lundi 4 juillet 2016

Trois messages à saisir dans l'appui financier de Gaspésiens à Nathalie Normandeau

Non les Gaspésiens appuyant financièrement l'ex-ministre du PLQ dans sa défense ne sont pas fous: il y a au moins trois messages à la classe politique et aux élites du Québec, dans cet appui financier inattendu envers Nathalie Normandeau.


(dernière modification : 10 décembre 2016)

L'ex-ministre senior sous le PLQ, Nathalie Normandeau, reçoit un appui financier inattendu pour sa défense, après avoir été mise en accusation par l'UPAC et abandonnée par son employeur alors que tout le monde sait que la cause pourrait durer 4 ans et la reconnaître non coupable ou avec un simple blâme. L'arrestation est survenue au moment où l'ex-politicienne était co-animatrice d'une émission-phare à une radio d'opinion de la ville de Québec (FM93) et commençait à dénoncer ouvertement les décisions et virages politiques de son parti.

Nathalie Normandeau, ex-mairesse de Maria en Gaspésie au Québec, ex-ministre senior sous le Parti Libéral du Québec (PLQ) et  ex-animatrice d'une émission à la radio d'opinion au FM93,3 de Québec. Crédits photo : Société Radio-Canada (société d'État d'information publique et de divertissement).


Dans les commentaires postés en réaction à la nouvelle de ces appuis inattendus, les citoyens accusent de folie les résidents de la Gaspésie (Gaspésiens). Mais ils pensent comme des citadins qui récoltent presque tous les services et emplois. Pour comprendre la situation des régions du Québec moins favorisées, voir le lien vidéo en fin d'article.

Il y a probablement 3 messages aux politiciens professionnels, aux organismes d'enquête comme l'UPAC et aux élites non élues qui dirigent le Québec. Le saisiront-ils? 


Après avoir eu une seconde chance inattendue du Parti Libéral du Québec (PLQ) qui a été réélu après une parenthèse PQ et malgré sa grande impopularité, assistons-nous au début de la fin du parti dans les régions? Madame Normandeau est défendue parce qu'elle a livré lorsqu'elle était députée et ministre et qu'elle  est considérée par des anciens électeurs, comme capable d'aller contre la ligne d'un parti pour défendre les régions.

Véhicule de campagne du Parti Libéral du Québec (1960). La formule est encore vraie. «C'est l'temps qu'ça change». Le Québec est prêt pour un parti épuré, mais quand même non socialiste qui développerait les régions et défendrait les classes moyennes. 


1.     Le premier message des supporteurs de Nathalie Normandeau: la perte de confiance dans le parti ou dans les grands partis actuels


L'ex-ministre a-t-elle été livrée pour protéger les «fesses» de quelqu'un d'autre? C'est le feeling qui suggère en plus des doutes sur les méthodes de l'UPAC, des conclusions de la Commission Charbonneau, etc.

Naïve, peut-être, criminelle initiée, non. Voilà le verdict de ceux qui connaissent Madame Normandeau pour l'avoir soutenue comme député durant 12 ans (ce n'est pas rien!). 

Plusieurs de ses anciens électeurs  ne la croient ni instigatrice, ni le cerveau d'un système de collecte de fonds auquel tous les grands partis ont d'une quelconque manière participé durant des décennies (témoignages des contributeurs). Tout le monde, journalistes inclus, savaient que les entreprises participaient publiquement aux campagnes de financement des partis ou des députés de partis susceptibles d'être élus, dans le but de bénéficier du contenu de la table financière. Souvent, ces entreprises supportaient plus d'un parti. Tout le monde savait que la collecte était de plus de 100.$ par participant à ces activités. Les entreprises apportaient les dons au nom de leurs employés; faut-il être tordu, pour qu'un média ose dire: «Nous ne savions pas»! C'était le jeu d'une époque révolue.  Tous les partis politiques établis ont bu de cette eau-là.

Sachant cela, Madame Normandeau semble pour plusieurs électeurs, avoir été utilisée par les hautes instances de son parti, parce qu'elle passait bien dans les médias. Cela vaut pour la perception, non seulement des Gaspésiens, mais également de plusieurs de ses auditeurs de Québec. Durant ses années au PLQ, elle inspirait confiance. Elle était presque comme une attachée de presse, élue et ministre senior de surcroît; une aubaine. Si on reconnait qu'elle pouvait avoir erré en acceptant un bouquet de 50 roses et une entrée VIP à un spectacle de Céline Dion, ou recevoir du financement politique et le rediriger vers des projets de sa région en profitant d'un système toléré depuis des décennies,  elle ne leur semble pas le cerveau du mal. La thèse de la Nathalie maléfique est peu crédible. J'opterais pour la naïveté des enquêteurs sur la réception de certaines informations incomplètes. Mais il ne suffit pas de prouver que quelqu'un a bénéficié de quelque chose pour en faire un coupable.

Dans le pire des cas, peut-être s'est-elle simplement dit que tous les grands partis le faisaient... La «Machine» Libérale faisait le reste. Le cas échéant, en cas de culpabilité, il devrait y avoir un grand nombre de politiciens dans les prisons de Gotham, euh pardon, du Québec et non pas seulement la CatWoman de la politique québécoise.

2.     Le deuxième message des supporteurs: les organismes d'enquête sont perçus comme agissant de manière sélective (je suggère naïve ou expéditive)


L'UPAC pourrait-elle être manipulée par des révélations sélectives et partielles:
  • Tantôt d'un côté, peut-être par une source chez les policiers, en négociation de leurs conditions de travail et avantages sociaux avec l'État (avec et contre l'administration PLQ) lors du torpillage de l'événement du dépôt du budget du PLQ. La une était monopolisée par les révélations d'un mystérieux dénonciateur ayant des informations sur des enquêtes en cours. 
  • Tantôt de l'autre, avec le coulage par des initiés, d'informations teintées d'irrégularités ayant directement ou indirectement bénéficié à la dame (?) 

Les défenseurs de Madame Natalie Normandeau ont-ils un sentiment croissant qu'il y a des intouchables et des gens protégés, élus ou hauts-fonctionnaires nommés?


Les organismes d'enquête comme l'UPAC devraient saisir ici qu'ils sont en train de perdre la confiance des citoyens


Cela arrive, par exemple, via des événements comme son arrestation quelques jours après que cette ancienne ministre senior ait fait une sortie virulente contre l'administration Libérale. Cela sent le contrat (une enveloppe jaune? une clé usb noire? transmises aux enquêteurs) pour provoquer une poursuite avec effet de bâillon envers celle, qui au même moment, remettait en question la direction du PLQ post-Charest. C'est qu'au début de son embauche au FM93,3 de Québec où elle donnait la réplique à Éric Duhaime, elle était la «parfaite» politicienne avec la rectitude, la ligne du parti et tout. Son discours sonnait comme une démo de clavier musical à 300$. Puis, quelques jours avant son arrestation, elle avait changé de ton et mené une charge en règle contre l'actuelle administration, en disant qu'elle ne reconnaissait plus le PLQ, par exemple, via son « virage vert » pro-taxes, déconnecté des réalités immédiates et régionales; ceci, peu de temps après que l'émission ait été la plus écoutée de sa plage horaire dans la région où elle est diffusée. Comme par hasard, dans ce contexte, son arrestation soudaine créait un malaise senti et la stupéfaction. Pour plusieurs citoyens électeurs de la région de Québec, cela sonnait comme un contrat venu d'en haut, dans les sphères du Parti Libéral du Québec. Comme si on l'avait livrée pour la faire taire (une poursuite bâillon par organisme interposé?).

3.     Troisième message des supporteurs: le vent tourne de plus en plus favorable à la création d'un Parti des régions, axé sur la défense et le développement des régions et la protection des classes moyennes et d'une économie décentrée, gérée selon le principe de subsidiarité (les fonds gérés là où ils sont requis) 


Les régions seront bientôt prêtes pour un Parti des régions et la défense de leurs classes moyennes et entrepreneurs. Quand un Québécois est prêt à mettre sa main dans sa poche pour financer une cause, c'est qu'il est VRAIMENT engagé et parfois enragé. Le montant récolté pour sa défense sera un bon indicateur. . .

Il faut comprendre que

  • les régions ne veulent pas la charité, elles veulent leur du. Cela explique en partie la désapprobation vécue par Stephen Harper aux élections fédérales de 2015, qui (PCC), a recentré des emplois et s'est fait chasseur de chômeurs, sans distinguer le contexte de la nordicité et de la ruralité là où l'agriculture n'est pas une force. 
  • Les régions ne veulent pas de « yesmen » ou « yeswomen ». Elles veulent des défenseurs et représentants de leur réalité. Son ancienne circonscription n'a pas oublié que Madame Normandeau défend bec et ongles les régions en politique québécoise. Elle le faisait comme élue. Elle le faisait encore comme animatrice de radio d'opinion. Les députés sont, selon une perversion de la démocratie, presque toujours  liés par la ligne du parti. Nathalie Normandeau était capable d'aller à contre-courant sur cet enjeu précis et de tenir tête à son chef. Et il le savait, qu'elle avait des griffes. La défense des régions et de leur dignité, c'est sa marque de commerce.


Tout compte fait, l'entreprise des communications Cogeco (propriétaire de la station de radio FM 93,3) a peut-être fait un mauvais calcul en la congédiant de façon aussi expéditive. Un tribunal a statué que son contrat permettait à l'employeur de le faire, mais un droit n'est pas toujours une obligation. Retirée des ondes oui, mais il n'y avait pas de pancartes et de fourches et torches de la population, devant la station du FM93, pour la mener au bûcher. Au contraire, un malaise senti, beaucoup de scepticisme dans ce qui ressemblait à une manœuvre politique soudaine et obscure de la force Libérale, comme si on voyait les attaches du trucage. À preuve, Madame Normandeau conserve un soutien populaire et une fois jugée devant tribunal, on conclura peut-être que toute la classe politique bien établie était sujette à bénéficier directement ou par la bande (par rebond) d'un système propice au détournement de la loi; comme par exemple, ce ridicule don politique limité à 100$ qui aurait dû être indexé à chaque année. Le concept du plafonnement des dons peut être bon, mais pas le gel du montant des contributions sur des décennies. Par exemple, on pourrait établir une contribution en proportion d'un pourcentage maximal raisonnable de la statistique du salaire moyen des trois dernières années de déclarations fiscales compilées pour les travailleurs à temps plein (ex. 0,5 % ou revenu moyen des travailleurs à t-plein Québécois x 0,005 ???).


Pour une introduction sur la politique et les régions du Québec:
VIDEO d'une interview de Myriam Ségal -- Allez à 5 min. 36 s

samedi 2 juillet 2016

Le débat canadien des redevances Netflix, Apple TV, Youtube ou autres

Sur les redevances canadiennes de Netflix, Apple TV et autres, le respecté Guy Fournier, comme tout humain, peut errer. Même Steeve Jobs a erré (film 2013). 


Les portes d'entrées des données et du divertissement numérique sont devenues incalculables: câble conventionnel, applications mobiles, serveurs de données, grands médias ou médias spécialisés... La seule chose commune (plus petit commun dénominateur), c'est le volume de données en lien avec la bande passante, qui lui est déjà taxé plus d'une fois si le client est en mode abonnement (fournisseur internet ou téléphonie mobile, par exemple). Et contrairement aux producteurs canadiens, les entreprises étrangères ne reçoivent pas de subvention canadiennes. Ceci, il faut en tenir compte. 


Nous faisons probablement fausse route dans le cas du dossier des redevances de Netflix, Apple TV, YouTube et autres producteurs et diffuseurs de données qui ne paient pas de taxes au Canada, ce qui pénalise logiquement les producteurs et diffuseurs d'ici (Québec ou Canada). Il n'est pas obligé qu'il en soit ainsi.

Guy FOURNIER. Netflix finira-t-il par cracher son dû? Journal de Montréal. 30 juin 2016


Si c'est le CRTC avec ses règles devenues inapplicables dans une nouveau contexte qui leur cause problème, alors...

mardi 28 juin 2016

Brexit : les jeunes du Royaume-Uni sont-ils la «génération sacrifiée» de la sortie de l'UE

[Propagande] Brexit : L’arnaque du “vote des jeunes”... Les faits décortiqués et mis en contexte 


Le blogue Les-Crises.fr expose avec maints détails, posts et graphiques, l'exagération médiatique voulant la jeune génération dite «sacrifiée» avec la sortie de la  zone UE (Brexit).



Le parcours via les posts et graphiques permet de prendre nos distances par rapport au bruit médiatique des permiers jours suivant le référendum pour la sortie du Brexit.

Mon opinion sur la «jeunesse sacrifiée» de l' UE


Pour commencer à suggérer que les jeunes aient été privés de leur droits, il aurait fallu qu'on les empêche de voter et de s'informer alors qu'ils ont eu des mois pour le faire.

Contrairement à ce qui a été une surexposition médiatique proche de la propagande, dans les faits, la majorité des jeunes ne se sont pas prononcés:



Crédits image : Oliver BERRUYER, LesCrises.fr, 28 juin 2016



Abstention chez les 18-24 ans:  64% (en vert dans la bande du haut dans le graphique)
Vote Leave chez les 18-24 ans: 10% (en rouge)
______________________________________
Total Leave + Abstentions = 74%
Conclusion : La majorité des 18-24 ans ne sont pas en train de pleurer leur vie.

Contrairement aux prétentions qui déferlent sur les réseaux sociaux et dans les médias, ceci tend à démontrer un désintéressement de la majorité des jeunes. À l'opposé des idées largement véhiculées depuis quelques jours, les 18-24 ans ne sont PAS couchés en position fœtale, en train de pleurer leur vie. En fait, la surexposition du thème de la jeunesse sacrifiée pour le Brexit est très proche de ce que serait une désinformation et une propagande anti-Brexit.


Paix sociale et démocratie : le jeu dangereux des répartitions des votes


La thèse souvent issue des anti-Brexit et privant, dit-on, les jeunes de leurs droits, a même fait dire à certains (idée de plus en plus récurrente dans nos démocraties sur toutes sortes d'enjeux sociopolitiques) que les démocraties devraient pondérer vers la négative (réduction du poids) le vote chez les personnes en milieu de vie et les plus âgées, puisqu'elles auront moins d'années à vivre les effets de leur vote. C'est évidemment de la discrimination; un âgisme à l'état pur. 

On pourrait aller très loin dans la perversion d'une démocratie en pondérant ainsi les votes par groupes d'intérêt ou groupes sociaux ou démographiques:

  • vote de la majorité contre vote des minorités
  • vote des minorités rivales
  • vote des pauvres contre vote des classes moyennes
  • vote des femmes contre vote des hommes
  • vote des ouvriers non syndiqués contre vote des syndiqués
  • vote des plus instruits contre vote de ceux qui n'ont pas une instruction supérieure en supposant outrageusement le vote des plus instruits plus valable que l'autre (confusion entre instruction et intelligence)
  • vote de l'élite qui a atteint les postes les plus élevés dans la société contre le vote du peuple estimé moins éclairé
  • vote des immigrants asiatiques contre vote des immigrants africains
  • etc. 
Ce genre d'argumentaire du droit volé à un groupe devient vite appliqué lorsque l'enjeu fait l'affaire (ici les jeunes contre le Brexit), mais passe facilement sous silence lorsque le choix des jeunes déplaît. Cela a été le cas, par exemple, avec la majorité de jeunes favorables au Front national au moment des européennes de 2014, comme le souligne sur son blogue, Olivier Berruyer.

Chacun peut comprendre que ces répartitions deviennent vite une fragmentation sociale pouvant être utilisée à contre-courant de la démocratie pacifique et constituent un terrain très glissant lorsque mutées en idéologie de restructuration des sociétés (réingénierie sociale) et militantismes idéologiques.

Pourquoi la ségrégation en fonction de l'âge ou sous toute autre forme, devrait-elle primer sur les autres répartitions dans une démocratie? 


Nous entrevoyons déjà jusqu'où les divisions et éclatements sociaux et politiques peuvent aller sur des dizaines d'enjeux. Quelqu'un quelque part devrait déterminer les critères de pondération.  C'est là tout le côté sombre de la démarche.

Par exemple, comme souligne Olivier Berruyer, l'affirmation présume que les jeunes ne changent pas d'idée au cours des années.

samedi 25 juin 2016

L’inquiétant témoignage d’un ancien policier de l’État Islamique

Un ex-policier de Daech (EI) témoigne, pour l'avoir fait lui-même, que se joindre aux flots de migrants a été un jeux d'enfant. Auparavant chargé des «interrogatoires» (torture) pour le compte de l'EI, il affirme: «On pourra vous combattre longtemps!».


Le fait qui étonne, c'est plutôt la naïveté, voire l'opportunisme politique des chefs d'États occidentaux, au prix du sang de leurs compatriotes.


Extrait du Nouvel OBS, 25 juin 2016

«Abou Moussab, ex-policier de Daech, dit s’être glissé dans le flux des réfugiés pour rejoindre l'Europe. Il livre des confidences inquiétantes sur le fonctionnement de l'EI.» 
«Pour rejoindre l’Europe, il dit s’être glissé dans le flux des réfugiés. "Un jeu d’enfant", dit-il. Il confirme qu’il s’agit du modus operandi de l’organisation terroriste pour infiltrer ses hommes en Europe. Abou Moussab dispose de deux faux passeports syriens à des noms différents. Il aurait alterné avec l’un et l’autre aux différents points de contrôle. Sans rencontrer la moindre difficulté.»




Le témoignage instructif sur la méthode Daech (État islamique) démontre, comme plusieurs le dénoncent, la naïveté OU du calcul stratégique des chefs d'États occidentaux. Ceci amène à penser qu'il faudra se documenter sur les règles d'empêchement, selon les différentes constitutions nationales. Car quand un chef d'État livre sciemment son peuple, ses travailleurs et étudiants étrangers et ses touristes aux assassins pour de vaines considérations politiques (le pouvoir), il peut y avoir lieu de prendre des procédures de droit constitutionnel et criminel. À partir du moment où les services secrets et antiterroristes démontrent les dangers sérieux (ex. impossibilité de contrôler les identités de plusieurs milliers de migrants), les chefs d'États et leurs partis devraient être responsabilisés.

4.000 combattants de l'EI ont pénétré en Europe en tant que réfugiés

fr.sputniknews.com, 7 sept. 2015
https://fr.sputniknews.com/international/201509071018022589/ (page consultée le 25 juin 2016)
URL courte : http://sptnkne.ws/b7XC
Un grand nombre de passages de membres du Daech vers l'Europe ont été évoqués par une source de l'EI comme transfert réussi; faits attestés lorsqu' entrecoupés avec des témoignages de passeurs qui en ont eux-même fait transiter par la mer. Évidemment, comme Abou Moussab, un grand nombre ont pu joindre la marche des réfugiés et les camps. Comme des combattants d'autres allégeances, évidemment.

Ces pseudo-migrants, en réalité des combattants, qui passent en Europe se compteraient par milliers. Source: http://www.liguedefensejuive.com/avant-apres-ils-etaient-tueurs-de-masse-en-syrie-aujourdhui-refugies-en-europe-2015-09-21.html

vendredi 24 juin 2016

Réponse «Leave» au référendum du #Brexit: pendant ce temps-là au Québec

#leavevote au référendum du #Brexit à la veille de la Fête du Québec: message à l'Union européenne et nostalgie de référendum au Québec. 

Ni économiste, ni européen, il me semble tout de même que l'Union Européenne (UE) pourrait subir les conséquences de son évolution, ou est-ce plutôt, de la manifestation de sa vraie nature...

Ces dernières années, le mouvement en faveur de la sortie des pays de l'UE a donné naissance au référendum concrétisé de la Grande-Bretagne (GB), marqué par le mot-clic #Brexit pour Britain Exit. Hier en soirée du 23 juin 2016, tout en suivant la diffusion par Téléquébec du spectacle de la Fête du Québec sur les Plaines, je suivais d'un autre œil les tweets de mes abonnements sur Twitter, particulièrement intéressé par le référendum historique de la GB. Comme nous le savons, le vote Leave (quitter, sortir, #LeaveVote)  l'a emporté largement sur le Remain (rester).
Drapeau de l'Union Européenne (UE) modifié par YapasdePRESSE (Y a pas de PRESSE)

Ma perception de l'UE et du référendum donnant le go à la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE


Ce qui devait être au départ une libre circulation économique visant à faciliter les échanges (main d'oeuvre et commerce) semble s'être révélé une entité s'élevant, avec ses politiques, au-dessus des gouvernements nationaux.C'est que le pouvoir de l'argent des États, au final, ne va pas sans les contraintes politiques qui viennent avec les liasses.

La définition de l'Europe elle-même, ne fait pas unanimité (ex. Turquie incluse vs Russie ne faisant pas partie du territoire géographique).

Du point de vue d'un observateur étranger, la crise de la Grèce peut suggérer que certains pays avec le temps, semblaient acquérir plus de poids politique que d'autres, sur la base de leur santé économique. Ceci ne peut pas plaire à tous dans ce genre de maison commune. On aurait cru, par exemple (est-ce une déformation médiatique?), que la chancelière Angela Merkel parlait au nom de l'Union. Bon je connais son passage à la présidence de l'organisme, mais la Grèce a fait ressortir davantage. C'est d'ailleurs le point de vue de Madame Merkel qui est probablement le plus prisé en dehors de la GB, au lendemain du référendum, par exemple dans le Figaro qui la mentionne comme «figure de Proulx du continent» (LeFigaro.fr, 24 juin 2016).

Angela Merkel lorsque jeune communiste membre des Jeunesses Libres Allemandes où elle monte en grade et devient (selon le blogue laPravda.ch) : «secrétaire du département agitation et propagande. Elle est alors l’une des principales expertes en communication politique de la dictature socialiste. À titre professionnel et politique, elle voyage souvent au sein du bloc soviétique, notamment à Moscou, d’autant qu’elle parle couramment le russe». (http://lapravda.ch/index.php/2015/09/09/qui-est-donc-angela-merkel/). Un mois après la chute du mur de Berlin de nov. 1989, elle change de clan pour occuper un poste équivalent. Opportuniste?


Du point de vue de sauver l'UE, cette primauté officieuse de certains États pouvait jouer un rôle positif (sauvetage financier de la Grèce), mais pour d'autres pays moins prospères que l'Allemagne, L'UE assiste-t-elle à la montée d'une Union désunie dans les faits (influences et exigences croissantes).

Au Canada et au Québec, le Brexit dans les heures ou minutes de l'évidence du résultat référendaire de la GB


Du côté du Canada anglais, un des politiciens à avoir réagi le plus spontanément et sans ambiguïté à la nouvelle du #Brexit en voie de négociation est Jason Kenny (qui a aussi dénoncé l'ingérence de Justin Trudeau) et dont voici le tweet on ne peut plus clair sur la prochaine étape à faire:


«(Le) Canada devrait immédiatement démontrer (son) respect pour le choix fait par le peuple britannique et prioriser (la) négociation d'un libre-échange Canada-Grande-Bretagne» (Traduction libre par YaPasdePRESSE -y a pas de presse-): 



Au Québec, l'on pouvait anticiper que dans le contexte de la veille de la grande Fête du Québec qui se décline sous au moins deux ou trois sens, le #Brexit aurait une connotation ou saveur d'indépendance du Québec:

  • indépendance pur et simple pour les uns
  • indépendance souhaitée avec union économique avec le reste du Canada (Ca) ou la formule de la question du référendum sur la «souveraineté-association» de 1980.
  • indépendance avec union économique transitoire et à faire suivre du « #Caexit » ou « #Canexit »  anticipé en pensant qu'une union économique n'implique pas aussi renoncer à son autonomie politique (comme on le voit avec l'UE).
  • Fête des Québécois de descendance française pour les autres (le mot «peuple» a souvent ce sens de nous moins inclusif)
  • Fête de tous, incluant les Québécois qui n'ont pas encore fait de demande pour le devenir (ex. étudiants, travailleurs) et ne savent pas encore qu'ils sont comptés (le monde sans frontières)
  • Fête des Québécois qui sont aussi fédéralistes et ne veulent pas de changement profond (que les indépendantistes appellent parfois "provincialistes" pour les insulter sur les réseaux sociaux)
  • autonomie d'un véritable État dans la fédération canadienne
  • etc. (liste à compléter)


Mathieu Bock-Côté aurait souhaité que ce soit à la veille de la Fête du Québec, la sortie du Québec du Canada. Le chroniqueur et enseignant y est allé d'un nostalgique (un os-talgique) tweet philosophico-politique:



Ce qui a donné un échange intéressant avec le chef du PCQ. En fait, à mon sens, le #Brexit réussi ressemble davantage, si le référendum de 1980 avait passé, à un Québec souverain qui quitterait une association économique (et inévitablement compromis sur l'autonomie politique) avec le Canada.




Sauf que l'argument du troisième référendum avancé par Antoine Robitaille comporte un couteau à deux tranchants pour les jongleurs sociopolitiques, car il y a déjà une pétition le lendemain, 24 juin, pour un nouveau référendum qui annulerait celui de la veille (Le Monde, 24 juin 2016). Comment appelle-t-on cela, un BrexBrexit? Et l'Écosse songe à sa partition (se séparer de la GB), comme plusieurs peuples autochtones du Québec se seraient séparés du Québec en cas d'un OUI au référendum de 1980. Pour protéger la paix sociale et la démocratie, il faut reconnaître quand la majorité a parlé et que tous ont eu l'occasion de pouvoir se prononcer. S'ils ne l'ont pas fait, c'est leur problème. Ainsi va la démocratie.

Avouons que la Grande-Bretagne a osé envoyé paître les épouvantails. Ce qui fait dire à Mathieu Bock-Côté dans un tweet du 24 juin 2016 qu'il veut entendre le God Save The Queen, hymne national de la Grande-Bretagne au moins une fois dans sa vie:

mardi 14 juin 2016

DOSSIER - Lien routier Est Québec - Lévis: enjeux d'urbanisme mais autant de transport interrégional

Le débat d'un troisième lien Québec-Lévis revient de plus en plus souvent à l'avant-scène. Il faut y garder à l'esprit que les autoroutes ne desservent pas que la ville de Québec: c'est un dossier inter-municipal et interrégional qui doit relever du réseau autoroutier de Transports Québec, comme dans toute autre ville traversée par une autoroute qui relie l'économie des régions.


(dernières modifications: 6 juillet 2016; 27 août 2016, 5 sept. 2016, 18 mai 2017, 12 oct. 2019 pour ajout des statistiques du recensement de 2016)



Le problème posé:

  • le Pont de Québec et le Pont Pierre-Laporte sont un à côté de l'autre, des voisins immédiats, dans le même axe et ne desservent pas rapidement, ni avec fluidité, la partie est de Québec, incluant les régions et villes qui y sont situées (Saguenay, Côte-Nord, Charlevoix). C'est un inconvénient important pour les grands axes est-ouest du sud de la ville, lesquels s'en trouvent congestionnés aux heures de pointe. Nous avons même appris en juin 2016, qu'il existerait une étude cachée à la population. 
Au premier-plan, le Pont Pierre-Laporte et à l'arrière-plan, le Pont de Québec. Comme on le voit, les deux liens inter-rives sont presqu' au même point de liaison, ce qui laisse très peu de place à l'optimisation du transport routier. Crédits photo: capture d'écran à partir des images de Google Street
Contexte des deux ponts reliant la ville de Québec (la Capitale du Québec) et la ville de Lévis au sud. Crédits image : Google.



Les ponts d'entrée de la ville de Québec, vus de la plage Jacques-Cartier, Gilles B. 5 sept. 2016

  • Congestion pour entrer à Québec depuis le sud: Les jours de problème, il s'en suit une grande perte de productivité. L'accessibilité à la rive nord, soit la ville de Québec et aux villes et régions à l'est, est souvent congestionnée dès que survient un problème, par exemple, heures de pointe matinales et en fin d'après-midi, lors des accidents de la circulation ou fréquentes pannes de véhicules ou de travaux d'entretien sur une ou des voies de l'un des deux ponts. 
  • traverser Québec dans l'axe est-ouest dans les deux directions. Contrairement aux croyances du maire de Québec, cette concentration de tout le trafic d'une rive à l'autre en un seul point d'étranglement (2 ponts presqu'au même site) n'est pas uniquement le problème de la ville de Lévis. Car faute d'un lien à l'extrémité est de la ville ou plus à l'est encore, la majorité de ce débit doit ensuite circuler généralement en direction est (ou en revenir en direction des ponts), étant donné la position décentrée (excentrée) de l'étranglementCe problème touche non seulement la circulation locale destinée aux entreprises et résidents à l'intérieur des limites de la Ville, mais aussi la circulation régionale et interrégionale. Lire entre les lignes: c'est un dossier au niveau supérieur aux villes (Transports Québec).
  • Bassin de main d'oeuvre. Le maire de Québec veut favoriser la venue de la main d'oeuvre d'autres pays, alors qu'il ne semble pas respecter celle de la rive sud qui ne veut pas passer deux heures par jour en déplacement, particulièrement les parents de familles avec enfants (groupe d'âge en décroissance dans la ville de Québec et donc essentiel au rajeunissement de la population régionale). 
  • La circulation sans destination dans la ville de Québec contribue à la surcharge des voies est-ouest. Le problème dépasse la seule juridiction du maire de Québec. Si une majeure partie des déplacements aux heures de pointe ont probablement une destination dans la Capitale, il demeure un flot important de trafic lourd (transport) et de véhicules qui ne font que transiter par Québec d'ouest en est et inversement, pour passer d'une région à l'autre ou d'une ville à l'autre. Ce n'est pas un hasard si les autoroutes sont de juridiction provinciale. Les véhicules de transport de personnes et de biens proviennent par exemple, de l'Autoroute 20 (rive sud) ou en direction de celle-ci (en provenance ou en direction de la Côte-Nord, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Charlevoix et lien vers Montréal, vers la Beauce, l'Estrie ou l'Est du Québec, par exemple). Ces importants déplacements constituent autant de circulation qui surcharge le réseau autoroutier de la Capitale, sans y apporter de retombée positive et qui pourrait passer plus à l'est sans traverser la ville dans l'axe est-ouest. Il est donc faux pour cette raison aussi, de prétendre que le troisième lien ne serait avantageux que pour Lévis en matière de décongestion de la circulation.
  • Protection des prises d'eau de Québec. Le Lac Saint-Charles et une partie de la Rivière Saint-Charles imposent des limites significatives avec contraintes au développement, non seulement dans la couronne nord pour les autres administrations municipales (villes extérieures à Québec) qui ont des terrains à l'intérieur du Bassin du Lac-Saint-Charles, mais le frein au développement de la Ville de Québec s'applique également à son propre territoire. On le voit dans l'extrait de carte ci-dessous qui montre l'ampleur du bassin de la prise d'eau du Lac Saint-Charles en jaune et en jaune hachuré en quadrillé rouge pour la partie intérieure au territoire de la ville de Québec. Évidemment, le territoire ne sera pas complètement gelé (interdit de construction), mais le développement futur, à compter d'octobre 2016, y sera extrêmement réglementé, exigeant des études complexes, très coûteuses et restrictives pour les nouveaux développements urbains ou de transport, en raison du chemin emprunté par les contaminants (ex. sels de déglaçage des voies de circulation versus zones tampons à respecter, pentes et orientation des futures voies de circulation, ... ):
    En jaune, en partie recouvert par les traits hachuré rouge à l'intérieur des limites de la ville de Québec, le Bassin versant de la prise d'eau Château-d'Eau (Rivière Saint-Charles). Annexe 1 du Règlement d'agglomération sur la protection des prises d'eau R.A.V.Q. 266 . Crédits image: Ville de Québec, 2010. Trouvé sur le site de la Ville de Québec (page consultée le 16 juin 2016).
  • Une idéologie du noyau unique à tout prix. L'Urbanisme est une science qui doit évoluer plus vite que le pouvoir politique et être 20 ou 25 ans en avance sur ce dernier, lorsque l'on considère la durée nécessaire aux grands développements et la nécessité de se doter de plans de développements locaux et régionaux. Malheureusement en nos années (2016), il faut

dimanche 12 juin 2016

Menaces à la sécurité intérieure: Administration Obama informée dès 2015







Tuerie Orlando, USA, 12 juin 2016, Omar Mateen aurait prêté allégeance à l'EI (#ISIS) État islamique juste avant l'attaque. Crédits Photo: Facebook et journal La Presse de Montréal (12 juin 2016)


LIRE AUSSI:

États-Unis: tensions entre l'Administration Obama et le Conseil de la Sécurité Intérieure (Homeland Security Committee)

(19 nov. 2015)

Des tensions ont subsisté entre le Conseil de sécurité nationale (Homeland Security Committee) des États-Unis (organisme non partisan) et le Président Obama et ce, jusqu'aux attentats de Paris, de novembre 2015. Celles-ci, touchaient même plusieurs failles identifiées par le Conseil et les sous-comités. 


Il s'agit principalement de vulnérabilités en matière de sécurité, reliées à l'immigration syrienne et irakienne, portées à l'attention du Président à divers moments et de diverses façons (lettres, informations et renseignement, recommandations bipartites ou non partisanes pour la Sécurité Intérieure) mais qui seraient demeurées sans suite formelle durant plusieurs semaines, voire des mois, entre janvier et novembre 2015.


Censure et filtres sur des enjeux majeurs OU pourquoi j'ai créé ce blogue sociopolitique privé

(22 nov. 2015)

Voici une opinion en appui à un texte du chroniqueur Richard Martineau, deux fois censurée (non publiée) par le Journal de Montréal. Le sujet: la sécurité liée à l'immigration accélérée dans le contexte de l'État islamique. C'est pour des raisons comme celles-ci que j'ai créé ce blogue sociopolitique privé (indépendant).