- COMMUNIQUÉ -
Toute société se transforme, MAIS tout n'est pas jetable
Actualité et politique (opinions, articles, courts essais)
dimanche 4 décembre 2011
samedi 3 décembre 2011
Criminalité au Québec: un psy dénonce
Éric Bergeron, psychologue aux Services correctionnels du Canada et expert à la Cour criminelle du Québec, a livré une opinion fort intéressante au journal la Presse. Voici un extrait du texte Essentielle, la répression :
«Les intervenants au dossier - universitaires, ministres, avocats -, n'ont jamais pour la plupart œuvré directement dans l'intervention. Ils discutent de tels sujets sur le seul plan théorique, ignorant la plupart du temps tout de la réalité du terrain et de la difficulté de l'intervention . Or, les recherches démontrent l'impact très réduit de nos programmes d'intervention.«Ces acteurs font souvent ressortir la baisse du taux de criminalité. Mais cette baisse s'explique en grande partie par le vieillissement de la population et des modifications culturelles (...) Cette courbe descendante est observée dans toutes les sociétés modernes et n'est pas attribuable au supposé succès de nos programmes d'intervention.«Tout intervenant de terrain, habitué au sous-financement chronique des procureurs de la Couronne, est bien au courant que la majorité des accusations portées contre les individus représentent toujours un marchandage à la baisse. On s'assure du plaidoyer de culpabilité et on réduit ainsi la charge de travail, déformant complètement la réalité (des meurtres au deuxième degré deviennent des homicides involontaires, etc.) (1).
Mon commentaire éditorial
Autrement, dit, la baisse de criminalité peut résulter en bonne partie selon l'expert:
- du vieillissement de la population (baisses de criminalité observables dans toutes les sociétés modernes, indépendamment des programmes d'interventions)
- de modifications culturelles
- des réductions de peines (ex. meurtres au deuxième degré réduits en homicides involontaires faute de ressources des procureurs de la Couronne)
Évidemment, lorsqu'une accusation est diminuée (la moitié d'une condamnation vaut mieux que pas de condamnation), il va de soi que la criminalité diminue; le crime passe de grave à presqu'un banal accident de parcours. Le manque de ressources humaines et financières à la Couronne ont donc pour résultat ce genre de compromis. Lorsque des Guy Turcotte (un père qui a tué ses deux enfants au couteau), deviennent des "victimes" non responsables qui pourraient réintégrer leur travail dans quelques mois, évidemment que le taux de criminalité diminue.
Au Québec, on redéfinit dans la pratique le crime, à cause du sous-financement, pour réduire la criminalité. C'est hyper-habile et statistiquement payant pour le pouvoir politique. Il vaut la peine de lire le texte intégral sur Cyberpresse.ca (Bravo à La Presse, d'avoir accepté de publier cette opinion).
Autre extrait:
________________«On se retrouve, comme intervenant, avec des criminels endurcis à 30 ans, qui viennent de recevoir leur première peine significative, qui sont sans formation aucune ni éducation, avec pour tâche de leur vendre un travail à 10$ l'heure au supermarché du coin» (2).
1. Éric BERGERON. Essentielle, la répression. Cyberpresse.ca, 30 novembre 2011.
Lien consulté le 3 décembre 2011.
2. Même référence.
vendredi 2 décembre 2011
Criminalité et succès québécois? Dumont et Duhaime comparent avec l'ouest
Mario Dumont et Éric Duhaime comparent des statistiques entre la province de Québec et l'ouest canadien sur la criminalité (1). On y apprend que finalement, le Québec ne fait pas tant «plus mieux» que les "méchants" cowboys politiques de l'Ouest.
Cela est dans le contexte du projet de loi fédéral C-10 prévoyant un durcissement des peines dans les cas de crimes graves ou avec récidive. Alors que la population québécoise est pour un tel durcissement à plus de 3 personnes sur 4 (77%, Léger Marketing, 2011), l'élite s'y oppose constamment avec pour argument le modèle québécois de tendance socialiste et libéral, soit-disant meilleur que le reste du Canada et du monde. Éric Duhaime qui connaît très bien les 2 réalités a fouillé cela un peu et révise quelque peu les prétentions de l'élite pro-réhabilitation à tout prix dans tous les cas.
PARENTHÈSE : Contexte de la moustache : le "Movember" pour la sensibilisation et le financement contre le cancer de la prostate (chez les hommes évidemment).
Éric Duhaime à Dumont Soir : «[La province de] Québec un modèle de lutte à la criminalité?» (Durée : 5:38)
_______________
1. Émission diffusée à V, novembre 2011
jeudi 1 décembre 2011
Population mondiale décroissante vers 2065 : hiver démographique annoncé
Une décroissance de la population mondiale annoncée
Je vous recommande un documentaire sur la démographie mondiale et la décroissance annoncée de la population (1). Dans cet article je livre aussi un sommaire en français et des données actualisées pour le Québec.
Alors que la population mondiale croît encore pour quelque temps, la natalité (indice de fécondité) est en plein déclin dans un nombre croissant de pays, même en Asie, au Moyen-Orient, au Mexique et dans les Caraïbes, en Afrique... L'économie et l'instruction supérieure suivent la même courbe. Les baby boomers (2) de l'après-guerre constituent la génération qui aura eu le plus haut taux de scolarisation supérieure. Avec la retraite des boomers, si la tendance se maintient, nous aurons un monde globalement moins instruit et moins paré à compenser la perte de productivité, pourtant essentielle au filet social (maintien de bons programmes sociaux).
C'est dans un anglais accessible, vulgarisé et réalisé par des spécialistes (ex. économistes, démographes, statisticiens,...) qui n'ont pas vu venir les effets de la dénatalité en train de se mondialiser. Les chiffres les frappent de plein fouet. Alors que des générations ont géré la croissance, ils ne savent pas comment gérer une décroissance et une inversion des pyramides d'âges. Vers 2065, la population mondiale devrait avoir atteint son maximum (peak) et commencer à décroître de façon exponentielle! Cela va totalement à l'encontre de l'idée reçue et culpabilisante, à l'effet que la Terre devrait se débarrasser des humains. La cause du problème est la dénatalité. À moins de 2,13 enfants par femme, une population ne se maintient plus et décroît après une génération. L'immigration peut faire augmenter la population comme elle le fait au Canada et au Québec, mais ces communautés d'immigrants:
- connaissent aussi le déclin, bien qu'avec un certain décalage en années sur nous. Il y aura donc un plus grand nombres d'immigrants, mais bientôt, PAS une plus grande part d'enfants ou de population productive (phénomène en voie de se produire au Québec), ceci en raison de la pyramide des âges non rétablie. Après une génération, les immigrants cherchent aussi à réduire le nombre d'enfants (réduction de la fertilité en nombre d'enfants par femme en âge de procréer);
- tendent en plus maintenant, dans plusieurs pays, à demeurer une culture distincte avec les tensions sociales que cela produit (ex. plusieurs pays d'Europe).
Un grand nombre de pays ont un indice de fertilité inférieur à 2, par exemple la presque totalité des pays européens (incluant l'est) et la tendance s'étend à une majorité de pays dans le MONDE. Cette situation signifie :
- L'inversion progressive de la pyramide des âges; phénomène que nous sommes en train de vivre au Québec. La croissance de la population est en fait reliée à un phénomène récent: une plus longue durée de vie des personnes âgées et moins de mortalité infantile (vaccins, antibiotiques, soins, etc.). Mais cette croissance trompeuse est accompagnée d'une baisse de fertilité ou de naissances par femme. Le personnes âgées se retrouveront donc de plus en plus sur-représentées. Mais le problème réel constitue la dénatalité ou baisse de fertilité sous le seuil de maintien normal d'une population. En Amérique, le seuil minimal de maintien de la population est de 2,13 enfants par femme. La réalité est tout autre. Mise à jour pour les données de fécondité (nombre d'enfants nés par femme) 2013: Au Québec, nous avons un indice de fécondité de 1,65 enfants par femme (rappor ISQ en format PDF), malgré l'immigration, selon l'Institut de la Statistique du Québec (année de référence 2013).
- Une perte de productivité avec un impact direct sur le filet social en voie de régression. La productivité est directement reliée à la population en âge de produire un travail et formée pour cette fin. Il faut beaucoup de travailleurs pour les services sociaux facilement accessibles (santé, éducation). Or c'est le phénomène inverse qui est en train de se produire et les gens ne le réalisent pas.
- Alors que la tendance est de mettre le frein aux naissances, la dénatalité résultante entraîne au contraire plus de poids encore chez ces générations qui suivent.
- En plus, les plus jeunes auront besoin des connaissances et de l'expérience des plus âgées (travail de plus en plus âgé). Car la baisse de la part de la population avec un niveau d'instruction de qualité supérieure suit en effet la dénatalité résultant d'un faible indice de fertilité. Or, l'instruction supérieure de qualité serait au contraire nécessaire pour compenser la perte de productivité (moins de population active). Il faudrait cette masse instruite essentielle à une révolution technique comparable à la venue de l'ordinateur, genre de solution nécessaire pour compenser la perte de productivité humaine, due à une moins grande part de travailleurs actifs. Déjà, aux États-Unis, l'âge des travailleurs actifs âgés de 65 ans et plus est passé d'environ 12 à 17 pourcent entre 1998 et 2008 (voir image en introduction).
- Un déclin de la qualité de vie résultant. Il faudra travailler de plus en plus sans être plus riche, seulement pour maintenir un niveau de vie correct.
- Cela signifie aussi, accompagnant inévitablement la perte de productivité, une plus grande pauvreté globale.
- Cela implique (et provient aussi de) la disparition de la famille dite "traditionnelle" qui générait un taux de natalité au-dessus du seuil de maintien de la population (qui est ici de 2,13 enfants par femme en âge de procréer). Inversement, il y aura davantage d'enfants uniques sans oncles, ni tantes, ni cousins, avec les phénomènes résultants de solitude et d'isolement encore plus marqué si rien ne pare à ceci (affaiblissement du noyau social et d'entraide "naturelle").
- Il y a cela et plus encore... dans la vidéo 2 ou deuxième partie du film documentaire qui démontre que la révolution sexuelle a favorisé les hommes.
Des chiffres difficiles à accepter pour les spécialistes, car les calculs démographiques depuis 200 ans parlaient toujours de croissance exponentielle de la population mondiale.
C'est à voir. Même les économistes et démographes ont de la difficulté à assimiler cette nouvelle donnée, la décroissance de la population à venir, qui va totalement à l'encontre de l'idée reçue; conviction bien enracinée depuis le baby boom d'après-guerre en Occident. On a appris à gérer une croissance, mais pas une décroissance.
En résumé deux phénomènes s'opposent et mèneront à une décroissance exponentielle annoncée de la population mondiale après le milieu du siècle (vers 2065), si la tendance se maintient comme actuellement.
1) La croissance de la population sera annulée
2) PAR la dénatalité, souvent avec à peine 1 enfant par femme, alors que le seuil critique de fécondité pour maintenir une population même sans croissance, se situe autour de 2,13 enfants par femme.
Le vieillissement de la population est en fait une croissance globale de la population pourtant affectée par une dénatalité causée par un indice de fertilité faible, produisant un fardeau économique croissant, comme déjà au Japon, qui n'a pas connu le baby boom d'après-guerre. Les programmes sociaux en santé et éducation seront de plus en plus difficiles à maintenir. On observe déjà actuellement, un lien direct entre les faibles taux de fécondité européens et la tendance irréversible à la hausse des taxes et impôts.
En résumé deux phénomènes s'opposent et mèneront à une décroissance exponentielle annoncée de la population mondiale après le milieu du siècle (vers 2065), si la tendance se maintient comme actuellement.
1) La croissance de la population sera annulée
2) PAR la dénatalité, souvent avec à peine 1 enfant par femme, alors que le seuil critique de fécondité pour maintenir une population même sans croissance, se situe autour de 2,13 enfants par femme.
Le vieillissement de la population est en fait une croissance globale de la population pourtant affectée par une dénatalité causée par un indice de fertilité faible, produisant un fardeau économique croissant, comme déjà au Japon, qui n'a pas connu le baby boom d'après-guerre. Les programmes sociaux en santé et éducation seront de plus en plus difficiles à maintenir. On observe déjà actuellement, un lien direct entre les faibles taux de fécondité européens et la tendance irréversible à la hausse des taxes et impôts.
La partie 2 du documentaire scindé en 2 vidéos, identifie des causes derrière la dénatalité en Occident
On s'en doute pour certaines (plus grand matérialisme, emphase sur la carrière, plus grand individualisme etc.), mais pas nécessairement pour d'autres causes. Par exemple, selon la féministe et journaliste, Gloria Steinhem (3), les plus grands gagnants de la "révolution sexuelle" ont souvent été les jeunes hommes cherchant la gratification sexuelle personnelle et les partenaires successives, sans s'engager envers aucune.
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La révolution sexuelle «n'a pas été une révolution des femmes, mais plutôt celle des hommes cherchant un accès sexuel facilité auprès des femmes» (Gloria Steinem, 1971), (3). |
Pour y parvenir, l'homme maintient une ambiguïté volontaire sur son éventuel engagement envers la femme. Cette tendance des 50-60 dernières années revient à une forme d'exploitation sexuelle moderne (et postmoderne) de la femme. Gloria STEINEM, féministe américaine bien connue, discernait déjà cette tendance en 1971, en pleine "révolution sexuelle".
lien vidéo (durée approximative 56 minutes) :
New Economic Reality: Demographic Winter (part 1)
New Economic Reality: Demographic Winter (part 1)
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3) Si nécessaire, essayez avec un autre navigateur internet (Windows internet explorer, Firefox, Google Chrome) en y copiant ce lien dans la barre d'adresse de navigation: http://byutv.org/watch/59b6b917-984a-478f-93b1-521a647779c4#ooid=w1Y2plMjpCoxf9UEB8nbg8tVamZETWEy
1. New Economic Reality: Demographic Winter (part 1)
http://byutv.org/watch/59b6b917-984a-478f-93b1-521a647779c4#ooid=w1Y2plMjpCoxf9UEB8nbg8tVamZETWEy
2. Le terme baby boom désigne l'explosion démographique engendrée par le positivisme et la prospérité de l'après-guerre en Occident. Une partie du phénomène est imputable, selon le documentaire, au fait que l'on a cessé de mourir comme des mouches, notamment à cause des meilleurs soins de santé et la venue des vaccins et antibiotiques, contre des maladies autrefois souvent mortelles. La période des années des boomers varie selon la région de l'Amérique ou du monde où l'on se trouve et selon l'indice ou taux de natalité servant de référence retenu. Retenons simplement que le baby boom désigne généralement une période marquée en Occident, par l'augmentation rapide du taux des naissances, liée à la prospérité de l'après Deuxième-Guerre mondiale.
3. Gloria STEINEM, selon Wikipedia : féministe américaine, journaliste et promotrice des droits de la femme. Elle est la fondatrice du magazine Ms. Elle est inscrite au National Women's Hall of Fame.
Or elle faisait déjà en 1971 dans le magazine Ms, cette lecture d'une révolution sexuelle favorisant en réalité les jeunes hommes qui cherchaient du sexe sans s'engager envers la femme (et la famille). Avez-vous entendu cette autre lecture de la révolution sexuelle au cours des dernières décennies dans les médias du Québec? Moi non plus.
mercredi 30 novembre 2011
Les plus meilleurs (extrait de J. Jacques Samson)
J. Jacques SAMSON, Journal de Québec / Journal de Montréal, nous livre un très bon texte sur la "québécitude" (spécificité du Québec), laquelle lorsque poussée à son extrême, finit par rendre aveugle à des évidences. Nous ne sommes pas autant le modèle mondial que nous pensons. Je publie quelques extraits.
Les gouvernements du Québec, surtout ceux formés par le Parti québécois, ont beaucoup fouetté la fierté des Québécois. Ils ont multiplié les campagnes pour nous convaincre que nous étions « les plus meilleurs » dans à peu près toutes les sphères d’activités.
Or il n’y a rien de plus faux. Nous ne sommes pas « les plus meilleurs » en réhabilitation des jeunes contrevenants, ni dans la lutte contre le décrochage scolaire, ni en diplomation malgré les plus bas frais de scolarité, ni dans nos services de santé, ni dans la construction et l’entretien de nos infrastructures… Et ce ne sont que quelques exemples (1).
Le chroniqueur et chef de nouvelles rappelle, dans le contexte du projet de loi C-10 fédéral (projet de Loi sur la sécurité des rues et des communautés), que la situation n'est pas comme veut le faire croire la presse/média de gauche et l'actuel gouvernement Libéral du Québec. On plaide devant tout le Canada, que nous sommes, nous Québécois, fortement contre un durcissement contre les crimes graves. Pourtant, la population est au contraire à près de 80 pourcent (77 sur 100, soit environ 8 sur 10) pour un durcissement des peines pour les crimes graves (récent sondage Léger Marketing).
Même Richard MARTINEAU va dans ce sens (me coupant le souffle d'un même élan) :
(...) je vous conseille fortement de lire l'ouvrage lumineux d'Hervé Algalarrondo, Sécurité: la gauche contre le peuple, qui est paru en 2002 chez Robert Laffont.Journaliste au Nouvel Observateur, un hebdomadaire d'information de centre-gauche, Algalarrondo affirme que rayon justice, la gauche est complètement déconnectée du peuple. Elle mise sur la réhabilitation alors que le peuple, lui, demande des peines plus sévères."Privilégier les causes sociales dans l'explication de la délinquance est une chose, écrit-il. Négliger de la combattre en est une autre. Depuis trente ans, dans la foulée de Mai 68, est apparue une nouvelle culture, l'angélisme, qui a fait du délinquant la première victime de la société. Délégitimant l'idée même de répression (2).
Dans les faits, la répression du crime n'a même pas à faire baisser le taux (ou l'indice statistique) de criminalité (argument préféré des opposants). Elle n'a qu'à accomplir / rendre la justice, point. De toutes façons, le taux de criminalité est un concept très élastique. Par exemple, libéralisez les drogues et la prostitution et vous venez de diminuer d'autant l'indice de criminalité. Nos gouvernements du Québec successifs, tant libéraux que péquistes, l'ont compris et examinent de façon cyclique, ce genre de solutions, soyez-en assurés (surtout sous l'influence des élites de l'aile intello-gauchiste). Ils ont compris que pour faire passer le libéralisme moral, il faut convaincre le politique qu'assouplir le critère de définition d'un crime, c'est aussi diminuer (artificiellement) la criminalité, sans aucun effort. C'est donc payant (en apparence); politiquement, mais non collectivement.
Veillons au grain, pour la protection de la sécurité collective et des droits communs; pas seulement les droits individuels. D'ailleurs j'ai peut-être une ou deux idées pour ne pas engorger nos prisons. Je vous reviendrai là-dessus.
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1. J. Jacques SAMSON. Les plus meilleurs. Journal de Québec / Journal de Montréal. 30 novembre 2011.
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/jeanjacquessamson/archives/2011/11/20111130-101440.html#commentaires
2. Richard MARTINEAU. Le Devoir de punir. Journal de Québec / Journal de Montréal. 30 novembre 2011.
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/richardmartineau/archives/2011/11/20111130-083500.html
dimanche 27 novembre 2011
L'autre destin : Imaginez Barack Obama avorté (non né)
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Le destin d'un petit homme : To kill or not to kill? That is the question. |
Dans le contexte économique, social et familial où le petit Barack Obama est né en août 1961, il constituerait selon les critères et valeurs d'aujourd'hui, le candidat idéal pour être avorté; particulièrement au Québec.
Dans les années 1960, deux étudiants universitaires, la mère américaine de race blanche et le père de race noire (Kényan), de condition modeste se fréquentent. La jeune femme tombe enceinte. Évidemment, ce n'était pas dans les projets pour l'étudiante qui voit ainsi son plan de carrière sérieusement fragilisé. Elle n'a pas accès à un avortement subventionné par l'État. Le couple se marie environ 6 mois avant la naissance du bébé. Mais on ne répare pas une erreur par une autre. Les choses tournent mal. Le couple se retrouve à distance pour la suite des études du père, laissant la jeune femme seule avec un enfant sur les bras, avant même d'avoir pu débuter sa carrière. Suivent bientôt la rupture, puis le divorce prononcé en janvier 1964. L'enfant n'a pas encore trois ans lors du divorce et verra son père une seule fois. Obama est élevé en partie par ses grands-parents maternels dès l'âge de dix ans. L'histoire de l'enfance d'Obama est celle de la dépendance totale sur les décisions des autres. Comme celle de tous les enfants.
Une leçon de l'Histoire
En choisissant l'avortement, la jeune mère aurait tué un futur président, Barack Obama avant sa naissance. De condition modeste durant la grossesse et à la naissance, et entravant les projets de la mère, le petit Barack constituait un candidat type pour les solutions chimiques, le démembrement ou le scalpel des cliniques d'avortement. En 2008, Obama est pourtant élu premier président noir de l'histoire des États-Unis d'Amérique.
Réflexion : le fœtus Obama dans le contexte actuel
Qu'aurait fait la jeune femme, si elle avait eu un accès facilité à un avortement gratuit? Comment sa vie aurait-elle été différente pour les études et la carrière? C'est à ce genre de critères à sens unique que l'on arrive, quand la condition actuelle précaire détermine le droit de vie et de mort.
La destinée d'Obama a prouvé qu'il n'était pas un petit amas de cellules, comme un kyste ou une tumeur. Il était un être humain en développement avec son propre code génétique et sa propre histoire à écrire. Espérons que le président en ait lui-même conscience, ainsi que tous nos chefs d'État actuels et nos médias tellement équitables dans leurs jugements des valeurs à adopter.
Cette histoire illustre aussi que le fœtus a sa propre personnalité et son propre code génétique. L'État québécois a prouvé qu'il peut aider à mourir (près de 30,000 avortements annuellement). Pourquoi ne pourrait-il pas aussi aider à bien naître. Après tout, un de nos problèmes principaux au Québec, n'est-il pas la dénatalité?
Lecture suggérée : Origines familiales, enfance et jeunesse de Barack Obama sur Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Barack_Obama#Origines_familiales.2C_enfance_et_jeunesse
Lecture suggérée : Origines familiales, enfance et jeunesse de Barack Obama sur Wikipedia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Barack_Obama#Origines_familiales.2C_enfance_et_jeunesse
Article biographique Wikipedia complet : Barack Obama de Wikipedia
mercredi 23 novembre 2011
Politique fédérale - Criminalité et désinformation journalistique du Devoir
Le journal Le Devoir, dans sa livraison du 22 novembre 20111, diffuse les résultats d'un sondage Léger Marketing - Le Devoir sur une baisse récente de la popularité du Parti Conservateur du Canada (PCC). Comme la majorité des médias et journalistes francophones du Québec sont de tendance gauche économique et simultanément de la gauche morale, il ne faut pas s'en étonner. La population tend à suivre l'opinion la plus représentée dans les médias (ici la gauche économique et la gauche au niveau des valeurs morales).
Toutefois, le journaliste du Devoir verse dans la désinformation "professionnelle" à partir de données partielles, concluant au rejet de l'ensemble de la politique du PCC en matière de justice.
Le PCC a chuté de 5 points mais le NPD en a perdu 6
Le PCC aurait donc perdu des points dans l'ensemble du Québec, soit une perte de popularité et d'intentions de votes de 5 points au cours du dernier mois. Mais, au même moment, le Nouveau Parti Démocratique (NPD) perdait 6 points dans les intentions de vote... Voilà une nouvelle tout aussi importante.
Dans le dossier du projet de loi C-10, le journaliste du Devoir désinforme
Premièrement, la majorité concerne le financement des nouvelles mesures légales. La nouvelle semble au premier abord, démontrer qu'une écrasante majorité s'opposerait au projet Conservateur dans le projet de Loi sur la sécurité des rues et des communautés. Le journaliste utilise même un argumentaire faisant référence à une soit-disant "écrasante" majorité contre ledit projet. Pourtant, tous savent que dans les conversations au travail et dans les cafés, la majorité s'entend pour dire que les crimes graves avec récidive (crimes visés par le projet de loi c-10) reçoivent des peines / conséquences souvent insignifiantes en rapport avec les dommages à moyen et long terme chez les victimes. Ceci a donné lieu à l'expression de "sentence-bonbon" qui aurait été popularisée par le journaliste des dossiers criminels, Claude Poirier.
Le sondage Léger Marketing - Le Devoir et le projet de loi C-10
En parcourant le sondage on s'aperçoit PLUTÔT que ce dernier ne contredit pas les données des précédents sondages en faveur d'un durcissement des peines pour les crimes graves. En fait le sondage Léger Marketing - Le Devoir l'aborde sous l'angle de la compensation financière du fédéral vers les états provinciaux pour les coûts financiers de l'application de peines plus sévères. Selon le sondage, 65 pourcent (%) des répondants au Québec, croient que le fédéral devrait faire suivre l'argent derrière la mise en oeuvre de la Loi sur la sécurité des rues et des communautés. On peut évidemment à la fois appuyer un resserrement de la justice dans le cas de crimes graves et être en faveur d'une certaine compensation financière du fédéral vers les états (provinces). Il n'y a pas de contradiction MAIS NON PLUS, AUCUNE information relative à la prétendue "écrasante majorité" (non démontrée) contre le profjet de loi C-10. C'est de la démagogie et de la pure désinformation professionnelle de la part du journaliste. Le Devoir parle évidemment plutôt au nom d'une certaine élite.
Deuxièmement, le sondage aborde le projet de loi sur la question de l'effet résultant sur le nombre d'actes criminels. Dans cet ordre d'idée, 43 pourcent des répondants du Québec croient que le projet de loi ne réduira pas la criminalité. Mais un pourcentage important (34 %) ne sait pas; une question d'honnêteté et de perception, évidemment. Mais la justice d'une société ne se résume pas à la seule diminution du taux de criminalité.
Par exemple, Monsieur Lejeune casse la gueule à Monsieur Lebeige pour un vol de 100$ et lui cause une commotion cérébrale. M. Lebeige a maintenant peur de sortir le soir dans son quartier et dénonce son agresseur à la police. Depuis l'agression, il ne sort plus prendre sa marche de soirée et son café-journal à quelques pâtés de maisons (quelques coins de rue). M. Lejeune fait de la prison et hérite d'un dossier criminel. Question : la criminalité a-t-elle baissé? Réponse : pas nécessairement. Mais est-ce que justice a été faite? Oui. C'est ce qui importe. La justice ne se mesure pas uniquement en baisse automatique de l'indice ou du taux de criminalité. Elle se mesure en... acte de justice. Alors que les partis libertains qui se succèdent changent la définition du crime pour réduire l'indice de criminalité et prétendre à des résultats positifs en cours de mandat, Madame Justice se satisfait d'une véritable rétribution du coupable et compensation de la victime.
Guerre d'idées et de valeurs
Quand j'étais jeune, la trentaine et moins, je croyais à la neutralité des médias. Ma référence était la SRC (sauf pour ce qui est des valeurs chrétiennes rejetées dans des dossiers comme l'avortement, le mariage, etc.). Mon pari était que puisque la SRC est une société d'État et professionnelle, elle n'avait pas le choix d'être neutre dans le traitement de la nouvelle, d'autant plus qu'elle est supportée par les impôts de tous. Dans la quarantaine, en comparant des sources médiatiques différentes je me suis éveillé à une nouvelle réalité. Même la SRC n'est pas neutre... En fait, il existe dans nos pays démocratiques, une véritable guerre d'idées et de valeurs, pour conquérir la pensée populaire ET la pensée du pouvoir politique. Les syndicats et lobbys le savent, eux. Les élus aussi. Dans une démocratie étant aussi une société de droit comme le Canada, l'idéologie et les valeurs se traduisent en argent, en votes, en politiques d'état et en droits appliqués (justice, lois, ...) s'alignant aux valeurs retenues (valeurs privilégiées); choix conscients par le gouvernement.
Réponse d'un animateur de radio privée qui se lève tôt
Un animateur d'une radio privée de Québec2 répond à l'argumentaire de l'article du Devoir et démantèle l'interprétation non scientifique selon laquelle un journaliste un peu trop enthousiaste du Devoir écrit: «Une majorité écrasante de Québécois rejettent ainsi les initiatives conservatrices en matière de justice».
Pour la réponse radiodiffusée le 23 novembre (il ne se contredit pas; il ironise):
Le Devoir et le projet de loi C-10 (durée 10 min 42 env.)http://www.fm93.com/player_2011.php?play=/podcast/EntrevuesBouchard/2011.11.23/2011.11.23-08.11.02-S.mp3&Id=2&Date=2011-11-23
Le sondage Léger Marketing expliqué, en format PDF :
La politique fédérale au Québec, Publication le mardi 22 novembre 2011
http://www.ledevoir.com/documents/pdf/sondage_federal.pdf
_______________
1. Guillaume BOURGAULT-CÔTÉ. Sondage Léger Marketing-Le Devoir - Le fossé se creuse entre le Québec et Harper. Le Devoir (site en ligne), 22 novembre 2011.
http://www.ledevoir.com/politique/canada/336680/sondage-leger-marketing-le-devoir-le-fosse-se-creuse-entre-le-quebec-et-harper
2. Sylvain BOUCHARD. Le Devoir et le projet de loi C-10. Bouchard en parle, FM 93,3, le mercredi 23 novembre 2011, portion vers 8h10 (durée 10 min 42 env.).
http://www.fm93.com/player_2011.php?play=/podcast/EntrevuesBouchard/2011.11.23/2011.11.23-08.11.02-S.mp3&Id=2&Date=2011-11-23
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