Le 30 décembre dernier, j'ai écrit dans le billet IRAN les armes publié sur ce blog, à l'effet que les télécommunications jouaient un rôle majeur dans la relativisation de la force du régime totalitaire reporté au pouvoir en Iran de façon fort contestée. Les nouveaux moyens de communication avaient joué un rôle important aussi dans la chute du mur de Berlin en 1989.
Cette semaine, vendredi le 19 février 2010, la Société Radio-Canada nous a présenté un excellent reportage sur le sujet de la contestation du pouvoir en Iran, à l'émission Une heure sur Terre.
Toute société se transforme, MAIS tout n'est pas jetable
Actualité et politique (opinions, articles, courts essais)
samedi 20 février 2010
vendredi 19 février 2010
Tiger Woods canonisé... avant le frère André
Photo ci-dessus : Le frère André vers 1920 (source : Musée canadien des civilisations/ par frère Denis, c.s.c.)
Le frère André, qui s'appelle en fait Alfred, doit être canonisé par l'Église Catholique Romaine le 17 octobre 2010. Mais il vient de se faire dépasser dans la courbe médiatique, par le célèbre golfeur professionnel, Tiger Woods, pour la médaille de reconnaissance. Au Québec, les deux nouvelles font la une au même moment.

Photo ci-dessus : Tiger Woods offrant ses excuses devant un petit groupe de son entourrage (source : http://web.tigerwoods.com/, site officiel du golfeur, 19 février 2010)
Faut-il voir dans l'action de Tiger Woods, un simple exercice de marketing préparant son retour pour la prochaine saison? Nous ne savons pas.
Quoiqu'il en soit, ce dernier a présenté officiellement ses excuses publiques, auxquelles ont cru une majorité d'Américains. Il a affirmé du même coup n'avoir jamais été frappé avec un fer par son épouse :
J'Haïti ça la corruption !!!
jeudi 28 janvier 2010
Obama : la magie en panne?
Obama a depuis le début été évalué sur les attentes et non sur ses réalisations politiques. À preuve, on lui a attribué le prix Nobel de la paix, sur ses déclarations d'intention. C'est comme donner la médaille d'or, avant les jeux. Or il y a souvent une marge entre un idéal philosophique et son application.
En se positionnant sur deux fronts stratégiques, soit
1) celui du leader mondial pressenti, multiethnique et pacificateur (métis, américain et africain, ni ouvertement chrétien, ni anti-islamiste, d'origine humble mais très instruit) ET d'autre part,
2) le sauveur des États-Unis délivrés des années Bush,
le président Obama a choisi de jouer sur deux visions du monde.
dimanche 24 janvier 2010
Crise haïtienne : accueillir c'est bien; parrainer et "coacher" c'est mieux !
Cliquez sur l'image pour agrandir.
Âgé au début de la vingtaine, j'ai eu le privilège de faire un séjour de deux semaines en Haïti. Avec une équipe de missionnaires sur place, moi et d'autres jeunes avons exploré le travail de missionnaires canadiens et parcouru le pays dans toutes les directions. Ma vision du monde en a été radicalement transformée.
Une chose que nous devions en plus apprendre, c'était la valeur de l'argent dans une économie inconnue. À notre arrivée à l'aéroport de Port-au-Prince, un membre de notre équipe avait donné l'équivalent du salaire d'une journée d'un ouvrier, à un jeune qui l'avait aidé à porter ses valises. Le salaire d'un ouvrier était-il équitable? Probablement non. Mais avec un salaire moindre à celui d'un seul Québécois, il était donc évidemment possible de faire travailler quelques ouvriers d'une manière décente.
Nos lunettes déformantes
Le problème que je vois actuellement, c'est que nos partis d'opposition, nos éditorialistes et beaucoup d'autres parmi nous, regardons la crise Haïtienne avec un regard émotif et avec des lunettes québécoises et plus largement canadiennes, déconnectées de la réalité et de la situation de plusieurs pays du monde, avec le regard d'une économie de marché qui n'est pas celle des pays des Antilles ou de l'Afrique, par exemple.
Il ne faut pas tomber dans le piège consistant à mettre les valeurs à la mauvaise place dans la reconstruction d'un pays après un sinistre majeur. La crise est une occasion de planifier.
Faire plus avec le même investissement
mercredi 20 janvier 2010
Haïti : défi de gérer l'urgence
Plusieurs choses ont été dites depuis le drame qui vient de secouer la région de Port-au-Prince, il y a une semaine. Et plusieurs choses seront dites encore, certaines plus sensées, d'autres moins.
mercredi 6 janvier 2010
Coalitions anti-terroristes : repenser le droit et l'information
Selon le Center for Strategic and International Studies, un organisme américain non partisan, la coalition est en voie de perdre la guerre en Afghanistan. Le journal en ligne de La Presse (Cyberpresse.ca) reprenait la nouvelle de La Presse Canadienne en fin de journée du 5 janvier 2010.
«Une nouvelle analyse conclut que les forces internationales ont perdu la plus grande partie de l'Afghanistan, même si elles ont gagné la plupart des combats contre les insurgés». (1)Tout cela oblige à repenser les règles liées à la guerre et au droit international. Notamment, les combattants non identifiés qui se servent des populations civiles, populations qu'ils contrôlent de façon illégitime telle une mafia soit dit en passant, doivent désormais être tenus en partie responsables des effets des interventions-réponses militaires. Autrement, ce serait comme avoir tenu pour responsables les Alliés qui ont contribué par exemple, à délivrer la France lors de la Deuxième guerre mondiale. Ils ont dû inévitablement bombarder des quartiers ou édifices sous occupation allemande, où pouvaient encore se trouver des civils (ex. retenus contre leur gré, blessés, ou désorganisés). Les médias québécois de même, devraient sérieusement repenser la façon dont ils traitent l'information. Actuellement, il est commode d'accuser les coalitions démocratiques pour chaque bévue et passer sous silence les dominations s'apparentant à des mafias idéologiques qui contrôlent par les armes, des villages ou des quartiers entiers. Ces citoyens n'ont eu d'autres choix que de se soumettre à ces groupes que pour une seule raison; sauver leur peau et la vie de leurs enfants et NON PAS parce que c'est leur choix de supporter les insurgés, contrairement à ce qu'a laissé croire jusqu'ici le journalisme de type semi-pro trop répandu dans nos grands médias au Québec. Puisque les guerres contre le terrorisme s'apparentent plus souvent à de la dératisation (comme en Afghanistan et éventuellement au Yémen) auprès de combattants qui prennent plaisir à prendre pour camouflage les populations civiles sous leur domination (ex. des tirs à partir de quartiers résidentiels), il n'est plus possible de se fermer les yeux et de n'engager que la seule responsabilité des militaires clairement identifiés qui ripostent aux attaques pour libérer les civils. Lire la nouvelle sur Cyberpresse.ca _________________ 1. Colin Perkel. La coalition perd la guerre en Afghanistan, selon une étude. La Presse Canadienne, Kandahar 5 janvier 2010.
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