mardi 22 septembre 2015

HUMOUR - Volkswagen Das Trick - le truc Volkswagen dévoilé

Comme le dopage dans les sports, le truc Volkswagen dévoilé par le méga-scandale 2015... Après on s'étonne que les citoyens deviennent sceptiques de tout. Ma contribution graphique pour souligner ce scandale majeur




OU: Comment ternir le libre marché et l'environnement.

jeudi 17 septembre 2015

Visage voilé: il y a plus en jeu que le seul serment de citoyenneté canadienne

Les tribunaux répondent aux cas qui leur sont soumis. Ici, la Cour d'appel fédérale s'est penchée sur le droit ou non, de voiler son visage pour des raisons religieuses durant les cérémonies d'assermentation en vue de la citoyenneté canadienne. Elle a confirmé un précédent jugement de la Cour fédérale. Selon l'État du droit actuel, la plaignante Zunera ISHAQ, d'origine pakistanaise, pourra porter le voile lors de l'assermentation pour obtenir sa citoyenneté. Un pas de plus vers un droit distinct dans l'État.

Zunera Ishaq, âgée de 29 ans, arrivée au Canada depuis 2008. Son bébé en arrière-plan.  Crédits photo: extrait du reportage de RDI (16 sept 2015)

Zunera Ishaq, d'origine pakistanaise, au sortir du tribunal. Crédits photo: extrait du reportage de RDI (16 sept 2015)


Le Gouvernement a déjà annoncé qu'il ira en appel jusque devant la Cour Suprême.


Un geste «offensant», selon le Premier Ministre du Canada


Un geste «offensant» pour «la plupart des Canadiens et des Canadiennes», selon le Premier Ministre Stephen HARPER (12 février 2015, source RDI, 16 septembre 2015). En vertu des lois actuelles, la Cour d'Appel a statué qu'une femme peut voiler son visage durant l'exercice le plus solennel; l'acquisition de la citoyenneté. Une réponse de fermeture à une ouverture manifestée par la terre d'accueil.


Selon la nouvelle diffusée RDI:

«Cela a donc pour effet d'autoriser la plaignante à porter son niqab pour prêter serment et devenir citoyenne canadienne, et ce, avant les élections du 19 octobre afin d'avoir droit de vote». (RDI, 16 septembre 2015).

Nous avons un problème... Ce qui est en amont (accès à la citoyenneté canadienne) voudra descendre en aval (actes quotidiens divers)


Il semble vraiment y avoir un agenda idéologique derrière ce simple geste de la plaignante d'origine pakistanaise. Le problème actuel, c'est que si éventuellement, le plus haut tribunal du pays, la Cour Suprême du Canada, confirme le jugement de la Cour d'appel, alors, une foule de pratiques qui nous semblent banales et établies seront probablement remises en question elles aussi.

Car, rappelons-le, le tribunal n'a pas répondu aux questions qui ne lui ont pas été soumises. Voici donc des actes pour lesquels la même question pourrait être soulevée, pour faire progresser ce qui a toutes les allures d'un agenda idéologique de l'islam politique, et où une femme pourrait exiger de porter le voile intégral dans des situations où la vie publique n'avait pas à traiter la situation.

  • prendre un transport en commun
  • en salle de classe ou de formation (ex. dans un cégep, une université, ...)
  • des épreuves (examens, tests) académiques
  • lors de la réception d'un soin de santé remboursé (payé) par l'État
  • lors de l'examen ou l'épreuve d'admission à un ordre professionnel
  • lors de l'examen ou l'épreuve d'admission à un poste (ou une liste avec discrimination positive) dans la fonction publique
  • la dispensation par une professionnelle voilée intégralement (niqab), d'un service (médical, éducatif ou autre) envers un citoyen (ou plutôt une citoyenne et des enfants), car on dira que cela n'affecte pas la qualité (contenu) dudit service
  • lors d'élections (à surveiller lors du vote fédéral du 19 octobre!) à divers niveaux (assemblées diverses incluses, ex. syndicales, ...)
  • etc.


À surveiller lors des élections fédérales du 19 octobre 2015?


Zunera Ishaq compte bien prêter serment dans les prochains jours, selon le reportage, afin de pouvoir voter pour la première fois au Canada, le 19 octobre prochain. Est-ce le fruit de trop d'imagination, ou est-ce l'annonce d'un vote avec le niqab (voile intégral)?

«We believe in canadian justice !», a scandé cette femme au sortir du tribunal, en faisant le geste de la révolution. Crédits photo: extrait du reportage vidéo de RDI, (16 septembre 2015)


Nous comprenons tous qu'il ne faut pas que le Canada en arrive là. C'est pourquoi le pays doit clarifier ses lois avant l'audition de l'appel annoncé par le gouvernement conservateur, en Cour Suprême. Mais selon la position déclarée des partis politiques, ce ne sont ni le NPD de Tomas MULCAIR, ni le Parti Libéral du Canda (PLC) de Justin TRUDEAU qui vont livrer ce combat...
D'une part, à multiplier les virages, les politiciens finissent pas perdre de la crédibilité. D'autre part, cela crée l'impression que le pouvoir est plus important que les convictions. Après tout, la politique de Stephen HARPER pourrait être payante en cette période électorale.

dimanche 13 septembre 2015

Migrants: le père d'Aylan pilote du bateau selon une passagère?

ARTICLE ENTIÈREMENT REVU ET RÉPONSE AUX CONTRE-RUMEURS (mise à jour: 2015-09-19)


Zainab ABBAS était de l'expédition surchargée qui a chaviré. Selon son témoignage, Abdullah (le père de la jeune victime Aylan) agissait comme le pilote (capitaine) du bateau et il avait sa propre famille comme passagers


Bon, si le terme «passeur» était peut-être inappropriée, disons... un possible pilote de l'embarcation. Voici l'histoire. Et nous verrons certaines différences de fond, entre la photo de la jeune Vietnamienne brûlée lors d'un bombardement au napalm qui avait fait le tour du monde et celle d'Aylan.

Zainab a affirmé via une interprète du réseau Ten (canal 10 Australie) que Abdallah agissait comme passeur d'un bateau en surcharge piloté par lui (News 12 sept. 2015). Crédits photo : Ten (Channel 10, Australia, lecteur verrouillé) via TheRebel.tv sur Youtube (12 septembre 2015: youtu.be/ni3al6ONqds, lien consulté le 13 septembre)

Crise des migrants: Les médias canadiens relaient des informations sans vérifications avancées

Pour vous dire combien l'affaire entourant le décès du jeune kurde syrien, Aylan, est mélangée depuis le début (ex. rumeurs démenties d'une possible mise en scène de la photo et autres), il y a eu aussi erreur sur le nom, connue au moins depuis le 3 septembre 2015 (Libération.fr): il ne s'agit pas d'Aylan KURDI mais bien d'Aylan SHENU. Au Canada et dans plusieurs médias étrangers, le nom KURDI est encore véhiculé; tellement qu'il semble impossible de faire marche arrière. Ce n'est pas grave, me direz-vous? Erreur! Et voici pourquoi.

Extrait du journal Liberation.fr, le 3 septembre 2015. Comme quoi, l'erreur a été observée très tôt dans l'affaire d'Aylan. Mais la machine médiatique était partie...

Mon point: si la presse écrite et les médias canadiens et étrangers sont si lents à corriger ceci, c'est une preuve de superficialité des investigations dans cette affaire 


On ne fait que relayer sans vraiment s'informer plus à fond et valider. Pourtant, il y a beaucoup en jeu. Ce n'est pas une affaire d'un chat monté dans un arbre... On exige que le Canada qui reçoit déjà bien au-delà de 200,000 migrants par année (YapasdePRESSE, 10 septembre 2015), en reçoivent 200,000 de plus.

Selon Statistique Canada, les résidents vivant au Canada nés à l'étranger, compose un cinquième (1 sur 5) de la population, selon le dernier grand recensement de 2011


«En 2011, la population du Canada née à l'étranger comptait environ 6,775,800 personnes. Elle représentait 20,6 % de la population totale, soit la plus forte proportion des pays du G8»
(...)
Immigration Au Canada, 1 personne sur 5 est née à l'étranger (Statistique Canada, recensement de 2011). 


Déjà, le 3 septembre, Libération.fr mentionnait l'erreur sur le nom de famille du jeune Syrien:


«Comment avons-nous pu, à Libération, ne pas publier la photo d’Aylan Shenu (d'abord appelé Aylan Kurdi par les médias turcs, avant que son véritable nom ne soit découvert), tout jeune enfant retrouvé mort noyé sur une plage turque ?» (Libération.fr, Le 3 septembre 2015)

Le Journal de Québec reproduit la même erreur sur le nom, 1 semaine après que Libération et d'autres médias de la presse européenne l'aient remarqué


Ceci comme plusieurs autres médias canadiens et d'ailleurs.

Intro d'un article du Journal de Québec, édition imprimée du samedi 12 septembre 2015. Au premier-plan, le Premier Ministre du Québec, Philippe Couillard, lors d'une rencontre des premiers ministres des provinces du Canada.


vendredi 11 septembre 2015

Jinan, ancienne esclave de l’EI : "Ils nous marchandent comme du bétail"

Esclave de DAECH - Le témoignage de Jinan, une rescapée du groupe État islamique

Une ex-esclave de la minorité yézidie, victime du DAECH (L'État islamique) raconte. 

À NOTER que dans le récit de son expérience d'enlèvement et d'esclavagisme, elle ne mentionne pas les femmes et filles des minorités chrétiennes, qui pourtant vivent les mêmes sévices, parfois pires en raison de leur foi. Les plus jeunes servent d'esclave sexuelle (ex. 12 à 14 ans). Jinan, une femme mariée avant d'être enlevée, était déjà considérée comme «âgée» et n'a pas eu à subir les sévices sexuels des plus jeunes.





Source : France24 f24.my/youtube

jeudi 10 septembre 2015

Essai - Idéologies et guerre des images: les médias ont-ils créé un monstre?

Une réflexion sur une crise de l'information sur toile de fond des problèmes de la Syrie: la perte de confiance envers les médias traditionnels, ses racines et une probable responsabilité à assumer

(révision : 22 septembre 2015, 16-17 avril 2016, 28 novembre 2016)

Je crois important, d'entrée de jeu, de faire la nuance suivante:

Sur la comparaison de la photo d'Aylan avec celle de la jeune Vietnamienne Kim PHUC ayant contribué à mettre fin à la guerre du Vietnam


Pour se justifier de l'instrumentation idéologique de la photo du jeune Aylan, la presse internationale et les médias traditionnels comparent la photo avec celle de la jeune Vietnamienne Kim PHUC, dans mon recadrage créé ci-dessous.

En réponse à ceci, on a beaucoup comparé la photo d'Aylan à celle de la jeune vietnamienne brûlée au napalm, qui courait nue sur un chemin de campagne fuyant son village bombardé. Sauf que 

  • La photo de la jeune Kim PHUC n'était pas sujette à interprétation, son histoire étant évidente (photo ci-dessous retouchée pour masquer sa nudité). Alors que le père d'Aylan, déjà installé en Turquie, pouvait être un migrant économique décidant d'accélérer le passage vers des pays plus riches
  • La photo de la jeune Kim était spontanée et n'était pas imposée par un lobby médiatique, contrairement à celui entourant le jeune Aylan, où de grands médias se sont fait reprocher de ne pas avoir diffusé immédiatement la photo (voir la capture d'écran du Nouvel Observateur web plus loin dans ce texte)

Photo ici recadrée pour masquer la nudité totale de la victime, la jeune Kim PHUC. L'image originale avait fait le tour du monde devenant un symbole de la guerre du Vietnam et des revendications pour mettre fin au conflit. Crédits photo : Nick Ut / Canapress Tous droits réservés.










La photo de la jeune Kim était prise durant le déroulement des faits, on voyait d'autres enfants en fuite et des soldats, ainsi qu'un incendie en arrière-plan. Surtout, Kim pouvait et peut témoigner elle-même de sa propre histoire, sans le filtre politique ou médiatique. Elle a lancé une fondation pour aider les enfants victimes de la guerre.


Kim PHUC, devenue citoyenne canadienne. Non, le Canada n'est pas fermé aux vrais réfugiés, ni aux immigrants économiques qui suivent les règles. Le pays accueille au-delà de 200,000 résidents nés à l'étranger, chaque année. Les personnes nées à l'étranger constituaient au recensement de 2011, un cinquième (1 sur 5) ou 20% de la population vivant au Canada (Source : Statistique Canada, données du Recensement de 2011, source consultée le 13 septembre 2015).


Alors qu'avec la photo d'Aylan, nous voyons un bambin échoué sur une plage de Turquie et une histoire bourrée de contradictions se résumant à une question à deux volets: étaient-ils des migrants économiques déjà sécurisés (donc illégaux voulant contourner les règles) OU des réfugiés d'une minorité en danger en attente d'une terre d'accueil? 

Depuis la publication de la photo du petit Aylan Shenu (et NON Aylan «Kurdi»), que nos médias canadiens ont même par moment appelé Allen, et qui a péri noyé parmi d'autres victimes, on a vu déferler quelques théories, comme celle de la possible mise en scène de ladite photo. C'était, disent les sceptiques, pour produire un impact sur l'opinion internationale et mettre de la pression pour un plus grand engagement des pays occidentaux en immigration.

Un article, Migrants : la guerre des images, publié par LeMonde.fr (4 septembre 2015) a parlé de ces prétentions mais en mettant tout au compte de l'intox de l'information (clairement une insulte contre les auteurs). Pourtant, cette position n'explique en rien pourquoi le frère aîné d'Aylan qui a également péri, lui aussi photographié échoué, est demeuré un «no name» de la presse internationale dans les jours suivants. Ni pourquoi les autres victimes n'ont pas ému le monde en vue des interventions pour délivrer les victimes dans leur pays.



De réelles pressions de la confrérie médiatique ont eu cours, pour que les pays occidentaux ouvrent leurs portes inconditionnellement et immédiatement


La théorie de l' «intox» via les médias sociaux n'explique pas non plus, pourquoi Libération a du s'excuser et se défendre, pour ne ne pas avoir diffusé LA photo sélectionnée. Comme quoi, la photo a fait l'objet d'une véritable récupération, car des milliers d'autres enfants sont morts des suites de ces conflits sans avoir éveillé l'attention soutenue auparavant.

Libération avait récemment publié des photos d'enfants ayant péri noyés, selon le témoignage de Johan Hufnagel, son directeur en charge des éditions. Pour Libération, le cliché d'Aylan ne constituait donc pas un fait nouveau.

«Est-ce, paradoxalement parce que Libération suit particulièrement ce dossier – six unes depuis juin, un dossier spécial fin août, la publication des Migrants Files avant l’été, une dernière une sur le drame autrichien et «le camion de la honte» – qu’on n’a pas pris la mesure du poids de cette photo en particulier ? Est-ce parce qu’on a vu des photos d’enfants morts noyés sur les plages grecques la semaine dernière sur les réseaux sociaux (j’en ai moi-même partagé ce week-end) que celle-ci n’a pas lancé la machine ? Possible. (Johan Hufnagel, Directeur en charge des éditions,
Libération, 3 septembre 2015)




S'il n'y a pas de récupération, pourquoi Libération se sentait-il obligé de justifier, dès le 3 septembre 2015, sur le fait qu'il n'avait pas diffusé la photo d'Aylan «Kurdi» qui est en réalité Aylan Shenu...(bon une autre affaire)? N'est-ce pas la preuve d'une récupération idéologique de la photo par les autres médias, au point que Libération se sente vu comme l'idiot du gros Village médiatique. C'est assez surréaliste cette défense, comme si tous les médias devaient reprendre les mêmes images, aux mêmes dates, avec les mêmes angles de l'information...

Ceux-ci ont aussi dénoncé la rumeur de la mise en scène de la photo: Libération (8 sept. 2015), ainsi que Fanceinfo.fr (9 sept. 2015), entre autres.

Les médias traditionnels et les grands médias donnent par moment l'impression de caresser l'idée d'une sorte de monopole de l'information et du sens à lui donner


Mais alors que ces cas de rumeurs de complots enflamment les réseaux sociaux sur chaque enjeu politique et idéologique (comme aussi dans l'affaire d'un lion abattu en Afrique par un dentiste américain récemment), les médias sortent l'artillerie lourde et sont prêts à réclamer le monopole du web, comme les pays totalitaires qui se «respectent». Pourtant, face à ce phénomène, un constat semble devenir un peu plus évident chaque semaine. C'est le suivant:


Le public, de toutes allégeances idéologiques et politiques, croit de moins en moins aux médias traditionnels et aux grands médias 


On remarque, ou du moins il semble que les théoriciens croyant que les médias sont sous une influence (lecture) particulière, pour qui les médias traditionnels sont suspects, sont de gauche, de droite, de centre et de toutes idéologies et allégeances. Peut-être pas en proportions égales toutefois. Et s'ils se contredisent allègrement, en disant tel journal est de droite ou de gauche, il reste qu'ils s'accordent sur un point: les médias traditionnels et grands médias ne donnent pas l'heure juste. C'est une conviction en train de s'ancrer. En fait les médias ne devraient pas parler de théories de complots (se faisant adepte eux-mêmes du conspirationnisme contre les médias non traditionnels), mais on devrait plutôt utiliser les termes, accusation d'orientation, de biais de l'information, de choix intentionnel de l'angle par le professionnel de l'information ou son équipe.

Les grands médias offusqués, utilisent à outrance des termes chocs comme théories du complot, comme «intox» de l'information, etc., le but étant évidemment de stigmatiser non seulement leurs auteurs, mais ceux qui les ont cités de bonne foi. Cependant, les professionnels de l'information des médias font à mon sens une erreur et c'est la suivante: ils se croient indépendants de la cause du problème, alors qu'en réalité, ils en sont probablement des catalyseurs. Ils ont peut-être contribué et contribuent peut-être, à nourrir le monstre. Autrefois, le philosophe disait «Je pense, donc je suis». Maintenant, des hordes de penseurs armés d'un smartphone, ou émetteurs d'opinions et commentaires sur les réseaux sociaux et réagissant à la fin des articles des médias comme autant de tremplins, disent: «Je doute, donc je suis». Plusieurs de la horde des réseaux sociaux sont prêts à sélectionner les faits en fonction de leur idéologie pour trouver un raccourci en vue d'arriver plus vite à leurs fins (gagner leur cause ou leur argumentaire). Mais à bien y penser, leur méthode est-elle si différente de celle des professionnels qui voudraient les censurer? 

Comment les médias auraient-ils créé le monstre? 


Réponse: 

Les points sur les i: le Canada est généreux et accueillant en immigration

Mettons les points sur les i des mots immigration et migrants

(révision mineure, ajout du graphique et corrections grammaticales: 2016-06-27)

La récente photo d'Aylan, le frère cadet du frère sans nom médiatique qui avait lui, une moins bonne photo, a eu un impact majeur au Canada, en pleine période électorale fédérale. Il est maintenant temps de remettre les pendules à l'heure.

D'accord, le Premier Ministre (PM) sortant, Stephen Harper, tentant de rester collé à son texte et à son programme, a donné une impression de dureté et d'indifférence, quant au sort des réfugiés syriens. Le discours calculé a créé un malaise senti, comme si le Canada ne serait pas toujours généreux et proactif en matière d'immigration. Et pourtant...

Au Canada, selon le recensement de 2011, 20,6% des résidents (un sur cinq) étaient nés à l'étranger . Le Canada a donc une tradition d'accueil qui s'est poursuivie sous les années du Parti Conservateur dirigé par Stephen Harper.
Source du graphique: OCDE 2012, chiffres du recensement de Statistique Canada 2011


Le Premier Ministre du Canada sortant aux élections de 2015, Stephen Harper, en conférence de Presse. Sept. 2015.

Les points sur les i de l'immigration : le Canada est et continuera d'être généreux avec l'immigration


Les chiffres d'immigration du dernier grand recensement de 2011



  • 1 sur 5 : le nombre de personnes vivant au Canada qui sont nées à l'étranger; soit 20,6% de sa population. Ceci classe le Canada en tête des pays du G8 pour sa proportion de nouveaux résidents vivant au pays. Environ 1 personne sur 5 fait aussi partie des minorités visibles. (1)

«En 2011, la population du Canada née à l'étranger comptait environ 6,775,800 personnes. Elle représentait 20,6 % de la population totale, soit la plus forte proportion des pays du G8»
(...) 
Immigration Au Canada, 1 personne sur 5 est née à l'étranger (Statistique Canada, recensement de 2011). 


  • En 5 ans : Près de 1,2 millions de nouveaux résidents nés à l'étranger ont migré au Canada, soit entre les recensements de 2006 et 2011 (plus récentes années compilées des grands recensements périodiques).

«Entre 2006 et 2011, environ 1,162,900 personnes nées à l'étranger ont immigré au Canada (...) 3,5 % de la population totale du Canada» (Statistique Canada, recensement de 2011). 


  • Ce sont donc plus de 200,000 personnes par année qui ont été reçues au Canada les 5 années séparant les grands recensements de 2006 et 2011. 
  • 3,5% de la population vivant au Canada en 2011 était arrivée au Canada durant ces 5 années.


Alors qu'ailleurs dans le monde, la photo d'Aylan était instrumentalisée pour influencer le niveau de compassion (Aylan et non le frère oublié), ici au Canada, elle est en plus devenue un enjeu électoral politiquement attrapé au vol par les adversaires de Stephen Harper et par les médias. Comme le parti Conservateur du Canada (PCC) est au pouvoir entre les grands recensements de population de 2006 et 2011, recensements officiels par l'État qui ont lieu tous les 5 ans, ils ont raté une belle occasion de faire parler ces chiffres qui témoignent à l'effet que le PCC n'est pas la méchante sorcière du Canada. Le parti a connu un fail de communication et de discernement sérieux à ce sujet. Note à ce sujet durant le début de campagne électorale 2015: C- ("C" moins, certainement au Québec). À son crédit toutefois, même s'il a dit des vérités, ce n'est toutefois pas celles-là que le monde voulait entendre. On ne parlait pas d'objets mais de personnes réfugiées (ou migrants économiques dans plusieurs cas).

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1.     Document analytique: Immigration et diversité ethnoculturelle au Canada. Enquête nationale auprès des ménages, 2011. Statistique Canada. p. 7

PDF ici
http://www12.statcan.gc.ca/nhs-enm/2011/as-sa/99-010-x/99-010-x2011001-fra.pdf