jeudi 15 décembre 2016

Prés. Obama: intelligence artificielle (IA), cybersécurité et avenir du monde

Peut-être trop peu trop tard pour son application par le Président sortant 2016, Barack Obama, mais un contenu intéressant sur sa position sur l'intelligence artificielle (IA) et la cybersécurité en lien avec les valeurs et l'avenir du monde.


Avec la possible infiltration des réseaux et communications des Démocrates durant la course présidentielle 2016 (finale remportée par Donald J. Trump contre Hillary Clinton), il me semble approprié de vous présenter ce bref extrait d'une entrevue réalisée par le Président Obama en août 2016, où il aborde l'Intelligence artificielle (IA) sous l'aspect des décisions humaines assistées, et de la cybersécurité. À noter que l'input de l'aspect moral humain peut être bon ou mauvais, le tout dépendant des valeurs appliquées et de qui les applique (socialistes, marxistes, activistes environnementaux, intérêts militaires ou économiques et autres, développeurs informatiques, fonctionnaires de l'État partisans d'un parti politique, etc.). Il me semble par conséquent important, que la nouvelle administration qui entrera en fonction en début de 2017, valide les balises en la matière (Congrès, Président élu, ...).   

Intelligence artificielle (IA): Quelles valeurs et normes sociétales édicteront les algorithmes de programmation?  


Prés. Barack Obama, 24 août 2016. Crédits photo : Wired.com, 2016


Le spécialiste de la cybersécurité (sécurité des réseaux informatiques) de renommée internationale, Bruce Schreier, a souligné dans un post, une entrevue portant sur l'intelligence artificielle à laquelle a participé le président Obama. L'entrevue fait ressortir entre autres comme exemples, une préoccupation de cyberattaques dans la sphère des armements nucléaires, ou dans la domination des marchés boursiers par rapport à ceux qui n'ont pas accès à une technologie avancée d'intelligence artificielle.

La rencontre s'est tenue dans la salle Roosevelt de la Maison Blanche, le 24 août 2016. Elle démontre une conscience réelle du président Obama sur la question de la cybersécurité dans le contexte des avancées de l'intelligence artificielle (IA, ordinateurs avec des capacités d'apprendre) à connecter avec les responsabilités sociales (oui mais selon quelles valeurs, là aussi on peut errer). C'est ce que l'on désigne dans le milieu, extended intelligence; soit l'apport des valeurs sociales dans la sphère de l' IA. L'IA assiste l'intelligence humaine, tandis que celle-ci établit les valeurs attendues dans ledit apprentissage-machine.

Le président préfère aborder les enjeux de l'intelligence artificielle sur les décisions et actions qui peuvent être réalisées dans l'immédiat ou un future proche, et non selon les théories de la science fiction. Certaines choses sont prioritaires et immédiatement applicables.

Traduction libre d'un bref extrait de l'entrevue du président Barack Obama réalisée par Wired.com le 24 août 2016 (1) :


«Laissez-moi débuter avec, ce que je crois, est l'enjeu le plus immédiat -un

dimanche 11 décembre 2016

Russie ou autres cyberpirates? Les Démocrates responsables de leurs mauvais coups

La nominée Démocrate et Secrétaire d'État fédérale sortante, Hillary Clinton, a passé des semaines à affirmer lors des présidentielles de 2016, qu'elle n'avait rien à cacher par son utilisation d'un serveur illégal, non sécurisé par le Gouvernement. Maintenant les Démocrates plaident que le piratage (cybercrime) et le coulage public de certaines informations démocrates auraient contribué à faire perdre la présidence à la candidate et aux Démocrates...


(Dernìère mise à jour : 14 décembre 2016)



«Barack Obama a commandé un rapport afin que la lumière soit faite sur le rôle éventuel joué par les services russes, soupçonnés d'avoir transmis à Wikileaks les e-mails hackés qui ont empoisonné la campagne d'Hillary Clinton», expose le Libération du samedi 10 décembre 2016.

Cela tombe très bien, comme par un juste retour des choses, car les médias ont empoisonné la campagne de Donald J. Trump par leur partialité. C'est seulement en communiquant directement avec les électeurs que le candidat a pu échapper à la fosse que lui creusaient plusieurs médias, comme plusieurs des journaux compilés dans l'infographie qui suit:



Crédits image : Olivier Berruyer, Les-Crises.fr 14 nov. 2016. Si l'on cumule les journaux qui recommandaient de voter pour Hillary Clinton ou de ne pas voter pour Donald Trump, nous avons 77%. Ce pourcentage s'élève à 83% si on ajoute la recommandation de voter pour un autre candidat. Cela représente clairement 8 journaux sur 10.  Seulement 15% des 348 plus grands journaux n'ont pas pris position et 2% ont recommandé Trump, alors que la moitié des électeurs ont voté pour lui. Les journaux sont CLAIREMENT décalés par rapport au peuple. LIRE AUSSIL'élection US 2016 nous a appris une chose ou deux sur la nouvelle démocratie (25 nov. 2016).

   

Dure réalité : les démocrates seuls responsables de leur malheur


Russie ou autres sources de cybercrime du vol d'informations: les Démocrates sont seuls responsables de leurs mauvais coups. C'est une règle en politique. En jouant la paire de cartes Russie/CIA pour la perte des élections présidentielles de 2016, les Dem's font penser à un enfant qui se fait surprendre en commettant un acte répréhensible et qui regrette, non pas ses mauvaises actions, mais la honte et l'humiliation de s'être fait découvrir. Imaginez le scénario inverse d'un Trump vaincu, à l'aide du coulage public d'informations piratées et qui joueraient ces mêmes cartes. La majorité (80 ou 90%) des médias diraient que cela confirme qu'il est un paranoïaque narcissique; un fou mûr pour l'internement psychiatrique. Il ne serait pas question pour le Président sortant, Barack Obama, de demander une enquête pour valider ses prétentions.

Étranges Démocrates... Quand on n'a rien à cacher, on ne perd pas ses élections sur la base de vols de communications. 


Si le vol est lié à l'utilisation de serveurs privés et téléphones cellulaires non sécurisés, Madame Clinton et les Démocrates sont les seuls à blâmer pour ce choix. Malgré tout le respect dû à ceux qui servent en politique, sous le feu souvent ingrats de la critique, « It's too late to apologize ». Une question s'est d'ailleurs imposée sur ce point en cours de campagne, lors des investigations du FBI sur le thème des aventuriers des emails perdus (supprimés). Pourquoi une femme aussi informée, engagée dans les plus hautes sphères politiques des États-Unis depuis 30 ans, a-t-elle, donc en toute connaissance de cause et des risques encourus, eu recours à des serveurs privés à l'encontre de la loi. Elle exposait ainsi des données sensibles à des intérêts potentiellement nuisibles (ex. espionnage commercial et industriel), sinon carrément ennemis ou hostiles, antiaméricains (sécurité nationale, espionnage, armée). Des mauvaises langues ont suggéré que ce choix aurait pu permettre de cacher des relations et du financement douteux, en les soustrayant au regard de la sécurité et des services secrets (NSA, CIA, ...).

dimanche 4 décembre 2016

Quatre grandes causes de la défaite d'Hillary Clinton en 2016

Les Démocrates ont-ils compris les 4 principales raisons de la défaite d' Hillary Clinton lors de la course à la présidence de 2016? 


Emblèmes non officielles du Parti Républicain et du Parti Démocrate 

Le classement libre de YaPasDePRESSE :

Première raison de la défaite des Démocrates en 2016 : Donald J. Trump




Donald Trump et son message qui a abordé les questions prioritaires du point de vue de la majorité des électeurs. Les élites républicaines et médiatiques étaient majoritairement contre lui et il a devancé tous ses adversaires. Il a convaincu la majorité que ses solutions n'étaient pas que des promesses électorales et qu'il avait vraiment l'intention de les réaliser. Une fois nominé pour les Républicains, il a continué de progresser même quand la majorité des médias étaient contre lui.

Deuxième raison de la défaite des Démocrates en 2016 : Kellyanne Conway




Kellyanne Conway (arme de construction massive?) avec son flaire politique et sa présence inspirante. Conseillère senior, gestionnaire de la campagne de Trump, elle lui a recommandé de passer son tour en 2012 pour laisser passer Romney, lequel a été battu cette année-là. En 2016, elle a perçu que le vent politique avait tourné et que le candidat Trump avait une niche pour se démarquer. Elle ne l'a pas laissé tomber même quand les alliés du milliardaire excentrique (la plupart des milliardaires sont excentriques) ont commencé à penser qu'il serait battu. Elle est toujours allé au front pour apaiser la meute journalistique, quand son candidat était sous attaque de toutes parts.


Troisième raison de la défaite des Démocrates en 2016 : Barack Obama





Barack Obama, après deux mandats, n'a pas réussi à convaincre les Américains que les Démocrates représentaient la voie pour les 4 prochaines années. Son mandat a semblé favoriser les adversaires des États-Unis (ex. leur économie) plutôt que la nation. La situation des Noirs a régressé sous SON mandat (du moins sa perception). Les Républicains ont même réussi à accroître de quelques points le vote des Noirs par rapport à l'élection précédente. Quoique des observateurs affirment que ce gain de quelques points de pourcentage n'est pas «significatif», la chose crie tout de même ceci : contrairement aux prédictions, les Républicains n'ont pas reculé dans le vote des Afro-Américains.  L'attitude d'Obama a quant à elle semblé stimuler les tensions raciales; non pas les apaiser en huit bonnes années de pouvoir. Il ne s'est pas avéré être le Génie attendu.


Quatrième raison de la défaite des Démocrates en 2016 : Hillary Clinton





Hillary Clinton a tenté de convaincre qu'elle représentait un rafraîchissement du pouvoir après trente années dans l'establishment politique de haut niveau. Elle était en 2016, la candidate préférée des médias qui ont sacrifié Sanders en sa faveur lors de l'investiture démocrate. Il est plus que probable que plusieurs partisans de Sanders n'ont pas converti leur vote en un vote pro-Clinton, y préférant l'abstention. Devant une course devenant trop serrée, elle a joué la carte du vote des femmes, alors que dans les faits, une grande partie de celles-ci ont quand-même voté Trump. Parmi les électeurs qui ont voté pour Madame Clinton, plusieurs ont en réalité inscrit leur vote contre Trump, mais en renonçant à voter pour ce qui aurait été un vrai premier choix.


Et Dieu dans tout ça ?👆


L'élection de Trump semble en tout cas relever du miracle... En général les leaders chrétiens déconseillaient de voter Trump, mais les bergeries n'ont pas suivi... Plusieurs croyants ont voté Trump malgré ses imperfections et ont cru percevoir beaucoup de mensonges dans la campagne de dénigrement des médias mainstream.

vendredi 2 décembre 2016

Le mode électoral canadien est-il vraiment malade ?

L'avenir démocratique du Canada n'est ni aussi simple, ni aussi complexe, que Justin Trudeau voulait nous le faire croire, durant la course électorale 2015. 

(dernière révision: 2017-02-05)

Très Hon. Justin Trudeau, élu Premier Ministre du Canada en novembre 2015. Crédits photo: Parti Libéral du Canada, course électorale de 2015


De plus en plus en Amérique du Nord, quand une élection démocratique ne donne pas le résultat attendu par un groupe, le groupe concerné tend à critiquer le mode électoral. Durant la période électorale de 2015, l'actuel Premier Ministre, Justin Trudeau, avait promis de réformer le mode électoral Canadien. C'est la position du PLC, un grand parti confiné au rôle de l'opposition durant plusieurs années, vaincu par les Conservateurs de Stephen Harper. Mais ce mode les a finalement ramenés au pouvoir. Maintenant, le comité chargé de recommander un nouveau mode de scrutin est divisé et cela n'est pas surprenant, car il n'y a pas de système électoral idéal. Un modèle qui a bien fonctionné dans une autre culture pourrait ne pas s'appliquer aussi bien ici et maintenant. Et Il n'y a pas de consensus dans la population, sur la nécessité de changer le système. 

L'avenir démocratique du Canada n'est ni aussi simple, parce que, 

1)  par exemple, en France, un système à plusieurs tours a quand-même donné un des présidents les plus impopulaires dès le milieu de son premier mandat et à la fin de celui-ci. Et cela n'est pas surprenant puisqu'un deuxième ou troisième choix de candidat n'est pas nécessairement représentatif pour l'électeur. D'autant plus quand on a déjà de la difficulté à se décider pour un premier choix.

2)  Au Parti Libéral du Canada (PLC), les deux derniers chefs précédant Justin Trudeau, choisis démocratiquement dans le système à plusieurs tours appliqué au parti, sont Ignatieff et Dion. Ce choix de parti a donné deux chefs peu populaires auprès du peuple, pour la fonction la plus élevé en politique fédérale.

3)  Une proportionnelle dans le système canadien? Un système à la proportionnelle indépendant de devoir remporter une circonscription dans un multiculturalisme tendu (beaucoup plus tendu qu'il y a dix ou vingt ans), donnerait à mon sens, inévitablement un nombre croissant, mais indéterminé de députés élus radicaux (extrême droite, extrême gauche, élus pro-charia, anti-fédéraux - anti-Canada -, candidats d'une seule cause ou une seule idéologie, etc.). Au lieu de consolider une élection avec un gouvernement majoritaire, un tel morcellement (multiplication des options) dans le contexte actuel, pourrait vite conduire à une assemblée (chambre) d'élus encore plus divisée avec des gouvernements encore plus instables. 

Les opposants au mode électoral canadien actuel à un tour, avec un député élu par circonscription, trouvent déjà qu'un système multipartite, faisant élire des candidats issus de 4 partis et portant par exemple au pouvoir un parti avec 40% des voies est «illégitime». Imaginez, si dans le contexte canadien plus éclaté actuel, on se retrouvait à 7 partis portant des députés au pouvoir, avec un probable nombre plus élevé d'indépendants. On pourrait se retrouver éventuellement avec un résultat à la proportionnelle, dont le parti le plus fort serait à 25% des voies... Un parti, pour diriger, devrait négocier et faire des alliances, même avec des radicaux pour passer des lois. Je ne pense pas que c'est dans l'intérêt des Canadiens. 

Le présent et l'avenir démocratiques du Canada ne sont pas non plus aussi complexes, ni négatifs dans la formule actuelle, parce que

le système actuel par circonscription (un territoire géographique) oblige à tenir compte des besoins des régions aux pourtours ou plus éloignées des capitales et métropoles (souvent régions de ressources naturelles, d'agriculture, etc.) dont dépendent celles-là, malgré leur plus grande concentration de population. 

La formule en vigueur au Canada en 2016 favorise donc, au moins en partie, 

  • une certaine décentralisation du pouvoir (un peu plus proche du principe de subsidiarité).
  • Elle favorise aussi la validation du candidat par sa circonscription. Un candidat dans une proportionnelle absolue qui irait chercher 20,000 votes dans tout le Canada parce qu'il rejoint un groupe particulier et mise sur une idéologie (ex. le racisme), vaut-il le même poids qu'un candidat qui va chercher 20,000 votes dans sa circonscription et que les gens voient vivre dans leur communauté régionale?
  • la circonscription favorise aussi la représentation avec un profil géographique et socioculturel différent.

On me répondra qu'on peut aussi appliquer plus d'un tour pour faire ressortir les candidats recevant le plus grand nombre d'appuis, mais ce point a été exposé en 1) et 2). Seriez-vous heureux d'un chef élu par 70% des voies après trois tours, mais qui représente votre deuxième ou troisième choix sur quatre? La notion de «majorité forte» ou «significative» devient toute relative si le deuxième ou troisième choix ne nous convient pas. On est loin d'être sûr que ce type de majorité provoquée par la contrainte soit réellement signifiante, comme nous le montre l'impopularité du président de la France, François Hollande, après sa majorité dans un système à plusieurs tours. On a vu que des choix de chefs de partis (ex. au PLC avec Ignatieff et Dion) selon ce modèle n'ont pas reçu l'aval des électeurs. Il m'a semblé que c'était non en raison de leurs qualités personnelles, mais en raison de la perception du jour, de ce que doit être un chef d'État et d'une certaine compétence essentielle: un leadership particulier à la fonction de chef d'une nation, que n'ont pas tous les députés et ministres.

Le meilleur mode électoral pour le Canada?  


Le meilleur mode électoral pour le Canada, est-il devant nous ou encore, est-il le système actuel? Et si la qualité des candidats et la représentation des diverses zones géographiques (par circonscription) était ce qui importe le plus, et non un mode électoral sans défaut? Et si les contestataires commençaient par voter? 

mercredi 30 novembre 2016

Le mythe du système de santé de Cuba

L'île de Cuba sous le régime des Castro a-t-elle un système de soins de santé exceptionnel ?

Fidel Castro, révolutionnaire 

Selon un article Jay NORDLINGER publié le 11 juillet 2007 dans le NationalReview.com, le documentariste Michel Moore a contribué à faussement glorifier la perception du système des soins de santé cubain. La gauche a toujours voulu idéaliser la révolution cubaine (pays qui n'a toujours pas eu ses élections démocratiques après 1959). Mais qu'en est-il dans la réalité? Je vous propose un bref résumé et une source externe à l'article en question.

Des systèmes séparés et inégaux


lundi 28 novembre 2016

La vérité à propos de Fidel et Raul Castro

Traduit de : "The Truth About Fidel and Raul". Je vous propose une traduction en français d'un appel politique lancé par le Sénateur Ted Cruz, publié sur le site NationalReview.com, le  26 novembre 2016. (Caractères gras ajoutés).


Tradtuit de «The Truth About Fidel and Raul», Sen Ted Cruz, par Gilles B.

« Il y a plus d'évidences qu'il n'en faut pour juger de l’héritage des Castro pour ce qu'il est : l’exploitation systématique et une oppression du peuple cubain » (Sénateur Ted Cruz)


Sénateur Ted Cruz, crédits photo ABC News Politics

«Deux décennies de rumeurs « Castro-est-mort » sont enfin terminées. Et la course est à déterminer quel leader mondial peut louanger davantage l’héritage de Fidel, en détournant les yeux de ses aspects moins nobles. Deux dirigeants élus par voies de démocratie qui devraient en avoir une meilleure connaissance, le Premier ministre canadien Justin Trudeau et le Président américain Barack Obama, ouvrent la voie. M. Trudeau a salué Castro comme « Révolutionnaire et orateur légendaire » qui « a réalisé d’importants progrès dans les domaines de l’éducation et des soins de santé sur son île natale. » M. Obama a offert ses « condoléances » au peuple cubain et suggéré benoîtement que « l’histoire saura retenir et juger de l’impact énorme de cette figure singulière ». Maintenant, a-t-il ajouté, nous pouvons « regarder vers l’avenir. »
«En toute déférence à M. Obama, les [près de] 60 ans que Fidel Castro a passé à exploiter et opprimer systématiquement le peuple de Cuba fournissent plus qu'assez de faits historiques pour porter un jugement sur Fidel et, maintenant plus encore, sur son frère Raul. 
«L’expérience de ma propre famille est un exemple concret. Mon père, Rafael, a été des premiers partisans de la révolution contre Fulgencio Batista et a fait un séjour en prison, à prendre des coups de pieds dans les dents pour ses efforts. Il s’est enfui de l’île, pour revenir à ce qu’il espérait que serait un Cuba libéré. Au lieu de cela, il a trouvé qu'une nouvelle forme de répression,

dimanche 27 novembre 2016

Mort de Fidel Castro : Eloges envers un tyran par des «progressistes»

Le romantisme révolutionnaire se poursuit. Les éloges posthumes aux tyrans socialistes et communistes par des chefs d'États occidentaux sont symptomatiques de la dégradation de nos démocraties nord-américaines. À Cuba, les démocrates sont en prison ou interdits de parole en 2016. Nos élites de gauche se voient «progressistes» tout en étant souvent des «régressistes» qui s'ignorent. 


Crédits photo : Ralf Roletschek — This image, CC BY 3.0 br, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=51395484

Les éloges du dictateur Fidel Castro par le Premier Ministre (PM) du Canada Justin Trudeau et le président sortant des États-Unis, Barack Obama, en ont rendu plusieurs perplexes sur les réseaux sociaux. En lisant la déclaration officielle du PM du Canada, le sénateur Marco Rubio a soupçonné une parodie (un faux communiqué).



Traduction libre : «Est-ce une déclaration réelle ou une parodie ? Car s’il s’agit d’une déclaration réelle du PM du Canada c’est honteux & embarrassant» (Marco Rubio, sénateur de la Floride, tweet du 26 novembre 2016 à 14h11) 




Dans son communiqué officiel rédigé depuis le sommet de la francophonie de Madagascar où il pavoisait sur les droits humains, Justin Trudeau a émis officiellement que Fidel Castro était

  • un «leader plus grand que nature»
  • «au service du peuple cubain»
  • reconnu pour «son amour et son dévouement immenses envers le peuple cubain»
  • «ayant le plus longtemps exercé cette fonction» (CE N'EST PAS UN HONNEUR, IL N'Y A TOUJOURS PAS D'ÉLECTIONS EN 2016, PAS D'OPPOSITION, LES LIVRES SONT CENSURÉS, ETC.)

Capture d'écran du communiqué officiel PM du Canada sur le décès de l'ex-président communiste et dictateur, Fidel Castro, samedi 26 nov. 2016




Version texte

Déclaration du premier ministre du Canada sur le décès de l’ancien président cubain, Fidel Castro

 Antananarivo (Madagascar) 26 novembre 2016
Le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante suite à l’annonce du décès de l’ancien président cubain, Fidel Castro :
« C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris aujourd’hui la mort du président cubain ayant le plus longtemps exercé cette fonction.


« Fidel Castro, leader plus grand que nature, a consacré près d’un demi-siècle au service du peuple cubain. Révolutionnaire et orateur légendaire, M. Castro a réalisé d’importants progrès dans les domaines de l’éducation et des soins de santé sur son île natale.

« Bien qu’il était une figure controversée, ses supporters et ses détracteurs reconnaissaient son amour et son dévouement immenses envers le peuple cubain, qui éprouvait une affection profonde et durable pour “el Comandante”.

« Je sais que mon père était très fier de le considérer comme un ami, et j’ai eu l’occasion de rencontrer Fidel lorsque mon père est décédé. Ce fut aussi un véritable honneur de rencontrer ses trois fils et son frère, le président Raúl Castro, au cours de ma récente visite à Cuba.

« Au nom de tous les Canadiens, Sophie et moi offrons nos plus sincères condoléances à la famille et aux amis de M. Castro ainsi qu’aux nombreuses personnes qui l’appuyaient. Aujourd’hui, nous pleurons avec le peuple de Cuba la perte d’un leader remarquable. » 

Le Premier Ministre Trudeau s'est repris plus tard. Il a répondu à une question, reconnaissant après réflexion, que l'ami des Trudeau était en fait un dictateur (La Presse, 27 nov. 2016). MAIS il a parlé des blessures passées, comme étant terminées ces dernières années (c'est aussi la position d'Obama pour qui l'Histoire rétablira Castro).

«Il y a des gens qui ont bien des souvenirs, qui ont vécu des réalités extrêmement difficiles par rapport à l'histoire de Cuba. Et je ne suis pas du tout en train de minimiser ça», a-t-il souligné. (PM Justin Trudeau cité dans La Presse, 27 nov. 2016)

Or cette lecture est fausse selon la propre sœur de Fidel Castro et la fille du tyran populaire, et pour le Sénateur Ted Cruz. Car de son côté, le Sénateur de la Floride, descendant d'exilé cubain a expliqué quelques petites choses pour ceux qui ont raté une page de l'Histoire récente; celle de l'après-révolution cubaine avec l'installation du régime castriste de 1959 à ce jour (2016). L'oppression a toujours cours en 2016 (article en anglais, traduction à venir sur ce blogue) :



Car il y a l'avant et l'après-révolution; les promesses et les sourires suivis de la tyrannie. Bref, Castro a remplacé une dictature par une autre et il y a une énorme différence entre  la liberté pour le peuple et l'entre-ouverture récente d'une porte économique POUR RÉINJECTER DE L'ARGENT DANS L'ÉCONOMIE CUBAINE; entrebâillement de la porte grandement facilité par un effondrement économique de l'économie castriste. En matière de droits humains, les démocrates et l'opposition politique sont encore mis dans des prisons.

(À SUIVRE sur ce site : traduction en français du texte de Ted Cruz)

LIRE AUSSI sur la nouvelle démocratie de gauche :

L'élection US 2016 nous a appris une chose ou deux sur la nouvelle démocratie

(25 nov. 2016)