samedi 12 février 2011

Le président Sarkozy confesse: "Oui, le multiculturalisme est un échec"

Le Président de la France, Nicolas Sarkozy,
de passage à TF1 (10 février 2011)
Nicolas Sarkozy : «"La vérité, c'est que dans toutes nos démocraties, on s'est trop préoccupé de l'identité de celui qui arrivait et pas assez de l'identité du pays qui accueillait", a répondu le chef de l'Etat à une question d'un internaute sur l'intégration des immigrés en France»(1), (le Président de la France, Nicolas Sarkozy, était de passage à TF1). Extrait vidéo ci-dessous.

Nicolas Sarkozy a confessé ceci, comme récemment des autorités en Allemagne (la Chancelière Angela Merkel) et en Grande-Bretagne (le Premier ministre David Cameron).

samedi 5 février 2011

Recensement et vie privée : la Canadienne Sandra Finley n'ira pas en prison

Crédits photo :
CBC régional, Saskatchewan
Madame Sandra Finley
Sandra Finley, l'irréductible Canadienne de Saskatoon, ne fera pas de prison. Rappelons que Madame Finley avait refusé de compléter le formulaire détaillé du recensement de 2006. Bien que la femme ait été reconnue coupable d'avoir enfreint la Loi sur la Statistique, la juge Sheila Whelan lui a accordé le 20 janvier, une absolution inconditionnelle, ce qui implique qu'elle n'aura ni à payer l'amende, ni à faire de séjour en prison selon CBC régional en Saskatchewan (1). C'est déjà ça.

Les temps ont changé

Auparavant, il aurait été impensable de copier et voler des classeurs entiers de documents-sources. Tout au plus aurait-on volé des compilations dépersonnalisées (des résumés). À l'ère des communications, il en va tout autrement.

La question de la sécurité des données sur la vie privée qui pouvait ne pas inquiéter en 1970 (espaces mémoires limités en informatique, absence de caméras dans les endroits publics de divers pays avec reconnaissance de physionomie faciale) doit aujourd'hui être considérée différemment. Le formulaire détaillé aussi connu comme le formulaire long est plus qu'une simple "épreuve administrative", contrairement à ce qu'en disent des citoyens commentateurs de blogues qui trouvent qu'elle en a fait une grosse affaire.

Un monde de "bons" et de moins "bons"...


S'il y a des "bons" pour transmettre des informations classées secrètes à Wikileaks, quoique toute vérité n'est bonne à dire et surtout pas à n'importe qui, alors avouez qu'il y a inévitablement des gens disposés à transmettre des données pour de l'argent ou autre compensation.

lundi 31 janvier 2011

Facebook : bonheurs et frustrations d'un novice

31 janvier 2011. Que pensez-vous des médias sociaux comme Facebook


Pour ma part, j'ai été un peu déçu, mais j'y trouve une utilité certaine, surtout depuis que j'ai migré vers Facebook, après 2 autres essais peu concluants

Montage d'une pseudo-page Facebook.
Yapasdpresse.blogspot.com
Ce qui m'a mené vers Facebook 

Je trouve génial que des anciens camarades de classe ou collègues de travail ou autres connaissances personnelles, puissent dans un instant d'ennui, par une journée de pluie, chercher mon nom, reconnaître ma "face" et rétablir contact avec moi s'ils le désirent. Après quelques déménagements en 20 ou 25 ans et même des changements de ville de résidence pour suivre le travail, de leur côté ou du mien, cela s'imposait.

J'ai d'abord essayé des médias sociaux autres que Facebook auparavant. Mais avec Facebook, je me suis rapproché davantage de mon intention première, de renouer avec d'anciennes connaissances (contacts) et amis. Qui ne connaît pas Facebook? C'est donc une merveilleuse banque de noms lorsqu'on cherche des amis qu'on a perdu de vue.

Et pour ce qui est de l'autre volet; la publication d'opinions et réflexions, Blogspot de Google fait bien le travail. Mes sujets me semblent un peu trop sérieux, politiques ou éthiques pour Facebook.

Quelques irritants de Facebook, pour ce qui me concerne

Malgré le potentiel intéressant de Facebook, il demeure que j'ai certaines insatisfactions relatives à son utilisation.

jeudi 20 janvier 2011

Rapport Bastarache en une seule image, un seul mot et... deux encres


Le juge Bastarache, retenu pour la commission, suite aux allégations d'un ancien ministre de la Justice, est comme par hasard un Libéral. Et le Post-it? Et pourquoi deux couleurs d'encre sur le post-it?
Papier-note autocollant non permanent (Post-it)

Bref, la Commission sur un sujet aussi important que l'influence alléguée du Premier ministre du Québec, Jean-Charest (Parti Libéral du Québec - PLQ) dans la nomination des juges au Québec, est menée en 2010, par un juge connu pour ses allégeances aux libéraux. 

Encres vous émoi

Marc Bellemare est cet avocat, ancien ministre de la Justice sous le PLQ, qui a dénoncé de prétendues influences subies par le premier ministre du Québec lui-même, alors que cela est interdit dans le système québécois. Quand Me Bellemare est contre-interrogé, on questionne beaucoup les encres de ses notes, prises sur une feuille cartonnée, en se remémorant les influences subies, dans le but dit-il, d'en conserver une trace. La commission va jusqu'à embaucher un spécialiste des enquêtes frontalières. On fait tout un plat du fait qu'il a utilisé différents stylos pour prendre ses notes sur quelques jours. Personnellement, il m'arrive souvent, au bureau, de prendre 2 ou parfois même 3 stylos différents pour mes notes du jour. Je prends celui qui me tombe sous la main, si je ne trouve pas rapidement le premier stylo employé ce jour-là. Les notes de l'ex-ministre de la Justice auraient été prises sur environ une semaine, selon ses prétentions.

lundi 17 janvier 2011

Haïti vers un retour du régime Duvalier : cela n'est pas impossible

Lorsque j'ai parcouru Haïti avec un groupe de volontaires durant 2 semaines, Duvalier fils (alias, Bébé Doc) était encore au pouvoir, en tant que président à vie, selon la constitution modifiée. Sur une route nationale, nous pouvions voir une bannière la surplombant, nous enjoignant de ne pas nous mêler des affaires politiques du pays.


En Haïti, nous étions bien avertis par nos guides, que les "tontons macoutes" infiltrés un peu partout, pouvaient se cacher derrière plusieurs individus. En 1986, c'était la chute du régime et l'exil de Jean-Claude Duvalier en France. Sûrement un exil négocié avec notamment les Américains, si l'on se base sur la manière dont cela s'est déroulé, soit l'absence de poursuites (Pensez au contraste avec l'ex-dictateur Augusto Pinochet au Chili) et la destination. Et voilà que le 16 janvier 2011, le président déchu se pointe à Port-Au-Prince la capitale, prenant de court tout le monde.

Il y a 25 ans, le président déchu, Jean-Claude Duvalier (Duvalier fils) a été renversé et à dû s'exiler, suite à des pressions énormes, internes et externes. Malheureusement, 25 ans après la chute du régime Duvalier, et même après des élections démocratiques, Haïti est encore souffrante et instable et cela était, même avant le grand tremblement de terre de janvier 2010 (24 ans après le départ!). Une année après le tremblement de terre, le pays est évidemment dans le chaos. Que faire?

Pour sortir du chaos : sortir de la méthode du fonctionnariat pour la gestion de la crise

Il faudrait une cellule de gestion de crise centralisé avec les pouvoirs décisionnels d'urgence (et non des comités de concepts et de bla bla)  mais les choses ne vont pas dans cette direction. Voir le lien proposé ci-dessous.

La raison du retour de Duvalier

Puis soudain, on apprend aujourd'hui, que Duvalier remet les pieds en sa terre d'origine après son long exil. Sa prétention : aider son peuple. C'est peut-être là le problème; la définition à donner aux mots, SON et MON peuple. Car, à l'époque, le peuple lui appartenait en propre.

Quelles sont ses intentions, après 25 années d'exil en... France? Peut-être veut-il vérifier s'il a encore une représentativité au sein des Haïtiens. Peut-être veut-il voir s'il a un potentiel pour être électif. En fait, cela ne serait pas impossible, si on le laisse se refaire un nid en Haïti. Je m'explique.

samedi 15 janvier 2011

Formulaire long du recensement : une canadienne condamnée en attente de sa sentence

On nous apprend que Sandra Finley,  une canadienne de la Saskatchewan, a été jugée coupable par un tribunal du Canada, pour avoir refusé de compléter le formulaire long (détaillé) du recensement de 2006. Elle risque ainsi 3 mois de prison et 500 $ d'amende, lorsqu'elle recevra son jugement dans quelques jours (vers le 20 janvier). Lors de ma consultation du 15 janvier 2011 sur le site de Statistique Canada, on y dénombrait pas moins de 356 enquêtes ou programmes statistiques actifs. Donc, les médias anti-Harper ne me feront pas pleurer sur la "misère" prétendue de nos données statistiques. On en fait peut-être même un peu trop...

(dernières modifications : 17 janvier 2011; et 8 février 2011 pour les liens en fin d'article)

LIRE AUSSI: 

Recensement et vie privée : la Canadienne Sandra Finley n'ira pas en prison

En veux-tu des études ? En voici

Lors de ma consultation du 15 janvier 2010 sur le site de Statistique Canada, on y dénombrait pas moins de 356 enquêtes ou programmes statistiques actifs, incluant des partenariats / échanges. Donc, les médias ne me feront pas pleurer sur la "misère" prétendue de nos données statistiques qui résulterait de l'intention des Conservateurs. On en fait peut-être même un peu trop... List of surveys and statistical programs by record number

Pour en revenir à la citoyenne canadienne de Saskatoon, en attente des conséquences, cette dernière a été représentée par un avocat lors de sa défense, ce qui n'a pas empêché le verdict de culpabilité. Il faut toutefois nuancer en mentionnant qu'elle s'objectait en raison du niveau détaillé de l'information (formulaire détaillé ou long). On ne peut pas être contre la vertu; les États et paliers de gouvernements ont besoin de données démographiques et socio-économiques sur leurs citoyens. Cependant la dame trouve que le formulaire détaillé fouille un peu trop loin et que les  données personnelles et familiales recueillies sont des données sensibles qui pourraient être mal utilisées ou détournées (gras ajouté au texte).
«Obtenir des dossiers complets sur les citoyens est une caractéristique du fascisme et des États militaires», a déclaré jeudi de Saskatoon Mme Finley, après avoir été condamnée.
«Dans une société libre et démocratique, l'État ne tient pas de dossiers détaillés sur les citoyens […] les gens se sont battus et, dans certains cas, ont donné leur vie, afin que nous puissions avoir une démocratie qui fonctionne correctement.» (1)

J'ai déjà écrit sur ce sujet en juillet 2010, dans la foulée du débat sur la réduction de la contrainte imposée aux citoyens canadiens pour ce formulaire. Les opposants contre la révision de la méthodologie par le Parti Conservateur du Canada (PCC), arguaient à tort que le formulaire long ou détaillé ne faisait l'objet que de quelques plaintes non représentatives vu le grand nombre de formulaires et qu'il était un outil incontournable.

Deux mensonges des partisans du statut quo pour le formulaire détaillé (contrainte forte jusqu'à la prison)

Probablement pour défavoriser une éventuelle réélection du Premier ministre Harper, la majorité de nos médias du Québec, peu enclins à supporter de Parti Conservateur, ont tendance à jouer le rôle, non pas d'observateurs et d'analystes présentant des réflexions neutres et des analyses de tendances opposées (montrer divers aspects d'un sujet politique ou éthique avec des intervenants de même calibre), mais jouent majoritairement le rôle qu'aurait l'opposition officielle. Pourtant, les conservateurs forment en janvier 2011, un gouvernement minoritaire qui pourrait donc à tout moment, être renversé par l'opposition... Les médias du Québec ne sont donc pas justifiés de tendre à se camper dans ce rôle d'opposition "officieuse".

Premier mensonge des médias : sur le nombre de plaintes

vendredi 14 janvier 2011

Irak : et «n'oublie pas, mon petit soulier»

Le célèbre lancer du soulier, peu avant Noël 2008.
Crédits photo : BBC News
«N'oublie pas mon petit soulier», comme disait la chanson de Noël, matérialiste (Petit papa Noël), qui tournait encore à la radio, quand j'étais enfant. Ces jours-ci, il est encore opportun dans la plupart de nos médias du Québec, de prétendre à la totale inutilité de l'intervention d'une coalition militaire en Irak. La publication de la biographie de Bush à l'automne 2010, y aura été probablement pour quelque, chose, de même que le retrait imminent des forces américaines. Réfléchissant à l'Irak, je me suis soudain surpris à repenser à ce journaliste irakien qui, à la mi-décembre 2008, soit dans les semaines où nous préparions la fête de Noël en Occident, avait lancé son soulier à la face du président George W. Bush, en pleine conférence... 

Il avait appliqué la recommandation de ne pas oublier le "petit soulier" d'une toute autre façon. En fait, c'était non pas un, mais bien ses deux souliers. À ce moment, le président américain avait réagi avec d'excellents réflexes, pour esquiver les projectiles improvisés, puis il avait spontanément montré de la stupéfaction, mais non de la haine. Soit, comme un démocrate, et non comme un roi autoproclamé.

Que faire du journaliste de l'agression au souliers contre un président? Voilà la preuve d'un changement en cours en Irak


Ceci me sembla comme une évidence, encore plus en y repensant 2 ans plus tard, que quelque chose avait déjà commencé à changer en Irak. Car la question qu'on se demandait les jours suivants, était à savoir que faire à cet individu, pour cette agression? Eh bien, si l'intervention en Irak n'avait rien donné, cette question n'aurait jamais été posée. Si le journaliste en question avait fait son geste envers le président de l'Irak durant la décennie précédente, d'une part il aurait prouvé son courage contre la vraie cause des problèmes dans les dictatures du Proche-Orient (les dictateurs) et d'autre part, il serait mort exécuté, non sans avoir souffert quelque peu avant. Quelque chose était donc déjà en train de changer en 2008, car on se demandait que faire de ce journaliste. On n'allait tout de même pas l'exécuter!
"If you want the facts, it's a size 10 shoe that he threw," Mr Bush joked afterwards (Si vous voulez les faits, c'est une pointure 10 qu'il a lancée, a plaisanté M. Bush / BBC News, lundi, le 15 décembre 2008).


Amir Khadir, que dire ?


Quelques jours plus tard, fort déçu que la cible fut ratée, et portée par notre notre gauche de cégep, l'élu du parti communiste du Québec (Québec solidaire), le député Amir Khadir, voulut reprendre l'expérience, mais lui, sans rater son coup. Il fallait soit des cibles plus grosses, comme des ambassades ou consulats américains, ou pour les tireurs d'élite, une cible fixe; idéalement une photo du président aux trop excellents réflexes. Tout le monde était invité à s'entraîner avec lui.


Le député Amir et les chaussures israéliennes


Pour finir, récemment en 2010, dans ce même thème qu'est la récente fixation pour les souliers; une tare que Freud pourrait peut-être tenter d'expliquer s'il était encore en ce monde, Amir et ses camarades du parti communiste Québec Solidaire) ont décidé de manifester devant un commerce de chaussures, pour dénoncer un marchand de son propre comté, qui, Ô sacrilège, vend quelques modèles de souliers fabriqués en Israël, la seule vraie démocratie du Proche-Orient, soit dit en passant. Le marchand, très contenu, avait je suppose, envie de lui dire: «oublie mon petit soulier ! Je veux mes clients»

Les «petits souliers», si humbles d'apparence, auront donc joué un rôle inhabituel en politique, ces deux dernières années.

Quand même, une curieuse fixation... sur des souliers.

Ceci dit, heureuse nouvelle année 2011 !! (autant que possible dans la paix véritable et la bonne santé)

Ci-dessous, un extrait de l'agression contre le président Bush, selon l'angle qui semble celui des caméras de la BBC