mardi 3 septembre 2013

Islam, meurtres et propagande: des caricatures suédoises du prophète étaient fausses

Le saviez-vous? La crise débutée en Suède dans l'affaire de la publication de caricatures jugées irrévérencieuses du fondateur de l'islam publiées dans le journal Jyllands-Posten , était surtout fondée sur trois caricatures non émises par ledit journal. Voici le résumé de faits qui devraient inviter les gouvernements à la prudence, dans ce qui devra à l'avenir être considéré comme de présumés actes d'origine anti-musulmane, jusqu'à preuve du contraire. 


Quoi qu'il en soit, quand la nouvelle fit le tour du monde, le dessin du cochon habillé fut à tort publicisé comme une des caricatures publiées par le journal suédois et le monde musulman s'enflamma contre l'Occident. La BBC a conclut dès la crise de 2005-2006, que les gouvernements doivent considérer le facteur propagande, dans les affaires de présumées insultes envers le monde musulman.


La caricature prétendument associée au prophète avec un visage de porc n'émanait pas du journal suédois Jyllands-Posten et ne représentait pas Mohamed (Mahomet). L'affaire a pourtant fait plusieurs victimes innocentes dans ce qui est vite devenu une crise internationale, médias aidant. 

Voici un résumé des faits:
«À la suite de la publication des caricatures irrévérencieuses sur Mohamed du Jyllands-Posten [journal], le leader du Danish Muslim, Ahmad Abu Laban, a pris sur lui de lancer une campagne pour exiger des excuses du Jyllands-Posten (...) une délégation de leaders du Danish Muslim, avec à sa tête Laban et l'étudiant d'origine libanaise Ahmed Akkari, ont fait le voyage jusqu'au Moyen-Orient pour faire connaître les faits et recueillir l'opposition contre les caricatures offensantes. Cependant, le nombre des images prises pour le Moyen-Orient est passé de douze à quinze. Les images supplémentaires étaient beaucoup plus offensantes que les douze précédentes. Selon la BBC, la provenance de ces images (de leur propre aveu) a été retracée jusqu'à la délégation des leaders du Danish Muslim eux-mêmes» (1).

La BBC avait reconnu après un certain temps sur son propre blogue (2), que les images à scandale n'étaient pas dans les douze caricatures produites par le Jyllands-Posten. Aucune des douze originales, ne montrait le prophète avec un visage de porc, contrairement à ce qui fût présenté par les leaders délégués au monde entier. Les soupçons ont été confirmés par un aveu, les trois autres illustrations, les plus offensantes, provenaient bel et bien d'une sélection élargie des leaders. Elles n'émanaient pas du journal suédois. Ils firent référence à de présupposées insultes, adressées à des membres de leur communauté islamique (ce qu'ils ont dit à leur défense). Un lecteur de la BBC a informé à cette époque la BBC par courriel, que l'illustration montrant un homme à visage de porc, provenait d'une compétition humoristique annuelle en France, du style Cri du cochon (Pig-Squealing), organisée dans les foires agricoles (salons de l'agriculture), dont certains personnages se costument en cochon pour l'occasion.

L'indignation musulmane et les émeutes firent plusieurs victimes dans ce qui devint une crise internationale. Dans cette affaire, la BBC a conclut dès la crise des carticatures de 2005-2006, que les gouvernements doivent considérer le facteur propagande, dans les affaires impliquant le monde musulman.
«Le facteur propagande - l'illustration du cochon Un aspect que ces gouvernements pourraient aussi vouloir examiner concerne la manière dont ils pourraient contrer la fausse information (...) Les diplomates occidentaux semblent l'avoir complètement échappé ...» (3)

Un des leaders de la campagne contre le journal et l'Occident, fin 2005, a exprimé ses regrets en août 2013

Ahmed Akkari, a exprimé ses regrets pour
la croisade contre les caricatures de Mohamed
Source : Associated Press, 9 août 2013.
En 2013, l'étudiant qui avait fait partie en tant que co-leader de la croisade médiatique et du voyage  au Moyen-Orient, d'une délégation à la fin de l'année 2005, Ahmed Akkari, a exprimé ses regrets pour le rôle joué dans l'affaire des caricatures suédoises. Il a déclaré récemment à des journalistes de l'agence Associated Press:

«Je veux être clair aujourd'hui, concernant le voyage: c'était totalement mal fondé», a déclaré Akkari à l'Associated Press cette semaine. «En ce temps-là, j'étais si fasciné par la force logique de la pensée islamique, que je ne pouvais pas voir le portrait global. J'étais convaincu que c'était un combat pour ma foi, pour l'islam» (4)

Il a ajouté toujours pratiquer l'Islam, mais avoir commencé à remettre en question ses croyances fondamentalistes après un voyage au Liban en 2007, où il a rencontré des leaders islamistes :

«J'ai été choqué. J'ai réalisé quelle mentalité oppressive ils avaient». (5)

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1.  Other Lies and Deceptions.
http://wikiislam.net/wiki/Fake_Anti-Muslim_Hate_Crimes_and_Other_Lies, lien consulté le 3 septembre 2013.

2.  Paul REYNOLDS. A clash of rights and responsibilities. BBC News website. 6 février 2006.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/4686536.stm | lien consulté le 3 septembre 2013.

3.  Même référence.
One aspect that these governments might also want to examine is how they can counter false information (...) Western diplomats appear to have missed this entirely ...»

4.  Jan M. OLSEN et Karl RITTER.  Danish Muslim leader regrets role in cartoon rage. Associated Press. August 9 août 2013
http://omg.yahoo.com/news/danish-muslim-leader-regrets-role-cartoon-rage-140544617.html | lien consulté le 3 septembre 2013.
«I want to be clear today about the trip: It was totally wrong,» Akkari told The Associated Press this week. «At that time, I was so fascinated with this logical force in the Islamic mindset that I could not see the greater picture. I was convinced it was a fight for my faith, Islam.» (Ahmad Akkari)

5.  Même référence.
«I was shocked. I realized what an oppressive mentality they have» Akkari said.

lundi 2 septembre 2013

Vandalisme d'une mosquée à Saguenay: la prudence s'impose

LE FACTEUR PROPAGANDE DANS CERTAINES PRÉSUMÉES ATTAQUES CONTRE L'ISLAM

La Mosquée vandalisée à Saguenay au Québec, ne sera pas un cas unique. Il peut certes s'agir d'agitateurs de la région. Mais il y a une donnée nouvelle à considérer. Il faudra apprendre à ne pas sauter rapidement aux conclusions lors de ces sorties médiatiques. Dans l'analyse de ces cas, le Canada et le Québec devront apprendre à cesser de penser à l'occidentale. Adaptation à laquelle nos médias se sont montrés faibles au cours des dernières années. Ainsi, il y eu des cas nombreux à l'étranger (Europe, Australie, États-Unis) où des activistes musulmans ont eux-mêmes vandalisé leurs propres installations ou porté de fausses accusations ensuite mises au jour, par lesquelles ils tentaient de manipuler l'opinion publique et les politiques occidentales. 

À LIRE AUSSI: 
Meurtres et propagande: des caricatures suédoises du prophète étaient fausses
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/09/meurtres-et-propagande-des-caricatures.html
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Je présente ici deux cas, parmi d'autres soumis par une lectrice. Je ne dis pas que c'est ce qui s'est passé à Saguenay, mais que ceci impose de penser différemment, avec recul et prudence, dans l'examen de présumés cas de vandalisme contre des installations et mosquées musulmanes.
  • Un imam enfonce lui-même la porte de sa mosquée et porte plainte à la police. 
  • Une automobiliste accuse un policier de racisme sur un réseau de télévision australien (Sydney) sans savoir que le contrôle de routine était capté sur vidéo.
Dans le premier cas qui suit, en Australie, un imam est filmé à son insu par une caméra de surveillance, vandalisant lui-même la mosquée de sa propre communauté (1). Confronté, il a nié les faits, parlant de radicaux, puis confronté aux images, a dit qu'elles étaient truquées, accusant les journalistes de mentir... 



Dans le monde, les cas semblables sont nombreux et imposent aux autorités de réfléchir autrement que selon le schéma multiculturel habituel, hérité d'un vingtième siècle plus stable.

Le tableau suivant (en anglais) inventorie de nombreux cas, avec les conclusions qui ont découlé des investigations :  Other Lies and Deceptions | http://wikiislam.net/wiki/Fake_Anti-Muslim_Hate_Crimes_and_Other_Lies

Voici comment vont les choses. Je présente un descriptif en français du premier événement de la liste, en Australie, en juin 2010. Un officier de police de Sydney (Australie) est accusé de racisme et de violence verbale et physique, par Carnita Matthews, une musulmane qui conduisait à visage voilé.
Traduction :
«Une femme musulmane a accusé un officier de police de Sydney de "racisme" et a prétendu qu'il a physiquement tenté de retirer son voile durant une opération de contrôle de routine. Dans une interview fort émotive au canal 7, elle décrit en pleurs, la "peur" qu'elle a ressentie quand elle a fait face à cet officier haineux et agressif qui lui criait dessus. Le policier en question a par la suite été libéré de toute charge quand la vidéo de l'auto patrouille prouve qu'il ne l'a jamais touchée et qu'il est demeuré poli tout au long de l'échange. Lorsqu' invitée par le canal 7 à revenir expliquer ce que montrait la caméra, elle a décliné l'offre. Malgré que les accusations se soient avérées non fondées, elles soulèvent toujours le ressentiment au sein de la communauté islamique avec des messages texte nombreux (de type viral), décrivant l'officier de Police comme "ennemi d'Allah" (...) Elle [la femme musulmane] a échappé à la détention pour ses fausses accusations (...), affirmant que ce n'était pas elle sous le voile [de la vidéo] »(2)
et de racisme à son égard. La communauté s'empare de la chose sur les réseaux sociaux.
Cet exemple qui a fait les nouvelles en Australie fait ressortir que les femmes musulmanes ne devraient jamais conduire un véhicule à visage voilée ou couvert. Cela tombe sous le sens.

Tout ceci fait partie d'une application parmi d'autres de la taqqiya (manipulation, propagande, mensonge «pieux» et ruse) dans le combat mondial de l'islam politique expansionniste, pour l'établissement d'états unis islamistes dans le monde, comme au temps du prophète fondateur. Il faut savoir que le mensonge (la propagande) est une arme peu coûteuse. Voilà pourquoi l'occident, médias et autorités, devront penser autrement contre les radicaux qui mettent sous le joug, par la crainte, des citoyens musulmans ordinaires. Souvenons-nous aussi d'un cas récent de crime d'honneur nié jusqu'au bout.

AUTRES EXEMPLES.
Other Lies and Deceptions | http://wikiislam.net/wiki/Fake_Anti-Muslim_Hate_Crimes_and_Other_Lies

Ces exemples portent un nom : Taqqiya (3), la prudence, la ruse ou la tromperie et le mensonge permis pour l'avancement de l'islam politique , de la charia et de la Oumma (projet de la communauté d'états-unis islamistes et expansion mondial de l'islam), comme pour se protéger.

À LIRE AUSSI: 
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1.  Le cas a été présenté sur PointdeBascule.ca.
2.  Fake Anti-Muslim Hate Crimes and Other Lies.
3.  Voir John Esposito Les, Oxford Dictionary of Islam, Oxford University Press, 2003

samedi 31 août 2013

Que la charte de la laïcité sorte de sa burqa

Le projet de la charte sous la burqa doit se dévoiler. Tout le monde en parle, mais personne ne sait quelle en est la teneur. Le PQ est encore au concept, mais on lance des ballons pour tester l'opinion publique. Cela peut être un petit jeu risqué. 

CARICATURE : Charte à l'intérieur. Source : YaPasdPRESSE.blogspot.ca, 31 août 2013.

Qu'est-ce que l' «espace public»? D'abord la fonction publique gouvernementale. Une semaine plus tard on englobe les municipalités. Ensuite? Il y a une énorme différence entre la fonction publique (ballon initial d'il y a deux semaines) et futur, l'espace public (projet athée et agnostique), qui peut toucher jusqu'aux centres commerciaux, organismes subventionnés, la rue, les parcs, la location d'un local dans une institution communautaire, un stade pour un rassemblement sur la foi...

Qu'est-ce que la laïcité? Séparation de l'Église et de l'État? On l'a. Ou est-ce l'empêchement politique en devenir (potentiels députés et maires) pour les personnes influentes de conviction chrétienne, même sans aucun signe ostensible? Et selon la même logique des totalitarismes émergents, empêchement d'accéder à certaines professions pour ceux qui ont une foi avouée (juge, avocat, policier, agent de l'État, enseignement public, etc.)?

Qu'est-ce que la charte? D'abord une charte de la laïcité, puis tiens!... Mutation au cours des derniers jours: une charte «des valeurs» (Bernard DRAINVILLE). C'est tout autre chose et beaucoup plus restrictifs en matière de droits et liberté d'expression dans la paix. Cela peut aller jusqu'à la transmission de la foi entre les générations.

Pourquoi une charte de plus? Du point de vue des médias et de plusieurs groupes sociaux, en bonne partie, disent-ils, pour garantir l'égalité homme-femme (ou femme-homme?). Pourtant cette égalité existe déjà dans les chartes canadiennes et québécoises des droits. La réponse est donc ailleurs.

Alors quoi? L'actuel exercice constitue une approche de test pour mesurer l'opinion publique et savoir jusqu'où le PQ peut aller dans un premier jet. Mais à trop étirer l'exercice, cela devient malsain.

Qu'est-ce que la religion? Pour l'équité, il faudrait ajouter «idéologie» (politique, de parti) et «philosophie» et «spiritualités». Autrement, c'est purement et simplement contre les monothéismes. L'État s'établit alors effectivement le gestionnaire des «valeurs».

Une charte pourrait avoir quelque chose de bon pour établir des balises et conserver l'équilibre interne d'une société, pour éviter son morcellement et assurer un accès égal à tous, aux services publics. Mais si l'exercice est dévié par le lobby de l'athéisme ou par la gauche antichrétienne du MLQ, de Québec Solidaire, de la Franc-maçonnerie (loges, société initiatique politisée et pratiquant le prosélytisme) et des groupes semblables, alors, cela n'a plus rien à voir avec le «Québec libre». C'est le début d'un temps nouveau... Mais de quelle nouveauté s'agit-il? Nous le savons.

Que le projet de la charte sorte de sa burqa! Qu'on voit si elle est mariable.

vendredi 30 août 2013

La commission sur le «printemps érable» 2012 au Québec (la révolte des subventionnés)

La commission sur la crise du «printemps érable» 2012 au Québec, (la révolte des subventionnés) ne sera pas apolitique. Le commissaire Serge Ménard à Radio-X, a refusé de reconnaître que le Québec est une province canadienne, préférant parler d'un pays et après confrontation a accepté de dire, du bout des lèvres, pays «en devenir». Pourtant, globalement au Québec, environ 6 personnes sur 10 font le choix d'évoluer dans le fédéralisme canadien. Déjà, on voit que la commission sera teinté d'un projet politique particulier. Dans ce contexte, les manifestations peuvent recevoir une toute autre lecture. De plus, nous avons vu les signes, par les invitations et le ton, que ce sera davantage le jugement des interventions policières, que celui de ceux et celles (futurs professionnels national pseudo-social-démocrates rémunérés à 150$ l'heure et les subventionnés) qui ont investi les rues pour protéger leurs avantages sociaux, sous le parapluie syndical et anarcho-syndicaliste.

À Suivre...

jeudi 29 août 2013

Légalisation des drogues? On en fume du bon aux radios privées parlées de Québec

29 août 2013. Les radios privées parlées de Québec embarquent dans le bal de la nationalisation ou légalisation des drogues. L'argument type : puisque les groupes criminalisés (ex. les motards en prison) sont remplacés par d'autres criminels ou gangs, il faudrait, dit-on, retirer le contrôle du marché au milieu interlope, soit en légalisant la consommation, et même en faisant du gouvernement le distributeur, comme pour l'alcool via la SAQ, une société d'État. Ceci sans tenir compte du fait que les drogues en comprimés du genre amphétamines et méthamphétamines, sont pratiquement aussi populaire que le cannabis auprès des jeunes (peu chères, accessibles, discrètes).

Les uns parlent de légaliser la consommation, les autres même s'abreuvent à des spécialistes qui recommandent de nationaliser (étatiser) le commerce du cannabis, haschisch, résine et dérivés, comme pour l'alcool. Personne n'ose dire quoi faire avec les amphétamines, méthamphétamines et autres comprimés qui sont tout aussi accessibles (souvent à moins de 5$ le comprimé) et pratiquement aussi populaires auprès des jeunes. Réfléchissons à la «trilogie» suivante:
  • légaliser l'incontrôlable, 
  • se soumettre à la demande des consommateurs 
  • et récupérer les revenus du milieu criminalisé pour payer d'autres services. 
C'est tellement simpliste. En plus simple, mon gazon repousse constamment et je dois le tondre sans cesse durant la période estivale. Les mauvaises herbes prolifèrent dans mes plates-bandes si je ne les enlève pas. Ça me donne mal au dos. C'est tout réfléchi. Après avoir écouté les animateurs radio ou leurs invités,
  • non seulement je ne tondrai plus le gazon et je livre les plates-bandes aux mauvaises herbes (voire je les cultive), car c'est toujours à refaire, comme pour le démantèlement de la criminalité, 
  • mais en plus, je ne me rase plus la barbe, car elle repousse tout le temps. C'est impossible à contrôler, cette affaire-là!
Seuls inconvénients, avec ma barbe de 30 pouces, j'aurai l'apparence d'un consommateur invétéré (peut-être même invertébré), du cannabis et des petites pilules. Par contre avec les lames, la mousse à raser et les rasoirs électriques économisés en ne me rasant plus, je pourrais me payer 2 pleins d'essence par année. Cool!

Puisque les faux-monnayeurs trouvent de nouvelles façons de frauder en perfectionnant leurs techniques, ou par fraude avec cartes de crédit et débit clonées, alors cessons d'utiliser l'argent (ironie). 

mercredi 28 août 2013

Cannabis et conduite automobile au Québec : danger bien réel

IMPACT DES SUBSTANCES PSYCHOACTIVES SUR LA CONDUITE AUTOMOBILE

Au Québec, 1 élève de 5e secondaire sur 18 (5,5%) a consommé de la cocaïne (2006). Ceci exclut évidemment la consommation des décrocheurs scolaires n'ayant pas atteint ce niveau de scolarisation. L’AITQ a mis sur pied des outils de sensibilisation et d’éducation pour prévenir la conduite automobile sous l’influence du cannabis (et d'autres drogues), (1). Voici quelques faits de leur cahier de l'intervenant. Vous trouverez ici leur tableau de l'Impact des substances psychoactives sur la conduite automobile. Mais au départ, quelques données externes qui parlent fort.
(Dernière modification 5 décembre 2013)

CONDUCTEURS DÉCÉDÉS : fréquent mélange de cannabis ou autre drogue et d'alcool 

source : SAAQ, cas réels de conducteurs décédés, données du bureau du coroner (1999-2000).

Pour les conducteurs de véhicules de promenade décédés, sous l'angle de l'analyse abordée par la consommation d'une drogue:
  • «On a décelé la présence d’autres drogues [autre que l'alcool] dans 32,4 % (166/512) des échantillons d’urine»
  • «De l’alcool a également été relevé dans 47,5 % (79/166) de tous les cas de consommation de drogues» (2). Donc, 1 sur 2 de ceux qui avaient une consommation récente ou actuelle de drogue (présente dans l'urine) avait une présence actuelle d'alcool (échantillon sanguin)
Cela nous parle de la réalité de la consommation combinée, le «cocktail», drogue-alcool et les risques évidents pour la santé et sécurité du public. Elles sont supérieures à un sondage, car elles reflètent des faits.

Consommation de substances psychoactives chez les jeunes au Québec en 2006 (3)

source : INSTITUT NATIONAL DE LA SANTÉ PUBLIQUE

Le tableau ci-dessous fournit le portrait épidémiologique de consommation pour les étudiants du 5e secondaire au Québec, année 2006. Ces données du milieu scolaire, excluent les décrocheurs n'ayant pas atteint de niveau de scolarisation.

(Cliquez sur le tableau pour l'agrandir)
GAGNON et autres, 2009, p.13. La publication est de 2007 mais les chiffres sont de 2006.
Pour l'année 2006
  • 1 sur 18 : le nombre d'étudiants du 5e secondaire ayant consommé de la cocaïne dans la dernière année (chiffres de 2006). C'est plus de 1 étudiant par classe de secondaire 5, sans compter les décrocheurs du même groupe d'âge.
  • 1 sur 3 : «En 2006, 30,2 % des répondants de l’enquête provinciale dans les écoles secondaires rapportaient avoir consommé une substance autre que l’alcool au moins une fois sur une période douze mois, ce qui représenterait plus de 142 000 élèves au Québec».
  • 1 sur 2 au 5e secondaire (ont consommé une substance psychoactive autre que l'alcool):  «50,9 % chez les élèves de secondaire V». 
  • 13 ans : toujours en 2006, «L’âge moyen d’initiation à la consommation d’une substance autre que l’alcool est de 13,2 ans».
  • entre 1 étudiant sur 3 ET 1 sur 4 : «Le cannabis est la drogue la plus souvent consommée avec une proportion de 29,4 % d’utilisateurs en 2006. Enfin, 8 % de l’ensemble des répondants sont des consommateurs réguliers de cannabis, c’est-à-dire qu’ils en consomment au mois une fois par semaine sur une période d’un mois (...)»
  • 1 sur 10 : au secondaire, «La proportion d’élèves ayant consommé des  amphétamines dans l’année précédente s’élevait à 9,4 % en 2006 avec une proportion différentielle selon le sexe : les filles étant plus nombreuses que les garçons à rapporter en avoir consommé (11,1 % vs 7,6 %)». 
  • 1 sur 6, voire près de 1 sur 5 du 5e secondaire pour les amphétamines : «La proportion de jeunes ayant consommé des amphétamines augmente avec le niveau scolaire passant de 1,7 % chez les élèves de secondaire I, à 17,1 % chez les élèves de secondaire V. » 
Et ces chiffres de 2006 obtenus auprès des jeunes fréquentant l'école ne tiennent pas compte des décrocheurs du même âge!
       

Quelques informations et donnéesextraites du rapport de l'AITQ (2007)


Cannabis et capacité de conduire un véhicule


Selon les chiffres de l'Association des intervenants en toxicomanie du Québec,
«Bien que la littérature sur les psychotropes au volant soit relativement récente, les impacts du cannabis sur la conduite automobile sont néanmoins bien documentés.
Les effets du cannabis varient d’une personne à l’autre et plusieurs facteurs tels que la forme physique, l’état de fatigue, la quantité consommée et la prise simultanée d’autres substances jouent un rôle important sur la capacité de conduire. De façon générale, le conducteur sous l’influence du cannabis risque de moins bien percevoir l’environnement. Sa coordination ainsi que sa capacité à rester attentif à l’environnement routier risquent également d’être affectées. Il peut aussi éprouver de la difficulté à maintenir une trajectoire en ligne droite, à rouler à une vitesse constante et à évaluer les distances. Son temps de réaction est augmenté, ses réflexes ralentis et sa conduite est hésitante. Finalement, il risque de ne pas reconnaître les signaux de danger et de ne pas réagir adéquatement lors d’une situation imprévue» (4).

Les effets des drogues sur la conduite automobile, en tableau (5).

(Cliquez pour agrandir)
Source :  tableau compilé par ÉMOND et autres, AITQ (2007)


La perception de soi :  la fausse sécurité observée chez le conducteur consommateur de cannabis



«Certains groupes minimisent davantage les risques associés au cannabis au volant. Ainsi, les gens ayant expérimenté la conduite automobile sous l’influence de cette substance ainsi que les consommateurs réguliers de cannabis sous-estiment plus les risques reliés au cannabis au volant» (6).

Acceptation sociale et politique : des facteurs de renforcement (encouragement à consommer)


Ci-dessous, le modèle de GREEN et KREUGER (7) montre les liens entre différents facteurs personnels et contextes, jouant un rôle dans la consommations de drogues; rôle pouvant être facteur de risque ou facteur de protection.

SPA = substances psychoactives



«Le modèle présente des facteurs de risque ou de protection, selon le cas». Comme facteurs de renforcement, côté risque, on peut penser à l'acceptation sociale, aux pressions du groupe (amis, peur du rejet, besoin de socialisation). Les contextes facilitants pour la consommation du cannabis pourraient logiquement se trouver alimentés par l'opportunisme politique, voir où se situe la case Organisation et Politique, en amont (alimentant) les contextes facilitants, en réponse à la demande et aux pressions pour la libéralisation (consommation libre) du cannabis, du haschisch et d'autres substances psychotropes. 


Conclusion

Achetez des votes avec du «pot» (prononcé comme pote; = cannabis).

Au «temps de Duplessis», comme dit l'expression, on achetait des votes avec de la bière ou un flacon de «boisson forte». En 2013, certains politiciens achèteraient des votes avec promesse de faciliter la consommation et la possession de drogues considérées à tort comme inoffensives.

Les intervenants prennent les choses plus au sérieux que les opportunistes politiques 



  • L'Institut national de la santé évoque le «portrait épidémiologique» (2006-2007). 
  • L'AITQ incite à ne pas conduire un véhicule après avoir consommé une drogue agissant sur le système nerveux central (2007).
  • De son côté, la SAAQ a établi depuis déjà plusieurs années, un lien fort entre les accidents de la route et la consommation chez les conducteurs décédés (en 1999-2000), dont les prélèvements biologiques ont révélé la consommation récente ou actuelle de drogues et la consommation combinée, drogue et alcool.

Ma petite recherche a fait ressortir qu'il est difficile de savoir comment les choses ont évolué, comme si on ne voulait pas vraiment le savoir. Il est difficile d'obtenir des données détaillées et récentes pour le Québec. Par contre, bien que l'alcool demeurait encore au milieu des années 2000, la principale substance trouvée chez les jeunes conducteurs impliqués dans un accident selon la SAAQ (BRAULT, 2004), la combinaison des substances lors de la consommation a de quoi faire réfléchir les opportunistes politiques qui veulent banaliser la consommation de cannabis et de ses dérivés (ex.  haschisch, huile) à des fins récréatives ou festives.

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1.  Shirley ÉMOND et autres. Conduite automobile sous l’influence du cannabis. Cahier de l’intervenant. 2e édition, Association des intervenants en toxicomanie du Québec inc. (AITQ), 2007. 55p.  http://www.aitq.com/themes/canabisauvolant.html (lien consulté le lundi 26 août 2013).

2.  M. BRAULT et autres. Le rôle de l'alcool et des autres drogues dans les accidents mortels de la route au Québec : Résultats finaux. Québec, Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), 2004, p. 4-5
NDLR:
Sous l'angle d'analyse par la consommation d'alcool :
  • 39,8 % (4 sur 10) des conducteurs décédés avaient de l'alcool dans le sang. 
  • Parmi ces conducteurs décédés avec alcool démontré par échantillons sanguins, 38, 7 % (près de 4 sur 10) avaient consommé également une autre drogue ou des drogues combinées, majoritairement du cannabis  et des benzodiazépines (médicaments psychotropes contre l'anxiété, l'insomnie, l'épilepsie et les convulsions). 
Autrement dit, en 1999-2000, 15,4 % (entre 1 sur 6 et 1 sur 7) des conducteurs décédés, avaient une consommation combinée de type alcool actuellement (échantillon sanguin) + drogue actuellement ou récemment (test d'urine moins précis).

Calcul sur une base de 100 (pour comparer à 100 pourcent):
100 X (39,8 / 100) = 39,8 conducteurs décédés (ALCOOL) sur 100 conducteurs décédés.
Et de ceux-ci : 39,8 X (38,7 / 100) = 15,4 conducteurs décédés (ALCOOL + possible drogue simultanément selon test d'urine) sur 100 conducteurs décédés.
15,4 conducteurs décédés sur 100 équivaut à 1 sur 6,49 (une triste loterie).

3.  Hélène GAGNON et autres. L’usage de substances psychoactives chez les jeunes québécois. PORTRAIT ÉPIDÉMIOLOGIQUE. Institut national de la santé publique - Direction du développement des individus et des communautés, Juin 2009, 53p.

4.  ÉMOND et autres, 2007, p. 15

5.  Même source, p. 18

6.  Même source, p. 15

7.  GAGNON et autres, 2009, p. 2

dimanche 25 août 2013

Massacre de 16 Afghans civils : sergent américain emprisonné à vie

La justice a suivi son cours. Robert Bales, le sergent américain qui avait tué de sang froid 16 civils afghans en mars 2012, a écopé de la prison sans possibilité de libération anticipée. Il n'aura pas de possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans. La majorité des victimes étaient des femmes et des enfants. On peut comprendre la colère des parents des victimes. Ceux-ci réclamaient la peine de mort.

Maintenant  :  À quand la prison ou la peine de mort par des tribunaux islamiques, pour les combattants de l'islam qui tuent des civils???

Nous voyons que très souvent, les pseudo-radicaux agissent en fait au su d'États islamiques qu'ils représentent, car ils ne sont qu'exceptionnellement poursuivis et condamnés. Ceux que nos médias bien pensants disent «radicaux» sont plus souvent que l'on croit des combattants qui savent ce qu'ils font et en alliance avec qui ils opèrent.