mardi 5 juin 2012

Anonymous attaque une radio de Québec

ANONYMOUS: SES LIMITES EXPOSÉES ET EXPLIQUÉES (VOIR AUSSI LES NOTES ET LIENS EN FIN D'ARTICLE)

NdA : Quand un collectif se permet de dire à une majorité ou même une minorité, ce qui est bon pour elle en lui indiquant qu'elle est conne, en se permettant de voler et diffuser des données privées et de me menacer moi ou tout groupe tout aussi légitime qu'eux, et  avec un masque en plus (summum de la lâcheté), permettez-moi de l'appeler "La Chose". Non ce n'est pas une erreur par ignoranceSi cela peut offusquer certains lecteurs, c'est simplement que nous n'avons pas la même compréhension ni de la démocratie, ni de la liberté d'expression, ni de la vie privée, ni de la social-démocratie. Nous pouvons dire nous aussi: Nous n'oublions pas, même si par contre nous sommes capables de pardonner.

Le weekend qui vient de se terminer, la Chose (Anonymous) s'en est prise au mouvement citoyen de Québec qui tente,

samedi 2 juin 2012

La Grande dérape étudiante inquiète l'ex-ministre Jacques Brassard

La grande dérape idéologique étudiante inquiète celui qui a occupé des fonctions importantes au PQ. Pour le chroniqueur et ex-ministre sous le Parti Québécois, Jacques Brassard, une grande partie d'une nouvelle génération d'étudiants n'a pas été renseignée sur le fait que la démocratie dépend d'un État de droit (une référence) qui encadre la société. Cela inclut les tribunaux et d'autres institutions comme le système judiciaire et les lois pour tous. Les élections ne suffisent pas. En Égypte, en Tunisie et dans les pays arabes, il y a eu des renversement de régimes et des élections récemment, mais pas davantage de démocratie (qu'Anonymous en prenne note). L'ex-homme d'état trouve cette ignorance extrêmement inquiétante pour notre futur collectif au Québec. 


Source AUDIO : Jacques Brassard en entrevue
MAURAIS Live, CHOI Radio X, (1)

«Je pense que, et cela ça m'inquiète beaucoup et je dirais même que ça m'angoisse, parce que dans une démocratie c'est capital, c'est la base même, c'est le fondement même d'une démocratie, c'est que, une bonne partie de notre jeunesse ne sait absolument pas ce qu'est ce qu'on appelle l'état de droit. Il n'y a pas de démocratie sans état de droit. Donc l'état de droit, qui veut dire que la société est régie par des lois et que tout le monde est tenu de se soumettre à ces lois.» Jacques Brassard, 30 mai 2012 (2)

Jacques Brassard, ex-ministre sous le PQ
Crédits photo:  Le Blogue Jacques Brassard

SVP faire suivre aux "Anonymousses". Ces lois pour la cohésion sociale et une société juste sont pour TOUS et leurs institutions s'appliquent même à des élus potentiellement corrompus, comme en fait foi la Commission Charbonneau que nous oublions en raison du dérapage médiatique entourant le conflit étudiant. En démocratie, il faut une référence commune, avec des valeurs justes (morales, éthiques, ...). Le contraire explique les dictatures avec des élections où l'on change de tyrans (ex. passer de la dictature laïque d'un homme à une dictature collégiale religieuse, un certain printemps en Égypte). Les références morales, éthiques et autres déterminent quelle sera la qualité de la démocratie. Imaginez que chacun se mette à décider si, en fonction de ses priorités et urgences à lui, ou de son estime de soi personnelle, s'il doit ou non stopper son véhicule à un ARRÊT, ou respecter un feu de signalisation, ou frapper une personne... La qualité de vie dans une démocratie dépend directement de son cadre de valeurs d'où découlent ses lois et règlements, sa justice, etc. Cette ignorance serait-elle en partie le fruit du relativisme (c'est bien pour toi, c'est mal pour moi) véhiculé depuis la dernière Réforme scolaire? Probablement. Pauline Marois devrait logiquement porter une partie de la responsabilité de ce qui est sa création.

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1.  Lecteur AUDIO: http://rms.radiox.com/player/radiox3/default.aspx?extraitid=102376&spc=CHOI

2.  Jacque BRASSARD, interviewé dans  MAURAIS Live (Rediffusion), CHOI Radio X, 30 mai 2012.

La Grande dérape: des élèves de 7 ans scandent des slogans syndicaux

DES futurs «ANONYMOUSSES» ?

Des jeunes de première année du primaire (âge 6 à 7 ans) ont scandé des slogans syndicaux. Mais avant de présenter ceci, Choix Radio-X de Québec a interviewé des jeunes d'une école polyvalente (école secondaire) qui manifestaient cette semaine à Québec, de toute évidence, briefés par des leaders et fort  probablement même par des enseignants. On constate que comme la CLASSÉ (Coalition large de l'ASSÉ) et les associations étudiantes collégiales et universitaires, ils idéalisent des systèmes européens, de manière vague et dévalorisent les solutions nord-américaines (la clip apprise). Ils ignorent que dans plusieurs pays européens, la part des contribuables de classe moyenne aux programmes de l'État (impôts sur le revenu + taxes) est de 50% ou même 60% de leurs revenus. La gratuité est un mythe qui a la peau dure. Pour ces adolescents, être "le meilleur", c'est la gratuité mur à mur et être "le pire" c'est facturer une partie des coûts réels. Ils ne considèrent pas l'ensemble de l'économie des pays "modèles". 

Une Polyvalente en "grève"? CHOI Radio X FM 98,1 de Québec
MAURAIS Live (Rediffusion) émission du vendredi 1er juin 2012, (1)
Pour l'extrait sur les élèves du primaire, le curseur à 10:19 env.

Un auditeur du nom de Serge faisait partie d'une sortie de 3 groupes d'élèves du primaire, comme accompagnateur. Il a entendu des élèves d'un groupe de 7 ans (sont-ils des "Anonymousses"?), scander des slogans syndicaux:  «So-so-so, solidarité!» (et peut-être «zolida'ité!»). L'auditeur qui écrit au studio de Radio-X croyait d'abord à un chant de groupe tel que nous en avons tous faits dans le contexte de sorties d'élèves en autobus scolaire, mais il a constaté à sa grande surprise, que les enfants reprenaient des slogans syndicaux.

C'est la Grande dérape!  Le nom qui devrait rester pour désigner la crise étudiante devenue un fourre-tout en 2012 au Québec. Vivement, que les enseignants aient un ordre professionnel et un code d'éthique. Le même phénomène a été vécu dans une activité organisée par une maison des jeunes (autres organismes subventionnés). Il devient maintenant plus qu'évident que les jeunes du Québec reçoivent un enseignement politisé, parfois même un endoctrinement politique avec la complicité d'enseignants et intervenants sociaux sans intégrité et sans le minimum de neutralité. Et nous payons collectivement pour cette déconstruction.
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1. Émission  MAURAIS Live, vendredi 1er juin 2012, CHOI Radio X, FM 98,1
Page du 1er juin 2012 : http://www.radiox.com/archive/maurais_live/01/06/2012/
Lecteur audio : http://rms.radiox.com/player/radiox3/default.aspx?extraitid=102564&spc=CHOI

vendredi 1 juin 2012

ColRouge.com menacé par une cellule d'Anonymous

Surprise du jour en ce 31 mai 2012, le mouvement citoyen Colrouge.com, né en un jour [en vue des élections probables de 2012], est tellement populaire dans la région de la Capitale du Québec, que son hébergeur, une jeune entreprise, a reçu des menaces de ce qui pourrait être une cellule d'Anonymous. L'entreprise a décidé, pour la sécurité des données de ses clients, de demander au FM93,3 de Québec de transférer son hébergement vers un autre serveur. Il n'en fallait pas plus pour cette menace envers l'hébergeur du site

Voici les menaces (fautes d'orthographe incluses) qui attendaient ce matin, l'entreprise qui hébergeait le site Colrouge.com durant ses 2 premiers jours d'existence:


La population de la région de la Capitale du Québec en a eu marre de voir la minorité de la rue détourner la démocratie de la majorité depuis plus de 100 jours. Elle a répondu en masse à l'initiative d'un animateur d'une radio privée régionale. Deux jours après sa création, le site rassembleur Colrouge.com avait déjà dépassé le cap des 20,000 appuis pour son projet de "Député Académie" qui vise à faire élire un indépendant pour représenter la majorité silencieuse à l'Assemblée nationale de la province de Québec.

Des adhérents au mouvement n'auraient pas apprécié le succès de cette liberté citoyenne d'association, contrairement à ses propres manifestes où la liberté et le choix du peuple semblait occuper une place importante... Il semble que le projet soit en face d'une menace d'une cellule québécoise de l'entité Anonymous (ou d'une usurpation, du moins, avec le même résultat).

Mon point de vue (avis)
Avis aux anarcho-syndicalistes 
Rebâtir le Québec en travaillant 4 jours de 7 heures par semaine (28 h), moins 10 heures d'envoi et lecture de textos, ça va être long.


Deux fichiers AUDIO

mercredi 30 mai 2012

Québec (Colrouge.com): un indépendant pour la majorité silencieuse

Le "grand tintamarre" a réveillé la majorité de la région de la capitale du Québec

Devant la "démocratie représentative" de la minorité qui prend la rue et se donne un accès direct aux ministres depuis plus de 100 jours pour contourner la voie de la majorité, se lève une population exaspérée de  la grande région de Québec (Capitale du Québec). Une station de radio de Québec amasse plus de 17,000 appuis en 24 heures chrono, via l'initiative Colrouge.com (1), (16,924 appuis à 7h24 et 17,374 à 8h08 aujourd'hui le 30 mai 2012). Le test visait depuis hier matin le 29 mai et sous l'initiative de l'animateur Sylvain Bouchard, à mesurer le potentiel de la grande région de Québec pour se donner un député indépendant qui représenterait une tranche importante de la société qui ne peut pas passer son temps à manifester dans les rues ou à voter à l'infini, sur les réseaux et se sent flouée par ceux qui bénéficient des subventions payées par elle. Cela prendrait la forme d'une sorte de "Député Académie" pour trouver rapidement un(e) indépendant(e) qui parlerait pour la majorité silencieuse à l'Assemblée nationale, MAIS, sans être lié par la ligne d'un parti politique.

(NOTE: ColRouge.com a été créé par des personnes tierces à l'initiative d'une radio privée située dans la ville de Québec. Comme le nom de domaine n'a pas été réservé après la démarche initiale, je l'ai acquis pour qu'il soit éventuellement réactivé. Si vous désirez racheter ce domaine, il peut vous être cédé sous conditions de respecter l'esprit du contenu et de la démarche. Vous pouvez communiquer à l'adresse courriel dans la section Contact. Gilles B. 2017-10-11).


AUTRE texte: ColRouge.com menacé par une cellule d'Anonymous

L'exemple d'Amir Khadir qui, seul élu de son parti, fait le combat pour l'extrême gauche (tendance communiste) et a occupé beaucoup de place dans les médias depuis environ deux à trois ans, a convaincu les citoyens de la région de la ville de Québec de se résigner à l'idée d'appuyer un(e) député indépendant(e). C'est la voie rapide pour une voix à l'Assemblée nationale et sur la place publique, sans passer par un parti officiel. Il reste à confirmer le comté, peut-être celui de Vanier.

Le (la) député indépendant(e) serait une
sorte de Coeur Vaillant (Braveheart)
démocratique. Photo: Braveheart, image
modifiée par YapasdPRESSE.Blogspot
(30 mai 2012)
Le mouvement citoyen RCR - Rassemblement des cols rouges (un clin d'oeil à RCR - Réanimation cardio- respiratoire)  vise non pas à créer un parti politique de plus, mais à se donner un(e) député; une sorte de tireur d'élite  politique ou de "Coeur Vaillant", qui travaillerait avec acharnement pour représenter la majorité des "cols rouges", la classe moyenne, qui doit aller travailler pour nourrir leurs familles ou payer les services pour ceux qui ne peuvent le faire (ou ne le veulent pas!).  Ce sont aussi ceux qui doivent étudier et se former ou qui ont travaillé dur pour développer le Québec dont nous héritons. Ces "cols rouges" n'ont pas le temps d'aller manifester dans les rues à 14h (2 heures de l'après-midi) le mardi, puis cinq ou six fois par mois et se sont sentis frustrés des bientôt 4 mois de monopolisation du débat sur la hausse des frais de scolarité par un détournement de la démocratie via la rue. C'est par la rue et par les manifestations perpétuelles, qu'une minorité a démontré qu'elle pouvait faire reculer à quelques reprises le gouvernement, même contre l'opinion de la majorité dans citoyens. L'anarchie des derniers mois et le "grand tintamarre" des  manifestations derniers jours (casseroles), aura réveillé la classe moyenne qui est souvent aussi la majorité silencieuse. Ce sont ceux pour qui les hausses de taxes associées au "tout gratuit", impactent directement sur l'économie familiale et donc sur les libertés de choix en divers domaines.

Action citoyenne du RCR - Rassemblement des Cols Rouges
Capture d'écran d'une section de la page Colrouge.com, le 30 avril 2012


Qui se qualifie comme "col rouge"? On peut lire les douze points, une sorte de manifeste, sur la page du mouvement né en un jour: RCR - Rassemblement des Cols Rouges Il reste cependant que seul les citoyens du comté retenu pourront voter, mais les autres pourront supporter la démarche de diverses façons.
Capture d'écran d'une section de la page Colrouge.com, le 30 avril 2012, à 19h02 (7:02 P.M.)
AUTRE texte:

ColRouge.com menacé par une cellule d'Anonymous


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1.   http://www.colrouge.com (inactif 2015)

dimanche 27 mai 2012

Beauté de la jeunesse et séductions sociopolitiques

CES SOURIRES QUI TUENT

Nous avons tort de sous-estimer les courants idéologiques anarchistes ET autres qui menacent la stabilité du Québec. Pourquoi? Parce que ceux-ci ont leurs propres règles fluides et changeantes en plus, comme une sous-culture montante à qui le monde entier appartiendrait. Le chroniqueur Richard Martineau (1) du Journal de Montréal, comme une majorité de Québecois, n'a pas discerné que l'actuel conflit étudiant concernait déjà, avant le boycott des cours, par la CLASSÉ (Coalition large de l'ASSÉ, Association pour une solidarité syndicale étudiante), une remise en question d'un système  (2) et non PAS uniquement d'un parti dont certains élus et financiers sont potentiellement corrompus. Il n'a pas compris que le phénomène actuel n'a pas besoin de 50 pourcent plus un pour déstabiliser l'État et tenter d'imposer la négociation d'un agenda social et politique.


Beauté de la Jeunesse
Nicolae Ceaușescu (1936)
À l'âge de 18 ans, Nicolae avait
la beauté et l'énergie de la
jeunesse. Son parcours militant
et politique fera de lui le célèbre
dictateur du régime communiste
de Roumanie. Crédits photo:
Wikipedia.

Ceux qui organisent les manifestations depuis plus de 100 jours, directement ou en coulisse, ont compris. Ce sont ceux à qui profite l'État-providence offert sans condition (exemple: aide sociale à 18 ans pour ceux qui ont la capacité de travailler mais ne cherche ni à le faire, ni à se former; ex. les artistes subventionnés à vie même lorsque millionnaires, les étudiants chroniques ou permanents-étudiants, ex. l'État qui subventionne la dysfonction en agissant à répétition comme coussin, de sorte que les gens ne vivent pas les conséquences réelles de leurs théories ou de leurs mauvaises décisions ou désordres, etc.).

Dans son texte du 26 mai 2012, Richard Martineau écrit:
«Oublions la menace d’un retour du communisme, qui était réelle en 1968, mais qui ne l’est plus maintenant» (3).
Il a tort parce qu'ils n'ont pas besoin de 50 pourcent plus un des votes. Pour lui, dans la suite de son opinion, la menace c'est le parti Québécois ou la montée de la CAQ de Legault et Deltell. Mais il y a un risque (j'espère me tromper) beaucoup plus grand d'instabilité sociale par ceux qui ont prouvé avoir le temps de manifester à répétition.

Voici pourquoi la montée du communisme et autres utopismes sociopolitiques ne sont pas écartés par défaut

1.  Les idées utopistes d'extrême gauche (socialisme) sont revenues OU ont progressé. Les gens croient faire mieux que Lenine (URSS), Castro (Cuba) ou Ceaușescu (Roumanie) comme on le voit dans la rue et dans les réseaux sociaux. Est-ce en raison de la composition des Québécois qui n'est plus du tout la même qu'en 1960-70 ? Est-ce un système d'enseignement (éducation) où la gauche serait sur-représentée (tous les étudiants postsecondaires ont eu, ou ont, des cours d'histoire et de philosophie dont le contenu pourrait être politisé)? Ou est-ce dans la formation même des futurs enseignants ? Les acclamations répétées de la foule aux idées de révolte exprimées par le porte-voix Gabriel Nadeau-Dubois dans son discours typiquement socialiste d'extrême gauche du 7 avril 2012, confirment une mutation (4). Les quelques centaines d'auditeurs ne se "réveillent" pas; ils en redemandent plutôt. 

2.  L'approche anarchiste change la règle de représentation.  La différence en 2012, versus les années 1960-70 est dans le préfixe anarcho (de anarchie ou anarchisme), comme dans anarcho-syndicalisme, anarcho-communisme ou dans Anarchopanda, la nouvelle mascotte de la junte étudiante. Ils n'ont pas besoin de 50 pourcent plus un pour imposer d'entendre leurs idées et leur(s) manifeste(s) ou de tenter d'imposer la négociation. Ils pratiquent une forme de bypass sociopolitique, au détriment des citoyens qui suivent les règles de la vie en collectivité. Il leur suffit de prendre la rue, comme le rappelle la  caricature par André-Philippe Côté du samedi 27 avril 2012 (Journal le Soleil et LaPresse.ca).
caricature par André-Philippe Côté du samedi 27 avril 2012 (Journal le Soleil et LaPresse.ca)

Et avec la collaboration naïve de nos médias qui les "plug" gratis en plus (point de départ de la manif, heure, ordre du jour comme casseroles, la thématique, etc.)...

Avec 2% ou 3% de la population du Québec et même moins qui veut imposer un changement à la majorité et qui a tout son temps pour manifester (contrairement à la majorité silencieuse), il est possible de nous déstabiliser collectivement. Petit calcul, M. Martineau: avec plus de 8 millions de population, 1 pourcent de gens prêts et disponibles à la contestation d'un gouvernement durant des jours, ça donne 80,000 personnes. Donc, ils peuvent alterner (moi cette semaine, toi la semaine prochaine, etc.) et cela suffit à paralyser un État. À 1/2 de un pourcent de la population de la province de Québec, il en reste 40,000 et ça fonctionne encore pour des mois, avec des contestataires permanents (subventionnés par le système!) qui se relaient dans la rue, par tranche de 1000, 2000 ou 3,000). Même pas besoin de se fatiguer. Divisons maintenant 1/2 de un pourcent par 3 pour mettre en proportion la région de Montréal, il en reste encore plus de 13,000 qui peuvent se relayer ainsi. Mais connaissant la structure sociale de Montréal, ils sont probablement capables d'aligner 20,000 insatisfaits qu'on peut qualifier de "permanents" (disponibles sur une base régulière) pour paralyser l'économie d'une ville, la métropole du Québec.

3.  Ils ne suivent pas vos règles. Un peu comme une nouvelle culture, c'est ainsi qu'il faut les considérer. Avez-vous remarqué, chers chroniqueurs et journalistes, qu'ils ne suivent pas les règles (propre de l'approche anarchique actuelle, carré noir) et ne combattent donc pas avec les approches habituelles. Ils méprisent le lobbying enregistré, les consultations publiques, la légitimité des élections (au Québec). Ils font fi des lois, des ordonnances des tribunaux, des règlements municipaux, des lois spéciales, de leurs engagements pris au départ des manifestations. Ils renient les conclusions des négociations.

4.  Leurs "armes secrètes" sont
-  la beauté de leur jeunesse
-  leurs yeux doux et leur politesse (apparente) mais au double-langage
-  la manipulation à leurs avantages égocentrique des chartes des droits
- leur réseautage sans frontière même avec des pirates informatiques (ex. appuis d'Anonymous) et avec d'autres groupes de contestation)
- la réinterprétation de l'histoire, par exemple, les étudiants dans la rue qui comparent les évènements actuels à la chute du Mur de Berlin qui était la chute du communisme; système économique pourtant chéri par l'ASSÉ.

Un des meilleurs exemples de ces charismes politiques et des sourires qui tuent est le dictateur communiste bien connu sous son surnom de Pol Pot (de: Political Potential). Celui-ci était à la tête des Khmers Rouges, entité communiste responsable de la disparition de 2 millions de Cambodgiens.

Les sourires qui tuent: L'un de ceux-là était Pol Pot 
(surnom qui lui vient probablement de Political Potential)

5.   Ils ont une élite pour eux : des représentants payés par les médias d'État, donc une représentation avec accès directs aux médias et dans l'Éducation et la formation des futurs enseignants.  Pensez à tous ces enseignants des sciences humaines qui les ont appuyés même après les offres négociées du 5 mai. Contrairement aux marxistes-léninistes ou  aux maoïstes québécois des années 1970-1980 qui étaient vus par la majorité, comme des bizarres, eux ont leurs élites: professeurs des sciences humaines (particulièrement les cours de philosophie et d'histoire ou sociologie), même parmi ceux qui enseignent les futurs enseignants depuis des décennies, des animateurs d'émissions à la Société Radio-Canada (SRC ou CBC francophone) ou une oreille dans divers médias (même TVA -LCN- devient conviviale et les admire). L'histoire partagée par la grande majorité parmi la nouvelle génération d'enseignants post-secondaire au Québec, est teintée de marxisme-léninisme (Éric Bédard en fait mention), sans que le nom de ces doctrines y soit mis de l'avant. De la même manière que l'on vous vendrait une automobile, en prononçant le moins possible ce mot associé à la pollution. De leur côté, les gens des chaînes de nouvelles continues des médias agissent soit comme idiots utiles (= idéalistes manipulés par les groupes extrémistes) ou pour certains, agissent comme de vrais complices (sachant où ils vont et la propagande qu'ils font. Ils y croient, je ne dis pas qu'ils le font par méchanceté). Que des journalistes chroniqueurs professionnels ne voient pas cela me dépasse.

6.  Leur idée de démocratie participative est séductrice (voter sur tout en tout temps ou plutôt au meilleur temps pour bypasser la majorité) même si elle avantagerait nettement ceux (les bénéficiaires des subventions et de l'aide sociale de l'État) qui sont moins occupés à produire un travail ou à soutenir une famille. Personne ne comprend en plus, que cette forme de consultation en continue serait aussi contestable que la démocratie actuelle en cas de divergence d'opinion. S'ils ne respectent pas la majorité actuelle, pourquoi les futures minorités les repecteraient? Réponse: parce qu'eux utiliseront la violence à bon escient (violence économique?).

7.  Leur méfiance (sinon rejet) des intitutions va en droite ligne avec l'héritage de la montée de l'individualisme coïncidant avec la "Révolution tranquille".

Ils ne sont pas manipulés par les syndicats, mais je dirais plutôt qu'ils les ont utilisés, mais ne suivent pas la règle de cette vieille garde. Ils profitent du coaching, du support logistique, du conseil juridique et stratégique, et de l'aide financière (ex. location de salles pour leurs réunions) mais pour mieux ensuite se détacher des vieilles figures syndicales qu'ils balanceront après un certain nombre de mois ou d'années. L'ASSÉ a des vues plus radicales que nos syndicats actuels qui savent que le conflit perpétuel ne paie pas. Elle et ses partenaires se croient "purs" et légitimes de diriger le peuple, même s'il fallait suspendre la liberté de presse et d'expression des opposants et la paix sociale pour y parvenir. Ils ont cependant oublié que les syndicats sont eux-même atteints par la corruption  qui a des entrées dans le monde politique (ex. marché public de la construction). Les syndicats et les associations étudiantes n'ont pas le monopole de la vertu.

Les choses ne vont pas bien au Québec...

Les choses ne vont pas bien au Québec, particulièrement dans sa métropole, Montréal. Mais peu le voient. Nous préférons voir les beautés extérieures et l'énergie et l'assurance de la jeunesse revendicatrice à l'excès. «Comme ils sont mignons et engagés» (dans leur crise) disent plusieurs. Il y a un fort potentiel d'une guerre idéologique permanente dont l'arène serait la rue et nos institutions publiques. Je ne dis pas qu'ils le font par méchanceté. Je pensent que plusieurs croient que leurs motifs sont purs et sans faille. D'autres par contre, savent où ils vont et quelles sont les étapes. Mais quand ils toucheront à l'argent ou au pouvoir, la vraie nature des uns et des autres se révélera ...

Les gens qui se joignent aux étudiants et à ce mouvement de révolte ne font pas la différence entre sanctionner un gouvernement en suivant un processus et des règles, et d'autre part le renverser. Faudra-t-il à l'avenir aller en élection chaque fois que 10 pourcent de la population sera insatisfaite de sa situation socioéconomique? Ce n'est pas cela, notre démocratie.

Mais je crois que les temps ont changé, comme si nous étions à l'aube d'une nouvelle culture qui a de quoi inquiéter, car à la fin, ce seront les violents et les rusés qui profiteront, si nous ne nous donnons pas des mécanismes de défense. C'est la loi de l'évolution que vous chérissez.

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1.  Richard MARTINEAU, Avec Aron. Chronique Franc-Parler, Journal de Montréal, 26 mai 2012.
http://www.journaldemontreal.com/2012/05/26/avec-aron

2.  Extrait du discours de Gabriel NADEAU-DUBOIS, de la CLASSÉ, le 7 avril 2012:
«Notre grève c'est pas l'affaire d'une génération, c'est pas l'affaire d'un printemps. C'est l'affaire d'un peuple.  C'est l'affaire d'un monde.
Notre grève c'est pas un évènement isolé. Notre grève c'est juste un pas, c'est juste une halte, le long d'une route beaucoup plus longue.
Notre grève, elle est déjà victorieuse (...) parce qu'elle nous a permis de voir cette route-là; celle de la résistance.
Il est là le vrai sens de notre grève. 250,000 personnes ça sort pas dans la rue parce que ça ne veut pas payer 1625 dollars de plus.
Il est là le sens de notre grève, dans la durée, dans la poursuite demain de la désobéissance. Nous avons planté ce printemps, les graines d'une révolte qui ne germera peut-être que dans plusieurs années.»
 (Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSÉ, Coalition large de l'ASSÉ, extrait transcrit par YapasdPRESSE, du Discours Nous? du 7 avril 2012), (4).

3.  Richard MARTINEAU, Avec Aron. 26 mai 2012.
http://www.journaldemontreal.com/2012/05/26/avec-aron

4.  NOUS? Gabriel Nadeau-Dubois (Intégral)
discours Nous?, VOX, 7 avril 2012


samedi 26 mai 2012

L'après-crise étudiante et ses maux de tête

PRENEZ ASSÉPIRIN ! Ou un autre acide ASSÉtylSALIcylique (acétylsalicylique) ou de l'ASSÉtaminophène (acétaminophène).

Le problème avec l'actuelle crise basée soit-disant sur les frais de scolarité  (sco-hilarité car ce n'est pas la cause principale qui a déclenché les hostilités de l'ASSÉ syndicaliste, mais  l'anticapitalisme), c'est que la classe moyenne se fait berner. Les étudiants auraient dû accepter les offres du 5 mai 2012, qui bonifiaient celles déjà intéressantes du 27 avril. Si la classe moyenne (les parents) avait eu droit de vote sur l'offre, celle-ci aurait passé haut-la-main. C'était une offre gagnant-gagnant, alliant indexation des frais et soutien adapté aux besoins. Résultat du rejet de l'offre : la société québécoise s'est embarquée dans une galère. Même le gel des frais ne suffit plus. Comble de l'illogisme, il y a des gens qui manifestent côte à côte et qui ne sont pas d'accord entre eux sur nombre de points, sans même le savoir. Pourquoi? Parce que les manifestations ont démarré et persisté avec un enjeu beaucoup plus grand que les frais de scolarité post-secondaires.

ASSÉPIRINE aide à soulager les maux de tête
causés par l'anarchisme et les idéologies très
résistantes. Crédits: Gilles B/YapasdPRESSE
26 mai 2012.
Ces groupes qui ont lancé les hostilités ont de quoi donner mal à la tête. Et les partis qui rêvent de prendre les commandes de ce Québec-là, évaluent mal les enjeux idéologiques qui le déstabilisent depuis plus de 100 jours. L'ouverture et la liberté imposent-elles d'être sans défense ou idiots? Si nos corps étaient sans mécanisme de défense, l'espèce humaine aurait disparu, car nous serions morts dès notre première année de vie. De même, dans nos sociétés, nous devrions préserver des mécanismes de défense contre des systèmes étrangers.

Déjà, L'ASSÉ avait refusé de participer aux consultations de la  nouvelle ministre de l'Éducation du Québec en 2010 et avait même occupé les locaux de cette dernière; intimidation avec vandalisme, rien de moins! En avril et mai 2012, le même porte-parole sous la Coalition large de l'ASSÉ (CLASSÉ), extension temporaire créée spécifiquement contre la hausse des frais et pour la "grève" générale (1), avait l'arrogance de défier le gouvernement de "dialoguer".

Le vrai déclencheur = le rejet du "système" 

Le vrai déclencheur, c'est  le rejet du système dans son ensemble. Oui mais lequel? Dans les faits, la contestation se modifie au jour le jour, comme un virus en mutation.

Mais déjà, dans son discours du 7 avril dernier, le plus connu "porte-parole" de la CLASSE a confessé que même dans une ère post-Charest (même après le PLQ au pouvoir), la bataille de l'ASSÉ (vaisseau mère de la CLASSÉ) persistera.

«Notre grève c'est pas l'affaire d'une génération, c'est pas l'affaire d'un printemps. C'est l'affaire d'un peuple.  C'est l'affaire d'un monde.
Notre grève c'est pas un évènement isolé. Notre grève c'est juste un pas, c'est juste une halte, le long d'une route beaucoup plus longue.
Notre grève, elle est déjà victorieuse [...] parce qu'elle nous a permis de voir cette route-là; celle de la résistance.
Il est là le vrai sens de notre grève. 250,000 personnes ça sort pas dans la rue parce que ça ne veut pas payer 1625 dollars de plus.
Il est là le sens de notre grève, dans la durée, dans la poursuite demain de la désobéissance. Nous avons planté ce printemps, les graines d'une révolte qui ne germera peut-être que dans plusieurs années.»
(Gabriel Nadeau-Dubois, de la CLASSÉ, Coalition large de l'ASSÉ, extrait du discours Nous? du 7 avril 2012), (2).

Ce «demain» et ce «plusieurs années» projettent incontestablement jusque dans l'ère post-Charest. C'est le carburant de l'ASSÉ qui est en guerre contre le capitalisme et contre notre forme de démocratie. La vraie cause pour eux, ce n'est pas les frais de scolarité, mais "le système" au grand complet. Les madames et les enfants qui manifestent avec le sourire en tapant sur des casseroles ne savent pas dans quelle engrenage idéologique (anarcho-syndicalisme et anarcho-communisme) nous avons mis le pied.

Car les causes qui se côtoient dans la rue ne sont pas toutes égales et pacifistes. Le gentil panda (mascotte apparue récemment sur l'intiative d'un prof de philosophie) porte le nom d'Anarchopanda (anarcho de anarchie ou anarchisme). De tels groupes sont entre autres pour l'abolition de la propriété privée et du salariat (autrement dit, les plus vaillants travailleront pour les autres). Mais ils sont suivis par les autres associations étudiantes et maintenant par des gens qui ne voudraient pourtant PAS voir notre système verser dans l'anarchie ou la guerre idéologique permanente déjà débutée.

Romantisme et idéalisme

Et il y a beaucoup de romantisme et d'idéalisme juvénile dans ce que nous voyons et entendons. Que ferait par exemple un système de type démocratie participative, lorsque 65% des gens seraient pour une solution à un problème important soumis et 35% pour son contraire? La même logique résistante propre à leur médecine actuelle légitimerait les minoritaires à se révolter et à descendre dans la rue. Sauf que rien n'indique que ce nouveau régime leur laisserait à ce moment-là cette liberté

Lorsque le tsarisme a été renversé en Russie au début du 20e siècle, la censure devait être temporaire, pour une période transitoire, puis elle s'est institutionnalisée et est devenue partie intégrante du nouveau régime. C'est la manière de procéder de ces idéologies de "liberté". Même aujourd'hui, deux décennies après l'éclatement de l'URSS, la liberté de presse et les manifestations sont strictement encadrées. La même censure a prévalu dans tous les régimes du genre; censure des médias, fermeture des plus résistants, arrestations politiques, et même assassinats.

Les pourvoyeurs (travailleurs) et parents : les moins disponibles pour voter et faire valoir leurs opinion

Dans une pseudo-démocratie de la rue ou démocratie participative aux consultations multiples et perpétuelles, ceux qui travailleraient le plus pour soutenir financièrement le système (ceux qui paient pour les autres) et qui auraient le plus d'enfants sont inversement ceux qui auraient le moins de temps pour participer la vie politique de tout instant ou toute heure, exigée par ce genre de système utopique. Et les groupes d'intérêt les mieux organisés se lanceraient d'assaut, comme une volée d'oiseaux pour voter  ("vite, allez voter!"). Une texto-démocratie. Quel cauchemar!

La rue, mais pour quelle cause?

L'Autre problème majeur, c'est que l'assaut de la rue s'est étendu à toutes les insatisfactions et leur contraire. Dans les anciennes royautés, quand un leader voulait remplacer ou renverser un roi, ou quand l'un des aspirants au trône voulait jouer du coude contre les autres héritiers (ex. ses demi-frères), il s'arrangeait pour assembler à son projet, toutes les causes contre le système paternel. La même approche du "tout-venant" profite actuellement aux plus radicaux. Elle leur donne du "carburant" en terme de masse populaire (volume de critique dans la rue et dans les médias, particulièrement Radio-CadenasCanada et réseaux sociaux). 

Voici une liste de revendications diparates que l'on peut déjà identifier dans la rue et sur les blogues ou opinions des lecteurs
  • Rejet du gouvernement Libéral (PLQ) de Jean-Charest (ça se comprend)
  • Perte de confiance dans tous les grands partis politiques
  • Rejet du capitalisme sous toutes ses formes
  • Rejet de certaines pratiques du capitalisme; le capitalisme sauvage, les travers de la mondialisation, etc.
  • Rejet de la démocratie et du système parlementaire dans sa forme actuelle. Tout ce qui est institutionnel est mauvais pour une certaine tranche de manifestants.
  • Perte de confiance dans le système de justice; souvent non accessible à la classe moyenne ou rejet de la justice purement et simplement
  • Septiscisme face à toute institution qui exerce une autorité
  • L'anarchie; renverser ou même faire table rase pour reconstruire
  • Militantisme socialiste ou communiste sous diverses déclinaisons (et interconnexion avec l'anarchisme)
  • Réponse par l'anarcho-syndicalisme ou l'anarcho-communisme
  • Les causes environnementales (contre les gaz de schiste ou de shale, contre le harnachement des rivières et l'électricité, contre la surproduction et surconsommation, contre les centrales nucléaires, contre l'automobile, ...
  • Rejet de la loi 78 visant à encadrer les manifestations et ceux qui les organisent et y participent
  • Revendications sociales diverses et même par moment en compétition entre elles, mais qui profitent ou sont affectées au rythme des coupures budgétaires; lien commun = le besoin d'argent et de pouvoir continuer de manifester sans préavis
  • (...) Autres, la liste n'est pas exhaustive.

Déjà, dans son discours du 7 avril dernier, le plus connu "porte-parole" de la CLASSE a confessé que même dans une ère post-Charest (même après le PLQ au pouvoir), la bataille de l'ASSÉ (vaisseau mère de la CLASSÉ) persistera:
«Nous avons planté, ce printemps, les graines d'une révolte...» (Gabriel Nadeau-Dubois, extrait du discours Nous?, 7 avril 2012).

Identité d'un peuple

Un autre problème, c'est notre fragilité en tant que peuple minoritaire dans un occident instable à l'équilibre fragile. La réaction d'un peuple minoritaire en Amérique, comme les Québécois francophones, c'est que l'on observe où va le vent et que l'on tend à suivre la foule. Cette solidarité spontanée est une sorte de mécanisme de défense contre un danger plus ou moins identifié. Les Québécois francophones installés ici depuis des générations ne veulent pas se retrouver divisés entre eux ou pire: ne veulent pas disparaître. C'est ce que constate aussi l'historien québécois Éric Bédard (3).  

Mais l'anarchie n'a pas cette préoccupation. Il y a donc une bonne part d'inconnu dans la suite des évènements du Québec.

L'après-crise étudiante

Lorsque les étudiants étudieront de nouveau plutôt que de se prendre pour nos Avengers ou nos Jedi (Star Wars), il restera encore que le problème de toutes les insatisfactions interconnectées ou même contradictoires demeure, latent, mais présent. Ce serait la division la plus nuisible que le Québec puisse imaginer. Le gouvernement qui pourrait succéder au gouvernement Charest ne l'aura pas facile. Le conflit a fait resurgir en public, des forces qui étaient méconnues ou banalisées comme marginales; par exemple, le grand nombre d'enseignants qui sont beaucoup plus à gauche et contre notre système actuel que ce que l'on pouvait croire. Cela dépend en partie de la formation qu'ils reçoivent. Et c'est très inquiétant pour l'accès à une éducation non biaisée idéologiquement.

Le piège, c'est en partie les solutions faciles et romantiques 

Par exemple, les syndicats sont de la même nature en partie corrompue que certains élus. S'il y a une chose qui survit, mais sous diverses formes dans les changements de régime politique, c'est la corruption, le copinage avec le pouvoir, une élite qui prend le pas sur les intérêts communs. Cela a existé et existe dans le communisme et le socialisme, au même titre sinon davantage, que dans notre social-démocratie de type capitaliste, parce que là, faire du profit honnêtement, n'est pas l'incarnation du mal. Il faut que notre jeunesse comprenne que la corruption  n'est pas dans le business de la vérité et de la justice, mais dans la motivation ultime de l'argent facile. Ainsi, elle a déjà infiltré autant les syndicats que les partis politiques. Alors un changement sociopolitique fondé sur le syndicalisme et plus communiste ne serait pas moins corrompu. Le vingtième siècle est le meilleur témoin, là où de telles solutions ont été appliquées, et où la classe moyenne a disparu au bénéfice d'une classe pauvre élargie (une "coalition large" de pauvreté), et d'une classe riche rétrécie.

Pensée : «Les besoins sont illimités. Les moyens ne sont pas illimités». Gilbert Rozon de Juste pour rire, en entrevue à V, où il était interviewé par Martin Pelletier à l'émission Dumont, le ou vers le 22 mai 2012.


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1.  CLASSE ou CLASSÉ = Coalition large de l'ASSÉ














2.   NOUS? Gabriel Nadeau-Dubois (Intégral)
discours Nous?, 7 avril 2012



3.  Éric BÉDARD. Recours aux Sources. Essais sur notre rapport au passé. Éditions Boréal, 2011.
Notamment, le chapitre Dégénérations ?