samedi 7 février 2015

CARICATURE Véronique HIVON : «Un premier pas important !»

OU LA MORT SEXY - La cour suprême du Canada a invalidé la portion du Code criminel du Canada qui interdit aux médecins de provoquer la mort. Pour Véronique HIVON déjà en 2014, AVANT ce jugement, le projet de loi du Québec autorisant cet acte était ainsi décrit comme «premier pas important» (a first important step) ET non pas comme l'arrivée (The Current,  radio de CBC, 29 janvier 2014)


LA MORT SEXY.  Véronique HIVON, député du Parti Québécois et marraine du projet de loi sur la fin de vie au Québec en 2014 (alors ministre). Caricature de Gilles B. YapasPRESSE.blogspot.com 7 février 2015. Contexte de la décision de la cour suprême du Canada du vendredi 6 février 2015 invalidant certains articles du Code criminel et autorisant l'euthanasie active pour souffrance physique ou psychologique. Véronique HIVON avait déclaré en ondes en entrevue radio à The Current, CBC, le 29 janvier 2014 que le projet de loi du Québec (maintenant pré-validé) constitue «un premier pas important» (a first important step). Comme dans les pays où l'euthanasie (ne pas confondre avec le non-acharnement médical) est pratiquée depuis quelques années, les cas nouveaux s'ajoutent, donnant lieu à de constantes nouvelles situations acceptées pour provoquer la mort (ex. surdité de personnes âgées, dépression d'une dame âgée, élargissement aux enfants, etc.).

Un cadeau empoisonné pour la semaine de la prévention du suicide


Un «cadeau» empoisonné pour le Québec, en pleine semaine de la prévention du suicide: la Cour suprême du Canada a déclaré à l'unanimité, vendredi le 6 février 2015, que le Code criminel doit être changé pour autoriser la fin de vie provoquée médicalement (ex. par injection létale). Ne pas confondre avec les soins palliatifs, ni avec le non-acharnement médical (ex. réanimation injustifiée).

La député du québécoise, Véronique HIVON, marraine du projet de loi 52 du Québec se réjouissait le jour-même dans ses interventions dans les médias, pour cette décision.

Un an plus tôt en janvier 2014, Véronique HIVON se prononçait sur les ondes anglophones de CBC radio en ces termes:

(EXTRAIT D'UN PRÉCÉDENT ARTICLE)

Véronique HIVON, 29 janvier 2014 : Le projet de Loi 52, ce «premier pas important» (first important step


Vers la fin d'une entrevue accordée à l'émission anglophone The Current, à CBC Radio de Montréal, le 29 janvier 2014,  une réponse de la responsable du dossier, Véronique HIVON, désigne le projet actuel, comme «first important step» (un premier pas; première forme de la loi), pour parvenir à un consensus. Cela remet en question tout l'aspect des balises strictes.

(traduction en fin d'article)
Q.  You mention Belgium. It did legalize euthanasia more than a decade ago. It is now considering  extending that law to children and to people with dementia. How do you see that? 
R. (Véronique HIVON, alors ministre, avocate de profession) Well, it's their own debate. In Quebec I think we are doing a very important advance with this bill. But it is restricted for people of full age and who have their full capability of conscent. But of course many people told us that people who become uncapable should be able to ask it in advance. And of course this is a very serious issue and I think it needs further consideration, but for this bill, to keep the consensus and to go forth, I think it was important to make this first important step.(1)

(FIN DE L'EXTRAIT)

J'ai rarement été censuré dans mes commentaires postés sur les blogues des chroniqueurs web des grands journaux du Québec, mais un commentaire référant à cette entrevue de celle qui était alors ministre, avait été censuré (non publié), soit-disant parce que je faisais référence à un site en anglais (CBC) sur un site 100% francophone.
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1.  Véronique Hivon on Medically Assisted Dying. The Current. CBC, 29 janvier 2014

[ Traduction libre par l'auteur du blogue ]
Q.  «Vous mentionnez la Belgique. Elle est allée de l'avant avec la légalisation de l'euthanasie il y a plus d'une décennie. Elle considère maintenant [chose faite en février 2014, le mois suivant l'entrevue] étendre cette loi aux enfants et aux gens atteints de démence. Comment voyez-vous cela?» 
R.  «Bien, c'est [l'état de] leur débat à eux. Au Québec, je pense que nous faisons une grande avancée avec cette loi. Mais son application se limite aux gens ayant l'âge pour décider et ayant leur pleine capacité de consentement. Mais évidemment, plusieurs personnes nous ont dit que les gens qui deviennent inaptes devraient avoir la possibilité de faire leur demande à l'avance. Et évidemment, c'est un enjeu très important et je pense qu'il requière d'être pris en considération, mais pour ce projet de loi, pour garder un consensus et aller de l'avant, je pense qu'il était important de faire ce premier pas important

Pour accès  immédiat à l'extrait AUDIO de l'ex-ministre Véronique HIVON 
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