mercredi 18 janvier 2017

Ce que les médias du Québec ne vous diront pas sur les candidats présents au Débat en français pour la direction du Parti Conservateur du Canada

Plusieurs candidates et candidats de grande qualité, voilà ce qui ressort du débat Conservateur (PCC) en français à Québec et de leurs résumés. Cependant, à 13 candidats, il est très difficile de répartir qui a dit quoi, sur quel sujet.


Le débat se tenait au Centre des Congrès, dans la ville de Québec, le 17 janvier 2017, à compter de 18h30. La modératrice, Pascale Déry, spécialiste des communications et des sciences politiques, était très professionnelle (polie et ferme) et n'en laissait pas passer une. Chaque candidat avait 50 secondes pour répondre et 2 cartons pour 2 droits de réplique à un candidat de leur choix. 

Les médias trad


Opération séduction de l'électorat francophone est ce qui ressortait du bulletin de nouvelles de 22h de ICI Radio-Canada. «Dure soirée pour le français», titre le Journal de Québec du 18 janvier 2017 dans sa version imprimée. Les lignes de Blainey contre Bernier sur la gestion de l'Offre en agriculture (ex. UPA au Québec) et la réponse ont été plus retenues par nos médias en fin de soirée.


Premier débat 100% en français dans l'histoire des courses à la Direction du Parti Conservateur


Oui, le français est laborieux pour près de la moitié des candidats, mais il y a une volonté. Cela ne devrait pas faire le point principal d'un bon reportage politique. C'est le grand nombre de candidates et candidats de qualité qui aurait dû ressortir. Premièrement, vous devez savoir que c'est le premier débat entièrement en français dans l'histoire du PCC (français laborieux ou en apprentissage il est vrai pour certains candidats).


S'informer par soi-même


Pour ma part, j'ai décidé d'aller m'en rendre compte par moi-même et j'ai convaincu mon épouse de m'accompagner en payant son entrée. Je ne vous cacherez pas que je suis de tendance conservatrice. Ma position est écrite dans ma section profil d'auteur, à la marge droite sur ce blogue.

Ce que le public veut savoir


Ce que le public veut apprendre des médias, ce n'est pas uniquement la question du français, mais aussi connaître les profils et expériences des candidats alignés pour la course à la chefferie pour l'occasion du premier débat en français tenu dans la ville de Québec; un symbole fort. J'ai fait le travail (scan du dépliant et article) pour aider un peu les journalistes. Les électeurs veulent aussi de connaître le Parti Conservateur par un autre filtre que les positions individuelles des candidats sur l'avortement (sans filtre idéologiques, en fait). En parlant avec des collègues de travail durant la course électorale de 2015, je me suis rendu compte que beaucoup de Québécois sont des Conservateurs qui s'ignorent. Les Québécois ont plusieurs valeurs communes avec le PCC, mais un grand nombre de travailleurs avec des semaines bien remplies, n'ont pas de culture politique et pas de réflexion profonde sur le sujet ou encore ne prennent pas le temps de bien s'informer au-delà des bribes que leur donnent les grands médias. Ils sont donc orientés par les clips de Radio-Canada ou d'autres médias (comme ici accent sur le mauvais français, opération dite de séduction, rien sur la qualité des réalisations des candidats).

Je suggère de commencer par les résumés ci-dessous 


Si vous voulez savoir les opinions d'une personne, à qui les demanderez-vous? À ses adversaires? Sûrement pas. Ensuite, visitez les plates-formes web des candidats.


Les 13 candidats à la direction du Parti Conservateur du Canada (PCC) ayant tenté le tout pour le tout en français

Les candidats à la Direction du Parti Conservateur du Canada sont des candidats de grande qualité, si l'on prend le temps de lire leur résumé (crédits image : Parti Conservateur du Canada)

Document de présentation des 13 débatteurs :

VERSION PDF (Adobe) des participants au débat : «RENCONTREZ LES CANDIDATS À LA DIRECTION - PDF»






VERSION PDF (Adobe) des participants au débat : «RENCONTREZ LES CANDIDATS À LA DIRECTION - PDF»


Ce qui m'intéressait surtout en assistant à ce débat, c'était le «qui». Je ne connaissais pas les députés hors-Québec.
Pour la qualité du français parlé, j'ai été agréablement surpris des efforts démontrés, du respect envers le Québec et du fait qu'une majorité des candidats hors-Québec comprennent le français, même s'ils peuvent avoir de la difficulté à s'exprimer, s'accrochant à leurs notes préparées en fonction des grands sujets. Malgré sa bonne volonté, Deepak Obhrai, député de Calgary Est qui semble apprécié de tous au sein du parti et aime se décrire comme le doyen des députés, n'était pas à sa place dans le débat en français. Après quelques interventions incompréhensibles, il a écourté ses réponses, renvoyant l'auditoire à la plate-forme sur sa page web. Il a affirmé parler 6 langues et être capable d'en apprendre une de plus, mais malheureusement le français n'est pas une de celles-ci en janvier 2017. Ce dernier se présente comme le défenseur des minorités culturelles.  

Parmi les candidats


Pour ma part, c'était un premier effort de connaître les candidats Conservateurs inconnus au Québec, dans l'actuelle course à la Direction. Aucun candidat ne m'a semblé avoir la juste réponse sur tous les sujets, et sur des sujets plus complexes certains y allaient de généralités. Mais je me souviens d'avoir vu ceci de la part de notre actuel Premier Ministre actuel, Justin Trudeau, lors des débats des chefs, durant la campagne électorale de 2015: beaucoup de réponses générales sans que les médias s'en trouvent incommodés.

Le seul candidat non élu, Rick Peterson, avec un très bon français a bien tiré son épingle du jeu. Il fait des affaires au Canada et à l'étranger (notamment en Europe) et a de la famille et une filiale employant 6 personnes à Montréal. Son champ d'activé n'est pas mauvais sous la connaissance économique. Chris Alexander est un candidat intéressant qui a séjourné au Québec. Ce dernier a une grande préoccupation de la situation en Syrie où selon ses chiffres, la guerre aurait fait un demi million de victimes. Son français est très bon. Lisa Raitt se présente comme la pragmatique qui se préoccupe des choses de la vie réelle qui peuvent empêcher les canadiens de bien dormir la nuit (notamment la situation économique, l'avenir et la sécurité des enfants, etc.). Steven Blainey se montre particulièrement virulent contre l'abolition de la gestion de l'offre en agriculture et Maxime Bernier, pour le libre marché pour une saine compétition (entre des produits qui souvent ne répondent pas aux mêmes normes cependant). Andrew Scheer se présente comme le candidat le plus jeune à 32 ans. Il est le jeune chouchou de quatre députés québécois qui lui ont donné leur appui quelques jours avant le débat, ce qui n'est pas rien. Pour les autres, il est plus difficile de faire ressortir UNE priorité ou une caractéristique qui puisse les démarquer. Comme il y a des médecins généralistes, ils semblent au premier contact, des candidats polyvalents, mais non moins compétents, si l'on en juge par leurs expériences et responsabilités.

Évidemment, les Blainey et Bernier retiendront plus l'attention des médias québécois, mais ce serait une erreur de s'y limiter


Je suggère de lire les résumés dans le lien vers le fichier PDF tiré du dépliant reçu à l'accueil, le soir du débat.

VERSION PDF (Adobe) des participants au débat : «RENCONTREZ LES CANDIDATS À LA DIRECTION - PDF»

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