vendredi 10 août 2012

L’ASSÉ, UN SYNDICAT ? Le Registraire des entreprises enquête

ET ON PREND ENCORE LES CITOYENS DU QUÉBEC POUR DES IMBÉCILES

L'association qui se disait syndicat: c'est comme le flic du mail des Galeries de la Capitale qui se dirait «police provinciale». Donnez-moi de l'oxygène.

Scène du film Paul Blart : Mall Cop (Le flic du mail)
Sur cette image: Kevin James   © Sony Pictures
Premièrement, il est notoire que cet enregistrement de l'organisme  en tant que syndicat est erroné ou potentiellement frauduleux, alors que l'ASSÉ est une association (y a-t-il eu fausse déclaration?). Les journalistes du site web du Journal de Montréal en ont fait de cette nouvelle significative dans le contexte de 2012, un petit encarté en fin d'article online (en ligne). Faut-il y voir la So-so-so, solidarité syndicale qui voile les yeux des hérauts de la "vérité" (les journalistes)?

«L’ASSÉ, UN SYNDICAT ? Le Registraire des entreprises embêté (1)»

Un tel sujet devrait tenir sur sa propre page web (article distinct) à lui seul mais se retrouve en fin de page web comme les "faits divers".

Deuxièmement,

jeudi 9 août 2012

Enquête : Éthique journalistique à Radio-Canada?

Une Société d'État qui opère des réseaux d'information et de divertissement ne pourrait se permettre d'être partisane et de pratiquer la rétention d'information (la mettre en réserve), en prévision de la couler dans un but stratégique, à un moment ciblé en vue de nuire ou aider un parti politique

Le faux raisonnement du traitement des révélations, qu'elles soient fondées ou non, par le journaliste d'enquête de la SRC en date du mercredi 8 août 2012 est le suivant: on ne pourrait, dit-on, s'empêcher sur la base des élections (période électorale), de dévoiler de l'information sur un possible scandale politique, sous prétexte de nuire ou aider à un parti politique. Sauf que le problème éthique du traitement de l'information n'est PAS LÀ, mais il est le suivant. Un éventuel journaliste d'une Société d'État comme CBC / SRC qui ferait volontairement de la rétention d'information en attendant de la couler à un moment opportun comme la période électorale ferait preuve

1) soit d'opportunisme (agir par intérêt pour sa cote ou celle de la Société)
2) soit de stratégie partisane, donc inacceptable (manquement éthique) pour la Société d'État qui doit être une référence en neutralité
3) soit d'un manque total de professionnalisme ou 
4) soit d'un manque de compétences ou 
5) toutes ces possibilités combinées.
Il pourrait même s'agir d'une action violant la Loi électorale du Québec (volontairement nuire ou aider un parti en période électorale avec des ressources financières ou humaines).

Des questions éthiques en journalisme se posent

Depuis quand la SRC avait-elle l'information et depuis quand cette information était-elle validée et produite? La Société a-t-elle fait preuve de diligence dans le traitement de l'information, ou a-t-elle volontairement attendu le déclenchement de la période électorale pour la divulguer?

Si la SRC avait l'information depuis peu, il n'y a pas de scandale (ex. depuis 2, 3 ou 4 semaines). On peut comprendre que la Société publique avait besoin de temps pour valider et produire son émission. Mais si cette information stratégique a été mise en réserve comme "arme stratégique" partisane de la Société pour un moment opportun en vue de nuire à un parti politique ou en protéger un autre, ou de mousser sa cote, alors on peut parler de possible scandale journalistique, voire médiatique. 

Supposons par exemple l'inverse. Imaginez que la Société d'État aurait eu, par exemple, de l'information nuisible au Parti Québécois et à Pauline Marois depuis le printemps ou le début de l'été, mais qu'elle ait attendu des semaines, la course électorale pour la diffuser. Les journalistes verraient-ils les choses sous le même angle, que lorsque le Parti Libéral du Québec est visé? Cela ne fait pas de moi un Libéral de poser la question.

Je n'ai malheureusement pas entendu de journalistes ou d'animateurs s'élever contre cette possibilité de

mercredi 8 août 2012

Étudiants en grève : suspension des bourses d'études

DEMANDONS LA SUSPENSION DES BOURSES D'ÉTUDES POUR LES ÉTUDIANTS QUI OPTERONT POUR LA GRÈVE, CALCULÉ EN FONCTION DU NOMBRE DE JOURS DE NON-ACCÈS AUX INSTITUTIONS.

Les bourses d'étude sont destinées à des étudiants qui étudient. Elles ne constituent pas un fond de grève. Les étudiants en service social de l'Université de Montréal (UdeM) ont voté la reconduction du boycott des cours à la rentrée 2012; ce qu'ils appellent la "grève". Les 61 membres de l'association étudiante (AÉSSUM) présents, soit moins de 10 pourcent (!), ont voté la poursuite de leur pseudo-grève. Or, si c'est une grève, diminuons les prêts et bourses en proportion du nombre de jours des institutions fermées
«Après deux heures et demi d'assemblée, 33 étudiants ont voté pour la reconduction, 26 ont voté contre et 2 se sont abstenus. Le taux de participation a ainsi atteint 9,6%» (1). 
Par so-so-so solidarité, les étudiants dits "en grève" devraient ne PAS recevoir les prêts et surtout les bourses. Ceux-ci sont des programmes pour étudiants aux études et non des fonds de "grève" pour les étudiants d'un des pays les plus riches au monde.

Un moyen efficace de le faire pourrait être de dispenser les bourses en versements mensuels dans le compte bancaire de l'étudiant, un peu comme une allocation échelonnée sur l'année scolaire. Ainsi, des sommes pourraient être retenues si un étudiant manque un certain nombre de cours ou abandonne avant la fin.


L'argumentaire de certains enseignants importe peu

Dans le cas des enseignants qui ne veulent pas enseigner on devra bientôt faire appliquer la même médecine. 

Refus d'être disponible au travail => pas de salaire. 

C'est la règle partout et les apprentis-grévistes ne devraient pas faire exception.
«Quelque 200 professeurs et enseignants de cégeps et d'universités réunis lundi matin à l'UQAM ont présenté un manifeste signé par 2000 professionnels de l'enseignement d'un peu partout dans le monde. Ils y dénoncent le projet de loi 78 (aujourd'hui loi 12), qu'ils qualifient de «féroce» et de «liberticide». Les signataires refusent d'être contraints à appliquer une loi qu'ils désapprouvent» (2).

Que la loi 78 soit, ou non, contestée ou contestable n'est pas le point ici. Selon le principe: pas de disponibilité au travail, pas de salaire. Cela s'applique normalement par exemple aux employés de la fonction publique qui ne peuvent accéder à leur lieu de travail lorsque des collègues d'autres corps d'emploi sont en grève. Ils doivent alors se rendre à un point de rencontre secondaire pour la prise des présences et l'attente des directives pour la journée.

Voilà ce à quoi s'attendent de plus en plus les contribuables, de la part de ceux du corps enseignant qui refuseraient de se présenter à un point de rencontre établi par l'employeur pour prendre les présences quotidiennes. 

Les principaux payeurs de taxes et impôts commencent en effet à se lasser de l'incessant bal masqué de ces futurs professionnels qui ne leur feront pas de rabais pour les services spécialisés dans le futur. Votre futur dentiste, physio-thérapeute, pharmacien, ou avocat, ne vous fera pas de rabais dans les prochaines années, même si la complicité du système vous floue en leur donnant les prêts et surtout les bourses d'études depuis des mois en 2012.

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1.  Émilie BILODEAU et Gabrielle DUCHAINE. Grève: les étudiants passent au vote. La Presse.ca, 7 août 2012.

2.  Même référence.

samedi 28 juillet 2012

Pacte de "non-agression" électorale entre partis, est-ce éthique?

Élections, Québec 2012. LA COLLUSION DES POLITICIENS
Nous apprenions récemment qu'il existe une entente d'exclusivité territoriale entre les partis Québec solidaire et Option nationale (1). De tels pactes de "non-agression" électorale entre partis politiques relèvent de cette pratique qui consiste en des ententes entre les adversaires habituels, afin de ne pas présenter de candidats dans un comté pour l'un des partis. En échange, le parti favorisé dans un territoire ne présente pas de candidats dans un autre comté (ou profite d'un autre avantage, comme renforcer un autre comté). L'idée consiste à ne pas nuire à un concurrent d'idéologie proche afin de ne pas diviser le vote et de ne pas favoriser l'élection d'un adversaire commun (2). Tous les partis y ont recouru à un moment ou l'autre. Mais cette pratique pourrait soulever quelques questionnements. Peut-elle, par exemple, consister en une sorte de détournement de l'intention initiale de la démocratie québécoise?

Jean-Martin AUSSANT de
l'Option nationale, nouveau
parti reconnu par le DGEQ, le
31 octobre 2011.
J'ai beaucoup de difficultés avec cette pratique. Pourquoi? Parce que ces pactes me rappellent ce qui se passe dans d'autres activités et qui est spécifiquement interdit par la loi. Au niveau des activités économiques, ces ententes de collusion qui visent à conserver des prix plus élevés et protéger des territoires sont sous surveillance et même interdites. Par exemple, au Québec, une compagnie d'asphaltage ou de bétonnage ne peut conclure d'entente avec un compétiteur pour dire plus ou moins: «Reste dans ton territoire et je ferai de même. Comme cela, on ne se nuira pas mutuellement». Cela est clairement interdit pour toutes sortes d'activités commerciales (ex. déneigement)  et services (ex. génie-conseil). D'où en partie, la naissance de "pseudo-consortiums", par exemple au niveau des firmes de consultants (il y a de vrais consortiums pour compléter les expertises et des faux pour s'entendre "légalement" sur les prix).

Appliquée à l'exercice des élections d'un État, est-ce que les pactes excluant la compétition seraient soudainement blanchis? À mon sens, cela ressemble à un contournement douteux, une forme de "bypass", profitant d'un vide juridique pour changer le résultat démocratique final. Cela me semble du tripotage politique qui profite de ne jamais avoir été remis en question. Pour prendre une autre image, c'est comme installer une déviation entre le système électrique et le compteur du fournisseur du service, pour changer le résultat. À mon sens, appliquée au politique, cette pratique relève d'une tradition qui gagnerait à être changée... Mais probablement que ces pactes, au lieu d'être publics, seraient simplement conclus en secret.  Mais il faut au moins en souligner l'aspect manipulateur qu'ils représentent en constituant un détournement; genre de "bypass" électoral.

_______________
1.  Émilie BILODEAU. Québec solidaire et Option nationale signent un pacte de non-agression. La Presse, 25 juillet 2012.

2. QS. Entente entre Québec Solidaire et Option nationale. Point de presse du 25 juillet 2012

vendredi 27 juillet 2012

Vote collégial et universitaire; un problème secondaire?

Le problème du vote étudiant lors des possibles élections provinciales coïncidant avec la rentrée scolaire 2012 au Québec, serait-il réel ou imaginaire (amplifié par les adversaires du PLQ)? Selon une version populaire, un vote au début septembre aurait pour effet de nuire au vote étudiant. Ceux-ci ne pourraient pas voter dans la ville de leurs parents (pour ceux qui y demeurent encore une partie de l'année). À première vue, c'est une petite montagne à surmonter, de devoir s'enregistrer pour voter aux autres occasions prévues par la loi et dans une autre section de vote

Relativiser

Sauf que ces mêmes étudiants ciblés résident au moins 8 mois par année à l'extérieur de leur ville ou village d'origine, ce qui nous donne au moins 8 mois sur 12, ce qui fait... [bruit de calcul] 66,7%. Ouais... Donc, la probabilité qu'un étudiant ne puisse PAS de toute façon voter dans la ville des parents, quelle que soit la date du vote, est déjà de 7 sur 10.  La loi électorale, article 3 prévoit qu'un étudiant puisse être considéré comme domicilié dans la section de vote où il étudie et donc y voter. Pas de quoi, à déchirer sa chemise ou en pleine crise d'hystérie, à jeter son Ipad dans une grille d'égout pluvial,  pour un vote en septembre...

Juillet et août étaient exclus

D'autre part, les citoyens et médias auraient reproché au PLQ d'aller en élections en pleine période de vacances estivales (juillet et août). Donc, il faut bien prendre une décision. Elle est stratégique je l'avoue pour le PLQ, car les étudiants votent probablement plus à gauche, soit PQ ou QS par exemple. Sauf que l'obstacle n'est pas très grand, la loi offrant des dispositions pour voter dans la section de vote de résidence temporaire en période d'année scolaire. 

Vote en ligne risqué avec les pirates informatiques, genre "anonymousses" 

Pour ce qui est du vote en ligne, on y repensera. Du moins tant que les systèmes informatiques ne seront pas plus performants pour résister aux pirates informatiques débutants ou intermédiaires. Les "anonymousses" (Anonymous et hybrides québécois) pourraient vous geler des options de vote et on serait dans le trouble... Ils ont prouvé que point n'est besoin d'être crack d'informatique pour paralyser des sites publics. Suffit d'avoir des recettes et méthodes.

Reste le problème possible de la mobilité réduite des étudiants...

On entend les étudiants qui envient les bureaux de vote des résidences communautaires de personnes en perte de mobilité ou malades...

Alternative: qui sait, à part aller chercher les handicapés et les personnes âgés à leur domicile pour aller voter, les partis politiques devraient peut-être offrir la navette aux étudiants aussi. Ce n'est pas nécessairement une farce. Un vote vaut un vote.


Tout compte fait, le vote post-secondaire engendre peut-être un problème secondaire.


Bonnes élections!

mercredi 25 juillet 2012

Étude : Les taux de suicide, un aperçu, 1950 à 2009


Source du résumé : Statistique Canada (1)

En 2009, le suicide s'est classé neuvième comme principale cause de décès au Canada, mais chez les jeunes âgés de 15 à 34 ans, le suicide était la deuxième cause de décès, précédé uniquement par les accidents. Au cours de l'année 2009, on a enregistré environ 238 000 décès au Canada, dont 3 890 étaient imputables au suicide.

Un total de 202 adolescents âgés de 15 à 19 ans s'est suicidé en 2009. Bien que le taux de suicide de ce groupe d'âge soit demeuré relativement stable au fil du temps, les suicides sont à l'origine d'un plus grand pourcentage de décès parmi les adolescents.

En 2009, près du quart (23 %) de tous les décès dans ce groupe d'âge étaient imputables au suicide, soit plus du double du pourcentage de 9 % observé en 1974. Cette différence est principalement expliquée par le déclin des accidents mortels dans ce groupe d'âge pendant la même période.

Bien que le suicide soit la deuxième cause de décès parmi les adolescents en 2009, c'est dans le groupe d'âge des 40 à 59 ans qu'on a enregistré la majorité des suicides. Environ 45 % de tous les suicides ont été enregistrés dans ce groupe d'âge, en comparaison de 35 % chez les personnes âgées de 15 à 39 ans et de 19 % chez celles de 60 ans et plus.

Au Canada, le taux de suicide pour les hommes est plus de trois fois plus élevé que le celui des femmes. Au cours de l'année 2009, 2 989 hommes se sont suicidés, ce qui se traduit par un taux de 17,9 pour 100 000. Parmi les femmes, 901 suicides ont été enregistrés. Cela représente un taux de 5,3 pour 100 000.

Bien qu'il soit plus probable que les hommes meurent à la suite d'un suicide, les femmes sont de trois à quatre fois plus susceptibles de le tenter. Par ailleurs, les femmes sont 1,5 fois plus souvent hospitalisées pour des tentatives de suicide que les hommes.

En général, les personnes mariées étaient les moins susceptibles de se suicider comparativement aux célibataires, aux veufs et aux personnes divorcées. Chez les hommes, le taux de suicide le plus élevé a été noté chez les célibataires, tandis que pour les femmes, c'est chez les veuves qu'on a observé le taux le plus élevé.


[...]

Par le passé, dans les années 1950, les taux de suicide étaient relativement stables, puis ils ont augmenté régulièrement depuis les années 1960 jusqu'au début des années 1980. Le taux a atteint un sommet se situant à 15,1 décès pour 100 000 en 1983. En 2009, il a reculé pour passer à 10,7.

_______________
1.  Statistique Canada. Étude : Les taux de suicide, un aperçu, 1950 à 2009. Le Quotidien. 25 juillet 2012
https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/120725/dq120725a-fra.pdf

lundi 23 juillet 2012

L'étrange Anders B. Breivik: un an depuis le drame norvégien

C'était le 22 juillet 2011. L'étrange Norvégien, Anders Behring Breivik, tuait 77 personnes, dont huit dans un attentat à la bombe à Oslo et 69, lors d'une chasse à l'homme meurtrière sur une petite île. Dans cette histoire, il ne faudrait pas trop chercher de logique. Les faits et les photos et déclarations de son manifeste, semblent indiquer un être narcissique, calculateur et conscient de ses actes, mais par moment incohérent.

Anders Behring Breivik
dans un costume rituel
du type Franc-maçon.
Source : le manifeste
idéologique du tueur, 2083
écrit sous pseudonyme

Après avoir atteint la petite île d'Utoeya en embarcation (l''île sert de camp d'été),   Breivik en était descendu le 22 juillet 2012 pour se mettre à tirer à vue puis dans une chasse à l'arme militaire, sur des jeunes rassemblés pour un camp de courte durée (une retraite) sur la petite île. Il leur était pratiquement impossible de s'évader, à moins d'atteindre un bateau à la nage. La chasse morbide et sans pitié a duré de longues minutes en raison du temps d'intervention des policiers.

Dans un manifeste de 1500 pages préalablement préparé (avant les évènements) pour expliquer son attentats à caractère idéologiqueAnders Behring Breivik se décrivait lui-même comme un chrétien doutant de l'existence de Dieu et ne priant pas. Par contre, Breivik y affirmait à la fois la suprématie de la culture "chrétienne" européenne (en tant que culture politique) et la fierté de ses origines de culture nordique païenne. On le voit sur la photo ci-contre, dans un costume cérémoniel d'un culte maçonnique (Franc-maçonnerie). La page couverture de son manifeste écrit sous un pseudonyme, porte les signes d'un ordre de templiers franc-maçons ainsi que la mention latine connue «Templique Solomonici». Breivik n'a jamais regretté son geste idéologique depuis, ni voulu utiliser une défense sur la base de non-responsabilité pour raisons psychologiques.


page couverture du manifeste «2083» d'Anders Breivik écrit sous pseudonyme Andrew Berwick

























Le 22 juillet 2012, les Norvégiens ont commémoré le premier anniversaire des évènements pour affirmer la victoire de la démocratie et de l'équilibre sur le radicalisme meurtrier. Un millier de jeunes se sont rassemblés sur l'ìle d'Utoeya pour une cérémonie officielle et 50,000 Norvégiens dans le centre d'Oslo pour un concert de Bruce Springsteen.

[photo de l'homme armé retirée]