mardi 12 novembre 2013

Un monde sans guerre?

Le Jour du Souvenir au Canada, ramène inévitablement la question. La guerre est-elle toujours mauvaise ou est-elle parfois justifiée? Et quand elle deviendrait justifiée, que ferait un pays sans armée? 


Plusieurs historiens reconnaissent aujourd'hui que la fin du beau projet de la Nouvelle-France pour les uns (aujourd'hui le Québec dans la fédération canadienne) OU le début du beau Canada pour les autres, est dû au désintéressement de la France de ce pays en devenir. Dans les faits, on peut comprendre que face aux Anglais au nord et aux états américains au sud, la France ne trouvaient pas la justification de l'effort additionnel, ni les ressources, pour défendre un peuple peu nombreux, des castors, des poissons, des érables, des épinettes, un pays de neige et d'interminables hivers hostiles à tout conquérant.  

Comme le souligne le chroniqueur souverainiste Mathieu BOCK-CÔTÉ dans son billet Les Québécois et la guerre
«En 2014, nous commémorerons les cent ans de la Première Guerre mondiale. Et les soixante-dix ans du débarquement de Normandie. Ce sera l’occasion de réfléchir aux idéaux qui méritent les plus grands sacrifices» (1).

La guerre est parfois inévitable


Malheureusement, qui veut éviter de se battre doit être capable de démontrer sa force contre ceux qui veulent se battre. Les États-Unis ont pu éviter la guerre contre l’URSS et Cuba, durant la décennie 1960, par une démonstration de leur capacité militaire, de leur volonté de se défendre et par leur accès à l’espace, via la NASA et la course à la Lune, lancée par le président JFK; un programme premièrement militaire, avant d’être scientifique. Un pays non armé demeure une zone ouverte à toute hégémonie qui se fout de nos états de droit, de nos démocraties (même si imparfaites), et de nos programmes sociaux. Et un boxeur ne commencerait jamais à s’entraîner la veille d’un match.

La guerre des autres


Entraînement en vue du défilé militaire du 60e anniversaire de la République
populaire de Chine. Crédits photo : agence de presse REUTERS 2009. 
Au début de la Deuxième Guerre mondiale, les États-Unis considéraient la conquête menée par le 3e Reich (empire allemand) et ses alliés, comme la guerre des autres. C’était la guerre au loin. Mais le 7 décembre 1941, la célèbre attaque aérienne surprise menée par les Japonais contre Pearl Harbour, en pleine période de pour-parler avec le Japon, les fit entrer dans cette autre réalité. Parfois les bons mots ne suffisent pas. Et que faire, si à ce moment vous n'avez pas d'armée?

Le Jour du Souvenir dans l’imaginaire québécois

Dans l’imaginaire Québécois, le Jour du Souvenir, commémoré le 11 novembre, semble limité aux 2 grandes guerres du 20e siècle et à la fédération canadienne; les autres, les «eux». C’est pour plusieurs québécois, la non-fête du souvenir de «la guerre des autres». En réalité, la commémoration rappelle une réalité: la guerre est parfois inévitable. Ceux qui en reviennent, diminués ou non, devraient être honorés et supportés, eux ou leur famille qui reste.

Pensée : Il faut être deux pour faire la paix


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1.  Mathieu BOCK-CÔTÉ. Les Québécois et la guerre. Journal de Québec. Mardi 12 novembre 2013, p. 18

samedi 2 novembre 2013

Politique Municipale - L'Affaire David LEMELIN, Québec 2013

Élections 2013, Mairie de la Ville de Québec.

Un homme peut-il refaire sa vie 20 ans après une offense et un pardon judiciaire accordé? La semaine qui se termine, les animateurs des radios privées de Québec disaient que non. Voilà un test intéressant pour nos valeurs dites «communes». Nous assistons en réalité, de plus en plus aux contradictions de celles-ci. Le candidat LEMELIN a demandé et obtenu un pardon dans le cadre du système judiciaire canadien, ce qui implique ou suppose un amendement et une bonne conduite par la suite. Il a cependant omis d'en informer ses collègues du parti Démocratie Québec, ceux-ci candidats pour les districts électoraux du parti dont il a obtenu la chefferie.

David LEMELIN. Candidat à la mairie
de la ville de Québec, 2013.
Crédits photo: Démocratie Québec
page consultée: sam. 2 novembre 2013
Au Québec, un homme peut commettre un meurtre et être en semi-liberté quelques années plus tard (1).  Un médecin chirurgien dépressif peut tuer ses deux bambins à l'arme blanche, les éviscérer et être en libération progressive en 4 ans. Mais un candidat à la mairie de la Ville de Québec (Capitale du Québec), dans la course en vue de l'élection du 1er novembre 2013, a commis des voies de fait sur une conjointe 20 ans auparavant. Depuis, ils ont fait la paix, il a fondé une famille stable, et a obtenu son pardon judiciaire officiel des représentants de la justice et de l'État. Si tout ce qu'il dit à sa défense est vrai, il n'aurait failli que sur ce point: omettre d'informer ses collègues avant d'être choisi pour représenter Démocratie Québec. Sauf que légalement, il n'était pas contraint de le faire, sur le principe du pardon officiel obtenu. Un manque de jugement, probablement (ou peut-être), mais cette semaine, tous les candidats du parti, aux postes de conseillers de districts après avoir entendu ses motifs et raisons, ont décidé de l'appuyer. C'est probablement à leur honneur; si le pardon signifie encore quelque chose... 

Peut-on douter de l'exactitude des faits du point de vue autocritique du candidat LEMELIN? Oui. Mais d'un autre côté, après 20 ans, il faudrait peut-être passer à autre chose. Sinon, qu'on détruise tous les films et séries sur Jean Valjean, le héros du célèbre Roman Les Misérables de Victor Hugo.

La crise médiatique

Comme par hasard, le Journal de Québec a sorti la nouvelle de cet écart de conduite pour lequel le candidat au poste de maire pour 2013, avait plaidé coupable et subi les conséquences pénales, mais ceci à quelques jours du scrutin pour les municipalités et villes du Québec. Peut-être que le journal l'a appris à la limite de la course, oui. En ce cas, le ou la journaliste devrait prendre un billet de la Lotto, car la chance est avec ces jours-ci. Mais d'un point de vue éthique journalistique, cette prise à la pêche, faute d'informations complètes, et sa diffusion soulève des interrogations. D'ailleurs, le Journal de Québec et la machine sont vite passés en mode «damage control», contrairement à ce qu'ils se seraient attendus. On semble plutôt avoir voulu planter le candidat, quitte à aller à la pêche avec une information d'une source non contre-vérifiée ou en l'absence d'engagement officiel d'une source.

Le rédacteur en chef  du journal a dû intervenir en personne pour défendre sa journaliste, mais ce faisant, il a confirmé qu'ils ont confronté LEMELIN, sans avoir préalablement eu le temps de valider leurs sources:

«Cela faisait quelques jours que des sources nous chuchotaient des informations au sujet du dossier criminel qu’a autrefois traîné le chef de Démocratie Québec. On nous racontait qu’il avait obtenu son pardon peu avant la fondation de son parti. Après avoir effectué les vérifications d’usage, après avoir retourné sans succès toutes les pierres, nous avons décidé hier de questionner M. Lemelin» (2).

Nous pouvons aussi (autre option) nous réserver, un petit droit de douter que le journal n'avait pas l'information quelques temps plus tôt. Ce temps «plus tôt» que LEMELIN fait remonter au 26 mars 2013, quelques mois avant la course.

La journaliste Karine GAGNON dans l'édition du journal de samedi le 2 novembre, ne le nie pas, pour qui sait bien lire les virgules, mais se défend plutôt en disant que ce n'étaient alors que des rumeurs. Pourtant, lors de la sortie en catastrophe avant le scrutin, aucun témoin n'acceptait de signer une déclaration écrite. La thèse d'une source en mars 2013, impliquerait alors une rétention de l'information à des fins opportunistes. Il subsistera toujours un doute pour plusieurs électeurs de la ville de Québec. La journaliste par qui le scandale arrive, Karine GAGNON, connue dans cette course pour ses fortes réticences envers LEMELIN, contredit cette théorie du complot. Ce faisant, elle confirme du coup, que le journal a décidé de confronter le candidat sans aucun témoin acceptant de signer une déclaration écrite:
«David Lemelin dit n’importe quoi lorsqu’il affirme que le Journal détenait cette information depuis au moins le 26 mars. On avait entendu des rumeurs, mais rien qui puisse être validé [...] En dernier recours, après avoir accumulé plusieurs informations, mais toujours sans preuve écrite que nous puissions publier, nous avons confronté M. Lemelin» (3).
Cela fait très mal paraître le journal en donnant parfois l'allure d'un règlement de compte, si on met le tout dans la perspective des chroniques précédentes de Madame GAGNON. Pour prendre position, elle le faisait.

LA QUESTION

Mais la question principale demeure la suivante. À QUOI PEUT BIEN SERVIR UN PARDON JUDICIAIRE, si une personne peut, sans impunité, nuire à un individu qui veut refaire sa vie? Loin de moi l'idée que le candidat serait plus blanc que neige ou que la violence conjugale (violence domestique) serait une chose banale. Et pour l'attitude? Nous voyons la même chose, le même genre d'arrogance, chez le maire sortant... Mais au-delà du candidat LEMELIN, dans le sens plus large du principe du pardon judiciaire, que faisons-nous, si le pardon judiciaire de l'État et de la justice ne valent pas le papier sur lequel ils sont écrits?

Aspect social

Ce qui m'a surpris, c'est la réaction médiatique, dans les radios privées à contenu parlé, par exemple. Contrairement aux citoyens plus partagés sur le sujet, les animateurs des tribunes étaient tranchants. Ce qu'il a fait était selon eux disqualifiant pour la fonction, et ce pour le reste de sa vie. Là, je ne suis pas sûr que j'embarque. Il y a des irrécupérables, mais aussi entre les deux. Selon eux et elles, on ne pourrait jamais lui faire confiance pour un poste de maire d'une ville. Pourtant, si le pardon judiciaire (et judéo-chrétien) signifie quelque chose, et si l'on croit qu'une personne puisse changer de conduite... 

Maire sortant

Le maire sortant, Régis LABEAUME, s'est montré plus mordant que les citoyens de Québec. À la question, à savoir s'il apprenait chez l'un des candidats de son parti, que ce dernier ait déjà frappé sa conjointe et été condamné pour cela, s'il l'accepterait comme candidat, il a répondu que non «tu ne touches pas à ça», question posée dans le contexte d'une offense criminelle d'il y a 20 ans. Pour le maire LABEAUME, il faut donc avec ce qui n'est pas une personne, mais un «ça», les condamner à vie comme non réformables. Il faudrait donc, socialement, jeter les fautifs dans un puits sparte, comme dans le film 300, il est fait avec les messagers des Perses. Ici au sens figuré évidemment, la mort politique pour toujours, toujours, toujours...

Citoyens électeurs de la ville de Québec

samedi 26 octobre 2013

Obamacare: des contrats sur invitation qui laissent perplexes

ÉTHIQUE ET CONTRATS DES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION SOUS LE GOUVERNEMENT OBAMA

Le premier problème apparent: le contrat initial aurait été accordé sur invitation, sans appel d'offres. Coïncidence? Selon la nouvelle du Daily Caller, une haute gestionnaire de l'entreprise des technologies de l'information qui a construit le site web du programme médiatisé sous l'appellation «Obamacare», serait une grande amie personnelle de la Première Dame des États-Unis, Michelle Obama. 
Le second problème: des sommes énormes en jeu pour les Technologies de l'information (TI) selon le Washington Examiner, jusqu'entre 1 et 4 milliards $ pour des mandats à CGI selon un contrat qui serait valide jusqu'en 2017

(Article revu et augmenté le 10 décembre 2013)

Un contrat expirant en 2017 permettrait à CGI de cumuler divers mandats en TI, pouvant atteindre entre 1 à 4 milliards selon un document contractuel dont le Washington Examiner a obtenu copie.

Michelle Obama
Amitiés payantes ou  simple hasard?

Toni Townes-Whitley, vice-présidente senior de CGI Federal, est une ancienne copine de classe de Michelle Obama, à Princeton. La gestionnaire occupe une fonction clé à la haute direction de l'entreprise en informatique qui a conçu le site web du programme Obamacare (Healthcare.gov). 



Toni Townes-Whitley
Crédits image : CGI.com
Le Daily Caller rapportait récemment que les deux étudiantes de la classe de Princeton de 1985 sont des amies personnelles. Les deux femmes sont aussi membres de l' «Association of Black Princeton Alumni». En plus, George Schindler, le président du CGI Group (Groupe CGI), entreprise apparentée basée au Canada et offrant des services dans les deux pays, serait devenu donateur de la campagne de Barack Obama de 2012, ce qui ferait logiquement suite à l'attribution du contrat sans appels d'offres (one bid contract), en vue de la conception du site web fédéral Healthcare.gov.

Éthique et contrats fédéraux  des TI sous Obama

En plus des ratés opérationnels soutenus dont les médias ont parlé et qui ont nécessité l'embauche d'autres firmes, le problème majeur est que le site web aurait été conçu par CGI au coût de plusieurs millions de dollars sans appels d'offres publiques, selon le Washington Examiner. Un mécanisme fédéral peu connu permet d'attribuer des mandats de divers coûts, à une firme sélectionnée qui obtient un contrat global. C'est la formule contractuelle «ID/IQ ... government jargon for “Indefinite Delivery and Indefinite Quantity». La firme CGI aurait de cette manière obtenu des mandats multiples pour diverses commandes (le Obama Care et d'autres) totalisant 678 millions de dollars entre 2009 et 2013. Le contrat expirant en 2017 permet à CGI de cumuler des mandats pouvant atteindre jusqu'entre 1 et 4 milliards $, selon un document contractuel dont le Washington Examiner a obtenu copie.

En SAVOIR PLUS (textes en anglais): 

jeudi 17 octobre 2013

24h Montréal – Actualités - Accès à l'information: cri d'alarme de la Commissaire à l'information du Canada


Mon point de vue

Un problème à mon avis, concernant cette nouvelle sur la loi d'accès, c'est que cette législation ratisse trop large. Visant au départ surtout à permettre à une personne d'accéder aux dossiers de l'État la concernant, pour en corriger les erreurs ou inexactitudes ou indiscrétions éventuelles, on a accouché d'un droit de faire travailler des fonctionnaires des divers paliers de gouvernements durant des heures, voire des jours ou des semaines pour compiler des données en vue de satisfaire une curiosité idéologique, ou politique, ou citoyenne très (trop) personnalisée ou orientée. Il faudrait en resserrer et recadrer le recours aux demandes d'accès à l'information. Une loi ça se change. En restreignant, on pourrait mettre plus de pression sur ce qui est essentiel et choisir ses combats. 

Par exemple, connaître comment sont gérés et dépensés les fonds publics, ou savoir ce qui est dans notre dossier médical, ou autre, cela est important. Et que les partis politiques ne s'y trompent pas. Ce qui les sert aujourd'hui dans l'opposition pour dénicher des scandales réels ou imaginaires chez un parti au pouvoir, devient leur épée de Damoclès (suspendue au-dessus de leur tête par un seul crin de cheval) s'ils prennent le pouvoir.

Un exemple : connaître les dépenses de Radio-Canada, société d'État largement subventionnée

Moi par exemple, j'aimerais savoir si les producteurs et auteurs du Bye Bye à Radio-Canada sont des salariés ou des travailleurs autonomes (Ce qu'on nous dit ces dernières années). Parce que s'ils sont des travailleurs autonomes (entrepreneurs), alors où sont les appels d'offres publics des dernières années dans la communauté artistique? Dans quels journaux ou plate-formes ces appels d'offres ont-ils été publiés? Et s'ils sont salariés, quels salaires ont touché ces donc, «fonctionnaires» de l'État, millionnaires de surcroît, très à gauche économiquement, pour promouvoir durant des années leurs positions idéologiques et politiques?

La fille de Woody Allen : « J'avais 7 ans. Je voulais que ça s'arrête » -- Enfant de la Société -- Sott.net

Une affaire de  plus de 20 ans refait surface. Dylan, une des filles adoptives de Mia Farrow et Woody Allen, a déclaré pour le magazine Vanity Fair de novembre 2013 se souvenir d'une agression sexuelle par son père adoptif. Mia Farrow avait déjà soulevé le cas en 1992, mais faute de preuves, aucune accusation n'avait été portée. 
«En 1992, Mia Farrow accusait son compagnon d'avoir abusé sexuellement de leur fille adoptive Dylan, qui avait sept ans à l'époque des faits. Faute de preuves, Woody Allen n'a jamais été jugé. Dans le numéro de novembre du magazine Vanity Fair, Dylan ose parler pour la première fois de ses souvenirs "dans le grenier" qui la hantent encore aujourd'hui».
Le problème pour le célèbre cinéaste, c'est que Dylan parle ouvertement ces jours-ci, dans le Vanity Fair de novembre. Une histoire à suivre...
«Dylan se fait appeler Malone désormais. Incapable de prononcer le nom de Woody Allen, elle explique qu'elle a "peur de lui, peur de son image." Elle raconte: "Je me souviens que j'étais mal à l'aise, j'avais l'impression d'être une mauvaise fille parce que je n'avais pas envie de faire ce qu'il me demandait de faire. J'avais sept ans, je l'ai fait parce que j'avais peur. Je voulais que ça s'arrête.»
Allen serait-il un pédophile adoptif?
La fille de Woody Allen : « J'avais 7 ans. Je voulais que ça s'arrête » -- Enfant de la Société -- Sott.nethttp://fr.sott.net/article/17138-La-fille-de-Woody-Allen-J-avais-7-ans-Je-voulais-que-cas-arrete

D'autres faits troublants:
  • Le cinéaste et producteur a épousé une autre de ses filles adoptives, Soon-Yi; c'est un fait connu.
  • Mais deux autres enfants adoptifs seraient décédés. Un de ses enfants le soupçonne.
Cela fait beaucoup pour une seule famille.

lundi 7 octobre 2013

Documentaire «Lillusion tranquille»; une partie de la conclusion erronée

Je viens de terminer pour la première fois, le visionnement du film québécois L'illusion tranquille (2006) version VIDÉO. Le documentaire se veut une critique de la social-démocratie québécoise, après 40 ans de vécu (année de sortie du film 2006). Très intéressant. Je constate que sans avoir vu le film avant aujourd'hui, mon cheminement m'a mené à plusieurs observations critiques semblables aux constats, exprimés  dans le film plus économiquement appuyées. Cependant,  je dirai qu'il contient un aspect avec lequel je suis en désaccord; un point mis en emphase, dans la conclusion. Il est généralement faux de prétendre que le mépris de la prospérité est un héritage catholique ou judéo-chrétien. Nous démontrons ainsi que que si nous avons été «christianisés», nous ne connaissons pas les principes chrétiens. Pas plus qu'être né dans un hôpital et y être retourné occasionnellement, n'a fait de nous des médecins. ET cette position sous-tend une autre prémisse idéologique: le film se termine malheureusement sur un autre mensonge, servant de point de départ d'un renouvellement national espéré, une prémisse fondamentalement fausse qui voue tous les systèmes humains (sociopolitiques inclus) à l'échec à long terme. Ce présupposé idéologique est que l'être humain serait fondamentalement bon. Or, des milliers d'années d'Histoire humaine documentée démontrent que cette philosophie est erronée. Le comportement humain doit toujours être encadré.

dimanche 6 octobre 2013

Documentaire: «L'illusion tranquille» (2006) GRATUIT - Un regard critique sur la Social-démocratie du Québec

APRÈS UN DEMI-SIÈCLE DE SOCIAL-DÉMOCRATIE, UN BILAN S'IMPOSAIT. 

Pour voir ou revoir le documentaire québécois «L'illusion tranquille» (2006). Ce film a été l'une des premières critiques, structurée et franche, du modèle économique québécois. Je me souviens que le Québec majoritairement à gauche (gauche économique) à ce moment a été ébranlé, comme un pays qui entre en guerre en une seule nuit. Comment pouvait-on oser critiquer le «modèle québécois» (que personne ne suivait, soit dit en passant). Peut-on critiquer notre socialisme démocratique (social-démocratie) hérité des décennies 1950 et 1960 et de la prospérité qui a suivi l'après Deuxième Guerre mondiale? Pour les auteurs du documentaire, c'est certainement, oui. Si le système a du bon, il a aussi de nombreux travers qui bloquent toute tentative d'adapter l'économie et la gestion de l'État à une réalité évolutive.

LIRE AUSSI: Documentaire «Lillusion tranquille»; une partie de la conclusion erronée
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/10/documentaire-lillusion-tranquille-une.html

Une Question demeure pour moi: Quand a-t-on voté majoritairement pour ce système socialiste en marche? 

Parlement du Québec avec en filigrane,
le drapeau du Québec, le fleurdelysé
Je me rends compte après coup, qu'on l'a implanté un module à la fois; assemblé pièce par pièce. Quand on a commencé à se réveiller, on a constaté que le Québec était rendu quasi-socialiste, du moins un socialisme en marche pendant que les gens des médias dormaient au gaz ou étaient distraits par les dégustations de vins et fromages. Les plus éveillés étaient affairés à défendre la gauche, en créant une palissade médiatique tout autour, avec des productions subventionnées par les travailleurs. Le tout pour leurs "faux-prophètes" séculiers: humoristes, journalistes, chroniqueurs, etc. On s'est fait abuser pendant qu'on faisait confiance.

Ce système a culminé au printemps 2012. Que fût en fait le «printemps érables»? Ma réponse: La révolte des subventionnés. La révolte de ceux qui veulent l'acharnement pour garder en vie le modèle qui a amené un État à devoir investir, bon an mal an, environ 45 pourcent (près de la moitié) de son budget annuel, seulement pour le système de santé publique. Bonne chance aux États qui voudraient télécharger notre modèle socio-économique. Maintenant je m'intéresse beaucoup à la politique.

En terminant, je dirai qu'il a un seul aspect du film avec lequel je ne suis pas d'accord. Il est faux, tout à fait faux, de prétendre que le mépris de la prospérité provient de l'héritage catholique, ou encore chrétien, dont il faut s'affranchir pour un Québec nouveau. 

«L'illusion tranquille», 2006, en stream, Durée approximative: 1h14