samedi 3 février 2018

Mega scandale Démocrate : le mémo FISA émerge de la noirceur des labyrinthes politiques

OPINION - Un résumé en français: ce que les médias du Québec ne vous diront pas. Les sénateurs Démocrates refusaient de le rendre public, prétextant des menaces à la sécurité nationale. Twitter et Facebook prétendaient à des robots pour faire taire les abonnés de leurs réseaux et rétrograder la visibilité des publications qui visaient  faire pression pour sa publication (mouvement populaire #ReleaseTheMemo ou l'équivalent). Le président Trump a autorisé à la fin de janvier 2018 de déclassifier et ainsi rendre public, le mémo de l'enquête du FISA (Foreign Intelligence Surveillance Act) aussi connu sous le nom de 'Nunes memo' en lien avec Devin Nunes, représentant politique de la Chambre pour les activités de renseignement de sécurité. Voici ce que les médias du Québec ne vous diront pas.

(dernière modification: 17 février 2018)

PDF téléchargeable ici : Memo du FISA ('Nunes Memo')

https://www.docdroid.net/80yudnN/nunes-memo.pdf
(les médias le présentent généralement en version lecteur qui peut disparaître des traces de l'Histoire en tout temps)

Si vous pensez qu'il n'y a rien d'important dans cette affaire, imaginez qu'inversement, Donald Trump ait été le président du parti politique sortant de deux mandats présidentiels (tout comme Obama), l'année électorale 2016, avec un successeur partant favori dans la course (tout comme Hillary Clinton)... et qu'il décide d'utiliser les ressources de l'État pour espionner un adversaire de son parti. Si vous comprenez cela, vous avez compris l'essentiel. Je vous épargnerai ici certains des noms et organismes (comité, entreprises-employeurs) pour ne pas surcharger le texte et perdre les lecteurs francophones du Québec, souvent moins au fait de la politique américaine, en raison de notre mur médiatique. Car nous avons bien un mur isolant le Québec, même s'il n'est fait ni de pierres, ni de béton ou de barbelées.

Le mémo d'enquête du FISA émerge de la noirceur des labyrinthes politiques, le Jour de la marmotte, 2 février 2018


Le 2 février 2018, célèbre Jour de la marmotte aux États-Unis,  (plusieurs s'attendaient à sa sortie le 1er février, comme par hasard jour du «suicide» du fils aîné de Fidel Castro), ce mémorandum a été rendu public, comme par un étrange symbolisme le jour où une célèbre marmotte annonce ou non le printemps. La vérité sort de la noirceur des sombres terriers politiques, après des mois de «sommeil».


Un peu d' HUMOUR quand-même : Le 2 février 2018, célèbre Jour de la marmotte aux États-Unis, le mémorandum du FISA sur une enquête interne daté du 18 janvier 2018 a été rendu public, comme par un étrange symbolisme. La vérité sort de la noirceur des terriers politiques labyrinthiques.


Le Mémo du FISA ('Nunes memo') : un Watergate puissance 2


Voici pourquoi le scandale se révèle pire que s'introduire de nuit, dans les bureaux d'un parti politique adverse, pour y voler des documents (Nixon et le Watergate). Le mémo en question résulte d'une enquête interne sur le détournement politique des services du renseignement de sécurité américains en obtenant les autorisations du ministère de la Justice (Department Of Justice - DOJ) en vue de nuire à un candidat adverse en alimentant une rumeur non fondée. Cela implique en plus des salaires payés par les Américains et le détournement de ressources qui auraient pu être mieux affectées, durant au moins 4 périodes de 90 jours (360 jours minimum).
  • La démarche implique l'utilisation des services secrets américains (donc aux frais de la population) et l'autorisation du Département de la Justice américain (DOJ), dans ce qui se révélera une affaire d'espionnage politique contre l'équipe de Donald Trump, sans (avec le recul de l'enquête) avoir dûment produit les documents légaux initialement ou lors de ses reconductions répétées aux 90 jours. La cible est Carter Page, un conseiller de Trump sur la base d'une rumeur de collaboration de l'équipe de Trump dans une possible affaire des Russes contre les Démocrates. Les demandes d'investigations de cet ancien conseiller de Trump, omettaient de révéler que la source justifiant supposément l'espionnage et l'écoute électronique, un soit-disant sonneur d'alerte, s'est en fait avéré être un Démocrate rémunéré, présumé avoir été payé (selon toute apparence) sur un budget démocrate, via des fonds d'une firme faisant le lien entre le Comité national Démocrate (DNC) et l'homme en question agissant en apparence comme un sonneur d'alerte. Les requêtes du FBI pour obtenir des mandats d'espionnage durant des périodes de 90 jours chacune, étaient ainsi fondées sur ce qui s'avérera être de fausses prétentions. En parallèle, le pseudo-sonneur d'alerte servant de source pour justifier une enquête, était en réalité Démocrate. Il «coulait» en plus, des informations dans les médias en mentionnant l'enquête du FBI en cours, le tout pour discréditer Donald Trump présenté comme un collaborateur des Russes. Avec le temps, les choses se sont révélées être en réalité des prétentions, visant à alimenter en continu, la thèse de l'ingérence russe contre les Démocrates dans les élections de 2016. Mais les mandats de 90 jours chacun ont continué d'être reconduits sur la base des prétentions initiales mal fondées ou fondées sur un mensonge (=Trump dit le collaborateur). Le DOJ a donc été trompé sur la base d'informations partielles ne révélant pas les intérêts de la source et ses liens d'affaires et idéologiques avec les Démocrates.
  • Les actions d'espionnage illégales qui en découlent sont bien pires que l'affaire Nixon (Affaire du Watergate), car elles exigeaient la mise sous écoute d'un civil américain (ex-conseiller de Trump), sur la base d'informations incomplètes et sans menace réelle à la sécurité nationale, donc sans que soient remplies toutes les conditions requises pour une enquête du Foreign Intelligence Surveillance Act (FISA). La démarche était fondée sur un mensonge (pseudo-source en réalité un Démocrate engagé et rémunéré par son parti) et visait le maintien de la théorie de l'implication russe en appui de l'équipe de Trump. Et ceci, a eu cours tout en engageant les ressources humaines (temps) et les dépenses des employés de l'État pour espionner un adversaire politique en vue de lui nuire et de maintenir la théorie de la traîtrise de Trump. Pour lui nuire le plus longtemps possible, les Démocrates ont poussé l'audace, jusqu'à la reconduction répétée pour trois requêtes en vue de périodes de trois reconductions de 90 jours pour cumuler 360 jours (on peut dire 1 an) des enquêtes et écoutes ne menant à rien de concret en matière de sécurité, tout en affirmant le contraire dans les médias via la pseudo-source. 
Déjà, sur ces seules bases, c'est un plus grand scandale que le Watergate. Mais ce n'est pas tout.
  • Et plus. On comprend pourquoi les sénateurs Démocrates qui ont vu le mémo s'opposaient à ce qu'il soit déclassifié (rendu public). Tout ceci remet en question l'intégrité et la neutralité politique ou du moins la compétence ou sinon l'indépendance du politique, des services secrets et de la justice américaine (FBI, DOJ) sous l'administration Démocrate. Cela renforce aussi la thèse de la mollesse volontaire dans l'investigation d'Hillary R. Clinton et des Démocrates (DNC et éventuellement Obama lui-même) durant les courses parallèles à l'investiture, des deux grands partis politiques. Les Québécois doivent savoir qu'il y a eu rencontre secrète entre Bill Clinton et la Ministre du département de la Justice (General Attorney), Loretta E. Lynch, quelques heures avant le dépôt officiel du rapport sur l'utilisation illégale de serveurs et courriels et téléphones cellulaires privés dans les activités des plus hautes fonctions du pays. L'époux d'Hillary et la Ministre de la Justice se sont rencontrés et ont discuté plusieurs minutes en privé. Ils ont prétendu à une rencontre tout à fait fortuite (par hasard), sur le tarmac d'un aéroport, juste avant le dépôt du rapport d'enquête de la sécurité sur Hillary Clinton. Ils auraient, disait Madame Lynch, une fois le scandale largement exposé par Fox News, parlé de banalités et de famille, lors de la rencontre privée de plusieurs minutes, alors qu'en tant que représentante de la Justice américaine, elle attendait le dépôt du rapport du FBI pouvant potentiellement recommander d'accuser l'épouse de celui-ci, au criminel.
  • La candidate Clinton, à la chefferie du parti Démocrate en vue de la course à la présidence ne fût pas accusée, ayant prétendu ignorer la loi... Ignorer la loi, après 30 ans en politique de haut niveau: impliquée activement en politique dès l'âge de 17 ans, diplômée en droit de Yale et brillante avocate, engagée dans quelques campagnes présidentielles, épouse d'un président, sénatrice au Congrès, colistière d'Obama, Secrétaire d'État sous l'administration Obama, ... Laissez-moi rire.

NOTE ajoutée le 16 février 2018

Selon les nouvelles informations (notamment diffusées sur Fox News, 16 février 2018), les Russes, comme plusieurs pays le font à divers degrés (1) ont tenté d'influencer les élections américaines dès 2014, surtout en vue de semer la division politique, dès avant la candidature annoncée de Donald J. Trump et ont mis de la pression pour le discréditer après son élection (support de manifestations anti Trump), ce qui discrédite la thèse que Trump aurait comploté avec la Russie ou livré des informations sensibles. Leur but premier était de diviser les États-Unis, probablement pour affaiblir leurs politiques extérieures et leur engagement militaire dans le monde (2).


LIRE AUSSI

Lutte au terrorisme et interférence politique aux États-Unis

Contre-terrorisme, sécurité intérieure et censure politique. Informations tirées de la sous-commission sénatoriale Debate On Radical Islam And Terrorism, 28 juin 2016 (1). Il faut que ce soit dit, quand les services secrets et le contre-terrorisme sont muselés par le pouvoir politique.  



États-Unis: tensions entre l'Administration Obama et le Conseil de la Sécurité Intérieure (Homeland Security Committee)

Des tensions ont subsisté entre le Conseil de sécurité nationale (Homeland Security Committee) des États-Unis et le Président Obama et ce, jusqu'aux attentats de Paris, de novembre 2015. Celles-ci, touchaient même plusieurs failles identifiées par le Conseil et les sous-comités.


_______________
1.     Par exemple:

INGÉRENCE EN FRANCE (2017): Le président Obama a mis son poids politique et offert des conseillers en appui à la campagne du parti «En Marche» d'Emmanuel Macron, par crainte de la droite de Marine Le Pen et face à l'évidence d'une remonté de la droite en Europe, notamment avec le Brexit (vote pour la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne), avec l'élection de candidats de droite dans d'autres pays et aux États-Unis (élection de Trump en 2016). Dans une entrevue du 4 mai 2017, Emmanuel Macron révèle les coulisses du soutien surprise de Barack Obama pour sa candidature :


«Nos équipes sont en contact depuis longtemps parce qu'il s'intéressait à la campagne, à mon projet»(Emmanuel Macron, entrevue diffusée à CNews, 4 mai 2017)


INGÉRENCE EN ISRAËL (2014-2015):

Le président Obama a toutes les apparences de s'être aussi ingéré par financement public d'organisme interposé dans une élection en Israël lorsque de l'argent d'une ONG connue pour être liée à sa campagne de 2008, a été engagé à des fins politiques pour tenter de faire évincer des élections israéliennes, le premier ministre Netanyahu. Selon un article du Washington Post, une faille omettait de réglementer la réaffecttaion de l'argent public non utilisé à une certaine date. Le Sous-comité permanent des enquêtes, entité bipartisane (Démocrates - Républicains), a mis au jour le stratagème.


"Under the auspices of Chairman Sen. Rob Portman (R-Ohio) the Permanent Subcommittee on Investigations (PSI) has released a report today confirming allegations that an NGO with connections to President Obama’s 2008 campaign used U.S. taxpayer dollars attempting to oust Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu in 2015"(Washington Post, 12 juillet 2016).  
[Trad. française Google](«Sous les auspices du président Rob Portman (R-Ohio), le Sous-comité permanent des enquêtes (PSI) a publié aujourd'hui [12 juillet 2016] un rapport confirmant qu'une ONG ayant des liens avec la campagne 2008 du président Obama utilisait des dollars [publics des impôts] américains pour évincer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou en 2015». )
(NOTE : dans l'article original du WP, le lien vers rapport est brisé)

Ces commentaires sous ledit article du Washington Post (12 juillet 2016) sont particulièrement intéressants pour nous resynchroniser à un passé récent trop vite oublié :





2.     Alex Pappas. Indictment reveals Russians also organized anti-Trump rallies after election. Fox News, 16 février 2018.

vendredi 2 février 2018

Fidel Castro Junior : Suicide ou aide à mourir sur fond d'un enjeu politique?

Sur les réseaux sociaux, ce n'est pas tout le monde qui voit comme un simple suicide, la mort du fils aîné de Fidel Castro, annoncée jeudi le 1er février 2018. Dans ce genre de république (comme aux États-Unis) toute manœuvre est possible, dans le contexte d'une succession prochaine d'un président en poste, l'oncle Raúl Castro.



Fidel Castro Jr signant des autographes lors d'une activité officielle (on voit que les jeunes ont des badges d'accès au cou)


Il faut placer ceci dans le contexte, que le président non élu en poste, l'oncle Raúl Castro, avait déjà annoncé en décembre 2017 sont retrait de la présidence cubaine pour avril 2018. Les choses semblent se mettre en place, dans le sens inquiétant du terme.

De plus, la mort survient au moment où l'on attendait à la publication du mémo /FISA (phénomène du #ReleaseTheMemo) (1).


Ma contribution, car au-delà du complotisme, la question est légitime dans la république socialiste.



Ne jamais oublier que même aux États-Unis, on a assassiné 2 Kennedy dont le Président JFK en 1963, et son frère Robert (Bob) candidat à la présidence (1968) et peut-être un troisième; JFK Jr qui a péri dans l'écrasement de son avion privé (1999). On a tenté d'assassiner aussi le Président Reagan (1981) et on a assassiné le réformateur social chrétien, Martin Luther King (1968). Plus récemment, plusieurs membres du jet set américain ont suggéré ou ouvertement invité à assassiner le Président Donald J. Trump, démocratiquement élu.  Alors, qu'on ne nous dise pas que les assassinats en lien avec la politique n'existent pas dans la monde contemporain. 

La suite de la passation des pouvoirs devrait nous surprendre à Cuba en 2018.

_______________
1.     Ce mémo résulte d'une investigation sur la possible utilisation politique des services secrets américains en vue de nuire à un candidat adverse.
  • La démarche implique l'utilisation des services secrets américains dans l'espionnage politique de l'équipe de Donald Trump, sans avoir produit les documents légaux initialement ou lors de la reconduction des investigations d'un ancien conseiller de Trump, nécessitant un renouvellement aux 90 jours à 4 reprises et omettant de prendre en compte que la source est un Démocrate rémunérée par firme interposée. Une source utilisée pour justifier la démarche au sein de la sécurité, était en fait un salarié Démocrate.
  • Les actions d'espionnage illégales qui en découlent sont pires que l'affaire Nixon, car elles exigeaient la mise sous écoute, sans menace réelle à la sécurité nationale, sans toutes les conditions réelles remplies (basé sur un mensonge) et le maintien de la théorie de l'implication russe dans l'équipe de Trump. Et ceci, a eu cours tout en engageant les dépenses des employés de l'État pour espionner un adversaire politique en vue de lui nuire et de maintenir la théorie de la traîtrise de Trump. Pour lui nuire le plus longtemps possible, les Démocrates ont poussé l'audace, jusqu'à la reconduction pour 4 périodes de 90 jours (360 jours ou on peut dire 1 an) des enquêtes et écoutes ne menant à rien de concret en matière de sécurité, tout en affirmant le contraire dans les médias (complicité de Trump avec les Russes, vol de l'élection en 2016). 
  • Et plus. On comprend pourquoi les sénateurs Démocrates qui ont vu le mémo s'opposaient à ce qu'il soit déclassifié (rendu public). Tout ceci remet en question l'intégrité et la neutralité politique des services secrets et de la justice américaine (FISA, FBI, DOJ) et renforce la thèse d'une mollesse volontaire dans l'investigation d'Hillary R. Clinton et des Démocrates (DNC et éventuellement Obama lui-même) durant les courses parallèles à l'investiture, des deux grands partis politiques. On se souviendra de la rencontre secrète entre Bill Clinton avec la Ministre du département de la Justice (General Attorney), Loretta E. Lynch, quelques heures avant le dépôt officiel du rapport sur l'utilisation illégale de serveurs et courriels et téléphones cellulaires privés dans les activités des plus hautes fonctions du pays. L'époux d'Hillary et la Ministre s'étaient prétendument rencontrés par hasard sur le tarmac d'un aéroport avant le dépôt du rapport d'enquête de la sécurité sur Hillary Clinton. Ils auraient, disait Madame Lynch, une fois le scandale sorti par Fox News, parlé des enfants et petits-enfants (une rencontre privée de plusieurs minutes) alors qu'elle n'a elle-même ni enfants, ni petits enfants et surtout, qu'en tant que représentante de la Justice américaine, elle attendait le dépôt du rapport du FBI pouvant recommander d'accuser l'épouse de celui-ci, au criminel. La candidate à la chefferie du parti Démocrate en vue de la course à la présidence ne fût pas accusée, ayant prétendu ignorer la loi... Ignorer la loi, après 30 ans en politique de haut niveau: impliquée activement en politique dès l'âge de 17 ans, diplômée en droit de Yale et brillante avocate, impliquée dans des campagnes présidentielles, épouse d'un président retraité, sénatrice au Congrès, colistière d'Obama, Secrétaire d'État... Laissez-moi rire.

samedi 27 janvier 2018

Des femmes musulmanes ou arabes du Québec subissent des pressions pour porter le voile

Une agression qui, pour beaucoup de femmes, prime sur une prétendue islamophobie, selon cette Québécoise d'origine algérienne, proche d'une victime de la fusillade de la ville de Québec


Islamophobie? Une Québécoise d'origine algérienne, proche d'une victime de l'attentat contre le centre islamique (mosquée) de la ville de Québec de janvier 2017, réagit devant les commémorations qu'elle juge trop longues, du premier anniversaire suivant l'événement et contre une éventuelle «journée nationale contre l'islamophobie».

Selon elle, les rappels de la fusillade, trop fréquents ou trop étirés depuis l'événement, causent un tort important aux survivants et aux proches des victimes, dans ce qui change une commémoration en un «festival», pouvant servir un agenda douteux. Denis Lévesque (TVA - LCN) a reçu Zahra Boukersi à son émission le 23 janvier 2018 (1).

La Québécoise qui est professeure de français et dont la nièce a perdu son mari dans les événements dramatiques du 29 janvier 2017, trouve les revendications de certaines communautés exagérées, voire porteuses d'idéologies cachées. Arrivée au Québec 22 ans avant l'entrevue, elle affirme ne pas avoir vécu la prétendue islamophobie, mais plutôt les agressions verbales de musulmanes et la pression subie par des femmes d'origine arabes ou musulmanes de la part de certaines communautés. Elle suggère que certaines réactions sur les réseaux sociaux peuvent être causées par trop de revendications et pas toujours par des êtres dérangés ou encore des islamophobes.

Entrevue à écouter pour mieux comprendre le point de vue de la Québécoise d'origine algérienne sur les enjeux possibles derrière les incessantes commémorations de l'attentat de janvier 2017, commis au centre culturel islamique de Québec (mosquée) 



_______________

1.  Attentat à la mosquée de Québec. Il n’y a pas d’islamophobie au Québec, selon une proche d’une victimeTVA Nouvelles | Publié le 23 janvier 2018

samedi 13 janvier 2018

Twitter poursuivi au civil pour présumées tactiques de censure cachées: technique du «Shadow Banning»

Le média social Project Veritas (Twitter: @Project_Veritas) affirme avoir mis au jour, preuves caméra et surveillance à l'appui, des pratiques cachées visant  à censurer des comptes et publications de tendance conservatrice économique ou autres (ex. conservateurs sociaux, nationalistes ou anti-globalistes, ...).

(dernière modification: 27 janvier 2018)



Crédits photo: capture vidéo sur le compte Youtube Veritasvisual - HIDDEN CAMERA: Twitter Engineers To "Ban a Way of Talking" Through "Shadow Banning"


La technique du « Shadow Banning » remonte aux temps anciens, avant le web et les réseaux sociaux électroniques. La première guerre civile via les réseaux sociaux se joue-t-elle présentement aux États-Unis? Deux clans semblent s'affronter: les globalistes anti-Trump et les conservateurs. Dans les contes pour enfants, c'est la technique utilisée par les belles-sœurs de Cendrillon visant à la cacher au regard du monde. À la différence de carrément désactiver ou bannir un compte Twitter (une pratique risquée si ledit compte est suivi par plusieurs milliers ou centaines de milliers d'abonnés ou plus), la technique viserait plutôt le déclassement de ces pages ou de certaines publications, lesquelles après une diffusion descendent rapidement dans l'ombre. Tout est toujours visible, mais en quelque sorte déclassé. L'avantage de l'approche consiste à 
  • ne pas fermer un compte, permettant ainsi de conserver les avantages des abonnées (ex. membership, valeur ajoutée $)
  • réduire les risques d'accusations de manque d'éthique, parce que fait à l'insu du compte visé, du moins tant qu'il ne s'en aperçoit pas et tente de compenser le trafic réduit par l'achat de services de promotion
  • et permettre de conserver un accès aux informations et messages privés actifs et même supprimés des comptes ainsi marqués. L'information privée c'est de l'argent.


Que le tout soit une politique officielle, officieuse ou l'initiative d'un réseau d'employés ne change rien au résultat. Une entreprise est responsable de ses employés quand ils sont en poste.




Une politique de bannissement ou plus insidieuse encore, de déclassement des comptes conservateurs traités avec mépris de «rednecks», pourrait donc avoir cours sur Twitter (cela est aussi soupçonné sur Youtube et j'en ajouterais dans la liste). Plusieurs s'en rendaient compte, sans preuve irréfutable, mais des entrevues avec caméras cachées et de la surveillance de rencontres dans des lieux publics (cafés, restaurants) permettent selon Project Veritas  de sonner l'alarme. Dans certains cas, cela pourrait aller jusqu'à la consultation en vue de fuites des messages twitter privés actifs ou supprimés. Du contenu des messages privés serait collecté (espionnage) dans le but de nuire  éventuellement et partager illégalement au temps opportun, des informations; par exemple, durant une course électorale.

Twitter ne serait toutefois pas la seule plate-forme à avoir adopté ce genre de pratiques. Diverses variantes sont réalisables, allant des algorithmes au marquage de publications. Marquer un compte ou des publications à l'insu des membres constitue une pratique qui n'est pas sans rappeler le marquage des propriétés des Juifs dans l'Histoire, ou encore le marquage du symbole noun contre les Syriens ou Irakiens christianisés, avant le passage des combattants de l'État islamique (lettre encerclée dans la photo ci-dessous)  .

Lettre noun (équivalent de la consonne n en arabe) servant ici à marquer un portail d'une résidence de chrétiens dans dans un processus de persécution. Le caractère encerclé dans la photo, est la première lettre du mot chrétien dans la langue arabe. 
La lettre arabe noun est ensuite devenue, sur les réseaux sociaux, un symbole de solidarité envers les christianisés persécutés d'Irak, puis par extension, du Proche-Orient (Syrie, etc.)


La prétention de Project Veritas est que sur Twitter, un J'aime (like) ou l'utilisation d'un hashtag # si employé par un administrateur précis ou un compte de surveillance, enverrait le message de pénaliser une diffusion, ou rétrograder un compte, ou une image, etc., toutefois sans supprimer le compte. Ceci a pour avantage d'éviter de soulever un tollé de protestations et de risquer de perdre un grand nombre d'abonnés. Mais une telle pratique serait évidemment malhonnête...

Négation en bloc par Twitter de la pratique du «Shadow Banning» et silence média


Évidemment, Twitter nie tout en bloc, disant que ces pratiques, si elles s'avéraient comme dans les vidéos enregistrées durant une enquête journalistique, seraient des initiatives de certains employés (ingénieurs ou administrateurs) au même titre que des fuites vers Wikileaks, ne sont pas autorisées par les gestionnaires des entreprises, partis politiques ou organisations d'où elles émanent... Ils adoptent peut-être cette défense préventive, pour s'éviter des poursuites légales monstres. Sauf que Project Veritas se serait blindé et aurait aussi constaté de visu et filmé des rencontres de haut-niveau entre la haute administration de Twitter et des activistes et artistes connus pour leurs positions anti-Trump, anti-droite, de gauche, etc.

Pour se tenir informé, il est donc particulièrement suggéré ces jours de janvier 2018, de s'abonner au fil Twitter: @Project_Veritas et de le visiter pour contourner les techniques exposées ici.

Aux antipodes de la liberté d'expression et de l'éthique


En information, il est permis d'avoir un parti-pris et de le manifester si l'on fait bien la différence entre la nouvelle et l'éditorial (prise de position politique, idéologique, etc.). Mais même dans les média traditionnels cependant, cette bonne pratique a de moins en moins cours. Mais dans le cas de Twitter, la relation est beaucoup plus celle de partenaires et non d'un média versus un auditeur ou spectateur. Dans les faits, sur Twitter, ce sont les membres de la plate-forme qui sont producteurs du contenu ou de sa rediffusion (tweets, retweets, citations, réponses). Et Twitter, c'est aussi un volet de messages privés et de réseautage de personnes partageant des sujets ou débats communs (ex. politique, économie, histoire, loisirs, actualités, divertissement, voyages, santé, technologie, entrepreneuriat, startups, showbiz, etc.)

Une violation d'un contrat ou d'une alliance impliquant un échange d'avantages entre deux parties


Il serait tout  à fait contre l'éthique fondamentale de ne pas montrer (informer de) d'un parti-pris à ses membres et de profiter quand-même des avantages et de la visibilité procurés par ceux-ci.
    Pour formuler autrement le cas de Twitter (et sûrement d'autres plate-formes ou réseaux sociaux qui masquent leurs intentions), c'est une violation de la relation de confiance entre un fournisseur et son client. C'est un non-respect de contrat moral (corporatif) si l'on veut. Par exemple, un influenceur social ou politique conservateur qui peut recueillir 50,000 ou 200,000 ou même 1 million d'abonnés ou au-delà, n'aurait pas choisi Twitter comme plate-forme de partage, s'il était comme on doit s'attendre, informé clairement d'une politique éditoriale opposée à ses valeurs (ex. si la plate-forme d'accueil est anti-conservatisme, antichrétienne, antinationaliste, pour la discrimination envers la majorité, etc.).  Le fait que Twitter soit gratuit pour ses fonctions de base n'enlève rien aux obligations du fournisseur. Et c'est pire évidemment, si le client pénalisé paie pour certains services (ex. amélioration du positionnement, statistiques avancées, recherche et recrutement d'abonnés, etc.) tandis que l'entreprise qui lui vend ces options ne l'aurait pas informé travailler à l'opposé. Je crois que vous comprenez le principe.

    Le contenu que le client de Twitter produit a une valeur et la relation en est une de partenariat entre deux parties 

    • Le contenu exige un travail ou au minimum de participer à un membership (certains utilisateurs s'abonnent sans publier et sans retwitter). Mais la somme des abonnés crée une valeur.
    • L'hébergeur ou la plate-forme, ici Twitter (qui fournit la structure, le support, et les services), profite de la réputation ou popularité du client dont c'est la contribution.
    • La rétrogradation de certaines publications ou d'un éditeur (associé à un compte Twitter), peut lui faire engager des dépenses et investissements dont il n'aurait peut-être pas besoin dans un contrat transparent et sans pénalité ou sans politique cachée ou obscure de positionnement (ex. les algorithmes secrets, hermétiques) contre lesquels le client doit se battre en achetant du positionnement pour se promouvoir.
    • Le membership et la popularité de ceux qui génèrent le contenu font augmenter la valeur monétaire de la plate-forme, qu'elle soit Twitter, Youtube, Blogger, Facebook, Reddit, ... et autres. Ces entreprises doivent donc être transparentes dans leurs politiques et se faire les gardiennes de vos données privées.
    Trop souvent, ces méga plates-formes des réseaux sociaux pratiquent une politique d'ouverture au départ pour faire entrer les millions d'abonnés (parfois des milliards), mais la chose se dégrade par la suite, lorsqu'elles croient pouvoir sacrifier quelques millions de membres. Ce qu'elles oublient, c'est le travail et la contribution en trafic investi par ces membres «rebelles»; millions de membres (attirant publicités et nouveau membres au fil des années). Alors qu'elles décident de les pénaliser quelques années plus tard, ceux-ci ont contribué à faire croître les chiffres d'affaire en échange d'un droit de publication et réseautage. C'est donc une forme de violation de contrat dans le contexte de publications légales mais impopulaires, une violation par manque de transparence au départ. 

    La technique du « Shadow Banning » appliquée aux conservatismes dont Twitter est soupçonné


    Multipliez le manque de transparence envers les membres par des milliers de comptes conservateurs influents, avec des dizaines de milliers et même centaines de milliers de membres abonnés chacun, et vous obtenez, en tant qu'un fournisseur comme Twitter, plusieurs millions d'abonnés et un trafic procurant une visibilité et une valeur réelle (ex. valeur cotée en bourse ou valeur de revente, publicité, achat de services payants par plusieurs membres). Il ne faut pas oublier aussi, que, comme diffuseur (plate-forme de diffusion web) vous obtenez un pourcentage de ces producteurs qui accepteront de payer pour certains services et qui croient que vous les respectez.

    Le hic, c'est la prise de position politique ou idéologique derrière la pratique et une forme de violation des libertés d'expression, par des plate-formes ayant vos informations privées. Comme exemples de motivations pour cette censure inavouée de pages aux opinions et contenus tout à fait légaux, nous pouvons identifier en 2018:
    • la promotion des idées socioéconomiques de la gauche, voire de l'extrême gauche
    • l'opposition virulente au président Donald Trump, démocratiquement élu
    • le soutien inconditionnel et indéfectible au parti Démocrate
    • l'opposition aux valeurs conservatrices économiques ou conservatrices sociales
    • le désir de pénaliser les clients qui s'opposent aux politiques mondialistes (les nationalistes, les anti-globalistes)
    • le racisme anti-Blancs
    • la dénonciation d'un certain agenda islamiste conquérant antichrétien et pro-charia
    • etc.
    Plusieurs abonnés à des fils Twitter conservateurs ont aussi remarqué

    • que des abonnements qu'ils avaient choisis étaient désactivés à leur insu, sans en comprendre la cause. Résultat: ces abonnés, après une durée indéterminée, ne reçoivent plus de nouvelles des fils de publications auxquels ils se sont abonnés; une pratique en pure violation de leur liberté de choix. La censure cachée que Project Veritas affirme avoir mises au jour, pourraient-elles expliquer certains de ces mystérieux désabonnements (unfollow) pénalisant étrangement, par hasard (?) les comptes diffusant des valeurs plus conservatrices ou contestant l'establishment, méfiants des politiques ou pratiques éditoriales des médias mainstream ou dénonçant les mouvements d'extrême-gauche et les politiques globalistes (lesquelles veulent l'abolissement des frontières et de la notion de nation)? 
    • On observe aussi que les suggestions de publications sont frappées par la censure en appui à un certain establishment anti-Trump
    • Plus récemment vers la fin de janvier 2018 (note ajoutée le 3 février), dans la foulée de la pression des abonnés américains pour rendre public le mémo FISA ('Nunes memo'), Twitter a même rétrogradé l'étiquette #ReleaseTheMemo (ou des équivalents) sous prétexte que les publications émanaient de robots et non d'abonnés. Une autre astuce pour censurer les abonnés conservateurs. S'en sont suivi des posts avec photo des abonnés ou des mises en page créatives uniques prouvant qu'ils n'étaient pas des robots.
    • D'autres ont observé aussi récemment (note ajoutée le 3 février 2018) que dans les suggestions de compte suivant un abonnement à un compte Républicain ou conservateur, il n'y avait que des comptes Démocrates.

    J'ai mon idée là-dessus: Mais retenez ceci pour les prochaines semaines: en janvier 2018, Twitter nie que cela existe tandis que des comptes conservateurs ou pro-Trump ou médias non à gauche sont désactivés sous divers prétextes. L'avenir révélera les vraies Fakenews.

    La première guerre civile via les médias sociaux se joue-t-elle présentement aux États-Unis? 


    Deux clans semblent s'affronter: les globalistes anti-Trump et les conservateurs. Les premiers ont la majorité des médias mainstream de leur côté ainsi que les géants du web comme Facebook, Twitter, Google, etc. Mais les conservateurs de la droite et du centre droit courent pour leur vie, avec l'énergie du dernier combat.


    Image ajoutée le 24 janvier 2018


    Image ajoutée le 27 janvier 2018

    Image ajoutée le 27 janvier 2018
    Après avoir vu son compte suspendu, @Females4Trump qui avait amassé 103,000 abonnés en 6 ans de travail à tenté de se relancer à l'aide des réseaux sociaux. Le nouveau compte @Females4Trump2 qui avait déjà amassé plusieurs milliers d'abonnés peu après a été suspendu à son tour.


    vendredi 12 janvier 2018

    Alexa d'Amazon serait antichrétienne?

    La base de connaissances de l'Alexa d'Amazon ne contient pas que des informations mais expose des positions éditoriales présentées comme vérités. Deux youtubers (VIDÉO en fin d'article) s'amusent à poser des questions et constatent que finalement, Alexa a des tendances très à gauche, plus près de l'éditorial (prises de position idéologiques) que de l'information.


    JE SAIS que ce n'est pas une nouvelle fraîche (la vidéo en fin d'article date de nov. 2017) et il y a déjà probablement eu et il y aura des changements. Alexa peut aussi avoir des applications plus pratiques (ex. avec la maison connectée, ou un compte de musique associé, ou un cloud, etc.), mais est abordé ici seulement l'aspect de la base de «connaissances». 

    MAIS souvenez-vous bien de ceci : la racine montre déjà ce que sera l'arbre.

    Dans la nature, la racine contient déjà les éléments de ce que sera l'arbre. Les algorithmes de l'application lui donnent déjà des préférences très à gauche, une tendance antichrétienne, et des emphases plutôt anticapitalistes. Si Alexa éduquait nos enfants, elle en ferait probablement des socialistes.

    Par exemple, fin novembre 2017, Alexa d'Amazon vous aurait répondu, en anglais,
    (ceci n'étant pas une traduction mais un sommaire):


    • Qui est Jésus-Christ? = un personnage fictif
    • Qui est le prophète Mohammed? = prophète très sage. Il a enseigné qu'il y a un seul Dieu, il a écrit le «saint» C.oran, etc.
    • Combien y a-t-il de genres? Le nombre de genres sexués (hommes, femmes) est complexe et ne peut pas vraiment être énuméré. La définition habituellement déclinée en deux genres est binaire et incomplète. Alexa donne comme réponse que le genre est très personnel et lié à l'identité. Donc il n'y a pas de moyen de savoir combien de genres existent vraiment. La perception culturelle ou psychologie interne est privilégiée sur la science.
    • Les questions reliées aux crimes de personnages historiques de l'extrême-gauche économique reçoivent souvent la réponse: «Je ne sais pas» OU «Je ne suis pas sûre» (dans la vidéo, l'équivalent en anglais de ces réponses). Les crimes de l'extrême-gauche économique (ex. marxisme-léninisme) ne sont pas exposés facilement, mais c'est l'inverse quand il s'agit des crimes réels ou présumés de personnages de la droite.
    • Il est suggéré en entrecoupant les réponses fournies par Alexa, que le président Donald Trump est "alt right" (raciste blanc d'extrême droite), tandis que les activistes se qualifiant d'antifas et autres groupes du genre seraient du bon côté.


    Conclusion: Comme il fallait s'y attendre avec l'intelligence artificielle grand-public:


    1) l'intelligence artificielle (IA) dans les mains de la gauche sera une grosse arnaque idéologique séductrice (du moins le volet pour le grand public ou les étudiants). Tout comme elle serait sous influence dans les mains du néo-nazisme ou d'un capitalisme sans compassion.
    2) Les programmeurs ont introduit leur positions éditoriales dans l'intelligence artificielle (les bases et les algorithmes), ce qui fait paraître les autres idées et leurs personnages comme mauvais.

    En plus, Alexa est un microphone en permanence dans votre foyer, qui pourrait être activé à votre insu (encore davantage avec des jeunes). Elle pourrait devenir un système d'espionnage des conversations de votre domicile.

    Aux États-Unis, selon le site 01net.com :
    le système s'est retrouvé au coeur d'une affaire judiciaire lorsque le FBI a demandé l'aide d'Amazon pour tenter d'obtenir des enregistrements concernant un meurtre commis dans une maison équipée d'un système Echo (01net.com)

    De là à des tentatives là ou ailleurs de servir à d'autres enquêtes (ex. pour le fisc) ou à d'autres violations de la vie et sécurité privées, il n'y a qu'un pas.

    LIRE AUSSI:

    Orwell’s ‘Big Brother’ is already in millions of homes. Her name is Alexa.

    Allen Abel. Maclean's, January 17, 2018



    Prés. Obama: intelligence artificielle (IA), cybersécurité et avenir du monde

    Gilles B. YaPasDePRESSE, jeudi 15 décembre 2015


    VIDÉO
    (AVERTISSEMENT: LANGAGE MATURE - ou immature?)

    dimanche 7 janvier 2018

    Le pot est dangereux pour la santé - Un médecin nous explique pourquoi

    Alors même que la Californie s'ajoute aux quelques États américains qui légalisent la consommation récréative de la marijuana, et que le Canada s'engage dans cette voie, un autre docteur en médecine expose divers aspects négatifs de cette drogue pour la santé (1). Je propose ce court sommaire, partiel il faut dire, car d'autres sources décrivent des problèmes non cités par le Dr David B. Samadi (ex. mutation de l'ADN -substance mutagène- héréditaire pouvant causer des maladies graves diminution du volume du cerveau à long terme).


    Crédits photo : FOX News, dimanche 7 janvier 2017

    En réponse à la justification de la légalisation sur la base que les gens en consomment déjà de toute manière et souvent en lien avec le monde criminel, le Dr David B. Samadi répond que la légalisation de la drogue engendre sa banalisation 

    «En tant que médecin, mes connaissances en médecine me disent que rendre la marijuana légalement disponible est une mauvaise idée, sauf peut-être pour certaines conditions médicales. La marijuana est un puissant psychotrope qui peut causer de graves dommages, comme je l'explique ci-dessous [...]
    «Comme nous le savons tous, beaucoup de gens consomment de la marijuana même là où cela reste illégal. Mais la légalisation conduira à une utilisation accrue et fera croire à beaucoup que ce n'est pas si dangereux».(2)

    L'impact de drogues déjà légalisées à des fins médicales ou autres, sur la consommation et les dépendances


    «Trop souvent, la marijuana est traitée comme une substance inoffensive [...]. Le message? Offrez-vous un cornet de crème glacée, un morceau de gâteau, une bière ou du pot. (3)

    Pourtant, selon le Dr Samadi, prendre une drogue illégale pour en faire quelque chose de légal nécessite une réflexion sérieuse dans un contexte où les prescriptions médicales d'opioïdes et d'héroïne traversent déjà une crise dévastatrice (devastating prescription opioid and heroin crisis). Un grand nombre de personnes luttent déjà aussi avec des drogues légales comme l'alcool.


    Comment le pot affecte-t-il le corps humain?


    L'élément modifiant les perceptions du cerveau et la pensée provient de la molécule delta-9-tétrahydrocannabinol ou THC. Le cannabis peut être fumé, inhalé sous forme de vapeur, mangé lorsque mélangé à de la nourriture (ex. biscuits, gâteaux, friandises) ou infusé comme le thé.


    La marijuana a des effets à court terme et d'autres à long terme


    La sensation de «high» recherchée par les consommateurs provient de l'effet de la marijuana par la suractivation des parties du cerveau contenant des récepteurs spécifiques des cellules cérébrales. On observe alors des modifications de conscience et perception (effets psychoactifs de la drogue donc sur le cerveau).

    À court terme, au moment de la consommation on observe divers phénomènes comme

    • une perception altérée ou déformée du temps 
    • d'autres sensations altérées (ex. le toucher, la perception des couleurs)
    • des changements d'humeur
    • des mouvements corporels
    • une affectation de la mémoire
    • des difficultés de réflexion et de résolution de problèmes.


    Les chercheurs étudient toujours les effets à long terme de la marijuana. Mais l'on sait déjà que plus une personne commence à consommer le pot tôt dans sa vie, comme à l'adolescence, plus les facultés suivantes sont affectées à la baisse:

    • les connaissances générales 
    • les facultés intellectuelles
    • les facultés d'apprentissage 
    • et le QI (quotient intellectuel).

    La consommation de la marijuana peut engendrer d'autres effets sur la santé comme ceux décrits ici:

    • des problèmes respiratoires, comme l'irritation des poumons résultant en dommages sur ceux-ci, comme des risques accrus de bronchite chronique (chronique = permanent!) et d'infections pulmonaires
    • augmentation des pulsations cardiaques durant jusqu'à trois heures suivant la consommation par inhalation accroissant le risque d'attaque cardiaque particulièrement chez les personnes ayant déjà une condition médicale (prédisposition), que celle-ci soit connue ou non
    • Les femmes consommant de la marijuana durant la grossesse peuvent donner naissance à des enfants avec un poids réduit et avec des risques accrus de dommages au cerveau, accompagnés de troubles de comportement. Les enfants qui ont été exposés à cette drogue avant la naissance peuvent connaître des problèmes d'attention, de mémoire et d'aptitudes à la résolution de problèmes, si on les compare à des enfants non exposés dans le sein maternel.
    • nausées intenses et vomissements: les utilisateurs à long terme et régulier de la marijuana peuvent développer un syndrome où ils subissent des cycles de nausée sévère avec vomissement et déshydratation (cannabinoid hyperemesis syndrome - CHS) découvert il y a à peine quelques années.
    • hallucinations temporaires (y inclus, en toute logique en conduisant une automobile) et de la paranoïa

    Autres problèmes possibles sur la santé mentale et le comportement humains

    • Les consommateurs avec une schizophrénie peuvent voir une aggravation de leurs symptômes.


    Les consommateurs, particulièrement les grands consommateurs et consommateurs réguliers peuvent

    • connaître une diminution de leur satisfaction face à la vie en général
    • vivre un déclin de leur succès académique et en carrière
    • connaître un désintérêt envers l'école, avec un risque accru de décrochage scolaire chez les jeunes adultes
    Face au travail, la consommation régulière peut résulter en
    • une augmentation de l'absentéisme au travail
    • des accidents et des blessures au travail plus fréquents

    En conclusion, selon le Dr Samadi comme pour plusieurs autres spécialistes en médecine et en santé mentale en clinique et sur le terrain, il n'est pas souhaitable d'encourager la consommation de la marijuana à des fins récréatives et encore moins sur une base régulière. Ses utilisations récréatives ou médicales ne doivent pas être banalisées par les médias et sa légalisation ne devrait pas être décrétée par les gouvernements, sans étude sérieuse, en partie en raison de la perception résultante de son acceptation sociale par les non-consommateurs et l'image ainsi créée d'une substance banale et inoffensive.

    LIRE AUSSI:

    Selon des chercheurs australiens, le cannabis peut altérer l'ADN des consommateurs de cette drogue (1). Les mutations résultantes peuvent provoquer des maladies graves ou demeurer dormantes, mais génétiquement transmissible aux descendants. Car tout aussi grave, ces mutations génétiques peuvent se transmettre au fœtus et aux futurs enfants par la mère ou le sperme du père, ou même passer de cette nouvelle génération aux générations suivantes.

    (dernière modification: 4 juin 2016)

    _______________
    1.     Dr David B. Samadi. OPINION: Pot is dangerous, not funny -- a doctor tells us why. 7 janvier 2018.

    "Dr. Samadi is a board-certified urologic oncologist trained in open and traditional and laparoscopic surgery and is an expert in robotic prostate surgery. He is chairman of urology, chief of robotic surgery at Lenox Hill Hospital and professor of urology at Hofstra North Shore-LIJ School of Medicine. He is a medical correspondent for the Fox News Channel's Medical A-Team and the chief medical correspondent for am970 in New York City. Learn more at roboticoncology.com. Visit Dr. Samadi's blog at SamadiMD.com. Follow Dr. Samadi on Twitter and Facebook".

    2.     As a physician, my doctoring knowledge tells me that making marijuana legally available is a bad idea, except perhaps for certain medical conditions. Marijuana is a potent mind-altering drug that can cause serious harm, as I explain below. It will be just one more substance we have to warn our children to stay away from.

    As we all know, many people use marijuana even where it remains illegal. But legalization will lead to increased use and make many people believe it is not all that dangerous.

    3.     Too often, marijuana is treated as a harmless substance – something to joke and giggle about, and something that we see the people we admire on TV, in movies and elsewhere enjoying as a break from the workaday world. The message? Treat yourself to an ice cream cone, a piece of cake, a beer or some pot.

    samedi 16 décembre 2017

    Euthanasie au Québec: «Bonne nouvelle, tu meurs lundi prochain!»

    Réalité en soins de fin de vie: la majorité des médecins du Québec refusent le rôle de la faucheuse. Une réflexion suite à la lecture d'un article du journal La Presse de Montréal.

    (Dernières modifications : 17 déc. 2017, 19 déc. 2017, 22 décembre 2017)



    La majorité des médecins du Québec se sont précédemment déclarés pour le principe de l'euthanasie  en fin de vie (mort provoquée par le corps médical au Québec). Mais la majorité ne veulent pas en jouer le rôle de l'exécutant, selon les chiffres donnés par le journal La Presse (Montréal, 14 décembre 2017).


    NOTES:
    1) VOIR AUSSI une compilation de mes articles et autres contenus sur le même sujet ou liens externes, de 2010 à aujourd'hui: - Mon dossier de Y'a pas de PRESSE (YaPasDePRESSE) sur la fin de vie au Québec, en égard à diverses options comme l'euthanasie, le suicide assisté, les soins palliatifs, l'acharnement thérapeutique, ...   
    2) Je ne donne pas dans le présent article tous les liens vers de multiples articles ou documents ou témoignages écrits ou vidéo sur le web pour les situations décrites brièvement. Mais pour qui veut vraiment connaître la réalité voir le lien précédent. Tout ce qui est décrit dans le présent article concerne des cas réels répertoriés par les médias, les organismes de santé et via des témoignages sur les réseaux sociaux ou les sites d'associations, concernant des demandes rencontrées par les médecins ou des situations vécues par les proches d'un malade, dans les pays où l'euthanasie active est pratiquée depuis plus longtemps qu'au Québec, par exemple via une injection létale.
    3) Contrairement à ce que plusieurs promoteurs de l'euthanasie font, il ne faut pas confondre l'euthanasie active décrite dans le présent article, avec la cessation d'un maintien en vie de façon artificielle (ex. arrêt d'un respirateur). Les pays pratiquant la véritable euthanasie (ne pas la confondre avec le refus de l'acharnement thérapeutique) sont beaucoup mois nombreux que ce que les médias prétendaient ou relayaient durant le débat social au Québec.

    L'article du journal La Presse du 14 décembre 2017


    L'article de Caroline TOUZIN (1) du journal La Presse (Montréal, 14 décembre 2017),  Aide médicale à mourir: beaucoup de médecins refusent de l'administrer, m'amène à conclure que c'est facile pour un médecin d'être pour le principe d'abréger de quelques heures les souffrances, mais la réalité humaine est plus difficile; chaque situation de vie et de vie sociale étant unique en soi et les dernières heures de vie se changeant vite en derniers mois, voire dernières années.

    «On achève bien les chevaux», nous a-t-on dit...


    «On achève bien les chevaux» ou les animaux pour leur épargner la souffrance, a-t-on répété pour faire passer l'acte de loi au Québec... L'on devrait donc, disait-on, autant abréger la souffrance humaine. Sauf que c'est souvent par manque d'argent qu'on abrège plus tôt la vie d'un animal domestique ou d'un animal de compagnie. Les personnes avec des revenus supérieurs ou des ressources disponibles (ex. missions de sauver les animaux, notamment les chevaux) les accompagnent le plus longtemps possibles, pas à pas, un jour à la fois jusqu'au grand départ, allant jusqu'à payer pour des chirurgies. Sans la médecine actuelle (vaccins, antibiotiques, chirurgies, spécialités, etc.), les résidents des pays capitalistes occidentaux seraient encore au terme de leur vie autour de l'âge de 55 ans, comme au 19e siècle. Nous pourrions mourir d'une simple infection. Nous n'aurions pas ce débat.


    Le dilemme des médecins du Québec face à la fin de vie et la mort syndicalisée


    Cela n'est pas dit dans l'article de La Presse du 14 décembre 2017, mais les médecins font face à ce genre de cheminement personnel face à la mort de leurs patients. C'est le dilemme de plusieurs médecins du Québec, mandataires de provoquer la mort par injection,
    1. quand ils s'approchent des gens et qu'ils voient qu'ils ont le pouvoir de décider l'heure de la mort, mais pas un jour de congé de l'équipe dite «médicale», car la mort aussi est syndicalisée (tu meurs lundi !),
    2. quand ils constatent qu'une fois la loi passée dans d'autres pays, les gens veulent mourir pour diverses souffrances ne conduisant pas à la mort à court terme, mais qui la sollicitent des mois, voire des années à l'avance, pour des raisons aussi variées que la surdité, la perte de la vue, la  dépression, la perte du réseau social ou des proches, la perte d'autonomie, une maladie dégénérative ne conduisant pas à la mort à court et moyen terme, ...
    3. quand des gens sont dans l'incapacité de se prononcer sur leur condition et qu'ils ne sont pas en train de mourir mais ont un problème cérébral comme l'Alzheimer ou le coma mais qu'ils ont une famille versus ceux qui sont seuls
    4. quand le corps médical voit des personnes qui semblent particulièrement intéressées à encaisser un héritage présumé,
    5. quand ils voient des aidants épuisés et au bout de leurs ressources qui espèrent la fin de vie de proches malades non autonomes,
    6. quand au Québec, ils voient que la majorité des malades en fin de vie (4 sur 5 durant la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité) n'ont pas accès à des personnes spécialisées en soins palliatifs et qui pour plusieurs, choisiraient alors la vie,
    7. quand ils constatent que, par conséquent, des gens vont mourir plus tôt, par manque de services et non faute de capacités médicales,
    8. quand ils savent que des personnes veulent partir plus vite, parce qu'elles se sentent poussées par le système en manque de places ou de ressources, ou pour ne plus se sentir un fardeau pour les aidants,
    9. quand ils savent que des malades ne veulent pas finir leur vie seules au milieu d'une foule de «vieux» avec des intervenants inconnus qui ne donnent pas de sens à leur raison de continuer,
    10. quand ils voient ce qui se passe dans les pays qui ont adhéré à la belle théorie, il y a déjà plusieurs années et que la pratique a évolué dans le mauvais sens; comités qui deviennent plutôt des comités de révision après la mort et de gestion de plaintes, des personnes sans famille ou proches qui sont plus vites dirigées vers la sortie de ce monde, des sourds et des aveugles qui demandent à mourir et l'obtiennent en disant que leur souffrance est insupportable,  chaque nouveau cas de mort ouvrant ainsi la porte à de nouvelles justifications qui ouvrent la porte à autre chose que la médecine et les soins pour lesquels ils ont été formés,
    11. quand ils savent que ces critères élastiques n'auront pas le choix, par logique, de s'étendre à des mineurs et des enfants,
    12. quand ils appréhendent que la mort provoquée aura ou a des effets inévitables sur les budgets de recherche en médecine et en pharmacologie,
    13. quand ils savent que «mourir dans la dignité» ou être digne de vivre plus longtemps en tant que personne malade au Québec, est associé à la capacité de se tenir debout et en général, là où l'euthanasie active est appliquée dans le monde, est liée au privilège de s'entretenir soi-même, ou à la capacité de payer soi-même une place en résidence privée ou au fait d'avoir, ou non, un réseau social significatif, car les personnes non attendues sont dirigées plus vite vers la sortie de ce monde
    alors, ils refusent le contrôle de l'État sur leur conscience et sur la durée de vie des malades.

    Enfin, ces bonnes intentions au départ, finissent toujours par dériver. Inévitablement, des malades se sentent poussés vers la sortie et privés d’arguments, particulièrement ceux qui n'ont pas un réseau social et familial significatif. Ils vont demander la mort avec la larme au coin de l’œil, mais quelle détresse cache cette larme? Chaque nouveau cas peut potentiellement créer un précédent pour une demande future par un autre malade. Bientôt, voir très vite, des patients demandent la mort pour dépression sévère ou pour un handicap comme la perte de la vue ou de l'ouïe. Ce sont des cas réels et non hypothétiques.

    La Nuit où ils furent livrés...


    Photo: Comité de l'Assemblée nationale du Québec
    Le tableau me rappelant le Dernier Souper, je l'intitulerais «La Nuit où ils furent livrés» (ils étant les souffrants).

    Conférence de presse de Mme Maryse Gaudreault, présidente de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, et de Mme Véronique Hivon, vice-présidente de la Commission. Explications concernant les 24 recommandations contenues dans le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, Jeudi, 22 mars 2012. Le tableau me rappelant le Dernier Souper, je l'intitulerais «La Nuit où ils furent livrés».


    «L'oeuvre "Le dernier souper", peinte en 1498 par l'artiste peintre et Grand Maître Leonard De Vinci» (Les Grands Peintres sur grandspeintres.com). Selon les Évangiles et l'enseignement chrétiens, le Dernier souper correspond au début de la nuit où Jésus sera livré par Judas, l'un de ses disciples qui partage le pain avec lui. Dans la première épître (lettre) aux Corinthiens, on trouve cette phrase: «Car j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain ...», d'où le clin d’œil dans la légende de l'image de la table de la conférence de presse du 22 mars 2012 qui précède.  



    _______________
    1.  Caroline TOUZIN. Aide médicale à mourir: beaucoup de médecins refusent de l'administrer. Journal La Presse, Montréal, 14 décembre 2017
    http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201712/13/01-5147076-aide-medicale-a-mourir-beaucoup-de-medecins-refusent-de-ladministrer.php  Page consultée le 16 décembre 2017.