dimanche 22 janvier 2012

Le nouveau Parti Conservateur du Québec suscite la curiosité

22 JANVIER 2012. Le Québec est en pleine effervescence politique. Tout peut arriver en 2012, avec le déclenchement presque certain des élections générales provinciales. Il faut prendre le train quand il passe et c'est ce qu'entend faire le nouveau Parti Conservateur du Québec, en voulant présenter 125 députés selon un scénario d'élections plus tardives (horizon automne 2012). Le printemps politique québécois risque déjà d'être beaucoup plus intéressant que les performances du CH de Montréal...
Luc Harvey, Chef intérimaire du Parti 
Conservateur du Québec

Dernière mise à jour : lundi 23 janvier 2012, 12h54

Le "salon du parti politique du Québec 2012"

Il y a le célèbre salon de l'auto annuel dans certaines grandes villes (Montréal en janvier 2012, Québec vers mars prochain). Le Québec vit en quelque sorte, fin 2011-début 2012 son "Salon du parti politique". Chose certaine, la situation ressemble à un changement de paradigme. Avec les éclaboussures (campagnes de rappel) du PLQ (Parti Libéral du Québec) liées aux soupçons de collusion et corruption dans le marché de la construction publique et des contrats informatiques, en parallèle avec les mutineries ou tentatives de putsch contre Pauline Marois au PQ (Parti Québécois), il naît des partis politiques comme jamais. Il y avait eu un prototype du député Aussant du PQ, dont on n'entend plus vraiment parler. Le modèle PQ qui aurait dû reprendre une part importante du "marché" politique, avec la chute drastique de popularité du PLQ, ne démarre pourtant pas. Ça sent la gazoline (ou "gazo-Pauline"), mais l'ignition ne se fait pas (teuf! teuf!). 

Certains au PQ ou autres députés auto-éjectés du PQ, croient qu'ils faut changer le pilote pour celui qui arrive d'une écurie fédérale (Gilles Duceppe), mais il y a des graines d'indépendantisme dans le système d'injection. Une majorité de Québécois ne veulent pas de la souveraineté version socialiste sous un État tentaculaire dépensier. Pire, le pilote de la formule courtisé (Ducceppé ?) se trouve dans l'eau chaude pour être présumé avoir mal utilisé l'argent publique qui ne devait pas servir à embaucher un directeur, lorsqu'il était député fédéral du Bloc, ce qui serait illégal (car activité partisane), si cela s'avère. En tout cas, il va perdre beaucoup de temps et d'énergie avec la fumée et les extincteurs sur la piste.

CAQ 2011 et CAQ Fuzion 2012

Nous avons entendu parler en long et en large de la nouvelle CAQ 2011 (Coalition Avenir Québec). Elle est tellement polyvalente, qu'on ne sait pas trop quoi faire avec. C'est le couteau suisse des modèles du "Salon du parti politique 2012". Dans son sillage, la fusion consommée  CAQ + ADQ  = CAQ Fuzion 2012 (donc ADQ familiale avalée) a suscité la grogne chez une bonne partie des pro-ADQ, membres ou non

Cette fin annoncée d'avance du seul parti touchant quelque peu la droite du centre (ADQ - Action démocratique du Québec) a motivé la création d'Équipe autonomiste (encore à définir). Mais la CAQ Fuzion n'est même pas sortie du "Salon du parti politique", qu'elle semble avoir atteint un plafond de popularité, selon les derniers sondages, probablement parce qu'on ne sait pas ce qu'elle offre de différent des autres "modèles". L'inclassable modèle pourrait bientôt se décliner comme trouvant difficilement preneur. À prétendre être le parti de tout le monde, on finit par y perdre en crédibilité. Plusieurs électeurs craignent simplement un parti souverainiste du même gêne que le PQ et "dormant" (un parti socialiste attendant une crise déstabilisant le fédéral).

Nouveau lancement au "Salon du parti politique 2012"

Puis, le 18 janvier 2012, coïncidant avec la fin de la période de votes sur la fusion  CAQ + ADQ  = CAQ (donc ADQ avalée), se pointe la renaissance d'un Parti Conservateur du Québec. Il faut dire que tous les pays occidentaux de ce monde ont un parti conservateur, sauf au royaume de la Société Radio-Canada francophone (SRC). La disparition de l'ADQ (centre-droit) pour se fusionner avec la "gauche efficace" de François Legault, annonçait donc un vide à droite du spectre des couleurs politiques.

Le Parti Conservateur du Québec suscite donc la curiosité; tantôt incrédule («c'est une blague?»), tantôt interrogative («y a-t-il des candidats sérieux?» ou «C'est quoi les idées et valeurs ou la plate-forme électorale?»). Mais une chose est claire, il est "conservateur" et pourrait rassembler ceux qui n'aiment pas déguster les friandises au "centre mou" durant les salons d'exposition et vernissages.

Voici quelques liens pour lire, entendre ou revoir une partie de ce qui a été dit au sujet du Parti Conservateur du Québec au cours de la dernière semaine politique depuis son lancement public le 18 janvier 2012 (sauf un article de 2009 qui entrevoyait l'apparition d'un tel parti).



ÉCRIT

MONTRÉAL, le 18 janv. 2012 /CNW Telbec     
La nouvelle est tombée le 18: un parti politique conservateur version Québec renaît.
ATTENTION - LE SIGLE PCQ EST DÉJÀ UTILISÉ pour LE PARTI COMMUNISTE DU QUÉBEC

Marco BÉLAIR-CIRINO, LeDevoir.com, 19 janvier 2012.

Annabelle BLAIS, JournalMETRO.com, 18 janvier 2012

Presse canadienne, LaPresse.ca, Montréal, 18 janvier 2012

Richard SMITH, Point de vue sur LaPresse.ca  / Le Soleil, 19 mars 2009
Point de vue émis près de 3 ans avant le lancement du Parti Conservateur du Québec et exprimant la possible création d'un parti Conservateur régional, détaché du PCC.


ENTENDU

DUTRIZAC, 98,5 FM de Montréal, 18 janvier 2012
On y voit quelque chose de potentiellement très sérieux. Benoit Dutrizac s'identifie à plusieurs idées avancées.
Le parti veut présenter 125 candidats au Québec, rien de moins! Toutefois, ce n'est pas un parti d'étudiants; plusieurs ayant un arrière-plan politique ou professionnel significatif.

  • René HOMIER-ROY, C'est bien meilleur le matin. Chronique politique de Michel DAVID (journaliste au Devoir): Mouvements sur la scène provinciale, Radio-Canada, 19 janvier 2012 7:42
René HOMIER-ROY croyait à une blague lorsque Simon DURIVAGE a reçu la nouvelle du lancement d'un nouveau parti conservateur au Québec, le Parti Conservateur du Québec.


  • Dupont le midi, Radio-X CHOI 98,1 FM, Un autre nouveau parti politique..., Entrevue avec Joanne Marcotte. 18 janvier 2012, l'entrevue débute vers 13:13:27 (déplacer le curseur).
Joanne Marcotte, de la droite économique et du mouvement Réseau Liberté Québec, est auteure du récent livre: Pour en finir avec le gouvernemaman et réalisatrice du film documentaire politique qui a fait des vagues au Québec, lors de sa sortie: L'illlusion tranquille
Les animateurs ne sont pas paniqués par le lancement de ce nouveau parti.




Une brève présentation générale du PCC avec extraits de propos de son chef intérimaire, M. Luc HARVEY.


VU

Le Parti Conservateur du Québec renaît

samedi 21 janvier 2012

Régimes de retraites : Fallait que nous y "pension"

Il se dit et s'écrit beaucoup de choses sur les fonds de retraite des travailleurs syndiqués ces jours-ci. Des employés du Québec (province) sans fonds de pension (non-cotisants) comparent leurs revenus anticipés à la retraite, avec ceux des employés avec contribution obligatoire avec prélèvement importants à la source sur salaire. Ces derniers, eux, contribuent souvent à près de 10% de leur revenu en prévision de leur retraite (c'est 5,000$ sur 50,000$).


Fermetures de grandes entreprises privées et déficits des états et des villes sont autant d'occasion de tenter de ne pas respecter les régimes de retraites des employés alors que ceux-ci y ont largement contribué sans avoir le choix ou droit de regard direct (individuel) sur le porte-feuille de placement.

Les cotisants à un régime de pension des employés du secteur public d'un grand centre urbain donnent par exemple un prélèvement à la source, sur salaire brut, de l'ordre de 10%:
  • cotisation du travailleur de 4,000$ par année sur un revenu de 40,000; soit environ 75$ par semaine
  • ou cotisation du travailleur de 105$ par semaine pour un revenu de 55,000$, 
  • etc.
C'est une donnée certainement importante dont les médias ne tiennent pas compte, ce qui a pour effet de fausser tout le débat. Cela porte un nom: désinformation, démagogie pour les employeurs du secteur public. Et ceci, tout en continuant de contribuer au régime public selon la formule "universelle" (on paie pour tous ou la formule socialiste) comme le RRQ ou autre selon la région administrative du Canada.

Donc, la prochaine fois que vous comparez les chiffres, n'oubliez pas ce détail important. Contribuez-vous pour 10 pourcent de votre salaire brut (avant impôt) en prévision de votre retraite? Sinon, commencez par là dès votre entrée sur le marché du travail.

Secundo, lorsque vous acceptez de travailler pour une entreprise (emploi non syndiqué), informez-vous sur ses programmes et avantages sociaux.

Troisièmement, si vous n'avez pas complété des études supérieures (post-secondaires) ou une formation spécialisée (ex. électricien, soudeur, mécano, etc.), alors ne vous comparez pas à ceux qui l'ont fait. Comparez vos conditions à ceux qui n'ont ni emploi spécialisé, ni formation post-secondaire. Ou mieux encore, bonifiez vos compétences au fil des ans (ex. formation continue). Puis renégociez vos conditions de travail.

Quatrièmement, pour ce qui est des employés municipaux, certaines villes N'ONT PAS contribué aux régimes de retraite des employés durant plusieurs années. Les conditions négociées des travailleurs durant ces années, font partie d'un "package" (d'un ensemble), où ils concèdent par la force d'un côté (ex. congés de paiement de la part de l'employeur au régime de retraite) et reçoivent de l'autre (ex. bonification de la contribution de l'employeur, à plus de 50% les années où il contribue au régime de retraite). Cela s'appelle pour eux, négocier et faire des compromis de part et d'autre. Mais si l'employeur du secteur public qui a pris des années de "congé" annule les avantages compensatoires négociés, il y a là un sérieux problème d'éthique publique. Même au privé, une entreprise qui coupe sur les régimes de retraite des années antérieures (contributions déjà faites et rendements déjà connus) pour compenser des pertes, une mauvaise gestion ou en vue d'un meilleur profit, devrait être poursuivie au civil par l'État et ses administrateurs mis personnellement à l'amende pour servir d'exemple.

C'est comme si vous concluez une entente avec un entrepreneur qui fait de la rénovation résidentielle. Vous vous entendez sur un prix global pour la toiture, le parement extérieur (murs extérieurs), le drain de fondation,  l'allée (entrée) asphaltée et la construction d'un abri d'auto permanent. Vous acceptez de donner les travaux à celui-ci malgré le prix supérieur à l'offre d'un concurrent, parce que l'entrepreneur retenu bonifie son offre d'un cabanon gratuit d'une valeur marchande de 4,000$. Mais voilà qu'une fois les travaux terminés, l'entrepreneur commence à "jouer du violon" et vous dit que les conditions ont changé et qu'il réduit son offre à une niche pour Fido, d'une valeur de 250$. Il explique que son carnet de commandes a diminué, que le marché va mal, que l'inflation du coût des matériaux et de l'essence (gazoline) l'a atteint sévèrement. Que feriez-vous? Vous lui diriez de respecter son contrat.

En plus, pour séduire l'opinion publique, ces "négociateurs" omettent de communiquer ce que représente en chiffres réels, la contrition des employés, autour de 10% du salaire brut (ex. 100 dollars par semaine sur un salaire brut (avant déductions) de 52,000$ par année.

Pendant ce temps, les travailleurs SANS AUCUN régime de retraite se comparent, mais oublient de tenir compte:
  • qu'ils devraient eux aussi contribuer à hauteur d'au moins 10 pourcent de leur salaire dès l'arrivée sur le marché du travail;
  • qu'ils devraient tenir compte des avantages sociaux lorsqu'ils soumettent leur candidature à une entreprise, ou y restent durant de longues années;
  • que beaucoup de travailleurs ont amélioré leurs conditions avec les années, parce qu'ils ne sont pas restés là où les avantages étaient médiocres ou inexistants. Ils y ont acquis de l'expérience puis après ont soit renégocié, ou se sont remis à la recherche d'un emploi avec de meilleures conditions et avantages sociaux. Vous n'obtiendrez pas davantage que ce que vous croyez que vous valez. Trop de mous veulent le meilleur mais n'ont pas pris un risque. Ils ne changeraient pas de ville pour améliorer leur situation et ils pleurent dans les médias. 
  • qu'il est stupide, qu'au Québec, on se met sur le marché du travail et s'embauche encore en 2012, sans une convention écrite avec l'employeur expliquant de façon minimale nos conditions de travail et avantages sociaux, et qu'on se retrouve alors avec des conditions floues et modifiables de façon unilatérale par l'employeur (promesses "sur la gueule" non tenues). Si vous acceptez n'importe quoi, c'est ce que vous aurez. Et ce n'est pas la faute des syndicats des secteurs publics et privés.

Ceci dit, là où il faut admettre ce que les citoyens remettent en question, c'est la garantie du rendement (compensation des déficits) des régimes de pension publics, alors que les employeurs du secteur de public n'ont pas de pouvoirs directs sur l'économie de marché (ex. les rendements en bourse). Par contre, si l'on entend corriger la situation, il faudrait alors comptabiliser les années de non-paiement de l'employeur. Durant les bonnes années, l'employeur prenait congé de paiement en s'appuyant sur la clause de rendement obligatoire qui était de sa responsabilité. Il ne peut pas moralement et légalement refiler les mauvaises années aux employées (rendement réel) sans rembourser ses congés de paiement autoproclamés. L'employeur ne peut donc pas pénaliser de façon rétroactive. Là où les employés des secteurs publics pourraient encore faire aussi un pas significatif, c'est sur l'âge de la retraite.

Il est inacceptable, évidemment, que le Québec au complet compense pour déficits des fonds de pension d'une ville; Montréal, comme cela se fait.

Lecture suggérée:

Nathalie ELGRABLY-LEVY. Les vieux ont le dos large. Institut économique de Montréal.
Aussi sur Le Journal de Montréal, p. 21. Le billet traite justement des régimes de retraites des travailleurs qui souffriraient d'une approche trop socialiste, selon l'auteure et économiste.

Michel HÉBERT. Ce qui est bon pour Montréal. Journal de Québec, samedi 21 janvier 2012, p. 16

mardi 17 janvier 2012

Fœticide: avortement sélectif des filles... même au Canada

OU QUAND LA DISCRIMINATION COMMENCE AVANT LA NAISSANCE



Une nouvelle touchant la sélection du sexe du bébé par le moyen du fœticide. Avis aux ultra-féministes: N'oubliez pas que parmi les filles qui ne naîtront jamais, se trouvaient aussi de grandes féministes et peut-être des futures chefs d'état. 


Le phénomène n'est pas nouveau mais a semble-t-il été occulté par les féministes pour des raisons idéologiques. (dernière modification 10 décembre 2012).

Montage Barack Obama
Une simple recherche Google avec le mot "foeticide" (fœticide) permet de trouver nombre d'articles et même livres, sur le sujet. Au Québec, pas beaucoup entendu parler...
N'oubliez pas que parmi les filles qui ne naîtront jamais, se trouvaient aussi de grandes féministes et peut-être des futures dirigeantes.
Ci-dessous : avis d'un médecin qui vient de l'Inde et qui sait de quoi il parle.


Extrait d'un article de MaxiSciences.com

«Lundi, le Journal de l'Association médicale canadienne a proposé d'interdire aux médecins de révéler le sexe du futur enfant avant la 30e semaine de grossesse. Une mesure qui permettrait d'éviter l'avortement des fœtus féminins fréquent dans certaines communautés». «Si l'avortement suscite encore aujourd'hui de nombreux débats, c'est une  pratique particulière que le Canada met aujourd'hui en évidence: le fœticide en fonction du sexe...».Bien que «plus rare en Amérique du Nord», [ce n'est] "pas une raison pour l'ignorer", écrit le rédacteur en chef du Journal de l'Association médicale canadienne (CMAJ), le Dr Rajendra Kale. Après une échographie, "de nombreux couples qui ont deux filles et pas de fils se débarrassent sélectivement de fœtus féminins jusqu'à ce qu'ils soient sûrs que leur troisième enfant est un garçon", ajoute le médecin né à Bombay»(1).

Le ratio normal des naissances en fonction du sexe est d'environ 105 garçons pour 100 filles chez l'homme. Chez les principaux peuples qui pratiquent la sélection du fœtus ou les avortements sélectifs en fonction du sexe (Inde et Chine), ce ratio est clairement contourné avec 112 garçons (Inde) et 113 garçons pour 100 filles (Chine), (2). Certaines communautés du Vietnam, des Philippines et de la Corée sont aussi plus disposées à ce genre de pratique.

Évidemment, au Canada, les raisons pour avorter sont beaucoup plus souvent "économiques" ou carriéristes, de sorte que par exemple au Québec, il est fort probable qu'un Obama ne serait jamais né.

L'autre destin : Barack Obama avorté

______________
1.  Émeline FERARD. Canada : cacher le sexe du bébé pour éviter l'avortement des filles? Maxiscience, 17 janvier 2012.
http://www.maxisciences.com/avortement/canada-cacher-le-sexe-du-bebe-pour-eviter-l-039-avortement-des-filles_art20670.html#

2.  Pierre BARTHÉLÉMY. Y a-t-il un génocide invisible des femmes en Asie ? Blog Passeur de science (sur LeMonde.fr), Le 3 Juin 2012
http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/06/03/y-a-t-il-un-genocide-invisible-des-femmes-en-asie/

lundi 16 janvier 2012

HUMOUR : Un nouveau logo pour le parti libéral du Canada (PLC)

HUMOUR
Voici à quoi pourrait ressembler le nouveau logo du Parti Libéral du Canada (PLC), suite au projet de libéraliser la consommation de cannabis (marijuana) lors d'une prochaine élection, après avoir rebâti le membership du parti.

Logo du parti adapté par Yapasdpresse
Un slogan avec ça?

Slogan proposé pour rebâtir le leadership du parti:  
"JOINT" toi à nous !

dimanche 15 janvier 2012

Libéraux + cannabis, du bon "pot" en ciel (potentiel) électoral?

ACHETER DES VOTES AVEC DU «POT»: LE PLC EST THC.
Le parti Libéral du Cannabis Canada croit
avoir du bon "pot" en ciel (potentiel) électoral
en vue des prochaines élections fédérales
vers 2015. Ffffffffppp!

«Le nouveau héros est ordinaire». C'est bien vrai en politique aussi. Alors que certains anciens partis d'après-guerre donnaient de l'alcool pour acheter des votes, les nouveaux politiciens promettent du "pot" en vente libre (cannabis, marijuana). C'est ainsi, en libéralisant la consommation du cannabis, que le Parti libéral du Canada (PLC) entend séduire une frange de la jeunesse... et des vieux ados. Pour aider à avaler la petite "pilule" le parti compte du même coup, aller chercher de nouvelles taxes. (dernière modification : 12 août 2013).

Le congrès du PLC tenu cette fin de semaine a élu l'Ontarien Michael Crawley comme président du parti. Avec la promesse de la libéralisation du cannabis, résultant d'une proposition des Jeunes libéraux du Canada, le parti croit avoir du bon "pot" en ciel (potentiel)... en vue de sa réélection dans quelques années? Le bulletin de TVA reprend les termes du PLC, lequel comme "le Phœnix" renaîtra "de ses cendres". S'agit-il des cendres d'un gros joint ou des cendres des factures du scandale des commandites? La nouvelle ne le dit pas.


Bob Rae justifie:
« que la guerre contre les drogues ne marche pas et qu'il faut trouver le moyen de régler le problème de façon plus positive. » (Radio-Canada, 15 janvier 2012).

LIRE AUSSI :  

Retour du lobby du cannabis : nationaliser les drogues?

 (texte entièrement refondu, 5 août 2013)

Point de vue 
Bob Rae a raison (janvier 2012). La guerre contre le crime organisé ne fonctionne pas. Lorsqu'on gagne du terrain sur une activité illégale, on en perd sur un autre terrain. Ces gens là trouvent toujours de nouvelles idées pour travailler le moins possible, ne pas payer les impôts et taxes, bref pour déjouer les agents de l'État. Ironisons un peu. Il faudra bien un jour où l'autre légaliser tout ça : travail au noir, copie illégale (contrefaçon) de produits commerciaux (incluant les médicaments), droit d'association criminelle, blanchiment d'argent, fraude financière, fraude fiscale, financement électoral frauduleux et le reste qu'on n'a jamais réussi à enrayer malgré des décennies d'enquête et de contrôle. Le libéral prétend ne pas pouvoir tolérer qu'une activité illicite échappe ainsi au contrôle des états, alors légalisons tout. C'est simple! Le milieu criminel finira bien par manquer d'idées pour contourner le système de la méchante répression. Imaginez tout ce qu'on pourrait épargner en salaire de policiers... Je leur propose ce slogan pour augmenter le membership du parti : «"JOINT" toi à nous!».

Voilà un exemple sur la manière dont certains partis s'y prennent pour faire diminuer l'indice statistique de criminalité; en changeant la définition de ce qui constitue une offense. Comme chantait Luc de la Rochellière: «Le nouveau héros est ordinaire»:

Le nouveau héros est ordinaire
[...]
Les nouveaux héros sont démocrates
Horticulteurs lutteurs ou psychopathes
Ils ne sont pas comme les héros d'avant
Les nouveaux héros sont dans le vent (Luc De Larochellière)
Comme par un paradoxe, une autre nouvelle du jour titre que La lutte contre le tabagisme plafonne au Québec et que «un fumeur sur deux mourra des suites de son tabagisme» (Presse Canadienne, Radio-Canada.ca, dimanche 15 janvier 2012). Avec le cannabis en plus agissant comme catalyseur, ça va libérer des places plus vite dans les hôpitaux du Québec (je fais de l'ironie).


LIRE AUSSI :  

Retour du lobby du cannabis : nationaliser les drogues?

 (texte entièrement refondu, 5 août 2013)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/08/il-semble-que-lelimination-des.html

[il, elle] dit :  OUI à la prévention  - Le cannabis et la haschisch
http://prevention.toxicomanie.org/drogue_cannabis.html



À LIRE SUR

PsychoMedia.qc.ca




samedi 14 janvier 2012

Jacques Brassard chez QuébecOr Média; Brassard sera brassé

INTRODUCTION AUX DÉRIVES IDÉOLOGIQUES
14 janvier 2012. Jacques Brassard a été ministre durant les années de pouvoir du Parti Québécois (PQ), puis chroniqueur au journal Le Quotidien du Saguenay - Lac-Saint-Jean.  Refusant un jour de rentrer dans les rangs de la pensée unique, il a lancé son blogue personnel. Après quelques années, voilà qu'il signera des textes chez QuébecOr Média. Le Journal de Québec a annoncé la nouvelle le 13 janvier 2012.

Jacques Brassard, Crédits photo : le blog
Jacques Brassard.
Libre de l'esprit "moutonnier" caractéristique du Québec, M. Brassard signait des textes à contre-courant de la gauche québécoise en contrôle de l'opinion. Ceci a fini par lui valoir, de voir censuré le contenu de la chronique hebdomadaire qu'il y signait depuis 6 ans. Voici comment M. Brassard exprimait, sur son blogue personnel, la raison pour laquelle il avait fini par cesser d'écrire pour le journal Le Quotidien:
«J’ai été pendant près de six ans chroniqueur hebdomadaire au journal Le Quotidien du Saguenay-lac-st-Jean (sic). J’étais, sur bien des sujets ( le climat, Israël, la politique américaine, la question énergétique, la gestion de l’État etc ), en position discordante par rapport à la Pensée Unique, qui pèse comme une chape de plomb sur l’univers politico-médiatique québécois [...] au lendemain d’une chronique sur le sous-pontife verdoyant, Steeven Guilbeault, l’Éditeur m’a exprimé sa " désapprobation " et m’a fait savoir que, concernant " ces sujets " ma position était désormais connue " sous tous les angles possibles " et qu’il fallait me confiner aux dossiers régionaux. Vous comprendrez que je ne pouvais accepter ces contraintes à ma liberté d’expression et j’ai décidé sur le champ de mettre un terme à ma collaboration avec Le Quotidien. Plusieurs de mes lecteurs m’ont alors incité à recourir à un site web pour continuer à m’exprimer. J’ai suivi leur conseil et voici mon blog» (1).
Évidemment, on peut comprendre qu'un journal régional au Saguenay - Lac-Saint-Jean, ce n'était pas Le Monde, mais tout de même, il avait le droit de questionner les dogmes dans un  contexte dépassant la région. Les journaux régionaux ne doivent pas devenir des feuillets sans vision élargie,si l'on accepte le fait que les régions ont aussi des gens de qualité et instruits qui font le choix d'habiter en régions. L'ex-ministre du PQ avait une vision trop globale pour être confinée à un tabloïde réduit à ne réfléchir et informer que sur une région du Québec. Quoiqu'il en soit, le global est devenu... blogal. Toutefois, après un séjour au désert par son blogue où il a quand même rejoint beaucoup de lecteurs, Jacques Brassard rentre par la grande porte, dans l'équipe de QuébecOr Média; ce qui comprend par exemple, les Journal de Québec, Journal de Montréal et la version web, Canoe.caYapasdPRESSE lui souhaite bon succès.

Les doctrines politiques qui promettent la liberté, mais deviennent les pires entités de la censure dans le monde


Le cas vécu par le chroniqueur non conformiste illustre bien une réalité. Ceci est un bel exemple de comment le socialisme travaille et travaillait. On vous promet la liberté, le paradis social économique et le reste, mais ces doctrines sociales, en plus de ne pas livrer la marchandise, sont extrêmement axées sur la censure des idées et le contrôle de l'information. On reproche aux partis élus et honnis de faire du damage control, mais les techniciens de l'information et de la nouvelle, pratiquent allègrement la confusion des genres entre la nouvelle (les faits) et la lecture qui en est faite (prise de position, éditorial). Le contenu présenté comme étant des faits, est en fait la position (réponse, lecture idéologique) de l'équipe ou du média.

Si vous ne pensez pas comme la gauche mur à mur, alors vous êtes des cons; voilà la pensée unique qui réussit à s'imposer, bien que la pensée populaire soit beaucoup moins unidirectionnel.  L'important pour eux, c'est que vous ayez l'impression que vous êtes trop con pour parler, pour écrire, pour... exister. Parce que vous vous rendriez compte que vous êtes plusieurs; je veux dire, plusieurs, plusieurs. C'est le pure produit de la pensée gauchiste et de plus en plus anarchiste, qu'on enseigne depuis un bon moment, lors du passage dans les cégeps (collèges techniques entre le secondaire et l'université). 

Si un gouvernement élu démocratiquement n'est pas de cette gauche-là, il devient un pouvoir illégitime: «Fuck la démocratie!»; voilà leur pensée. Ceci n'est PAS ma positon, c'est ce que je vois: on n'ose pas vous dire ouvertement que vous êtes indignes de vivre, mais c'est tout comme. Et ce, même si vous composez un bon tiers (1/3) de la population du Québec; parfois plus, selon les débats en jeu.

Brassard sera brassé


Tomates et oeufs pourris (au sens figuré), plus insultes en prime, sont à prévoir. Il faut s'attendre à ce qu'il soit attaqué de toutes parts. En effet, honni soit qui ne suit pas le courant de l'élite qui a les microphones, particulièrement à la SRC; dogme anti-américain, anti-Israël, anti-critique à l'égard des "chercheurs" dits scientifiques (alors que la science a progressé par les remises en questions des anciens ou prétendus "consensus"). Pauvre lui! Gagnant en visibilité médiatique, il va se faire traiter de tous les noms.

Ceci dit, comme tout homme, il n'a pas le monopole de la vérité. Son opposition au "réchauffisme" (théorie du réchauffement planétaire de cause humaine) ne met pas assez l'accent sur le fait qu'il faille quand-même établir certaines cibles (ex. normes pour l'industrie automobile) et changer certains comportements. Et ce, même s'il a été établi par des journalistes-enquêteurs, qu'il y avait tellement de ramifications dans la gestion de la banque du carbone mondiale naissante (achat de droit de polluer et pénalités) qu'il devenait souvent impossible de savoir où allait une bonne partie des fonds. Car, si le problème n'est pas principalement d'origine humaine au départ (il y a déjà eu fonte des glaciers avant l'ère industrielle), il est devenu le problème de l'humanité.

Donc, sans être d'accord sur toutes les nuances ou tous les points, on peut quand même respecter une personne qui ne pense pas comme nous en tout point.

Sur la pensée unique québécoise

lundi 9 janvier 2012

Pas d'antidémarreur éthylique pour tous au Québec

9 JANVIER 2012. En 2012, la France impose l'éthylotest chimique (kit chimique de test d'alcoolémie dans chaque véhicule). La mesure législative implique un système de contrôle modéré et non relié au système de démarrage des véhicules. Au Québec, on n'aime pas faire les choses à moitié. Lorsqu'un drame et des statistiques de conduite automobile en lien avec la consommation d'alcool sont médiatisés, s'en suivent des pressions pour rien de moins que l'antidémarreur éthylique (ou éthylométrique) obligatoire pour tous les conducteurs, dans tous les véhicules. Il s'agit d'un système de test d'alcoolémie relié à une fonction d'antidémarrage. Il faut plutôt opter pour un éthylotest simple, non relié au système de démarrage du véhicule. Il ne faut pas punir toute la population par un système intégré, coûteux et inutile, pour les contrevenants qui violent le code criminel. (dernière mise à jour : 4 juillet 2013)

LIRE AUSSI une solution mieux adaptée à notre réalité:
Alcool au volant: De Koninck veut imiter les Français (1er janvier 2013)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/01/alcool-au-volant-de-koninck-veut-imiter.html

Évidemment, on peut comprendre les personnes qui souffrent de la mort d'un proche ou des blessures graves d'un proche ou d'eux-mêmes. Mais il ne faut pas pour autant contraindre tous les conducteurs et propriétaires de véhicules pour les délinquants au code criminel. C'est bien vite oublier que beaucoup de conducteurs québécois, particulièrement chez les plus jeunes, ont les facultés affaiblies par d'autres substances que l'alcool... 

VOIR AUSSI : Cannabis et conduite automobile au Québec : danger bien réel
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/08/cannabis-et-conduite-automobile-au.html

Le système est inutile dans plusieurs situations:
  • Pour les conducteurs qui ne conduisent pas après avoir consommé
  • Résultats erronés et fausse sécurité en présence de consommation croisée (alcool plus drogues légales ou non, voire même médicaments).
  • Lorsque l'appareil devient mal calibré ou mal utilisé.
  • Le taux d'alcool dans le sang augmente plusieurs minutes après la dernière consommation. La personne peut donc prendre la route et devenir inapte par la suite. L'arrêt sur le bord d'une autoroute en raison d'un taux d'alcool qui a augmenté n'est pas sécuritaire pour les autres usagers de route.
  • Le contrevenant peut faire souffler un passager.
  • Les personnes visées sont les plus habiles à contourner la contrainte.

Automobile accidentée et conducteur ivre qui demande de l'aide : «Une petite poussée S.V.P. ! Hic!» Par un enfant de 8 ans. Humour et réalité.
En Occident, on ne pénalise pas toute la population pour quelques contrevenants au code criminel

Quand j'étais adolescent, je demeurais en bordure d'une route achalandée. Au moins une fois par année, survenait à proximité, un événement ou accident relié à la route. À une occasion, une camionnette (pickup) s'était enlisée dans le fossé enneigé suite à une sortie de route en conduite hivernale. Le véhicule était totalement enlisé dans la neige, l'avant plongeant dans le fossé et il fallait une bonne remorque pour le sortir de là. Je me suis approché pour voir s'il y avait des blessés. Je trouvai le conducteur seul qui empestait l'alcool. Le pauvre monsieur se secoua la tête, visiblement sonné, pour faire le focus approximatif et me regarda le plus sérieusement du monde avec ses yeux troubles pour me demander: «Peux-tu me donner juste une petite poussée pour sortir de là? (hic!)»...

Cet homme déconnecté de sa réalité, aurait eu de toute évidence, besoin d'un antidémarreur "éthyl-hic!" (éthylique ou éthylométrique), ou mieux encore, d'une greffe de cerveau. Mais il est tout à fait inéquitable de pénaliser tous les conducteurs pour de tels irresponsables, jeunes ou vieux. Éthylotest pour tous? Et à quand le test de bon jugement? Il y certainement d'autres mesures à prendre avant d'en arriver à la solution la plus contraignante.

Voici le genre d'arguments-types pour l'antidémarreur obligatoire : 

  • De la même façon qu'on a imposé l'installation et le port de la ceinture de sécurité au Québec, et que cela sauve des vies, on peut aussi imposer ce type d'équipement qui sauvera des vies.
  • Des pays l'ont déjà adopté ou en voie de le faire (ex. Suède, dit-on); le kit éthylotest français, plus réaliste, est un test simple non relié à un antidémarreur. Ce dernier ressemble à des tests de base que fournissent certaines entreprises au Québec, comme Alco Prévention Canada (AlcoPrevention.com), non seulement pour l'acool mais aussi certaines drogues.
Quelques objections à ce type d'argumentation: