IRAN : «Ils ont menti». Entrevue incontournable avec Nazila Maroufian

Depuis la fin de décembre 2025, le peuple iranien s'est soulevé et engagé dans une révolution non armée. Nazila Maroufian, une étudiante en journalisme de 26 ans, d'origine iranienne, nous raconte en 2026, l'Iran qu'elle a dû fuir 2 ans plus tôt, dans une interview menée par le journaliste Jean-Charles Doria.

L'étudiante nous parle de ce qu'elle y a vécu, en voulant pratiquer le journalisme, sous la république islamique imposée depuis 1979. La jeune femme a été arrêtée à répétition, frappée, détenue, par moment même agressée sexuellement. Puis un jour, elle a dû s'exiler pour sa vie.



À deux reprises, on a tenté de l'utiliser à des fins de propagande islamiste, voulant lui faire prononcer de faux aveux, à la TV islamique; déclarations sous contrainte, selon lesquelles elle aurait dû prétendre être sponsorisée par Israël, les États-Unis, ou l'Europe... 

Présentement, Nazila reçoit des informations et des images du terrain, et peut exposer et expliquer le régime cruel, qui est perçu par les Européens comme un film ou une série télé, et non comme la réalité d'un peuple étranglé qui cherche à vivre et à se nourrir (1). Voilà son constat, depuis la vie en France.


Je vous suggère une lecture ancienne, pour gens sérieux avec la question des droits et libertés, dans la justice face aux tyrans ou aux pouvoirs politiques qui se comportent comme tels


Brutus, Stephanus Junius (1579) 
[De la puissance légitime du prince sur le peuple et du peuple sur le prince] (PDF 5Mb) texte polémique huguenot rédigé sous pseudonyme. (2)

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1.     Et un message que les francophones d'Amérique ignorent, bercés par des réseaux officiels fossilisés. Pendant ce temps, un régime islamique proche, cette fois en Irak, peut entamer tranquillement une tentative de massacre des Kurdes et libérer des milliers de prisonniers d’ISIS (mouvance état islamique), toujours sous le silence médiatique, et avec de l'argent occidental. Il faudra trouver un autre mot que «média» ou «médiatique», car dans la réingénierie politique mondiale en cours, ces termes sont vidés de leur sens. Malheureusement, les idéologies totalitaires (ou de l'ombre) ont appris, par mimétisme, à utiliser les même mots que les peuples opprimés pour se décrire et conquérir par infiltration: liberté, égalité, fraternité, etc. Mais le résultat final est aux antipodes des fausses promesses. Trop tard, les peuples constateront en Europe et ailleurs, comme le père d'une jeune femme assassinée par le régime : «Ils ont menti !»

2.     La publication a été remise en page par un éditeur et anthropologue de la région de la ville de Québec (Canada, diffusé sur samizdat.qc.ca), en lui donnant un style ancien très intéressant. Cet ancien livre publié en l'an 1579 sous pseudonyme, par un Huguenot, présente la question de l'équilibre entre la justice et le respect des autorités civiles (rois, princes, empereurs, magistrats, etc.) et cela s'appliquerait aujourd'hui, à ceux qui «règnent» (ou sont établis pour une durée déterminée par un ou des mandats ou élus par suffrage). Comment protéger et rétablir le Droit devant l'Autorité abusive, sans outrepasser la véritable Justice, sans commettre des actions qui ne seraient pas reconnues à la fin ? C'est une question profonde pour laquelle l'auteur original a fait ressortir, durant la Réforme protestante, les moyens d'aborder la délicate question sociétale. En fait, un point commun est la base et la mission même, pour laquelle les autorités étaient (et sont) établies. 

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