dimanche 11 janvier 2009

Le droit de choisir sa maternité après la naissance d'un enfant

11 JANVIER 2009. L'État québécois, pour des enfants élevés en troupeaux... PAR l'État.
Dans la revue humoristique de l'année Bye Bye 2008 de la Société Radio-Canada (Télévision), l'humoriste Jean-François Mercier (ou son personnage présenté clairement comme Jean-François Mercier tout au long de l'émission) interprète la politique familiale de l'ADQ comme rétrograde et anti-féministe.

C'est en ces termes qu'il le dit dans son commentaire éditorial humoristique: «La place des femmes c'est enceinte pis dans la cuisine». Suivent évidemment les huées attendues et complices de l'auditoire assistant à l'enregistrement télédiffusé et suit la question tout aussi complice de l'animateur, l'invitant à justifier son affirmation. L'humoriste ajoute alors : «Non, c'est juste pour te montrer que je connais le programme politique de l'ADQ1». Ceci est évidemment de la satire de revue de fin d'année. C'est de la simplification extrême. L'ADQ avait quand même un programme dont plusieurs idées furent copiées par ses adversaires. Mais c'est de la caricature avec comme point de départ, la défaite cuisante de l'ADQ aux élections de 2008.

Mon propos ici, est que cette pensée satiriste ne trouverait aucune résonance, si elle n'existait pas même réellement et n'était pas bien implantée dans la société québécoise. Cela représente bien une attente ultra-féministe soutenue par une certaine élite et par les grands partis politiques québécois; soit le retour implicite et incontournable de la femme au travail, le plus tôt possible après la naissance. Aller au delà de 6 mois ou 1 an, est selon eux, une hérésie sociale, aussi pire qu'un retour à la domination historique du clergé catholique sur la francophonie, avec ses pressions pour la natalité pour combattre les anglais et engendrer beaucoup de petits catholiques.

Pourtant, nous n'en sommes plus là au Québec. Il s'agit ici du choix qu'aimeraient faire plusieurs femmes, en pesant le pour et le contre, qui peut être de durée limitée (ex. 4 ou 5 ans) et même en considérant la négociation et la gestion du risque de rupture éventuelle avec le père. L'ADQ défendait en réalité le droit de la femme, de choisir si elle le désire, de rester à la maison et d'être soutenue partiellement par l'État en recevant un montant qui n'irait pas au réseau des services de garde subventionnés par l'État. 

Actuellement, ces services ne fournissent pas aux demandes des cas en attente d'obtenir une place. Cette redirection partielle vers un autre programme favoriserait les naissances, si certaines femmes pouvaient avoir le choix de ne pas envoyer leurs enfants au service de garde immédiatement après la période couverte par l'assurance à cette fin. Certaines préféreraient rester à la maison pour une période plus prolongée.

Mais pour la pensée interpellée par l'humoriste, et probablement aussi soutenue par lui, si une femme décide de revoir son plan de carrière en fonction de celui d'enfanter et de vivre pleinement l'année ou quelques années qui suivent et que ses conditions et le revenu familial le permettraient, avec une aide minimale de quelques dizaines de dollars par jours, elle devient ennemie du féminisme. Cela est considéré comme rétrograde. Qu'elle se débrouille donc, «la conne»; elle mérite la pauvreté. Voilà le message de la social-démocratie (de plus en plus socialiste), sauce québécoise.

Autrement dit, la femme québécoise n'est pas capable de penser et de choisir 

Voilà la création sublime du féminisme extrême. Elle peut risquer sa vie et risquer de créer des orphelins en volant dans une navette spatiale, en étant policière sur le terrain dans une grande ville la nuit, en étant monteur de lignes à haute-tension ou en escaladant l'Everest pour le défi; ces risques sont calculés. Mais si elle veut faire le choix de courir le risque d'être mère à la maison pour trois ans, elle commet un acte méprisable. Elle est "nounoune" (conne, sans intelligence, se laisse exploiter). Mais si elle avait arrêté 3 ans pour tenter sa chance aux olympiques, elle serait un modèle. «Houston, nous avons un problème»... en haut des épaules.

Comprenons-nous bien. Ce sont ces mêmes agents de l'État qui crient au nom de la liberté de choix et qui disent de la même bouche, que la femme est naïve, pour ne pas dire imbécile ou insouciante, de rester à la maison avec une ou des naissances pour quelques années. Pourtant, cette position bien campée semble vouloir ignorer la popularité du programme des congés parentaux implanté récemment, lequel couvre sous forme d'une assurance, une partie du salaire pour quelques mois après la naissance.

Cette popularité que j'ai pu moi-même observer de près ou de loin dans le milieu du travail, démontre que cette forme de congé est très appréciée de plusieurs couples et même décisif dans le choix de certains d'avoir des enfants à une période donnée de leur carrière. Idéalement, le programme de congé parental vise à permettre à la femme de réintégrer son emploi, ce qui fonctionne habituellement. C'est donc soit être peu observateur, soit idéologique de négliger ou cacher ce besoin, en disant qu'il n'existe pas. Mais cette formule coûte très cher, par rapport à celle dont je parle ici.  Il était question pour l'humoriste, de la vision du parti politique de l'ADQ et non du programme d'assurance parentale déjà populaire. Pourtant, faut-il être Adéquiste (voter ADQ2) pour considérer une certaine mesure sociale avec un revenu d'appoint minime équivalent à la contribution gouvernementale aux services de garde de la petite-enfance?

C'est ce genre de double-langage (liberté vs encadrement en fonction de l'État) qui devient très irritant dans une société qui se proclame modèle mondial des droits et du libre choix, mais pour autant (à condition) que ces choix soient ceux que ceux qui crient feraient eux-mêmes. En réalité, cette ouverture sur le libre choix est de la frime par une partie de notre société. 

Une telle pensée est en réalité très intolérante et méprisante dans une société qui se dit la plus plus plus ouverte du Canada; le Québec. Le libre choix existe pour eux, pour autant que vous fassiez ce qu'ils font ou ce qu'ils auraient peut-être fait dans la même situation. Qu'est-ce que ça changerait pour ceux-là, qu'un groupe de quelques dizaines de milliers de femmes décident par exemple pour 3 ans (ou encore 2 périodes de 3 ans pour 2 naissances, chiffres hypothétiques) de rester à la maison et recevoir par exemple plus ou moins 25 ou 30$ par jour payé pris sur le budget pour un enfant en centre de la petite enfance (préscolaire) subventionné? D'autant plus dans le contexte du Québec où l'offre de ces centres ne répond pas à la demande? Certains enfants commencent l'école avant d'avoir été admis dans une centre subventionné. 

Nos gouvernements promettent des places depuis des années, mais l'offre ne suit pas la demande réelle. Évidemment, on craint probablement de favoriser l'aide sociale chronique (les personnes non en emploi au moment de la grossesse), dépendance qui pourrait devenir inter-générationnelle dans certains cas. Dans ce cas, c'est ici au moins reconnaître que les enfants peuvent imiter ce que font leurs parents. C'est un bon premier pas pour une élite, qui ne reconnaît pas ce fait pour d'autres comportements transmissibles par imitation...

Ceci dit, faut-il éviter de prendre la route parce qu'il y a risque d'accident? L'imagination légendaire du Québécois "patenteux" serait-elle limitée au point de ne pas pouvoir imaginer prévenir un tel glissement? Nos ministres et fonctionnaires n'ont-ils pas un peu du gêne "patenteux"-Petits débrouillards hérité de leurs grands-parents et de Grégory Charles?

Les ultra-féministes prétendent vouloir prévenir la monoparentalité et la pauvreté. Après des décennies de Centres de la Petite enfance (CPE), il y a encore plus de mères monoparentales que jamais. Pour ce faire, il faut décider pour et au nom des femmes et leur imposer un choix sans option. Si ces misérables ne suivent pas la ligne de pensée néo-socialiste, elles ne méritent que la pauvreté. Ne leur donnez rien! Voilà l'extrême pseudo-logique d'un féminisme qui prétend prévenir... la pauvreté des femmes et des enfants. C'est un dérapage évident au moment même où l'élevage des enfants en troupeaux dès la petite enfance (p. ex. 0 à 3 ans) est sérieusement remis en question par des médecins, pédiatres, sexologues et autres spécialistes sérieux, notamment plusieurs enseignants qui récoltent les fruits des politiques familiales expérimentales des dernières décennies. Les CPE devaient réduire le décrochage scolaire. Cela ne s'est pas produit et au Canada, le Québec est dans le peloton de tête du décrochage aux études secondaires.

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1.  Société Radio-Canada (Télévision), Bye Bye 2008, Revue humoristique de l'année du 31 décembre 2008, à compter de 23h.

2.  Parti dissout fusionné à la CAQ en 2012

jeudi 1 janvier 2009

Légalisation des drogues? Non Man!

LA DÉRIVE DU CONTINENT... OU DE L'ÉLITE INCONTINENTE
Périodiquement, nous entendons des réflexions visant à légaliser ce que l'on ne peut pas contrôler. Celles-ci viennent de la part des politiciens ou de groupes de pression et maintenant de stations de radio. Verrons-nous le jour où les jeunes n'iront plus en centre de protection de la jeunesse pour possession et vente de drogues, mais pour vols de plants de cannabis dans un ancien champ de maïs? 

Le Bye Bye 2008 de la SRC; vulgaire et inquiétant

Le Bye Bye 2008 de la Société Radio-canada (télévision); à mon sens vulgaire et inquiétant.

Un Bye Bye 2008 Vulgaire

Traditionnellement, au Québec, le Bye Bye de la SRC faisait partie des meubles, au moment du passage de l'année qui se termine à celle qui commence. Il avait toujours sa part de gags limites, mais il contenait aussi plusieurs bons moments. Il était possible de l'écouter en famille avec un enfant. Les gags plus corsés étaient habituellement codés. Cette année, il s'agissait d'un étrange mélange, où le Christ si mal aimé de notre peuple était sur plusieurs lèvres, mais dans le juron. La conduite du contenu de cette revue humoristique de l'année 2008 me rappelle la conduite automobile de certains alcooliques des années 1970; avant que notre gouvernement resserre les normes de la conduite avec facultés affaiblies par l'alcool et les drogues. La baise simulée y est apparue à quelques reprises et à un ou deux moments. À un moment, l'acteur représentant le député Maxime Bernier feint l'acte sur la table de la cuisine, avec celle représentant Julie Couillard et lui dit: «Ma grande cr.... ! 

Un Bye Bye 2008 inquiétant

Dans deux mises en scène représentant un éditorialiste de la télévision et un animateur, les gags à caractère social étaient plutôt de mauvais goût. Par moment, il est devenu difficile de savoir s'il s'agissait de gags, où si c'était de l'humour prétexte au gerbage haîneux. Un bon exemple fût la sortie contre les Canadiens hors-Québec (qui ont voté majoritairement pour le parti Conservateur lors de l'élection 2008), où il est devenu évident que le commentateur Jean-François Mercier, dans un genre de transe haineuse, ne versait plus dans l'humour. Je suis persuadé qu'il croit la plupart des choses qu'il a lancées sous couvert du personnage du Gros Cave. Ici, l' "alcoolique des années 1970" pour reprendre ma perception générale du Bye Bye, avait non seulement franchi la ligne latérale de la chaussée du show business, mais il était sonné et dans le fossé. Et comme ce chauffard, il se prétendait toujours en contrôle de son véhicule, demandant aux passants juste un petit coup d'épaule pour reprendre la route, alors qu'il lui fallait une dépanneuse bien équipée.

Bref, quand il ne s'agit plus d'humour, ni de caricature des personnages, mais que cela devient un règlement de compte (politique ou autre), on a franchi une limite. Était-ce seulement de la subtilité d'interprétation pour l'auditeur que je suis? J'en doute. C'est une nouvelle tendance dans laquelle les humoristes ne font plus seulement de l'humour caricatural, mais de la politique et de l'éthique, qu'ils n'ont pas toujours, par ailleurs. Avec le temps, le Bye Bye de la SRC est passé d'un moment de passage plutôt agréable, entre deux années, que l'on pouvait regarder en famille, avec les enfants assez vieux pour être debout à 23h, à un flash vulgaire, tantôt folk et presqu'amusant, mais plus souvent en perte de contrôle. Même les gens de la salle, ne savaient plus s'ils devaient rire ou être choqués à plus d'un moment, si bien que plusieurs prétendus punchs tombaient à plat. Serait-il temps pour moi de dire bye bye au Bye Bye?

mardi 30 décembre 2008

Gauche, droite, gauche, droite! Et si on réfléchissait?

La stigmatisation des partis politiques est un phénomène récent au Québec. Cela donne lieu à des tendances de manipulation des idées au gré des sondages politiques et des idéologies selon les médias.

(NOTE du rédacteur. Au moment de publier cet article en 2008, la tendance médiatique au Québec était surtout de museler le conservatisme, qualifié d'extrême droite. Stephen Harper, c'était le diable; Amir Khadir et son parti aligné sur les principes communistes, c'était le plus élevé des anges. C'est dans ce contexte, que je réagissais à ce que je percevais comme une manipulation de certains médias, notamment Radio-Canada. En étiquetant un parti ou un candidat en y adjoignant le qualificatif «de droite» ou même, souvent arbitrairement «d'extrême-droite», c'était ou c'est encore souvent pour un grand média indiquer de ne pas leur accorder le vote citoyen, tout en évitant de se positionner comme journaliste partisan  Si je suis toujours d'accord avec une bonne partie de mon article et que l'on puisse toujours avoir des valeurs de libre choix et en même temps être en faveur d'une sage gestion des programmes sociaux en favorisant le travail en premier, par contre ma pensée a quelque peu changé. C'est d'une part qu'au Québec, avant de s'affranchir du discours droite vs gauche, il faut d'abord prendre conscience que la faveur envers la gauche et l'extrême-gauche existe bel et bien et domine dans les influences (ex. dans le poids média). C'est après avoir pris conscience des mensonges et fausses promesses de la gauche et de ses échecs cuisants historiques et actuels, que l'on peut passer à un autre niveau. La gauche n'a pas le monopole de la vertu et peut être fasciste et faire tuer des millions de personnes et interdire l'expression, au nom des libertés des camarades. Le Venezuela encensé par Obama, révèle maintenant, un exemple raté de plus, le côté sombre de la concentration des pouvoirs dans le socialisme qui a lui aussi son 1%. D'autre part, au Québec, nous avons pu voir cheminer la CAQ, laquelle essaie d'être un parti multi-colore ou éclectique; une sorte de parti couteau suisse; le parti «Je peux être ce que tu veux», pour reprendre une réplique de l'excellente comédie, L'Intra-terrestre (film de 1999 dont l'acteur principal est Brendan Fraser). Mais ce faisant, la CAQ qui reste à définir, semble pour plusieurs électeurs actifs, non pas un parti pour tous, mais un parti inclassable, ce qui est très différent. Voter pour la CAQ, ce que j'ai déjà fait, me semble comme acheter à fort prix une boîte de conserve qui a perdu son étiquette. Vous devez garder ce cheminement à l'esprit en me lisant ou relisant. Ceci dénote qu'en politique comme ailleurs en société et en sciences humaines, il y a une énorme différence entre le concept - le livre si l'on veut - et sa réalité mise en application. Gilles B., Le 7 août 2017)

(RETOUR AU TEXTE ORIGINAL DE 2008)

Il y a une dizaine d'années au Québec et il me semble, dans le reste du Canada, on ne parlait pas de politique en terme de gauche et de droite, mais en terme d'idées, de projet social pour certains partis politiques, ou de programme de parti pour d'autres. Mais voilà qu'au tournant du troisième millénaire, nos médias se sont mis progressivement à stigmatiser ou vider le discours ou le débat en étiquettant les partis; tel est de gauche, tel est de droite, tel est de centre-droite, etc. Comme disait l'autre, «Y'en a marre, à la fin!». C'est quoi cette muselière pseudo-démocratique? Les médias se sont-ils arrangés pour que le peuple n'ait plus à réfléchir. Tel parti est marqué de droite? Alors «banissez-le!».

Mais au fait, de quelle droite ou gauche parle-t-on en tel cas; est-ce la droite morale, la droite économique ou la droite idéologique raciste?

Cette approche de marquage idéologique soulève de sérieuses questions éthiques en matière d'information, si l'on réfère à quelques problématiques particulières. 


Il faut avoir vécu la transition ou le changement de paradigme (système, équilibre, ordre) de l'information pour comprendre.


  • L'environnement (la Terre, l'eau et les droits sur l'eau, l'agriculture, l'exploitation des ressources naturelles non renouvelables ou renouvelables) c'est de droite ou de gauche?
  • La justice (protection du citoyen, combattre le crime, accès au droit pour tous), c'est de droite ou de gauche
  • L'équipe de hockey le Canadien de Montréal, c'est de droite ou de gauche? Bon, je sais, il y a les joueurs d'avant de centre, de gauche et de droite... prenons plutôt un autre exemple; le sport ou la culture, c'est de droite ou de gauche? 
  • L'économie, c'est de droite ou de gauche? L'un peut très bien par exemple suivre à partir d'un vol intercontinental, ses actions de la bourse aux profils de «montagnes russes», et participer ainsi activement au capitalisme et au libre marché, mais avoir une conscience sociale et être prêt à ce que les démunis soient soutenus. Deux capitalistes prospères peuvent être en complet désaccord sur les valeurs morales (capitalisme qui suit des règles versus capitalisme dément qui spécule sur les aliments et autres richesses et exploite les petits producteurs).
  • La sécurité civile et le secours en cas de crise (ouragan, tsunami, inondation, épidémies); c'est de droite ou de gauche?
  • La souveraineté d'un peuple ou son adhésion permanente à une nation plus grande; c'est de droite ou de gauche? Bon, dans notre cas on est à droite du Canada sur une carte géographique, mais pour un « alien » en apesanteur qui arrive de l'Arctique, on est peut-être à gauche.
  • La famille et les relations humaines et inter-ethnies, c'est de droite ou de gauche?
  • Le soutien de nos aînés (et gens de grand âge) c'est de droite ou de gauche?
  • La spiritualité, la foi et la religion, c'est de droite ou de gauche? J'ai même entendu un jeune homme de tendance communiste dire que Jésus serait capitaliste, parce que la Bible dit qu'il est à la droite du Père. Ce n'est pas une farce, c'était son décodage digne du Da Vinci Code, mais 20 ans avant le film! 
Tout ce vocabulaire (gauche, droite, centre) ne sert qu'à une chose: VOUS empêcher de réfléchir. Au lieu d'évaluer des idées et des réalisations, on VOUS conduit, sciemment ou involontairement, selon un classement arbitraire et idéologique que les médias brandissent au besoin, quand les sondages donnent avantage à un parti qui monte, mais dont les valeurs sont non grata pour le média qui parle. C'est fou ce qu'on peut découvrir sur l'idéologie d'un média et ce genre de manipulation, en «zappant» d'un réseau de TV à l'autre en temps de campagne (course) politique. Les mêmes nouvelles se voient attribuées des lectures diamétralement opposées, suivant le média consulté.

La stigmatisation politique des partis constitue en quelque sorte une forme pernicieuse de désinformation. Pernicieuse parce que difficile à déceler. La stigmatisation se donne des allures de vulgarisation de sujets complexes.


Plutôt inquiétant, quand on sait que nos médias sont porteurs d'idéologies ou valeurs (sociales, économiques, spirituelles versus a-spirituelles) qui leur sont propres. Je suis de valeurs plutôt conservatrices, mais je ne suis pas lié à un parti politique canadien ou québécois. Je serais prêt à voter pour un parti non étiqueté comme le plus conservateur, quand le parti dit le plus conservateur a des tendances trop proches des grandes entreprises qui font d'énormes profits et des banques. En attendant, vous voulez mon avis? Donnez une gauche et une droite à ces médias qui abusent de leur influence et qui prennent votre cerveau pour une cage à souris de laboratoire. Pensée du jour: Le pouvoir est à celui ou celle qui a la télécommande de la TV.

Comment je vois le Québec de demain?

Mises à jour : 2013-01-12 | 2013-08-23
Je vois le Québec de demain 

  • Adulte et assumant sa diversité dans le respect. Je vois des leaders qui ne retirent pas les droits et libertés de tous pour quelques uns qui en abusent.
  • Je le vois avec des médias qui cessent d'empêcher le peuple de réfléchir en jouant le rôle du nouveau clergé d'État et décidant de ce qui doit être dit ou non, ou manipulant pernicieusement les termes de "droite" et "gauche" pour empêcher l'examen des idées et la réflexion. Je le vois moins moutonnier derrière ses médias.
  • Je le vois utilisant son gros bon sens, dont il est capable, dans l'évaluation de ses besoins, de ses capacités réelles, ou de ses solutions adaptées à son contexte. Je le vois autonome et clairvoyant pour éviter les contraintes des dogmes économiques qui ont toujours montré leurs contradictions et leurs limites (social démocratie à la mode québécoise incluse). 
  • Il est novateur et l'on s'en inspire. 
  • Je le vois humain. Dans son agriculture, il ne ruine pas ses eaux et sa terre, pour vendre à perte, à l'autre bout du monde. Dans la gestion de ses entreprises, il reconnaît la valeur de l'homme, dans une économie au service de l'homme. Il s'affranchit du capitalisme radical, qui ose manipuler les bourses pour faire monter le prix du pain et des autres nécessités.
  • Il demeure propriétaire de son territoire. S'il peut vendre une entreprise à l'étranger, il demeure propriétaire de son sol et de ses ressources. Il vend a l'étranger les opérations mais non la propriété du terrain. Ainsi, il n'y aura pas d'enclaves étrangères dans le pays qui détourneront nos ressources pour alimenter des puissances mondiales.
  • Je le vois paternel et maternel; responsable, avec ses enfants et sa jeunesse, les protégeant et se souciant de ce dont ils nourrissent leurs esprits et leurs intelligences. Il laisse le temps aux enfants de venir au monde et de jouer; de connaître leurs parents. Il gère sagement et ne s'endette pas pour se payer du luxe. Ses programmes sont adaptés à sa capacité. Il encourage l'effort, plutôt que la passivité.
  • Je le vois affranchi des étiquettes politiques de droite, de gauche ou de centre. Il les a remplacées par un projet de société. Il sait que les vrais enjeux et problématiques ne suivent pas ces étiquettes, à moins de se "peinturer" dans un coin. Il a appris, qu'on peut avoir deux yeux, deux jambes et deux bras, sans devoir choisir entre sa gauche et sa droite. Les enjeux, les problématiques et les solutions ne sont jamais toutes totalement de gauche ni totalement de droite. Seules les courtes visions le sont. Ces étiquettes vides y ont été remplacées par l'équité, la justice, la générosité, la créativité qui dépasse nos frontières, une gestion sage (1). 
  • Je le vois respectant, et supportant ses aînés, qui ont bâti ses routes, ses villes et villages, ses fermes, ses barrages, ses écoles, ses hôpitaux... Il prend le temps d'écouter ce qu'ils ont à dire. Il les intègre dans la vie active de la société. 
  • Je le vois dans la liberté de conscience et de religion; un lieu où l'on n'évacuera pas la foi de l'espace publique, mais plutôt où il sera permis d'échanger dans le respect. Un lieu où l'immigrant fuyant la répression, saura qu'il peut pratiquer et exercer sa foi, à condition de ne pas interdire celle de l'autre et sans l'y contraindre contre son gré. 
  • Je le vois avec un rétablissement de l'équilibre entre les droits "individualistes" et les droits protégeant la communauté.

LIRE AUSSI: 

Canada : de "provinces" à États. Et si c'était notre avenir...

http://yapasdpresse.blogspot.ca/2010/11/canada-de-federation-provinces-etats-et.html

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1.  Exemples d'enjeux et problématiques qui nécessitent une approche qui transcende la polarisation droite-gauche: accès à la justice dans un délai acceptable pour tous, lutte à la pauvreté et maintien en emploi, prospérité, droit des travailleurs et droit d'association et d'arbitrage, santé et sécurité civile, environnement, éducation, noyau familial et relations humaines, etc.. Par exemple, je peux être pour le libre marché (droite) avec certaines règles de protection des travailleurs (gauche) et de l'économie nationale tout en étant pour les programmes sociaux pour les pauvres (gauche), mais en responsabilisant les individuset en soutenant l'effort plutôt que l'oisiveté (droite). Et ainsi de suite. 

Pente glissante : gardons nos souliers

On se demande pourquoi le journaliste irakien qui a lancé ses souliers en direction du président Bush ne l'a pas fait quelques années avant la guerre d'Irak en direction du président Saddam Hussein. L'histoire ne le dit pas, mais la réponse est évidente. Journaliste ou non à cette époque, il aurait fini en compost. Faut-il voir un embryon de liberté d'expression, du simple fait que les autorités se demandent ce qu'elles vont faire de ce cas? Auparavant, la question ne se posait même pas. Ce président auto-proclamé a fait exécuter plusieurs politiciens en désaccord avec lui. En pleine assemblée et fumant le cigare, il interpellait des personnes non approuvées de son régime. Ces individus étaient alors dirigées à l'abattoir, au milieu des supplications et cris de détresse. Voilà une vérité non négligeable dont je n'ai eu connaissance que par un réseau américain diffusant le document filmé. Voilà, pour ne nommer que cette "anecdote" diffusée dans tout le monde arabe lors de son accession à la présidence de la République d'Irak.


Dans le journal Le Soleil du dimanche 21 décembre 2008, on pouvait voir le nouveau député québécois Amir Khadir, en page 1, brandissant, en imitation du premier, un soulier en guise de protestation anti-américaine. Les chaussures lancées le furent en direction d'une photographie du président américain sortant

(Le Soleil, 21 décembre 2008, p. 6), mais l'acte est tout aussi fort que la première agression. Il en est une approbation et une invitation à faire de même.


Il y a une tendance inquiétante dans la médiatisation que tentent de récupérer certains mouvements comme ce premier candidat du parti Québec Solidaire élu à l'Assemblée nationale en fin d'année 2008. Nous avons déjà vu l'esprit de ce parti, à mon sens, lors de la déconfiture de l'ADQ qui n'a réussi à faire réélire que 7 députés, incluant son chef. L'essence du message de la chef de Québec Solidaire, Madame Françoise David, elle-même non élue soit-dit en passant, était que si le principal parti d'opposition est presque disparu de la carte électorale, c'est un bon débarras! Ce que l'on retient de son commentaire le soir de l'élection du 8 décembre 2008, c'est le message suivant: Si vous ne pensez pas comme nous, vous ne méritez pas d'exister. Les 2 grands partis restants n'ont pas eu cette arrogance et ont reconnu avec empathie, la contribution de Mario Dumont, chef sortant de l'ADQ, à la politique québécoise. Ses idées fûrent d'ailleurs souvent récupérées par les autres partis.

Et on peut se demander que serait l'exercice d'une démocratie sans la juste représentation des options parfois contradictoires, lesquelles existent dans la population (plus conservatrices, plus libérales, etc.). Et surtout, que serait un Québec devenu souverain, sous le parti de Madame David? Chef de parti non élue, elle n'a même pas eu la réserve et la prudence d'une organisation fragile, qui vient à peine de faire élire son premier député. Or, si l'on manque de jugement dans les petites choses, que fera-t-on dans les grandes?

Pour en revenir à la récupération politique anti-Bush faite du célèbre lancer du soulier, par le député Solidaire, il faut y voir une attitude loin d'être banale. Faut-il se rappeler que l'entartage dans un contexte particulier (lancer ou aplatir une tarte à la face de quelqu'un en guise de provocation ou protestation) a déjà été reconnu chez nous comme une agression, et donc de fait, pratique interdite par la loi. Imaginez le lancer du soulier à la face de quelqu'un. Le lancer du soulier sur une photographie est une incitation à le faire sur un véritable élu, comme le serait tout autre acte publique dégradant envers une photographie d'une personne.

Le député Khadir va-t-il bientôt récupérer des pratiques comme, au marché (supermarché, centres commerciaux), cracher au sens littéral sur ceux qui auraient des convictions différentes de la sienne? Après tout, cela se fait déjà contre les chrétiens dans certains pays d' Afrique, du bassin méditerranéen et ailleurs. Allons-nous commencer à se faire justice soi-même contre nos élus? Allons-nous lyncher nous-mêmes sur la place publique, les présumés pédophiles ou récidivistes de l'alcool au volant? Ou encore, le parti Québec Solidaire, brûlera-t_il des drapeaux du Canada? C'est une pente très, très glissante et nous aurions tout intérêt à conserver nos souliers à nos pieds, afin de ne pas y déraper.

Mais il faut aller aussi beaucoup plus loin. Il faut voir dans l'approbation de l'agression du journaliste irakien, j'en suis convaincu, les tendances émergeantes à se faire justice soi-même ou à manifester de façon violente, dans le contexte d'un multi-culturalisme qui se confirme comme non mature. Le chef-sortant de l'ADQ, Mario Dumont, avait-il bien vu? Un élu comme Monsieur Khadir devrait montrer une maturité et un contrôle de soi exemplaires pour l'unité du Québec. Oui, oui, je dis bien l'unité du Québec, car le "sirop d'érable", ça peut bouillir aussi. Il fait exactement le contraire.

Si nous voulons éviter une généralisation de cette attitude (les attitudes engendrent des actes), nos gouvernements doivent se montrer proactifs et accélérer et faciliter l'accès à la justice et au traitement équitable et égal de nos nouveaux arrivants ET pour nos citoyens de plusieurs générations. Car l'à-plat-ventrisme de la discrimination positive (favoriser un groupe au détriment d'un autre) serait tout aussi injuste que l'autre.

Soyez assurés que si l'adaptation proactive à la nouvelle réalité ne se fait pas, ce ne seront plus seulement des souliers qui voleront, mais nous verrons la montée de tensions importantes entre différentes communautés, incluant l'immigration des conflits avec ceux qui immigrent, ou la répétition des manifestations chaotiques et violentes comme celle de Montréal Nord, le 10 août dernier, ou une multiplication d'actes auto-justiciers par des groupes frustrés, voire même des pratiques underground de lois parallèles dans des communautés de nouveaux arrivants, sans oublier la désolidarisation face aux décisions des élus.

La dernière guerre en Irak, aussi contestable soit-elle, a été décrétée et poursuivie sous deux partis canadiens élus (libéraux et conservateurs). Si la démocratie ne fonctionne plus, par quoi la remplacera-t-on? Car il y aura toujours un groupe dévaforable à une politique quelconque d'un parti élu, serait-ce le vôtre dans 20 ans, Monsieur Khadir. Nos désaccords doivent s'exprimer avec maturité et maîtrise de soi et par des voies légales. Si nous agissons autrement (endossant les symboles violents alors que nous dénonçons la violence et la guerre...) quelqu'un pourrait bien demander un jour: «Montréal brûle-t-il?».

Pensée pour les Amir Khadir du monde entier : Il y a deux façons de mentir au monde: la première est de dire volontairement un mensonge et la seconde, de taire une vérité.