Toute société se transforme, MAIS tout n'est pas jetable
Actualité et politique (opinions, articles, courts essais)
samedi 21 décembre 2019
Un chef Libéral pour sauver les Conservateurs?
Le Parti Conservateur du Canada (PCC) a tellement glissé vers le côté libéral du spectre politique canadien, qu'il renie ce qui fait la marque: le conservatisme. Même l'ex-premier ministre Libéral du Québec, Jean Charest, est courtisé pour se présenter à sa chefferie.
Le routier politique Jean Charest n'aurait pas sorti publiquement son intérêt à briguer la chefferie du PPC, sans au préalable un nombre significatif d'incitations de l'intérieur, l'invitant à considérer revenir dans la famille du Parti Conservateur, comme celle du sénateur Dagenais. Il sait bien qu'un ballon politique qui ne lève pas, c'est un fail.
Bien sûr, Jean Charest c'est une autre politique, sans aucune idée nouvelle que ce que l'on connaît de lui, sauf peut-être une vitesse supérieure en immigration ou en davantage de mondialisation. Mais là n'est pas la question ni le sujet ici. La réelle signification de ces récentes sorties, est que le Parti Conservateur est tellement dénaturé, qu'une branche de ses influenceurs libres essaient d'attirer un libéral en la personne de Jean Charest. Et si c'était pour dissuader Stephen Harper de penser faire de même?
Mais ce flirt idéologique n'a pas de sens. C'est comme Céline Dion faisant des chansons de jeunes, pensant que ceux-ci joindront massivement la base de ses fans. C'est McDonald's pensait pousser l'audace assez loin pour attirer une clientèle vegan significative sans perdre autant d'autres clients. C'est comme quelqu'un qui change son CV pour obtenir un emploi pour lequel il n'a pas le profil. Peut-être cette personne obtiendrait l'emploi, mais elle ne pourrait satisfaire les attentes placées sur elle. Est-ce la destinée du Parti Conservateur; remplacer le Parti Libéral du Canada pendant que le PLC remplace le NPD? Si oui, il y a alors une place pour un nouveau PCC. Tout compte fait, le résulat idéal de la prochaine élection serait peut-être un gouvernement Conservateur minoritaire face à un parti conservateur véritable comme le Parti Populaire du Canada (PPC).
Ma caricature de Jean Charest, 31 DEC 2011, ci-dessous:
Ma caricature de Jean Charest, 31 DEC 2011, ci-dessous:
Caricature - Jean Charest, par Gilles B. 31 décembre 2011. En 2008, après un an de gouvernement minoritaire face à l'opposition officielle formée par l'Action Démocratique du Québec (ADQ), le Québec retournait déjà en élections. Le Premier ministre Charest disait qu'il pourrait diriger le Québec, avec les deux mains sur le volant, d'où le médaillon. Son enthousiasme pour le Plan Nord, ressemblait un peu à une fixation sectaire (bien que nous en savions peu de choses), d'où l'habillement à la Raël. C'est le nom du fondateur des Raëliens qui ont connu leurs moments de gloire au Québec. La coupe, avec le médaillon et le vêtement rituel, va dans le même sens; Jean Charest portant le toast à même le légendaire «saint graal». Les vœux de bonne année 2012, tradition de l'arrivée du Nouvel An selon laquelle on se souhaitait la santé pour l'année sont un peu modifiés. Le PM souhaite «la santé ... à la fin de vos jours» parce que vous avez intérêt à mourir sans longue maladie. Le système de santé du Québec est encore, après maintes promesses, inégal et difficilement accessible, au moment où les Québécois en ont besoin. C'était vrai en 2000, c'était vrai en 2011 et ce sera encore vrai en 2020. Au point où le gouvernement pense remplacer les soins par le suicide assisté pour un nombre croissant de personnes.
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samedi 14 décembre 2019 Post-élections 2019 : Les semences d'un nouveau schisme Conservateur au Canada
samedi 14 décembre 2019
Post-élections 2019 : Les semences d'un nouveau schisme Conservateur au Canada
14 DÉC 2019.
Après la démission du chef Conservateur Andrew Scheer au Canada le 12 décembre, les analyses de la défaite des élections 2019 vont bon train. Mais sont-elles un peu trop simplistes?
(Dernière modification 21 DEC 2019)
Le Parti Conservateur doit-il, à la suite de quelques députés du Québec qui ont tout misé sur Scheer pour leur avenir, se laisser dire par les médias ce qui est important et ne l'est pas? C'est exactement l'inverse. Et si le message ne passe pas, il faut maintenant envisager qu'un parti ait son propre canal de communication pour parler aux gens (ex. filmer ses propres sorties médiatiques en même temps que les médias, diffuser sur une plate-forme qui ne sera pas censurée par les géants du web, etc.).
Le Parti Conservateur doit-il, à la suite de quelques députés du Québec qui ont tout misé sur Scheer pour leur avenir, se laisser dire par les médias ce qui est important et ne l'est pas? C'est exactement l'inverse. Et si le message ne passe pas, il faut maintenant envisager qu'un parti ait son propre canal de communication pour parler aux gens (ex. filmer ses propres sorties médiatiques en même temps que les médias, diffuser sur une plate-forme qui ne sera pas censurée par les géants du web, etc.).
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Andrew Scheer et son épouse Jill Ryan. Crédits photo : compte Twitter @AndrewScheer consulté le 14 décembre 2019 (https://twitter.com/AndrewScheer).
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Récemment, le candidat conservateur défait au Canada, Andrew Scheer, a consulté les membres du Parti pour faire le bilan de sa défaite. Il faut se rappeler que malgré que le PM Libéral sortant, Justin Trudeau, était sonné dans toutes les fibres de sa crédibilité a l'automne 2019, son adversaire numéro un, Scheer, ne parvenait pas à marquer des points. Les médias et plusieurs partisans conservateurs après eux, même des élus, ont vite conclu que c'est à cause de sa position pro-vie qui a longtemps été soulignée, qu'il aurait perdu contre Trudeau. Mais est-ce que cela n'est pas une trop courte analyse?
Voit-on jaillir une explication simpliste au problème complexe de la défaite des Conservateurs du Canada en 2019?
On a vite, trop vite identifié la position pro-vie de Andrew Scheer comme LA cause de sa défaite. Mais ailleurs dans le monde, la droite remonte. La thèse «pro-vie» s'avère une conclusion trop hâtive en réalité poussée par les médias. En fait, des candidats pro-vie, il y en a, avec des turbans, derrière chaque chef de parti qui prend le micro devant les médias.
Il y a eu des facteurs beaucoup plus déterminants
Devant un chef Libéral qui titubait les yeux embrouillés de sueur et de sang et qui saignait de partout, dans l'arène politique, et à qui il ne manquait qu'un soufflet pour se retrouver fini au plancher, l'adversaire conservateur n'a pas su porter de coups significatifs. Trudeau était absent des premiers débats, tellement ses conseillers avaient peur qu'il se compromette. Quelques semaines après la défaite, M. Scheer a envoyé une lettre de consultation aux membres du parti, pour soit-disant connaître leur opinion sur les causes de la défaite. Sauf que le truc, c'est qu'il manquait une question majeure: celle sur la satisfaction des membres envers le chef. On leur demandait par exemple, si les campagnes dans les circonscriptions avaient été bien menées. Il est donc étonnant que ses plus grands supporters élus à Québec, les députés Gérard Deltell et Pierre Paul-Hus, continuent à se faire ses défenseurs (ICI Québec, 12 décembre 2019).
Mais à bien y penser, ce n'est pas si surprenant. L'inverse aurait amener à les pointer du doigt comme les appuis d'un candidat non populaire et une trop forte critique publique écarterait d'éventuels postes de ministres, de ceux qui ont de l'ambition. Ils font fausse route avec leur interprétation de la position personnelle pro-vie. Dans les faits, il faut distinguer la «spin» médiatique de ce que pense le peuple.
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Le 12 décembre 2019, les députés ayant misé sur le candidat défait et ICI (Radio-Canada) avait déjà la solution pour la victoire conservatrice: «le prochain chef devra être pro-choix...». Désolé, mais ces députés qui ont appuyé Andrew Scheer lors de la course à la chefferie du Parti Conservateur du Canada savaient déjà la position personnelle de Scheer lorsqu'ils ont vomi Maxime Bernier en 2017. Le chef du Parti Populaire du Canada est allé chercher 1/3 de million de votes au Canada, même en disant qu'il fallait protéger les enfants à naître à partir d'un certain nombre de semaines et ce, avec son nouveau parti ayant à peine an d'existence.
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Mais à bien y penser, ce n'est pas si surprenant. L'inverse aurait amener à les pointer du doigt comme les appuis d'un candidat non populaire et une trop forte critique publique écarterait d'éventuels postes de ministres, de ceux qui ont de l'ambition. Ils font fausse route avec leur interprétation de la position personnelle pro-vie. Dans les faits, il faut distinguer la «spin» médiatique de ce que pense le peuple.
La façon dont Scheer a été nommé en 2017
Notamment, plusieurs conservateurs se sont sentis volés (démocratie détournée) dans le choix d'un chef, du fait que la nomination de Scheer à la course à la chefferie s'est faite via une nouvelle tactique: l'invasion au sein du parti Conservateur de corps étrangers non conservateurs. Les agriculteurs voulant préserver la gestion de l'offre, contre un des candidats-chefs les plus en vue, Maxime Bernier, ont joint massivement le parti pour s'assurer que Bernier ne soit pas élu. Ces faux-conservateurs ont faussé les résultats dans l'élection à la chefferie en 2017.

Les environnementalistes font la pluie et le beau temps politiques en raison de la visibilité que les médias leur offre
Il y a eu, pour qui était un peu observateur en pleine course électorale, une poussée médiatique importante contre Scheer sur la base du climat et de l'environnement. Sur ce point, le chef conservateur, tout comme Maxime Bernier le chef du Parti Populaire du Canada, n'étaient pas les candidats naturels contre Justin Trudeau. Ce dernier, à tort, était toujours prêt à envoyer des centaines de milliers de gens au chômage (garder les énergies fossiles dans le sol et surtaxer les entreprises et travailleurs) pour conserver le pouvoir acquis aux Libéraux qui en ont été privés durant une décennie.
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Greta Thunberg en compagnie du Premier Ministre Justin Trudeau, le 27 septembre 2019, avant une marche à l'occasion de la grève mondiale pour le climat,.à Montréal. Crédits photo : National Post et Reuters |
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Greta Thunberg |
Greta Thunberg, en complicité avec les médias majoritairement de gauche, comme cela se révèle de plus en plus clairement, a justifié la poussée d'un agenda climatique, durant les dernières semaines précédant immédiatement le vote. Elle était toujours proche, le mois précédant l'élection 2019.
Les semences d'un nouveau schisme au sein du Parti Conservateur
Les partisans de la gestion de l'offre subventionnée ne sont pas la seule semence au PCC. Les Conservateurs politiques sociaux ne demandent pas aux Conservateurs purement économiques de se convertir, ils leur demandent simplement des les respecter et d'appliquer la Constitution pour la défense de leur droit d'exister, de s'exprimer et d'avoir une vie publique comme les sikhs ou les musulmans. Il faut être aveugle pour ne pas voir que le Parti Conservateur du Canada fonce vers un nouveau schisme, s'il continue de se poser uniquement en centre-droit économique anti-chrétien, qui se recentre économiquement en plus!
Face à des tentatives d'associer la marque «Parti Conservateur du Canada» à des idéologies libertariennes qui lui sont étrangères, les membres naturels du PCC ont commencé à quitter le parti. Le Parti Conservateur est en train de devenir un Parti libertarien (libéralisme, libéral), uniquement conservateur économique, voir même centriste en économie. Même les radios parlées de Québec ont presque tout faux dans leurs analyses. Le Schisme est déjà commencé avec l'énergie du Parti Populaire qui est allé cherché 300,000 votes au Canada dès sa première élection, après un an d'existence. Ceux-ci ne viennent ni du Parti Vert, ni du Bloc Québécois (qui a remonté), ni du NDP, et peu des Libéraux.
Qui sont les vrais conservateurs au Canada en fait?
Face à des tentatives d'associer la marque «Parti Conservateur du Canada» à des idéologies libertariennes qui lui sont étrangères, les membres naturels du PCC ont commencé à quitter le parti. Le Parti Conservateur est en train de devenir un Parti libertarien (libéralisme, libéral), uniquement conservateur économique, voir même centriste en économie. Même les radios parlées de Québec ont presque tout faux dans leurs analyses. Le Schisme est déjà commencé avec l'énergie du Parti Populaire qui est allé cherché 300,000 votes au Canada dès sa première élection, après un an d'existence. Ceux-ci ne viennent ni du Parti Vert, ni du Bloc Québécois (qui a remonté), ni du NDP, et peu des Libéraux.
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Soirée électorale au rassemblement de la Beauce, du Parti Populaire du Canada, 21 octobre 2019. | YaPasDePRESSE |
Une donnée majeure à considérer: les votes recueillis par le Parti Populaire après seulement un an d'existence officielle
Maxime Bernier, chef du Parti Populaire du Canada, même s'il a perdu dans sa circonscription, est quand même allé chercher près de 1/3 de million de votes à l'issue de la fondation d'un nouveau parti. Il aura fallu 20 ans ou 6 élections au Parti Vert pour arriver à un résultat comparable aux ligues majeures.
Les journalistes croient-ils que cet électorat du PPC est constitué de Libéraux qui seraient passés d'un parti libertarien de centre gauche économique (Parti Libéral du Canada), multiculturaliste, pour faire le saut vers un parti populiste en faveur d'une révision des quotas et de la typologie de l'immigration? Il est en réalité évident, que des conservateurs n'ont pas aimé des virages et actions de leur parti. J'en proposerais quelques unes:
Les journalistes croient-ils que cet électorat du PPC est constitué de Libéraux qui seraient passés d'un parti libertarien de centre gauche économique (Parti Libéral du Canada), multiculturaliste, pour faire le saut vers un parti populiste en faveur d'une révision des quotas et de la typologie de l'immigration? Il est en réalité évident, que des conservateurs n'ont pas aimé des virages et actions de leur parti. J'en proposerais quelques unes:
- La réingénierie politique du parti par la greffe sur le tronc Conservateur, d'un lobby syndicaliste de l'agriculture
- Le traitement malhonnête fait à Maxime Bernier (au Québec) et envers d'autres candidats à la chefferie conservatrice (hors-Québec ou dans le ROC) par la même occasion en 2017. Il avait été décidé de pousser les leaders conservateurs sociaux et Maxime Bernier le non-centriste économique.
- Le recours à une firme pour diffamer les supporters de Bernier. Le 19 octobre 2019, soit 2 jours avant les élections fédérales, mal à l'aise, Andrew Scheer a refusé de dire si le parti Conservateur a effectivement eu recours à une firme pour démolir la réputation du parti de Maxime Bernier et de ses appuis. La nouvelle a été effleurée au Québec, mais plus exposée et discutée hors-Québec. Selon Le Globe And Mail et d'autres médias comme CTV et CBC, le parti a embauché une firme spécialisée, dans le but de détruire la réputation d'un leader et de ses supporters.
CTV News Politics et CBC/Radio-Canada informent que The Globe and Mail a rapporté que le stratège Warren Kinsella et sa firme Daisy Group ont été embauchés pour «chercher et détruire» [seek and destroy] le parti de Bernier et présenter ses partisans comme racistes. Selon une source qui connaissait directement le projet, le client était les conservateurs, selon le Globe. https://election.ctvnews.ca/scheer-won-t-say-if-conservatives-hired-consultant-to-destroy-people-s-party-1.4646062
Cette embauche a pour indices sérieux qui tendent à la confirmer: (a) le fait que Scheer n'a pas pu la nier devant les médias (comme s'il avait déjà conclu par la question que les médias avaient de la preuve) et (b) les graves accusations de racisme (diffamation gratuite) contre les supporters de Maxime Bernier. Même des électeurs demeurés conservateurs en 2019, tentés par le virage populiste de Bernier, n'ont pas apprécié. Et possiblement: (c) la présentation qui semble très plausible, de faux candidats qui se sont retirés au moment stratégique pour accuser Bernier de racisme sur la place publique... Ou même, point bonus souligné: (d) le possible support d'un deuxième Maxime Bernier, Parti Rhinocéros (parti loufoque), dans la même circonscription électorale que le chef du Parti Populaire du Canada.
https://www.ctvnews.ca/video?clipId=1808564&jwsource=cl
- L'instinct et le discernement rapide très utile à un chef politique, manquant à Monsieur Scheer. Non pas qu'il soit un mauvais homme, ni qu'il ne soit pas un leader, mais il fallait LE leader pour cette course. Car Scheer n'avait pas derrière lui l'équipe du fils de Pierre Eliott Trudeau. En effet, Justin Trudeau, ex-professeur de théâtre n'est que l'avatar (une image) cool du Parti Libéral, planifiée depuis des années (sa sortie pour devenir député et son coup de sonde pour évaluer l'appui populaire pour la charge de PM en 2012). Aussi, pour compenser la machine manquante au PCC, il fallait un leader vif d'esprit, qui se retourne en quelques secondes pour rétorquer aux médias, le tout à capter par les caméras du parti ou d'un sous-traitant (nouvelle stratégie). Même Radio-Canada change ses stratégies, notamment en n'affichant plus ses logos sur ses équipements et ses cartes de presse, comme lors de la soirée de la visite à Québec de Maxime Bernier qui a rempli une salle de plus de 300 personnes, majoritairement des appuis conservateurs. Les caméras n'étaient pas identifiées à Radio-Canada, ni leur journaliste présent, rédigeant son texte sur son portable après les discours.
- Les Conservateurs, non seulement tirent dans toutes les directions, mais ils ne savent pas comment rejoindre les Canadiens par leur stratégie et par leur attitude. Ils pensent attirer les contraires dans le parti. Une telle idée ne peut PAS réussir! Croyez-vous que les gauchistes pro-taxes et pro-mondialisme voteront conservateur si le chef s'habille de feuilles vertes et devient vegan? Non seulement ils n'adhéreraient pas, mais un tel chef perdrait en plus, l'appui chèrement payé à la dernière élection, pour avoir attiré des faux conservateurs, producteurs de lait, d’œufs et de viande... Si le parti Conservateur virait à gauche toute, comme le Parti Québécois au Québec, et qu'il devenait un nouveau parti vert sacrifiant l'économie et les emplois pour tenter de compenser la pollution faite par la Chine et l'Inde, il NE SERAIT PLUS un parti conservateur. Mondialement, des pertes d'emploi massives, ne sauveront pas plus de vies. Les millions de gens ne mourraient pas d'une hausse de 1 degré C° de température, mais des nouveaux conflits engendrés par les crises économiques et par la montée des tensions entre les ethnies.
- Faut-il gagner pour le pouvoir, peu importe les idées, ou gagner pour les meilleures idées et pour les meilleures valeurs?
- Le manque d'instinct combatif. Attention, je ne parle pas de haine, mais de capacité à juger l'impact immense des idéologies portées au pouvoir, suffisamment pour les combattre comme si on se battait pour sa vie. Quand j'étais à l'école secondaire, lorsque nous apprenions la lutte olympique durant quelques cours d'éducation physique du curriculum scolaire, l'enseignant m'a dit qu'il m'a fait perdre des combats car je manquais de combativité tout en étant au moins égal à mon adversaire. Plusieurs années plus tard, au travail, un directeur prenant sa retraite m'a fait cette observation inattendue: «Tu laisses gagner les autres!». Je me soigne. Scheer n'est pas non plus capable de donner le coup fatal à un véritable adversaire. Il est encore trop lent à penser pour combattre devant des médias. Probablement qu'il ferait un excellent numéro deux, du moins, à son âge actuel. Je ne dis pas qu'il faut haïr l'adversaire politique, loin de là, mais qu'il faut comprendre les enjeux qui vont bien au-delà d'une seule élection. Il aurait pu en être autrement pour un Scheer, dans 10 ou 15 ans, quand il comprendrait l'importance des idéologies et des valeurs qui sont portées au pouvoir. J'ai entendu l'expression qui suit, un jour présentée par un leader naturel: «Un bon sergent, vaut mieux qu'un mauvais lieutenant». Il employait cette illustration en expliquant le principe de Peter, en gestion des organisations.
Espérer gagner en se reniant soi-même...
Espérer vaincre en allant chercher des électeurs de la gauche, c'est comme Céline Dion qui pense que les jeunes de 16 ou 18 ans vont devenir ses fans parce qu'elle fait quelques chansons dans un style plus jeune; sérieux... Espérer gagner en se reniant soi-même comme parti, c'est penser que les vegans iront dans les McDonald's du Québec, parce que l'entreprise a changé le pain pita de ses wraps éclairs, pour imposer à sa clientèle un pita de blé dégueulasse qui se déchire et tiède en passant. On croirait mordre dans une prothèse. Pourquoi font-ils cela? Pour tenter de
dimanche 1 décembre 2019
Jérémy gagne une nouvelle étape contre Mike Ward
Jérémy Gabriel a remporté une nouvelle étape, en Cour d'appel du Québec, dans la cause contre l'humoriste trash, Mike Ward. L'humoriste se dit prêt à aller jusqu'en Cour suprême du Canada. Regarder cette cause comme un problème de censure et de liberté d'expression uniquement est un angle habile, mais biaisé, à mon avis. Où finit l'humour et où commence le harcèlement? En fait, la réponse pourrait être beaucoup plus simple qu'on le croit.
Contexte de départ
Jérémy est atteint du syndrome de Treacher Collins. Ceci, entre autres:
- lui a amené une malformation au niveau de la boîte crânienne
- et lui a aussi provoqué une déformation au niveau de la voix
Enfant, il rêvait de chanter. Il a obtenu audience auprès du pape, et il a été encouragé par ses proches à croire à son rêve. Mais la capacité naturelle était sérieusement handicapée.
Le point de vue de Mike Ward
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L'humoriste provocateur, Mike Ward, vers 2015 |
Pour Mike Ward, le fait que Jérémy Gabriel (d'âge mineur au moment des faits reprochés à l'humoriste) n'ait pas une capacité naturelle en chanson et que l'on lui donnait beaucoup de place, justifiait à le ridiculiser dans ses spectacles provocateurs. Il déclare d'ailleurs qu'il ne paiera pas 35,000$ en dédommagement pour «une joke» (Journal de Montréal, 28 nov. 2019).
Une joke? Pas tout à fait, car le mépris public s'est étendu sur en plus de capsules publiées sur le web.
Une joke? Pas tout à fait, car le mépris public s'est étendu sur en plus de capsules publiées sur le web.
Je résumais les faits à une jeune femme, et elle a eu deux remarques:
1) «Il manquait vraiment d'inspiration. Il n'est pas très bon, pour ne pas trouver autre chose à dire».
2) «Il y a deux choses: l'humour et la moquerie. Ça ce n'est pas de l'humour, c'est de la moquerie».
Plus qu'une joke !
Le Journal de Montréal nous rappelle que le spectacle mettant en scène le monologue sur le jeune handicapé a perduré durant un grand nombre de spectacles:
Alors que Jérémie est encore d'âge mineur, Mike Ward intègre son cas à sa tournée de spectacles en 2010, ainsi que par des capsules sur le web, pour amuser ses fans. En bref, Ward prétend, dans le personnage de sa mise en scène que le petit Jérémy a la tête comme un «subwoofer». Les années de compassion sont terminées car, se dit-il, je me disais «il va mourir» et il faut le laisser vivre «son rêve». Mais Ward, le personnage du spectacle, se rend compte, cinq ans après la visite de Jérémy à Rome, devant le pape, que le jeune ne meurt pas et qu'il ne chante pas bien. Exaspéré, il «espère» sa mort (fiction dans le contexte du personnage évidemment). La tolérance et la défense du «petit Jérémy» par le personnage du monologue était sur la base qu'il allait bientôt mourir: «Moi j'te défends, toi tu crèves!». Telle était la condition. Le monologue se fait au grand plaisir de son public alternatif (1). Sur le web, il poursuivait sur son cas, avec une figurine représentant l'adolescent handicapé.
«Cette décision de la Cour d’appel est un nouveau revers pour l’humoriste qui s’était moqué de Jérémy Gabriel lors du spectacle Mike Ward s’eXpose, présenté 230 fois entre 2010 et 2013» (Journal de Montréal, 28 nov. 2019).
Alors que Jérémie est encore d'âge mineur, Mike Ward intègre son cas à sa tournée de spectacles en 2010, ainsi que par des capsules sur le web, pour amuser ses fans. En bref, Ward prétend, dans le personnage de sa mise en scène que le petit Jérémy a la tête comme un «subwoofer». Les années de compassion sont terminées car, se dit-il, je me disais «il va mourir» et il faut le laisser vivre «son rêve». Mais Ward, le personnage du spectacle, se rend compte, cinq ans après la visite de Jérémy à Rome, devant le pape, que le jeune ne meurt pas et qu'il ne chante pas bien. Exaspéré, il «espère» sa mort (fiction dans le contexte du personnage évidemment). La tolérance et la défense du «petit Jérémy» par le personnage du monologue était sur la base qu'il allait bientôt mourir: «Moi j'te défends, toi tu crèves!». Telle était la condition. Le monologue se fait au grand plaisir de son public alternatif (1). Sur le web, il poursuivait sur son cas, avec une figurine représentant l'adolescent handicapé.
Un rappel des faits dénoncés initialement par une amie de Jérémy, à la Commission des droits de la personne
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Jérémy, plus jeune, alors qu'il était porte-parole pour les hôpitaux pour enfants des Shrinners |
La caisse de l'humoriste teinte à mesure que l'argent s'y engouffre. Mais Jérémy ne touche pas 1 dollar, il ne touche que le fond...
À l'hiver 2012, il pense mettre fin à sa vie. Jérémy souffre avec sa famille. Il ne comprend pas au départ, prétend-il, pourquoi certains jours précis, son compte Facebook se remplit de commentaires haineux, voire des invitations à disparaître. Vérification faite, ces rafales d'insultes correspondraient aux prestations publiques de Ward.
Une amie de Jérémy Gabriel décide alors de déposer une plainte à la Commission des droits de la personne, selon un extrait Facebook
Peut-on insulter l'honneur d'une personne qui a une certaine influence, sur la base de capacités naturelles évidemment limitées?
Il semble que les proches de Jérémy aient fait un peu trop de renforcement positif pour pousser le jeune à poursuivre son rêve d'un carrière en chanson. Que les capacités ou le talents ne soient pas au rendez-vous, cela justifierait-il de le mépriser en public, résultant par ce qui a les allures d'un processus de harcèlement par la ricochet? Un handicapé doit-il prendre son trou? Si c'est le cas, les Jeux Paralympiques sont-ils une grosse farce?
Ceci amène à se poser la question. Où finit l'humour et où commence le harcèlement? En fait c'est peut-être plus simple qu'on peut le croire
Certaines personnes des médias prédisent la victoire de l'humoriste en Cour suprême, sur la base de la liberté d'expression. C'est loin d'être sûr, car l'humour n'est pas un prétexte à violer les droits des chartes et des lois.
Essayez par exemple de lâcher la blague suivante dans un aéroport international:«Salut Messieurs les agents de l'aéroport! J'ai une bombe dans mon bagage!Je vous ai eus; c'est une blague... Hé! Hé!»
L'humour peut-il justifier de priver une personne de ses droits?
Comment régler le problème plus simplement? À quel moment l'humour (ou pseudo-humour) ou une parole, deviennent-il du harcèlement? Voici, il me semble, comment nous devrions voir la chose. Si Jérémy avait accepté avec une certaine complicité volontaire, il n'y aurait probablement pas de cause. Même chose, si Jérémy avait bénéficié d'une forme d'entente rémunérée (ex. je te paie ton université et on rend évident au public que l'on est complice). Imaginez qu'il y ait une forme de complicité amicale. La question de la poursuite légale ne se pose pas à mon avis personnel, car la sensibilité varie d'une personne à l'autre. Imaginez maintenant que Jérémy a demandé d'arrêter, mais que la chose s'est poursuivie. À ce moment-là, cela devient clairement du harcèlement. Ici en plus, c'est du harcèlement à des fins financières, qui a rapporté à Mike Ward, certainement bien plus que les maigres 35,000 dollars ($) symboliques réclamés.
Appliquons le cas avec un autre Jérémy adulte, en milieu de travail
Imaginez que des collègues de travail se mettent à taquiner un autre Jérémy adulte sur son apparence, sur son ethnie, sur la couleur de sa peau, ou sur un certain handicap, et que ce dernier le prend comme le fait de faire partie d'une équipe, et surpasse le tout, étant capable de rendre la monnaie de la pièce. Au final, les collègues se voient en dehors du travail et il s'est installé une camaraderie, comme chez des adolescents qui se parlent parfois assez durement, mais qui sont ensemble, d'égal à égal. La question de la poursuite légale ne se pose probablement pas. Imaginez maintenant un collègue moins habile dans ses relations, qui a un vécu plus complexe (rejet parental, historique de familles d'accueil au pluriel) et qui a des difficultés à entrer en relation avec les autres. La situation est très différente. Lorsqu'ils refusent de cesser leurs pratiques, les taquineries deviennent un cauchemar faisant une victime. Et il peuvent vivre une réaction assez violente, ou provoquer la dépression et l'isolement.
Le consentement et l'entente dans un cadre reconnu par les deux parties
Bref, se peut-il qu'il en soit du consentement à une forme de taquinerie, comme du consentement à un flirt ou carrément sexuel? À partir du moment où une personne exprime clairement son refus, l'insistance répétée devient du harcèlement. Nous savons aussi par expérience, que des individus mettent sous le couvert de l'humour, des relations empoisonnantes. Un certain Negan, toujours souriant mais toxique, vous dit peut-être quelque chose... Il y a des Negan qui ne tuent pas avec une batte de baseball, mais avec la langue.
Proposition simple
La taquinerie, l'ironie, et les attitudes semblables, deviennent du harcèlement, quand une personne réelle, nommée (au Canada on parle dans cette cause des droits de la personne), demande clairement à l'autre d'arrêter; qu'elle lui exprime que cela l'affecte personnellement et que l'autre persiste au fil des jours. Dans le cas de Mike Ward, il pourrait y avoir au moins deux facteurs aggravants:
- Jérémy est mineur au moment des faits et ne peut pas facilement s'opposer financièrement, ni moralement, à un humoriste millionnaire. Le fait que les parents n'aient pas droit à un dédommagement financier selon le dernier jugement en Cour d'appel, démontre que ce sont les droits de la personne qui sont ici adressés, et non les droits de la famille dans une cause civile, où par exemple, des parents poursuivraient pour remboursement de soins médicaux. C'est une amie qui a initié la poursuite en faveur de Jérémy, pas les parents pour des dépenses et pertes de revenus pour aidants naturels. Ces derniers et leur fils auraient le droit de le faire.
- Deuxièmement, la forme de harcèlement ou l'humour provocateur, se fait publiquement, avec insistance, dans le but de toucher des revenus (un monologue spécifique répété et des publications web).
Selon le droit au Canada, chacun a droit à sa réputation. Attaquer vicieusement le nom d'une personne, son identité, c'est du même niveau qu'attaquer une marque. La personne plus faible ou vulnérable n'a pas moins de droits que la personne intimidante qui a beaucoup de supporteurs, ou qui est beaucoup plus forte en caractère ou psychologiquement.
Ce qui me porte à conclure, contrairement aux radios de Québec, que regarder cela comme un problème de censure et de liberté d'expression uniquement est un angle habile, mais biaisé à mon avis.
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1. Imaginons (humour), un «syndrome de Mike Ward» (fictif). On pourrait le définir en ces termes: Syndrome de Mike Ward: Dysfonction des émotions selon laquelle les fans d'humoristes trash, n'éprouvent pas d'empathie, de compassion. La maladie rend incapable de se mettre à la place de l'autre et de voir qu'il peut avoir des besoins et souffrir, même lorsqu'il s'agit d'un enfant. Individuellement, les personnes atteintes du syndrome peuvent sembler tout à fait normales. En groupe, elles adoptent un comportement tribal d'agresseurs.
La trouvez-vous drôle?
samedi 30 novembre 2019
Réalité de la censure des grands médias sociaux par des intérêts mondialistes
Quand les citoyens disent que les opinions conservatrices sont censurées sur les grands médias sociaux, on ne nous prend pas au sérieux. Le 29 NOV 2019, en début de soirée, dans le contexte de la nouvelle attaque de London Bridge, je fais un simple Retweet (RT) d'une opinion publiée par le compte suédois @PeterSweden7. Dès le premier essai, mon Retweet est refusé.
La censure des opinions se poursuit (1)
Cela se produit à répétition. J'attends un peu et j'essaie de nouveau. Je commence à perdre patience. Je demande de l'aide pour filmer le tout. Une personne fait la capture vidéo, pendant que je reproduis la scène. Je positionne alors le curseur de la souris pour, avant le Retweet, pour que l'on voit les informations du compte @PeterSweden7. Il n'y a aucun clic à ce moment, uniquement de l'information qui s'affiche quand on balaie l'écran avec la souris. Après que l'information du compte disparaît, je fais la tentative de Retweet qui est refusée aussitôt comme le montre la vidéo ci-dessous:Censorship of RT about the London Bridge attack by a released terrorist. Shadow banning NOV 29, 2019, again...
Me trying to RT first time @PeterSweden7
Censure de l'attaque de #LondonBridge par un terroriste relâché. Les diffusions contrôlées, encore: VIDEO pic.twitter.com/ONrBlc1nRs
— Gilles_B (@YaPasdePRESSE) November 30, 2019
Dénoncer les crimes particuliers et des politiques molles est souvent combattu par ceux qui maintiennent et imposent des politiques particulières à leur avantage
Pourtant, @YaPasDePRESSE n'est pas un robot du web (prétexte à censure fréquent), ni le compte @PeterSweden7. Et quand je ne faisais pas de tentative, le nombre de tweets ne reculait pas. Je tiens à vous faire remarquer que je ne suis pas novice sur Twitter. Normalement, quand on a déjà retweeté un post d'un compte tiers et que ça a marché, et que l'on tente d'envoyer une deuxième fois (croyant que ça n'a pas fonctionné), on obtient :
- une flèche de couleur différente pour indiquer le RT déjà fait
- et lorsque la couleur de la flèche est moins visible (ici la couleur était beaucoup plus visible que dans la capture), on aurait l'avis: «Annuler le Retweet», si l'on tente de poster 2 fois rapprochées depuis la publication d'un compte twitter
- ou, si l'on poste depuis un média externe à Tw, on aurait : «Vous avez déjà envoyé ce Tweet» (exemple: depuis la page d'un média en ligne).
Dans l'exemple capté, tout s'est passé en dedans de quelques minutes (les tentatives et la capture vidéo après quelques essais). Alors non, on ne nous fera pas passer pour des cons. Cela a été des milliers de fois documenté. Ici, dans le cas de la nouvelle attaque de #LondonBridge par un terroriste remis en liberté, rien du message ne justifiait le blocage des RT. Et d'ailleurs, d'autres RT étaient enregistrés. Nous savons, par divers contacts et chaînes, ou par divers médias sociaux, que des algorithmes d'intelligence artificielle jouent avec la démocratie au moyen du contrôle de l'information. Cela violet nos chartes de droits et libertés et devrait faire l'objet de poursuites criminelles.
Des millions de citoyens et blogueurs dans le monde savent ce que font certains mandataires des politiques mondialistes et leurs subventionnés
LIRE AUSSI :
Twitter poursuivi au civil pour présumées tactiques de censure cachées: technique du «Shadow Banning»
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1. La censure peut prendre diverses formes dans les nouveaux médias. Par exemple, les géants des médias sociaux peuvent choisir de ne pas suspendre un compte, mais de rétrograder certaines publications ou de rétrograder certains sujets sur des sites inter-reliés par leurs intérêts. Par exemple, le shadow banning n'est pas une censure systématique, mais un moyen de rendre un ou des comptes moins visibles et de leur faire perdre de l'influence. Par exemple en manipulant les statistiques de vues, en indexant un compte à des listes à pénaliser par les algorithmes, en désabonnant des personnes (unfollow) d'un compte à l'insu de l'abonné, etc. Subtile mais évidemment contre les chartes des droits et libertés en Occident.
1. La censure peut prendre diverses formes dans les nouveaux médias. Par exemple, les géants des médias sociaux peuvent choisir de ne pas suspendre un compte, mais de rétrograder certaines publications ou de rétrograder certains sujets sur des sites inter-reliés par leurs intérêts. Par exemple, le shadow banning n'est pas une censure systématique, mais un moyen de rendre un ou des comptes moins visibles et de leur faire perdre de l'influence. Par exemple en manipulant les statistiques de vues, en indexant un compte à des listes à pénaliser par les algorithmes, en désabonnant des personnes (unfollow) d'un compte à l'insu de l'abonné, etc. Subtile mais évidemment contre les chartes des droits et libertés en Occident.
dimanche 27 octobre 2019
Le fondateur et chef de l'État Islamique est mort en Syrie suite à un raid nocturne
Ce dimanche 27 octobre 2019, en matinée, le président Trump s'est adressé à la nation dans une diffusion spéciale depuis la Maison Blanche: «The United States brought the world's number 1 terrorist leader to justice. Abu Bakr al-Baghdadi is dead. He was the founder and leader of ISIS, the most ruthless and violent terror organisation anywhere in the world». C'est en ces termes que le Président a lancé son adresse à la nation (Service de presse de la Maison Blanche, Abu Bakr al-Baghdadi is dead, vidéo du 27 octobre 2019).
«Les États-Unis ont fait justice contre le leader terroriste mondial numéro un. Abou Bakr al Baghdadi est mort. Il a fondé et dirigé ISIS, l'organisation terroriste la plus impitoyable et la plus violente au monde.» (Service de Presse de la Maison Blanche, dimanche le 27 octobre 2019)
On ne compte aucune perte de vie du côté du personnel d'intervention. Le président a assisté en direct à l'opération nocturne menée dans le nord-ouest de la Syrie, à l'aide des nouvelles technologies.
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Donald Trump durant le raid contre la cache du terroriste fondateur et chef d'ISIS, Abu Bakr al-Baghdadi Raid, Service de Presse de la Maison Blanche, oct. 2019 |
Il mentionne entre autres, le suicide d'al-Baghdadi, après avoir été coincé par les forces US dans au bout d'un tunnel. Revêtu d'une veste explosive, le fondateur d'ISIS a pris avec lui 3 jeunes enfants qu'il a mené en descente vers une mort certaine, dans un tunnel poursuivi par les forces d'intervention spéciales. Il a terminé sa course dans une impasse à la fin d'un tunnel, après avoir sangloté et crié comme un lâche dans sa fuite, a qualifié le Président. Il était totalement paniqué et terrorisé face à l'éventualité d'être pris par les forces spéciales. Deux options sont envisagées en pareille intervention, a précisé le président: la reddition ou la mort. En déclenchant la veste piégée, al-Baghdadi a amené avec lui dans sa mort, les 3 jeunes enfants (qui seraient les siens selon le président). Mais 11 autres enfants ont été sortis indemnes d'une maison.
Le Président a rappelé, que malgré les années qu'il a fallu pour trouver le chef terroriste, incluant avant son arrivée à la fonction présidentielle, cette intervention démontre l'intolérance américaine face au terrorisme et la ferme volonté de faire justice contre tout groupe qui emprunte cette voie. Selon lui, l'issue de l'intervention mettrait fin au Califat (des états-unis islamiques) que visait à implanter al-Baghdadi. Il a décrit l'homme comme étant mort de la même manière qu'il a vécu; dans une fin lâche, vicieuse et violente.
Donald Trump a tenu à remercier des pays particuliers pour leur approbation et aide (aucun de l'Europe), dont la Russie, la Turquie, la Syrie et l'Irak, ainsi que les Kurdes syriens, dans ce qu'il a qualifié d'intervention très dangereuse. Il a aussi remercié les professionnels du renseignement qui y ont participé, sans oublier au passage les soldats des diverses forces: terrestres, marines et l'aviation et nommément, le dirigeant, en la personne du général Mark Milley.
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Général Mark Milley (crédits photo : https://www.defensenews.com, 17 jan. 2018 et Spc. Avery Howard/U.S. Army 22 déc. 2017) |
Durant la période de questions qui ont suivi l'adresse à la nation sur la mort du chef de l'États islamique, captée en vidéo par le Service de Presse de la Maison Blanche, le président Trump a ensuite précisé divers éléments
Par exemple, 8 hélicoptères ont été nécessaires avec à leur bord des forces d'élite. Un vol de 1h10 en territoire dangereux était nécessaire, et il y avait en raison de la durée d'une telle exposition aérienne et intervention terrestre, une probabilité assez élevée que les équipes se retrouvent sous un feu hostile.
La cible, al-Baghdadi, était sous surveillance depuis environ 2 semaines suite à des renseignements. On savait avec assez de précision où il se trouvait. Il devait se déplacer 2 semaines plus tôt et était attendu ailleurs, mais n'a finalement pas bougé, changeant ses plans plus d'une fois.
samedi 19 octobre 2019
Le Parti Conservateur a embauché une firme pour salir Maxime Bernier et le Parti Populaire
OPINION - Canadian House Of Cards : La politique vole-t-elle aussi bas ici, que dans la célèbre série TV américaine? Selon Le Globe And Mail et d'autres médias, notamment CTV et CBC, le Parti Conservateur du Canada (PCC) a embauché la firme Daisy Group pour salir le nouveau Parti Populaire du Canada (PPC), nuire à sa création, ainsi qu'attaquer la réputation de son chef et de ses supporters.
(dernière modification 22 octobre 2019)
Le refus du chef du Parti Conservateur du Canada de dire qu'il n'a pas eu recours à cette firme constitue un «oui», à mon avis
Le 19 octobre 2019, soit 2 jours avant les élections fédérales, mal à l'aise, Andrew Scheer a refusé de dire si le parti Conservateur a effectivement eu recours à une firme pour démolir la réputation du parti de Maxime Bernier et de ses appuis. C'est une réponse qu'un chef pris la main dans le sac donnerait quand il aimerait pouvoir dire «non», mais sachant que ceux qui ont sorti la nouvelle ont du matériel (des documents).
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Andrew Scheer, chef du parti Conservateur du Canada, a refusé de confirmer ou d'infirmer l'embauche d'une firme pour démolir le Parti populaire du Canada et atteindre à la réputation de ses membres (capture écran depuis CTV News, 19 octobre 2019).
Traduction d'un extrait de CTV Politics dans l'affaire de l'embauche de la firme Daisy Group pour atteindre à la réputation de Maxime Bernier, chef du Parti Populaire, ainsi que de ses supporters. «Le Globe And Mail a rapporté que le stratégiste Warren Kinsella et sa firme Daisy Group étaient embauchées pour [un mandat de type] "seek and destroy" [chercher et détruire] le parti de Maxime Bernier et pour décrire ses supporters comme racistes. Une source ayant une connaissance directe du projet a déclaré que le client était les Conservateurs, a rapporté le Globe.» (CTV, samedi 19 octobre 2019) |
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CTV News Politics et CBC/Radio-Canada informent que The Globe and Mail a rapporté que le stratège Warren Kinsella et sa firme Daisy Group ont été embauchés pour «chercher et détruire» [seek and destroy] le parti de Bernier et présenter ses partisans comme racistes. Selon une source qui connaissait directement le projet, le client était les conservateurs, selon le Globe. https://election.ctvnews.ca/scheer-won-t-say-if-conservatives-hired-consultant-to-destroy-people-s-party-1.4646062 |
Le chef du Parti Populaire, Maxime Bernier, a diffusé ce message écrit au contenu très sérieux à ses supporters...
Début de la citation du message écrit de Maxime Bernier, chef du PPC
[...] = partie exclue de la citation
«Je suis abasourdi.«Le Globe and Mail et d’autres médias ont révélé hier soir que le Parti conservateur avait engagé la firme de consultants de Warren Kinsella pour une campagne secrète visant à discréditer le Parti populaire.
«Kinsella est un salisseur professionnel et un ancien stratège pour les libéraux.
«Cela dure depuis des mois.
«Vous pouvez lire l’histoire ici.
«Alors que nos sept employés s’affairaient à mettre sur pied un nouveau parti basé sur les principes de loyauté et de respect, quatre employés de Kinsella payés par Andrew Scheer travaillaient à plein temps pour carrément « détruire » notre parti avec des accusations de racisme inventées.
«C'est une attaque directe contre l'intégrité de notre processus démocratique.
[...] «Nous allons riposter et demander une enquête. Nous allons aller au fond de cette histoire.
[...] «Je serai éternellement reconnaissant pour votre appui.
-Maxime»
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Mon point de vue : ce serait un acte déplorable et indigne d'un parti politique du Canada; un processus à sanctionner immédiatement par les membres
Vérité et intégrité sont des valeurs fondamentales du conservatisme. Le Parti Conservateur doit des explications à ses membres. A-t-il, ou non, fait ce dont il est accusé par les médias? Si oui, le vrai pouvoir du membership provient de son soutien (bénévolat, promotion des idées) et de ses dons financiers.
En réponse à certaines réactions qui banalisent la chose sur les réseaux sociaux, je crois nécessaire de faire un rappel sur les principes démocratiques. Et je dois préciser ce qui suit. Évidemment, de la merde est lancée dans toute campagne politique. Chacune des élections récentes a comporté son lot d'accusations d'incompétences, et autres techniques, comme sortir publiquement des choses condamnables qui sont RÉELLEMENT arrivées et que l'on qualifie de «squelettes dans le placard». Mais ici on parle de mettre des squelettes dans un placard pour ensuite faussement accuser un parti et les personnes qui l'appuient. Car ici, la nouvelle telle que diffusée par différents médias (The Globe and Mail, CTV Politics, CBC/Radio-Canada) consiste en ce que le PCC a embauché une firme à des fins de démarketing, en vue de détruire des réputations, pour proférer, par exemple, des accusations de racisme contre le parti et ses supporters.
Or s'il faut diffamer (inventer des informations et fabriquer de la preuve) pour tenter de gagner une élection, il n'y a plus de lien avec la tradition conservatrice. Non seulement cela, mais si les sources sont fondées, le PCC aurait tenté de bloquer le cours de la démocratie en empêchant la naissance d'un parti de manière malhonnête, en payant pour le discréditer pour les débats des chefs. Si cela s'avère fondé, c'est au mieux, de la basse politique.
Et
1) il serait donc faux que le chef du Parti Conservateur, Andrew Scheer, aurait considéré Maxime Bernier comme «rien». On se souviendra de son «C'est qui?!», s'exprimant avec mépris au sujet de Maxime Bernier. En fait, Andrew Scheer l'aurait en réalité vu comme une menace réelle, dès que Bernier a quitté le parti.
2) Le Parti Conservateur aurait violé les principes fondamentaux du conservatisme.
POUR SE RÉFORMER ET NE PLUS JAMAIS RETOMBER DANS DES PRATIQUES DIGNES DU PARTI LIBÉRAL, le Parti Conservateur mériterait alors, d'aller immédiatement au banc des pénalités (dans l'opposition face à un gouvernement minoritaire) et d'être purgé de tous les leaders qui l'auraient récemment dénaturé. Il suffit que les membres cessent de donner au parti. Car il ne leur sert à rien de soutenir un parti qui s'inspire du Parti Libéral en tout, sauf en économie.
En fait, toute véritable démocratie, pour réellement fonctionner, est fondée sur une société de droit pour son maintien. Les politiques doivent eux-mêmes être soumis aux lois et constitutions. Mais quand un futur législateur viole les droits fondamentaux en construisant ou approuvant la fabrication de preuves et faux témoignages, il démontre qu'il n'est pas digne de diriger notre démocratie. Si Andrew Scheer a vraiment fait cela, il faut, pour éviter que le parti persiste dans de telles manœuvres indignes des Conservateurs, qu'il soit discipliné et purgé immédiatement de ses indésirables. Ceci concerne, je le souligne, un PCC qui aurait véritablement fait ces choses (en plus d'avoir permis à un lobby de l'infiltrer pour gagner sa dernière course à la chefferie par une forme d'élection truquée). Si l'on s'en tient aux médias, il l'a fait. Mais si l'on considère les sources et faux témoignages chez nos voisins américains, nous sommes forcés d'admettre que tout s'achète. Cela dit, il faut aller au fond de l'affaire...
Une démocratie est fondée sur une société de droit. Fabriquer de la preuve et construire des faux témoignages constituerait exactement le contraire
Devant un tribunal, la construction de faux témoignages constitue un crime et un outrage.
Dans un média, un faux témoignage que l'on sait forgé de toute pièce constitue de la diffamation passible de poursuites légales, car il atteint à la réputation.
En politique conservatrice, la vérité et l'équité sont des valeurs fondamentales, car sans elles, aucune démocratie digne de ce nom ne peut durer.
Dans un média, un faux témoignage que l'on sait forgé de toute pièce constitue de la diffamation passible de poursuites légales, car il atteint à la réputation.
En politique conservatrice, la vérité et l'équité sont des valeurs fondamentales, car sans elles, aucune démocratie digne de ce nom ne peut durer.
Pourquoi est-il IMPORTANT DE NE PAS BANALISER LA DIFFAMATION (= atteinte à la réputation que la personne qui publie sait mensongère) et la fabrication de preuves?
En réponse à certaines réactions qui banalisent la chose sur les réseaux sociaux, je crois nécessaire de faire un rappel sur les principes démocratiques. Et je dois préciser ce qui suit. Évidemment, de la merde est lancée dans toute campagne politique. Chacune des élections récentes a comporté son lot d'accusations d'incompétences, et autres techniques, comme sortir publiquement des choses condamnables qui sont RÉELLEMENT arrivées et que l'on qualifie de «squelettes dans le placard». Mais ici on parle de mettre des squelettes dans un placard pour ensuite faussement accuser un parti et les personnes qui l'appuient. Car ici, la nouvelle telle que diffusée par différents médias (The Globe and Mail, CTV Politics, CBC/Radio-Canada) consiste en ce que le PCC a embauché une firme à des fins de démarketing, en vue de détruire des réputations, pour proférer, par exemple, des accusations de racisme contre le parti et ses supporters.
Une telle pratique est totalement antidémocratique...
L'ex-ministre Jacques Brassard, sous le parti Québécois, avait exprimé ses inquiétudes sur la nouvelle perception de la démocratie véhiculée dans la rue en 2012.![]() |
Jacques Brassard, ex-ministre sous le Parti Québécois (crédits photo : Assemblée nationale du Québec) |
«Je pense que, et cela ça m'inquiète beaucoup et je dirais même que ça m'angoisse, parce que dans une démocratie c'est capital, c'est la base même, c'est le fondement même d'une démocratie, c'est que, une bonne partie de notre jeunesse ne sait absolument pas ce qu'est ce qu'on appelle l'état de droit. Il n'y a pas de démocratie sans état de droit. Donc l'état de droit, qui veut dire que la société est régie par des lois et que tout le monde est tenu de se soumettre à ces lois.» Jacques Brassard, 30 mai 2012. (Jacques BRASSARD, interviewé dans MAURAIS Live à CHOI Radio X, 30 mai 2012).
Or s'il faut diffamer (inventer des informations et fabriquer de la preuve) pour tenter de gagner une élection, il n'y a plus de lien avec la tradition conservatrice. Non seulement cela, mais si les sources sont fondées, le PCC aurait tenté de bloquer le cours de la démocratie en empêchant la naissance d'un parti de manière malhonnête, en payant pour le discréditer pour les débats des chefs. Si cela s'avère fondé, c'est au mieux, de la basse politique.
Et
1) il serait donc faux que le chef du Parti Conservateur, Andrew Scheer, aurait considéré Maxime Bernier comme «rien». On se souviendra de son «C'est qui?!», s'exprimant avec mépris au sujet de Maxime Bernier. En fait, Andrew Scheer l'aurait en réalité vu comme une menace réelle, dès que Bernier a quitté le parti.
2) Le Parti Conservateur aurait violé les principes fondamentaux du conservatisme.
POUR SE RÉFORMER ET NE PLUS JAMAIS RETOMBER DANS DES PRATIQUES DIGNES DU PARTI LIBÉRAL, le Parti Conservateur mériterait alors, d'aller immédiatement au banc des pénalités (dans l'opposition face à un gouvernement minoritaire) et d'être purgé de tous les leaders qui l'auraient récemment dénaturé. Il suffit que les membres cessent de donner au parti. Car il ne leur sert à rien de soutenir un parti qui s'inspire du Parti Libéral en tout, sauf en économie.
En fait, toute véritable démocratie, pour réellement fonctionner, est fondée sur une société de droit pour son maintien. Les politiques doivent eux-mêmes être soumis aux lois et constitutions. Mais quand un futur législateur viole les droits fondamentaux en construisant ou approuvant la fabrication de preuves et faux témoignages, il démontre qu'il n'est pas digne de diriger notre démocratie. Si Andrew Scheer a vraiment fait cela, il faut, pour éviter que le parti persiste dans de telles manœuvres indignes des Conservateurs, qu'il soit discipliné et purgé immédiatement de ses indésirables. Ceci concerne, je le souligne, un PCC qui aurait véritablement fait ces choses (en plus d'avoir permis à un lobby de l'infiltrer pour gagner sa dernière course à la chefferie par une forme d'élection truquée). Si l'on s'en tient aux médias, il l'a fait. Mais si l'on considère les sources et faux témoignages chez nos voisins américains, nous sommes forcés d'admettre que tout s'achète. Cela dit, il faut aller au fond de l'affaire...
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