samedi 17 janvier 2009

Québec night life : Danse avec Barack Obama

17 JANVIER 2009. La marche est haute pour le nouveau président des États-Unis, à quelques jours de son investiture officielle. Peut-être suis-je dans l'erreur, mais il me semble que dans plusieurs médias d'information au Québec, on place les attentes beaucoup trop hautes et on identifie les réalisations trop vite pour le nouveau président. 

Qu'on me comprenne bien. Je ne remets pas en doute les qualifications du très respecté Monsieur Barack Obama. Je ne le connais pas mais je me fie au jugement des Américains; enfin... qu'on a accusé par contre de manquer de jugement lors des 2 derniers mandats. Je ne suis pas non plus raciste. J'ai au moins deux amis d'origine africaine, vivant actuellement à Montréal et avec qui je suis en contact. 

Mais il faut souligner ceci: 
  • D'une part, les États-Unis ne sont pas le Canada. Donc, cette nation n'aura jamais une vision canadienne ("canadianisée") de la planète. 
  •  D'autre part, certains qualifient déjà le nouveau président de futur prochain plus grand président, ou de nouveau Kennedy, nouveau Roosevelt, nouveau Lincoln et ainsi de suite. Les qualificatifs et les émotions ne manquent pas dans la procession (défilé) médiatique au Québec. Il en faut beaucoup pour que la critique Nathalie Petrowski verse des larmes de joie et c'est arrivé. On a notre passé catho iconographe encore très actif. Les politiciens prometteurs ont remplacé les saints de la galerie catho. Mais, comme dans les sports, s'ils ne remplissent pas les attentes en un an, on est vite à les critiquer et les crucifier avec des mots. 
C'est justement un des problèmes avec notre conception du leader au Québec; nous avons une approche sous l'angle de la critique, comme les critiques de cinéma, de spectacles ou concerts, de vins et fromages, ou de livres. Attendu, vite acclamé, vite flushé! C'est comme le journal du jour; on se l'arrache à 7h le matin et il n'a plus aucun intérêt à 22h30 en fin de soirée. Laissons l'occasion au film de l'homme et de l'Histoire de se dérouler.

Notre regard sur le passé serait-il peut-être lui aussi un peu biaisé? Par exemple, qu'auraient fait les Clinton ou les possibles Gore face aux événements du 11 septembre 2001? Il y a un timing, dans une vie, auquel certaines personnes ne peuvent échapper. Qu'auraient-ils fait, face à un groupe terroriste caché en Afghanistan, avec l'approbation de cette terre d'accueil? Qu'aurait fait le Canada si la tour de Radio-Canada à Montréal avait été prise en cible par un avion? Marie-France Bazzo, elle au moins, a le mérite d'avoir fait cette réflexion. Il y a fort à parier que le jugement des journalistes de l'aile francophone de la société d'État aurait fait toute la différence et que la population québécoise aurait suivi, comme elle le faisait autrefois derrière son clergé. Ce n'est qu'un changement des rôles opéré sur 60 ans.

Plusieurs idéalistes croient encore que le terrorisme ne nous avait pas déjà pris en cible avant l'engagement du Canada en Afghanistan débutant sous le parti Libéral et poursuivi avec modifications sous le parti Conservateur. Dans la triste histoire du 11 septembre chez nos voisins du sud, on oublie vite que pour que ces attentats au pluriel, car il s'agit bien de plus d'un avion de ligne utilisés comme missiles pilotés lancés sur diverses cibles en une même matinée, donc, pour que ces attentats aient été si bien orchestrés, ils ont été inévitablement planifiés des mois AVANT l'arrivée de Bush fils au pouvoir.

Et alors qu'on voyait déjà Gore comme le sauveur avant Obama, pourquoi Al Gore n'a-t-il pas fait cette dernière course à la présidence, alors que George W. Bush ne se représentait pas? La question demeure d'intérêt à mon avis... 

Pensée : Il m'est arrivé en écrivant ce texte, d'imaginer deux hommes d'État, chacun à genoux en privé devant Dieu, en pleins évènements entourant le 11 septembre, incluant les jours et semaines suivantes. J'imagine Bill Clinton et Al Gore, chacun à genoux devant Dieu en secret et disant: «Merci mon Dieu, que ce ne soit pas moi qui soit aux commandes de la nation en ce moment...»

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