dimanche 14 août 2016

Hollywood, pourquoi veux-tu ma mort ? (Ella FRECH, 11 ans)

Lettre ouverte d'une sportive de 11 ans en fauteuil roulant à l'industrie du cinéma américaine.



Ella FRECH, jeune sportive, 11 ans, source : http://fr.aleteia.org/2016/08/10/hollywood-pourquoi-veux-tu-ma-mort/ (10 août 2016)


Le site d'influence chrétienne Aleteia.org publiait le 10 août 2016 la lettre ouverte d' Ella FRECH (compte Aleteia), une jeune sportive de 11 ans, en fauteuil roulant

(extrait)

«Pourquoi veux-tu ma mort ?
«Ne le nie pas. Les films que tu produis en disent long sur ce que tu penses vraiment de moi.
« Avant Toi » (« Me Before You » en version originale) est sorti au cinéma en juin dernier. Ma mère m’a parlé de ce film. C’est l’histoire d’un homme qu’un accident a paralysé : suite à une lésion de la moelle épinière, il passera le reste de sa vie en fauteuil roulant. Un homme qui voudrait mourir parce que sa vie ressemble à la mienne. Eh bien, y a-t-il quelque chose de mal à me ressembler ?
Ella FRECH (compte Aleteia)

LIRE l'Article complet sur le site Aleteia.org version française.

Hollywood, pourquoi veux-tu ma mort ? Lettre ouverte d'une sportive de 11 ans en fauteuil roulant à l'industrie du cinéma américaine.

(10 août 2016)






samedi 13 août 2016

Légalisation du cannabis: Gouvernement canadien prévenu de la hausse des décès reliés, sur les routes du Colorado

Selon La Presse Canadienne, le Gouvernement Trudeau a été averti des hausses de décès sur les routes du Colorado (États-Unis), mesurées dès la première année suivant la décriminalisation de la substance. C'est via un «mémo classé secret que la ministre de la Justice du Canada a été avertie que la légalisation de la marijuana « pourrait entraîner une augmentation significative » des cas de conduite avec facultés affaiblies par la drogue ici comme dans les États américains qui ont déjà libéraliser la consommation. 


          «Dans un mémorandum classé secret destiné à Jody Wilson-Raybould, des fonctionnaires fédéraux soulignent que ces cas ont bondi de façon considérable dans les États de Washington et du Colorado, qui ont légalisé la substance dans les dernières années. 
          «Sur les routes du Colorado, dans l'année qui a suivi la légalisation du cannabis, il y a eu une augmentation de 32 % de la mortalité liée à la conduite sous l'influence de marijuana, est-il précisé dans la note (LA PRESSE CANADIENNE, via Ici Radio-Canada, 11 août 2016). 

Lire la nouvelle du 11 août 2016 «Légalisation du cannabis : Ottawa prévenu du risque pour la sécurité routière» sur le site de Ici Radio-Canada 



Mon édito: une nation qui livre sa jeunesse aux lobbies du cannabis est une nation en péril

Dans un mémo classé secret, le Gouvernement du Canada est informé par ses fonctionnaires des risques pour la sécurité routière. Au Colorado (USA), le nombre de décès sur les routes liés à la consommation de cannabis (marijuana) et dérivés a augmenté de 32 % dès la première année suivant la décriminalisation (1). 

Le Gouvernement Trudeau entend tout de même déposer son projet de loi dès 2017 pour libéraliser la consommation. Le «jackPOT» (2) pour les uns, est promu par un gros gros lobby qui voit un POTentiel aussi puissant que le tabac qui se jouera en milliards de dollars qui aura un effet jusque dans l'utilisation des terres agricoles (et les prix). 

Il faudra redéfinir les mots «crime», «criminel» et «criminalité» pour inclure ceux qui livrent les jeunes de leur peuple. Ici par exemple, les informations sont classées, pour ne  pas alerter la population et l'opposition. 

Sources: La nouvelle de la PRESSE CANADIENNE a été partagée par Ici Radio-Canada, 11 août 2016. Le présent édito est de YapasdePRESSE

______________
1.     Ceci souvent, (pour ceux qui suivent ce dossier) sans tenir compte des décès supposés liés à l'alcool, mais qui sont en fait, le résultat de consommation croisée (la drogue + une ou des consommations d'alcool).

2.      Pot : un  mot populaire pour désigner la marijuana 

dimanche 31 juillet 2016

L'humour de Mike Ward contre Jérémy: acharnement «pathétique» selon l'humoriste Peter MacLeod

JUILLET 2016. «Les gens se sont aperçus que ce gars-là gagnait sa vie dans le fond en faisant des scandales» (Peter McLeod au sujet de Mike Ward)


Interrogé dans le cadre de son émission du jeudi 21 juillet 2016, l'humoriste et animateur radio Peter MacLeod est

de ceux qui croient que tout ne peut être dit sous le couvert de l'humour.
«Je pense que c'est la loi du bon sens. [...] Mike, ce qu'il fait, c'est de l'acharnement...» 
«Les gens se sont aperçus que ce gars-là gagnait sa vie dans le fond en faisant des scandales», dit-il au sujet de Mike Ward. (Hoffington Post, 22 juillet 2016

C'est que Mike Ward, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est celui qui avait réussi à faire une joke en spectacle, en y insérant le nom d'une fillette enlevée et non retrouvée (Cédrika Provencher). C'est vous dire le ton poubelle du monologuiste trash.


Peter MacLeod, humoriste et animateur radio du Québec

Retour sur l'affaire du jeune handicapé Jérémy Gabriel contre l'humoriste Mike Ward


C'est que faut-il le rappeler,

  • Une première instance de tribunal (des droits de la personne du Québec) vient de donner raison à Jérémy Gabriel. L'humour trash (humour poubelle) de Mike Ward a violé les droits fondamentaux de Jérémy. Le fait que la chose ait persisté dans le temps démontre qu'il ne s'agissait pas d'une action accidentelle. Le jugement rappelle que dans le droit canadien, le fait qu'une personne choisisse la vie publique ne constitue pas un déni de ses droits fondamentaux:
«ne saurait être interprété comme une renonciation à son droit au respect de son honneur, de sa réputation et de sa dignité» (Journal de Québec, 21 juillet 2016). 
C'est même pour cela que même des politiciens doivent faire des excuses publiques après avoir atteint à la réputation d'autres politiciens. 
  • Le jeune Jérémy Gabriel, bien que personnage public, était encore mineur au moment des faits 
  • Les plaisanteries ont duré durant quelque chose comme 260 spectacles (ce qui tend à soutenir la cause de l'acharnement)
  • Il y a avait aussi une figurine de Jérémie sur le site web de Ward, qui complétait le travail de démolition de sa personne
  • La famille de Jérémy affirme avoir demandé de cesser ce qu'elle considérait être un harcèlement, et avoir eu pour réponse un refus de coopérer.

Pour l'humoriste Peter MacLeod, cet acharnement et le fait que Ward va en appel en font un acharnement «pathétique»


Ce sont ses propos repris par le Hoffington Post (22 juillet 2016)

LIRE AUSSI:

Mike Ward condamné pour violation de la Charte des droits à l'égard de Jérémy Gabriel

L'humoriste trash (humour poubelle) Mike Ward a été condamné par le Tribunal des droits de la personne du Québec. 

(YaPasdePRESSE, 21 Juillet 2016)

lundi 25 juillet 2016

Le jeune handicapé Jérémy Gabriel se serait satisfait d'excuses de l'humoriste trash Mike Ward





Mon commentaire à l'article publié dans le Journal de Montréal / Journal de Québec


«Je suis sûr que plusieurs porteurs des commentaires les plus anti-Jérémy n'ont pas d'enfants. Pourtant, ils n'accepteraient pas dans le journal un article contre les pitbulls et autres pitous. Ce que le jugement dit en bref, c'est que même lorsqu'une personne choisit la vie publique, elle ne renonce pas au respect de sa dignité, de son honneur et de sa réputation.
L' humour trash (traduction humour poubelle) de Ward est du même niveau que Jeff Fillion (animateur radio déchu) qui avait dit que la taille du cerveau de Sophie Chiasson était inversement proportionnel à la taille de ses seins. Il a perdu sa job suite à la poursuite qu'il a perdue.  Et il y a encore de la radio d'opinion, comme il y aura encore des humoristes après la cause Jérémy  
Le montant aux parents s'explique facilement : les propos violant la Charte des droits sont arrivés lorsqu'il (Jérémy) était encore mineur et ce sont les parents qui paient les factures...  Même Ward avoue que la publicité de cette poursuite lui amène plus de revenus que les faibles pénalités à payer». 



jeudi 21 juillet 2016

Mike Ward condamné pour violation de la Charte des droits à l'égard de Jérémy Gabriel

L'humoriste trash (humour poubelle) Mike Ward a été condamné par le Tribunal des droits de la personne du Québec. 


(dernière modification : 24 juillet 2016)

Humour trash = humour poubelle


Le tribunal a statué que ce qu'a fait Mike Ward à l'égard du jeune Jérémy Gabriel, alors d'âge mineur, et à répétition durant plusieurs dizaines de spectacles entre 2010 et 2013, n'était pas du simple humour, outrepassait le principe de la liberté d'expression et est «clairement interdit par la Charte».  Au moment du jugement, Jérémy est âgé de 19 ans (été 2016). 

Mike Ward vers 2015
EN BREF:

La vie publique ne constitue pas «une renonciation au droit au respect de son honneur, de sa réputation et de sa dignité»   


Selon le juge qui a entendu la cause, le fait que Jérémy ait choisi la vie publique 

«ne saurait être interprété comme une renonciation à son droit au respect de son honneur, de sa réputation et de sa dignité» (Journal de Québec, 21 juillet 2016).

Bref, ce que Wike Mard Mike Ward faisait à l'égard de Jérémy est du même niveau que ce que faisait l'animateur radio trash de Québec, Jeff Fillion, à l'égard de Sophie Chiasson et qui lui a valu la condamnation à une forte amende en 2005, et la mauvaise presse des radios d'opinion privées de Québec. Ce dernier disait notamment que la taille du cerveau de Madame Chiasson était inversement proportionnel à la taille de ses seins, ce qui est du niveau de l'humour de Ward. Ce que les citoyens ont contesté contre le CRTC dans cette affaire était surtout la menace de fermeture d'une station de radio.

Toute la junte artistique de Montréal, humoristes inclus, devrait applaudir à ce jugement d'un tribunal inférieur que Ward portera en appel, au risque de renforcer le jugement qui affectera (limitera) encore plus les humoristes. 

Si Jérémy Gabriel n'a pas le droit de rêver malgré un handicap qui déforme sa voix, alors les Jeux Paralympiques sont une grosse farce



Jérémy Gabriel, adolescent au moment des spectacles lui ayant causé préjudices et à sa famille 

Est-ce que Jérémy est un grand talent de la chanson? Non! Est-ce que Jérémy le serait sans un handicap qui déforme sa boîte crânienne et du coup sa voix? Qui sait. Est-ce que Chantal Petitclerc serait une grande coureuse ou sprinteuse sans son handicap? 

  1. Elle ne se serait probablement jamais tourné vers l'athlétisme. 
  2. Sans son fauteuil roulant, l'athlète ne pourrait pas faire les 100m, 400m et autres compétitions de haut niveau, sur la même piste que les autres athlètes
La rayonnante athlète québécoise, Chantal Petitclerc. Crédits photo : chantalpetitclerc.com

Jérémy ne peut prétendre honnêtement à une carrière à la Marc Hervieux ou à la Josh Groban



Et puis après? Vivre et laisser vivre, dit-on.

Autrement, ce serait envoyer le message suivant: Tu es handicapé? Reste handicapé. N'essaie pas de te dépasser. Attends ton chèque de la sécu sociale et ferme-là! Dans son spectacle, Ward suggérait que le jeune Jérémy avait oublié de «crever», ce qui valait des messages haineux à l'handicapé alors adolescent. 

Ce jugement qui sera probablement confirmé en appel et jusqu'en Cour suprême, si c'est la voix prise par Ward, nuira probablement davantage à la liberté d'expression, que l'inverse. Ses collègues devraient rappeler à l'ordre, le «tumoriste» qui avoue faire plus d'argent avec cette cause, qu'il ne lui en coûte en amendes et frais juridiques. Parce que s'il perd en Cour suprême, ça va coûter cher la joke aux humoristes qui dépasseront la ligne amincie.


LIRE AUSSI:  

Jérémy Gabriel contre Mike Ward: Peut-on tout dire au nom de l'humour et de la liberté d'expression?

OU le syndrome de Mike Ward 
(24 sept. 2015)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2015/09/jeremy-gabriel-contre-mike-ward-peut-on.html

vendredi 15 juillet 2016

Le cannabis diminue la satisfaction procurée par les plaisirs de la vie

Une équipe de chercheurs a suivi les comportements du cerveau de 108 jeunes jeunes adultes sur plusieurs années au Michigan. Ils ont pu ainsi démontrer que la satisfaction ou gratification procurée par les plaisirs de la vie comme le fait de manger, le jeu, les récompenses (ex. argent), la sexualité, diminue chez les jeunes affirmant consommer de la marijuana (cannabis). 


La perte de satisfaction et gratification retirées d'une activité ne serait pas sans conséquence sur les comportements et risques à la consommation futurs.

L'article scientifique a été publié dans JAMA Psychiatry (1)

La PRESSE (Montréal) a consulté une professeure adjointe en psychologie à la Florida International University de Miami et un des auteurs de l'étude

La méthodologie comporte deux volets importants  


Deux aspects importants de l'étude éliminent les perceptions arbitraires par les jeunes,  comme on pourrait les rencontrer  par exemple, dans un sondage: 

  1. Étude longitudinale (dans le temps + même échantillon) : les jeunes hommes et femmes ont été suivis au fil des années
  2. Des observations scientifiquement démontrables ont été faites sur leurs cerveaux (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle). 

Les conclusions des chercheurs


La perte de satisfaction est scientifiquement observable (par imagerie cérébrale) chez les jeunes adultes affirmant consommer de la marijuana.

De cette observation, les chercheurs concluent, mais sans pouvoir le prouver de manière formelle, que certaines consommateurs de marijuana risquent de chercher à compenser cette perte de satisfaction (émotive et psychologique) d'autres manières, notamment:

«en consommant davantage de cannabis ou en se tournant vers d'autres drogues, ce qui pourrait créer une dépendance» (2)

Génération canadienne (et québécoise) sacrifiée à l'autel politique et lobbyiste?


«Au temps de Duplessis», comme dit l'expression, on achetait des votes avec de la bière ou un flacon de «boisson forte». Aux élections fédérales de 2015, certains politiciens achetaient des votes avec promesse de faciliter la consommation et la possession de drogues considérées à tort comme inoffensives.

Sommes-nous donc en train, au Canada, de mettre en danger la santé mentale et la sécurité de notre jeunesse, à des fins servant les amis d'un parti politique et par opportunisme électoral? Me semble, en tout cas, si l'on se souvient de la période électorale et pré-électorale fédérale de 2015 au Canada. Que penser d'un chef politique qui lors d'une conférence pré-électorale dans une école secondaire (jeunes généralement de 16 ou 17 ans et moins) se vantait avec humour de vouloir légaliser la consommation de marijuana (et inévitablement de ses dérivés comme le haschich, les sous-produits alimentaires, etc.)?   
Logo, version modifiée par YaPasdePRESSE, du Parti Libéral du Canada. 

Mon opinion à partir des observations scientifiques 


Par extension, il serait logique que la perte de la satisfaction ou de gratification observée chez les consommateurs de cannabis avoués  puisse avoir aussi d'autres impacts à moyen et long terme.
  • Les chercheurs ont déjà identifié le risque de se tourner vers la consommation d'autres drogues pour compenser la perte de plaisir 


En plus de ceci, on peut certainement émettre des hypothèses logiques sur les conséquences de la perte de satisfaction dans les plaisirs de la vie:
  • Un potentiel état plus dépressif chez certains individus, découlerait des pertes de satisfaction et gratification observées face à la vie,
  • ou la perte de motivation (ex. au travail) en raison de la diminution de la satisfaction ou gratification (récompense) pour des plaisirs est démontrée chez les jeunes adultes consommateurs de cannabis, suivis via cette étude sur plusieurs années (fait attesté par imagerie cérébrale). L'étude fait en effet ressortir que le plaisir relié à l'attente d'une récompense est diminué. Je l'ai personnellement observé lors de mon premier emploi après diplomation, où je devais compenser la perte de motivation et de production au travail de la part de certains collègues consommateurs de drogues dites inoffensives (3).  
  • Sexualité. On peut ainsi déduire des effets dans tous les aspects de la vie affectés par la diminution des plaisirs et gratifications de la vie. Un individu moins satisfait dans sa vie sexuelle (baisse de la satisfaction chez les consommateurs étant ressortie dans l'étude)  sera en toute logique plus disposé à l'infidélité ou à la recherche de pratiques alternatives souvent plus à risque pour la santé ou perturbantes pour la stabilité du couple ou de la famille (pornographie à divers degrés accessibles, infidélité, recours à l'offre du commerce sexuel du genre prostitution, rencontres infidèles planifiées via des sites web, ...) pour un individu (homme ou femme) déjà en couple. 
_______________

1.  Elisa M. TRUCCO (et 6 autres chercheurs). Association of Marijuana Use With Blunted Nucleus Accumbens Response to Reward Anticipation

JAMA Psychiatry. 6 juillet 2016 


2.  Philippe MERCURE. La PRESSE. Le Pot diminue la satisfaction liée aux plaisirs de la vie. lundi 11 juillet 2016, p. 20

3.  Cela se compare un peu à une attitude tolérante face à des collègues travailleurs qui utilisent les réseaux sociaux au travail (ex. 30 minutes ou plus quotidiennement en plus des pauses régulières). Assez tôt, ils vous disent ne pas avoir le temps pour une demande sur leur table de travail et comme par hasard, vous récupérez celle-ci pour, en réalité, compenser ce qui est une perte de production de votre collègue qui ajuste sa cadence de travail à la baisse pour trouver du temps pour nourrir ses contacts sociaux non liés au travail. Ces situations sont extrêmement injustes pour ceux qui sont assidus au travail et elles contribuent à la désolidarisation au sein de l'équipe.

mardi 12 juillet 2016

Pourquoi je suis d'accord avec la collecte de dons pour la défense de l'ex-ministre Nathalie Normandeau

En quelques mots: pourquoi je suis plutôt d'accord avec l'initiative citoyenne de Gaspésiens pour soutenir les frais de défense de l'ex-ministre du PLQ et animatrice d'une radio d'opinion, Nathalie Normandeau.

(Dernière modification: 15 juillet 2016)

Unité permanente anti-corruption (UPAC). Organisme gouvernemental du Québec pour enquêter sur la corruption dans l'attribution et la gestion de contrats avec le Gouvernement du Québec, ses sociétés d'État, les organismes publics sous juridiction du Québec, les villes et municipalités, etc.

  • Chaque élu doit établir sa propre réputation d'intégrité. Il semble que lors de ses années en tant que mairesse et député, Madame Normandeau ait réussi, là même où son parti a échoué, puisque plusieurs personnes croient encore en son intégrité, malgré le dépôt des accusations de l'UPAC.
    Nathalie Normandeau au moment de son audition par la Commission Charbonneau. Crédits photo: extrait d'une vidéo de la Société d'État, ICI Radio-Canada
  • Ceci dit, dans un contexte où la cause mettra plusieurs mois, voire des années (3 ans?, 4 ans?) à être entendue avec jugement prononcé en cour traitant des causes criminelles, il est normal de chercher des revenus alors que ces délais sont inacceptables dans une société dite «de droit». Madame Normandeau demeure inemployable (ou difficilement); soit privée de revenus d'emploi ou avec un faible pouvoir de négocier un salaire. Et cette situation vaut tant qu'aucun procès pour des accusations criminelles n'aura n'aura été tenu et que le jugement ne sera pas prononcé. Son employeur, Cogeco, a conclu et obtenu gain de cause devant un juge civil, à l'effet qu'il n'est pas obligé de la garder en poste, même sous une autre affectation comme recherchiste, si une clause de son contrat touchant à la réputation de la station est applicable et en défaveur de Cogeco. 
  • Trop souvent au Québec, la façon non diligente de procéder de la Justice a littéralement provoqué la mort sociale de personnes, favorisée par des sorties-spectacles (trophées de «chasse»?) 
     
    suivies de longs délais subséquents, avant procès et jugements, se comptant en nombre d'années (banana justice?); et même dans un certain nombre de cas, conclus en acquittements, ou en condamnations finalement mineures. Le rétablissement médiatique des personnes jugées non coupables est rarement à la hauteur de leur «lynchage public» avant procès, qui lui dure des semaines et des mois de manière cyclique. Si tu as des preuves, donne du temps pour la défense, puis procède. Si tu n'as pas de preuve irréfutables (ex. vidéo, aveu), joue-là sobre. Autrement, cela prive les personnes ainsi traitées par une justice lascive, de leurs droits fondamentaux. 
  • Selon nos chartes des droits, chacun a droit à la protection de l'intégrité de sa réputation. La Charte des droits te libertés de la personne (du Québec) le formule en ces termes en son article 4: 
«Toute personne a droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation» (1)
  • Ceci inclut, selon la Charte canadienne, le droit «d'être jugé dans un délai raisonnable» et «d’être présumé innocent tant qu’il n’est pas déclaré coupable»(2). Ce sont des droits dont elle et plusieurs autres Québécois sont privés, dans l'attente de procès durant des années après des accusations publiques annoncées en grande pompe. 
    Par exemple, des enseignants (souvent masculins) ont perdu leur emploi, leur crédibilité et leur réputation, suite à de fausses accusations d'étudiants qui se sont finalement avérées non fondées après des années d'une cause pendante (sans mauvais jeu de mot...), et sans que les préjugés et opinions ne changent à leur égard, vu la faible couverture médiatique des acquittements qui ne tourneront pas une semaine ou un mois dans les médias. 
  • Dans un contexte où une cause pourrait être entendue rapidement (ex. dans un délai de 1 an), je comprendrais mal ce genre de collecte de Libéraux de la Gaspésie, alors qu'il y a bien d'autres priorités sociales, mais toutefois pas radicalement opposé, puisqu' encore-là, ce sont des dons privés dont les noms des contributeurs seront rendus publics. 
  • Ce n'est pas de l'argent public, mais ce sont  des dons privés qui sont en cause.
  • D'autre part, des faits récents entourant l'Unité permanente anti-corruption - UPAC (3) soulèvent des questions sur la façon dont ledit organisme officiel d'enquête anti-corruption gère ses agendas et priorités: comme avoir déposé ses accusations les plus flamboyantes (contre des élus) le jour-même du dépôt du budget annuel du Québec par le parti au pouvoir, avec une pré-annonce du genre, aujourd'hui il va se passer quelque chose de majeur à l'UPAC.
À croire que le Québec serait déjà migré en une république socialiste. Alors collectons des dons! Et les lecteurs qui ont déjà lu mon blogue savent que je ne suis pas particulièrement Libéral (PLQ). Ceci dit, je suis pour une justice équitable agissant avec diligence et éthique dans la conduite de ses affaires (dans un délai raisonnable et sans apparence de calculs stratégiques).

AUSSI :

Trois messages à saisir dans l'appui financier de Gaspésiens à Nathalie Normandeau


_____________

1.     Chapitre C-12  CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE [du Québec], art.4 (fichier PDF)
AUSSI:
Déclaration universelle des droits de l'homme, art. 12 (fichier );


2.     LOI CONSTITUTIONNELLE DE 1982 PARTIE I: CHARTE CANADIENNE DES DROITS ET LIBERTÉS, art. 11 alinéas b et d


3.     Par exemple:
  • les arrestations de «gros noms» en lien avec le PLQ le jour-même du dépôt du budget du Québec par le PLQ le 17 mars 2016, un moment fort et médiatiquement attendu de la politique québécoise; des noms sacrifiés par le parti? Ou inversement dans le but de nuire à ce moment médiatiquement attendu. Rappelons qu'il y a même eu pré-annonce qu'on allait annoncer l'arrestation de gros noms du parti.
    L'on tente à l'UPAC de justifier cette date, sous prétexte qu'il y avait un délai minimal requis par la loi entre l'émission du mandat et son exécution, mais omettant de dire que ç'aurait pu être le lendemain. Bref, nous prend-on tous pour des cons?
  • Il y a eu aussi ces fuites de contenus d'enquête provenant d'une source anonyme, en étrange conjonction avec la cause laborieuse des conditions de travail des policiers en négociations (syndicat) avec les réductions des dépenses prévues par PLQ au pouvoir, 
  • Certains éléments plus flamboyants de l'UPAC, sont à l'étape de la reconduction de mandat(s) à sa tête (personnel donc indispensable?) au moment du grand coup médiatique.
  • (...)
De tels éléments pourraient suggérer que certains ordres du jour de l'agenda de l'UPAC pourraient être gérés en fonction d'intérêts particuliers sans lien avec le but commun. Non pas que cela soit criminel en soit, mais c'est à tout le moins possiblement politisé et orienté à des fins qui ne sont pas d'intérêt public. Cela annonce négativement les prochaines années.