samedi 7 décembre 2013

WINNIE (film 2012) l'épouse par qui Mandela est devenu connu mondialement

Winnie MANDELA: le destin du sacrifice

Le jeudi 25 décembre 2013, un grand activiste non violent en la personne de Nelson MANDELA, nous a quittés. Mais il ne faudrait pas penser que la libération de l'Afrique du Sud n'est venue que par lui. Avant de voir ce film en 2012, nous ignorions, mon épouse et moi, le rôle majeur joué par son épouse WINNIE, lorsque son mari fût emprisonné pendant une génération. Le prisonnier politique est passé de statut connu de niveau national à une popularité internationale sous l'effort de WINNIE et des militants qui poursuivaient sa lutte au dehors.


Le film WINNIE (2012) raconte la touchante histoire d'amour entre Winnie MADIKIZELA (Jennifer Hudson) et Nelson MANDELA (Terrence Howard), sous l'angle incontournable du militantisme et de la lutte, selon leur choix de vie. Nous y voyons des extraits de leur histoire précédant l'arrestation de Mandela, puis la répression du régime, l'arrestation du leader, la vie de Winnie, sa montée et ses tribulations, les rivalités entre extrémistes et pacifistes, les réactions de MANDELA depuis sa captivité. 

C'est à travers de grands sacrifices personnels que l'Histoire peut changer pour le mieux. Cela a toujours été. On ne peut s'empêcher de conclure le film, touché par ces vies données pour les autres. Mais dans une existence humaine, il y a de la lumière et des ombres. Par exemple, les effets de sa présidence n'ont pas été que positifs.

VOIR ma critique sur MonCineMedia.blogspot.ca

Winnie (Mandela) Bande annonce en français (2012)

vendredi 6 décembre 2013

Négos: Maire Labeaume pris à son piège par le président de la FPPVQ?

UNE VOIE À SUIVRE? PEUT-ÊTRE...

Extrait du Journal de Québec du vendredi 6 déc. 2013:
«Dans le but de favoriser la transparence la plus totale, le chef de la Fraternité des policiers de Québec suggère aux journalistes de lui confier leurs enregistreurs pendant son tête-à-tête de ce matin avec le maire Labeaume. 
(...)«De cette façon, les journalistes pourront avoir une idée précise de la teneur des échanges entre la FPPVQ et le maire» (...) 

vendredi 22 novembre 2013

John F. Kennedy, les indices d'un complot d'assassinat persistent

TIREUR AGISSANT SEUL ET DÉSÉQUILIBRÉ? COMPLOT? OU COUP D'ÉTAT?

Cette semaine, le 19 novembre 2013 à 20 heures, Télé-Québec (1) nous a présenté «Kennedy», un documentaire sur l’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy (JFK) le 22 novembre 1963 à Dallas aux États-Unis. Dans ce documentaire du National Geographic, le journaliste Max Holland présente la thèse du tireur unique isolé. Dans le documentaire même, on note une déclaration d’un témoignage clé qui dure quelques secondes mais qui démolit la thèse du tireur unique avec une simple carabine à culasse. (dernière modification : 26 novembre 2013)
Voici ce que le documentaire reprend sans l'intégrer dans un ensemble logique: La preuve d’au moins 2 tireurs peut aussi se faire par le même documentaire du National Geographic (Max Holland) qui retient la thèse qui la discrédite.

Image extraite du film amateur de Zapruder
(22 nov. 1963).  Le président est touché par 
une première balle entrée par l'arrière de son
cou et ressortie par l'avant de celui-ci. et 
semble éprouver des difficultés respiratoires
ou un malaise.
Un témoignage-clé du reportage du film de Max Holland, et de l’enquête initiale (1963-1964), est celui d’un homme qui était âgé de 15 ans au moment des faits en novembre 1963. Il assistait au défilé du cortège, d’un point situé près de l’entrepôt d’où Oswald est présumé avoir lui-même tiré, du sixième étage du dépôt de livre. Le jeune homme était ainsi positionné à l'intersection des rues Houston et Elm, tout près du point où la décapotable a ralenti à 18 km/h pour négocier un virage serré en prenant sur Elm Street dans le secteur de Dealey Plaza. 

Or à un point crucial du témoignage livré dans le film, par celui qui est maintenant un homme d’âge mûr, ce dernier nous donne audiblement la cadence des coups. De sa position, il en a entendu trois. Mais c’est le rythme qui importe. Première détonation – pause | Deuxième et troisième détonations très rapprochées, espacées de moins d’une seconde, rappelons-le, avec une carabine à culasse et le temps nécessaire pour viser.  C’est à ce point-ci que la thèse principale du documentaire s’écroule. Sans s’en rendre compte, le producteur insère ainsi dans son propre documentaire, une déclaration d’un témoin clé de l’époque, qui rend impossible deux coups de feu (balles dites B et C) en moins d'une seconde tirés d'une seule arme à culasse actionnée manuellement.
L'arme de Lee Harvey Oswald qui aurait permis le meurtre de Kennedy, selon la thèse du tireur unique et déséquilibré. Les deuxième et troisième coups (thèse du tireur unique déséquilibré mentalement) ont été tirés pratiquement en même temps, ce que ne permet pas ce modèle à culasse.

vendredi 15 novembre 2013

Meutrier Guy Turcotte, pardon ou justice?

Richard Martineau, chroniqueur à une émission matinale d'une radio privée de Québec, le 14 novembre 2013, affirmait que l'échec du premier procès de Guy Turcotte, le chirurgien qui a tué ses deux enfants, provenait des racines catholiques québécoises des jurés et de la société. Il faut vraiment avoir raté 50 ans d'histoire du Québec, au moins (ne pas avoir compris), pour faire de telles déclarations sans fondement.

Premièrement, je lui rappellerai que quand une version du catholicisme au Québec, et du protestantisme traditionnel (hors Québec) étaient à leur apogée, la peine de mort pour les cas comme Guy Turcotte était pratiquée au Canada.

jeudi 14 novembre 2013

Nouveau procès pour le Dr Guy TURCOTTE (JECKILL & HYDE version du Québec)

14 nov. 2013 - Cette cause n'est pas l'affaire d'une mère, mais l'affaire de toute la société post-moderne. La mère des deux jeunes enfants assassinés, elle-même urgentologue, Isabelle Gaston, a accordé une entrevue radiophonique à Dutrizac, le 13 novembre 2013. Malheureusement, l'entrevue mettait un fort accent sur les sentiments d'une mère et pas assez sur un besoin supérieur de la société. 

Guy TURCOTTE, l'ex-chirurgien cardiologue, a tué à l'arme blanche (...) ses deux bambins en 2009. Il avait par la suite été jugé NON criminellement responsable, lors d'un premier procès. La couronne lui impose un second procès. Il y aurait eu erreur judiciaire lors des directives du juge aux jurés, sur l'impact du produit consommé versus la responsabilité criminelle. 

(mise à jour 14 novembre 2013, 19:12)

La mère des jeunes victimes, Isabelle GASTON, a déclaré qu'il n'y aura jamais de gagnant dans cette affaire, car rien ne pourra réparer le mal qui a été fait. Mais en réalité, le nouveau procès n'est pas pour satisfaire une mère elle aussi victime, mais pour toute la société. Il faut voir plus grand que le noyau familial du drame en question. Car le premier procès qui a déclaré le médecin assassin, non criminellement responsable, a ajouté ainsi un cas de plus à la jurisprudence (qui sert maintenant de référence pour d'autres où les problèmes mentaux se mêlent à la consommation) en matière de consommation d'un produit dangereux (liquide lave-glace bleu) lié à un acte criminel (1). Pour plusieurs (je tends vers cette hypothèse), Guy Turcotte aurait en réalité voulu punir sa femme pour l'avoir trompé avec un ami de la famille.

L'histoire rappelle un ancien film des premières décennies du cinéma, «Dr. JECKILL & Mr. HYDE», Hyde avait deux personnalités, le M. HYDE gentil et le méchant JECKILL lorsqu'il consommait sa solution chimique  (Jeckill et Hidehide = Jeu de mot pour caché et Jeckill, pour kill, tuer). Nous avons ici Dr Turcotte et M. Alter Ego (traduction: «autre Moi»).
Un docteur devient méchant  après avoir bu un liquide. Cela
rappelle un certain médecin chirurgien, dans une histoire de double
meurtre d'enfants au Québec.
Crédits image: affiche du film Dr. Jekyll and Mr. Hyde, film
original de 1931, suivi de plusieurs remakes et même de séries TV.
Image trouvée sur IMDb. Étrangement, la même année 1931 a vu
naître les films Dracula et Frankenstein, qui ont aussi marqué l'imaginaire
dans le genre cinématographique.
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1.  Tous les jugements font partie de la jurisprudence pour guider les causes suivantes dans le temps. Depuis quelque temps au Canada, la consommation de drogues ne peut plus être utilisée pour déresponsabiliser les criminels. Cependant, le liquide lave-glace n'a pas été consommé en tant que drogue, selon la défense, mais pour se donner la mort. La réouverture de la cause est surtout reliée aux directives inappropriées données aux jurés.

mercredi 13 novembre 2013

Sugar Sammy, la controverse sur Pauline MAROIS comparée à Rob FORD

13 NOVEMBRE 2013. L'humoriste Sugar Sammy a semé une controverse cette semaine, en écrivant faire davantage confiance au controversé maire de Toronto, Rob FORD, qui a admis avoir fumé du crack et consommer trop d'alcool, plutôt qu'à la première ministre du Québec, Pauline MAROIS. Les réseaux sociaux se sont emparés de l'affaire et plusieurs ont crié au «Québec bashing», alors que Sammy est Québécois d'adoption et par choix. Il en aurait rajouté en disant que le problème de FORD, ça se soigne. L'humoriste contestait ainsi, dans un humour caustique, les dérapages du projet de charte de laïcité, se nourrissant selon lui, d'une certaine peur des autres cultures (1). 

Sugar Sammy, humoriste
Ce qui étonne, cependant, c'est la grande sensibilité de certains québécois, alors que le premier ministre du Canada, Stephen Harper (prononcé par eux «ArrrPeur»), conservateur de la droite économique, est régulièrement ridiculisé par les humoristes québécois. Dans les revues Bye Bye de fin d'année, ou à TLMEP, on le décrit régulièrement comme un anglophone idiot, un «lobotomisé» ou une «lobotomie sur deux pattes» et ainsi de suite. Vous voyez le genre. Mais voilà qu'un humoriste plus de la droite économique (un des seuls au Québec) ose servir cette même médecine envers la PM du Québec, et là on accuse l'humoriste de racisme. Racisme, en passant, est un manque de compréhension dans le débat, car il n'y a pas de race québécoise (...)

Cette réaction exagérée à un commentaire de Sammy, comme les humoristes en font régulièrement contre les politiciens fédéralistes, fournit un indice de plus que dans un Québec souverain, la liberté d'expression deviendrait probablement un souvenir. Il faudrait se décider et maturer. Ou bien on ne tolère pas la vulgarité et l'humour méprisant et provocateur, ou bien on les tolère. Faudrait être consistant avec nos plus meilleures valeurs du monde, notre plus meilleur «modèle québécois» qui ne fait pas ses frais. Moi je suis contre le non-respect, mais puisque les autres humoristes usent et abusent du mépris, alors logiquement... 


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1.  Dans les faits, la réaction québécoise à une certaine immigration, traduit plutôt un appui de l'affirmation de soi et un rejet de l'intégrisme et de la ghettoïsation de certains nouveaux arrivants depuis environ deux décennies. Le Québec renonce sans cesse à des droits et privilèges de peuple fondateur alors que certaines communautés récemment arrivées forment des enclaves en conservant, elles, leur culture. Cela est perçu et vécu comme un profond mépris, sinon une injustice, imposée par des partis politiques, des hauts-fonctionnaires et par des néo-québécois de par certaines revendications. Le Québécois moyen sent qu'on lui ment à des fins partisanes et électoralistes, quand on lui dit que tous ceux qui arrivent ici nous aiment et aiment notre culture.