vendredi 15 juillet 2016

Le cannabis diminue la satisfaction procurée par les plaisirs de la vie

Une équipe de chercheurs a suivi les comportements du cerveau de 108 jeunes jeunes adultes sur plusieurs années au Michigan. Ils ont pu ainsi démontrer que la satisfaction ou gratification procurée par les plaisirs de la vie comme le fait de manger, le jeu, les récompenses (ex. argent), la sexualité, diminue chez les jeunes affirmant consommer de la marijuana (cannabis). 


La perte de satisfaction et gratification retirées d'une activité ne serait pas sans conséquence sur les comportements et risques à la consommation futurs.

L'article scientifique a été publié dans JAMA Psychiatry (1)

La PRESSE (Montréal) a consulté une professeure adjointe en psychologie à la Florida International University de Miami et un des auteurs de l'étude

La méthodologie comporte deux volets importants  


Deux aspects importants de l'étude éliminent les perceptions arbitraires par les jeunes,  comme on pourrait les rencontrer  par exemple, dans un sondage: 

  1. Étude longitudinale (dans le temps + même échantillon) : les jeunes hommes et femmes ont été suivis au fil des années
  2. Des observations scientifiquement démontrables ont été faites sur leurs cerveaux (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle). 

Les conclusions des chercheurs


La perte de satisfaction est scientifiquement observable (par imagerie cérébrale) chez les jeunes adultes affirmant consommer de la marijuana.

De cette observation, les chercheurs concluent, mais sans pouvoir le prouver de manière formelle, que certaines consommateurs de marijuana risquent de chercher à compenser cette perte de satisfaction (émotive et psychologique) d'autres manières, notamment:

«en consommant davantage de cannabis ou en se tournant vers d'autres drogues, ce qui pourrait créer une dépendance» (2)

Génération canadienne (et québécoise) sacrifiée à l'autel politique et lobbyiste?


«Au temps de Duplessis», comme dit l'expression, on achetait des votes avec de la bière ou un flacon de «boisson forte». Aux élections fédérales de 2015, certains politiciens achetaient des votes avec promesse de faciliter la consommation et la possession de drogues considérées à tort comme inoffensives.

Sommes-nous donc en train, au Canada, de mettre en danger la santé mentale et la sécurité de notre jeunesse, à des fins servant les amis d'un parti politique et par opportunisme électoral? Me semble, en tout cas, si l'on se souvient de la période électorale et pré-électorale fédérale de 2015 au Canada. Que penser d'un chef politique qui lors d'une conférence pré-électorale dans une école secondaire (jeunes généralement de 16 ou 17 ans et moins) se vantait avec humour de vouloir légaliser la consommation de marijuana (et inévitablement de ses dérivés comme le haschich, les sous-produits alimentaires, etc.)?   
Logo, version modifiée par YaPasdePRESSE, du Parti Libéral du Canada. 

Mon opinion à partir des observations scientifiques 


Par extension, il serait logique que la perte de la satisfaction ou de gratification observée chez les consommateurs de cannabis avoués  puisse avoir aussi d'autres impacts à moyen et long terme.
  • Les chercheurs ont déjà identifié le risque de se tourner vers la consommation d'autres drogues pour compenser la perte de plaisir 


En plus de ceci, on peut certainement émettre des hypothèses logiques sur les conséquences de la perte de satisfaction dans les plaisirs de la vie:
  • Un potentiel état plus dépressif chez certains individus, découlerait des pertes de satisfaction et gratification observées face à la vie,
  • ou la perte de motivation (ex. au travail) en raison de la diminution de la satisfaction ou gratification (récompense) pour des plaisirs est démontrée chez les jeunes adultes consommateurs de cannabis, suivis via cette étude sur plusieurs années (fait attesté par imagerie cérébrale). L'étude fait en effet ressortir que le plaisir relié à l'attente d'une récompense est diminué. Je l'ai personnellement observé lors de mon premier emploi après diplomation, où je devais compenser la perte de motivation et de production au travail de la part de certains collègues consommateurs de drogues dites inoffensives (3).  
  • Sexualité. On peut ainsi déduire des effets dans tous les aspects de la vie affectés par la diminution des plaisirs et gratifications de la vie. Un individu moins satisfait dans sa vie sexuelle (baisse de la satisfaction chez les consommateurs étant ressortie dans l'étude)  sera en toute logique plus disposé à l'infidélité ou à la recherche de pratiques alternatives souvent plus à risque pour la santé ou perturbantes pour la stabilité du couple ou de la famille (pornographie à divers degrés accessibles, infidélité, recours à l'offre du commerce sexuel du genre prostitution, rencontres infidèles planifiées via des sites web, ...) pour un individu (homme ou femme) déjà en couple. 
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1.  Elisa M. TRUCCO (et 6 autres chercheurs). Association of Marijuana Use With Blunted Nucleus Accumbens Response to Reward Anticipation

JAMA Psychiatry. 6 juillet 2016 


2.  Philippe MERCURE. La PRESSE. Le Pot diminue la satisfaction liée aux plaisirs de la vie. lundi 11 juillet 2016, p. 20

3.  Cela se compare un peu à une attitude tolérante face à des collègues travailleurs qui utilisent les réseaux sociaux au travail (ex. 30 minutes ou plus quotidiennement en plus des pauses régulières). Assez tôt, ils vous disent ne pas avoir le temps pour une demande sur leur table de travail et comme par hasard, vous récupérez celle-ci pour, en réalité, compenser ce qui est une perte de production de votre collègue qui ajuste sa cadence de travail à la baisse pour trouver du temps pour nourrir ses contacts sociaux non liés au travail. Ces situations sont extrêmement injustes pour ceux qui sont assidus au travail et elles contribuent à la désolidarisation au sein de l'équipe.

mardi 12 juillet 2016

Pourquoi je suis d'accord avec la collecte de dons pour la défense de l'ex-ministre Nathalie Normandeau

En quelques mots: pourquoi je suis plutôt d'accord avec l'initiative citoyenne de Gaspésiens pour soutenir les frais de défense de l'ex-ministre du PLQ et animatrice d'une radio d'opinion, Nathalie Normandeau.

(Dernière modification: 15 juillet 2016)

Unité permanente anti-corruption (UPAC). Organisme gouvernemental du Québec pour enquêter sur la corruption dans l'attribution et la gestion de contrats avec le Gouvernement du Québec, ses sociétés d'État, les organismes publics sous juridiction du Québec, les villes et municipalités, etc.

  • Chaque élu doit établir sa propre réputation d'intégrité. Il semble que lors de ses années en tant que mairesse et député, Madame Normandeau ait réussi, là même où son parti a échoué, puisque plusieurs personnes croient encore en son intégrité, malgré le dépôt des accusations de l'UPAC.
    Nathalie Normandeau au moment de son audition par la Commission Charbonneau. Crédits photo: extrait d'une vidéo de la Société d'État, ICI Radio-Canada
  • Ceci dit, dans un contexte où la cause mettra plusieurs mois, voire des années (3 ans?, 4 ans?) à être entendue avec jugement prononcé en cour traitant des causes criminelles, il est normal de chercher des revenus alors que ces délais sont inacceptables dans une société dite «de droit». Madame Normandeau demeure inemployable (ou difficilement); soit privée de revenus d'emploi ou avec un faible pouvoir de négocier un salaire. Et cette situation vaut tant qu'aucun procès pour des accusations criminelles n'aura n'aura été tenu et que le jugement ne sera pas prononcé. Son employeur, Cogeco, a conclu et obtenu gain de cause devant un juge civil, à l'effet qu'il n'est pas obligé de la garder en poste, même sous une autre affectation comme recherchiste, si une clause de son contrat touchant à la réputation de la station est applicable et en défaveur de Cogeco. 
  • Trop souvent au Québec, la façon non diligente de procéder de la Justice a littéralement provoqué la mort sociale de personnes, favorisée par des sorties-spectacles (trophées de «chasse»?) 
     
    suivies de longs délais subséquents, avant procès et jugements, se comptant en nombre d'années (banana justice?); et même dans un certain nombre de cas, conclus en acquittements, ou en condamnations finalement mineures. Le rétablissement médiatique des personnes jugées non coupables est rarement à la hauteur de leur «lynchage public» avant procès, qui lui dure des semaines et des mois de manière cyclique. Si tu as des preuves, donne du temps pour la défense, puis procède. Si tu n'as pas de preuve irréfutables (ex. vidéo, aveu), joue-là sobre. Autrement, cela prive les personnes ainsi traitées par une justice lascive, de leurs droits fondamentaux. 
  • Selon nos chartes des droits, chacun a droit à la protection de l'intégrité de sa réputation. La Charte des droits te libertés de la personne (du Québec) le formule en ces termes en son article 4: 
«Toute personne a droit à la sauvegarde de sa dignité, de son honneur et de sa réputation» (1)
  • Ceci inclut, selon la Charte canadienne, le droit «d'être jugé dans un délai raisonnable» et «d’être présumé innocent tant qu’il n’est pas déclaré coupable»(2). Ce sont des droits dont elle et plusieurs autres Québécois sont privés, dans l'attente de procès durant des années après des accusations publiques annoncées en grande pompe. 
    Par exemple, des enseignants (souvent masculins) ont perdu leur emploi, leur crédibilité et leur réputation, suite à de fausses accusations d'étudiants qui se sont finalement avérées non fondées après des années d'une cause pendante (sans mauvais jeu de mot...), et sans que les préjugés et opinions ne changent à leur égard, vu la faible couverture médiatique des acquittements qui ne tourneront pas une semaine ou un mois dans les médias. 
  • Dans un contexte où une cause pourrait être entendue rapidement (ex. dans un délai de 1 an), je comprendrais mal ce genre de collecte de Libéraux de la Gaspésie, alors qu'il y a bien d'autres priorités sociales, mais toutefois pas radicalement opposé, puisqu' encore-là, ce sont des dons privés dont les noms des contributeurs seront rendus publics. 
  • Ce n'est pas de l'argent public, mais ce sont  des dons privés qui sont en cause.
  • D'autre part, des faits récents entourant l'Unité permanente anti-corruption - UPAC (3) soulèvent des questions sur la façon dont ledit organisme officiel d'enquête anti-corruption gère ses agendas et priorités: comme avoir déposé ses accusations les plus flamboyantes (contre des élus) le jour-même du dépôt du budget annuel du Québec par le parti au pouvoir, avec une pré-annonce du genre, aujourd'hui il va se passer quelque chose de majeur à l'UPAC.
À croire que le Québec serait déjà migré en une république socialiste. Alors collectons des dons! Et les lecteurs qui ont déjà lu mon blogue savent que je ne suis pas particulièrement Libéral (PLQ). Ceci dit, je suis pour une justice équitable agissant avec diligence et éthique dans la conduite de ses affaires (dans un délai raisonnable et sans apparence de calculs stratégiques).

AUSSI :

Trois messages à saisir dans l'appui financier de Gaspésiens à Nathalie Normandeau


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1.     Chapitre C-12  CHARTE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE [du Québec], art.4 (fichier PDF)
AUSSI:
Déclaration universelle des droits de l'homme, art. 12 (fichier );


2.     LOI CONSTITUTIONNELLE DE 1982 PARTIE I: CHARTE CANADIENNE DES DROITS ET LIBERTÉS, art. 11 alinéas b et d


3.     Par exemple:
  • les arrestations de «gros noms» en lien avec le PLQ le jour-même du dépôt du budget du Québec par le PLQ le 17 mars 2016, un moment fort et médiatiquement attendu de la politique québécoise; des noms sacrifiés par le parti? Ou inversement dans le but de nuire à ce moment médiatiquement attendu. Rappelons qu'il y a même eu pré-annonce qu'on allait annoncer l'arrestation de gros noms du parti.
    L'on tente à l'UPAC de justifier cette date, sous prétexte qu'il y avait un délai minimal requis par la loi entre l'émission du mandat et son exécution, mais omettant de dire que ç'aurait pu être le lendemain. Bref, nous prend-on tous pour des cons?
  • Il y a eu aussi ces fuites de contenus d'enquête provenant d'une source anonyme, en étrange conjonction avec la cause laborieuse des conditions de travail des policiers en négociations (syndicat) avec les réductions des dépenses prévues par PLQ au pouvoir, 
  • Certains éléments plus flamboyants de l'UPAC, sont à l'étape de la reconduction de mandat(s) à sa tête (personnel donc indispensable?) au moment du grand coup médiatique.
  • (...)
De tels éléments pourraient suggérer que certains ordres du jour de l'agenda de l'UPAC pourraient être gérés en fonction d'intérêts particuliers sans lien avec le but commun. Non pas que cela soit criminel en soit, mais c'est à tout le moins possiblement politisé et orienté à des fins qui ne sont pas d'intérêt public. Cela annonce négativement les prochaines années.

vendredi 8 juillet 2016

Dallas: Meurtre de policiers par un ou des tireurs embusqués; la juste position?

On ne répare pas une erreur par une autre.


Tweet du Rev. Jesse Jackson Sr :
«Averses de prières pour les familles des policiers décédés. Nous ne devons pas combattre la violence par la violence. non-violence est la meilleure approche»




Karim Ouellet - Karim et le loup: «L'homme est un loup pour l'homme»



VIDEO : Karim Ouellet - Karim et le loup» Ouellet

«L'homme est un loup pour l'homme» (Karim Ouellet)




Dans la soirée du vendredi 8 juillet 2016, malgré 5 policiers blancs de Dallas abattus le 7 juillet  et 7 autres blessés lors de l'embuscade, les manifestants se prononçaient sur le thème «Black Lives Matter» (La vie des noirs compte). Plusieurs manifestants hésitaient à dire «All lives matter». C'est dire combien les tensions sociales sont à leur comble. Un journaliste de FoxNews interrogeait des manifestants vendredi en soirée. Pour certains d'entre eux, les policiers qui ont fait les gestes qui semblent des meurtres gratuits selon les parties de vidéo largement diffusées, les policiers n'ont pas besoin de procès... Ouf! On ne répare pas des erreurs par d'autres erreurs.

lundi 4 juillet 2016

Trois messages à saisir dans l'appui financier de Gaspésiens à Nathalie Normandeau

Non les Gaspésiens appuyant financièrement l'ex-ministre du PLQ dans sa défense ne sont pas fous: il y a au moins trois messages à la classe politique et aux élites du Québec, dans cet appui financier inattendu envers Nathalie Normandeau.


(dernière modification : 10 décembre 2016)

L'ex-ministre senior sous le PLQ, Nathalie Normandeau, reçoit un appui financier inattendu pour sa défense, après avoir été mise en accusation par l'UPAC et abandonnée par son employeur alors que tout le monde sait que la cause pourrait durer 4 ans et la reconnaître non coupable ou avec un simple blâme. L'arrestation est survenue au moment où l'ex-politicienne était co-animatrice d'une émission-phare à une radio d'opinion de la ville de Québec (FM93) et commençait à dénoncer ouvertement les décisions et virages politiques de son parti.

Nathalie Normandeau, ex-mairesse de Maria en Gaspésie au Québec, ex-ministre senior sous le Parti Libéral du Québec (PLQ) et  ex-animatrice d'une émission à la radio d'opinion au FM93,3 de Québec. Crédits photo : Société Radio-Canada (société d'État d'information publique et de divertissement).


Dans les commentaires postés en réaction à la nouvelle de ces appuis inattendus, les citoyens accusent de folie les résidents de la Gaspésie (Gaspésiens). Mais ils pensent comme des citadins qui récoltent presque tous les services et emplois. Pour comprendre la situation des régions du Québec moins favorisées, voir le lien vidéo en fin d'article.

Il y a probablement 3 messages aux politiciens professionnels, aux organismes d'enquête comme l'UPAC et aux élites non élues qui dirigent le Québec. Le saisiront-ils? 


Après avoir eu une seconde chance inattendue du Parti Libéral du Québec (PLQ) qui a été réélu après une parenthèse PQ et malgré sa grande impopularité, assistons-nous au début de la fin du parti dans les régions? Madame Normandeau est défendue parce qu'elle a livré lorsqu'elle était députée et ministre et qu'elle  est considérée par des anciens électeurs, comme capable d'aller contre la ligne d'un parti pour défendre les régions.

Véhicule de campagne du Parti Libéral du Québec (1960). La formule est encore vraie. «C'est l'temps qu'ça change». Le Québec est prêt pour un parti épuré, mais quand même non socialiste qui développerait les régions et défendrait les classes moyennes. 


1.     Le premier message des supporteurs de Nathalie Normandeau: la perte de confiance dans le parti ou dans les grands partis actuels


L'ex-ministre a-t-elle été livrée pour protéger les «fesses» de quelqu'un d'autre? C'est le feeling qui suggère en plus des doutes sur les méthodes de l'UPAC, des conclusions de la Commission Charbonneau, etc.

Naïve, peut-être, criminelle initiée, non. Voilà le verdict de ceux qui connaissent Madame Normandeau pour l'avoir soutenue comme député durant 12 ans (ce n'est pas rien!). 

Plusieurs de ses anciens électeurs  ne la croient ni instigatrice, ni le cerveau d'un système de collecte de fonds auquel tous les grands partis ont d'une quelconque manière participé durant des décennies (témoignages des contributeurs). Tout le monde, journalistes inclus, savaient que les entreprises participaient publiquement aux campagnes de financement des partis ou des députés de partis susceptibles d'être élus, dans le but de bénéficier du contenu de la table financière. Souvent, ces entreprises supportaient plus d'un parti. Tout le monde savait que la collecte était de plus de 100.$ par participant à ces activités. Les entreprises apportaient les dons au nom de leurs employés; faut-il être tordu, pour qu'un média ose dire: «Nous ne savions pas»! C'était le jeu d'une époque révolue.  Tous les partis politiques établis ont bu de cette eau-là.

Sachant cela, Madame Normandeau semble pour plusieurs électeurs, avoir été utilisée par les hautes instances de son parti, parce qu'elle passait bien dans les médias. Cela vaut pour la perception, non seulement des Gaspésiens, mais également de plusieurs de ses auditeurs de Québec. Durant ses années au PLQ, elle inspirait confiance. Elle était presque comme une attachée de presse, élue et ministre senior de surcroît; une aubaine. Si on reconnait qu'elle pouvait avoir erré en acceptant un bouquet de 50 roses et une entrée VIP à un spectacle de Céline Dion, ou recevoir du financement politique et le rediriger vers des projets de sa région en profitant d'un système toléré depuis des décennies,  elle ne leur semble pas le cerveau du mal. La thèse de la Nathalie maléfique est peu crédible. J'opterais pour la naïveté des enquêteurs sur la réception de certaines informations incomplètes. Mais il ne suffit pas de prouver que quelqu'un a bénéficié de quelque chose pour en faire un coupable.

Dans le pire des cas, peut-être s'est-elle simplement dit que tous les grands partis le faisaient... La «Machine» Libérale faisait le reste. Le cas échéant, en cas de culpabilité, il devrait y avoir un grand nombre de politiciens dans les prisons de Gotham, euh pardon, du Québec et non pas seulement la CatWoman de la politique québécoise.

2.     Le deuxième message des supporteurs: les organismes d'enquête sont perçus comme agissant de manière sélective (je suggère naïve ou expéditive)


L'UPAC pourrait-elle être manipulée par des révélations sélectives et partielles:
  • Tantôt d'un côté, peut-être par une source chez les policiers, en négociation de leurs conditions de travail et avantages sociaux avec l'État (avec et contre l'administration PLQ) lors du torpillage de l'événement du dépôt du budget du PLQ. La une était monopolisée par les révélations d'un mystérieux dénonciateur ayant des informations sur des enquêtes en cours. 
  • Tantôt de l'autre, avec le coulage par des initiés, d'informations teintées d'irrégularités ayant directement ou indirectement bénéficié à la dame (?) 

Les défenseurs de Madame Natalie Normandeau ont-ils un sentiment croissant qu'il y a des intouchables et des gens protégés, élus ou hauts-fonctionnaires nommés?


Les organismes d'enquête comme l'UPAC devraient saisir ici qu'ils sont en train de perdre la confiance des citoyens


Cela arrive, par exemple, via des événements comme son arrestation quelques jours après que cette ancienne ministre senior ait fait une sortie virulente contre l'administration Libérale. Cela sent le contrat (une enveloppe jaune? une clé usb noire? transmises aux enquêteurs) pour provoquer une poursuite avec effet de bâillon envers celle, qui au même moment, remettait en question la direction du PLQ post-Charest. C'est qu'au début de son embauche au FM93,3 de Québec où elle donnait la réplique à Éric Duhaime, elle était la «parfaite» politicienne avec la rectitude, la ligne du parti et tout. Son discours sonnait comme une démo de clavier musical à 300$. Puis, quelques jours avant son arrestation, elle avait changé de ton et mené une charge en règle contre l'actuelle administration, en disant qu'elle ne reconnaissait plus le PLQ, par exemple, via son « virage vert » pro-taxes, déconnecté des réalités immédiates et régionales; ceci, peu de temps après que l'émission ait été la plus écoutée de sa plage horaire dans la région où elle est diffusée. Comme par hasard, dans ce contexte, son arrestation soudaine créait un malaise senti et la stupéfaction. Pour plusieurs citoyens électeurs de la région de Québec, cela sonnait comme un contrat venu d'en haut, dans les sphères du Parti Libéral du Québec. Comme si on l'avait livrée pour la faire taire (une poursuite bâillon par organisme interposé?).

3.     Troisième message des supporteurs: le vent tourne de plus en plus favorable à la création d'un Parti des régions, axé sur la défense et le développement des régions et la protection des classes moyennes et d'une économie décentrée, gérée selon le principe de subsidiarité (les fonds gérés là où ils sont requis) 


Les régions seront bientôt prêtes pour un Parti des régions et la défense de leurs classes moyennes et entrepreneurs. Quand un Québécois est prêt à mettre sa main dans sa poche pour financer une cause, c'est qu'il est VRAIMENT engagé et parfois enragé. Le montant récolté pour sa défense sera un bon indicateur. . .

Il faut comprendre que

  • les régions ne veulent pas la charité, elles veulent leur du. Cela explique en partie la désapprobation vécue par Stephen Harper aux élections fédérales de 2015, qui (PCC), a recentré des emplois et s'est fait chasseur de chômeurs, sans distinguer le contexte de la nordicité et de la ruralité là où l'agriculture n'est pas une force. 
  • Les régions ne veulent pas de « yesmen » ou « yeswomen ». Elles veulent des défenseurs et représentants de leur réalité. Son ancienne circonscription n'a pas oublié que Madame Normandeau défend bec et ongles les régions en politique québécoise. Elle le faisait comme élue. Elle le faisait encore comme animatrice de radio d'opinion. Les députés sont, selon une perversion de la démocratie, presque toujours  liés par la ligne du parti. Nathalie Normandeau était capable d'aller à contre-courant sur cet enjeu précis et de tenir tête à son chef. Et il le savait, qu'elle avait des griffes. La défense des régions et de leur dignité, c'est sa marque de commerce.


Tout compte fait, l'entreprise des communications Cogeco (propriétaire de la station de radio FM 93,3) a peut-être fait un mauvais calcul en la congédiant de façon aussi expéditive. Un tribunal a statué que son contrat permettait à l'employeur de le faire, mais un droit n'est pas toujours une obligation. Retirée des ondes oui, mais il n'y avait pas de pancartes et de fourches et torches de la population, devant la station du FM93, pour la mener au bûcher. Au contraire, un malaise senti, beaucoup de scepticisme dans ce qui ressemblait à une manœuvre politique soudaine et obscure de la force Libérale, comme si on voyait les attaches du trucage. À preuve, Madame Normandeau conserve un soutien populaire et une fois jugée devant tribunal, on conclura peut-être que toute la classe politique bien établie était sujette à bénéficier directement ou par la bande (par rebond) d'un système propice au détournement de la loi; comme par exemple, ce ridicule don politique limité à 100$ qui aurait dû être indexé à chaque année. Le concept du plafonnement des dons peut être bon, mais pas le gel du montant des contributions sur des décennies. Par exemple, on pourrait établir une contribution en proportion d'un pourcentage maximal raisonnable de la statistique du salaire moyen des trois dernières années de déclarations fiscales compilées pour les travailleurs à temps plein (ex. 0,5 % ou revenu moyen des travailleurs à t-plein Québécois x 0,005 ???).


Pour une introduction sur la politique et les régions du Québec:
VIDEO d'une interview de Myriam Ségal -- Allez à 5 min. 36 s

samedi 2 juillet 2016

Le débat canadien des redevances Netflix, Apple TV, Youtube ou autres

Sur les redevances canadiennes de Netflix, Apple TV et autres, le respecté Guy Fournier, comme tout humain, peut errer. Même Steeve Jobs a erré (film 2013). 


Les portes d'entrées des données et du divertissement numérique sont devenues incalculables: câble conventionnel, applications mobiles, serveurs de données, grands médias ou médias spécialisés... La seule chose commune (plus petit commun dénominateur), c'est le volume de données en lien avec la bande passante, qui lui est déjà taxé plus d'une fois si le client est en mode abonnement (fournisseur internet ou téléphonie mobile, par exemple). Et contrairement aux producteurs canadiens, les entreprises étrangères ne reçoivent pas de subvention canadiennes. Ceci, il faut en tenir compte. 


Nous faisons probablement fausse route dans le cas du dossier des redevances de Netflix, Apple TV, YouTube et autres producteurs et diffuseurs de données qui ne paient pas de taxes au Canada, ce qui pénalise logiquement les producteurs et diffuseurs d'ici (Québec ou Canada). Il n'est pas obligé qu'il en soit ainsi.

Guy FOURNIER. Netflix finira-t-il par cracher son dû? Journal de Montréal. 30 juin 2016


Si c'est le CRTC avec ses règles devenues inapplicables dans une nouveau contexte qui leur cause problème, alors...

mardi 28 juin 2016

Brexit : les jeunes du Royaume-Uni sont-ils la «génération sacrifiée» de la sortie de l'UE

[Propagande] Brexit : L’arnaque du “vote des jeunes”... Les faits décortiqués et mis en contexte 


Le blogue Les-Crises.fr expose avec maints détails, posts et graphiques, l'exagération médiatique voulant la jeune génération dite «sacrifiée» avec la sortie de la  zone UE (Brexit).



Le parcours via les posts et graphiques permet de prendre nos distances par rapport au bruit médiatique des permiers jours suivant le référendum pour la sortie du Brexit.

Mon opinion sur la «jeunesse sacrifiée» de l' UE


Pour commencer à suggérer que les jeunes aient été privés de leur droits, il aurait fallu qu'on les empêche de voter et de s'informer alors qu'ils ont eu des mois pour le faire.

Contrairement à ce qui a été une surexposition médiatique proche de la propagande, dans les faits, la majorité des jeunes ne se sont pas prononcés:



Crédits image : Oliver BERRUYER, LesCrises.fr, 28 juin 2016



Abstention chez les 18-24 ans:  64% (en vert dans la bande du haut dans le graphique)
Vote Leave chez les 18-24 ans: 10% (en rouge)
______________________________________
Total Leave + Abstentions = 74%
Conclusion : La majorité des 18-24 ans ne sont pas en train de pleurer leur vie.

Contrairement aux prétentions qui déferlent sur les réseaux sociaux et dans les médias, ceci tend à démontrer un désintéressement de la majorité des jeunes. À l'opposé des idées largement véhiculées depuis quelques jours, les 18-24 ans ne sont PAS couchés en position fœtale, en train de pleurer leur vie. En fait, la surexposition du thème de la jeunesse sacrifiée pour le Brexit est très proche de ce que serait une désinformation et une propagande anti-Brexit.


Paix sociale et démocratie : le jeu dangereux des répartitions des votes


La thèse souvent issue des anti-Brexit et privant, dit-on, les jeunes de leurs droits, a même fait dire à certains (idée de plus en plus récurrente dans nos démocraties sur toutes sortes d'enjeux sociopolitiques) que les démocraties devraient pondérer vers la négative (réduction du poids) le vote chez les personnes en milieu de vie et les plus âgées, puisqu'elles auront moins d'années à vivre les effets de leur vote. C'est évidemment de la discrimination; un âgisme à l'état pur. 

On pourrait aller très loin dans la perversion d'une démocratie en pondérant ainsi les votes par groupes d'intérêt ou groupes sociaux ou démographiques:

  • vote de la majorité contre vote des minorités
  • vote des minorités rivales
  • vote des pauvres contre vote des classes moyennes
  • vote des femmes contre vote des hommes
  • vote des ouvriers non syndiqués contre vote des syndiqués
  • vote des plus instruits contre vote de ceux qui n'ont pas une instruction supérieure en supposant outrageusement le vote des plus instruits plus valable que l'autre (confusion entre instruction et intelligence)
  • vote de l'élite qui a atteint les postes les plus élevés dans la société contre le vote du peuple estimé moins éclairé
  • vote des immigrants asiatiques contre vote des immigrants africains
  • etc. 
Ce genre d'argumentaire du droit volé à un groupe devient vite appliqué lorsque l'enjeu fait l'affaire (ici les jeunes contre le Brexit), mais passe facilement sous silence lorsque le choix des jeunes déplaît. Cela a été le cas, par exemple, avec la majorité de jeunes favorables au Front national au moment des européennes de 2014, comme le souligne sur son blogue, Olivier Berruyer.

Chacun peut comprendre que ces répartitions deviennent vite une fragmentation sociale pouvant être utilisée à contre-courant de la démocratie pacifique et constituent un terrain très glissant lorsque mutées en idéologie de restructuration des sociétés (réingénierie sociale) et militantismes idéologiques.

Pourquoi la ségrégation en fonction de l'âge ou sous toute autre forme, devrait-elle primer sur les autres répartitions dans une démocratie? 


Nous entrevoyons déjà jusqu'où les divisions et éclatements sociaux et politiques peuvent aller sur des dizaines d'enjeux. Quelqu'un quelque part devrait déterminer les critères de pondération.  C'est là tout le côté sombre de la démarche.

Par exemple, comme souligne Olivier Berruyer, l'affirmation présume que les jeunes ne changent pas d'idée au cours des années.

samedi 25 juin 2016

L’inquiétant témoignage d’un ancien policier de l’État Islamique

Un ex-policier de Daech (EI) témoigne, pour l'avoir fait lui-même, que se joindre aux flots de migrants a été un jeux d'enfant. Auparavant chargé des «interrogatoires» (torture) pour le compte de l'EI, il affirme: «On pourra vous combattre longtemps!».


Le fait qui étonne, c'est plutôt la naïveté, voire l'opportunisme politique des chefs d'États occidentaux, au prix du sang de leurs compatriotes.


Extrait du Nouvel OBS, 25 juin 2016

«Abou Moussab, ex-policier de Daech, dit s’être glissé dans le flux des réfugiés pour rejoindre l'Europe. Il livre des confidences inquiétantes sur le fonctionnement de l'EI.» 
«Pour rejoindre l’Europe, il dit s’être glissé dans le flux des réfugiés. "Un jeu d’enfant", dit-il. Il confirme qu’il s’agit du modus operandi de l’organisation terroriste pour infiltrer ses hommes en Europe. Abou Moussab dispose de deux faux passeports syriens à des noms différents. Il aurait alterné avec l’un et l’autre aux différents points de contrôle. Sans rencontrer la moindre difficulté.»




Le témoignage instructif sur la méthode Daech (État islamique) démontre, comme plusieurs le dénoncent, la naïveté OU du calcul stratégique des chefs d'États occidentaux. Ceci amène à penser qu'il faudra se documenter sur les règles d'empêchement, selon les différentes constitutions nationales. Car quand un chef d'État livre sciemment son peuple, ses travailleurs et étudiants étrangers et ses touristes aux assassins pour de vaines considérations politiques (le pouvoir), il peut y avoir lieu de prendre des procédures de droit constitutionnel et criminel. À partir du moment où les services secrets et antiterroristes démontrent les dangers sérieux (ex. impossibilité de contrôler les identités de plusieurs milliers de migrants), les chefs d'États et leurs partis devraient être responsabilisés.

4.000 combattants de l'EI ont pénétré en Europe en tant que réfugiés

fr.sputniknews.com, 7 sept. 2015
https://fr.sputniknews.com/international/201509071018022589/ (page consultée le 25 juin 2016)
URL courte : http://sptnkne.ws/b7XC
Un grand nombre de passages de membres du Daech vers l'Europe ont été évoqués par une source de l'EI comme transfert réussi; faits attestés lorsqu' entrecoupés avec des témoignages de passeurs qui en ont eux-même fait transiter par la mer. Évidemment, comme Abou Moussab, un grand nombre ont pu joindre la marche des réfugiés et les camps. Comme des combattants d'autres allégeances, évidemment.

Ces pseudo-migrants, en réalité des combattants, qui passent en Europe se compteraient par milliers. Source: http://www.liguedefensejuive.com/avant-apres-ils-etaient-tueurs-de-masse-en-syrie-aujourdhui-refugies-en-europe-2015-09-21.html