Périodiquement, nous entendons des réflexions visant à légaliser ce que l'on ne peut pas contrôler. Celles-ci viennent de la part des politiciens ou de groupes de pression et maintenant de stations de radio. Verrons-nous le jour où les jeunes n'iront plus en centre de protection de la jeunesse pour possession et consommation de drogues, mais pour vols de plants de cannabis dans un ancien champ de maïs?
NOTE : Cet article existe sous une forme entièrement refondue les 11 et 12 mai 2010 et le 5 août 2013; voir le lien : Retour du lobby du cannabis : nationaliser les drogues? (5 août 2013)
http://yapasdpresse.blogspot.com/2010/05/mais-ou-cannabis-le-lobby-du-cannabis.html )
Le titre aurait pu être tout aussi bien La Dérive du continent... ou de l'incontinent.
Toute société se transforme, MAIS tout n'est pas jetable
Actualité et politique (opinions, articles, courts essais)
vendredi 13 mars 2009
jeudi 19 février 2009
Violence et intimidation à l'école; cas vécus et réflexion
La violence et l'intimidation à l'école peuvent prendre plusieurs formes. Et les résultats engendrés peuvent être sérieux comme ce cas, ces jours-ci, du suicide d'un jeune ridiculisé en raison de sa petite taille. Verbale et sous-entendue ou physique, la violence fait toujours mal ; détresse psychologique, démotivation, décrochage, réponse par la violence, etc.
Cas vécu dont une mère de nos contacts personnels nous a fait part
Un jeune fille à l'école secondaire était stigmatisée en partie parce que ses parents avaient une foi différente de la majorité (protestants dans une région catholique). Mais le mépris avait cours aussi parce que la jeune fille avait des intérêts différents. À la puberté, elle aimait encore la nature et les animaux et ne craignait pas de prendre un insecte, un reptile ou même un crapaud dans ses mains. C'était à l'âge où plusieurs jeunes filles mettent d'autres trucs dans leur bouche, dans des fêtes initiatiques dans des sous-sols de résidences, par exemple.
Celle-ci en vînt à vivre une détresse psychologique et était au bord du décrochage scolaire ou pire... Comme c'est souvent le cas, les actes ou paroles de mépris avaient cours non seulement sur les lieux de l'école, mais au retour dans l'autobus scolaire. En effet, dans ces situations, il y a souvent le parcours vers la maison, et en dehors des heures de classe, d'autres actions, dans certains cas, le phénomène récent de la cyber-intimidation via l'internet.
Après un long moment et la perte de motivation de la jeune fille pour l'école et la vie en général, la mère consulta et ensuite exposa franchement le problème à la direction de l'école. Heureusement, elle trouva une oreille attentive. Le groupe d'élève reçut un coup de semonce: ce qu'ils faisaient était du harcèlement et était au sens de la loi un acte criminel. Ceux qui persévéreraient dans cette voie, seraient poursuivis au criminel. Voilà. Tant pis pour les parents indifférents. La situation changea de manière radicale.
Il fallut une intervention directe de la direction. Mais la jeune fille retrouva-t-elle toute sa dignité? Toujours est-il qu'elle a terminé son secondaire, mais en dehors du réseau des polyvalentes. Et lorsque je la vois de temps à autre, elle me semble heureuse. Et elle aime toujours les reptiles et travaille en attendant de débuter ses études post-secondaires sous peu.
Observations dans notre situation familiale
Voici quelques situations que nous avons pu observer en tant que parents d'un garçon qui était au primaire avant un déménagement.
- Il y avait un net manque de surveillance dans la cour d'école. Les rares professeurs surveillants parlaient entre eux (c'était la pause pour eux aussi).
- Aucune distinction n'était faite entre agresseur et agressé. Notre garçon connu dans notre coin de quartier pour être un pacifique, revenait souvent à la maison avec des fiches d'avertissement. Dans nos rues, il jouait autant avec les filles qu'avec les gars et nous ne recevions jamais de plaintes des autres parents.
- Mon fils trouva un stratagème: il rassemblait au besoin une poigné d'amis de sa classe et allait parler à un éventuel individu intimidant plus âgé. J'étais mal à l'aise avec cela, car cela ressemblait à de la graine de gang (pacifique tout de même). Mais que pouvions-nous faire face à cette espèce d'attitude de non-enquête sur les événements survenant dans les cours d'écoles? L'école ou la Commission scolaire avait cette politique; on ne recherchait pas de coupable, à moins d'une évidence incontestable. On punissait indifféremment l'agresseur et l'agressé. Et comme mon fils ne se défendait pas en cachette, il écopait.
- Souvent, il n'y avait pas de discernement pour séparer les actes anodins (tiraillage normal entre enfants) et véritable agression.
- J'étais rendu au point où je disais à mon épouse, que si j'avais un caméscope, je prendrais des périodes de congé pour me stationner près de la clôture et filmer la cour d'école, particulièrement l'entourrage de mon fils pour voir qui provoquait qui. Heureusement pour cette école, j'avais d'autres priorités au budget. Sinon, une copie d'extraits du film aurait atterri sur le bureau d'un policier ou chez les medias, si nécessaire.
- Les enseignantes faisant fonction de surveillantes pour les jeux n'identifiaient pas les comportements dangereux au jeu. Très fréquemment, durant la saison du soccer dans la cour d'école, mon fils revenait à la maison avec des échymoses (des bleus) aux jambes, aussi gros qu'une pièce de 2 dollars et même plus. C'était toujours le même élève qui frappait le ballon de toutes ses forces même lorsqu'un autre élève se trouvait à deux pas de lui. Souvent même, il frappait la jambe d'un solide coup de pied, et l'action passait pour un banal accident. J'ai compris à ce moment que le personnel n'était même pas capable d'identifier un comportement de jeu à risque ou l'enfant qui blesse intentionnellement. Je ne portai pas plainte par peur que cela ne se retourne contre mon enfant et par crainte qu'on interdise le soccer à tous. Par contre, on donnait des fiches de discipline lorsque des garçons se poussaient en jouant sur la neige et que dans la montée d'orgueil, l'un jetait l'autre par terre sur la neige.
- Il n'y avait pas de surveillance aux abords de l'école, dans la rue où sur les trottoirs en dehors du terrain. Une fois, je surpris un jeune à l'attitude fort agressive empoignant et menaçant un autre qui semblait vouloir éviter la bagarre. C'était à 2 mètres de la clôture entourrant l'école. L'autre élève semblait plus pacifique et sur la défensive, mais il ne s'en laissait pas imposer. Je circulais souvent sur cette rue, sur le chemin du travail ou de la maison. J'immobilisai mon véhicule à cette traverse de piéton de l'école concernée, et regardai celui qui était agressif avec insistance, pour lui faire sentir ma présence. Il vit mon véhicule arrêté et modéra ses menaces.
- Un jour, à la sortie d'une autre école, j'effectuais un levé d'arpentage avec un instrument au niveau sur un trépied. Un jeune garçon se jeta presque sous le trépied pour attirer mon attention et chercher protection de ma part, contre un élève au comportement douteux.
- Dans la cour d'école de mon fils, un élève au comportement violent et fui par les autres, se trouvait souvent dans une zone neutre de la cour, sans être intercepté par les surveillantes de la cour d'école. Il avait une forte taille pour son âge et se tenait souvent près de la section des élèves de la maternelle. De leur position habituelle près d'une des portes, les enseignantes ne pouvaient pas le voir dans ce secteur et il le savait.
- C'est lui qui à l'âge de 8 ans, dans notre voisinage, avait initié un jeune de 6 ans à la fellation. Le problème commençait donc évidemment à la maison. Heureusement le fait commis envers un amis de notre fils nous avait été rapporté et nous avons pu aviser la mère de l'enfant ainsi que la direction de l'école. Et heureusement, nous avons aussi été avisés par une mère de notre voisinage que ce jeune, costaud pour son âge qui jouait avec notre fils depuis quelques semaines, avait un comportement douteux et avait même cassé une ou des dents à un enfant.
Dès que possible, nous avons inscrit notre enfant à des cours d'auto-défense. Il apprendrait dans ce monde "évolué" à n'utiliser que la force nécessaire en cas de véritable agression. Mais je pensais souvent à ce jeune que nous avons dénoncé. Ne serait-il pas tenté de se venger de notre dénonciation lorsqu'il aurait 16 ans? Tout cela nous passe dans la tête. Ne pourrait-il pas à ce moment, nous voir comme la cause de toutes ses douleurs et commettre quelques chose de très grave pour se venger?
Puis, nous avons déménagé dans un plus grand centre urbain pour mon travail, et nous avons choisi une école en fonction des valeurs véhiculées. Désormais, nous ne recevions presque jamais de fiches pour des comportements déplorables (5e et 6e année du primaire) et nous collaborions avec l'école, le cas échéant.
Inutile de dire, que non seulement mon nouvel emploi, mais tout autant cette attitude de non investigation et de fiches à répétition sans égard à la responsabilité (agresseur vs agressé) ont été un facteur important dans la décision de prendre le risque de quitter notre milieu de vie.
Réflexion
Laissez aux garçons le droit d'être des garçons. Lâchez-les avec les cours d'éthique et culture religieuse et faites-les bouger et dépenser de l'énergie dans un environnement contrôlé. L'école publique aurait intérêt à revoir ses petites théories. Faites augmenter le nombre d'enseignants mâles au primaire. Eux, ils savent c'est quoi un garçon et discerner entre violence et petit "tiraillage" qui demande un simple avertissement sans fiche de délinquant. Notre expérience a prouvé que notre fils était normal et non un violent. Son défaut : être un garçon qui n'avait généralement pas peur, qui oubliait de se cacher lorsqu'il se défendait. Les cas de violence véritable étaient extrêmement rares et sa présence à la nouvelle école l'a confirmé.
Cette attitude de non-enquête et non-identification de l'agresseur cause certainement du tort. La vraie vie n'est pas comme cela. Même chose pour le manque à discerner la violence véritable d'un côté, et de l'autre, le jeu qui tourne à la blessure au genou ou au coude (blessure ne résultant pas d'un acte planifié).
Dans ce contexte à la Jean-Jacques Rousseau, la graine de bandit continuera de grandir et le pacifique a de forte chance de développer lui aussi un comportement violent, en guise de défense. Certains jeunes risquent même de sur-réagir, à force d'être excédés. Il y a quelques années, dans l'est du Québec, un jeune du secondaire a tué accidentellement un autre d'un solide coup de poing, pour une simple casquette arrachée de sa tête. De son côté, sans s'en rendre compte, mon fils avait déjà compris en 4e année du primaire, le principe de la force dans l'association; pacifique à ce moment-là. Mais que serait-il arrivé dans la même situation à l'adolescence? Est-ce le modèle que nous voulons comme société?
Sommes-nous rendus au point où il faudrait des caméras de surveillance dans les cours d'école et à leurs abords (je crois que oui) ?
Faudrait-il des surveillants distincts et formés pour les périodes d'entrée et de sortie des élèves (ou encore des agents de sécurité à certaines heures)? Et puisque la violence et l'intimidation risquent surtout de se déplacer (rues avoisinantes, autobus, internet), et que la répression ou l'intervention sur la propriété des écoles seulement ne suffisent donc pas, ne faut-il pas voir l'école, comme un lieu d'intervention privilégié pour la prévention et l'éducation des comportements, mais avec un milieu de vie hors de l'école plus coopératif et impliqué?
Pensée : Enlevez l'avenir de notre système d'éducation des mains des théoriciens de 25 ans de formation académique qui se servent de la société comme d'un laboRAToire.
Cas vécu dont une mère de nos contacts personnels nous a fait part
Un jeune fille à l'école secondaire était stigmatisée en partie parce que ses parents avaient une foi différente de la majorité (protestants dans une région catholique). Mais le mépris avait cours aussi parce que la jeune fille avait des intérêts différents. À la puberté, elle aimait encore la nature et les animaux et ne craignait pas de prendre un insecte, un reptile ou même un crapaud dans ses mains. C'était à l'âge où plusieurs jeunes filles mettent d'autres trucs dans leur bouche, dans des fêtes initiatiques dans des sous-sols de résidences, par exemple.
Celle-ci en vînt à vivre une détresse psychologique et était au bord du décrochage scolaire ou pire... Comme c'est souvent le cas, les actes ou paroles de mépris avaient cours non seulement sur les lieux de l'école, mais au retour dans l'autobus scolaire. En effet, dans ces situations, il y a souvent le parcours vers la maison, et en dehors des heures de classe, d'autres actions, dans certains cas, le phénomène récent de la cyber-intimidation via l'internet.
Après un long moment et la perte de motivation de la jeune fille pour l'école et la vie en général, la mère consulta et ensuite exposa franchement le problème à la direction de l'école. Heureusement, elle trouva une oreille attentive. Le groupe d'élève reçut un coup de semonce: ce qu'ils faisaient était du harcèlement et était au sens de la loi un acte criminel. Ceux qui persévéreraient dans cette voie, seraient poursuivis au criminel. Voilà. Tant pis pour les parents indifférents. La situation changea de manière radicale.
Il fallut une intervention directe de la direction. Mais la jeune fille retrouva-t-elle toute sa dignité? Toujours est-il qu'elle a terminé son secondaire, mais en dehors du réseau des polyvalentes. Et lorsque je la vois de temps à autre, elle me semble heureuse. Et elle aime toujours les reptiles et travaille en attendant de débuter ses études post-secondaires sous peu.
Observations dans notre situation familiale
Voici quelques situations que nous avons pu observer en tant que parents d'un garçon qui était au primaire avant un déménagement.
- Il y avait un net manque de surveillance dans la cour d'école. Les rares professeurs surveillants parlaient entre eux (c'était la pause pour eux aussi).
- Aucune distinction n'était faite entre agresseur et agressé. Notre garçon connu dans notre coin de quartier pour être un pacifique, revenait souvent à la maison avec des fiches d'avertissement. Dans nos rues, il jouait autant avec les filles qu'avec les gars et nous ne recevions jamais de plaintes des autres parents.
- Mon fils trouva un stratagème: il rassemblait au besoin une poigné d'amis de sa classe et allait parler à un éventuel individu intimidant plus âgé. J'étais mal à l'aise avec cela, car cela ressemblait à de la graine de gang (pacifique tout de même). Mais que pouvions-nous faire face à cette espèce d'attitude de non-enquête sur les événements survenant dans les cours d'écoles? L'école ou la Commission scolaire avait cette politique; on ne recherchait pas de coupable, à moins d'une évidence incontestable. On punissait indifféremment l'agresseur et l'agressé. Et comme mon fils ne se défendait pas en cachette, il écopait.
- Souvent, il n'y avait pas de discernement pour séparer les actes anodins (tiraillage normal entre enfants) et véritable agression.
- J'étais rendu au point où je disais à mon épouse, que si j'avais un caméscope, je prendrais des périodes de congé pour me stationner près de la clôture et filmer la cour d'école, particulièrement l'entourrage de mon fils pour voir qui provoquait qui. Heureusement pour cette école, j'avais d'autres priorités au budget. Sinon, une copie d'extraits du film aurait atterri sur le bureau d'un policier ou chez les medias, si nécessaire.
- Les enseignantes faisant fonction de surveillantes pour les jeux n'identifiaient pas les comportements dangereux au jeu. Très fréquemment, durant la saison du soccer dans la cour d'école, mon fils revenait à la maison avec des échymoses (des bleus) aux jambes, aussi gros qu'une pièce de 2 dollars et même plus. C'était toujours le même élève qui frappait le ballon de toutes ses forces même lorsqu'un autre élève se trouvait à deux pas de lui. Souvent même, il frappait la jambe d'un solide coup de pied, et l'action passait pour un banal accident. J'ai compris à ce moment que le personnel n'était même pas capable d'identifier un comportement de jeu à risque ou l'enfant qui blesse intentionnellement. Je ne portai pas plainte par peur que cela ne se retourne contre mon enfant et par crainte qu'on interdise le soccer à tous. Par contre, on donnait des fiches de discipline lorsque des garçons se poussaient en jouant sur la neige et que dans la montée d'orgueil, l'un jetait l'autre par terre sur la neige.
- Il n'y avait pas de surveillance aux abords de l'école, dans la rue où sur les trottoirs en dehors du terrain. Une fois, je surpris un jeune à l'attitude fort agressive empoignant et menaçant un autre qui semblait vouloir éviter la bagarre. C'était à 2 mètres de la clôture entourrant l'école. L'autre élève semblait plus pacifique et sur la défensive, mais il ne s'en laissait pas imposer. Je circulais souvent sur cette rue, sur le chemin du travail ou de la maison. J'immobilisai mon véhicule à cette traverse de piéton de l'école concernée, et regardai celui qui était agressif avec insistance, pour lui faire sentir ma présence. Il vit mon véhicule arrêté et modéra ses menaces.
- Un jour, à la sortie d'une autre école, j'effectuais un levé d'arpentage avec un instrument au niveau sur un trépied. Un jeune garçon se jeta presque sous le trépied pour attirer mon attention et chercher protection de ma part, contre un élève au comportement douteux.
- Dans la cour d'école de mon fils, un élève au comportement violent et fui par les autres, se trouvait souvent dans une zone neutre de la cour, sans être intercepté par les surveillantes de la cour d'école. Il avait une forte taille pour son âge et se tenait souvent près de la section des élèves de la maternelle. De leur position habituelle près d'une des portes, les enseignantes ne pouvaient pas le voir dans ce secteur et il le savait.
- C'est lui qui à l'âge de 8 ans, dans notre voisinage, avait initié un jeune de 6 ans à la fellation. Le problème commençait donc évidemment à la maison. Heureusement le fait commis envers un amis de notre fils nous avait été rapporté et nous avons pu aviser la mère de l'enfant ainsi que la direction de l'école. Et heureusement, nous avons aussi été avisés par une mère de notre voisinage que ce jeune, costaud pour son âge qui jouait avec notre fils depuis quelques semaines, avait un comportement douteux et avait même cassé une ou des dents à un enfant.
Dès que possible, nous avons inscrit notre enfant à des cours d'auto-défense. Il apprendrait dans ce monde "évolué" à n'utiliser que la force nécessaire en cas de véritable agression. Mais je pensais souvent à ce jeune que nous avons dénoncé. Ne serait-il pas tenté de se venger de notre dénonciation lorsqu'il aurait 16 ans? Tout cela nous passe dans la tête. Ne pourrait-il pas à ce moment, nous voir comme la cause de toutes ses douleurs et commettre quelques chose de très grave pour se venger?
Puis, nous avons déménagé dans un plus grand centre urbain pour mon travail, et nous avons choisi une école en fonction des valeurs véhiculées. Désormais, nous ne recevions presque jamais de fiches pour des comportements déplorables (5e et 6e année du primaire) et nous collaborions avec l'école, le cas échéant.
Inutile de dire, que non seulement mon nouvel emploi, mais tout autant cette attitude de non investigation et de fiches à répétition sans égard à la responsabilité (agresseur vs agressé) ont été un facteur important dans la décision de prendre le risque de quitter notre milieu de vie.
Réflexion
Laissez aux garçons le droit d'être des garçons. Lâchez-les avec les cours d'éthique et culture religieuse et faites-les bouger et dépenser de l'énergie dans un environnement contrôlé. L'école publique aurait intérêt à revoir ses petites théories. Faites augmenter le nombre d'enseignants mâles au primaire. Eux, ils savent c'est quoi un garçon et discerner entre violence et petit "tiraillage" qui demande un simple avertissement sans fiche de délinquant. Notre expérience a prouvé que notre fils était normal et non un violent. Son défaut : être un garçon qui n'avait généralement pas peur, qui oubliait de se cacher lorsqu'il se défendait. Les cas de violence véritable étaient extrêmement rares et sa présence à la nouvelle école l'a confirmé.
Cette attitude de non-enquête et non-identification de l'agresseur cause certainement du tort. La vraie vie n'est pas comme cela. Même chose pour le manque à discerner la violence véritable d'un côté, et de l'autre, le jeu qui tourne à la blessure au genou ou au coude (blessure ne résultant pas d'un acte planifié).
Dans ce contexte à la Jean-Jacques Rousseau, la graine de bandit continuera de grandir et le pacifique a de forte chance de développer lui aussi un comportement violent, en guise de défense. Certains jeunes risquent même de sur-réagir, à force d'être excédés. Il y a quelques années, dans l'est du Québec, un jeune du secondaire a tué accidentellement un autre d'un solide coup de poing, pour une simple casquette arrachée de sa tête. De son côté, sans s'en rendre compte, mon fils avait déjà compris en 4e année du primaire, le principe de la force dans l'association; pacifique à ce moment-là. Mais que serait-il arrivé dans la même situation à l'adolescence? Est-ce le modèle que nous voulons comme société?
Sommes-nous rendus au point où il faudrait des caméras de surveillance dans les cours d'école et à leurs abords (je crois que oui) ?
Faudrait-il des surveillants distincts et formés pour les périodes d'entrée et de sortie des élèves (ou encore des agents de sécurité à certaines heures)? Et puisque la violence et l'intimidation risquent surtout de se déplacer (rues avoisinantes, autobus, internet), et que la répression ou l'intervention sur la propriété des écoles seulement ne suffisent donc pas, ne faut-il pas voir l'école, comme un lieu d'intervention privilégié pour la prévention et l'éducation des comportements, mais avec un milieu de vie hors de l'école plus coopératif et impliqué?
Pensée : Enlevez l'avenir de notre système d'éducation des mains des théoriciens de 25 ans de formation académique qui se servent de la société comme d'un laboRAToire.
dimanche 15 février 2009
Prix de l'essence au Québec; trop ou trop peu élevé?
La question essentielle à mon avis est : comment diminuer notre consommation d'essence et nos émissions de gaz à effet de serre, d'une manière AUTRE QUE des prix élevés à la pompe? Je m'explique.
Le prix du baril de pétrole à la baisse avec un prix inversement à la hausse à la pompe relance le débat. Pourquoi le prix de l'essence est-il à la hausse? Quelqu'un a-t-il brûlé un drapeau au Proche-Orient? Est-ce parce que le président sortant aux États-Unis est retourné au Texas? Mais ce n'est pas la question sur laquelle je réfléchissait hier dans ma voiture. À un peu plus de 0,92$ le litre dans la région de Québec en février 2009, c'est certainement plus facile à accepter que quelques mois plus tôt. On pourrait certainement discuter de la pertinence du prix de l'essence, lequel serait par exemple 1,40$ le litre (atteint en 2008), trop élevé selon les uns ou trop peu élevé pour les autres.
Prix trop élevés ou trop peu élevés?
La question est posée, non pas sous l'angle de l'analyse économique, mais sous l'angle des alternatives à un prix de l'essence élevé, notamment pour concilier la situation des uns (familles, gens à plus faibles revenus, personnes vivant hors des grands centres urbains) versus les contraintes environnementales.
Les uns, trouvant les prix trop élevés, ce sont ceux qui ont de faibles revenus et qui ne sont pas bien desservis par un réseau de transport en commun pour diverses raisons (situation géographique, etc.). Chaque dollar dépensé et qu'ils n'ont pas, constitue un dollar dans le négatif, donc un endettement, à moins d'avoir accès au love money (p. ex. aide des parents et proches). Ceux trouvant les prix trop élevés sont aussi le groupe social dont les dépenses équivalent à peu près aux revenus et qui aspirent à conserver une part de budget pour les loisirs (sports, cours divers, sorties, vacances) et pour épargner en vue de leur retraite (prendre un REER, etc.). Pour ceux-là, il faut très peu d'augmentation de divers produits et services essentiels ou quasi-essentiels pour déstabiliser ce budget. Dans bien des cas, ce sont aussi des personnes ou familles pour qui le transport en commun et l'organisation actuelle du territoire et des activités quotidiennes ne peut répondre aux besoins et contraintes.
Pour les autres, trouvant les prix trop bas, il peut s'agir par exemple, de ceux qui de toute façon ne sauraient pas où garer une voiture à Montréal ou dans le secteur du "Vieux-Québec" à Québec , ni dans les stationnements "payants" des institutions d'enseignement comme les universités et les Cégeps. Ils peuvent aussi être ceux qui se déplacent dans des secteurs bien desservis par les réseaux de transport en commun.
Sans oublier la conscience environnementale
La raison pour laquelle je n'ai pas parlé encore de ceux qui ont une conscience environnementale plus aiguisée, c'est que cette conscience pourra varier selon le temps et le lieux pour une même personne. Un étudiant de Montréal ou de la grande région de Québec qui trouvait par exemple le prix de l'essence trop bas à 1,40$ le litre en 2008, pourrait changer d'idée s'il avait 3 ou 4 enfants, dont 2 à déposer à la garderie (en vélo, en métro ou en autobus) ou s'il vivait et travaillait en dehors des grands centres. Mon expérience de taxibus dans une ville de région (transport en commun subventionné) durant quelques mois sans automobile était décevante; trois personnes sur la banquette arrière d'une voiture de taxi, c'est trop.
Une fois j'occupais le siège du passager avant, mais le chauffeur m'a suggéré de céder ma place pour un nouveau passager de forte taille; ce dernier étant visiblement fort mal à l'aise. Je ne me suis plus assis à l'avant après cette expérience. Et en semaine après les heures de grande activité ainsi que les weekends, on cessait d'exister. Il ne restait que le taxi traditionnel.
Pour ceux dont la conscience environnementale est ferme et réfléchie (mature), il existe plusieurs facteurs autres que le prix de l'essence, pour atteindre les objectifs environnementaux:
Le prix du baril de pétrole à la baisse avec un prix inversement à la hausse à la pompe relance le débat. Pourquoi le prix de l'essence est-il à la hausse? Quelqu'un a-t-il brûlé un drapeau au Proche-Orient? Est-ce parce que le président sortant aux États-Unis est retourné au Texas? Mais ce n'est pas la question sur laquelle je réfléchissait hier dans ma voiture. À un peu plus de 0,92$ le litre dans la région de Québec en février 2009, c'est certainement plus facile à accepter que quelques mois plus tôt. On pourrait certainement discuter de la pertinence du prix de l'essence, lequel serait par exemple 1,40$ le litre (atteint en 2008), trop élevé selon les uns ou trop peu élevé pour les autres.
Prix trop élevés ou trop peu élevés?
La question est posée, non pas sous l'angle de l'analyse économique, mais sous l'angle des alternatives à un prix de l'essence élevé, notamment pour concilier la situation des uns (familles, gens à plus faibles revenus, personnes vivant hors des grands centres urbains) versus les contraintes environnementales.
Les uns, trouvant les prix trop élevés, ce sont ceux qui ont de faibles revenus et qui ne sont pas bien desservis par un réseau de transport en commun pour diverses raisons (situation géographique, etc.). Chaque dollar dépensé et qu'ils n'ont pas, constitue un dollar dans le négatif, donc un endettement, à moins d'avoir accès au love money (p. ex. aide des parents et proches). Ceux trouvant les prix trop élevés sont aussi le groupe social dont les dépenses équivalent à peu près aux revenus et qui aspirent à conserver une part de budget pour les loisirs (sports, cours divers, sorties, vacances) et pour épargner en vue de leur retraite (prendre un REER, etc.). Pour ceux-là, il faut très peu d'augmentation de divers produits et services essentiels ou quasi-essentiels pour déstabiliser ce budget. Dans bien des cas, ce sont aussi des personnes ou familles pour qui le transport en commun et l'organisation actuelle du territoire et des activités quotidiennes ne peut répondre aux besoins et contraintes.
Pour les autres, trouvant les prix trop bas, il peut s'agir par exemple, de ceux qui de toute façon ne sauraient pas où garer une voiture à Montréal ou dans le secteur du "Vieux-Québec" à Québec , ni dans les stationnements "payants" des institutions d'enseignement comme les universités et les Cégeps. Ils peuvent aussi être ceux qui se déplacent dans des secteurs bien desservis par les réseaux de transport en commun.
Sans oublier la conscience environnementale
La raison pour laquelle je n'ai pas parlé encore de ceux qui ont une conscience environnementale plus aiguisée, c'est que cette conscience pourra varier selon le temps et le lieux pour une même personne. Un étudiant de Montréal ou de la grande région de Québec qui trouvait par exemple le prix de l'essence trop bas à 1,40$ le litre en 2008, pourrait changer d'idée s'il avait 3 ou 4 enfants, dont 2 à déposer à la garderie (en vélo, en métro ou en autobus) ou s'il vivait et travaillait en dehors des grands centres. Mon expérience de taxibus dans une ville de région (transport en commun subventionné) durant quelques mois sans automobile était décevante; trois personnes sur la banquette arrière d'une voiture de taxi, c'est trop.
Une fois j'occupais le siège du passager avant, mais le chauffeur m'a suggéré de céder ma place pour un nouveau passager de forte taille; ce dernier étant visiblement fort mal à l'aise. Je ne me suis plus assis à l'avant après cette expérience. Et en semaine après les heures de grande activité ainsi que les weekends, on cessait d'exister. Il ne restait que le taxi traditionnel.
Pour ceux dont la conscience environnementale est ferme et réfléchie (mature), il existe plusieurs facteurs autres que le prix de l'essence, pour atteindre les objectifs environnementaux:
- réorganisation du transport en commun, incluant l'ergonomie et un confort de base (être capable de lire un livre ou un document ou consulter un portable, en position assise sans devoir se tenir à un poteau de danseuse, au même poteau que le type qui a attrapé l'influenza - la grippe d'homme - et ça pourrait être moi... );
- réorganisation du transport longue-distance (ex. bonifier le transport par train des personnes ou marchandises pour les longues distances, par exemple avec des voies distinctes dans les grands axes des déplacements, nord-sud ou est-ouest);
- des véhicules de transports urbains adaptés pour les personnes et livraison ou collecte des marchandises ou pour certains véhicules publics ou d'entreprises (hybrides, électriques, ...);
- des zones ou rues réservées pour certains types de véhicules;
- favoriser les garderies (centres de la petite enfance) près ou sur les lieux de travail;
- nouvelles énergies (mais pourquoi les gouvernements au Canada n'ont-ils pas établi dans les décennies précédentes de normes et d'échéanciers pour les véhicules utilisant essence, diesel, etc. ?);
- repenser la façon de taxer, laquelle bénéficie à nos gouvernements lorsque les prix sont plus élevés à la pompe;
- véhicules communautaires (location ou formule de contribution financière autre);
- une gestion du territoire (aménagement du territoire et urbanisme) et des services qui soit une gestion évolutive, car en tant que système, une ville n'est jamais statique; les quartiers avec beaucoup d'enfants et de travailleurs d'aujourd'hui seront les quartiers d'une majorité de retraités dans 30 ans.
- et autres.
samedi 7 février 2009
Faut-il privatiser Hydro-Québec? Énergie équitable ou inéquitable?
7 FÉVRIER 2009 (mon côté gauchiste judéo-chrétien).
Le ballon est relancé. C'est un peu comme pour la question de privatiser Postes Canada qui revient de façon cyclique, comme si quelqu'un voulait vraiment que les envois postaux passent à 3 dollars, pour l'enveloppe standard expédiée à l'intérieur de nos frontières.
Le salut d'Hydro-Québec doit-il passer par la privatisation?
Pourquoi une révision de la gestion et des prix doit-elle passer par la privatisation? Pourquoi cette société d'État doit-elle entrer dans le giron de la mondialisation des marchés?
Les fonctionnaires de nos sociétés d'État doivent travailler vraiment mal pour générer une telle envie (j'ironise).
Nos forêts géographiquement accessibles ont été vidées de leur matière ligneuse et nos eaux de leurs poissons tandis que les travailleurs de ces milieux avaient des salaires et conditions au mieux ordinaires et devaient faire avec des périodes de chômage.
Signature du privé corporatif (pas tous heureusement)
Nous avons parfois le sentiment d'avoir été vendus et pillés (c'est-à-dire nos pères). Le privé se foutait pas mal des notions de justice sociale et de bonheur.
Y aurait-il vraiment optimisation de l'exploitation de la ressource? Pourquoi faut-il privatiser, pour ensuite devoir logiquement implanter des "brigades" spécialisées pour surveiller et contrôler les activités et opérations de ce qui serait privatisé?
Dans certains domaines les entreprises qui font du partenariat avec le secteur public ont l'habitude de calculer leurs coûts en incluant profit + administration. De même, ce que les salariés d'une société d'État pourraient éventuellement sacrifier, pourrait-il revenir par une autre porte, en coûts administratifs, en redevances aux actionnaires ou d'une autre façon?
Une partie de la solution, si le problème du prix est visé, ne pourrait-elle pas passer par l'utilisation des surplus, vendus à un prix majoré, par exemple? Mais dans ce cas, il faudrait être tout de même conscients que si nous avons des surplus, certaines situations de force majeure (ex. climatiques; surmultiplication de véhicules rechargeables) pourraient faire de nous des importateurs sur des plus longues durées que ce que nous avons connu. Nos clients ne manqueraient pas de nous retourner la pareille (facturation majorée pour nos demandes de pointe).
Je ne suis pas économiste, mais...
Je ne suis pas économiste, mais il y a plusieurs questions qui doivent trouver réponse dans le dossier ou débat d'une éventuelle privatisation d'Hydro-Québec.
Ma prochaine question fera un peu amateur : pourquoi est-ce grave si nous payons un prix inférieur au marché mondial pour une ressource naturelle régionale renouvelable que nous avons le privilège d'avoir et que nos pères et mères ont payé pour nous avec leurs impôts et taxes lors de la nationalisation de l'électricité au Québec (régionale au sens plus large)? Ne paie-t-on pas les oranges moins cher si on réside au Maroc ou en Floride? Ne paie-t-on pas le pétrole moins cher lorsqu'on est citoyen de l'Arabie Saoudite? N'y a-t-il pas des hausses de tarifs quasi-annuelles pour les utilisateurs domestiques d'électricité que nous sommes?
Est-ce mal d'avoir une société d'État rentable qui fait bénéficier ses concitoyens de ses avantages?
Définir les termes de la privation S.V.P.
Et de quelle privatisation parle-t-on; de la gestion ou de la Société et des infrastructures et équipements? Ou encore, parle-t-on de certains pans seulement et pourquoi en ce cas? Car on peut pet-etre privatiser la gestion en conservant les profits et ressources. Les infrastructures et les secteurs d'activité seraient-ils morcelés entre un certains nombres de compagnies? Qui assumerait les coûts de la recherche?
Si on nous dit éventuellement que les infrastructures resteraient à l'État, est-ce à dire qu'on veut le chèque de paye, mais pas les factures d'entretien et de recherche et développement qui viennent avec?
À qui la privatisation d'Hydro-Québec bénéficierait-elle le plus?
Qui a des intérêts sur un fleuron québécois tel qu'Hydro-Québec? Y aurait-il dans un futur pas très loin, des intérêts pétroliers ou gaziers dans la gestion de notre énergie électrique? Cela pourrait-il s'insérer dans un grand marché de tendance monopolisante?
Si l'on parle d'une privatisation totale, qui seraient les actionnaires et quels seraient en ce cas, leur intérêt ou intention dans l'acquisition de cette entreprise? Se pourrait-il qu'un bon matin, ils n'en aient rien à foutre que la ressource soit québécoise. Imaginez-vous, par exemple, les Chinois ayant le contrôle sur notre hydro-électricité? Les profits des grandes entreprises n'ont pas de nationalité.
J'essaie de comprendre...
Pourquoi ce "dossier" fait-il surface au moment où les possibilités de croissance sont énormes, considérant les objectifs de réduction de la consommation du pétrole, l'apparition des voitures électriques, l'éolien et le solaire encore à leur état d'enfance (son école primaire), l'énergie des courants marins de notre grand fleuve encore non exploités et croyez-moi, il y a des courants importants en certains secteurs du Fleuve-Saint-Laurent.? Ce ne sont que des exemples.
Dans le contexte de la mondialisation qu'on semble vouloir nous enfoncer dans la gorge par la force, quelle serait la garantie que les retombées iraient vraiment là où le voudraient les théories de gestion?
La spéculation pourrait-elle entrer dans le domaine de l'hydro-électricité (faire monter les enchères et les coûts pour nous)?
Dans le marché de l'énergie tel que nous le connaissons, nous savons les effets de la rareté (ou pseudo-rareté) sur le prix d'un produit ou d'une ressource. Ne serait-il pas tentant d'étaler certains développements, pour ensuite dire que la demande croit plus rapidement que la capacité de production, et qu'ainsi il faudrait augmenter substantiellement les coûts pour les clients domestiques? Ce sera potentiellement le cas avec les véhicules entièrement électriques.
Hydro avec un "o" = Eau
OU histoire d'Eau
Il y a aussi l'aspect hydro-électrique de la chose. Hydro-électricité contient la racine hydro, donc eau. L'eau est une ressource naturelle que nous avons en abondance au Québec. Quel serait l'impact d'une privatisation de la gestion sur l'aspect hydrologique de la ressource et sur d'autres dossiers dans le domaine du droit sur l'eau? Autrement dit, quel serait l'impact sur toute la délicate question de la gestion de l'eau au Québec? À qui appartiendrait l'eau ou les droits sur l'eau qui s'écoule dans les rivières harnachées et les zones inondées ou réservées pour produire l'énergie?
Quel serait l'impact plus global du résultat d'éventuelles contestations et jugements en cour ou en arbitrage international sur la question de l'eau (précédents créés, jurisprudence)?
Responsabilités légale et financière face à d'éventuelles pertes
De plus, advenant le problème de la perte de rentabilité pour une raison inconnue aujourd'hui, qui assumerait les responsabilité financières et légales? Par exemple, des infrastructures sont victimes de terrorisme, ou encore, on révolutionne la production d'énergie (ex. des super piles d'automobile) et en 2029, la la croissance n'a pas cru au rythme prévu. On a donc surestimé le boom du marché et ça ne se passe pas tout à fait comme prévu. Les contribuables deviendraient-ils les désignés responsables légaux et financiers par défaut (par la bande)?
Ou si les conditions du marché changeaient durant les années suivant la signature des ententes, les compagnies respecteraient-elles leurs engagements, ou se défileraient-elles? Qu'arriverait-il en cas d'insolvabilité de la compagnie envers ses créanciers et si elle se révélait être un mauvais payeur pour ses fournisseurs, ou devenait non opérationnelle pour une raison quelconque?
Actuellement, des compagnies peuvent signer des ententes pour fournir de l'énergie éolienne à Hydro-Québec à un prix donnée le kilowatt-heure. Puis, quand les conditions du marché ne sont plus favorables pour le prix de l'entente (hausse du prix unitaire accordé dans les contrats subséquents selon l'évolution du marché), certaines repartent et se retirent pour une autre province sans terminer tout le développement prévu. Qu'est-ce qui nous garantit qu'une privatisation ne serait pas seulement pour les bonnes années, ou jusqu'à ce qu'on hérite d'un réseau devenu vétuste?
Faudrait-il renégocier à la hausse des contrats avec des entreprises qui menaceraient de cesser leurs opérations pour difficultés financières?
Donc, dans des cas semblables, qui comblerait à ce moment-là les éventuelles pertes?
Vétusté et responsabilité des coûts d'entretien; l'allégorie d'un certain pont à Québec
Qui paierait pour le maintien (entretien à long terme et remplacement) des équipements et infrastructures actuels? Vous n'avez qu'à penser à la problématique d'entretien pour l'actuel Pont de Québec. Les deux parties (compagnie ferroviaire et Ville de Québec et... la rive-sud) en ont besoin, mais personne ne veut se taper la facture de l'entretien pour le rattrappage en travaux pour les années décrites comme déficitaires en matière d'entretien.
La privatisation serait-elle sous forme de bail (baux) de 30, 50, 75 ou 100 ans? Et si on nous retournait des équipements vétustes et négligés après quelques décennies, les contribuables que nous sommes (ou nos enfants et leurs enfants) seraient-ils encore sollicités, après avoir supporté les hausses prévisibles des coûts d'énergie reliés à la privatisation?
Le privé n'exigerait-il pas la remise à neuf de certaines infrastructures et équipements avant d'en assumer la gestion (un service top shape à la livraison)? En tel cas, la facture nous serait logiquement refilée alors qu'eux auraient les avantages pour les bonnes décennies à suivre.
Relations avec les régions ressources et les communautés
Quelles seraient les relations avec les régions-ressources et les communautés. Quel serait l'impact d'une privatisation d'Hydro-Québec sur les relations avec les communautés autochtones amérindiennes?
On parle souvent des régions comme un fardeau pour Montréal, mais si celles-ci et leurs communautés recevaient les redevances équivalentes à ce qu'elles produisent, cela changerait peut-être la donne. Les bois de construction ne vient pas premièrement de la quincaillerie, ni l'électricité de la prise murale.
Pas si simple...
Toutes ces questions doivent trouver une réponse très claire et être incluses dans toute réflexion ou dans un éventuel débat publique sur la question.
L'énergie électrique dans le contexte québécois, ce n'est pas un marché de production de balles de golf autographiées ou de sandales de plage. L'électricité est vitale et incontournable. On a des hivers avec des froids qui tuent. Il est donc drôlement important de réfléchir longuement sur l'éventualité d'une privatisation d'un réseau qui fonctionne bien en matière d'énergie.
Je ne sais pas mais, il me semble qu'il y a un risque élevé que s'insèrent un jour des intérêts obscurs dans le dossier de la privatisation d'Hydro-Québec. Il est difficile de croire que le but soit purement altruiste; comme par exemple rembourser la dette du Québec.
La notion de dette d'une nation constitue d'ailleurs à elle seule le sujet d'un débat social.
Pensée : À l'heure où l'on commence à comprendre la notion de café équitable, allons-nous courir le risque de nous doter d'une énergie nationale inéquitable?
mardi 3 février 2009
Photo de président versus photo de Madame David
Madame Françoise David du parti Québec Solidaire a la peau plus sensible que son député élu, Monsieur Amir Khadir. La proposition questionnable d'un animateur radio du FM 93,3 à Québec, consistant à déchirer la photo de Madame David d'un manuel scolaire, s'apparente tout au plus, à lancer un soulier contre la photo d'un président de nation ou contre les embassades de celle-ci.
L'argumentation du député Khadir était qu'il n'avait pas lancé une chaussure (agression) contre une personne mais contre une photographie du président sortant des États-Unis; selon lui, acte d'aucune conséquence.
Suivant cette même logique, que l'animateur radio ait tort ou raison n'est pas la question. Pour poursuivre la logique solidaire, inciter à déchirer une photo par motif d'opinion politique ne constituerait pas une agression contre la personne.
Dans sa plainte déposée au CRTC, Madame David argumente que les ondes publiques n'ont pas été utilisées de manière adéquate. Suivant la même logique, Monsieur Khadir a utilisé une fonction publique honorable (député élu à l'Assemblée nationale) pour véhiculer sa position, d'une manière inhabituelle à notre culture.
Nous assistons ici à l'exemple typique de débats sociaux sans issue que nous verrons en nombre croissant.
Puisque nous sommes en perte de référence pour ce qui est ou non éthique, chaque clan devient sa propre référence. L'action de l'animateur a le mérite de faire ressortir cette contradiction, de même que l'importance du symbole. Déchirer, brûler ou piétiner un drapeau ou une photo, s'apparente à agresser ceux qu'ils représentent. Merci au 93,3 pour le rapprochement, conscient ou non.
mardi 27 janvier 2009
Budgets fédéraux et avenir de l'assurance-emploi
Dans le récit Le Petit prince de l'auteur Antoine de Saint-Exupéry, la petite planète de l'allumeur de réverbères s'était mise à tourner de plus en plus vite et ce dernier ne pouvait plus maintenir la cadence. Sitôt allumé, sitôt il fallait éteindre. Pourtant, la consigne n'avait pas changé. Cette scène est digne de notre époque de changements rapides. L'assurance-emploi (autrefois connue sous le nom d'assurance-chômage), a besoin d'une réforme équitable et ça ne serait pas si compliqué. Il suffirait de changer la consigne.
(dernière modification : 5 décembre 2010)
La réalité des régions n'est pas celle d'Ottawa
Il y a quelques années j'ai quitté la région que j'aimais et maintenant j'ai un emploi régulier et de meilleures conditions de travail. Avant de faire le saut, je constatais avec stupéfaction qu'on essayait d'y attirer les nouveaux diplômés sans expérience, pendant que je devais quitter en raison des salaires des emplois spécialisés maintenus artificiellement bas, dans le secteur privé.
Je viens d'une région-ressources du Québec. Pendant des années après ma diplômation, j'ai persisté à essayer de demeurer et travailler dans ma région que j'aimais. Mais, il y a avait un revers. Les emplois techniques spécialisés dans les villes de région se faisaient rares et la plupart des jeunes devaient quitter pour les centres plus urbains. En région (ex. à Matane), durant la basse saison, il n'était pas rare à la fin des années 1980 et au début 1990, que le chômage soit autour d'un taux de 14 pourcent (14%), voire plus. Parfois un emploi temporaire durait quelques mois (construction d'infrastructures), parfois une ou quelques années (ex. emploi surnuméraire pour migrer intégrer les anciennes données vers la nouvelle technologie).
Les emplois techniques spécialisés étaient si rares que pour une offre d'emploi de technicien en aménagement du territoire dans la petite ville de Havre-Saint-Pierre durant les années 1990, presque là où s'arrête la route, près de Natashquan, La MRC de la Minganie avait reçu plus de 70 candidatures, incluant la mienne. C'est ce que disait la lettre accusant réception. Ceci comprenait des curriculum vitae (CV) de diplômés universitaires, pour aller travailler au bout de la route à la limite ouest de la Basse-Côte-Nord. Pendant ce temps, les fonctionnaires mettaient de plus en plus de pression sur les chômeurs et le gouvernement du Canada resserrait les normes d'admissibilité. Mais nous ne savions pas que ce serait pour ensuite piller ou détourner les surplus qui seraient générés par nos cotisations et celles des employeurs à l'assurance. Et les politiciens fédéraux se demandent pourquoi le parti fédéral du Bloc Québécois est si fort en régions éloignées au Québec... Il est apparu comme un Robin des Bois pour parler au nom des régions.
Harcèlement de l'Assurance-emploi
Les pressions se font sentir autant dans les régions où le taux de chômage est à 10% ou le travail souvent saisonnier ou contractuel, que dans des villes comme Québec où le chômage est presqu' inexistant. Au fil de ces années, j'ai dû me résigner à quitter pour une ville, puis pour une autre encore, et une autre et ainsi de suite à la recherche d'un emploi à l'année. Les "macoutes" de l'assurance-emploi devenaient harcelants.
(...)
Chers politiciens et hauts-fonctionnaires, quand une personne est un travailleur à statut précaire, elle est en plus amenée à changer d'employeur et même, à déménager plus souvent, ce qui constitue deux sources importantes de stress.
Être travailleur spécialisé en région, c'est souvent devoir recommencer sans cesse
Rien ne nous garantit dans les régions-ressources que notre employeur principal aura du travail à nous donner à la fonte des neiges en avril ou mai. En effet, si nous faisons partie des travailleurs surnuméraires quand arrive avril et que l'employeur n'a pas obtenu les subsides demandés (fonction publique) ou pas de gros contrat de clients (petites et moyennes entreprises ou firmes privées), on se voit contraints de travailler ailleurs (autre entreprise). Il faut recommencer à faire ses preuves, intégrer de nouvelles équipes, souvent "tricotées serrées", s'adapter à de nouvelles philosophies de gestion, à des nouveaux outils (équipements, logiciels, applications informatiques propres à l'entreprise) et nouvelles procédures, supporter double lieu de résidence ou même déménager et perdre son réseau de contacts professionnels et même d'amis.
Le petit nombre d'offres d'emplois spécialisés fait baisser les salaires en milieu privé non syndiqué
De plus, la compétition pour un emploi technique spécialisé dans le secteur privé dans les villes des régions, est souvent telle, que les salaires sont artificiellement bas, même lorsque nous avons des années d'expérience et une formation de qualité avec d'excellentes références des employeurs qui ne peuvent nous réembaucher pour un temps indéterminé.
Par exemple, la situation économique s'est améliorée au tournant de l'an 2000 et des jeunes arrivant sur le marché du travail dénichaient maintenant sous mon nez, des emplois permanents (en théorie du moins). J'avais envie de pleurer. Car à quel salaire le faisait-ils? Pour le salaire que je gagnais 15 ans plus tôt. Souvent, ils pouvaient le faire parce qu'ils demeuraient encore chez leurs parents ou dans un petit appartement et n'avaient ni maison à payer, ni enfants à charge.
Dans d'autres cas, on se fait payer à la semaine, ce qui fait qu'on peut faire une semaine de 40 heures et une autre de 50 pour le même salaire. Curieusement, la même paye régulière n'arrive jamais pour une semaine de de 30 heures. Les supposés Lucides ignorent ou veulent ignorer les heures non rémunérées dans leurs statistiques de productivité au Québec. Il y en a beaucoup plus que ce que vous pouvez imagier.
Et ce travail rémunéré à la semaine en milieu privé, se fait habituellement sans cumuler de fonds de pension ni assurance-santé ou médicaments. Dans un cas relativement récent, plus je travaillais et plus cela me coûtait cher (déplacements additionnels le samedi ou repas additionnel en fin d'après-midi pour travailler quelques heures en soirée), cela sans compensation financière.
Aujourd'hui, après avoir demeuré à Matane, Rimouski, Chandler, Mont-Joli et encore Rimouski (dépensant mes rares fonds de pension pour payer mes déménagements), j'ai finalement quitté l'est du Québec en 2006-2007... au même moment où on invitait les jeunes diplômés à revenir en région. Moi j'avais atteint la quarantaine. Avec diplômes, expériences de travail et de bonnes références de mes employeurs, je n'étais plus de la clientèle-cible. Donc, je ne suis plus en région, mais je peux attester que plusieurs personnes ne se qualifient pas pour l'assurance-emploi, parce qu'elles ont des horaires de travail irréguliers (atypiques, non réguliers). D'autres se qualifient, mais pour des primes dérisoires.
Quelques exemples de problèmes
La méthode de calcul basée actuellement sur la semaine typique
Le calcul d'une moyenne de revenu selon le nombre de semaines est devenu un calcul arbitraire dans le contexte d'aujourd'hui, où la semaine-calendrier type n'est plus nécessairement du dimanche au samedi. Les commerces, par exemple, n'étaient pas ouverts le dimanche lorsque ces méthodes étaient appliquées avant les années 1990. De même, les semaines réduites (type d'horaire pour certains postes dans les commerces comme les Walmart) n'étaient pas courantes en ces années. Pour éviter de payer du temps supplémentaire, les entreprises se sont ajustés en fractionnant la semaine, créant ainsi 2 semaines réduites là où il y en avait une, avant ouverture des commerces le dimanche.
Pour compenser la semaine atypique il faudrait revoir la méthode de calcul
Plutôt que d'exiger un nombre d'heures ou de semaines continues, on devrait plutôt appliquer un principe de masse ou volume, c'est-à-dire avec un calcul s'apparentant davantage aux heures multipliées par salaire, sans égard aux "trous" ou périodes creuses non travaillés.
Le modèle traditionnel, basé sur la semaine de travail typique, crée une inéquité inutile dans le calcul des prestations par le calcul de moyennes qui expédient les travailleurs au problème de la perpétuation de la pauvreté des individus, des familles et des familles à parent unique, et donc à la pauvreté des enfants. Par la suite, nos politiciens se demandent comment régler la situation de la pauvreté et de l'autre main, ils utilisent les surplus de la caisse d'assurance-emploi à d'autres fins. En période électorale, ils font de beaux discours politiques, en prenant dans leurs bras, des bébés de mères monoparentales, et en servant la soupe populaire durant une heure, pour un repas. La semaine suivante, ils se disent que les chômeurs sont soit paresseux, soit désorganisés. Après tout, eux ont bien réussi, donc pourquoi pas les autres? Depuis Darwin, c'est la logique implacable, mais inavouée en constant progrès: que les plus faibles crèvent (ceux qu'ils croient les plus faibles, mais qui curieusement ont survécu à beaucoup de contraintes, de pressions et de stress).
Exemple de la non-équité de la méthode de calcul de l'Assurance-emploi
Voici un exemple. Une personne dans un commerce se trouve pour répondre à un besoin en saison, à travailler du vendredi au mardi. Le calcul de son salaire sera donc divisé par les 2 semaines touchées pour établir son salaire moyen ou habituel hebdomadaire. C'est cela le concept complètement dépassé, lequel en plus, décourage de conserver des emplois à horaire atypique.
Le système actuel démotive donc les travailleurs et fait des employeurs des fraudeurs, s'ils essaient de conserver leurs bons employés en rebalançant des semaines dans les livres de paye (banque d'heures secrète). C'est totalement immoral de contraindre à de telles manoeuvres pour éviter la misère, quand c'est le système qui ne tient pas compte de la réalité qui est la suivante: les vrais horaires de travail dans une société laïque et plus encore en région éloignée. Vous créez de la pauvreté de toute pièce, des dépressions, des suicides, ou des familles éclatées, chers "cravateux" bavards et arrogants, et vous vous croyez de bons gestionnaires...
Le calcul actuel décourage le travail temporaire dans un emploi de classe inférieure (responsabilités moindres, exigences moindres) durant les périodes creuses
Autre exemple: un travailleur en chômage peut se dire un hiver, «je vais essayer de trouver un petit travail non relié à ma profession, en attendant mon prochain retour dans ma spécialité dans quelques mois». Puis il réalise que cela entre dans ses statistiques, de sorte que l'on pourra désormais le contraindre à accepter ce salaire pour son prochain emploi. Je l'ai fait. Et s'il a le malheur de revenir au chômage plus tôt que prévu, ces semaines de travail «en attendant» sont incluses dans un nouveau calcul et le projettent directement dans la pauvreté, lui qui a pourtant une formation spécialisée et de l'expérience, et qui de ce fait, est pénalisé d'avoir voulu soulagé le système pour 3 mois. Alors mieux vaut chercher à votre niveau professionnel, autrement, cela risque de vous pénaliser sévèrement. Encore là, la formule traditionnelle n'encourage pas le coeur au ventre.
Un bon gestionnaire d'un gouvernement, dans un état démocratique comme le Canada, devrait savoir qu'il ne gère pas que de l'argent, froidement. Il gère aussi des émotions et des situations (parfois de détresses) d'individus ou de familles. Certains rois du passé ont été plus équitables que beaucoup d'élus démocratiquement en nos années. Je le dis à la honte de nos démocraties chambranlantes, grugées par les leurres du communisme naissant dans notre pays, séduisant une génération montante avec leurs sophismes. Chers gouvernements fédéraux du Canada, vous gagnez contre les chômeurs et les employeurs en Cour Suprême, le droit de vider la caisse d'assurance-emploi à d'autres fins, mais vous perdez la faveur d'un peuple dont les régions sont les lieux d'activités économiques et sociales. Vous construisez le néo-communisme totalitaire. Tout le monde ne vit pas à Québec, à Montréal ou à Halifax.
Ébauche de pistes de solution
Introduire une méthode de calcul, du moins pour les salariés avec semaines de travail atypiques
Il faudrait à mon sens, irrémédiablement s'affranchir du calcul utilisant le nombre de semaines type, du dimanche au samedi, pour plutôt parler d'un volume cumulatif. On parlerait par exemple, des heures multipliées par le salaire ou une formule semblable pour déterminer des prestations inclusives pour les gens à temps partiel ou à heures coupées (un peu le principe du barrage qui amoncèle les eaux sans égard aux dates et heures des précipitations). Selon ce principe, le travailleur serait gagnant de travailler le plus longtemps possible.
La semaine atypique existe aussi pour le travailleur dont l'emploi est concentré sur une courte période, mais qui inversement dépasse le nombre d'heures de la semaine normale. C'est le cas notamment dans l'industrie de la pêche, de la plantation, des récoltes et cueillettes, de l'agriculture, etc. à l'inverse de la personne qui fait par exemple 28 heures par semaine, celle qui fait 70 ou 80 heures par semaine durant une période de pointe devrait pouvoir répartir ce temps en fonction des semaines dites normales (ex. 40 heures).
Tenir compte de la masse d'heure plutôt que du nombre de jours travaillés
En effet, au risque de se répéter, il faut qu'une personne soit toujours gagnante de travailler et le plus longtemps possible. Il faut encourager le maintien en emploi, même pour des personnes à heures coupées ou à temps partiel (horaire atypique) ou avec des périodes intenses sur quelques semaines. Une des façons d'y parvenir, serait avec un calcul contournant le traditionnel nombre de semaines, car la semaine de travail est de moins en moins basée sur le calendrier "chrétien", à mesure que la société se sécularise. La petite planète tourne plus vite, pour reprendre l'illustration de l'allumeur de réverbères du récit Le Petit prince.
Plus de liberté sur le choix du moment de faire sa demande en fonction de la situation réelle et des besoins
En période de non-emploi, une personne devrait en plus, pouvoir décider de reporter une demande de prestations à une période ou une année ultérieure, sans pénalité, pour le faire en un temps stratégique en fonction de ses besoins réels. Par exemple, une personne chôme quelques mois mais le revenu familial du conjoint lui permet de vivre décemment. Elle pourrait alors décider de différer la demande à une autre période de mise à pied et continuer de bonifier sa réserve d'assurance-emploi pour des temps plus difficiles.
Ce serait un peu comme l'automobiliste qui, en cas d'accident ou de pare-brise fissuré, décide d'assumer lui-même les frais de réparation de son automobile, pour éviter d'avoir un mauvais dossier auprès de son assureur automobile et voir ses primes augmentées. Ainsi donc, une personne pourrait demander des prestations, par exemple une période où son conjoint se retrouverait aussi sans emploi. Ses prestations seraient alors bonifiées, car elle aurait un meilleur «cumulatif» (temps multiplié par salaire) en quelque sorte.
Ou encore, si dans une de ses périodes de chômage subséquentes, une formation est dispensée (selon entente fédérale-provinciale) et convient parfaitement à sa situation et son profil et la rendrait plus compétitive, elle pourrait décider que c'est à ce moment qu'il convient de faire sa demande de chômage et formation. Une telle approche réduirait l'espèce de "tutorat" ou de "maternage" du programme, attitude de mépris en croissance constante depuis les années 1990. J'ai vu des individus angoisser ou même trembler littéralement dans une salle d'attente avant une entrevue de contrôle avec un fonctionnaire de l'assurance-emploi. Une lettre froide d'un fonctionnaire avec pleine sécurité d'emploi leur laissait entendre qu'ils pourraient être coupés de ce revenu d'assurance selon les résultats de la vérification.
Récompenser ceux qui persévèrent en emploi malgré un horaire atypique
Imaginez maintenant l'effet positif, si on augmentait les prestations de ceux qui s'accrochent à leur emploi. Imaginez par exemple, qu'une personne chômant de façon plus fréquente reçoive des avantages donnés (tel taux de prestations, ex. 60%, ou telle durée) en cas de chômage, mais que celle qui fait une demande après 10ans de travail sans retirer de prestations de chômage, reçoive 80% pour une période de calcul. Ce serait encore encourager le maintien en emploi dans de multiples conditions d'emploi.
Éviter de saturer le marché des régions en formant plus de personnel que ce qui est requis, faisant ainsi baisser les salaires
Il faut aussi évidemment maintenir les occasions de formation, mais en évitant de saturer le marché en répétant indûment la même formation, année après année, dans une même petite ville ou région. Cela ne donne rien, qu'il y ait dans une région 60, 80, 100, 120, puis 140 personnes qualifiées dans une même spécialité pour les 30 ou 40 emplois temporaires (surnuméraires) ou nouveaux mais spécialisés disponibles, bon an, mal an dans cette région pour une sphère d'activité donnée.
Le droit aux vacances et de voyager, en fin de période d'emploi
Et dans l'option éventuelle où la période de carence ne serait pas éliminée (allez savoir pourquoi), à tout le moins la personne supposée vivre de sa paye de vacances, devrait en ce cas avoir le droit de le faire dans la dignité et de prendre... une ou deux semaines de vacances selon sa contribution à cette caisse de vacances, sans être pénalisées sur les semaines assurables. Pourquoi un chômeur qui a travaillé 6 mois, n'a-t-il pas droit de prendre 1 semaine de vacances, avec droit de voyager sans recherche d'emploi, sans être considéré comme un fraudeur?
Il faut en plus de l'argent pour chercher de l'emploi. C'est ce que tu as le moins en période de chômage.
C'est faux aussi, parce que les pressions montantes des "macoutes" de l'Assurance emploi (1990-2000+) ont fait que des gens comme moi avec emplois à contrat ou saisonnier ont quitté les régions à la vie desquelles ils étaient adaptés, pendant qu'on essaie d'y attirer les nouveaux diplômés sans expérience et sans connaissance de la vie dans les régions éloignées (avantages et contraintes). Mais les besoins de main d'oeuvre spécialisée eux, n'ont pas quitté.
C'est faux encore parce qu'il y aura toujours une part d'emplois saisonniers (réalité de la neige qui dure de novembre à avril en bien des endroits au Québec) et parce que les grands centres ne paient pas le vrai prix pour les richesses qu'ils tirent des régions (ressources agricoles, alimentaires, énergétiques et autres). Ils croient leur faire la charité alors que la période productive qui dure 6 mois devrait permettre de vivre une année pour celui qui la produit. Est-ce vraiment là que vous voulez que les régions aillent, petits "rats des villes" babillards ? Je suis sûr qu'elles peuvent y aller. Cessez donc plutôt de mépriser les "rats des champs" (allusion à un autre récit : Le rat des villes et le rat des champs).
Comme quoi, ceci est toujours vrai : les connaissances s'acquièrent, mais pas l'intelligence. Pourtant, une consigne (méthodologie), ça peut se changer. C'est ce que Le Petit Prince nous enseigne, concernant l'allégorie de l'allumeur de réverbères.
(dernière modification : 5 décembre 2010)
La réalité des régions n'est pas celle d'Ottawa
Il y a quelques années j'ai quitté la région que j'aimais et maintenant j'ai un emploi régulier et de meilleures conditions de travail. Avant de faire le saut, je constatais avec stupéfaction qu'on essayait d'y attirer les nouveaux diplômés sans expérience, pendant que je devais quitter en raison des salaires des emplois spécialisés maintenus artificiellement bas, dans le secteur privé.
Je viens d'une région-ressources du Québec. Pendant des années après ma diplômation, j'ai persisté à essayer de demeurer et travailler dans ma région que j'aimais. Mais, il y a avait un revers. Les emplois techniques spécialisés dans les villes de région se faisaient rares et la plupart des jeunes devaient quitter pour les centres plus urbains. En région (ex. à Matane), durant la basse saison, il n'était pas rare à la fin des années 1980 et au début 1990, que le chômage soit autour d'un taux de 14 pourcent (14%), voire plus. Parfois un emploi temporaire durait quelques mois (construction d'infrastructures), parfois une ou quelques années (ex. emploi surnuméraire pour migrer intégrer les anciennes données vers la nouvelle technologie).
Les emplois techniques spécialisés étaient si rares que pour une offre d'emploi de technicien en aménagement du territoire dans la petite ville de Havre-Saint-Pierre durant les années 1990, presque là où s'arrête la route, près de Natashquan, La MRC de la Minganie avait reçu plus de 70 candidatures, incluant la mienne. C'est ce que disait la lettre accusant réception. Ceci comprenait des curriculum vitae (CV) de diplômés universitaires, pour aller travailler au bout de la route à la limite ouest de la Basse-Côte-Nord. Pendant ce temps, les fonctionnaires mettaient de plus en plus de pression sur les chômeurs et le gouvernement du Canada resserrait les normes d'admissibilité. Mais nous ne savions pas que ce serait pour ensuite piller ou détourner les surplus qui seraient générés par nos cotisations et celles des employeurs à l'assurance. Et les politiciens fédéraux se demandent pourquoi le parti fédéral du Bloc Québécois est si fort en régions éloignées au Québec... Il est apparu comme un Robin des Bois pour parler au nom des régions.
Harcèlement de l'Assurance-emploi
Les pressions se font sentir autant dans les régions où le taux de chômage est à 10% ou le travail souvent saisonnier ou contractuel, que dans des villes comme Québec où le chômage est presqu' inexistant. Au fil de ces années, j'ai dû me résigner à quitter pour une ville, puis pour une autre encore, et une autre et ainsi de suite à la recherche d'un emploi à l'année. Les "macoutes" de l'assurance-emploi devenaient harcelants.
(...)
Chers politiciens et hauts-fonctionnaires, quand une personne est un travailleur à statut précaire, elle est en plus amenée à changer d'employeur et même, à déménager plus souvent, ce qui constitue deux sources importantes de stress.
Être travailleur spécialisé en région, c'est souvent devoir recommencer sans cesse
Rien ne nous garantit dans les régions-ressources que notre employeur principal aura du travail à nous donner à la fonte des neiges en avril ou mai. En effet, si nous faisons partie des travailleurs surnuméraires quand arrive avril et que l'employeur n'a pas obtenu les subsides demandés (fonction publique) ou pas de gros contrat de clients (petites et moyennes entreprises ou firmes privées), on se voit contraints de travailler ailleurs (autre entreprise). Il faut recommencer à faire ses preuves, intégrer de nouvelles équipes, souvent "tricotées serrées", s'adapter à de nouvelles philosophies de gestion, à des nouveaux outils (équipements, logiciels, applications informatiques propres à l'entreprise) et nouvelles procédures, supporter double lieu de résidence ou même déménager et perdre son réseau de contacts professionnels et même d'amis.
Le petit nombre d'offres d'emplois spécialisés fait baisser les salaires en milieu privé non syndiqué
De plus, la compétition pour un emploi technique spécialisé dans le secteur privé dans les villes des régions, est souvent telle, que les salaires sont artificiellement bas, même lorsque nous avons des années d'expérience et une formation de qualité avec d'excellentes références des employeurs qui ne peuvent nous réembaucher pour un temps indéterminé.
Par exemple, la situation économique s'est améliorée au tournant de l'an 2000 et des jeunes arrivant sur le marché du travail dénichaient maintenant sous mon nez, des emplois permanents (en théorie du moins). J'avais envie de pleurer. Car à quel salaire le faisait-ils? Pour le salaire que je gagnais 15 ans plus tôt. Souvent, ils pouvaient le faire parce qu'ils demeuraient encore chez leurs parents ou dans un petit appartement et n'avaient ni maison à payer, ni enfants à charge.
Dans d'autres cas, on se fait payer à la semaine, ce qui fait qu'on peut faire une semaine de 40 heures et une autre de 50 pour le même salaire. Curieusement, la même paye régulière n'arrive jamais pour une semaine de de 30 heures. Les supposés Lucides ignorent ou veulent ignorer les heures non rémunérées dans leurs statistiques de productivité au Québec. Il y en a beaucoup plus que ce que vous pouvez imagier.
Et ce travail rémunéré à la semaine en milieu privé, se fait habituellement sans cumuler de fonds de pension ni assurance-santé ou médicaments. Dans un cas relativement récent, plus je travaillais et plus cela me coûtait cher (déplacements additionnels le samedi ou repas additionnel en fin d'après-midi pour travailler quelques heures en soirée), cela sans compensation financière.
Aujourd'hui, après avoir demeuré à Matane, Rimouski, Chandler, Mont-Joli et encore Rimouski (dépensant mes rares fonds de pension pour payer mes déménagements), j'ai finalement quitté l'est du Québec en 2006-2007... au même moment où on invitait les jeunes diplômés à revenir en région. Moi j'avais atteint la quarantaine. Avec diplômes, expériences de travail et de bonnes références de mes employeurs, je n'étais plus de la clientèle-cible. Donc, je ne suis plus en région, mais je peux attester que plusieurs personnes ne se qualifient pas pour l'assurance-emploi, parce qu'elles ont des horaires de travail irréguliers (atypiques, non réguliers). D'autres se qualifient, mais pour des primes dérisoires.
Quelques exemples de problèmes
La méthode de calcul basée actuellement sur la semaine typique
Le calcul d'une moyenne de revenu selon le nombre de semaines est devenu un calcul arbitraire dans le contexte d'aujourd'hui, où la semaine-calendrier type n'est plus nécessairement du dimanche au samedi. Les commerces, par exemple, n'étaient pas ouverts le dimanche lorsque ces méthodes étaient appliquées avant les années 1990. De même, les semaines réduites (type d'horaire pour certains postes dans les commerces comme les Walmart) n'étaient pas courantes en ces années. Pour éviter de payer du temps supplémentaire, les entreprises se sont ajustés en fractionnant la semaine, créant ainsi 2 semaines réduites là où il y en avait une, avant ouverture des commerces le dimanche.
Pour compenser la semaine atypique il faudrait revoir la méthode de calcul
Plutôt que d'exiger un nombre d'heures ou de semaines continues, on devrait plutôt appliquer un principe de masse ou volume, c'est-à-dire avec un calcul s'apparentant davantage aux heures multipliées par salaire, sans égard aux "trous" ou périodes creuses non travaillés.
Le modèle traditionnel, basé sur la semaine de travail typique, crée une inéquité inutile dans le calcul des prestations par le calcul de moyennes qui expédient les travailleurs au problème de la perpétuation de la pauvreté des individus, des familles et des familles à parent unique, et donc à la pauvreté des enfants. Par la suite, nos politiciens se demandent comment régler la situation de la pauvreté et de l'autre main, ils utilisent les surplus de la caisse d'assurance-emploi à d'autres fins. En période électorale, ils font de beaux discours politiques, en prenant dans leurs bras, des bébés de mères monoparentales, et en servant la soupe populaire durant une heure, pour un repas. La semaine suivante, ils se disent que les chômeurs sont soit paresseux, soit désorganisés. Après tout, eux ont bien réussi, donc pourquoi pas les autres? Depuis Darwin, c'est la logique implacable, mais inavouée en constant progrès: que les plus faibles crèvent (ceux qu'ils croient les plus faibles, mais qui curieusement ont survécu à beaucoup de contraintes, de pressions et de stress).
Exemple de la non-équité de la méthode de calcul de l'Assurance-emploi
Voici un exemple. Une personne dans un commerce se trouve pour répondre à un besoin en saison, à travailler du vendredi au mardi. Le calcul de son salaire sera donc divisé par les 2 semaines touchées pour établir son salaire moyen ou habituel hebdomadaire. C'est cela le concept complètement dépassé, lequel en plus, décourage de conserver des emplois à horaire atypique.
Le système actuel démotive donc les travailleurs et fait des employeurs des fraudeurs, s'ils essaient de conserver leurs bons employés en rebalançant des semaines dans les livres de paye (banque d'heures secrète). C'est totalement immoral de contraindre à de telles manoeuvres pour éviter la misère, quand c'est le système qui ne tient pas compte de la réalité qui est la suivante: les vrais horaires de travail dans une société laïque et plus encore en région éloignée. Vous créez de la pauvreté de toute pièce, des dépressions, des suicides, ou des familles éclatées, chers "cravateux" bavards et arrogants, et vous vous croyez de bons gestionnaires...
Le calcul actuel décourage le travail temporaire dans un emploi de classe inférieure (responsabilités moindres, exigences moindres) durant les périodes creuses
Autre exemple: un travailleur en chômage peut se dire un hiver, «je vais essayer de trouver un petit travail non relié à ma profession, en attendant mon prochain retour dans ma spécialité dans quelques mois». Puis il réalise que cela entre dans ses statistiques, de sorte que l'on pourra désormais le contraindre à accepter ce salaire pour son prochain emploi. Je l'ai fait. Et s'il a le malheur de revenir au chômage plus tôt que prévu, ces semaines de travail «en attendant» sont incluses dans un nouveau calcul et le projettent directement dans la pauvreté, lui qui a pourtant une formation spécialisée et de l'expérience, et qui de ce fait, est pénalisé d'avoir voulu soulagé le système pour 3 mois. Alors mieux vaut chercher à votre niveau professionnel, autrement, cela risque de vous pénaliser sévèrement. Encore là, la formule traditionnelle n'encourage pas le coeur au ventre.
Un bon gestionnaire d'un gouvernement, dans un état démocratique comme le Canada, devrait savoir qu'il ne gère pas que de l'argent, froidement. Il gère aussi des émotions et des situations (parfois de détresses) d'individus ou de familles. Certains rois du passé ont été plus équitables que beaucoup d'élus démocratiquement en nos années. Je le dis à la honte de nos démocraties chambranlantes, grugées par les leurres du communisme naissant dans notre pays, séduisant une génération montante avec leurs sophismes. Chers gouvernements fédéraux du Canada, vous gagnez contre les chômeurs et les employeurs en Cour Suprême, le droit de vider la caisse d'assurance-emploi à d'autres fins, mais vous perdez la faveur d'un peuple dont les régions sont les lieux d'activités économiques et sociales. Vous construisez le néo-communisme totalitaire. Tout le monde ne vit pas à Québec, à Montréal ou à Halifax.
Ébauche de pistes de solution
Introduire une méthode de calcul, du moins pour les salariés avec semaines de travail atypiques
Il faudrait à mon sens, irrémédiablement s'affranchir du calcul utilisant le nombre de semaines type, du dimanche au samedi, pour plutôt parler d'un volume cumulatif. On parlerait par exemple, des heures multipliées par le salaire ou une formule semblable pour déterminer des prestations inclusives pour les gens à temps partiel ou à heures coupées (un peu le principe du barrage qui amoncèle les eaux sans égard aux dates et heures des précipitations). Selon ce principe, le travailleur serait gagnant de travailler le plus longtemps possible.
La semaine atypique existe aussi pour le travailleur dont l'emploi est concentré sur une courte période, mais qui inversement dépasse le nombre d'heures de la semaine normale. C'est le cas notamment dans l'industrie de la pêche, de la plantation, des récoltes et cueillettes, de l'agriculture, etc. à l'inverse de la personne qui fait par exemple 28 heures par semaine, celle qui fait 70 ou 80 heures par semaine durant une période de pointe devrait pouvoir répartir ce temps en fonction des semaines dites normales (ex. 40 heures).
Tenir compte de la masse d'heure plutôt que du nombre de jours travaillés
En effet, au risque de se répéter, il faut qu'une personne soit toujours gagnante de travailler et le plus longtemps possible. Il faut encourager le maintien en emploi, même pour des personnes à heures coupées ou à temps partiel (horaire atypique) ou avec des périodes intenses sur quelques semaines. Une des façons d'y parvenir, serait avec un calcul contournant le traditionnel nombre de semaines, car la semaine de travail est de moins en moins basée sur le calendrier "chrétien", à mesure que la société se sécularise. La petite planète tourne plus vite, pour reprendre l'illustration de l'allumeur de réverbères du récit Le Petit prince.
Plus de liberté sur le choix du moment de faire sa demande en fonction de la situation réelle et des besoins
En période de non-emploi, une personne devrait en plus, pouvoir décider de reporter une demande de prestations à une période ou une année ultérieure, sans pénalité, pour le faire en un temps stratégique en fonction de ses besoins réels. Par exemple, une personne chôme quelques mois mais le revenu familial du conjoint lui permet de vivre décemment. Elle pourrait alors décider de différer la demande à une autre période de mise à pied et continuer de bonifier sa réserve d'assurance-emploi pour des temps plus difficiles.
Ce serait un peu comme l'automobiliste qui, en cas d'accident ou de pare-brise fissuré, décide d'assumer lui-même les frais de réparation de son automobile, pour éviter d'avoir un mauvais dossier auprès de son assureur automobile et voir ses primes augmentées. Ainsi donc, une personne pourrait demander des prestations, par exemple une période où son conjoint se retrouverait aussi sans emploi. Ses prestations seraient alors bonifiées, car elle aurait un meilleur «cumulatif» (temps multiplié par salaire) en quelque sorte.
Ou encore, si dans une de ses périodes de chômage subséquentes, une formation est dispensée (selon entente fédérale-provinciale) et convient parfaitement à sa situation et son profil et la rendrait plus compétitive, elle pourrait décider que c'est à ce moment qu'il convient de faire sa demande de chômage et formation. Une telle approche réduirait l'espèce de "tutorat" ou de "maternage" du programme, attitude de mépris en croissance constante depuis les années 1990. J'ai vu des individus angoisser ou même trembler littéralement dans une salle d'attente avant une entrevue de contrôle avec un fonctionnaire de l'assurance-emploi. Une lettre froide d'un fonctionnaire avec pleine sécurité d'emploi leur laissait entendre qu'ils pourraient être coupés de ce revenu d'assurance selon les résultats de la vérification.
Récompenser ceux qui persévèrent en emploi malgré un horaire atypique
Imaginez maintenant l'effet positif, si on augmentait les prestations de ceux qui s'accrochent à leur emploi. Imaginez par exemple, qu'une personne chômant de façon plus fréquente reçoive des avantages donnés (tel taux de prestations, ex. 60%, ou telle durée) en cas de chômage, mais que celle qui fait une demande après 10ans de travail sans retirer de prestations de chômage, reçoive 80% pour une période de calcul. Ce serait encore encourager le maintien en emploi dans de multiples conditions d'emploi.
Éviter de saturer le marché des régions en formant plus de personnel que ce qui est requis, faisant ainsi baisser les salaires
Il faut aussi évidemment maintenir les occasions de formation, mais en évitant de saturer le marché en répétant indûment la même formation, année après année, dans une même petite ville ou région. Cela ne donne rien, qu'il y ait dans une région 60, 80, 100, 120, puis 140 personnes qualifiées dans une même spécialité pour les 30 ou 40 emplois temporaires (surnuméraires) ou nouveaux mais spécialisés disponibles, bon an, mal an dans cette région pour une sphère d'activité donnée.
Le droit aux vacances et de voyager, en fin de période d'emploi
Et dans l'option éventuelle où la période de carence ne serait pas éliminée (allez savoir pourquoi), à tout le moins la personne supposée vivre de sa paye de vacances, devrait en ce cas avoir le droit de le faire dans la dignité et de prendre... une ou deux semaines de vacances selon sa contribution à cette caisse de vacances, sans être pénalisées sur les semaines assurables. Pourquoi un chômeur qui a travaillé 6 mois, n'a-t-il pas droit de prendre 1 semaine de vacances, avec droit de voyager sans recherche d'emploi, sans être considéré comme un fraudeur?
Ce serait être un tout petit peu moral et fair-play de votre part, chers élus et hauts-fonctionnaires, qui avez vos frais de déplacement et d'hébergement couverts, vos assurances de qualité et de bons fonds de pension. Même les crocodiles tolèrent des petits oiseaux qui leur curent les dents pour se nourrir convenablement... sans les dévorer en retour.L'un répondra que tu seras en vacances plusieurs semaines si tu chômes. Faux. Ex-travailleur saisonnier ou contractuel, j'ai été pénalisé en 1993 parce que j'ai voyagé dans ma propre province entre Noël et le Jour de l'An. Si tu n'as pas le droit de voyager, tu n'es pas en vacances. Je n'étais pas à mon domicile durant 3 jours et demi et on m'a coupé 4 jours complets de prestations. Pourtant, tous les Québécois voyagent entre Noël et le Jour de l'An. Pire encore, comme j'étais dans mes deux semaines de "carence" (les 2 premières semaines non assurables en fin d'emploi), la loi stipulait que la pénalité était applicable sur les prestations des semaines assurables suivantes.
Il faut en plus de l'argent pour chercher de l'emploi. C'est ce que tu as le moins en période de chômage.
C'est faux aussi, parce que les pressions montantes des "macoutes" de l'Assurance emploi (1990-2000+) ont fait que des gens comme moi avec emplois à contrat ou saisonnier ont quitté les régions à la vie desquelles ils étaient adaptés, pendant qu'on essaie d'y attirer les nouveaux diplômés sans expérience et sans connaissance de la vie dans les régions éloignées (avantages et contraintes). Mais les besoins de main d'oeuvre spécialisée eux, n'ont pas quitté.
C'est faux encore parce qu'il y aura toujours une part d'emplois saisonniers (réalité de la neige qui dure de novembre à avril en bien des endroits au Québec) et parce que les grands centres ne paient pas le vrai prix pour les richesses qu'ils tirent des régions (ressources agricoles, alimentaires, énergétiques et autres). Ils croient leur faire la charité alors que la période productive qui dure 6 mois devrait permettre de vivre une année pour celui qui la produit. Est-ce vraiment là que vous voulez que les régions aillent, petits "rats des villes" babillards ? Je suis sûr qu'elles peuvent y aller. Cessez donc plutôt de mépriser les "rats des champs" (allusion à un autre récit : Le rat des villes et le rat des champs).
Comme quoi, ceci est toujours vrai : les connaissances s'acquièrent, mais pas l'intelligence. Pourtant, une consigne (méthodologie), ça peut se changer. C'est ce que Le Petit Prince nous enseigne, concernant l'allégorie de l'allumeur de réverbères.
mercredi 21 janvier 2009
Analyse du discours de Barack Obama; orientations politiques probables en tableau
Je vous propose ci-dessous un tableau d'analyse politique sommaire des orientations qu'on peut pressentir dans le discours d'investiture du président des États-Unis, M. Barack Obama. Un prochain commentaire suivra.
Discours Obama : action ou engagement pressentis – Tableau
Thématique traduisant des
orientations |
Traduction d'extraits choisis
(traduction sur www.canoe.com) |
Action ou engagement pressentis
|
Crise (guerre, économie) | opérer des choix difficiles |
Donc,
des choix qui déplairont à certains intérêts en vue des changements attendus |
pétrole | la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète |
Réduction
de la dépendance et de la consommation de pétrole; normes à prévoir de l'État |
Perception de certains du déclin de l'Amérique | la peur tenace de ce que le déclin de l'Amérique est inévitable |
S'attendra
à des efforts pour se relever rapidement |
La politique | la fin des rancunes mesquines et des promesses non tenues, des récriminations et des dogmes éculés qui ont trop longtemps étranglé notre politique | Une volonté de faire de la politique différemment (oui mais comment?) |
Fierté nationale et effort | En réaffirmant la grandeur de notre nation, nous comprenons que la grandeur n'est jamais donnée. Elle doit être gagnée. | La motivation en jouant sur la corde sensible de la fierté nationale et sur l'histoire des États-Unis. |
Au-delà de l'individualisme ou des clans, de l'ethnie ou de la classe sociale | Ils ont vu dans l'Amérique plus que la somme de nos ambitions individuelles; plus que toutes les distinctions de naissance, de richesse ou de clan. | Virage vers des politiques plus communautaires, ou du moins d'intérêts communs. |
Guerres passées | Pour nous, ils se sont battus et sont morts, dans des endroits comme Concord et Gettysburg; en Normandie et à Khê Sahn. | Politique de la guerre juste |
crise et nature de la nation | Nos capacités demeurent intactes. Mais le temps où nous résistions au changement, où nous protégions des intérêts étriqués et repoussions les décisions déplaisantes, ce temps est assurément fini. | Des décisions impopulaires seront discutées et débattues, entre autres pour les choix sociaux et économiques qui s'imposent. |
Infrastructures et création d'emploi | nous agirons, non seulement pour créer de nouveaux emplois, mais pour jeter les bases d'une nouvelle croissance. Nous construirons les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui irriguent notre commerce et nous relient. | Création d'emplois et améliorations / développement des infrastructures. |
Science et nouvelles technologies | Nous rendrons sa place à la science et exploiterons les merveilles de la technologie pour améliorer la qualité des soins de santé et abaisser leur coût. Nous maîtriserons le soleil, le vent et la terre pour alimenter nos voitures et faire tourner nos entreprises. | Une politique des sciences et technologies en vue des applications concrètes, notamment en santé et en énergie. |
Éducation | Et nous transformerons nos écoles, lycées et universités pour répondre aux exigences d'une nouvelle ère. Tout cela, nous pouvons le faire. Et tout cela, nous le ferons. | Une éducation / instruction plus axée sur l'application des temps actuels et des besoins. |
Programmes de l'État | La question que nous posons aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop large ou trop resserré, mais s'il fonctionne, s'il aide les familles à trouver des emplois décemment rémunérés, des soins à leur portée, une retraite digne. Si la réponse est oui, nous avons l'intention de continuer. Si la réponse est non, ce sera la fin de ces programmes. | Évaluation et réforme des programmes de l'État. |
Gestion des dollars publics | Et ceux d'entre nous qui gèrent les dollars publics devront rendre des comptes [...] ce n'est qu'ainsi que nous pouvons restaurer la confiance cruciale entre un peuple et son gouvernement. | Restaurer la confiance du peuple envers le gouvernement. |
Économie de marché | sans un oeil attentif, le marché peut échapper à tout contrôle et que la nation ne peut pas prospérer quand elle ne donne qu'à ceux qui sont prospères. | Intervention de l'État dans les politiques économiques et dans le capitalisme. |
Défense (armée) | Pour ce qui est de notre défense commune, nous refusons de faire un mauvais choix entre notre sécurité et nos idéaux. | Politique militaire orientée en fonction des droits de l'homme. |
Politique militaire internationale | l'Amérique est l'amie de chaque nation et de chaque homme, femme et enfant qui aspire à un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts une fois encore à ouvrir le chemin. Rappelez-vous que les générations précédentes ont tenu tête au fascisme et au communisme non par les seuls missiles et chars, mais grâce à de solides alliances et de fortes convictions. Ils ont compris que notre puissance ne nous protège pas seule, ni ne nous donne le droit d'agir à notre guise. | Le concept de la guerre juste (répété); l'Amérique non opportuniste ET engagée. |
Irak et Afghanistan | Nous commencerons par laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement méritée en Afghanistan. | Désengagement progressif des deux principaux fronts américains actuels. |
Politique internationale | Avec nos vieux amis et nos anciens ennemis, nous travaillerons inlassablement à réduire la menace nucléaire, repousser le spectre du réchauffement de la planète. | Menace nucléaire et spectre du réchauffement de la planète combattus selon entente avec ceux qui ne sont pas ennemis des États-Unis. |
Terrorisme versus mode de vie occidental | Nous ne présenterons pas d'excuses pour notre mode de vie, ni n'hésiterons à le défendre, et à ceux qui tentent d'atteindre leurs buts en semant la terreur et en massacrant des innocents, nous disons aujourd'hui que notre détermination est plus forte et ne peut être brisée; vous ne pouvez pas nous vaincre et nous vous battrons. Car nous savons que le patchwork de notre héritage est une force et non une faiblesse. Nous sommes une nation de chrétiens et musulmans, juifs et hindous et non-croyants. Nous sommes issus de chaque langue et chaque culture venue de chaque coin de cette Terre | Lutte contre les attaques en vue de contester le mode de vie et les valeurs américaines. Intégration des courants de pensée divers opposés au terrorisme et ayant laissé derrière eux la violence. |
Polarité idéologique (le monde musulman et les anti-occidentaux interpellés) | Au monde musulman: nous cherchons une nouvelle façon d'avancer fondée sur notre intérêt mutuel et notre respect mutuel. Aux dirigeants à travers le monde qui veulent semer le conflit ou imputent les maux de leur société à l'Occident: sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous pouvez construire, et non sur ce que vous détruisez. A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie et en réduisant la contestation au silence, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire. Mais que nous tendrons la main si vous voulez desserrer votre étau. | Politique d'ouverture et de coopération envers ceux qui acceptent de travailler au bien commun malgré les différences. |
pays pauvres | Aux peuples des pays pauvres: nous promettons de travailler à vos côtés pour que vos fermes s'épanouissent et que coulent des eaux propres; d'alimenter les corps affamés et de nourrir les esprits assoiffés. | Politique d'engagement social international comme assistance au développement des productions régionales et en éducation (oui mais comment?). |
Nations relativement prospères | Et aux nations comme la notre qui jouissent d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre de rester indifférents à la souffrance au-delà de nos frontières; que nous ne pouvons pas non plus consumer toutes les ressources du monde sans nous soucier des conséquences. Car le monde a changé et nous devons évoluer avec lui. | Politique de non-indifférence et de non-exploitation de la misère (quel impact sur le libre marché?). Une alliance ou des ententes pressenties entre les pays souverains moins pauvres (souvent historiquement impérialistes à diverses échelles) pourraient réglementer le capitalisme et par exemple empêcher la spéculation. |
Plusieurs références à la foi et la religion ou | Nous sommes une nation de chrétiens et musulmans, juifs et hindous et non-croyants.
[...]
Il est temps deréaffirmer notre force de caractère; de choisir une histoire meilleure; de porter ce cadeau précieux, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse obtenue de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres...
[...]
avec les yeux fixéssur l'horizon et par la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté pour le remettre aux générations futures | Continuation de la cohabitation dans la paix entre divers groupes de croyants et avec les « non-croyants » (comprendre non seulement les athées, mais aussi les agnostiques, les partisans de la laïcité, ou des voies spirituelles non mentionnées nommément; c'est une liste partielle). NOTE: Les États-Unis accueillent les divers arrières-plans, mais pas l'importation des conflits violents. Il est possible d'y être chrétien, bouddhiste, taoïste, New Age, etc. et d'y prospérer également. Le christianisme n'empêche aucunement les non-chrétiens de réussir et de s'épanouir, et de s'exprimer sur leur foi. Seuls les hyper-laïques veulent fermer la bouche de tous les autres, en faisant que la foi soit limitée à la maison et au lieu de culte. Plusieurs nords-américains ont émigré justement à cause de la liberté d'expression de la religion ou de la foi en dehors du lieu secret (fuite des dictatures anti-religieuses ou fuite des dictatures mono-religieuses), incluant le droit d'en discuter ou même d'en débattre avec celui qui veut. |
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