samedi 3 mai 2014

Québec: les «cités-États», les «vaisseaux-maires» et la Voie taxée

Utopie du jour ET comment le maire Rob FORD est devenu possible à Toronto. Sur les demandes de pouvoirs largement augmentés des grandes villes, qui veulent s'affranchir des contrôles du palier de gouvernement au-dessus (les provinces), enfin un chroniqueur éveillé et qui réfléchit, en la personne de François BOURQUE dans La Presse/Le Soleil. Le titre:  La grande illusion des «cités-États».

Ville de Québec, partie historique. Photo : Gilles B. YapasdePRESSE.blogspot.com, oct. 2009
Mon commentaire

Pour ma part aussi, l'idée voulant que les grandes villes comme Québec et Montréal avec des pouvoirs considérablement augmentés, feraient mieux que le gouvernement, je n'y crois pas. Sous une bonne administration, ce serait logiquement mieux. Sous une mauvaise, ce serait pire, car le palier de gouvernement au-dessus aurait moins de prise pour faire contre-poids. Par contre, je crois à la délégation de certains pouvoirs avec l'enveloppe budgétaire rattachée, MAIS dans le respect des lois existantes; non pas via des règles favorisant une grande ville en déshabillant une région.

Naissance d'une utopie en direct

Dès que j'ai entendu les attentes des maires de Montréal et de Québec pour des super-pouvoirs, j'ai tilté. Mais autour, dans les médias, tout le monde semblait séduit par l'idée. Comme lorsque naît une utopie qui réussit à séduire mais fondée sur de la mousse de bain. Dans le nouveau monde des grandes villes-États, tous les maires et hauts-fonctionnaires seraient compétents et équitables.
  • Il n'y aurait pas eu, pense-t-on, les dérives de Montréal. 
  • Les règles éthiques deviendraient aussi utiles qu'un gratte-dos, car tout le monde serait propre et pro-actif, à commencer par la métropole. 
  • Chacun rechercherait le bonheur de son prochain et le bien-être de sa cité, de sorte que les syndicats seraient par conséquent, utiles comme une souffleuse à neige (déneigeuse) à Palm Beach (1). 
  • Aux élections, il n'y aurait que des candidats/candidates solides, compétents, expérimentés, justes et équitables, à la fois très généreux et très économes
Peut-on être contre cela? Dans un sondage commandé, la grande majorité dirait: «Oui, je le veux». Mais c'est une utopie limitée par la nature humaine et par les objectifs contradictoires.

Même certains animateurs des émissions de radios privées parlées, ont confessé leur foi dans ces séductrices «cités-États» et leurs «vaisseaux-maires». En choeur, deux d'entre eux ont chanté une ode, un matin de fin d'avril 2014. Ils ont déclaré: «je n'ai aucun problème avec cela»; «Moi non plus». Le «cela» désignant les éventuelles «cités-États» de Montréal et Québec. Et d'ajouter à peu près en ces termes: «ce sera à nous, après cela, à se donner des bons dirigeants». Je n'en croyais pas mes oreilles. Évidemment, au Québec, tout le monde vote avec logique...; faux. Les Québécois votent avec leurs émotions. Ils élèvent à une élection et ils punissent à la suivante, quitte à voter pour un parti qui sent mauvais. À la dernière élection de 2013 à Québec, l'actu-maire a presque été élu par acclamation, sans adversaire sérieux; dans une capitale de 0,6 millions de personnes. Combien de fois dans les élections tant provinciales que fédérales des dernières décennies, avons-nous entendu la même description, ou même dit, qu'il n'y avait pas d'alternative crédible, aux élus sortants. Et soudain, par une métamorphose digne des récents films sur les super-héros et sur les demi-dieux mythiques, nous aurions une panoplie de candidats offrant une alternative réelle. Je m'interroge. Jérôme LANDRY et son chum du matin à Radio X, ont-ils mangé des muffins au cannabis sans le savoir? Il faudrait contrôler ce qu'on leur livre en studio. Et à mon levé, ce samedi tant attendu, un chroniqueur, en la personne de François BOURQUE, avait pondu un excellent texte qui va dans le sens de ce que je voulais exprimer. Soulagement. Je ne suis pas le seul à avoir des réserves sérieuses.

Pour une véritable délégation de certains pouvoirs et budgets

Bien sûr, il y a des questions sur lesquelles les grandes villes ou villes-pôles régionales peuvent gagner à conserver ou se voir délégués des pouvoirs complets par la province. Je parle ici d'une véritable délégation d'un pouvoir, et non d'un chevauchement. Par exemple, une ville pourrait valider elle-même la conformité aux normes environnementales des grand projets de développement, mais par une voie plus rapide, du fait d'éliminer un intermédiaire. Cela se fait déjà en partie (inspecteurs municipaux), mais il faudrait vraiment un pouvoir délégué avec une enveloppe budgétaire. Moins de fonctionnaires au provincial, cela justifierait la transmission de l'enveloppe correspondante au municipal. Mais les grandes villes devraient appliquer les mêmes lois que le palier de gouvernement supérieur. Elles pourraient avoir plus de pouvoirs en main, dans des domaines comme le tourisme, l'environnement, etc. Mais la nouvelle vague des «supers-maires» veut aller beaucoup plus loin. On veut pouvoir décréter ce qui ne l'est normalement par les provinces; devenir des rois régionaux élus.

Baguette magique

La requête est basée sur une hypothèse hydilique. Selon celle-ci, le gouvernement d'une grande ville transformée en une sorte de royaume régional avec sa cour, deviendrait une ville bien gérée et sans problème, comme par un coup de baguette magique. Dans une «cité-État» au sens actuel, dans le contexte québécois, Montréal n'aurait pas été paralysée par la corruption et par le laxisme durant les dernières décennies. C'est une conception naïve, dont l'égale est que tous les problèmes se règlent avec plus d'argent. Alors que tout être responsable sait que bien souvent, les façons de faire et le tri dans les priorités, comptent pour une grande partie de la solution; en concentrant sur les choses essentielles. Dans une grande organisation, il faut mettre les bonnes personnes aux bonnes places et faire des choix d'offre, comme cela se fait en entreprise.

La grande variable oubliée de l'équation

La grande omission dans notre contexte nord-américain, c'est la

samedi 26 avril 2014

ENTREVUE Le Devoir : La médecine désarmée devant la mort

Voici un extrait d'une excellente entrevue diffusée en février 2010 avec le Dr Balfour MOUNT, dans le journal Le Devoir.
En 1973, le Dr Mount, chirurgien-clinicien en urologie-oncologie à l'Hôpital Royal Victoria, entreprend une étude sur les soins prodigués aux patients en phase terminale dans son institution. Le constat qu'il fait le trouble profondément. «Je savais le personnel hospitalier très compétent, attentionné et ayant à coeur d'offrir les meilleurs soins possible aux patients. La technologie médicale, nous l'appliquions très bien, mais nous avions omis le fait qu'il y a une importante différence entre la pathophysiologie de la maladie sur laquelle nous concentrions nos efforts et l'expérience subjective de la maladie qui est influencée par ce que nous sommes comme personne. Car il y a des aspects physiques, psychologiques, sociaux, spirituels, voire financiers, qui modifient cette expérience», souligne le Dr Mount avant de rappeler que «quand on ne peut plus espérer prolonger la vie, l'objectif est d'améliorer la qualité de vie, ce qui est expressément le but des soins palliatifs. Or, les patients se faisaient souvent dire qu'on ne pouvait plus rien faire pour eux. On leur faisait sentir qu'ils occupaient un lit dont nous avions besoin pour un patient pour lequel on pouvait faire quelque chose», raconte le Dr Mount. «Cette attitude reflétait notre manque de compréhension et notre ignorance de ce qui peut être fait pour ces patients qui sont les plus malades de notre système de santé. Nous ne satisfaisions pas les besoins psychosociaux, voire physiques de ces patients. Personne ne s'était penché sur ce que pourrait être un contrôle adéquat des symptômes, dont la douleur, chez cette population de patients.» 
[...] Le Dr Mount affirme humblement que ce sont deux de ses patients qui lui ont donné les meilleurs enseignements. L'un d'eux, un brillant jeune homme de 30 ans, surnommé Chip, membre de l'équipe olympique canadienne de ski, qui avant son cancer généralisé «ressemblait à un dieu grec et excellait dans tout ce qu'il entreprenait», confia au Dr Mount, peu avant sa mort, alors qu'il était devenu squelettique comme les rescapés d'Auschwitz, qu'il «venait de vivre la meilleure année de sa vie». «J'ai eu une vie merveilleuse, tournée vers le monde extérieur. Durant cette dernière année, j'ai fait un voyage intérieur et ce fut le voyage le plus extraordinaire de ma vie», lui avait-il dit à l'insu de sa famille.

«Ce patient m'a enseigné que l'on ne peut juger la souffrance d'autrui», car, même dans un état physique effroyable, un mourant peut vivre les meilleurs moments de sa vie. Dans son cas, «sa famille souffrait probablement plus que lui et projetait sa propre souffrance sur lui», explique le Dr Mount [...]
Dr Balfour MOUNT (vers 2010). Crédits photo: Bethany MOUNT
Image recadrée par YapasdPRESSE.blogspot.com

LIRE l'entrevue au complet :
Pauline GRAVEL. 

L'entrevue - La médecine désarmée devant la mort. 

Le père des soins palliatifs au Canada propose une approche plus humaine

Le Devoir, 1er février 2010. 

Des experts invitent le premier ministre Couillard à rejeter l'euthanasie

26 avril 2014. Des experts en médecine invitent le premier ministre Philippe Couillard du PLQ, à rejeter l'euthanasie. La lettre ouverte au Premier ministre élu le 7 avril 2014, publiée le 23 avril 2014, est cosignée par
  • Balfour MOUNT, MD, OC, OQ, FRCSC professeur émérite de médecine à l'Université McGill | Balfour MOUNT est connu comme le père des soins palliatifs au Canada.
  • Serge DANEAULT, MD, M.Sc., Ph.D., CSPQ, chef de soins palliatifs au Centre hospitalier de l’Université de Montréal

Quelques extraits de la lettre ouverte:

«Il est impossible de légaliser l’euthanasie sans mettre à risque de nombreux patients vulnérables, comme nous l’enseigne clairement l’expérience en Belgique et dans d’autres pays.  Le Projet de loi 52, avec ou sans amendements, va même encore plus loin que la loi belge; il définit cet homicide médical comme un soin de santé and [sic] exige qu’il soit offert à tous les patients qui satisfont aux critères très permissifs prévus au projet de loi. En tant que médecin, vous êtes conscient du déséquilibre qui existe au niveau du pouvoir entre nos patients et nous[...]».

lundi 21 avril 2014

Projet de Loi 52 sur la fin de vie: seulement «un premier pas» (Véronique HIVON)

Appelons les choses pour ce qu'elles sont: «euthanasie» et «suicide assisté» font bien partie du projet de Loi 52 : Loi concernant les soins de fin de vie, mais sous le terme générique de «soins», dans la continuité de la commission de consultation sur le thème de «mourir dans la dignité»Après tant de mois au débat, je constate régulièrement que ni la population, ni les journalistes, ne font la différence entre le non-acharnement thérapeutique (1) et l'euthanasie. En effet, l'euthanasie sur demande (un suicide assisté) n'est pas la fin ou la cessation d'une intervention qui maintient en vie, mais un acte invasif et irréversible, comme l'injection d'un poison (ex. injection létale) pour provoquer la mort d'une personne qui vivrait autrement. Mais un autre fait est maintenant connu: cette loi est un premier pas, une première mouture qui évoluera (first step), pour les promoteurs du projet de Loi 52, déposé en juin 2013.  

Je dois préciser au départ que la plupart des opposants de l'euthanasie et du suicide assisté, sont aussi des opposants de l'acharnement thérapeutique. Par exemple, pourquoi faut-il s'acharner durant plusieurs minutes à réanimer à tout prix un accidenté grave? Pourquoi réanimer une personne de 70 ans, qui a subi un arrêt cardiaque naturel, malgré tous les risques de séquelles permanentes? Mais ce n'est pas le non-acharnement qu'introduit comme une nouveauté dans son projet de loi le PQ. D'où que le but de mon propos est une entrevue accordée en anglais à CBC radio à Montréal, le 29 janvier 2014, la marraine du projet de loi 52 sur la fin de vie, Véronique HIVON alors ministre responsable du dossier, répond à une question sur sa position, face à la situation en Belgique et l'élargissement de l'aide à mourir aux personnes atteintes de démence et  même aux enfants. Elle dit en toute franchise, que le projet de loi 52 est un premier pas; qu'il fallait se limiter, pour faire consensus, mais qu'il faudra évidemment dans une prochaine phase, considérer d'autres enjeux sérieux


Pour accès  immédiat à l'extrait AUDIO de l'ex-ministre Véronique HIVON 
Cliquez sur l'image
Déplacez le curseur vers 18:15 soit 18 min. 15 s.
http://www.cbc.ca/thecurrent/popupaudio.html?clipIds=2433494864

NOTE : L'extrait audio a été  retiré des archives de CBC mais l'image et l'adresse du lien sont conservés  ici pour attester que l'interview a bien eu lieu.


Puis les élections d'avril 2014 sont arrivées avant l'adoption de la loi en question (dernière étape). Nous vivons les derniers jours, les dernières heures, pour s'informer et agir. Nous connaissons la position gouvernementale. Mais nous connaissons peu les raisons pour lesquelles des professionnels de la santé, la majorité des médecins spécialisés en soins palliatifs (soins inaccessibles à la majorité des Québécois!), ou des éthiciens, ou des citoyens informés de tous milieux, s'opposent à la première adoption au Quebec, de l'euthanasie et du suicide assisté. Ces actes sont effectivement enchâssés dans le projet de loi déposé ayant évité les termes en usage de par le monde, préférant un vocabulaire édulcoré et politiquement correct:
  • Provoquer la mort par un acte, comme une injection létale (d'un poison) DEVIENT «Mourir dans la dignité» (thématique de la Commission)
  • «Euthanasie» et «suicide assisté» DEVIENNENT : une «aide médicale à mourir» OU un «soin de fin de vie».

«Euthanasie» ou pas «euthanasie» dans les «soins» au projet de Loi 52?


Nous apprenons dans l'entrevue que le projet de loi piloté au départ par le PQ avant l'élection du 7 avril 2014 a choisi de ne pas intégrer le mot «euthanasie» parce que le consentement du malade est requis (dans ce qui n'est qu'une phase 1 du projet de loi comme nous le verrons plus loin) et que le tout se fait dans un milieu médical encadré. On a préféré considérer l'acte comme partie du processus médical. Bref, c'est un jeu de mot, car lorsqu'on parle d'un acte qui provoque la mort rapide d'une personne qui vivrait autrement, il s'agit vraiment d'euthanasie. En Europe, c'est ainsi que l'on désigne le même acte médical.

Il me semble plutôt que l'on voulait sciemment ne pas alerter la population et que l'on y est parvenu car la plupart des gens et journalistes que l'on entend ne font pas la différence (énorme!) entre


  • le non-acharnement thérapeutique consistant en la cessation d'une intervention, par exemple, en débranchant un respirateur OU la non-réanimation d'une personne âgée en arrêt cardiaque 
  • et d'autre part, une euthanasie, comme l'utilisation d'un poison; par exemple sous forme d'injection létale


La confusion dans les termes présente plusieurs indices comme si on la voulait entretenue par la philosophie d'une élite. Parce que la cause est bonne pour ses promoteurs, alors il est permis de sous-informer ou de laisser les gens interpréter selon leurs préférences. Le but: éliminer la résistance et l'opposition.

«Suicide assisté» ou pas «suicide assisté» au contenu législatif des «soins»?

dimanche 20 avril 2014

"Angèle Lieby" On la croyait morte, et pourtant... Une larme l'a sauvée



Ce témoignage, bien que lié à une maladie rare, nous confirme qu'une personne dans un état comateux peut être consciente sans pouvoir manifester sa douleur, et en montrant une activité cérébrale en apparence nulle.

Dans le coma mais consciente, son mari avait déjà choisi le cercueil. 2012-03-24. Le Parisien.fr.
http://www.leparisien.fr/societe/emmuree-vivante-dans-son-corps-24-03-2012-1921866.php

A lire – Une larme m'a sauvée. article par Aurélie TRENTESSE. sur infirmiers.com,
http://www.infirmiers.com/actualites/actualites/a-lire-une-larme-a-sauvee.html

Son livre existe en format de poche (POCKET Paris)
«Une larme m'a sauvée». Témoignage d'Angèle Lieby, couverture du format de poche (POCKET Paris)

Jaquette de son livre original
Livre témoignage: Une larme m'a sauvée - Éditions Les Arènes. Consciente, incapable de bouger et de parler, elle a été considérée comme morte pendant 12 jours et destinée à «cramer».

Euthanasie, suicide assisté et fin de vie au Québec - Une compilation (EN REPRISE)

Une sélection de PUBLICATIONS (posts) sur ce blogue, de 2010 à 2014
L'astrophysicien de renommée mondiale,
Stephen Hawking version The Simpsons

Il est moins une, avant le vote des députés du Québec sur le Projet de loi 52 qui ouvrirait la porte à l'euthanasie et du fait, au suicide assisté et aux pré-arrangements de mort lorsque nous sommes en bonne santé. Voici un récapitulatif de plusieurs publications sur ce blogue, concernant le débat sur la fin de vie au Québec, en égard à diverses options comme l'euthanasie, le suicide assisté, les soins palliatifs, l'acharnement thérapeutique, ... 
  • Les publications expirées, ayant trait uniquement à des événements reliés à une date ont été désactivées.
  • Les dates sont celles des publications; pas nécessairement celles des faits mentionnés.
avec des références jusqu'en 2015)

PRÉAMBULE : J'ai écouté quelques discussions sur le sujet à la radio en 2014. Mon constat en 5 points  après la liste d'articles.
PRÉAMBULE : J'ai écouté quelques discussions sur le sujet à la radio en 2014. Mon constat en 5 points:








  • Les auditeurs et animateurs de ces émissions du printemps 2014 ne font pas la différence entre débrancher un individu qui survit artificiellement (ex. respirateur) et l'euthanasie active, qui est l'acte décisif et irréversible, tel une injection létale, qui provoque la mort rapide d'une personne qui vivrait autrement.
  • Auditeurs et animateurs des tribunes radio, ne croient pas que la politique québécoise ira progressivement jusqu'au suicide assisté d'une personne qui souffre mentalement (ex. dépression profonde), alors que cela est déjà un fait, dans les pays qui ont ouvert la porte à l'euthanasie, indissociable du suicide assisté. En Belgique, après 11 ans de pratique, les balises du début sont tombées une à une avec la pression de nouvelles demandes (genre d'effet domino). Des personnes obtiennent désormais le suicide assisté pour des causes comme une diminution importante des capacités auditives et visuelles ou pour une souffrance émotionnelle (dépression). L'ex-ministre Hivon, porteuse du dossier pour la Commission, a confirmé de telles ouvertures en précisant que la mouture actuelle est un premier pas important (first important step). Cliquez sur l'image
    Déplacez le curseur vers 18:15 soit 18 min. 15 s.

  • NOTE : CBC Radio-Canada (anglophone) a retiré la diffusion, mais je laisse ici les références avec les liens (31 juillet 2015), image à l'appui, pour la postérité.
    Suivre ce lien pour une transcription d'une traduction libre de la partie d'entrevue à laquelle je réfère: http://yapasdpresse.blogspot.ca/2015/02/caricature-veronique-hivon-un-premier.html


  • Le prétexte de la liberté de choix individuelle contribue en réalité à lier les personnes qui suivent par les décisions de celles qui précèdent. Imaginez que vous avez une maladie pour laquelle une personne au même stade que vous a demandé et obtenu l'injection quelques semaines auparavant dans le même hôpital. Vous vouliez vous battre, mais... La pression non verbale sera de moins en moins subtile.
  • Le projet de loi légalisant l'euthanasie (provoquer la mort d'une personne viable) a les apparences de davantage protéger le médecin en bonne santé, contre d'éventuelles poursuites, plutôt que de protéger le malade lui-même.
  • Des cas extrêmement rares (souvent des gens pour qui la condition médicale aurait justifié de ne pas s'acharner pour les réanimer) servent à établir la règle générale. On sauve des polytraumatisés qui auraient du ne pas être réanimés, pour ensuite justifier de donner la mort à eux, ouvrant ainsi la porte pour tous les souffrants.
  • samedi 19 avril 2014

    3000 $ de taxes municipales pour 1 chambre d'hôtel

    19 AVRIL 2014. La taxe qui  peut tuer le marché des grands hôtels de Québec. Il y a une nuance importante à faire, depuis l'affaire de l'Hôtel Le Concorde de Québec (2014): une ville doit gérer, non s'ingérer. L'implication du municipal (des villes) du  Québec dans le commercial et le tourisme doit viser la qualité de vie dans une saine économie; pas à empêcher les entreprises existantes de s'adapter. Où est la qualité de vie quand un grand hôtel d'une formule qui date de 40 ans se trouve fermé avec les pertes d'emplois conséquentes, en plein cœur de Québec? Rien ne dit que la chose ne se reproduira pas, malgré le rachat par un nouveau groupe ayant acquis l'hôtel des mains du Groupe Savoie qui voulait en faire des chambres de résidents aînés.

    Je suggère ces deux articles et voyez mon commentaire sur la saga de l'Hôtel Le Concorde de Québec.
    Différents observateurs croient qu'au Québec (pas seulement la ville) «...l'industrie n'est pas en crise, mais plutôt en profonde mutation».
    - L'article fait ressortir que l'offre de chambres dans la région de la ville de Québec a diminué (13% en 4 ans) sans que l'occupation augmente en conséquence. Moins de chambre aurait dû générer plus d'occupation pour l'offre qui reste. L'internet (réservation de chambres en ligne et comparaison des prix en fonction de ce qui est offert) tend à défavoriser les grands hôtels.

    Montréal et Québec seraient 
    «... les deux villes en Amérique du Nord qui taxent le plus les hôteliers, après New York». On parle en moyenne de 3000$ de taxes par chambre à Québec et un peu plus à Montréal.

    «Dans certains cas, ces taxes peuvent représenter presque 10% des revenus de location totale».
     - L'article expose le point de vue d'un initié. Alain GIRARD est président de l’Association des hôteliers du Québec (AHQ). Il explique à Argent (texte et vidéo), que malgré les chiffres du syndicat CSN, une autre mesure statistique, la baisse du  nombre de nuitées ne ment pas. Il y a véritablement une baisse d'achalandage. Mais il y a un autre problème. Les taxes municipales peuvent représenter jusqu'à 10% des revenus de location.
    Hôtel Le Concorde octobre 2009. La partie supérieure consiste non pas en chambres pour clients extraterrestres, ni en notre  «vaisseau-maire»,  mais en un restaurant avec vue panoramique. Crédits photo: yapasdpresse.blogspot.ca/

    La formule mixte (condos-hôtellerie) était peut-être novatrice dans le contexte du marché actuel

    Je réside dans la grande région de la ville de Québec. Dans l'affaire de l'Hôtel Le Concorde de Québec, l'on peut adhérer ou non, avec le maire de Québec. L'homme a priorisé que l'usage soit conservé en hôtellerie, et non en chambre pour aînés retraités à l'aise financièrement. Cependant, l'alternative proposée par un groupe d'acheteurs négociant avec le Groupe Savoie pouvait ne pas être idiote du tout. Les acheteurs visaient une formule mixte, soit une partie des chambres converties en condos pour la vente et l'autre partie en chambre d'hôtellerie conventionnelle. Le tout a comme on le sait, été bloqué par un changement de zonage sur ce qui oscillait entre un groupe mystérieux dans le style mafieux et une paranoïa. Mais le projet pouvait être logique quand on considère les nouvelles tendances dans un Québec en mutation. La taille des hôtels tend à diminuer et la formule à se diversifier (cibler davantage) depuis quelques années.

    S'il a fallu que la ville de Québec modifie son zonage en catastrophe pour bloquer cette formule mixte, c'est qu'elle était permise par le zonage précédent. Est-ce de la bonne gérance ou de l'ingérence? La question se pose. Il y a un bon article aujourd'hui le 19 avril 2014 dans La Presse, sur le fait que l'hôtellerie est en mutation au Québec; qu'elle pourrait vivre une transformation et migrer de la formule gros hôtels vers des approches avec moins de chambres.

    Dans ce contexte, les réactions des villes au changement peuvent être autant nuisibles qu'utiles. Il faut se rappeler qu'à la base, un zonage vise à contrôler l'utilisation du sol et des édifices en vue de la qualité de vie des citoyens. Or, si le zonage municipal empêche d'évoluer en continuant à regarder vers un passé qui ne reviendra pas, il pourrait alors aller contre la qualité de vie. À quoi sert un grand Hôtel fermé dont les employés sont des ex- au chômage?

    Et si la formule mixte, condos-hôtel, n'était pas au contraire un concept visionnaire dans un marché en mutation, dans le but réduire le nombre de chambres à supporter dans un contexte hautement compétitif? Dans un contexte où cela peut s'appliquer (clientèle, environnement propice comme une ville touristique comme Québec), un concept d'hôtel avec des centaines de chambres qui vit une baisse d'achalandage disponible et paie 3000 dollars de taxes municipales par année, peut régulariser ses revenus en convertissant certaines chambres pour un autre type d'habitation.

    Le Concorde AVAIT un nom

    D'autre part, avant l'incroyable histoire récente dans laquelle on a ressenti que le maire de Québec ne voulait pas s'en faire imposer par un autre homme influent, Le Concorde avait un nom. Avec la saga du printemps 2014 et les poursuites qui risquent d'arriver contre le «vaisseau-maire» de Québec qui a diffamé le groupe Savoie qui vient de vendre l'hôtel qu'il avait acquis récemment pour en faire des chambres pour aînés, les nouveaux acheteurs auront peut-être à changer le nom de l'entreprise. Les recherches sur internet qui se généralisent dans le domaine risquent pour un bon moment, d'associer Le Concorde à une presse et une réputation négatives. L'image du Concorde risque d'être associée à des articles sur les risques de fermetures et à des problèmes syndicaux. Une personne qui réserve une chambre 9 mois avant un grand événement, pourrait hésiter à louer sous une bannière qui cumule une presse d'instabilité, de conflits, et qui risque d'être fermé le moment venu.

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