vendredi 23 août 2013

Trois adolescents tuent l'ennuie en abattant un jeune homme qui passait par là

Si un blanc tue un noir, les médias concluent immédiatement au racisme. Nous apprenons que les deux premiers adolescents américains mis en accusation (âges de 15 et 16 ans), qui ont décidé de prendre pour cible un jeune athlète et de le tirer dans le dos à partir d'un véhicule automobile, étaient des jeunes de race noire. La victime était d'origine australienne et de race blanche. Cela ne prouve aucunement un motif raciste. Mais imaginez que l'inverse soit arrivé en lieu et place à Duncan aux États-Unis en ce triste 16 août, et que des adolescents blancs aient pris pour cible un athlète jogger noir... Qu'aurions-nous conclu?

Dans ces cas, les mêmes médias de gauche concluent immédiatement au motif raciste. Pourtant, beaucoup de blancs se tuent entre eux aussi et beaucoup de noirs tuent des blancs aux États-Unis aussi.

Trop souvent, les médias du Québec taisent une partie des faits de l'information par motifs idéologiques

Trop souvent, les médias québécois taisent une partie des faits de l'information par motifs idéologiques, car ils croient que nous ne sommes pas capables de faire la part des choses. Ils le font par exemple en taisant le nom d'un assassin, en n'affichant pas les photos, en utilisant une photographie d'un jeune adulte qui date de quand il avait 15 ou 16 ans, etc. Il y a quelque chose de malsain dans cette pratique fréquente de nos médias, particulièrement québécois, consistant à sélectionner l'information, volontairement dans le but de cacher une partie des faits, par motif idéologique. Dans des cas semblables à celui de Duncan, on dira simplement que ce sont deux adolescents et un complice. Et nous prendrons comme du cash leur version; ici, un simple désennuie pour tuer le temps ("for the fun of it"). Que le troisième complice soit un blanc ici, ne change rien à ce qui vient d'être écrit et qui constitue une pratique courante, le filtre de la thèse raciste, dès que la victime n'est pas blanche.

Dans les faits, il est fort probable, que la consommation de substances psychotropes (drogue) soit en réalité en cause dans ce jeu macabre, où le complice est un blanc. Voici un indice à mon sens:

«Selon ABC.net, les trois jeunes gens sont décrits comme "froids et insensibles". Lors de son arrestation, James Edwards, le plus jeune, est arrivé hilare dans le commissariat et a même esquissé quelques pas de danse»(1).

Le complice qui conduisait le véhicule, était l'aîné (17 ans).
_______________

1.   Deux adolescents américains abattent un joueur de baseball "juste pour s'amuser". France 24.com. 21 août 2013.
http://www.france24.com/fr/20130821-deux-adolescents-americains-abattent-jeune-sportif-samuser-tromper-ennui-oklahoma. Page consultée le 23 août 2013.

lundi 12 août 2013

«2016: Obama's America» (Documentaire, essai sur l'idéologie de Barack Obama)

Le film d'anticipation 2016: Obama's America (produit en 2012) est principalement basé sur le bestseller The Roots of Obama’s Rage (du NewYork Times), par l'intellectuel d'origine indienne, Dinesh D'Souza, auteur à succès et conférencier politologue réputé. 

Ce dernier a débuté comme analyste politique sous le mandant du président Ronald Reagan. Ayant passé les premières années de sa vie en Inde, dans un pays post-colonisé, D'Souza est en mesure de comprendre les influences dans lesquelles a baigné le futur président Obama en Indonésie (ancienne colonie) et à l'archipel d'Hawaii (annexé par les USA). Mais aussi, ce qu'a légué Obama père, le Kényan, à son fils dans une correspondance entretenue durant plusieurs années avec lui. Et sur ce qu'a ensuite transmis le réseau politique kényan du père, durant un assez long séjour qu'Obama y a fait en 1987, cinq ans après la mort de son père en 1982. L'auteur et analyste politique pense avoir trouvé la clé, dans l'autobiographie d'Obama, Dreams From My Father. Il a suivi ce fil conducteur des influences (éducation, amis, mentors, professeurs, père, pays de séjours ou résidence) ayant précédé la présidence. 

Dans son parcours, Dinesh D'Souza, ce nouveau citoyen et démocrate qui a été analyste politique démocrate, tente de comprendre les ascendants d'Obama avant la présidence et particulièrement, la grille de valeurs pour certaines de ses décisions et actions, en cours de premier mandat. Il suit la piste des influences et des amis et mentors précédant la présidence.

Les questions de D'Souza 


Quelle est la boussole d'Obama? Quels sont les «Pères» des rêves dont il se fait porteur? Sont-ils ceux de la constitution et de l'histoire américaine; une démocratie forte qui influence le monde? Est-ce le rêve de Martin Luther King? Ou a-t-il plutôt d'autres rêves? Quel est donc le fil unificateur entre
  • sa vie, mais surtout celle de sa mère qui se poursuit en Indonésie, pendant son retour pour son éducation à Hawaii, demeurant chez ses grands-parents?
  • ce qu'il a reçu comme enseignement et mentorat à Hawaii
  • son séjour au Kenya, quelques années après le décès de son père, durant lequel il rencontre les contacts de son père qui était un homme très politisé; conseiller politique jusqu'à son décès dans un accident d'automobile quand le fils Obama avait 21 ans?
  • et avec les enseignants universitaires, amis et autres figures qui l'ont influencé? 
D'Souza tente ensuite à partir des réponses obtenues de se projeter vers l'héritage prévisible en 2016, pour anticiper l'Amérique politique et idéologique qui sera laissé par Obama.

Et que sera l'héritage sociopolitique des États-Unis après deux mandats du président Obama?


Après une mise en place, on entre dans le vif du sujet avec des faits (éducation, rencontres, séjours, amis, contacts, mentors choisi par son grand-père, puis par lui-même à l'université, ...). D'Souza comprend, d'après l'autobiographie d'Obama, qu'il doit comprendre la méthode Barack Obama par son histoire personnelle, plutôt que via  le filtre habituel de l'histoire démocrate et de la poursuite du rêve américain.

Équipe de production


Vous pouvez être étranger et prospérer aux États-Unis, ce qu'a fait Dinesh D'Souza. C'est pour participer et contribuer à ce rêve que l'homme d'origine indienne a émigré en Amérique lorsque jeune homme, pour prendre part à cette liberté de choisir sa profession et d'agir sur sa propre destinée (liberté impossible en Inde avec les castes basées sur le karma et le reste). Le producteur qui se joint à D'Souza pour transposer l'enquête biographique en version documentaire, Gerald R. Molen, n'est pas un nouveau venu dans le monde du cinéma. Il a produit plusieurs films qui ont fait leur marque, parmi lesquels, Le Parc jurassique et Rapport minoritaire. Molen a aussi participé à la production de La Liste de Schindler et coproduit Rainman, primé d'un Oscar. Mais 2016: Obama's America se présente plutôt comme un documentaire recréant l'enquête, les recherches, les interviews, menées par D'Souza dans sa quête pour comprendre le président Obama, et qui a mené au livre The Roots of Obama’s Rage.

Nous ne savions presque rien d'Obama


Par exemple, nous entendons souvent qu'Obama n'a rencontré son père biologique qu'une seule fois, à l'âge de 10 ans. Mais ce que peu savent, du moins au Québec, c'est qu'Obama a plus tard entretenu une correspondance avec ce dernier durant 11 années, jusqu'à sa mort (Obama fils avait 21 ans lors du décès du père).

Nous apprenons que dans son séjour en «Indonésie», où il est déménagé avec sa mère et son beau-père Lolo, et lors de la vie de sa mère qui y demeure encore, alors que le jeune Obama est retourné à Hawaii pour vivre chez ses grands-parents, le jeune futur président était exposé à des sentiments particuliers face au capitalisme et aux anciens colonialismes.  À Punahou (Hawaii), Barack Obama fréquente une école où le programme scolaire véhicule un enseignement contre les Américains qui ont annexé l'archipel un siècle plus tôt (avant qu'une puissance orientale le fasse!); et aussi via un mentor qu'il aura jusqu'à la fin du collège.  De même, lors de son séjour au Kenya en 1987, suivant la mort de son père en 1982, ou dans sa correspondance avec ce dernier jusqu'à sa mort (Obama avait 21 ans en 1982), il se retrouvait en pleine période post-coloniale, empreinte de ressentiments. Nous apprenons aussi, qu'en pleine récession économique, Obama a pris le temps en 2010, de renvoyer aux Britanniques, un buste en bronze, de Winston Churchill, offert aux États-Unis par un gouvernement précédent. C'est une image forte quand on sait l'importance de la collaboration des Américains avec les Britanniques pour vaincre les Nazis et leur projet fasciste de domination mondiale, qui aurait forcément atteint l'Afrique aussi. Quels sont donc ces idéaux qu'Obama père a transmis à son fils, et auquel ce dernier fait référence dans le titre de son autobiographie Dreams From My Father (=«les rêves que mon père m'a transmis» et non «...Of My Father»=«les rêves que mon père avait»)?

S'il faut toujours en prendre et en laisser dans ce genre de documentaire d'enquête biographique, les producteurs ne sont certainement pas toujours hors-piste. Car ce n'est que sous un certain éclairage, que l'on pourrait enfin expliquer et mettre ensemble plusieurs des décisions inattendues du président, en nette rupture avec la logique démocrate.
  • Pourquoi, tout en dépensant plus que les présidents qui l'ont précédé, Obama a-t-il simultanément pris des décisions qui semblent être allées dans le sens de réduire l'influence ou le rayonnement des États-Unis? 
  • En quoi se distingue-t-il des démocrates qui l'ont précédé?
  • Comment sera l'Amérique d'Obama et l'État politique du monde en 2016 après deux mandats, avec un armement nucléaire en pleine expansion dans plusieurs pays instables, mais inversement des réductions majeures des défenses américaines pour se montrer enfant modèle? 
Les questions sont beaucoup plus nombreuses, bien au-delà de la sécurité nationale:
  • Programme de la NASA réorienté de façon surprenante, 
  • Restrictions à l'exploitation pétrolière en mer au large des côtes américaines, mais aide à l'Amérique du Sud, favorisant l'exploitation ... en mer, cette fois contribuant à enrichir les pays sud-américains touchés (fortement réfractaires aux Américains). 
  • Et ainsi de suite.

bande annonce en v.o.a, 2016 Obama's America

Les étapes de l’adoption du hijab par les étudiants de l’Université du Caire

Images et textes qu'on m'a fait parvenir en 2010. Ce n'est pas sans lien avec ce qui se passe en Égypte.

Voici quelques photographies de l’Université du Caire
Faculté des Arts – Département d’Anglais

Classe de 1959 
Université du Caire Faculté des Arts – Département d’Anglais, classe de 1959
Classe de 1978
Université du Caire Faculté des Arts – Département d’Anglais, classe de 1978
Classe de 1995
Université du Caire Faculté des Arts – Département d’Anglais, classe de 1995
Classe de 2004
Université du Caire Faculté des Arts – Département d’Anglais, classe de 2004

vendredi 9 août 2013

Égypte : la torture contre les non-musulmans une réalité en 2012-2013

Il existe bien des salles de torture contre les non-musulmans en Égypte, visant ceux qui manifestaient contre les Frères Musulmans, amis du Régime du président Morsi ou qui persistent à s'affirmer d'une confession chrétienne. La nouvelle de l'existence de ces lieux a été rapportée par des médias arabes durant une assez longue période au début de l'année 2013, avant d'être reprise par FoxNews au mois de mars seulement. Mais seulement après que les autorités égyptiennes aient confirmé que cela a cours, sous la main des extrémistes. Mais il y a plus inquiétant, car ces pratiques ont eu cours au su de la police et donc même sous un possible contrôle du président Morsi maintenant destitué. Pourquoi une telle réticence des médias occidentaux à diffuser une nouvelle déjà présente dans les médias arabes? Voici une des raisons, selon le site de Point de Bascule Canada.
«Les journalistes occidentaux n’arrivent pas à penser en dehors de leur propre cadre de référence. Ils trouvent difficile de croire et donc de rapporter [ce qu'ils croient être] les absurdités anachroniques qu’ils entendent. Fox News a décidé de rapporter la nouvelle des salles de torture des Frères Musulmans trois mois après que la nouvelle ait été omniprésente dans la presse arabe et ce, seulement après que des leaders musulmans l’aient confirmée» (Point de Bascule Canada, 2 août 2013).
LIRE LA SUITE sur Point de Bascule Canada
Les salles de torture des Frères Musulmans en Égypte (2 août 2013)
http://pointdebasculecanada.ca/articles/10003080-les-salles-de-torture-des-fr%C3%A8res-musulmans-en-%C3%A9gypte.html

LIRE la nouvelle, archives de FoxNews.com:
Egyptian mosque turned into house of torture for Christians after Muslim Brotherhood protest (26 mars 2013)
http://web.archive.org/web/20130327065742/http:/www.foxnews.com/world/2013/03/26/egyptian-mosque-turned-into-house-torture-for-christians-after-muslim/


Sites suggérés pour plus de nouvelles sur les radicaux islamistes

http://www.islamisation.fr/ (consulté le 9 août 2013)

http://pointdebasculecanada.ca/ (consulté le 9 août 2013)

lundi 5 août 2013

Retour du lobby du cannabis : nationaliser les drogues?

La véritable liberté ne se réduit pas à choisir son esclavage

Lire la version ABRÉGÉE
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/08/cannabis-haschisch-methamphetamines-et.html

L'élimination des interdits constitue, selon certains groupes de pression, lobbys et mêmes politiciens, le moyen de réduire le taux de criminalité... Vous voulez abaisser le taux de criminalité? Rien de plus simple: éliminez les articles de lois ou du code criminel ou réduisez les peines et poursuites, touchant un délit précis (ici les drogues)! Pourtant, si la légalité d'une chose et son contrôle par l'État et l'éducation garantissaient sa protection contre le milieu criminel, alors pourquoi avons-nous la corruption et la criminalisation dans le marché public de la construction au Québec, particulièrement dans la grande région de Montréal? On le voit, le problème est beaucoup plus complexe. En France par exemple, déjà en 2004, le cannabis était présent dans 1 accident mortel de la route sur 5. L'âge de la première consommation y était en moyenne de 13 ans. Et présentement, au Québec, ce sont les comprimés vendus à moins de 5 dollars l'unité qui ont la cote auprès des jeunes (méthanphétamine et autres). L'État va-t-il vouloir aussi légaliser cette merde en comprimés vendue aux enfants et aux adolescents? La facilité d'accès à une drogue interdite est l'un des arguments fréquemment utilisés pour la promotion de la vente libre du "pot" (cannabis, marijuana). Alors logiquement... Notre jeunesse est en DANGER.
(Texte entièrement refondu :  2013-08-05)

Au cours d'une émission d'opinion radiodiffusée, un auditeur téléphonait pour affirmer qu'il consommait du cannabis, quelques joints quotidiennement depuis des années, et qu'il n'avait pourtant développé aucune dépendance. (Rires). Il démontrait pourtant ainsi qu'il ne pouvait pas passer 1 jour sans consommer.

1)  L'argument de l'impossible contrôle de la consommation

jeudi 1 août 2013

Quand un État s'approprie les enfants par l'éducation

Endoctrinement politique des enfants : un État précurseur, le IIIe Reich. Participation des studios Disney dans la propagande antinazie durant la Seconde Guerre mondiale

J'ai trouvé le lien vidéo d'un court métrage d'animation (court métrage) intitulé «Education for Death» produit par les studios Walt Disney sur une page web abordant la question des Jeunesses hitlériennes (1). Évidemment le film est très américain. Mais il faut savoir qu'en 1943, il y avait déjà eu la guerre de 1914-1918 dont l'Amérique du Nord et l'Europe se souvenaient encore. Et surtout, les intentions d'Hitler dans la guerre en cours étaient évidentes, non plus uniquement de se libérer du joug économique, mais aussi de dominer le monde. Ce film dénonce l'endoctrinement politique des jeunes par l'État allemand, dès l'enfance et avec la complicité du système d'éducation, ouvrant la place à tous les abus. 


Si le professeur ne portait pas nécessairement la croix gammée (une caricature), par contre les enseignants étaient très encadrés idéologiquement dans l'enseignement dispensé aux enfants. Ils devenaient vraiment des agents de l'État avec des livres scolaires précis, pour la transmission d'un contenu idéologique socio-politique.
«Les nazis voulaient s’occuper eux même de l’éducation des enfants et ils soustrayaient volontairement l’enfant à l’autorité parentale. Ils prennent d’ailleurs en charge les enfants dès l’âge de huit ans. Hitler et les nazis voient en la jeunesse de son (sic) pays l’avenir, l’avenir de la race arienne et le futur de la nation. Des millions de jeunes sont enrôler (sic) de forces (sic) dans les rangs de la HitlerJugend. A partir de 1936, l’adhésion de la jeunesse à la HitlerJugend fut rendu (sic) obligatoire. On voulait que les enfants soit  (sic) éduqués physiquement, spirituellement, psychologiquement et socialement» (2). 

Je vous invite à aller plus loin que l'aspect caricatural du court métrage. Pensez plutôt à ceci. Ces techniques ont vraiment existé dans une démocratie (parti élu qui a ensuite changé les règles) et une société scientifiquement en avance sur plusieurs points:
  • éducation politique orientée des enfants avec la prise en charge de leur éducation le plus tôt possible
  • manipulations et pressions exercées jouant sur le besoin humain d'acceptation par le groupe (comme lorsque les religions sont comparées en classe dans le cours d'Éthique et culture religieuse au Québec)
  • intégration des théories scientifiques à l'endoctrinement politique des enfants de 10 et même 8 ans
  • etc.
Bientôt, dès l'âge de 8 ans par le système d'éducation, 10 ans, via les Jeunesses hitlériennes, les enfants étaient amenés à penser comme le Parti et l'élite du National Socialisme. Le court métrage tient compte de ces faits.

«Education for Death»,  (Éducation à la mort), Youtube: http://youtu.be/tzQD5XpiKJ8
Produit par les studios de Walt Disney, court métrage, janvier 1943.
Réalisé par Clyde Geronimi. Inspiré du livre Education for Death : the Making of the Nazi, écrit par Gregor Ziemer





Toutes ces manœuvres «éducatives» ou d'endoctrinement sont encore possibles, dans une démocratie, si elle est en réalité dirigée par une élite en partie élue et en bonne partie non élue. Lorsque nous voyons un État qui s'efforce par tous les moyens de s'approprier la pensée politique et spirituelle des enfants dès leur plus jeune âge, même au préscolaire, ce qui revient en quelque sorte à
  • «Nationaliser» les enfants (tous les aspects de leur éducation), 
  • en les coupant le plus possible de l'influence des parents, pratiquant la technique de l'altération du lien parents-enfants,
  • et que l'idéologie politique commence à se propager via le système d'éducation en vue de la nation ou d'un nouveau paradigme sociopolitique en devenir,
alors il y a lieu de s'interroger sérieusement.



Dans le IIIe Reich,
  • l'État tentait d'apprendre aux jeunes enfants à ne plus penser comme leurs parents, mais comme le Parti. C'est la technique de l'altération du lien parents-enfants, pratiquée entre autres encore aujourd'hui par certaines sectes et certains politiques radicaux ou en voie de le devenir. Sur les affiches de propagande politique et dans les livres, des sourires et des jeunes épanouis ou extasiés, comme dans un nouvel Eden. 
  • On leur enseigne aussi que selon la loi de l'évolution appliquée à l'humain, les plus forts sont ceux qui réussiront à imposer leurs valeurs au monde (divers niveau de lecture incluant la force de la connaissance, la supériorité de la «race aryenne», etc.).
  • Selon cette même logique du parti du National Socialisme, démocratiquement élu, l'Allemagne en est venue à avoir un programme pour l'élimination des plus faibles ou malades (euthanasie des malades nécessitant des soins prolongés, même si des enfants). La maladie est associée à l'infériorité et nuit à la force nationale.
  • On exploitait le complexe du sentiment d'un peuple minoritaire dans l'Europe (contexte européen de l'entre deux guerres), plus facile à véhiculer, ce complexe du peuple dominé par l'étranger, après les dures contraintes et sanctions imposées à l'Allemagne, suite à la défaite de la Première Guerre mondiale.
  • L'État en vint à prendre à sa charge l'éducation idéologique des enfants dès que possible, l'éducation à 8 ans avec de nouveaux manuels scolaires spécialement préparés pour que l'enfant intègre parfaitement l'opinion qu'on voulait que l'enfant ait à l'âge adulte et les Jeunesses hitlériennes dès 10 ans. 
  • Lorsque la pensée ou le caractère d'un jeune n'allaient pas dans la bonne direction, les pressions de ses pairs agissaient en classe, via une subtile manipulation psychologique. L'enfant avait intérêt à adhérer aux «bonnes» valeurs, et non plus penser comme ses parents.
  • L'ingérence d'un contenu politique orienté (valeurs d'un parti mutées en contenu scolaire), dans le système d'éducation, a été rendue possible quand, avec la complicité des enseignants qui devenaient ainsi des agents du pouvoir politique élu démocratiquement, on a accepté que l'école devienne un lieu de transmission des valeurs du Parti politique ou d'une élite particulière. L'école déviait ainsi de son rôle premier.
  • Une religion politique laïque a remplacé le christianisme. L'État définit le bien et le mal. La Bible est méprisée parce qu'écrite par des hommes, mais remplacée par un livre et des discours d'hommes.
  • Le peuple, présumé ne plus savoir comment voter intelligemment, il fallait imposer une direction plus autoritaire à la nation, par l'élite qui elle, sait ce qui est bon pour le peuple.


LIRE AUSSI:
Garderie Les Petits prolétaires
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/06/la-petite-chenille-bleue-emprisonnee.html

Histoire en questions - Les Jeunesses hitlériennes
http://www.histoire-en-questions.fr/deuxieme%20guerre%20mondiale/allemagnenazie-vie-jeunesse.html

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1.  La participation des studios Disney dans la propagande anti-nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Court métrage sur les Jeunesses hitlériennes. Ajouté le 10 avril 2013.
http://disneyandww2.wordpress.com/tag/jeunesses-hitleriennes/  Page consultée le 1er août 2013.

2. Même source. À noter que l'auteur de la page n'a probablement pas pour langue première le français ce qui expliquerait les anomalies grammaticales.

dimanche 28 juillet 2013

L'Égypte entre loups et hyènes politiques : y aura-t-il une solution en 2013 ?

28 JUILLET 2013. Les choses ne vont pas bien en Égypte. Nouveau président destitué par la cour constitutionnelle et l'armée. Crise économique. Risque d'éclatement et même de guerre civile. Imaginez. La base de l'économie était fondée sur le tourisme, mais qui penserait visiter l'Égypte dans le contexte actuel? L'islam politique a rendu la chose pire qu'avant. On a fui l'enclos des loups ou des lycaons (régime Moubarak), mais on s'est retrouvé dans l'enclos des hyènes (projet en marche de Morsi selon les événements et la constitution de 2012). Impossible de dormir tranquille. Mais que s'est-il passé? YapasdPRESSE.blogspot vous propose une métaphore. (Dernière mise à jour: 27 août 2013).

Une métaphore pour expliquer ce qui se passe en Égypte

Je vous propose une illustration. Imaginez qu'un grand syndicat de travailleurs de la construction s'élise un chef avec un mandat précis. Le mandat de ce dernier consiste à renouveler la charte de la corporation, et l'adapter à une nouvelle réalité du marché. Il doit dans son mandat, ne pas oublier d'unir tous les emplois spécialisés représentés et être équitable et juste pour tous; en faire le syndicat de tous les employés. Il doit aussi restructurer du point de vue financier. Mais le leader, élu sur cette base, agit rapidement pour favoriser ses amis qui proviennent du même secteur d'activité que lui, s'appuyant sur une majorité assurée. Il amende une première fois la charte existante pour consolider son poste en se soustrayant à la surveillance du comité qui l'a embauché. Puis, voilà qu'après quelques temps, il omet volontairement le grand objectif voulant que la nouvelle charte devait unifier tous les métiers spécialisés représentés. Il s'empresse de poser les jalons qui accordent la primauté à son clan, pour les prochaines décennies, malgré les contestations. Les administrateurs qui ne sont pas de son secteur professionnel, minoritaires, contestent en démissionnant publiquement. Rien n'y fait. Les travailleurs eux-mêmes, les cotisants (incluant des travailleurs de la même profession du nouveau leader), réclament le retour aux urnes. La raison triple:
- en établissant ses amis comme privilégiés de la charte, le mandataire élu n'a pas rempli les obligations relatives à la raison de sa nomination en poste, qui le légitimaient dans sa fonction; une charte équitable pour tous;
-  et en ne redonnant pas une santé financière au groupe,
-  mais plutôt en détériorant le fonctionnement et la confiance de plusieurs travailleurs,
Il a outrepassé trois volets prioritaires de son mandat.

En modifiant la charte pour consolider son poste, il a tenté de se soustraire à son mandat initial. Lui continue pourtant de prétendre que le syndicat demeure le syndicat de toutes les travailleurs spécialisés représentés et qu'il faut simplement se parler. Mais il devait tenir compte de tous, ce qu'il a volontairement omis quand toutes les parties étaient à la table et même quand elles ont dénoncé l'injustice.

Que dirions-nous, si nous devions juger son rendement? 

Nous dirions que ce leader est soit de mauvaise foi, soit carrément incompétent ou manipulé ou sinon sous la menace des gens de sa spécialité envers qui il une dette morale. Cet important syndicat ne pouvant plus opérer normalement, et pour le bien de tous, on en arriverait, par les mesures d'exception prévues, à démettre le leader de ses fonctions en vue de retourner en élection, pour qu'au moins, soit sa légitimité soit confirmée en assemblée, soit il soit remplacé par un qui livrera ce qui avait été demandé. C'est ce qui se passe en Égypte, depuis le renversement du gouvernement Moubarak. 

De la métaphore syndicale au régime politique de l'Égypte

Pour expliquer l'image :

  • le syndicat, c'est le régime. 
  • Le leader élu pour un mandat précis, c'est le président Morsi.
  • La charte, c'est la charte égyptienne qui devait être changée pour être plus juste et équitable que la précédente. 
  • Les travailleurs des multiples spécialités représentées au syndicat, ce sont les Égyptiens de toutes allégeances (partis politiques, groupes de croyances religieuses, groupes politico-religieux, laïcs, hommes, femmes, ...). 
  • La structure financière, c'est l'économie qui devait être remise sur les rails. 
  • Le nouveau chef syndical, c'est le nouveau leader qui a accepté la charge présidentielle, conditionnelle à une juste réforme, mais il a choisi de représenter les sunnites, son groupe religieux et majoritaire et les Frères musulmans avec leur projet d'états unis islamistes, sachant que les votes des élus iraient pour un état islamiste, et malgré que le mandat reçu était inverse. Il a sciemment établi son groupe religieux à la tête du pays, via la constitution de décembre 2012, donnant primauté à la charia, en précisant que c'est la charia sunnite avec sa jurisprudence des derniers siècles.  
  • Tout ceci, malgré les sorties publiques de l'opposition et le fait qu'il devait proposer une charte pour tous les Égyptiens. 
  • Il a changé les clauses de son mandat (ne plus être redevable à la surveillance) en profitant du vote majoritaire des élus sunnites. Les élus non sunnites ou sunnites modérés ont été bafoués dans la rédaction de la charte et après les événements de novembre 2012. 
  • En dernier recours: il a fallu que la cour constitutionnelle prenne les mesures extraordinaires prévues en ce genre de situation, pour déclarer la non-légitimité de la nouvelle dictature naissante (autoritarisme pseudo-démocratique), avant que le régime s'installe pour un siècle. C'est précisément cette délibération des juges, que les partisans de Morsi ont  voulu bloquer le 2 décembre 2012, en empêchant carrément les juges de la Cour suprême constitutionnelle de siéger en vue d'examiner et de statuer sur la constitutionnalité de l'assemblée qui aurait détourné le mandat démocratique reçu:

«Dec. 2 — Islamists protest outside the Supreme Constitutional Court, blocking judges from entering to rule on the legality of the constituent assembly» (AP, July 01, 2013), (1)
Faut-il rappeler que c'était avant l'adoption de la charte qui a donc été imposée, via un pseudo-référendum servant de paravent aux manoeuvres politiques qui avaient cours depuis plusieurs mois.

Deux principales lectures qui s'opposent

Et maintenant, chez les contre-manifestants en colère et récemment à mi-mots (juillet 2013), du côté du gouvernement d'Obama, on a parlé de "légitimité" démocratique en faveur du président Morsi. MAIS, il faut plutôt s'apitoyer sur le fait que le président Mohamed Morsi a détourné le mandat pour lequel il a été initialement élu, comme dans la métaphore qui précède. Le livrable attendu ici était une constitution renouvelée, plus juste et plus équitable que la précédente sous Moubarak, pour TOUS les Égyptiens. Sinon, si le mandat est purement électoral (interprétation du gouvernement Obama?), donc un mandat distinct de l'obligation d'une meilleure constitution, alors cette "légitimité" comme ils l'appellent, n'irait-elle pas logiquement avec le déchu du gouvernement précédent, Hosni Moubarak, qui tout comme Morsi, s'appropriait à de mauvaises fins, la constitution d'un pays.

Hyène tachetée. Crédits image : Les Champions de la nature.
Selon l'interprétation d'une "légitimité" sans obligation de livrer une saine et juste constitution, l'un ne vaut pas mieux que l'autre et l'enclos des loups étaient peut-être préférable à l'enclos des hyènes (2). Selon cette éventualité sans égard au livrable de la constitution, le régime Moubarak serait tout autant légitimé que le régime de Morsi, puisqu'il lui est antérieur. Dictateur pour dictateur...

Y a-t-il une solution pour l'Égypte en 2013?

Voilà pourquoi le leader Morsi a été destitué par la plus haute cour et l'armée en faveur du peuple (3), du moins temporairement. Temporairement, car il reste une solution. Le retour en élection le plus rapidement possible et avec une réelle transparence et dans un ordre exemplaire. Mais il faudrait à mon avis, parler alors d'une élection sur la base d'un projet de rafraîchissement constitutionnel; une charte rajeunie et épurée sur laquelle le peuple se prononcerait. Ce serait un projet de charte déposé et expliqué par chacun des partis, ainsi qu'un plan de redressement économique. Il ne faut plus de vote en blanc (face à un document vide qui peut contenir n'importe quoi) dans lequel le peuple donnerait encore une fois et sans preuves tangibles, un appui trop naïf à un leurre comme le dernier projet de société pour «tous les Égyptiens». Tous les Égyptiens se prononceraient sur des projets concrets devant eux.

LIRE Aussi

La nouvelle face de l'Égypte

30 JUIN 2013

Key events in Egypt's revolution and transition
30 juin 2013
  • Un rappel des événements qui ont mené à l'actuel désaveu majeur du président Mohammed Morsi.
  • Portez une attention spéciale au 30 juin 2012 (comparez au 22 novembre de la même année) et en général aux mois de novembre et décembre 2012.
  • L'article ne parle pas cependant, du contenu de la constitution qui demeure le problème majeur, en tant qu'assise de toutes les lois de la nouvelle politique
Une majorité de musulmans dans le monde favorable à l'application de la charia
30 avril 2013 (RTL avec AFP)


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1.  AP. Egyptians' massive anger unleashed. 2013-07-02 [au sujet de l'accès bloqué aux juges, le 2 décembre 2012]
(traduction libre : «2 décembre - Des islamistes protestent à l'extérieur de la Cour suprême constitutionnelle, empêchant les juges d'y accéder pour se prononcer sur la légalité de l'assemblée constituante»)

2. Contrairement à la croyance répandue d'animal charognard, les hyènes tuent elles-mêmes 90% de ce qu'elles mangent. En groupe, elles peuvent arrêter dans sa course une antilope de 200 kg et la tuer pour ensuite la dévorer, selon Les Champions de la nature. Les hyènes constituent une société matriarcale.

3.  L'armée s'est ajustée à la volonté populaire, même lors du renversement de Moubarak. Ce n'est donc pas une armée vendue à ce dernier.