samedi 12 décembre 2015

Changements climatiques: problématique réelle, mauvais remède ?

12 déc. 2015 - Changements ou irrégularités climatiques: une vraie problématique peut recevoir un diagnostic erroné et une mauvaise solution. Les leaders des pays prennent des engagements avec l'argent des peuples et non le leur. Inflation et multiplication des pauvres à l'horizon.

(mise à jour : 13 décembre 2015)

Il y a beaucoup de bienfaits dans une prise de conscience mondiale de la nécessité de protéger la Terre, car il n'y en pas une en réserve. Mais le diagnostic et les solutions sont primordiaux pour solutionner une problématique. Et l'on ne peut nier le mode panique dans les décisions et la panique est généralement opposée au bon sens.

1.   Le diagnostic


Il y a actuellement un présupposé selon lequel les actuelles variations climatiques seraient déclenchées par l'activité humaine premièrement.  Qui peut affirmer cela?

Le mammouth laineux qui vivait en Eurasie et en Amérique du Nord, disparu dans un passée récent (env. 11,000 ans) pouvait manger environ 200 kg de végétaux par jour. Cette nourriture devait forcément être disponible. Sa disparition pourrait être provoquée par un réchauffement rapide sur une période d'environ 1000 ans (ex. avec prédateurs et chasseurs devenant plus présents):


Fig. 1.    La disparition du mammouth laineux et un précédent réchauffement


Extrait du manuel d'exercice de première année du secondaire au Québec (1) avec surlignement ajouté


Or, dans la foulée de la nouvelle doctrine climatique, qu'entendons-nous et que lisons-nous sur le sujet de possibles précédents réchauffements rapides initiés par une cause non humaine (pré- industriels)? Nous lisons et entendons dans les médias et sur les réseaux sociaux qu'un réchauffement rapide ne pourrait jamais avoir existé. Donc, science et croyances et idéologies s'entremêlent depuis quelques années. Cela a un impact direct, par exemple, sur ce que l'on vous interdira de manger. Pourtant, quels sont les faits? Réponse: le climat n'est pas une constate. La Terre semble marquée par des cycles de refroidissements et de réchauffements. Est-ce que l'activité industrielle (anthropique) peut influencer? Oui. Mais la disparition de certaines espèces comme le mammouth laineux peut avoir un lien direct avec un précédent réchauffement rapide alors que l'empreinte humaine était faible.


Des forêts disparues en Haut-Arctique au Canada selon un journal de bord du navire HMS Investigator (août 1851)



Ceci se passait il y a à peine un siècle et demi en Extrême-Arctique canadien:

Les explorateurs pouvaient observer des restes visibles d'anciennes forêts, ce que les scientifiques savent, par la présence d'arbres pétrifiés ou fossilisés à la verticale dans le sol et des troncs hors-sol. (2)

Fig. 2.    Illustration ancienne du HMS investigator 

«Groupe de traîneaux quittant le HMS Investigator dans la baie Mercy.» Source : Bibliothèque et Archives Canada


2.   Le remède?


Lorsque nous paniquons, nous cessons d'agir avec intelligence. Présentement, une partie importante de la communauté scientifique et  politique est en mode panique. Dans ce contexte, les décisions risquent l'illogisme ou l'irresponsabilité.

Le mode panique en solutions environnementales


Environnement et économie


Les leaders des pays prennent, de leurs costards, des engagements financiers avec l'argent des peuples et non le leur. Inflation et multiplication des pauvres sont à l'horizon.

Pourtant, si l'on retarde un possible réchauffement de 100 ans, mais qu'à cette fin, des millions de personnes meurent dans ce siècle des conséquences directes et indirectes de la pauvreté provoquée par la cessation des activités humaines industrielles ou de l'exploitation des ressources avec pour résultat le manque de travail, les surtaxes, etc., où est le gain? Au contraire, il faut conserver une économie en bonne santé dans les pays. Il sera plus facile de se relocaliser après une inondation, avec un emploi!


Solutions et innovation


D'autre part, des pays ont transformé des terres inutilisables en raison du manque d'eau en sols cultivables. Par exemple, en Israël, l'irrigation souterraine de certaines cultures agricoles (ex. fruitière) est distribuée par tubulure avec une gestion de l'eau très serrée. Cela impose une organisation, un plan, un effort constructif, un investissement. Mais lorsque des peuples implantent des solutions créatives, leurs adversaires réclament ces productions et ces terres. Car dans plusieurs autres, des personnes meurent assises sur les ressources ou par manque de planification (ex. régimes de dictatures ou autoritaires, ou haines inter-ethniques) et non par manque de potentiels. Les deux Corée, soit la Corée du Nord communiste en famine et Corée du Sud prospère et ouverte sur le monde, en sont un excellent exemple, comme tous les autres pays où une simple frontière sépare l'abondance et la misère de la famine (ex. en Afrique, dans les Caraïbes, en Amérique du Sud). Le principal problème mondial et la principale menace qui provoquent la mortalité ne semblent pas le climat, mais la haine qui s'approprie au lieu de créer, et le chaos associé, qui déstabilise (énergie négative) au lieu d'organiser. Exactement ce qui se passe en Syrie et en divers endroits «chauds».

Par exemple, lorsque le Québec envisage d'imposer un virage électrique pour l'automobile, mais que le reste du monde n'a pas les ressources hydroélectriques (sans polluer) équivalentes aux nôtres, cela apparaît comme très étrange. Une cible du Québec m'a étonné, déballée en pleine conférence de Paris (COP21) 2015: 100,000 véhicules avec zéro émission de GES  en 2020! C'est moins de 5 ans pour des véhicules souvent inaccessibles en coûts.

Une explication du survirage québécois à la COP21 boudant les véhicules hybrides


C'eût été d'abord intéressant de le savoir avant, car nous paierons, nous citoyens, les factures et pénalités, en bout de liste. Je ne comprenais pas.

La réponse m'est venue par un billet (opinion) de Dominic MAURAIS, chroniqueur au Journal de Québec / Journal de Montréal. Il fait état d'un lobby de voiture électrique, qui tout en étant déclaré et donc légal, n'inquiète pas moins sur les pressions exercés sur le Gouvernement du Québec pour imposer un pourcentage important de véhicules avec zéro émission de GES. Cette déclaration à la conférence de Paris m'a grandement surpris aussi. En lisant son article, j'ai compris:
«Et le mandat ne peut être plus clair: «Faire adopter une loi ou un règlement zéro émission de gaz à effet de serre pour imposer aux fabricants de voitures un pourcentage de production, de distribution et de vente de voitures n’émettant aucune émission de gaz à effet de serre [...].» 
«Coucou, exactement ce que Couillard a annoncé en France cette semaine.» (3)

La solution de l'automobile, dans ce cas précis, serait pourtant plus viable et beaucoup moins coûteuse, si elle tient compte des états voisins qui n'ont pas notre hydrographie, donc pas notre capacité énergétique à produire de l'électricité avec peu d'impact sur la hausse des GES (ex. une transition d'une partie significative de la flotte de véhicules passant par des véhicules hybrides, avec par exemple 3,5 litres au 100km ?). Bref, la technologie que veut implanter le Québec, ne sera peut-être pas celle retenue et donc beaucoup plus coûteuse pour les citoyens québécois. Il faut savoir que dans la majorité des états du monde, produire de l'électricité implique beaucoup d'émissions de GES, à partir de diesel, de charbon, etc.

Et d'autre part, parce que nous émettons moins de GES pour produire notre énergie domestique, nous devrions en toute logique, Québécois, être avantagés et non pénalisés. Vous ne croyez pas?

Conservons notre esprit critique en face des scientifiques; même de ceux qui vivent de subventions des gouvernements


En parallèle, la Conférence de Paris (#COP21 , #COP21Paris) de décembre 2015 a aussi ses sceptiques sur les analyses et solutions, comme en témoigne cet article du National Post. Dans un web censuré pour ne retenir que les opinions dominantes, ces derniers n'auraient plus droit de visibilité:

Rex Murphy: The High Church of Global Warming (11 décembre 2015) page consultée le 13 décembre 2015)



LIRE AUSSI :  

Dominic MAURAIS. La main de Tesla. Journal de Montréal en ligne, 12 déc. 2015 (page consultée le 13 déc. 2015)


Sur le présent blogue:
(4 août 2014)

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1.   Isabelle DUMONT (et autres). Origines. Science et technologie. Éditions CEC. Anjou (Québec), 2014, p. 44.

2.  Glenn M. STEIN, FRGS. Expéditions de Parcs Canada dans l'Arctique 2011. Historique du HMS Investigator, de ses officiers et de son équipage (1850-54). Parcs Canada, 6 septembre 2011. site consulté le 16 février 2013.
http://www.pc.gc.ca/fra/culture/expeditions2011/his-sto/his-sto06.aspx (l'article a été remplacé quelques mois après la copie de l'extrait).

3.   Dominic MAURAIS. La main de Tesla. Journal de Montréal en ligne, 12 déc. 2015 (page consultée le 13 déc. 2015)

dimanche 6 décembre 2015

Les deux procès du Dr Guy Turcotte annoncent-ils la fin du shopping des avis psychiatriques?

Le procès de Guy Turcotte (le chirurgien cardiologue qui a tué ses deux jeunes enfants) et l'appel entendu au Canada ont fait ressortir qu'un changement important, mais plutôt simple, s'impose pour le maintien de la confiance dans le système de justice canadien, lors du recours aux témoins-experts de la santé mentale pour crimes majeurs (ex. homicides).


Il a semblé subsister une très relative fiabilité, voire une faille dans le droit criminel au Canada, lors du recours au témoins-experts en matière de psychologie/psychiatrie, dans le contexte d'une approche-client entretenue par les intervenants:
  • procureurs de la couronne
  • procureurs de la défense
  • certains experts-conseils de la santé mentale en matière de droit


Sur invitation du journal québécois La PRESSE / Le Soleil, 59 experts ont accepté de donner leur avis sur une possible déconnexion de la réalité associée à un «trouble de l'adaptation avec humeur anxio-dépressive» (1). La grande majorité des experts-conseils répondants (99%) voyaient extrêmement improbable (53%) ou impossible (39%) ou sinon peut-être possible mais très rare (7%) que ce diagnostic puisse mener à une déconnexion de la réalité, au point d'assassiner ses deux bambins à coups de couteau sans réaliser ce qu'il faisait. 

C'est pourtant le jugement qui l'avait remporté au premier procès de Turcotte avec jurés.

Cela serait une énorme amélioration: que les deux ou trois experts entendus dans le cas de crimes graves (homicides) ne travaillent ni pour la couronne, ni pour la défense, mais pour la justice (le tribunal), tout en étant rémunérés par la défense et l'accusation. 

Il faudrait aussi reconnaître que la connaissance de la complexité du cerveau et des émotions n'est pas une science exacte.

Crédits images : La PRESSE / Le Soleil 20 nov. 2015 et 1er déc. 2015


le Dr Louis Morrissette fait partie de ces exceptions. Il a témoigné en faveur de Turcotte dans son premier procès. Il est apparu aussi dans d'autres causes de criminels célèbres, comme lors de la représentation pour libération de Karla Homolka; une autre histoire d'horreur. Avec son mari complice et tueur en série Paul Bernardo, elle avait participé à la séquestration, au viol et aux meurtres de jeunes filles, dont sa propre sœur Tamy, âgée de 15 ans. Libérée après une peine négociée, elle vivait libre en 2012 en Guadeloupe sous un autre nom, et avait donné naissance à des enfants.

Il est clair que le clientélisme psychiatrique en matière de droit criminel doit cesser: pourquoi alors la résistance chez les professionnels de la santé mentale? 


On comprend mal la réticence des experts-conseils en psychologie/psychiatrie, à mettre fin à ce «magasinage», comme il est pourtant exprimé dans l'article du journaliste Jean-François CLICHE:

«Si le magasinage d'experts dérange, voire scandalise les psychologues et les psychiatres, les juristes semblent beaucoup moins convaincus qu'il s'agit d'un problème. Et dans tous les cas, avertissent-ils, on aurait tort d'espérer une solution miracle...» (2)

Pourtant tout serait si simple sans cesser d'avoir recours aux avis d'experts-conseils en santé mentale


Pensez-y. une simple modification du mode de paiement des professionnels pourrait avoir pour effet que les deux ou trois experts entendus dans le cas de crimes graves (homicides) ne travaillent ni pour la couronne, ni pour la défense, mais pour la justice (le tribunal). Les frais seraient partagés entre la poursuite et la défense, mais tout cet aspect lié au clientélisme des experts et procureurs serait réglé. Le professionnel ne sachant pas s'il travaille pour la couronne ou la défense n'aurait pas grand intérêt à adapter l'incertitude à la situation et au payeur, ou en cas de deux diagnostics possibles, pas davantage de sentiment de de devoir retenir celui à l'avantage de son «client».

Mais ce serait trop simple et probablement que l'on cherchera des solutions compliquées.


AUTRES TEXTES:

Nouveau procès pour le Dr Guy TURCOTTE (nouveau JECKILL & HYDE)

(14 novembre 2013)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/11/nouveau-proces-pour-le-dr-guy-turcotte.html


Guy Turcotte et Valery Fabrikant: profil ressemblant

(vendredi 8 Juin 2012)


(5 Juin 2012)


Psychiatrie et Guy Turcotte : diagnostic à la carte

(18 mars 2012)

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1.  Jean-François CLICHE. Lumière sur le «magasinage» d'experts. La PRESSE / Le Soleil. 30 nov. 2015, mis à jour 1er décembre 2015.

2.  Même source

REVOIR le docu: «L'euthanasie, jusqu'où ? (Dernière version du documentaire)»

Au-delà des bornes initiales, que reste-t-il au fil des ans?

Je me permets de vous réinviter à visionner ce documentaire très bien fait sur certaines dérives de l'euthanasie pratiquée en Belgique où la pratique a débuté en 2002 (donc avant le Québec) et aux Pays-Bas.


Une témoin dans le documentaire.


Au Québec, la loi a été adoptée en 2014, mais la province doit se soumettre à la modification du Code criminel du Canada (attendu pour 2016). Là où l'euthanasie est déjà bien implantée, au fil des quelques années de pratique, les balises (bornes, cadre strict) initiales sont franchies, au moins en partie (1). Mais au-delà des bornes, que reste-t-il, après qu'elles sont outrepassées? Exactement ce qu'on promettait qu'il n'y aurait jamais. Même pas un siècle plus tard; à peine quelques années. 

Il s'agit de la plus récente version disponible en 2015 (sous © Copyrights TProd 2013-2014).






DÉBUT DE LA CITATION du commentaire que le film m'avait inspiré suite à son visionnement (été 2015):

«Au Québec, on a franchi le pas, et la marraine du dossier a déclaré dans une entrevue sur un média anglophone, au sujet de la loi permettant l'euthanasie et le «mourir dans la dignité» : «It's a first important step». Donc, si c'est un PREMIER pas, c'est une loi évolutive. On a ouvert la porte et d'ici quelques années, on aidera à mourir pour souffrance psychologique, et plusieurs autres dérives sont à prévoir. 
«J'aime bien cette expression citée dans le documentaire, attribuée à l'humoriste et philosophe Pierre DAC: «Au-delà des bornes, il n'y a plus de limites». Mais si les bornes sont injustes, voire iniques, il y a des limites certes, mais alors, elles sont mauvaises... Bref, la justice et l'équité fondées sur le bien-être et la véritable dignité du malade (particularité de l'humanité), et sur la solidarité sociale, doivent primer sur la loi. Une loi ça se crée, ça se modifie et ça peut même être abrogé ou remplacé. Une commission payée pour se prononcer après la mort du patient et non avant, et qui en plus ne trouve aucune anomalie après plusieurs centaines (millier) d'euthanasie déclarées, ce n'est pas crédible. Cela signifie que la médecine est «divine»; qu'elle ne peut errer. 
«Un des problèmes soulevé semble effectivement être la médecine qui s'auto-alimente en patients; ex. ces personnes sauvées d'un grave accident qui auraient dû ne pas être réanimées et qui ensuite, servent à justifier l'euthanasie. Un collègue de travail me racontait comment son père relativement âgé (env. 70 ans) a été réanimé d'un arrêt cardiaque, mais légume et sans qualité de vie. Doit-on réanimer à tout prix? Non. Surtout si c'est pour ensuite se donner le droit de tuer et de décider de qui doit mourir et du moment; un jour ouvrable. 
«D'autre part, l'alimentation et hydratation du malade est un besoin fondamental et non un soin, à partir du moment où l'on s'engage dans la voie de la réanimation. Il est immoral de laisser mourir quelqu'un de déshydratation et de sous-alimentation pour libérer un lit, ou alléger un budget.»

FIN DE LA CITATION

AUTRE VIDÉO À VOIR.


En Belgique, les balises tombent au fil des ans comme en témoigne ce spécialiste du droit.

Exemples de problématiques de la loi d'euthanasie en Belgique

L'euthanasie

Impossible de baliser et contrôler



Professeur Étienne Montero, Doyen de la Faculté de droit, Université de Namur, Belgique
(par la Coalition des médecins pour la justice sociale)


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1.  Pour accepter des demandes initialement refusées: pour dépression profonde, chirurgie de changement de sexe échouée, pour des jumeaux malentendants, âgés de 45 ans qui perdent progressivement la vision, pour des jeunes mineurs, pour...

jeudi 3 décembre 2015

Euthanasie: droits des malades menacés par l'engouement québécois pour le guichet de la mort

Voici une opinion partagée en commentaire à un billet de Mathieu Bock-Côté: «Mourir comme projet de société». 


Et censurée par les modérateurs du Journal de Montréal qui ne l'ont pas publiée... Pourtant, que des faits connus mais mis en lumière.


Veuillez excuser mes fautes d'orthographe. Cela m'arrive souvent dans ce contexte où on ne peut corriger après soumission d'un texte sur un sujet qui vient me chercher.


Le tunnel peut encore attendre... (crédit image: YapasdePRESSE, Gilles B., Québec)


CITATION DU COMMENTAIRE (publié le 3 décembre 2015 dans le contexte du délai du Gouvernement fédéral pour modifier le Code criminel canadien)

«Le droit d'être soigné pour les contribuables malades en perte d'autonomie est menacé. 

«Il y a avait d'autre moyens de laisser les gens partir sans tout ceci. Ex. ne pas réanimer au-delà d'un certain effort. Les citoyens, opposés à l'acharnement thérapeutique ont confondu non-acharnement et provocation de la mort par une intervention directe (ex. injection). Laissons mourir ceux qui meurent et on verra moins de cas de gens qui soufflent dans une paille pour activer un fauteuil roulant. 
«Vous souvenez-vous que pour nous vendre ce projet la classe politique nous a toujours parlé d'aide à mourir dans les cas extrêmes, de balises, OU encore, que le suicide assisté pour problème de santé mentale était exclus, etc. 
«Au même moment, la marraine du projet de loi (l'ex-ministre Hivon) déclarait en ondes à la radio anglophone de CBC à Montréal, que le projet de loi (non encore voté à ce moment) était «un PREMIER pas important» où il avait fallu faire des compromis pour pouvoir «aller de l'avant», donc évolutif, pour y ajouter des cas, après son adoption. L'avocate de formation savait comment ça marche. Une foi le projet de loi passé pour le Québec, on embarque déjà dans la spirale de l'impossibilité de suivre les balises strictes promises. Hier à la radio de Radio-Canada, un intervenant décrivait le malade que s'accroche à la vie comme un débile insécure. C'est ce qui est arrivé en Belgique et ailleurs, où la loi a déjà des années; les balises tombent. 
«Résultat, les personnes âgées qui pourraient désirer des soins palliatifs et espérer vivre encore six mois, ou un an ou deux, vont se sentir poussés par le système désorganisé de la santé au Québec qui fait moins qu'ailleurs avec plus de médecins au prorata de la population. 
«-  Pour économiser en santé, toute personne intelligente comprend déjà très bien qu'il est indigne d'avoir besoin d'aide dans la vieillesse, un processus normal de la vie. 
«Phase 2 : les problèmes de maladies non mortelles: ex. sclérose en plaques, maladie mentale, dépression profonde, handicaps comme perte de la vision. C'dst déjà le cas, là où les balises tombent progressivement.  
«Phase 3: les enfants malades. 
«Etc., comme cela se fait ailleurs.  
«Quand comprendrons-nous que les consultations sont bidon? Il y avait davantage de rapports opposés à l'euthanasie devant la commission qu'en faveur. Une délégation du Québec est allée voir ce qui se passe ailleurs et croyait qu'on allait leur dire qu'on s'est trompé, que les balises tombent, ou que des gens se font éliminer sans signature, ... Quelle absurdité! C'est comme la Croix Rouge qui allait visiter des sites de prisonniers durant la Deuxième Guerre mondiale. On leur montrait une baraque propre avec des artistes et artisans bien nourris, disant que les prisonniers des camps avaient des activités. 
«Une idée intéressante: pour éviter que Mémé soit encouragée à partir par des familles qui attend des milliers de dollars, faisons payer l'acte médical, afin que les héritiers ne soient pas encouragés à mettre de la pression... Ça arrive beaucoup plus souvent que vous pensez.»

FIN de mon COMMENTAIRE (bloqué par le modérateur)

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LA PRÉTENTION POLITIQUE : «Un consensus», le tout repris en chœur les médias?

LES FAITS: La majorité des quelque 427 mémoires et présentations orales à la Commission sur mourir dans la dignité étaient contre l'euthanasie selon une analyse exhaustive: Euthanasie au Québec : les mémoires sont contre (mercredi 16 novembre 2011) http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/11/euthanasie-au-quebec-les-memoires-sont.html

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Le passage de la marraine du projet de loi à CBC radio, Montréal, en janvier 2014, avant l'adoption du projet de loi

CE N'EST QU'UN PREMIER PAS: Transcription et mise en contexte, d'une déclaration de l'ex-ministre Véronique Hivon, lors de son passage à l'émission anglophone The Current (CBC Radio, Montréal) le 29 janvier 2014:

Projet de Loi 52 sur la fin de vie: seulement «un premier pas» (Véronique HIVON)


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POUR SE FAIRE UNE IDÉE RAPIDE DU DOSSIER DE L'EUTHANASIE AU QUÉBEC

Euthanasie, suicide assisté et fin de vie au Québec - Une compilation

(compilation de quelques billets ou articles ou infographie(s) sur le même sujet, sur ce blogue entre le 1er septembre 2010 et le 20 juin 2015)

samedi 28 novembre 2015

Mes souvenirs de la Commission Charbonneau sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction

La Commission Charbonneau OU Commission sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction, sous sa vraie dénomination, a terminé ses douze travaux. 

(mise à jour : 2015-11-31)

Les Québécois l'ont demandée, ils l'ont eue mais le résultat tant attendu, consiste en un volumineux rapport sans poursuites immédiates.

Heureusement, il ne faut pas oublier l'UPAC (Unité permanente anti-corruption) qui existe toujours


Jusqu'à présent, l' UPAC semble faire son travail dans les villes du Québec. Mais comment dénoncer des pratiques louches à ces entités, quand on ne parvient pas à se souvenir du nom attribué par des fonctionnaires à celles-ci? Si un entrepreneur intimidé ou victime de mauvaises pratiques dénonce à un agent de police de la SQ ou de sa ville, au téléphone, qui peut lui garantir que sa plainte ne finira pas sur le mauvais bureau, avec son nom et ses coordonnées?

Deux comparutions devant la Commission Charbonneau particulièrement médiatisées m'avaient inspiré deux caricatures (Fig. 1 et 2)


Bernard GAUTHIER alias «Rambo» (voir fig. 1)


L'insaisissable témoin a dit en Commission et sur le plateau de TLMEP qu'il ne faisait que «parler fort» selon la culture virile du milieu de la construction. Il est devenu un genre de héros régional pour les uns, et une honte pour les autres. La FTQ a même dû préciser récemment que M. Gauthier ne parlait pas en son nom lors de certaines sorties publiques. Son témoignage en chandail à rayures lui donnant une allure d'écolier, devant la Commission avait semblé avoir séduit la juge Charbonneau. L'imagerie populaire n'en a retenu que la soupe chaude qu'il fallait aller chercher à plusieurs kilomètres d'un chantier pour approvisionner les travailleurs; une dépense constituant une goutte d'eau dans un océan d'argent public.  La banalisation de son témoignage dans la mémoire populaire est-elle le fruit du mauvais travail des journalistes ou de la Commission?


Fig. 1.  Bernard GAUTHIER alias «Rambo»


Bernard GAUTHIER alias «Rambo», un représentant syndical de la FTQ-Construction. Considéré comme "gros bras" syndical de la région de la Côte-Nord, au Québec. Soupçonné d'intimidation, il s'est fait connaître dans le contexte de l'important chantier de la Rivière Romaine. 

Marché public de la construction (Industrie de la Construction) en lien avec la mafia?


dimanche 22 novembre 2015

Censure et filtres sur des enjeux majeurs OU pourquoi j'ai créé ce blogue sociopolitique privé

Voici une opinion en appui à un texte du chroniqueur Richard Martineau, deux fois censurée (non publiée) par le Journal de Montréal. Le sujet: la sécurité liée à l'immigration accélérée dans le contexte de l'État islamique. C'est pour des raisons comme celles-ci que j'ai créé ce blogue sociopolitique privé (indépendant).




(dernière modification : 13 décembre 2015)

J'avoue que la première contenait une citation en traduction libre, plus longue contenant des noms de comités de sécurité. La version ci-dessous, si on enlève le premier paragraphe, était tout à fait acceptable, moyennant un aperçu de quelques lignes (inexistant sur le blogue en question).


CITATION
(deuxième envoi censuré par le Journal de Montréal en ligne, paragraphe 1 ajouté, autre paragraphe de traduction d'un extrait de la lettre retiré)

«Chers modérateurs: soyez indulgents. Vous me censurez, mais je ne peux pas traduire les noms des comités en anglais, lesquels sont comme des marques. Par exemple, «Homeland Security« peut se traduire tout autant «Sécurité Intérieure» que «Sécurité Nationale»...Faudra-t-il traduire «une page Twitter»  par «une page du Gazouilleur»? Ou «Facebook» par «Le Livre des Visages»?
«Bref, M. Martineau, il n'y a pas que les Québécois qui s'opposent à accélérer le processus d'immigration des réfugiés dans le contexte de l'État islamique qui veut frapper l'Occident en profitant de la colonne de réfugiés et qui se font, du coup, accuser de xénophobie. Les hautes entités gouvernementales et agences de sécurité nationale américaines aussi.
«Selon une lettre officielle rendue publique, des tensions ont subsisté jusqu'ici, entre le conseil de la sécurité nationale (Homeland Security Committee) des États-Unis et le Président Obama et ce, jusqu'aux attentats de Paris, de novembre 2015. Celles-ci, touchaient même plusieurs failles ou vulnérabilités identifiées par le conseil et les sous-comités. Il s'agit principalement de vulnérabilités en matière de sécurité, reliées spécifiquement à l'immigration syrienne et irakienne, portées à l'attention du Président à divers moments et de diverses façons (lettres, informations et renseignement, recommandations pour la sécurité intérieure) mais qui seraient demeurées sans suite formelle durant plusieurs semaines, voire des mois, entre janvier et novembre 2015.
«Le 16 novembre, le Conseil a fait parvenir une lettre musclée au président Barack Obama et rendue publique sur le site de l'organisme gouvernemental. Le comité de sécurité avertit que l'administration Obama serait redevable aux citoyens et au Congrès américains en cas d'attaque au pays, si elle ne prend pas des mesures plus appropriées à l'évolution du dossier de l'État islamique.
«Le lendemain, 17 nov.,  le projet de loi H.R. 4038 est publié. Il est évident que le président s'est fait «convaincre» en matière de sécurité et de l'urgence de la situation. Il faut comprendre que l'État islamique a vraiment un plan d'infiltrer les pays occidentaux, et que nous nous trouvons dans un monde totalement différent des réalités précédentes ou même actuelles mais touchant d'autres pays en guerre.
«D'autres témoignages, de spécialistes ceux-là,attestent qu'il est relativement facile de voyager en UE et de franchir les frontières de Schengen (zone de circulation libre entre les pays), sous le radar des policiers»


FIN DE LA CITATION

Les documents référés dans ce texte se trouvent sur le site du Homeland Security Committee (https://homeland.house.gov)


La lettre du 16 novembre 2015 Du président du Homeland Security Committee Au Président de la plus puissante démocratie du monde:






Le projet de loi du 17 novembre, au lendemain de la lettre




Quelques faits importants sur la sécurité en Europe et en Amérique du Nord


Dans les cas de réfugiés «traditionnels» nous ne faisons pas face à des combattants ayant fait vœu d'infiltrer et d'attaque nos pays. Il ne s'agit pas d'interdire la migration de l'Irak et la Syrie, mais de ne pas accélérer le processus normal d'acceptation des réfugiés, d'autant plus que les menaces sont réelles.


D'autres témoignages, de spécialistes ceux-là, attestent qu'il est relativement facile de voyager en UE et de franchir les frontières d'entrée de Schengen (zone de circulation libre entre les pays), sous le radar des policiers.

jeudi 19 novembre 2015

États-Unis: tensions entre l'Administration Obama et le Conseil de la Sécurité Intérieure (Homeland Security Committee)

Des tensions ont subsisté entre le Conseil de sécurité nationale (Homeland Security Committee) des États-Unis et le Président Obama et ce, jusqu'aux attentats de Paris, de novembre 2015. Celles-ci, touchaient même plusieurs failles identifiées par le Conseil et les sous-comités. Il s'agit principalement de vulnérabilités en matière de sécurité, reliées à l'immigration syrienne et irakienne, portées à l'attention du Président à divers moments et de diverses façons (lettres, informations et renseignement, recommandations bipartites ou non partisanes pour la Sécurité Intérieure) mais qui seraient demeurées sans suite formelle durant plusieurs semaines, voire des mois, entre janvier et novembre 2015.


Dans une lettre du 16 novembre 2015 adressée au Président, suite aux attentats de Paris du 13 novembre, le président du Homeland Security Committee se plaint du peu d'attention portée par l'administration Obama, au sujet de lettres, avis et recommandations qui ont précédé ledit attentat.

Doit-on comprendre que le califat en création (restauration d'une branche de l'islam politico-religieux conquérant) et par définition sans frontière n'est plus un projet improvisé depuis les succès de l'EI des dernières années?



Signature du président du Conseil de 
sécurité nationale
Extrait (ci-dessous) de la lettre envoyée au président Obama par le président du comité de sécurité nationale, datée du 16 novembre 2015, suite aux attentats de Paris. L'on y perçoit des tensions en lien avec l'attitude de l'administration Obama, suite à des informations privilégiées qui lui ont pourtant été transmises et le peu de cas fait des lettres, avis et recommandations précédentes; notamment, plusieurs vulnérabilités identifiées plus tôt en 2015 en matière de sécurité, avant les attentats de Paris.

Il est clair qu'en rendant publique cette lettre (PDF ici), le comité de sécurité avertit que l'administration Obama serait redevable aux citoyens et au Congrès américains en cas d'attaque au pays, si elle ne prend pas des mesures plus appropriées à l'évolution du dossier de l'État islamique.


Extrait de la lettre envoyée au président Obama par le président du comité de sécurité nationale, datée du 17 novembre 2015, suite aux attentats de Paris. L'on y perçoit des tensions en lien avec l'attitude de l'administration Obama, suite à des informations privilégiées qui lui ont pourtant été transmises et le peu de cas fait des lettres, avis et recommandations précédentes; notamment, sur plusieurs vulnérabilités identifiées en matière de sécurité (1).

Traduction libre d'un extrait de la lettre du Président du Homeland Security Committe

La tention se ressent tout au long de la lettre musclée, dont ce paragraphe en page 2 de la lettre du 16 nov. 2015, faisant suite aux attentats de Paris:
[...] «J'ai fait parvenir une lettre à votre Administration en janvier, de concert avec les présidents du Border and Maritime Security et les Counterterrorism and Intelligence Subcommittees, la Représentante Candice Miller et le Rep. Peter King, ainsi qu'une autre [lettre] en juin de l'année courante, exprimant des préoccupations au sujet des impacts en matière de sécurité nationale dans le [processus de] secours aux réfugiés syriens aux États-Unis, sans pouvoir garantir la protection du peuple américain. En septembre, nous vous avons communiqué des informations-clés et recommandations émises par notre bipartite Task Force on Combatting Foreign Fighter Travel, lequel exposait les menaces terroristes posées par les extrémistes islamistes établis en Syrie. Nous demandions à ce moment que vous travailliez avec le Congrès pour considérer les nombreuses vulnérabilités que nous avions identifiées [...] nous n'avons reçu aucune réponse formelle de votre Administration sur ce qui constitue une préoccupation non équivoque en matière de sécurité nationale.» 
[...]
(extrait de la lettre signée le 16 novembre 2015, adressée au Président des États-Unis, Barack Obama, avant-dernier paragraphe, p. 2).

Le projet de loi du 17 novembre, au lendemain de la lettre



«H.R. 4038, the American Security Against Foreign Enemies (SAFE) Act of 2015, would put in place the most robust national-security vetting process in history for any refugee population and it gives the American people the assurances needed that we will do everything possible to prevent terrorists from reaching our shores» (Homeland Security Committee, 17 nov. 2015).

Le projet de loi mentionne nommément les groupes cibles de la procédure de vérification beaucoup plus serrée. Il faut comprendre que l'État islamique a vraiment un plan d'infiltrer les pays occidentaux, et que nous nous trouvons dans un monde totalement différent des réalités précédentes ou de la migration en provenance d'autres pays.

Plus tôt en cours d'année, des passeurs auraient attesté avoir fait passer plusieurs combattants de l'EI vers l'Europe, dont certains disaient qu'ils s'y rendaient «pour se tenir prêt».

4.000 combattants de l'EI ont pénétré en Europe en tant que réfugiés (publié et mis à jour en sept.-oct. 2015). (2)

D'autres témoignages, de spécialistes ceux-là, attestent qu'il est relativement facile de voyager en UE et de franchir les frontières de Schengen (zone de circulation libre entre les pays), sous le radar des policiers.

Entrer et de sortir de l'UE sans se faire repérer ne serait pas si difficile (20 nov. 2015). (3)

______________
1.  Michael T. McCAUL, Chairman. Lettre du Homeland Security Committee au président des États-Unis, 16 novembre 2015.
(extrait de la lettre).

Le document PDF complet, la lettre adressée au président Obama, est pour le moment disponible ici (site gouvernemental, consulté le 16 nov. 2015).

NOTE: S'il s'avérait que le lien consulté le 16 novembre soit perdu ou brisé, VOIR ce lien cliquable vers un lieu de stockage distinct : https://drive.google.com/file/d/0B7_i4-pzFK5LZlNLUjFOVDdkYVk/view?usp=sharing

2.  http://fr.sputniknews.com/international/20150907/1018022589.html#ixzz3sCVzxMTI

3.  http://www.20minutes.fr/societe/1734907-20151120-entrer-sortir-ue-faire-reperer-si-difficile