mardi 23 décembre 2014

Magnota reconnu coupable de meurtre prémédité

Cadeau de Noël pour les Québecois : Luka Rocco Magnota reconnu coupable, ne sera pas un nouveau Turcotte.

Voir le fil de Tweet d'un journaliste qui a suivi le procès.

Luka Rocco Magnota, selon la photo qui a été
diffusée par Interpol le 31 mai 2012.

dimanche 21 décembre 2014

2014 : La nouvelle qui m'a le plus choqué

La nouvelle qui m'a le plus choqué en 2014 est certes, l'invitation hallucinante des dirigeants des pays du Proche-Orient adressée aux autres pays, à fermer leurs portes à l'immigration des persécutés, depuis les terres où les membres de la chrétienté au sens large sont expulsés, sinon éradiqués, même quand il y sont établis depuis des siècles, voire deux millénaires. 


Voici un extrait de l'appels des leaders de plusieurs pays du Proche-Orient, diffusé par l'AFP:

"Nous appelons nos concitoyens chrétiens à rester dans leur pays jusqu'à ce que disparaisse la vague de terrorisme dont nous souffrons tous", ont appelé les dignitaires dans une déclaration commune au terme de la conférence. 
Le texte appelle notamment "les pays du monde" à ne pas faciliter cet exil en aidant ces groupes à immigrer sur leur territoire
 (AFP, via France24, 4 décembre 2014).
Plutôt facile à dire, pour les «dignitaires» protégés par des gardes du corps ou appartenant à l'islam, pendant que des familles disloquées et repoussées vivent sous des tentes et ont vu leur maison pillée, volée, ou même détruite. Les familles «éclatées» du Proche-Orient le sont au sens premier du terme, disloquées par des attaques organisées. S'il en reste des membres dans les lieux où elles sont prises à parti par une forme de fascisme religieux, c'est soit parce qu'ils se sont soumis, ou soit qu'ils ont réussi à fuir leur ville ou village où leurs ancêtres étaient installés avant eux.


Est-ce l'appel de dignitaires ou d' «in-dignitaires»?


Il semble que dans plusieurs pays de l'islam, ce soit le second choix; du moins quand on implore le monde non musulman (et musulman) à ne pas recevoir les minorités qui sont sous attaque et qui sont déplacées et expulsées, chassées de chez elles depuis des mois.

Premièrement, on ne parle plus d'une vague passagère de terrorisme, mais d'épuration sur une base idéologique, par un islamisme politique qui s'étend.


C'est une véritable guerre du troisième millénaire. C'est beaucoup plus qu'une «vague de terrorisme
Symbole servant à marquer un portail d'une 
résidence de chrétiens. Le «noun» (équivalent
de la consonne n en arabe), entouré d'un cercle,
est la première lettre du mot chrétien. 
aveugle». C'est un monde géopolitique en train d'être redessiné, avec un éveil de l'islam politique radical et organisé. Que l'on ne s'y trompe pas, aucun pays où est en vigueur une version de la charia et les lois islamistes ne viendra au secours des chrétiens du Proche-Orient. S'ils venaient à intervenir, ce serait pour d'autres intérêts, comme l'intégrité des frontières actuelles et les guerres de clans entre grandes traditions islamiques différentes (sunnites vs chiites). Sinon, les persécutés fugitifs seront de l'engrais pour la terre OU, laissés sans secours, seront mentalement marqués pour toujours. Cette folie pourrait durer des années, voire des décennies et ne devrait pas cesser en quelques mois. Il ne s'agit pas d'une bataille rangée entre deux clans qui pourrait se régler en quelques semaines de bombardements. Les recrues affluent en remplacement de ceux qui tombent, pour combattre «le mal» occidental. Un résident de votre rue, si vous êtes un chrétien du Proche-Orient, peut être celui-là même qui a donné l'adresse de votre maison à l'envahisseur et qui a permis que votre maison soit marquée du signe indiquant que des chrétiens y habitent. Le «noun», équivalent de la consonne 'n', première lettre du mot chrétien en langue arabe, est utilisé par exemple, comme marque, pour identifier les familles et commerces de chrétiens, comme le furent aussi les propriétés des juifs durant la Shoah sous le nazisme en prévision des déportations et du génocide.


Deuxièmement, POURQUOI faudrait-il fermer nos frontières généralement ouvertes à l'immigration humanitaire, pour ce groupe pacifique en particulier (les christianisés du Proche-Orient)?


La lettre arabe «noun» est devenu un symbole
de solidarité envers les chrétiens persécutés
d'Irak, puis par extension, du Proche-Orient
(Syrie, etc,)
Où se trouve la logique de fermer nos frontières à un groupe pacifique pour satisfaire des préoccupations imprécises invitant à leur fermer nos entrailles? Il n'y a pas d'argument raisonnable, quand on sait que les réfugiés ne reverront pour la plupart pas leurs maisons ou sinon entreront dans des édifices en partie démolie avec une économie locale détruite.

Exhortation du pape François et réponse des chefs du Proche-Orient


Selon AFP,

Vatican et rapprochement États-Unis - Cuba: le risque des secrets politiques

Le journal La Presse / Le Soleil titrait ce weekend: Rapprochement États-Unis/Cuba: le Vatican au cœur du jeu diplomatique.


À chaque fois que le Vatican fait ce genre de pactes diplomatiques secrets, je me pose la même question: est-ce que ce sera au détriment des libertés des autres groupes religieux de la voie chrétienne (ex. protestants)? 


Cela est arrivé dans d'autres périodes de l'Histoire (avantages négociés au détriment des autres groupes). Est-ce que la «nouvelle» évangélisation consistera entre autres choses en ceci : se négocier une place privilégiée au sein du Cuba du début du troisième millénaire, dans un jeu diplomatique secret? Est-ce que dans de telles tractations, la voie catholique officielle s'engage à des compromis en faveur de l'État, en échange d'avantages et «exclusivités» qui la rendront plus forte au pays des révolutionnaires castristes? Il y aurait une différence majeure, n'est-ce pas, entre se faire une place au soleil, et prendre les places et avantages au soleil au détriment des autres groupements religieux.


Avantage pour


Le puissant Vatican (un gouvernement autonome avec des terres qui lui appartiennent dans divers pays) a joué un rôle diplomatique dans le rapprochement des États-Unis avec Cuba. Or nous savons que l'immigration des pays «latins» vers les États-Unis est majoritairement catholique. De ce fait, il y a quelques années, le nombre de catholiques a surpassé le nombre des protestants aux États-Unis. On se souviendra aussi, que le Vatican avait joué un rôle dans le soutien du renversement du régime Duvalier, en Haïti. Si ceci a permis à un prêtre d'accéder au pouvoir (le père Aristide) avec l'image de la justice que cela pouvait inspirer, par contre, Haïti n'a pas connu une monté de sa prospérité, ni une plus grande stabilité politique par la suite. Le pays s'est même refermé un peu plus sur lui-même avec le temps (en continuation ou en réaction, peu importe), en rendant le créole haïtien langue officielle, ainsi que pour la formation académique, à la place du français, avec tous les impacts que cela implique (notamment accès aux écrits spécialisés). Et la corruption a survécu aux changements politiques. Avec la démission d'un premier ministre en 2014, Haïti pourrait à tout moment, sombrer de nouveau, dans un chaos déjà connu à plusieurs reprises dans son histoire depuis la révolution de Toussaint Louverture. Il a fallu peu de temps pour qu'Haïti sombre, à partir de la politique du Français, Bonaparte, dans un rythme effréné des changements de gouvernements et cela fait partie de ce que l'on croirait presque, un mauvais sort pour la belle république (la «Perle des Antilles») depuis plus de deux siècles.

Pour en revenir au sujet principal, le Vatican a eu tendance historiquement, à chercher une certaine exclusivité ou une place privilégiée et non pas la liberté de tous les groupes. C'est un jeu politique.

Une histoire à suivre, certainement.

jeudi 18 décembre 2014

90 jours de prison pour «la sauveuse des canards» de l'Autoroute 30

Emma CZORNOBAJ, «la sauveuse des canards» qui avait causé la mort de 2 personnes en voulant dévier la circulation sur l'Autoroute 30 au Québec, le 27 juin 2010, a finalement écopé de 90 jours de prison


Si la peine à purger de façon discontinue les fins de semaines est plus symbolique que réelle, elle envoie néanmoins le message, que même sans intention de causer la mort, la négligence évidente doit être sanctionnée.

De plus, la peine tient compte de l'inaptitude de la conductrice à juger de la gravité de son geste, car

jeudi 20 novembre 2014

Employés anglophones au chantier québécois de la Davie: un problème de syndiqué?

Loi 101 Forever. D'un côté, l'on peut s'inquiéter du manque de respect des affaires et du travail pour la langue française au Québec; une réalité dont Montréal constitue un maillon plus faible que la région de la Capitale. D'un autre côté, les employés et l'Office de la langue française ne se plaignent pas du fait que des travailleurs agricoles d'origine mexicaine ne parlent  pas le français au travail. Cette même réalité n'a froissé l'éthique francophone de personne dans le dossier linguistique... Donc le vrai problème est probablement ailleurs.


En y pensant un peu, la vraie raison est que l'on se fout que des non-francophones occupent les emplois de moindre qualité ou difficiles et moins bien rémunérés ou payés au rendement, boudés par la majorité ici. Mais lorsqu'il s'agit d'emplois de meilleure qualité, bien rémunérés et syndiqués, la langue du travail devient soudainement importante...

Et n'allez pas croire que je suis contre les travailleurs étrangers. C'est un simple constat pour dire que la raison véritable est ailleurs: on touche ici au monde syndical, entre autres choses.

jeudi 13 novembre 2014

Québec est «l'accent d'Amérique»; une bonne image promotionnelle

La ville de Québec a trouvé son image promotionnelle et ses couleurs. 

Un bon coup!
C'est le 13 novembre 2014 que la ville de Québec a dévoilé son image promotionnelle (ou de marque). J'aime bien.



Je trouve cela inspirant, à la fois poétique et en mouvement.
  • Comme l'accent que nous avons été les premiers à mettre sur le mot Amérique, 
  • Le Québec est petit mais important en Amérique, comme un accent l'est sur un mot.
  • L'accent parle de nos origines majoritairement francophones, mais aussi de notre «américanité» (culture américaine); deux parties de nous qui se complètent.
  • Nous parlons aussi un français avec un accent d'Amérique.
  • Les couleurs du graphisme sont à la fois dynamiques et fraîches.
  • Mais il ne s'agit pas que du passé français, car la ville est au sein d'une culture tournée vers demain qui a sa juste place tout en haut de l'Amérique, perchée sur la droite du continent, comme un accent qui colore son milieu.


Une explication du concept dans Le Soleil / La Presse en ligne:

«L'accent d'Amérique», nouvelle image de marque de Québec

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/la-capitale/201411/13/01-4818555-laccent-damerique-nouvelle-image-de-marque-de-quebec.php 
(page consultée le 13 novembre 2014)

samedi 1 novembre 2014

PKP, médias de masse et éthique politique: combler le vide (actuel)

Un député québécois magnat des médias et propriétaire, non pas de «un» journal local ou régional, mais bien de divers médias


Nous vivons un cas d'éthique et politique d'exception au Québec, depuis que le commissaire à l'éthique a statué que le député péquiste  (Parti Québécois), Pierre Karl PÉLADEAU (PKP), ou un ministre ou un aspirant premier-ministre du Québec pourrait être actionnaire majoritaire de médias d'information de masse sans autre mesure, ni inquiétude. Il suffit de ne pas tenter d'influencer en faveur de son entreprise et autres «simples» mesures du genre. Résultat : gros malaise en perspective face au propriétaire, non pas de «un» journal local ou régional, mais bien de divers médias. Québecor, ce n'est pas rien! Le commissaire à l'éthique donne pourtant sa bénédiction. On ajoute (avis de juristes) que le droit actuel au Canada n'interdirait pas la situation de contrôle de médias de masse par un élu. D'un autre côté, il semble tomber sous le sens qu'un élu magnat de la presse cause problème. Une grande part de la population sait que que quelque chose ne va pas. Le malaise est palpable pour plusieurs politiciens et journalistes. Cela pourrait inspirer plus d'un scénario de politique-fiction.

Le député de Saint-Jérôme, Pierre
Karl PÉLADEAU. Crédits :
Assemblée nationale du Québec.
Extrait d'une vidéo de présentation.
Ceci m'a fait commenté sur les réseaux sociaux, que la justice précède les lois et les codes d'éthique. J'ai dû préciser que le terme «précéder» désigne l'ordre chronologique des choses et non pas la prédominance (primauté de). S'il n'existe pas de contre-indication selon l'éthique gouvernementale actuelle, c'est probablement parce qu'une situation comparable à celle de PKP ne s'est jamais produite ici.

Québecor ce n'est pas rien! (voir la section bleu en bas de la page de destination - Site de Québecor)


L'exemple des lois précédées par le besoin (une problématique)


Comme vous le savez déjà, la notion même de la justice (le bien, le mal, l'équité, le bon, le vrai) vient avant la loi dans le temps. D'abord, un gouvernement ou une société se rendent compte que quelque chose ne va pas; par exemple, il faut protéger l'environnement contre l'exploitation... sauvage. Nous avons ici la notion de prise de conscience d'une injustice ou d'une situation qui demande intervention. Et, naît éventuellement l'idée de modifier ou créer une loi, par exemple pour protéger une espèce vulnérable et réglementer l'activité humaine. Cette idée doit cheminer et traverser diverses étapes avant d'être votée par les élus et adoptée. Puis un beau jour, la loi ou un nouvel article de celle-ci est enchâssé dans le cadre (nouvelle loi, décret d'une aire protégée, règlement sur la chasse et la pêche) et a force d'application. Mais le constat a précédé la nouvel loi ou le nouvel article, dans le temps (chronologie).

C'est en ce sens, que dans le temps, dans la chronologie des choses, la justice (ce qui est perçu comme bon et juste) précède l'écrit. Mais durant un temps, il subsiste une sorte de vide; une situation, laquelle tout en suscitant une réaction, n'est pas clairement couverte par une forme légale, en raison de sa spécificité.

Mais on ne pourrait affirmer que l'injustice ne cause pas problème parce qu'il n'y a pas de loi. Sinon il n'y aurait pas d'injustice dans une dictature, puisque les lois protègent le tyran.

L'exemple de l'éthique appliquée au travail, en politique, pour une corporation professionnelle, etc.

Prenons l'exemple de pharmaciens ou médecins qui seraient rémunérés par des fabricants de médicaments, pour promouvoir des produits auprès de clients du réseau de la santé, comme cela est arrivé et a été démontré au Québec. Le client du réseau public de la santé (ou couvert par le réseau public) s'attend évidemment à une objectivité de son pharmacien-conseiller ou de son médecin. Il s'attend qu'en raison de son professionnalisme, le professionnel consulté va lui recommander ce qui semble le plus approprié à son besoin, et non pas ce pourquoi le professionnel tire le plus d'avantages personnels (cadeaux, voyages ou autres avantages). 

Mais l'ordre professionnel de ceux qui ont de telles pratiques ne pourrait affirmer que parce que cela n'est pas couvert par le code d'éthique ou code de déontologie de son ordre professionnel, il n'y a aucun problème. Parfois, l'évidence de la chose amène le fait que le code d'éthique doit être créé ou précisé (expliqué), voire modifié au besoin pour enlever toute ambiguïté.

(...)

La même logique atteint la situation de PKP et la position du commissaire à l'éthique

Il en est exactement ainsi du cas de PKP, du commissaire et de l'éthique. Le fait que le contrôle de médias de masse par un élu ne fasse pas l'objet de contre-indications clairement stipulées s'il ne tente pas d'influencer, n'exclut aucunement la responsabilité de pousser la réflexion pour tous les élus et non pas uniquement pour PKP et Québecor. Le vide actuel semble provenir du fait que nous ne protégeons pas l'État de genre de situation, mais régissons plutôt
  • des cas de relations contractuelles entre des entreprises et l'État québécois ou notre gouvernement 
  • ou des relations entre les élus et des entreprises 
  • des cas d'influence et de corruption potentielle
  • des délits d'initiés
  • etc. 
Mais il n'existerait pas au Québec, selon le commissaire à l'éthique gouvernementale, de cadre pour le contrôle potentiel de l'information via un conglomérat médiatique, avec des moyens de transmission par un élu (ex. magazines, journaux de masse, réseaux de télévision comme LCN et TVA, et la distribution via internet et le câble de Vidéotron, etc.). Pourtant ici, nous avons un cas particulier. Un élu par le peuple exerce le contrôle majoritaire sur Québecor (grappe de médias et de contenu web et TV) et inspire ainsi une forte influence et un potentiel de contrôle de l'information par un élu du Québec, du simple fait de sa notoriété (influence) et de la menace qui peut être ressentie par les journalistes et recherchistes, d'aller contre le magnat de la presse.
  • Les professionnels et employés du milieu déjà employés par Québecor peuvent en tout temps ressentir une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Qu'arrivera-t-il, par exemple, si un éventuel PKP premier ministre était battu après un premier mandat à la fonction politique la plus élevée? 
  • Ou si il échoue la course à la chefferie en partie en raison de chroniqueurs qui lui donnent une mauvaise presse, alors qu'il ne gère pas directement les médias pour un temps limité?
  • Sans oublier les discussions de couloir (sans écrit) entre le grand patron et ses mandataires.
  • Même les professionnels non employés de Québecor peuvent être influencés en pensant à leur avenir en carrière. Tout le monde sait que dans une vie, on peut avoir à changer d'employeur à quelques reprises, aussi dans le domaine des médias. Qui sait si un journaliste ou un producteur n'aura pas besoin demain d'un emploi auprès de celui qu'il aura critiqué, retourné depuis à la gestion au jour le jour de ses entreprises.
Le problème demeure réel, d'autant que, selon le commissaire à l'éthique il n'y a aucun problème entre la fonction d'élu et le contrôle majoritaire de médias de masse, alors que PKP pourrait même devenir premier-ministre; soit la plus haute autorité politique de la province de Québec.

Une grande part de la population sait que que quelque chose ne va pas. Le malaise est palpable pour plusieurs politiciens et journalistes. Cela est digne des scénarios de politique-fictionMais il ne faut pas se laisser distraire par un code d'éthique imparfait ou par le vide... S'il y a un vide, il faut le combler. Mais pour cela il faut
  • premièrement pouvoir en débattre
  • dépersonnaliser le débat, car ce n'est pas du cas PÉLADEAU ou d'un député péquiste, dont il s'agit, mais bien de tout cas semblable, réel ou hypothétique. Par exemple, le clan Desmarais, d'allégence Libérale, exerce aussi une réelle influence médiatique, mais toutefois, son principal actionnaire n'est pas engagé dans une course à la chefferie du PLQ. C'est par contre le cas de PKP en vue de réaliser l'indépendance du Québec au sein du PQ. 

Un débat éthique et politique incontournable

Il y a en jeu, toute la question de l'indépendance de la presse, de l'information et des médias, voire même de contenu semi-récréatif semi-idéologique (ex. un téléroman  ou une émission  avec des invités avec prises de positions socio-politiques), par rapport à un politicien élu. Au même titre qu'un client du système de santé s'attend à ce que son pharmacien et son médecin traitant soient indépendants de toute influence des entreprises pharmaceutiques dans son traitement, un citoyen doit pouvoir s'attendre à ce que le les médias et réseaux d'information et de contenu et distribution, ne soient pas sous contrôle des élus. Nul besoin d'avoir quelque chose contre le député de Saint-Jérôme, qui peut théoriquement amener le PQ dans une bonne direction, de par son CV personnel.



  • Ajouté le 4 mai 2015:  Un développement dans le sens de ce qui est exprimé précédemment:

D'autres candidats ont subi des propos intimidants de Péladeau, affirme Céré

http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201505/04/01-4866821-dautres-candidats-ont-subi-des-propos-intimidants-de-peladeau-affirme-cere.php




  • Autre texte: Un cas vécu pour illustrer l'impact d'une ligne directrice au sein d'un conglomérat comme Québécor, pour contrôler le message jusque dans les blogues de chroniqueurs professionnels

Commentaire non publié par le Journal de Montréal en lien avec l'opinion du Dr Marc Beauchamp (17 juin 2014)

Le journal appartient au Groupe QuébecOr ainsi que le blogue où j'ai soumis un commentaire. Ce texte démontre que l'information peut être censurée en fonction d'une politique éditoriale; ici l'impossibilité de pouvoir prouver un argument parce que je faisais référence à un média anglophone du Québec. Dans le débat de société sur la fin de vie, je voulais citer les déclarations d'une ex-ministre PQ porteuse du projet de loi (euthanasie, aide à mourir, suicide assisté, ...). Je suis presque sûr d'avoir mis la référence (date, titre de l'émission sur CBC Radio, texte en anglais «a first important step» et sa traduction mais PAS de lien html, car ils sont souvent refusés sur les blogues). Je ne pouvais en appeler à une déclaration dans un média anglophone de la ministre alors porteuse du dossier qui avait clairement déclaré que le projet de loi à adopter n'était qu'une première étape nécessaire à la suite («a first important step») vers une loi qui serait modifiée dans les années subséquentes à son adoption (comme cela tend à arriver ailleurs). C'est donc le même effet qu'une censure idéologique, avec pour fondement une politique éditoriale linguistique.

Imaginez un débat sur l'indépendance du Québec où il deviendrait impossible à un citoyen d'exposer un fait via un média QuébecOr, parce qu'il ne peut citer une déclaration dans une autre langue et sa traduction, ou en appeler à un fait démontré (mis au jour) par un média anglophone. Cela pourrait bien arriver au Québec dans les prochaines années, car il y a des précédents sans compter un blocage systématique pour apprendre l'anglais et étudier dans cette langue. Alors que la classe aisée peut le contourner (mobilité plus grande, séjours d'immersion, formateur privé), les classes moyenne et de moindre revenu sont captives de l'information des médias du Québec parce qu'on les prive de l'accès au bilinguisme via le cheminement éducatif; d'où un anglais insuffisant pour comprendre et analyser l'information en anglais.