jeudi 22 octobre 2015

Dépénalisation des drogues dites «récréatives»? Où sont les études scientifiques vérifiables?

Où sont les études de l'élite qui se décrit elle-même scintifique et «progressiste», en faveur de la dépénalisation de la consommation des drogues dites «récréatives», laquelle a reproché au gouvernement sortant une censure des chercheurs scientifiques. Alors où sont vos études scientifiques vérifiables sur les effets des drogues dites «récréatives» sur la santé physique et mentale, sur la sécurité routière et sur les coûts sociaux divers collatéraux (programmes sociaux inclus)?

Où est le portrait social complet de la drogue et ses coûts sociaux totaux?

Un sondage n'est pas nécessairement «scientifique» (1), pour diverses raisons (méthodologie, qualité des réponses souvent une perception de soi plutôt que la vérité, etc.). Mais c'est parfois tout ce que nous avons.

En France, déjà en 2004, le cannabis était présent dans 1 accident mortel de la route sur 5 ; davantage encore en y additionnant les accidents avec blessés (2). Ceci est un fait mesurable; plus précis qu'un sondage. L'âge de la première consommation de cannabis y était en moyenne de 13 ans.

Au Québec, l'âge moyen de la première consommation d'une drogue autre que l'alcool était de 13,2 ans en 2006 (Institut national de la santé publique du Québec). Ceci est un sondage, donc sujet au biais du désir ou non de donner les vrais faits.

Considérant que les jeunes Québécois commencent en moyenne à 13,2 ans à consommer une drogue autre que l'alcool, dîtes-nous de quelles manière la dépénalisation du cannabis va empêcher les jeunes de commencer si tôt la consommation du cannabis et pire, d'autres drogues, sachant que si 13,2 ans est la moyenne, cela signifie qu'un grand nombre de jeunes Québécois vivent leur première expérience avec les drogues plus jeunes qu'à 13 ans.

L'argument «Ils le font de toute manière; aussi bien une vente contrôlée»


Il faut de la même manière savoir que présentement, au Québec, les comprimés de méthamphétamines, amphétamines et autres, souvent peu dispendieuses mais non moins dangereuses, ont la cote auprès des jeunes. L'État devrait-il alors, suivant cette logique de l'accessibilité aux produits, dépénaliser cette merde en comprimés, vendue aux enfants et aux adolescents? Face à ces arguments dignes d'une radio étudiante d'école secondaire, avouons que notre jeunesse est en DANGER PÉRIL.

Les données scientifiques difficiles à trouver devraient quand même nous alerter


Ce n'est pas joli, ce qu'on voit là-dedans. Par exemple, selon les chiffres de 2006 au Québec, env. un étudiant de 5e secondaire pour chaque 18 étudiants (5,5 %), avait consommé de la cocaïne au cours de l'année précédant l'étude. Et comme l'étude était réalisée avec les étudiants actifs, elle ne tenait pas compte des décrocheurs du secondaire (3). Autrement dit, quand un enseignant marchait dans une école secondaire au Québec en 2006, sur 100 étudiants de 5e secondaire qu'il rencontrait, près de 6 avaient déjà consommé de la cocaïne. Mais on ne sait pas pour ceux du même groupe d'âge qui avait décroché avant ce jour.

C'est quoi votre «plant» (plan) génial pour eux? La dépénalisation du cannabis ne réglera pas ce problème lié à une drogue dure.

Tableau 2007, publication 2009, données de 2006 ne tenant pas compte des décrocheurs scolaires exclus de fait



QUESTION: Donc, quels sont les chiffres québécois et canadiens vérifiables, des habitudes de consommation des drogues chez les jeunes en 2015, chers amis de la science?

Conducteurs décédés et drogues «récréatives» autres que l'alcool


Une étude sur le prélèvement d'échantillons de sang de conducteurs de véhicule de promenade décédés lors d'un accident de la route révélait ceci (1999-2000) au Québec:
«On a décelé la présence d’autres drogues [autre que l'alcool] dans 32,4 % (166/512) des échantillons d’urine» [des conducteurs décédés] (4)

Déjà, en 1999-2000, au moins une drogue autre que l'alcool était présente chez environ un tiers (1 sur 3) des conducteurs décédés


QUESTION: Quels sont les chiffres québécois et canadiens sur la consommation de drogues des conducteurs décédés et autres victimes (accidents avec décès ou blessés), seules et croisées avec l'alcool, en 2015, chers amis de la science?  Quels sont les coûts assumés en dommages matériels et en suivis médicaux ou compensations? En perte de travail? Etc.

On ne peut pas parler des taxes à percevoir d'un côté, sans parler de tous les aspects des dépenses et frais engendrés. Même la perte de productivité doit être calculée.

Drogues de synthèses très populaires chez les jeunes, déjà en 2006


17,1% des élèves de 5e secondaire dans l'année précédant l'étude de 2006 avait consommé des amphétamines, soit entre 1 sur 5 et 1 sur 6; ceci, sans même tenir compte des décrocheurs scolaires du secondaire, exclus de l'étude (5).


QUESTION: Quels sont les chiffres québécois et canadiens de consommation d'amphétamines en 2015, chers amis de la science? Quels sont les effets et dangers de cette famille de drogues?

L'argument du légaliser ce qui ne peut être contrôlé et nécessite un approvisionnement clandestin


Devons-nous comprendre que sur la même base que la légalisation de la consommation du cannabis et dérivés (marijuana, extrait THC en comprimés, huile, résine, haschisch, etc.), alors puisque les jeunes le font de toute façon, alors logiquement vous allez, dans une phase 2 ou 3, légaliser les drogues de synthèse (molécules chimiques)? Afin qu'ils n'aient pas à avoir de contacts avec le monde interlope (criminalisé).


Et la santé mentale des jeunes?


Les jeunes étudiants québécois sont sujets à la dépression. Quelles en sont les causes? Plusieurs y vont d'hypothèses, mais quels sont les faits? L'hiver et la dépression saisonnière? Il y avait un hiver il y a 60 ans et beaucoup moins de suicide. À la lumière des statistiques de consommation précédentes, les drogues ne peuvent-elle pas constituer une partie de l'explication? Un étude longitudinale actualisée et pan-canadienne (suivant un groupe de consommateurs) serait raisonnable. Une étude longitudinale évalue un groupe de personne et compare le présent au passé (les habitudes vs les résultats) pour ces personnes. Mais encore là, il faut des données et méthodes validées; pas du copier-coller d'études pop.


QUESTION: Donc, quels sont les chiffres québécois et canadiens sur les effets de différents types de drogues sur la santé mentale des jeunes (adolescents et jeunes adultes) en 2015, chers amis de la science?

Les coûts sociaux collatéraux à la consommation des drogues populaires


Considérant l'importance du décrochage des jeunes au études secondaires et la consommation importante de diverses drogues chez les jeunes des groupes d'âges correspondant, les drogues ne peuvent-elle pas constituer une partie de l'explication?


QUESTION: Donc, quels sont les chiffres québécois et canadiens sur les effets de différents types de drogues sur la motivation et la productivité des groupes, en fonction de l'âge des consommateurs? Où sont les études en 2015, chers amis de la science?

On prétend dans certains médias, qu'avec les «milliards» $ en taxes perçues, on va régler les problèmes sociaux. Je rirais si c'était drôle, mais ce n'est vraiment pas drôle.

QUESTION: Dîtes-nous quels sont les coûts sociaux de la consommation des drogues, 
  • pour les accidentés de la route, ou dans le réseau de santé, ou pour les vols pour payer la drogue qui sera dépénalisée, pour les causes devant les tribunaux à cause de problèmes liés aux drogues récréatives?
  • Quels sont les coûts des crimes liés aux drogues qui seraient dépénalisées (ex. violence domestique, agressions, coûts en services de police, sécurité et contrôles routiers, perte de productivité -ex. présentéisme au travail ou à l'école et décrochage-, reprises de cours en mode subventionné, problèmes de santé mentaux liés à la mémoire, problèmes, liés aux effets désinhibiteurs des drogues (MST, témérité vs risques divers, violence soudaine, suicides), etc. ?
Sortez ces belles études scientifiques pan-canadiennes contrôlées; pas des chiffres copiés d'un magazine à un autre. Pas des anecdotes, ni des sondages et perception (Colorado). De vrais études scientifiques!

On m'a appris à douter; alors je doute, selon la méthode scientifique


Vous voyez, moi je ne crois pas vraiment qu'on veuille réellement et collectivement le savoir (véritables impacts des drogues). C'est déjà décidé. Les lobbys sont là. C'est un très gros marché économique et pour les taxes. Peu importe les effets, on aura les programmes pour ramasser les victimes. Aussi logique que «Peu importe si le véhicule est accidenté, on l'enverra se faire reconstruire chez le carrossier». C'est fort. Vous m'avez eu.

Plusieurs de l'élite prétendent être de grands défenseurs de la science, mais les faits actuels ne vont pas dans ce sens. On ferme les yeux. Comme trop souvent le débat est clos avant d'avoir été approfondi. On veut procéder par essai et erreur ou par faits anecdotiques et copier-coller, ou clichés tronqués en citant d'autres pays sans valider la méthodologie et reproduire des enquêtes semblables.

Besoin d'un portrait réel qui tienne compte de tous les coûts et impacts (santé, délits et accidents routiers liés à la consommation) et non seulement des entrées prévues en taxes


Moi je dirais que s'il y a une belle étude à faire au Canada et au Québec, c'est bien de dresser un portrait réel et actualisé de la consommation des drogues et leurs impacts et coûts sociaux, de santé, d'accidentés, de programmes sociaux publics et privés, de pertes économiques, etc. Par exemple, un jeune qui vole un vélo pour payer sa drogue, c'est un coût caché. Mais cela doit être évalué. Car même avec la dépénalisation pour certaines drogues, il y aura des coûts que quelqu'un assumera quelque part. Une année récente j'ai vendu mon vélo à un travailleur qui s'était fait voler le sien. L'année suivante, on a volé un vélo dans notre remise (cabanon). Il y a fort à parier que le produit de ces vols va pour de la consommation en bonne partie. Ce sera la même situation avec une loi sympathique à certaines drogues autres que l'alcool. C'est un coût énorme pour les travailleurs honnêtes, pendant que le Gouvernement lui, amassera des taxes.

Dépénaliser pour se débarrasser des dossiers criminels


Si la cause véritable de la dépénalisation était la véritable question des dossiers criminels, on aurait très bien pu réduire la peine et la durée du dossier pour le cannabis (marijuana); exemple, un dossier qui expire après 3 ans de bonne conduite. Un meilleur "deal", tout en conservant le message de la non-acceptation sociale des drogues. Car dans les faits, en plus, les jeunes consomment différemment. Ils ont tendance à croiser leur consommation (ex. drogue récréative + alcool) et plusieurs jeunes consomment déjà des drogues légales pour lutter contre un trouble de l'apprentissage.

Vous m'avez appris à douter. Je suis un bon élève, je doute de l'élite et des politiques. Je crois que les raisons mises de l'avant ne sont pas les vraies.

QUESTION: Amis des scientifiques, où sont vos études validées et vérifiables?

1.  Quand on parle de données scientifiques, on ne parle pas nécessairement de simples sondages. Il faut une approche méthodique, validée et qui peut être reproduite par une autre équipe avec des résultats semblables. Récemment, nous apprenions que des chercheurs universitaires avaient tenté de reproduire des études dites «scientifiques» et constataient qu'il était impossible, en les répétant, d'arriver aux mêmes résultats pour une grande part d'entre elles... Le mot «étude» sert donc souvent à faire avaler une pilule...

2.   Bernard PLASAIT. Cannabis, scandaleuses complaisances. 2004.
L'Auteur a travaillé  sur le dossier de la drogue, en tant que sénateur.
http://www.renaud-bray.com/livres_produit.aspx?id=593895&def=cannabis%2C+scandaleuses+complaisances%2Cplaisait%2C+bernard%2C2868399541

3.   Hélène GAGNON et autres. L’usage de substances psychoactives chez les jeunes québécois. PORTRAIT ÉPIDÉMIOLOGIQUE. Institut national de la santé publique - Direction du développement des individus et des communautés, Juin 2009, 53p. (les données sont de 2006)

4.   M. BRAULT et autres. Le rôle de l'alcool et des autres drogues dans les accidents mortels de la route au Québec : Résultats finaux. Québec, Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), 2004 (données du bureau du coroner, 1999-2000)

5.   Hélène GAGNON et autres, 2009 (données de 2006),
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