lundi 18 juin 2012

Romantisme révolutionnaire contre démocratie

J'ai trouvé intéressante, l'opinion de l'avocat Jean-Félix Racicot  dans le Journal de Québec du dimanche 17 juin 2012 (1). Elle rejoint l'avis qu'avait aussi émis récemment Jacques Brassard, qui a été un ministre senior sous le PQ (Parti Québécois). Sans la cohésion sociale autour des trois pouvoirs de l'État de droit, que sont le législatif (Parlement), l'exécutif (gouvernement) et le judiciaire (les cours de justice, tribunaux), l'État de droit se disloque et devient la proie d'idéologies qui chacune peuvent s'ériger au-dessus des lois et du gouvernement et ainsi atteindre à notre fragile démocratie. Les lois et règlements ne s'appliquent plus à ces individus mais seulement aux cons comme vous et  moi (c'est ce qu'ils se disent). Penser ainsi, c'est ignorer que nul n'est au dessus des lois.

Il ne faut pas tomber dans le Romantisme révolutionnaire (très tentant quand on a 18 ou 20 ans) et confondre nos gouvernements élus avec un tyran (empereur, roi ou autre) du Moyen Âge ou de la Renaissance (2) et du coup, se prendre soi-même pour des Robin des Bois (personnage légendaire) des temps modernes. 

Quand les grandes villes comme Chicago ont été sous l'hégémonie (domination) du crime organisé de parrains comme Al Capone et la mafia ou que des états aux États-Unis ont été corrompus ou injustes, la solution était-elle de renverser le gouvernement et de fonder une  nouvelle structure politique avec une nouvelle constitution, marxiste ou autre? Non. La solution était de ramener la justice ou d'identifier les éléments corrompus et d'en purger le système. D'autant plus que la corruption existe dans toutes les sociétés. La soit-disant chute du communisme russe a révélé une mafia même dans le communisme, le communisme chinois a ses triades, etc. La criminalité s'adapte au politique, car son but principal est de faire de "l'argent facile" (la loi du moindre effort). C'est pour des raisons semblables que des réformateurs comme Martin Luther King n'ont pas chercher à renverser les systèmes démocratiques dans lesquels ils vivaient, mais plutôt à rétablir ou établir la justice et le droit.

samedi 16 juin 2012

Un membre de Mise en demeure a tenté d'intimider Laurent Proulx

LAURENT PROULX ET DEUX AMIS SUR UNE TERRASSE, RUE ST-DENIS (MONTRÉAL), N'AURAIENT PAS LEVÉ LE POING EN APPUI AU PASSAGE D'UNE MARCHE ANTICAPITALISTE

Extrait de capture d'écran d'une page web du
groupe Mise en demeure du 16 juin 2012. La
tête de René LÉVESQUE surmonte un ballon
de football américain devant un botteur.
Laurent Proulx, première injonction d'un tribunal pour le droit d'accès à un cours  (1), et deux amis sur la terrasse d'un pub bar de la rue Saint-Denis à Montréal, ont vécu une forme de tentative d'intimidation par le régime de la banane communiste du groupe Mise en demeure. Le personnage n'avait pas son déguisement au moment des faits et faisait partie d'une marche de contestation, mais a été reconnu. Un des deux amis assis avec Laurent Proulx,  Marc-Oliver, a raconté cet événement à Dominic MAURAIS, sur les ondes de CHOI Radio X 98,1 de Québec,  le 15 juin à l'émission Maurais Live.


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Résumé des évènements

dimanche 10 juin 2012

La prospérité n'est pas un mal

La pauvreté n'est pas une vertu (qualité morale). Mais on a le devoir d'aider les vrais dépossédés. J'ai trouvé intéressant l'éditorial de Pierre Paul-Hus, homme d'affaires de Québec, coéditeur du magazine Prestige, dans la livraison de juin 2012. Cela fait ressortir entre autres choses, que les personnes engagées pour changer le monde sur une base régulière, ne sont pas nécessairement celles qui font le plus de bruit et manifestent dans les rues. Ne risque-t-on pas de passer à côté de cette réalité? D'autre part, les scènes à répétition, souvent disgracieuses des dernières semaines, nous ont peut-être aussi fait oublier un autre fait: même avec une casserole dans la rue et un carré rouge à la boutonnière, on peut être complice de l'injustice. 

Voici un bref extrait d'un éditorial signé Pierre Paul-Hus dans le magazine Prestige de juin 2012:
«C’est un fait : nous voulons tous, à des degrés divers, changer le monde dans lequel nous vivons, le rendre plus juste et plus agréable. Cela m’amène à vous parler de la différence fondamentale qui existe, selon moi, entre « s’impliquer » pour une cause et « manifester » pour celle-ci.  Par définition, la manifestation se veut un rassemblement sur la place publique afin d’exprimer un mécontentement. C’est visible et souvent bruyant. Tandis que l’implication découle d’une volonté tout aussi forte de changer les choses, mais elle se fait plus discrète, souvent en coulisse, sans tambour… ni casserole» (1).
J'oserais ajouter, que même, l'engagement peut être moins éphémère, plus efficace et beaucoup plus durable dans le temps.

La prospérité n'est pas un mal

Je crois personnellement (pour le reste du billet c'est mon point de vue) que la prospérité d'une personne ou d'une entreprise n'est ni un péché, ni un mal. Tout dépend de la façon de l'obtenir et ce que l'on fait par la suite avec ce que la Vie nous a donné (bon départ dans la vie, talents, santé, aptitudes à transformer un effort en revenu, ...). Certaines personnes ont un don, une capacité de transformer une idée en projet et de le faire rentabiliser. Réussir en affaires n'est pas un défaut. D'autres personnes ont des idées, souvent des bonnes, mais ne savent pas comment les rendre viables financièrement. C'est une réalité de la vie. Est-ce la faute du premier?

J'ai habité en région durant plusieurs années. J'ai connu des employeurs qui exploitaient certains travailleurs non syndiqués, en leur proposant des engagements piégés, ce qu'ils ne pouvaient faire envers les autres. J'en ai connu qui faisaient de leur mieux, même si le salaire et les conditions qu'ils offraient n'était pas toujours au niveau des responsabilités. Ils étaient confrontés à la nécessité d'être compétitifs ou de faire vivre leur entreprise, à partir de contrats irréguliers, particulièrement en région.

Michel Chartrand (1916-2010),
syndicaliste du Québec (photo
2007).
Mais j'ai connu aussi des employés qui exploitaient (trompaient) leur employeur en lui volant du temps; le temps par exemple, de parler durant une heure sur quatre en l'absence de la direction. Aujourd'hui, dans le contexte postmoderne, pourrait s'ajouter le temps perdu à "texter" ou à naviguer sur le web ou à consulter et alimenter les réseaux sociaux. Combien de fois, certains étés au bureau, je suis arrivé derrière les mêmes étudiants dont le contenu des écrans d'ordi basculait systématiquement à mon passage pour faire disparaître une fenêtre de tchat... ou une page web quelconque, sans lien avec le travail et en dehors du temps de pause. La fourberie, être un "crosseur" pour reprendre l'expression consacrée du dévoué syndicaliste Michel Chartrand, n'est pas exclusive à certains employeurs. Elle appartient tout autant à certains employés. Certains ont volé leur employeur alors qu'ils avaient un très bon salaire et de bonnes conditions de travail.


Certaines familles ont une culture d'entrepreneur. Chez mes proches, j'ai des gens qui sont dans le monde des affaires et qui réussissent plutôt bien. Ils prospèrent, mais ils ont énormément investi de temps dans leurs projets, tôt le matin, les soirs, les samedis. Souvent, avec à peine une ou deux semaines de vacances par année. Moi je trouvais assez de faire mes 40 heures par semaine (bien que par la suite je m'engageais 10 ou 15 heures ou plus d'une autre façon selon mes convictions mais sans salaire). Mais comment pourrais-je les envier de réussir en entreprise? Je les admire plutôt. Ils ont travaillé dur. Ils prennent des risques lorsqu'ils répondent à des appels d'offres dans leur domaine d'activité. Et je regarde la génération suivante et je retrouve le même entrepreneuriat qu'ils ont vu chez les parents et grands parents. Ils se donnent à leurs projets à eux. Ils bâtissent et entretiennent leurs réseaux de partenaires à eux. Ce faisant, leur réussite a un impact sur d'autres, comme de faire tourner l'économie et l'emploi, le développement, contribuer à avoir une plus belle ville en entretenant et rénovant leurs édifices d'entreprise, etc.

Donner à qui en a vraiment besoin

J'ai vu un homme handicapé pleurer, parce qu'il n'avait pas d'argent pour payer la totalité des frais que lui avait coûtés la sépulture de sa femme. À ce même moment, des jeunes adultes refusaient de travailler ou de se former à cette fin. Ces derniers se levaient à midi, fumaient leur petit joint et se demandaient comment le gouvernement pourrait les aider davantage, par un plus gros chèque, par exemple. Ce sont des voleurs qui prennent ce qui devrait aller à ceux qui en ont vraiment besoin. Avec la complicité de plusieurs citoyens.


L'État doit-il compenser toutes les erreurs de tout le monde?

Voici ce que j'aimerais dire. Derrière la pauvreté, se trouve souvent la malchance, les hasards de la vie, les mauvais départs pour plusieurs enfants. Mais très souvent aussi, à la source de la pauvreté, se cachent une mauvaise gestion, l'établissement de mauvaises priorités, des endettements qui constituent des dépenses futiles et non des investissements ou le choix d'une vie dissolue.  L'État doit-il compenser toutes les erreurs ou payer pour les passions de tout le monde? Je ne crois pas. Par exemple, combien de gens se plaindront de ne pas avoir d'économies en vue de leur retraite, mais sans avoir jamais fait d'effort pour mettre de l'argent de côté, avec pourtant un salaire équivalent de ceux qui l'ont fait? Plusieurs auront investi dans des appareils électroniques ou dans des véhicules au-delà de leurs capacité de payer, ou dans certaines futilités de jeunesse (je l'ai moi-même fait à quelques reprises avant la trentaine). 

L'État doit-il encourager le manque de planification? La question se pose certainement. Pensons-y quand nous critiquons nos programmes sociaux. Si seulement seuls les vrais pauvres et les vrais démunis de la vie étaient supportés par les programmes sociaux de notre social-démocratie, ils recevraient davantage. Mais quand on veut supporter tout le monde "égal", sans égard à la réalité personnelle, comme le refus de travailler pour une personne qui en a la capacité (ou de se former à cette fin), on accepte alors collectivement, qu'il y aura de l'injustice. La pauvreté n'est pas une vertu. Même avec une casserole dans la rue et un carré rouge à la boutonnière, on peut être complice de l'injustice par notre silence.

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1.  Pierre Paul-Hus. Sans tambour... ni casserole. Éditorial. Magazine Prestige, juin 2012, p.4
Article version web: http://www.magazineprestige.com/Sans-tambour-ni-casserole.html

vendredi 8 juin 2012

Guy Turcotte et Valery Fabrikant: un profil ressemblant

8 JUIN 2012. Dans l'acquittement de Guy Turcotte par jury, pour non-responsabilité pour le meurtre de ses deux jeunes enfants poignardés à 46 reprises (!) en février 2009, et pour sa remise en liberté progressive à peine trois ans après les faits, je ne peux m'empêcher de penser à un autre cas: Valery Fabrikant. Certains se souviendront de cet autre professionnel, un ingénieur mécanique qui, lui aussi dans une rage meurtrière passagère et potentiellement dans une dépression du même genre, avait abattu en 1992, des collègues de l'Université Concordia de Montréal au Canada. 

Les cas se ressemblent:
  • Les deux sont des professionnel; l'un est docteur en médecine (chirurgien cardiologue), l'autre docteur en génie mécanique et chercheur
  • Les deux sont compétents et reconnus au moment de leurs actes criminels
  • Les deux se sont sentis lésés, l'un par sa femme qui le trompe avec un ami, l'autre sur une question de droit professionnel (se dit victime de vol de la propriété intellectuelle)
  • Les deux perdent le contrôle et tuent plus d'une personne dans une rage meurtrière, en possible lien avec une dépression ou une pathologie.
  • Le psychiatre Louis Morissette a présenté une interprétation en faveur de l'accusé dans les deux cas (Journal de QuébecWikipedia), comme dans celui d'autres criminels(elles) notoires (1). 

Valery Fabrikant, 1992. Crédits photo:  Journal
La Presse (Archives).
Mais Valery Fabrikant est toujours en prison. Fait plutôt inusité dans les circonstances, l'excentrique Fabrikant avait assumé sa défense lui-même (!) ce qui lui a certainement nui considérablement. Je ne comprends pas comment cet homme a pu se défendre lui-même et pourquoi on ne lui a pas assigné d'office un avocat. Le chirurgien Guy Turcotte, quant à lui, sera totalement libre dans probablement moins d'un an.

Bizarre la justice, parfois

Je crois que dans certains cas, lorsqu'un verdict repose (tendance forte de la défense) sur une interprétation de santé mentale, de simples citoyens jurés ne sont tout simplement plus aptes à trancher.  C'est très différent d'une empreinte, d'un relevé de téléphone ou d'une preuve génétique (ex. ADN du sang sur les lieux du crime ou de la peau de l'assassin sous les ongles de la victime, etc.) lesquelles sont des données mesurables. Seule l'interprétation des données et les témoignages, relèvent en partie du subjectif.

Mais lorsque l'incertitude repose totalement sur un degré de santé mentale, cela présente, on l'a vu, une large marge d'erreur dans certains cas (ex. particulièrement en l'absence d'historique connu en matière de maladie mentale pour la personne). Le diagnostic peut même aller jusqu'à la contradiction totale entre les témoins spécialistes. Comment devant une contradiction de professionnels sur des questions de santé mentale, les jurés qui sont de simples citoyens pourraient-ils ne pas opter pour le doute raisonnable sur la question de la responsabilité psychologique?

Paradoxe: il faut l'unanimité pour condamner mais pas pour libérer

Comme certains, peut-être son ex-épouse, l'ont souligné cette semaine, dans un procès il faut l'unanimité pour condamner les cas semblables à la prison, mais une simple majorité pour leur libération dans la société en cas de non-responsabilité mentale... Comment ne pas éprouver des difficultés avec cela et avec l'impression que les jurés sont démunis, face à des diagnostics contradictoires sur ces questions de santé mentale? Il est presque certain alors qu'ils vont tendre à opter pour le doute raisonnable et le sujet ira en institut psychiatrique pour être possiblement libéré beaucoup plus tôt.

Serait-il possible que la question de la responsabilité mentale se règle par un comité d'experts?  

Sincèrement, ne devrait-on pas revoir les règles, pour la question de responsabilité mentale? Serait-il possible, par exemple, que la question de la responsabilité mentale se règle par un comité d'experts?  L'idée n'est pas de moi, mais cela semble tomber sous le sens. Les psys ne se retrouveraient plus alors devant un client avec presque une commande (le psy payé par la défense, le psy payé par la couronne). Les spécialistes seraient placés devant une évaluation de nature psychiatrique, donc approche plus neutre. Y aurait-il plus ou moins d'erreurs judiciaires? Peut-être qu'il y aurait encore des divergences, car la psychiatrie n'est pas une science exacte et elle dépend d'écoles de pensée très différentes. Mais la décision ne serait plus entre les mains de jurés sans compétences psychiatriques.

Par contre, chose certaine,
1)  on réduirait le risque d'un diagnostic orienté (biaisé) en abolissant la notion de client et en faisant en sorte que les spécialistes soient rémunérés sans savoir qui ils représentent (défense ou couronne?) et avec les coûts partagés par les parties. La défense et la couronne (poursuite) auraient accès aux mêmes rapports et résultats d'expertises complémentaires.
2) Et autre chose certaine, pour la question de la responsabilité psychologique (distincte de la question de l'identité du meurtrier), les jurés ne sont définitivement pas aptes à trancher puisqu'il ne s'agit pas de données exactes, comme les preuves scientifiques mesurables le sont.

Surtout, il faudrait idéalement reprendre ce procès Turcotte (est-ce possible plus de trois ans après un premier verdict?). Car il y a un risque énorme que le moindre doute à l'avenir, amène des jurés sincères, à favoriser la remise en liberté à court terme de monstres ou d'humains défectueux, pour les protéger d'une éventuelle erreur judiciaire.

Autres billets :

Nouveau procès pour le Dr Guy TURCOTTE (nouveau JECKILL & HYDE)

(14 novembre 2013)

Guy Turcotte, bon doc, bad doc? (5 Juin 2012)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/06/guy-turcotte-bon-doc-bad-doc.html

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1.  Toujours selon le Journal de Québec, le psy a aussi évalué d'autres criminels célèbres, tels Karla Homolka en 2005, concluant dans son cas, qu'elle ne présentait pas un plus grand risque de récidive que les autres détenues.

Lyre et délire : une petite pilule pour les artistes?

Les artistes révolutionnaires communistes comme Pol PELLETIER (pas Pol Pot, mais Pol P.) se font maintenant juges des coeurs et des cerveaux, rien de moins. C'est un 'ti' peu dangereux. De tels extrémismes, dans le contexte des grandes libertés que nous avons au Québec, sont en train de gonfler à bloc certains jeunes. Le propos maintenu vire clairement contre les libertés individuelles, par exemple, contre la liberté de prospérer. Gilbert Rozon (Juste pour Rire) et Guy Laliberté (Cirque du Soleil) y passent. Pourtant, chez les communistes passés ou actu, s'il y a très peu de riches et beaucoup, beaucoup de pauvres, il y a très peu de gens de classe moyenne. Les gens (plusieurs) ont fui, ont rêvé ou rêvent de fuir ces pays, même partiellement démocratisés. Pensons-y avant de mettre le Québec à terre pour des cas de corruption et potvins qui se rencontrent, chez les syndicats aussi, tout comme dans le communisme.

Un extrait présenté à la radio aujourd'hui, sur un certain délire idéologique communiste.

La partie de l'extrait de Pol PELLETIER débute vers 14:38 (14 min 38 s).
AUDIOArrestations et perquisition chez les Khadir - Le rôle que Pauline Marois devrait jouer dans la crise étudiante - Propos controversés de Pol Pelletier, cinéaste et femme de théatre, sur les ondes de la Première Chaîne (1)

Calcul à faire

Avant de renverser le Québec par l'anarchie, nos jeunes devraient faire un petit calcul. Combien faudra-t-il de temps pour rebâtir un Québec jeté à terre, en travaillant le moins possible, par exemple 28 heures par semaine (ex. 4 X 7h = 28 h), tout en textant ou étant sur les réseaux "sociaux" 2 heures par jour (reste 20 heures), et avec la retraite à 55 ou 60 ans? Ce qu'il faut considérer: ces critères sont faux. Dans le nouveau régime, il faudrait travailler dur pour gagner son salaire  le salaire de l'État et de son élite (abolition du salariat dans les cartons du communisme au Canada) dans les communismes.

Anecdote sur des jeunes en manque de sensations fortes et de risque

Pour plusieurs jeunes, l'anarchie semble un jeu,
comme le rodeo roping pour le gardien de but 
Carey Price. Photo trouvée sur TheReuschBlog
ROPING EVENTS, 16 août 2010. 
Page consultée le 8 juin 2012.

Aujourd'hui même à Québec (7 juin 2012), en plein midi, je mangeais mon repas (lunch) dans mon auto dans une section de stationnement un peu en retrait. Je m'étais assis côté passager pour lire deux journaux sans être encombré par le volant. Deux jeunes adultes sont soudain arrivés et se sont intéressés à un véhicule utilitaire sport Volkswagen. Ils se sont placés du coté opposé au centre commercial pas très loin. Un jeune homme blond a tenté d'ouvrir la portière avant, côté passager. Puis il a traversé 2 cases vides en direction de mon véhicule dont la vitre de la portière côté conducteur était partiellement baissée. Il s'est interrompu à moins d'un mètre, interpellé par l'autre qui je crois m'avait aperçu. Ceci ne les a pas empêchés, pour le blond, de retourner s'allumer une cigarette près de la VW. En s'éloignant, ils ont lorgné l'intérieur d'une troisième auto à moins de 20 mètres, alors que le plus prudent semblait mal à l'aise en regardant dans ma direction. J'ai compris qu'ils tentaient, en plein jour, de voler des objets dans les véhicules stationnés. Cette "escapade" semblait les amuser. Les deux semblaient en bonne santé, sauf pour un détail pour le blond qui n'avait pas de prudence et semblait agité. Ce dernier semblait avoir consommé une drogue qui affectait son inhibition, car rien ne semblait le déranger. Par exemple, en plus de cette tentative de vol en plein midi, il semblait saisir difficilement les avertissements de son allié, de ne pas s'approcher de mon véhicule.

Il étaient habillés tout ce qu'il y a de correct. Ils avaient l'air d'étudiants. Du moins, ils en avaient l'âge et la tenue générale. À ce moment, je n'ai pu m'empêcher de penser que s'il y avait eu une manifestation ce soir du 7 juin 2012 à Québec, ces deux jeunes en mal de "risque", qui tentaient de voler en plein jour, seraient probablement de la partie. Pour plusieurs jeunes, l'anarchie semble un jeu, comme le rodeo roping pour Carey Price, le gardien no 1 du Canadien de Montréal; un "thrill" sans grande conséquence, une ivresse (pour plusieurs des étudiants, peut-être un souvenir à raconter). Mais les enjeux du renversement d'un système sont beaucoup plus sérieux à tous les termes (court, moyen et long). Surtout lorsque ce que l'on a à offrir en échange a déjà échoué ailleurs (communisme, léninisme, socialisme, marxisme, ...) et n'a évité ni la corruption, ni la pauvreté de la majorité, ni la censure des droits et libertés, ni les états policiers, ni la corruption des fonctionnaires, ni une très grande part du budget national allant pour la guerre et l'armement...

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1.   Bouchard en parle. Fm 93,3. Québec 7 juin 2012
http://www.fm93.com/em/bouchard-en-parle-703.html

mardi 5 juin 2012

Crise étudiante: «anticapitaliste quand ça me plaît!»

Une question se posera tôt ou tard dans la logique de la crise étudiante 2012. Les associations étudiantes ont aimé affirmer que les étudiants du post-secondaire ne faisaient pas un boycott, mais bien une grève, au même titre que des travailleurs salariés. Sauf que pour ceux qui on opté pour la "grève", quels services essentiels ont-ils rendus, d'une part. Mais surtout, pourquoi ont-ils encaissé les bourses d'études? Ils sont anticapitalistes quand ça fait leur affaire... en chaussures Nike et en veste North Face.

Guy Turcotte, bon doc, bad doc?

La psychiatrie n'est pas une science exacte

Guy TURCOTTE, bon doc, bad doc? Pourrait être presque libre dans trois mois après une première série de sorties accompagnées. La valse d'hésitation de la Commission d'Examen des troubles mentaux à tous les six mois pourrait obliger la Couronne, d'en appeler à un nouveau procès. Le problème, c'est que le doc ne serait pas malade, mais aurait évité la prison (jugé non responsable de ses actes durant son procès devant jurés) pour une dépression passagère avec un instant de folie suffisamment long pour tuer ses deux bambins, poignardés à 46 reprises en février 2009... 46 fois!? Une petite tendance au perfectionnisme peut-être; il les a parfaitement assassinés. Mais depuis, si TURCOTTE demeure gardé en institut psychiatrique, sur décision de la Commission, il reste qu'il pourra bénéficier de sorties accompagnées. MAIS il demeure  considéré comme à probabilité de récidive selon la preuve déposée retenue pas les commissaires.

Guy Turcotte, bon doc, bad doc?
Journal de Québec

"Guy Turcotte « ne présente actuellement aucune psychopathologie. Tous les spécialistes s'entendent sur ce point », écrivent les commissaires Lucien Leblanc, Médard Saucier, Joseph Anglade, Chantal Caron et Georges Painchaud. Toutefois, « la Commission conclut que l'accusé demeure très fragile. La preuve n'a pas démontré qu'il a acquis les habiletés nécessaires pour faire face aux très grandes difficultés qu'il va rencontrer sur le chemin de sa réhabilitation. Cette grande fragilité et l'insuffisance de moyens développés par l'accusé pour la contrer constitue un risque réel de rechute. Ce risque n'est pas hypothétique mais plutôt bien étayé par la preuve »" (1).

Guy TURCOTTE sort de façon progressive comme toute personne qui a connu une dépression avec une période de tendance suicidaire et devra être accompagné durant un premier volet de trois mois. Par la suite, il, pourra sortir non accompagné sur de longues périodes quotidiennes (8 à 16 heures par jour).

«Les trois mois suivants, l'ex-cardiologue pourra bénéficier de sorties sans accompagnement, entre huit et 16 heures par jour, et il pourra même aller dormir chez des membres de sa famille» (2).
Autrement dit, il n'est pas considéré malade et se trouve en réinsertion sociale progressive. Guy Turcotte devra par moment faire face à de l'animosité à divers degrés ou du moins, de la méfiance. Ceci pourrait le reprojeter dans Sa solution à lui qui a déjà tué deux fois. Des questions de sécurité publiques se posent. Qu'arrivera-t'il par exemple, s'il perd un emploi? Comment réagira-t-il si on lui refuse de réintégrer la profession de chirurgien? Il ne voudra probablement pas devenir plombier ou concierge, il me semble... Et qui voudra être celui ou celle qui devra travailler avec lui au quotidien et au fil des ans?

Une ex-juge à la Commission d'Examen des troubles mentaux 

Sylvain BOUCHARD du FM 93,3 de Québec a interviewé Christine Truesdell, une ancienne juge de la Commission d'examen des troubles mentaux. Celle-ci ne se souvient pas d'un cas semblable n'ayant pas reçu un verdict de culpabilité durant son mandat de plusieurs années à la Commission.

AUDIOChristine Truesdell, Ancienne juge à la Commission d'Examen des Troubles Mentaux : Guy Turcotte pourrait-il être libre ? (14:05), (3)


Relativisme moral et déresponsabilisation

Il faut encore y voir le fruit du relativisme moral qui atteint notre société depuis plusieurs années, avec une compréhension déformée de la notion de pardon. Le pardon n'appartient pas aux jurés, mais aux étapes subséquentes (notemment le degré de la sentence prononcée et les révisions subséquentes). Le jury doit au contraire se prononcer sur la culpabilité / non-culpabilité, point.

Autres textes :

Nouveau procès pour le Dr Guy TURCOTTE (nouveau JECKILL & HYDE)

(14 novembre 2013)

Guy Turcotte et Valery Fabrikant: profil ressemblant (8 Juin 2012)


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1.  Éric THIBAULT.  JUSTICE : Turcotte reste détenu, Journal de Québec (en ligne), 5 juin 2012.
http://www.journaldequebec.com/2012/06/05/turcotte-reste-detenu

2.  Même référence.

3.  Sylvain BOUCHARD. Christine Truesdell, Ancienne juge à la Commission d'Examen des Troubles Mentaux : Guy Turcotte pourrait-il être libre ?, dans Bouchard en parle. 5 juin 2012.
http://www.fm93.com/audioplayer.php?mp3=135808