent les eaux pluviales (de pluie et neige en fonte), soit les égouts dits unitaires ou combinés,
            2. et les déversements volontaires pour lesquels la population a le sentiment que la réflexion «scientifique» semble avoir été limitée. Sans être membre du Parti Vert du Canada, on trouve quand même une amorce de réflexion dans un communiqué de ce parti (6 octobre 2015) dans lequel quatre raisons pointeraient vers un déversement en février, qui aurait donc pu arriver en février 2015, la solution du déversement étant déjà retenue par la ville de Montréal
              1. «...Autoriser un déversement très restreint en février prochain et limité à la partie de l'intercepteur sud-est (entre les ouvrages de surverse  Alepin (LaSalle) et Riverside (Vieux-Montréal) situé directement en amont de la zone des travaux dans le Vieux-Montréal  (chute à neige et structures vétustes dans cette partie de l’intercepteur)»
              2. «À cette date, les bactéries dans le rejet seront éliminées par le froid»
              3. «le volume d’eaux usées à déverser de l'intercepteur sera très réduit (moins de 4 millards de litre (sic) versus les 8 millards prévus) -   il n'y a pas de surverse en hiver puisqu'il n'y a pas de pluie - 
              4. «et il n'y aura pas de présence humaine près du fleuve».
            Au moins, cela ressemble à une réflexion.

            Investissement gouvernemental fédéral dans les infrastructures et saine gestion municipale?


            D'Autre part, suite au crash économique de 2008, on se souviendra que plutôt que d'annoncer une pluie de programmes sociaux, le PCC (avec le PM Harper, prononcé «HARRR-PEUR» par les journalistes et ses adversaires) a plutôt annoncé des investissements dans les infrastructures et favoriser l'emploi et l'économie. Les villes devaient présenter et justifier des demandes. Québec est allée chercher le maximum possible, mais pas toutes les villes... 

            En plus, la vétusté des réseaux n'est pas imputable premièrement au gouvernement fédéral. Le volet gestion municipale (PRISE DE DÉCISIONS) est primordial et remonte bien avant l'arrivée du maire Coderre, pour Montréal. Là comme partout ailleurs, les villes et le système électoral favorisent les investissements visibles et «cools» (nouveaux développements, asphalte en surface, spectacles gratuits ou hautement subventionnés -«du pain et des jeux»-, beaux édifices neufs avec coupes de ruban qui font la une, etc.). C'est rare qu'on coupe un ruban pour une réfection de rue (on devrait!); rare aussi que les résidents et propriétaires ou locataires de commerces et services riverains (en bordure de la chaussée concernée) sautent de joie quand une rue ou une artère est éventrée durant plusieurs semaines. On préfère humainement les projets  qui évitent les grands dérangements. C'est pour cela que les bons gestionnaires doivent gérer avec une certaine transcendance.

            Pour préserver la pérennité (durée dans le temps) des réseaux municipaux et réseaux routiers. il faut une discipline de fer et un suivi serré. Autrement, tout est à faire en même temps (festival des cônes oranges, conflits ou même illogismes entre les priorités des travaux). À cet égard (combattre le vieillissement des infrastructures municipales souterraines), la ville de Québec (région où j'habite) fait beaucoup d'efforts du point de vue gestion, depuis des années déjà. Je leur lève mon chapeau.

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            1.
            • la protection accrue des cours d'eau
            • le lisier de porc (surproduction de déchets) et méga-porcheries qui visaient surtout le marché asiatique
            • l'éolien politiquement payant même si cette forme d'énergie est moins efficace que prévu
            • les normes d'enfouissement, de cueillettes des déchets plus serrées, le compostage, la récupération de l'eau de pluie pour arroser les jardins et potagers privés
            • l'interception et le traitement minimal (mécanique et biologique) des eaux usées municipales et les nombreux projets qu'on a connus particulièrement depuis la décennie 1980
            • impopularité croissante des énergies fossiles (dont les lobbies veulent empêcher jusqu'au transport)
            • le scandale autour de la mort du lion Cecil lors d'un safari en Afrique (sur ce blogue, 2 août 2015 et 15 août 2015)
            • la hausse de popularité du transport en commun (largement subventionné par les utilisateurs des automobiles qui s'ils disparaissent ne maintiendront plus les subventions...)
            • etc; idéologies dont certaines semblent sorties tout droit de groupes stratégiques étrangers qui tentent d'empêcher le Canada de réussir, mais dont certaines (débats et changements) sont nécessaires.