jeudi 12 septembre 2013

Laïcité: valeurs québécoises à géométrie variable

LE PIED DE L'ÉTAT DANS LA PORTE ENTREBÂILLÉE - Il semble que si les valeurs québécoises semblent limpides pour le Parti Québécois, elles ne le soient pas également pour tous. J'ai pu lire une chose et son contraire chez divers groupes et intervenants dans les journaux du mercredi 11 septembre: «Cela va trop loin» ET «c'est un début» ET «c'est équilibré» ET «y a-t-il un quelconque problème à régler?» 


(dernière modification, 21 février 2016)
Pourtant, depuis la quasi-élection du défunt parti de l'ADQ en 2007, on aurait cru qu'il y avait comme un consensus. Comment la chose a pu déraper? Les adéquistes de Mario Dumont avaient reçu un appui populaire marqué suite à sa prise de position sur les accommodements raisonnables (ou déraisonnables selon le cas), et sur l'identité québécoise; corde sensible des cousins d'Astérix installés en Amérique du Nord.

Mon point de vue actu (sept. 2013)

Il semble que le projet de charte des valeurs a perdu l'appui populaire en confondant séparation de l'État et de la religion (promue par Jésus de son temps) avec gestion des religions par l'État (promue par les systèmes politiques antichrétiens ou antisémites)


C'est-à-dire, comme dans les dérapages politiques antichrétiens et anticléricaux en Europe du 20e siècle qui ont conduit à la violence commanditée par les États, violence qui après s'être attaquée aux religions s'est étendue aux positions politiques adverses (censure, fermeture de médias, non-accès aux ou retrait des professions libérales, ...)

Avez-vous déjà eu cette pensée, face à un colporteur qui a mis son pied dans l'entrebâillement de la porte: «pourquoi ai-je ouvert la porte à un inconnu?» C'est ce feeling que je ressens, face à certaines tangentes actuelles dans l'histoire de la Charte version PQ. J'ai cherché le texte des grands points de la proposition, un texte clair sur lequel se prononcer, mais je n'ai trouvé encore que des principes en évolution. En fait, la véritable consultation, aurait lieu lors du dépôt d'un projet de loi sur la laïcité ou les valeurs... (de la Charte en version bêta). Souvent, cela veut dire trop tard, dans les autres débats sur les enjeux sociaux des 30 dernières années. De toute façon, lors des consultations, les questions orientent les réponses. Et quand la réponse du peuple n'est pas ce que l'on attend de lui, on fait affaire avec des consultants spécialistes pour lui dire poliment qu'il est ignorant. Donc, pour moi, sur cette base, pas question de signer un chèque en blanc.

La plus grande étrangeté à mon sens : les élus pouvant porter un signe ostensible (que l'on désire montrer, qui est manifeste) ou clairement visible ou ostentatoire (fait avec ostentation, étalage, mise en valeur excessive)  et le fonctionnaire du bureau b36-2 du deuxième sous-sol, près de la porte de sortie du stationnement souterrain, qui sera contraint à mettre son turban dans la boîte à lunch entre 8 heures et 16 heures. Contradiction clairement indéfendable (...) C'est 2 prises (2 strikes!) en partant pour le frappeur du baseball politique de l'équipe arborant le logo PQ; le ministre Bernard DRAINVILLE.

Mais il y a aussi une possible différence majeure entre une Charte de la laïcité et une Charte des valeurs québécoises. Dieu sait jusqu'où l'imagination d'un gouvernement pourrait aller contre les religions et croyances.

Mon premier jet sur les 5 grandes propositions de la charte québécoise des valeurs, version PQ 2013


«MODIFIER LA CHARTE QUÉBÉCOISE DES DROITS ET LIBERTÉS DE LA PERSONNE»  


C'est le point le plus sensible. Le diable est dans les détails, dit le dicton, et l'égalité et la non-discrimination sont déjà encadrées par nos chartes aux deux niveaux, Québec et Canada. Pourquoi vouloir aller au-delà de ces principes, sinon pour vouloir introduire de nouveaux éléments au droit. Ceux qui savent tripoter les textes pour une possible approche étapiste sauront où mettre des virgules et pour les choix des mots (néologismes auxquels nous ont habitué les réformes et consultations), pour permettre un deuxième sens, et même un troisième niveau possible, je peux vous l'assurer. Un exercice très dangereux et sensible dont on ne saurait surestimer la portée. Pourrait-on par exemple discriminer le christianisme qui ne se cache pas de toucher la sphère religieuse et en même temps, favoriser certaines croyances qui ont le vent dans les voiles (bouddhisme, ésotérisme, animisme amérindien, chamanisme)? LIRE à ce sujet mon dossier (un essai en ligne) traitant des religions et spiritualités dans les institutions québécoises, proches de l' antichristianisme OU devrait-on dire, sur le lobby antichrétien très actif au Québec: Le consensus antichrétien dans les institutions publiques du Québec, (publication originale le 13 mars 2011)

«ÉNONCER UN DEVOIR DE RÉSERVE ET DE NEUTRALITÉ POUR LE PERSONNEL DE L’ÉTAT»  


On ne peut pas être contre la vertu, mais c'est ici que se trouve une autre pelure de banane ou piège pour la société québécoise.

Le risque de dérapage répressif est plus qu'une hypothèse


Certains états au 20e siècle ont franchi le pas entre la laïcité (neutralité et non ingérence de l'État dans les religions et croyances) et le laïcisme (gestion des croyances par l'État et non-accès à l'État et aux professions pour les croyants de religions ciblées). La religion uniquement dans le placard et dans les lieux de culte, c'est la tendance de Martineau et sa chronique Franc-parler, comme c'est le cas sur des plateaux télévisés comme Les Francs-tireurs actuels et avant 2013, à Téléquébec, le terme «Franc» ressemble un peu au terme «Franc» comme dans loges maçonniques et Franc-maçonnerie (phénomène d'influence politique parallèle bien connu et enquêté en France, mais dans l'ombre ici).

«ENCADRER LE PORT DES SIGNES RELIGIEUX OSTENTATOIRES»  


Ici, il y a distinction entre visible que l'on veut montrer, rendre visible (ostensible) et fait avec ostentation ou étalage; une mise en valeur excessive (= ostensatoire). Certains médias alternent comme si les termes étaient équivalents.

«RENDRE OBLIGATOIRE LE VISAGE À DÉCOUVERT LORSQU’ON DONNE OU REÇOIT UN SERVICE DE L’ÉTAT» 


Cela va de soi, surtout dans un quasi-socialisme où les services publiques sont subventionnés et exigent l'identification du bénéficiaire ou client qui reçoit un service. Au moins pour valider que la personne qui reçoit les services est bien celle qu'elle prétend être. La langue des services devrait être abordée. Actuellement, certains centres urbains prennent le risque de fournir des interprètes et ce serait au client de fournir son interprète et à assumer la responsabilité en cas d'erreur de compréhension.

Mais pourquoi alors, les députés, ministres et autres élus. pourraient-ils continuer de porter un turban? Ne rendent-ils pas un service public? 

«ÉTABLIR UNE POLITIQUE DE MISE EN ŒUVRE POUR LES ORGANISMES DE L’ÉTAT»


Tout un chantier! Cela touche aussi les lois qui régissent les entreprises et employeurs (définir les accommodements acceptables, les congés, etc.). L'État n'est même pas en mesure actuellement de savoir reconnaître une religion philosophique avec rite initiatique qui procède par une approche par nombreux degrés ou étapes (ex. via les techniques de méditation, premier niveau plus difficilement identifiable comme une technique hindoue ou bouddhiste, par exemple, mais clairement spirituel et aux frais de l'État). Des pratiques semblables ont cours dans nos écoles publiques, dans les environnements de travail des fonctionnaires, sous prétexte de la "santé". Le milieu de la psychiatrie et de la psychologie en sont remplis. Considérez par exemple les commanditaires de magazines de psychologie et de mode de vie.

Aussi, un chrétien ne pourrait pas porter un chandail avec l'imprimé d'une croix à l'endroit et un texte comme «Il l'a fait pour toi», mais un antichrétien ou même un sataniste avoué ou fictif (fan de rock) pourraient arborer un T-shirt la croix à l'envers (tête en bas) avec un message offensant pour les chrétiens qui le comprennent ou décodent. Et comme disait Lise Ravary, chroniqueuse au Journal de Montréal et invitée à certaines antennes (radios): comment fera-t-on la différence entre la barbe du gars qui la porte pour l'esthétique et la barbe portée comme signe religieux de l'activiste islamiste du Pakistan ou de l'Afghanistan?

Bref,

Non, à ce stade, la Charte des valeurs OU de la laïcité ou du laïcisme (on ne sait pas)? (1) n'a pas fait la preuve de sa nécessité et le fait que certains comprennent l'exercice comme un début modeste, a de quoi inquiéter. Surtout que le gouvernement, minoritaire ayant besoin de l'opposition pour adopter l'éventuelle loi, se sait les mains liées et doit faire un pacte avec des adversaires politiques. Par exemple, protéger les enfants (mots du ministre parrainant le projet) pourrait aller aussi loin dans une future phase 2 (étape 2)  ou une phase 3, que le fait d'interdire la transmission de la foi entre les parents et leurs enfants avant l'âge de 16 ans. Le plus important et risqué, c'est le tripotage de la charte des droits par d'habiles juristes avec des idéologies et philosophies bien à eux, cette élite qui survit aux élections, et qui prévoirait les phases 2 et 3 pouvant aller jusqu'à la gestion de la religion et des croyances par l'État et le non-accès des croyants de religions ciblées, à des professions libérales. Pour être franc, c'est non pour moi. Je ne prévois pas marier le projet qui a partiellement retiré son voile pour ne laisser voir que les yeux et le nez de la charte en chaleur. J'aurais peur de me réveiller avec un petit bout manquant, dans l'état actuel de la connaissance de la prétendante...

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1.  Nestor TURCOTTE, Point de vue : Il ne faut pas confondre laïcité et laïcisme. Le Soleil. 20 mars 2011.
NOTE : Nestor TURCOTTE est un enseignant de philosophie retraité.

lundi 9 septembre 2013

Soudan: le fouet pour les femmes non voilées?

Amira, une soudanaise risque le fouet pour son refus de porter le hijab Le tribunal juge la cause recevable, confirmant ainsi que ce n'est pas le fait d'un policier extrémiste. Elle n'a jamais porté le voile auparavant, selon AFP, mais les choses iraient en empirant. La jeune femme entrepreneure a été détenue quelques heures au commissariat le 27 août 2013, avant une première comparution le 1er septembre suivant. Elle devait revenir en cour le 19 septembre.
Question simple

Au Québec, la majorité de nos journalistes et gens des communications (médias) nous répètent inlassablement (nous les cons) que l'oppression en terres d'islam est l'affaire d'une infime minorité d'extrémistes dans le monde. Ce sont les mêmes professionnels qui nous affirmaient avec leurs lunettes occidentales, que le renversement des dictatures amènerait une ère d'équité en Tunisie et en Égypte; deux régions du monde où les droits humains se sont dégradés après la révolution (pro-Morsi en Égypte). Les États officiellement islamiques (islam majoritaire avec régime politique islamique) pratiquent de façon systématique une semblable oppression, à celle du Soudan du Sud. Il semble que nos journalistes canadiens et québécois auraient besoin d'une mise à niveau. Pourquoi pas un voyage de quelques semaines en pays officiellement islamiques appliquant la charia? Qu'ils répondent donc à cette question: pourquoi la femme est-elle opprimée via la charia, dans tous les États islamiques, si l'oppression n'est  que le fruit d'une infime minorité de radicaux?

Par un triste hasard des choses, j'ai vu passer un tweet sur l'article suivant;
NOUVELLE SUGGÉRÉE : 
'EITHER YOU CONVERT TO ISLAM, OR YOU WILL BE BEHEADED'
http://www.breitbart.com/Big-Peace/2013/09/09/Maaloula-Syria-rebels | Lien consulté 9 septembre 2013.

samedi 7 septembre 2013

MUSIQUE : for KING & COUNTRY - "The Proof Of Your Love" (vidéo officielle)

Une pensée pour les chrétiens persécutés pour leur foi dans le monde
«Alors que nous parviennent les cris de détresse des chrétiens syriens, les chrétiens irakiens sont eux aussi confrontés à une violence qui empire».  Irak : ranimer le peu d’espoir qui reste | Portes ouvertes - Le Fil rouge (2013-09-04)  


 

For KING And COUNTRY - "The Proof Of Your Love"

mardi 3 septembre 2013

Islam, meurtres et propagande: des caricatures suédoises du prophète étaient fausses

Le saviez-vous? La crise débutée en Suède dans l'affaire de la publication de caricatures jugées irrévérencieuses du fondateur de l'islam publiées dans le journal Jyllands-Posten , était surtout fondée sur trois caricatures non émises par ledit journal. Voici le résumé de faits qui devraient inviter les gouvernements à la prudence, dans ce qui devra à l'avenir être considéré comme de présumés actes d'origine anti-musulmane, jusqu'à preuve du contraire. 


Quoi qu'il en soit, quand la nouvelle fit le tour du monde, le dessin du cochon habillé fut à tort publicisé comme une des caricatures publiées par le journal suédois et le monde musulman s'enflamma contre l'Occident. La BBC a conclut dès la crise de 2005-2006, que les gouvernements doivent considérer le facteur propagande, dans les affaires de présumées insultes envers le monde musulman.


La caricature prétendument associée au prophète avec un visage de porc n'émanait pas du journal suédois Jyllands-Posten et ne représentait pas Mohamed (Mahomet). L'affaire a pourtant fait plusieurs victimes innocentes dans ce qui est vite devenu une crise internationale, médias aidant. 

Voici un résumé des faits:
«À la suite de la publication des caricatures irrévérencieuses sur Mohamed du Jyllands-Posten [journal], le leader du Danish Muslim, Ahmad Abu Laban, a pris sur lui de lancer une campagne pour exiger des excuses du Jyllands-Posten (...) une délégation de leaders du Danish Muslim, avec à sa tête Laban et l'étudiant d'origine libanaise Ahmed Akkari, ont fait le voyage jusqu'au Moyen-Orient pour faire connaître les faits et recueillir l'opposition contre les caricatures offensantes. Cependant, le nombre des images prises pour le Moyen-Orient est passé de douze à quinze. Les images supplémentaires étaient beaucoup plus offensantes que les douze précédentes. Selon la BBC, la provenance de ces images (de leur propre aveu) a été retracée jusqu'à la délégation des leaders du Danish Muslim eux-mêmes» (1).

La BBC avait reconnu après un certain temps sur son propre blogue (2), que les images à scandale n'étaient pas dans les douze caricatures produites par le Jyllands-Posten. Aucune des douze originales, ne montrait le prophète avec un visage de porc, contrairement à ce qui fût présenté par les leaders délégués au monde entier. Les soupçons ont été confirmés par un aveu, les trois autres illustrations, les plus offensantes, provenaient bel et bien d'une sélection élargie des leaders. Elles n'émanaient pas du journal suédois. Ils firent référence à de présupposées insultes, adressées à des membres de leur communauté islamique (ce qu'ils ont dit à leur défense). Un lecteur de la BBC a informé à cette époque la BBC par courriel, que l'illustration montrant un homme à visage de porc, provenait d'une compétition humoristique annuelle en France, du style Cri du cochon (Pig-Squealing), organisée dans les foires agricoles (salons de l'agriculture), dont certains personnages se costument en cochon pour l'occasion.

L'indignation musulmane et les émeutes firent plusieurs victimes dans ce qui devint une crise internationale. Dans cette affaire, la BBC a conclut dès la crise des carticatures de 2005-2006, que les gouvernements doivent considérer le facteur propagande, dans les affaires impliquant le monde musulman.
«Le facteur propagande - l'illustration du cochon Un aspect que ces gouvernements pourraient aussi vouloir examiner concerne la manière dont ils pourraient contrer la fausse information (...) Les diplomates occidentaux semblent l'avoir complètement échappé ...» (3)

Un des leaders de la campagne contre le journal et l'Occident, fin 2005, a exprimé ses regrets en août 2013

Ahmed Akkari, a exprimé ses regrets pour
la croisade contre les caricatures de Mohamed
Source : Associated Press, 9 août 2013.
En 2013, l'étudiant qui avait fait partie en tant que co-leader de la croisade médiatique et du voyage  au Moyen-Orient, d'une délégation à la fin de l'année 2005, Ahmed Akkari, a exprimé ses regrets pour le rôle joué dans l'affaire des caricatures suédoises. Il a déclaré récemment à des journalistes de l'agence Associated Press:

«Je veux être clair aujourd'hui, concernant le voyage: c'était totalement mal fondé», a déclaré Akkari à l'Associated Press cette semaine. «En ce temps-là, j'étais si fasciné par la force logique de la pensée islamique, que je ne pouvais pas voir le portrait global. J'étais convaincu que c'était un combat pour ma foi, pour l'islam» (4)

Il a ajouté toujours pratiquer l'Islam, mais avoir commencé à remettre en question ses croyances fondamentalistes après un voyage au Liban en 2007, où il a rencontré des leaders islamistes :

«J'ai été choqué. J'ai réalisé quelle mentalité oppressive ils avaient». (5)

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1.  Other Lies and Deceptions.
http://wikiislam.net/wiki/Fake_Anti-Muslim_Hate_Crimes_and_Other_Lies, lien consulté le 3 septembre 2013.

2.  Paul REYNOLDS. A clash of rights and responsibilities. BBC News website. 6 février 2006.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/south_asia/4686536.stm | lien consulté le 3 septembre 2013.

3.  Même référence.
One aspect that these governments might also want to examine is how they can counter false information (...) Western diplomats appear to have missed this entirely ...»

4.  Jan M. OLSEN et Karl RITTER.  Danish Muslim leader regrets role in cartoon rage. Associated Press. August 9 août 2013
http://omg.yahoo.com/news/danish-muslim-leader-regrets-role-cartoon-rage-140544617.html | lien consulté le 3 septembre 2013.
«I want to be clear today about the trip: It was totally wrong,» Akkari told The Associated Press this week. «At that time, I was so fascinated with this logical force in the Islamic mindset that I could not see the greater picture. I was convinced it was a fight for my faith, Islam.» (Ahmad Akkari)

5.  Même référence.
«I was shocked. I realized what an oppressive mentality they have» Akkari said.

lundi 2 septembre 2013

Vandalisme d'une mosquée à Saguenay: la prudence s'impose

LE FACTEUR PROPAGANDE DANS CERTAINES PRÉSUMÉES ATTAQUES CONTRE L'ISLAM

La Mosquée vandalisée à Saguenay au Québec, ne sera pas un cas unique. Il peut certes s'agir d'agitateurs de la région. Mais il y a une donnée nouvelle à considérer. Il faudra apprendre à ne pas sauter rapidement aux conclusions lors de ces sorties médiatiques. Dans l'analyse de ces cas, le Canada et le Québec devront apprendre à cesser de penser à l'occidentale. Adaptation à laquelle nos médias se sont montrés faibles au cours des dernières années. Ainsi, il y eu des cas nombreux à l'étranger (Europe, Australie, États-Unis) où des activistes musulmans ont eux-mêmes vandalisé leurs propres installations ou porté de fausses accusations ensuite mises au jour, par lesquelles ils tentaient de manipuler l'opinion publique et les politiques occidentales. 

À LIRE AUSSI: 
Meurtres et propagande: des caricatures suédoises du prophète étaient fausses
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/09/meurtres-et-propagande-des-caricatures.html
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Je présente ici deux cas, parmi d'autres soumis par une lectrice. Je ne dis pas que c'est ce qui s'est passé à Saguenay, mais que ceci impose de penser différemment, avec recul et prudence, dans l'examen de présumés cas de vandalisme contre des installations et mosquées musulmanes.
  • Un imam enfonce lui-même la porte de sa mosquée et porte plainte à la police. 
  • Une automobiliste accuse un policier de racisme sur un réseau de télévision australien (Sydney) sans savoir que le contrôle de routine était capté sur vidéo.
Dans le premier cas qui suit, en Australie, un imam est filmé à son insu par une caméra de surveillance, vandalisant lui-même la mosquée de sa propre communauté (1). Confronté, il a nié les faits, parlant de radicaux, puis confronté aux images, a dit qu'elles étaient truquées, accusant les journalistes de mentir... 



Dans le monde, les cas semblables sont nombreux et imposent aux autorités de réfléchir autrement que selon le schéma multiculturel habituel, hérité d'un vingtième siècle plus stable.

Le tableau suivant (en anglais) inventorie de nombreux cas, avec les conclusions qui ont découlé des investigations :  Other Lies and Deceptions | http://wikiislam.net/wiki/Fake_Anti-Muslim_Hate_Crimes_and_Other_Lies

Voici comment vont les choses. Je présente un descriptif en français du premier événement de la liste, en Australie, en juin 2010. Un officier de police de Sydney (Australie) est accusé de racisme et de violence verbale et physique, par Carnita Matthews, une musulmane qui conduisait à visage voilé.
Traduction :
«Une femme musulmane a accusé un officier de police de Sydney de "racisme" et a prétendu qu'il a physiquement tenté de retirer son voile durant une opération de contrôle de routine. Dans une interview fort émotive au canal 7, elle décrit en pleurs, la "peur" qu'elle a ressentie quand elle a fait face à cet officier haineux et agressif qui lui criait dessus. Le policier en question a par la suite été libéré de toute charge quand la vidéo de l'auto patrouille prouve qu'il ne l'a jamais touchée et qu'il est demeuré poli tout au long de l'échange. Lorsqu' invitée par le canal 7 à revenir expliquer ce que montrait la caméra, elle a décliné l'offre. Malgré que les accusations se soient avérées non fondées, elles soulèvent toujours le ressentiment au sein de la communauté islamique avec des messages texte nombreux (de type viral), décrivant l'officier de Police comme "ennemi d'Allah" (...) Elle [la femme musulmane] a échappé à la détention pour ses fausses accusations (...), affirmant que ce n'était pas elle sous le voile [de la vidéo] »(2)
et de racisme à son égard. La communauté s'empare de la chose sur les réseaux sociaux.
Cet exemple qui a fait les nouvelles en Australie fait ressortir que les femmes musulmanes ne devraient jamais conduire un véhicule à visage voilée ou couvert. Cela tombe sous le sens.

Tout ceci fait partie d'une application parmi d'autres de la taqqiya (manipulation, propagande, mensonge «pieux» et ruse) dans le combat mondial de l'islam politique expansionniste, pour l'établissement d'états unis islamistes dans le monde, comme au temps du prophète fondateur. Il faut savoir que le mensonge (la propagande) est une arme peu coûteuse. Voilà pourquoi l'occident, médias et autorités, devront penser autrement contre les radicaux qui mettent sous le joug, par la crainte, des citoyens musulmans ordinaires. Souvenons-nous aussi d'un cas récent de crime d'honneur nié jusqu'au bout.

AUTRES EXEMPLES.
Other Lies and Deceptions | http://wikiislam.net/wiki/Fake_Anti-Muslim_Hate_Crimes_and_Other_Lies

Ces exemples portent un nom : Taqqiya (3), la prudence, la ruse ou la tromperie et le mensonge permis pour l'avancement de l'islam politique , de la charia et de la Oumma (projet de la communauté d'états-unis islamistes et expansion mondial de l'islam), comme pour se protéger.

À LIRE AUSSI: 
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1.  Le cas a été présenté sur PointdeBascule.ca.
2.  Fake Anti-Muslim Hate Crimes and Other Lies.
3.  Voir John Esposito Les, Oxford Dictionary of Islam, Oxford University Press, 2003

samedi 31 août 2013

Que la charte de la laïcité sorte de sa burqa

Le projet de la charte sous la burqa doit se dévoiler. Tout le monde en parle, mais personne ne sait quelle en est la teneur. Le PQ est encore au concept, mais on lance des ballons pour tester l'opinion publique. Cela peut être un petit jeu risqué. 

CARICATURE : Charte à l'intérieur. Source : YaPasdPRESSE.blogspot.ca, 31 août 2013.

Qu'est-ce que l' «espace public»? D'abord la fonction publique gouvernementale. Une semaine plus tard on englobe les municipalités. Ensuite? Il y a une énorme différence entre la fonction publique (ballon initial d'il y a deux semaines) et futur, l'espace public (projet athée et agnostique), qui peut toucher jusqu'aux centres commerciaux, organismes subventionnés, la rue, les parcs, la location d'un local dans une institution communautaire, un stade pour un rassemblement sur la foi...

Qu'est-ce que la laïcité? Séparation de l'Église et de l'État? On l'a. Ou est-ce l'empêchement politique en devenir (potentiels députés et maires) pour les personnes influentes de conviction chrétienne, même sans aucun signe ostensible? Et selon la même logique des totalitarismes émergents, empêchement d'accéder à certaines professions pour ceux qui ont une foi avouée (juge, avocat, policier, agent de l'État, enseignement public, etc.)?

Qu'est-ce que la charte? D'abord une charte de la laïcité, puis tiens!... Mutation au cours des derniers jours: une charte «des valeurs» (Bernard DRAINVILLE). C'est tout autre chose et beaucoup plus restrictifs en matière de droits et liberté d'expression dans la paix. Cela peut aller jusqu'à la transmission de la foi entre les générations.

Pourquoi une charte de plus? Du point de vue des médias et de plusieurs groupes sociaux, en bonne partie, disent-ils, pour garantir l'égalité homme-femme (ou femme-homme?). Pourtant cette égalité existe déjà dans les chartes canadiennes et québécoises des droits. La réponse est donc ailleurs.

Alors quoi? L'actuel exercice constitue une approche de test pour mesurer l'opinion publique et savoir jusqu'où le PQ peut aller dans un premier jet. Mais à trop étirer l'exercice, cela devient malsain.

Qu'est-ce que la religion? Pour l'équité, il faudrait ajouter «idéologie» (politique, de parti) et «philosophie» et «spiritualités». Autrement, c'est purement et simplement contre les monothéismes. L'État s'établit alors effectivement le gestionnaire des «valeurs».

Une charte pourrait avoir quelque chose de bon pour établir des balises et conserver l'équilibre interne d'une société, pour éviter son morcellement et assurer un accès égal à tous, aux services publics. Mais si l'exercice est dévié par le lobby de l'athéisme ou par la gauche antichrétienne du MLQ, de Québec Solidaire, de la Franc-maçonnerie (loges, société initiatique politisée et pratiquant le prosélytisme) et des groupes semblables, alors, cela n'a plus rien à voir avec le «Québec libre». C'est le début d'un temps nouveau... Mais de quelle nouveauté s'agit-il? Nous le savons.

Que le projet de la charte sorte de sa burqa! Qu'on voit si elle est mariable.

vendredi 30 août 2013

La commission sur le «printemps érable» 2012 au Québec (la révolte des subventionnés)

La commission sur la crise du «printemps érable» 2012 au Québec, (la révolte des subventionnés) ne sera pas apolitique. Le commissaire Serge Ménard à Radio-X, a refusé de reconnaître que le Québec est une province canadienne, préférant parler d'un pays et après confrontation a accepté de dire, du bout des lèvres, pays «en devenir». Pourtant, globalement au Québec, environ 6 personnes sur 10 font le choix d'évoluer dans le fédéralisme canadien. Déjà, on voit que la commission sera teinté d'un projet politique particulier. Dans ce contexte, les manifestations peuvent recevoir une toute autre lecture. De plus, nous avons vu les signes, par les invitations et le ton, que ce sera davantage le jugement des interventions policières, que celui de ceux et celles (futurs professionnels national pseudo-social-démocrates rémunérés à 150$ l'heure et les subventionnés) qui ont investi les rues pour protéger leurs avantages sociaux, sous le parapluie syndical et anarcho-syndicaliste.

À Suivre...