mardi 3 avril 2012

Prof et élève; retour sur l'affaire Tania Pontbriand

3 avril 2012. Tania Pontbriand, une enseignante du Québec, avait 32 ans lorsqu'elle est présumée avoir entretenu une relation affective inappropriée qui aurait duré plusieurs mois, à compter de 2002, avec un de ses étudiants du secondaire alors âgé de 15 ans. La chose est portée devant les tribunaux. Le jeune homme a porté plainte en 2007,  3 ans après la fin de la relation qui est présumée avoir duré de mai 2002 à avril 2004. Plusieurs hommes chroniqueurs clament qu'il n'y a rien là, parce que le jeune n'a pas été violenté et était consentant. Plusieurs confessent qu'ils auraient aimé que ça leur arrive avec une de leurs enseignantes du secondaire. Ils se retiennent difficilement pour ne pas le traiter publiquement de con. Sauf que oui, il y a quelque chose là, à mon sens, si on regarde au-delà de nos pulsions de mâles. 
Bris du lien de confiance avec un professionnel
Premièrement, si les enseignants avaient un ordre professionnel, l'enseignante, si les faits s'avèrent fondées, aurait violé le code déontologique de sa profession, en séduisant un adolescent sous sa responsabilité et en ayant un grand nombre de relations sexuelles avec lui. D'autant plus encore, qu'elle affirmait à son directeur, que ses motifs de passer du temps avec lui étaient de répondre à son besoin d'aide ou besoin d'un confident. 

En droit, «Si c'est bon pour Pitou, c'est bon pour Minou»

C'est un principe du droit. Le jeune était mineur et avait 15 ans au début de la relation. Si la société québécoise accepte qu'une enseignante développe une relation incluant les relations sexuelles avec un de ses élèves de 15 ans, parce qu'il est soit-disant "consentant", alors la société devra assumer. Cela impliquerait que si un homme enseignant de 30 ans séduit une élève (fille) de 15 ans "consentante" ou qu'il accepte ses avances, alors la société devrait tenir le même discours. Par extension, cela serait vrai dans un contexte de figure d'autorité ou de confiance professionnelle autre que le cadre de l'enseignement (une fille de 15 ans avec son pédiatre? avec son entraîneur de basketball? avec l'animateur de pastorale ou spirituel? avec un employeur?). Évidemment ce n'est pas la direction dans laquelle il faut aller comme société.

Et en l'absence de lien de responsabilité professionnelle

D'autre part, si cela devient toléré pour les enseignants (lien de confiance professionnel), il faudrait alors admettre que c'est tout autant acceptable lorsqu'aucun lien semblable n'existe. Par exemple, un individu ou même un vaurien quelconque de 30 ans, pourrait selon le même argument du "consentement volontaire", séduire votre fille de 15 ans (un enseignant qui n'est pas le sien? le concierge? le gardien de sécurité?  le père chez qui elle fait du babysitting?). Cela signifie aussi que la même chose serait tolérable dans le cas de femme plus âgée avec fille ou d'un homme plus âgé avec un garçon. Bref, c'est l'ouverture de la porte à la pédophilie ET à l'exploitation des jeunes à l'âge où ils sont encore en plein développement de leur identité et que leur cerveau est encore aussi en plein développement.

Tania Pontbriand et son élève, Crédits photo Journal de Montréal, 28 mars 2012
Le "premier amour" n'arrive jamais deux fois

À cet âge, on ne sait pas. Un jeune ne peut pas être consentant dans le plein sens du terme, parce qu'à cet âge, le jeune a davantage besoin d'être conseillé que d'être initié par quelqu'un qui a le double de son âge et qui profite de l'inexpérience de l'autre, pour tromper et détourner. Par exemple, le jeune ne sait pas l'importance du premier amour de sa vie. Les jeunes hommes particulièrement, ont tendance à tout voir sous l'angle mécanique et non sous l'angle des relations et des traces de celles-ci qui dureront toute la vie. Il n'y aura jamais un deuxième "premier amour". C'est au sortir d'une telle relation avec quelqu'un de beaucoup plus âgé que lui, qu'un jeune (gars ou fille) peut se rendre compte qu'il/elle s'est fait voler des années très importantes de sa vie et de ses relations. Les jeunes croient à tort pouvoir séparer le sexe et l'affectivité alors qu'il n'en est rien. Le sexe n'est pas séparé de la personne et de l'attachement ou lien affectif, il en fait partie intégrante. Les jeunes ont besoin d'être sensibilisés à cette réalité humaine et non qu'on exploite leur manque d'expérience de la vie.

Notre attitude irresponsable

Avec l'attitude irresponsable de plusieurs chroniqueurs masculins, on peut voir vers quelle société on va au Québec. La plupart des hommes aiment la "chair fraîche". OU les hommes s'imaginent à 15 ou 16 ans dans la même situation. Mais avec un motif plus grand que l'attrait et le désir de satisfaction personnelle, on peut aussi agir avec prévenance. L'amour, c'est parfois aussi ne pas faire quelque chose, et ce dans l'intérêt de l'autre.

Quand une société ne protège plus ses enfants

Mais nous allons de plus en plus vers une société qui ne protège plus ses enfants. Si c'est bon pour les gars, alors ce sera bon pour vos filles aussi. Si c'est bon à 15 ans, alors, ça le deviendra à 14 ans et pourquoi pas bientôt à 13 (dans 10 ou 15 ans)? Bref, ce que l'on reprochait aux sociétés patriarcales ou polygames où des hommes tribaux mieux nantis financièrement et âgés de 30 ans peuvent copuler avec des filles de moins de 15 ans, on le tolère maintenant fort bien. Ce qu'on reproche aux prêtres pédophiles aussi lorsque cela s'applique dans la sphère séculière. Dans les faits, c'est une démonstration de plus que notre société est en perte de référence. Le bien et le mal deviennent une simple question d'opinion, comme pour la critique de l'art ou culinaire, ou encore des vins. Les personnes même, deviennent des objets utilisables consommables pour le besoin du moment.

samedi 31 mars 2012

Bye bye à 1 cent (1¢) au Canada

PILE, JE GAGNE, FACE, TU PERDS... ou POURQUOI PAS L'AFFICHAGE DES PRIX INCLUANT TOUTES LES TAXES APPLICABLES?

La pièce de 1 cent (parfois appelée à tort 1 "sou") du Canada (1 centime de un dollar) sera progressivement retirée de la circulation à l'automne 2012 dès février 2013. La plus petite division du dollar deviendra de fait, la pièce de 5 cents. Seul problème, le calcul des coûts en considérant les taxes applicables donnera encore des montants au cent près... Pas fort. Une solution serait très simple pour tout simplifier et ceci, à l'avantage du consommateur et pour éviter la triche à l'arrondi au 5 cents
(Dernière modification : vendredi 4 janvier 2013)

Côté face de la pièce de 1 cent 2012 du
Canada. Les pîèces de 1¢ seront retirées
de la circulation mais mais auront cours
légal au Canada.
Dans l'intérêt du consommateur canadien, il suffirait que le montant affiché d'un bien inclut toutes les taxes applicables et soit un multiple de 5 cents (ou 0,05 dollars). Comme ça, d'une part le consommateur connaîtrait le prix final et réel qu'il paiera à la caisse pour son achat (...). Cela peut sembler banal, un cent ou deux volés en arrondissant la valeur au multiple de 5 cents en trichant sur les lois mathématiques par un logiciel de triche, par exemple (ex. arrondir 19,02$ à 19,05 plutôt qu'à 19,00$), mais c'est le grand nombre (volume) de transactions ou nombre d'opérations qui constitue la vraie tentation pour des employés ou entrepreneurs malhonnêtes.

Donc, la meilleure chose serait qu'il soit décrété que les prix soient physiquement affichés pour inclure les montants avec taxes, partout au Canada. Les achats par internet ne seraient pas visés, puisqu'alors, le montant payé sera quand même au cent près (ex. carte de crédit) et les taxes peuvent varier. L'affichage du prix avec les taxes applicables se fait déjà, par exemple, pour la vente de l'essence (pétrole raffiné) au détail. On paie le prix (taxes incluses) affiché à la pompe. Divers autres marchands affichent parfois leurs prix taxes incluses (ex. certains restaurants), mais ici, on parlerait d'une règle qui serait obligatoire pour la transparence d'un prix final, sans surprise.

mardi 27 mars 2012

Prostitution, le plus vieux métier du monde? Vraiment?

Crédits photo:
le caricaturiste André-
Philippe Côté 2005
Il reste quelques rares forme d'exploitation humaine à décriminaliser (la plupart le sont ou sont en voie de l'être), et c'est, en plus de l'euthanasie et des drogues, la prostitution. L'animateur Hugo Langlois, du FM 93,3 (la radio souvent qualifiée à tort de "poubelle") a reçu Mme Rose Dufour, anthropologue et intervenante sociale auprès des femmes prostituées (La Maison de Marthe). 

Rose Dufour a une voix tremblante qui trahit le fait qu'elle ne cesse de repousser la retraite. C'est suite à une recherche en anthropologie sur les causes de la prostitution chez les femmes, qu'elle a ressenti une responsabilité (appel?, vocation?) pour aider les femmes aux prises avec la prostitution. Les centaines de femmes que l'intervenantes a rencontrées veulent sortir de ce milieu et n'y sont pas entrées par choix. Elles ne décrivent pas cette "activité" avec les clichés habituels de l'étudiante en droit qui paie ses "études". Dans les faits, les filles et femmes prostituées paient plutôt leur consommation de drogue et sont souvent sous l'exploitation d'un homme. Plusieurs sont entrées dans la prostitution aussi tôt qu'à l'âge de 12 ans, 13 ou 14 ans, suite à une enfance ou une adolescence volée par l'abus sexuel. Environ 40% des femmes, ou 4 sur 10 rencontrées, ont commencé à se prostituer lorsqu'elles étaient mineures, selon les données de l'anthropologue. Parfois même aussi jeunes que 12 ans.

POUR ÉCOUTER  le podcast de l'entrevue en direct
L'entrevue débute à 2:00 ( 2 min. 00s) du début du podcast.


Quelques notes sur l'exposé


Le jugement porté en Ontario (Canada) qui donne raison aux proxénètes, constitue un recul de la condition féminine et une immense déception, pour celle qui a rencontré des centaines de femmes qui veulent s'en sortir. La prostitution est très différente de l'image véhiculée par l'industrie du sexe et de la porno au cours des dernières années. C'est l'illusion qui nous inonde médiatiquement; par exemple, l'image de la prostituée de luxe heureuse, qui ferait 1000$ par client et se verrait comme une entrepreneure épanouie.

Dans la vraie vie, les maisons closes protègent surtout les proxénètes. Les femmes n'entrent pas dans la prostitution par choix "professionnel", mais au contraire par un historique de problèmes qui commencent souvent dès leur enfance. Elles espèrent s'en sortir, même si le chemin est difficile et demande beaucoup d'accompagnement, y compris en raison des drogues (alcool inclus).


1) les femmes y entrent généralement par un historique d'abus dans l'enfance ou l'adolescence, par exemple, l'inceste et la pédophilie et dans certains cas aussi, y étant introduite par le modèle d'une mère prostituée ou par les pressions d'un homme; mari ou proxénète. On promet aux jeunes filles repérées dans la rue, la richesse, pour un minimum de travail (discours et cadeaux  des gangs de rue). Dans la rue, elles sont recueillies et attendues par les proxénètes qui vont jouer le rôle de "sauveur" (en apparence, au début).
2) La toxicomanie constitue souvent la seconde principale porte d'entrée de la prostitution, sinon pour se prostituer; du moins pour s'en rendre capable. Il faut payer la drogue, et se droguer pour trouver la force de continuer à se prostituer.

Le problème, du côté de la demande masculine est souvent en ces années, relié à l'industrie du sexe et la pornographie.

Mais l'innovation d'autres pays, même celui des "Suédoises" d'une certaine réputation surfaite par l'industrie des films porno des années 1970, va davantage dans la direction de l'abolition de la prostitution. Les pays comme la Suède, la Norvège et l'Islande, vont dans le sens inverse des pressions des lobbys du sexe et de la porno au Québec et au Canada. Les jeunes libéraux travaillent-ils sur ce dossier aussi?

«L'innovation sociale ne va pas du côté d'augmenter la prostitution (...) un phénomène ancien, un phénomène archaïque qui est maintenant dépassé. L'innovation va du côté de l'abolition de la prostitution. Cela peut peut-être vous surprendre, mais les pays scandinaves sont rendus beaucoup plus loin que nous autres. La Suède a aboli par des lois la prostitution en 1999. La Norvège a suivi en 2008. L'Islande en 2009» (1).

Mais ce n'est pas là l'argument principal, car il se trouvera toujours quelqu'un pour argumenter en cherchant des pays qui prennent l'orientation qu'on veut bien valoriser comme société. Mais ce picolage législatif outrepasse souvent une réalité sociale beaucoup plus dure et plus envahissante. 

«Si on décriminalise la prostitution, cela veut dire que votre fille et votre soeur, votre mère, votre conjointe, est susceptible de se prostituer et on la voit comme potentiellement prostituable. Il n'existe pas une sous-catégorie d'humains ou de femmes qui sont prostituables et les autres ne le sont pas. Alors c'est un enjeu social extrêmement important. Et ce n'est pas un problème de femmes. C'est un problème politique. C'est un problème social» (2). 

On peut imaginer tout le harcèlement direct ou subtil qui peut en découler. L'animateur Hugo Langlois témoigne ailleurs dans la plage horaire de son émission, avoir vu dans l'un de ces pays ouverts à la prostitution, des femmes qui se vendent dans des vitrines sur la rue commerciale, comme dans nos vitrines de "pet shop" (nos animaux en animalerie). 

On peut lire sur le site web : 

«La Maison de Marthe définit la prostitution comme une condition de survie pour les femmes qui y basculent. La prostitution n'est pas le plus vieux métier des femmes. C'est le plus vieux mensonge du monde, la pire et la plus vieille oppression des femmes. Le plus vieux métier des femmes est celui de sage-femme qui consiste à aider ses soeurs et ses filles à accoucher. Les femmes sont des donneuses de vie».

L'entrevue traite surtout du problème sous l'angle des femmes, car l'intervenante travaille avec celles-ci. Mais évidemment, le fléau existe chez les jeunes hommes et adolescents aussi. Ce que l'on retient, c'est que le problème va bien au-delà de la protection physique de la prostituée contre les violeurs et violents. Il y va de retrouver sa véritable nature, sa vraie identité, comme en témoigne aussi la page d'accueil de La Maison de Marthe que dirige Rose Dufour. Les femmes normales ne sont pas heureuses de se prostituer. L'oeuvre en passant, est en campagne de financement (levée de fonds).

_______________

1.  Rose Dufour, Directrice de La Maison de Marthe, entrevue à l'émission Liberté d'opinion, FM 93,3 de Québec, mardi 27 mars 2012

2.  Même référence. En Islande, on s'attaque aussi aux bars de danseuse en raison de la sollicitation engendrée par cette activité (marketing = créer le besoin).

vendredi 23 mars 2012

Mourir dans la dignité au Québec: dépôt du rapport de la Commission spéciale

23 MARS 2012.

Demander la mort et l'obtenir équivaut pratiquement à un suicide assisté. La Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité au Québec, conclut non seulement à l'aide médicale à mourir, dans le cas de dégénérescence physique grave, mais ne ferme pas la porte pour un futur proche, selon une évolution de la loi prévisible, à l'assistance pour mettre fin à la souffrance émotive ou psychologique, ou encore à des maladies qui permettent de vivre encore plusieurs années dans  l'angoisse (la peur) de la mort ou du déclin physique lent. 


La partie du débat concernant le suicide direct assisté, pour ces personnes, reste à regarder par les spécialistes, selon eux. Divisés sur le sujet, ils se sont concentrés pour le premier projet de loi, sur la fin de vie pour parvenir à un rapport unanime. C'est un verdict de départ, de type populaire, satisfaisant tous ceux qui ont peur de la mort et de la souffrance, ce qui est normal, mais qui ignorent les dérapages réels et attestés dans d'autres pays. Mais l'on s'aperçoit vite (fait inévitable) que le terme «fin de vie» peut avoir une définition bien élastique. (dernière modification: 28 avril 2014)

dimanche 18 mars 2012

Psychiatrie et Guy Turcotte : diagnostic à la carte

30 MARS 2012. Les psys ont-ils besoin de psys? L'affaire Guy Turcotte, le cardiologue qui a tué ses deux jeunes enfants à l'arme blanche le 20 février 2009, fait ressortir une chose. Il est possible d'obtenir des avis contradictoires en psychiatrie. Il suffit de poser la question au bon spécialiste, en fonction de la réponse désirée. Satisfaction de la clientèle oblige (couronne ou défense). 

(Dernière modification: 7 décembre 2015)

L'homme espère sortir de l'Institut Pinel le plus tôt possible. Pour son psy traitant, Turcotte peut présenter un danger envers l'ex-conjointe et son nouveau conjoint. Pour le psy qui le représente devant la commission d'examen des troubles mentaux, il ne présente aucun danger, mais constitue plutôt «le cas idéal pour un retour en communauté» (1). 

mardi 13 mars 2012

Environnement inc. et financement industriel des lobbies écolos: du «démarketing»

Des données provenant de demandes de reçus de charité aux États-Unis démontreraient que certains groupes environnementaux canadiens feraient du dénigrement d'entreprises canadiennes («démarketing»), financé par des intérêts commerciaux étrangers

(dernières modifications : 17 mars 2015)

La devise du Québec : «  Je me souviens » s'applique aussi aux causes environnementales en partie financées par des fondations caritatives des industries compétitrices (le pétrole et l'énergie, l'alimentaire, etc.)

Crédits photo : YapasdPRESSE
Les groupes environnementaux devraient-ils être plus transparents, quant à leurs sources de financement, considérant la large part de leurs activités de lobbyistes (activisme politique)? La question mérite d'être posée, car jusqu'ici, ils ne rendent pas de comptes sur de possibles intérêts commerciaux et industriels.

Ce financement étranger pourrait expliquer en partie, la puissance de frappe médiatique de certains groupes environnementaux qui ne semblent jamais manquer de ressources dans la guerre médiatique contre certaines activités canadiennes très ciblées comme
  • l'énergie nucléaire
  • l'exploitation du gaz naturel au Québec
  • le saumon d'élevage du Canada versus le saumon "sauvage" (pseudo-sauvage) de l'Alaska (un état américain)
  • le pétrole "sale" des sables bitumineux de l'Alberta versus le "bon" pétrole Américain souvent foré en pleine mer (malgré le "foutu trou" de BP qui a pourtant pollué le Golfe du Mexique pendant 4 mois en 2010), ou  le "bon" pétrole des régimes autoritaires (ex. Venezuela) ou dictatures, etc. 

Une enquête journalistique du Financial Post a démontré que sur une durée de référence de 10 ans débutant en 2000, des groupes environnementaux canadiens auraient reçu 300 millions $ de financement provenant d'intérêts financiers basés aux États-Unis. Ceci, sans compter 50 millions additionnels versés à des groupes autochtones faisant souvent la promotion des causes environnementales.

Intérêts pétroliers


La Fondation Rockfeller (les Rockfeller valent 700 milliards de dollars et ont fait fortune dans l'exploitation des ressources naturelles, surtout le pétrole) donne chaque année 7 millions à un institut environnemental (Pembina Institute), contre l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta (pétrole).

La pratique ressemble donc à un financement ciblé en fonction de la cause. L'approche pourrait servir les intérêts des compagnies dont les fondations font des dons. C'est d'ailleurs le manque de transparence sur ce sujet qui est reproché aux environnementalistes. Il ne s'agit pas du manque de transparence des fondations américaines, puisque les dons de charité sont publics, aux États-Unis, mais le chemin suivi par les dons accordés au Canada en fonction d'idéologies ou études très ciblées; ex. études et publications contre le pétrole albertain, mais non contre le forage en mer aux États-Unis et en Amérique du Sud, etc.

lundi 12 mars 2012

Saguenay: jugement, mais non le dernier et idéologie du MLQ

ET ENGAGEMENT SOCIO-POLITIQUE DES CHRÉTIENS PAR CONVICTION

Il y a un peu plus d'un an déjà, dans un jugement signé le 9 février 2011 et rendu public vendredi le 11 février suivant, le Tribunal des droits de la personne du Québec interdisait au conseil municipal de la Ville de Saguenay et à son maire Jean Tremblay, de perpétuer la tradition de la prière des conseillers (élus municipaux), ouvrant les séances régulières du conseil. Le tribunal condamnait de plus le la ville de Saguenay à dédommager le plaignant, monsieur Alain Simoneau, pour un montant de 30,000.00 dollars en dommages moraux (15,000.) et punitifs (15,000).

(mise à jour : 13 mars 2012)

Ce jugement ne serait pas le jugement "Dernier", car le maire après un weekend de réflexion, avait décidé d'en appeler. Mais cette fois, ne voulant pas engager la responsabilité financière de la municipalité il en appellait à la générosité des "gens du pays" pour soutenir la défense en cour d'appel.

Sincèrement, le maire pourrait-il gagner? Il semble qu'il y ait quelques fenêtres de victoire, puisque le maire avait déjà tenté un accommodement raisonnable selon lui, avec les opposants à la prière, en séparant d'une pause de deux minutes, le moment de ladite prière déiste générale et le début officiel des séances du conseil. Mais d'autre part, le jugement Pauzé statut que puisque le maire est un fervent catholique qui ne cache pas ses convictions relatives à cette affaire, dans les corridors de l'Hôtel de ville et publiquement, cela rendrait en quelque sorte inopérante ou caduque (point de vue), la thèse de la prière déiste neutre (prière no name ou sans nom de divinité utilisant le terme général de Seigneur). Même opposition pour le crucifix dans la salle et pour une statue du Sacré-Coeur (selon le culte catholique romain, dans lequel les statues et icônes religieuses ont occupé historiquement une large place). Mais alors, pour être consistant, il faudra retirer les séances de pratique des religions philosophiques orientales de nos écoles et des lieux de travail des employés de l'État (ex. yoga en début de classe à l'école publique, ou proposés aux employés des divers paliers de la fonctions publique et para-publique, des institutions de santé subventionnées comme les CLSC et leur "yoga prénatal" et autres, subventionnés).

Fait notoire, le plaignant contre le maire et la Ville de Saguenay n'agissait pas en pleine connaissance de la poursuite

Dans une entrevue à une station de radio suite au jugement de février 2011, le plaignant avait déclaré que malgré les inconvénients vécus, il n'avait jamais demandé un dédommagement de 30,000.00 dollars. Pourtant, dans la poursuite acceptée en délibération par la juge Michèle Pauzé, il y est clairement spécifiée une demande de dédommagement encore plus importante : 50,000 dollars. D'où vient la contradiction? Cela démontre à quel point le citoyen Alain Simoneau qui poursuivait la Ville de Saguenay, poursuite portée par le Mouvement laïque québécois (MLQ), est en fait instrumentalisé par ce dernier (un prête-nom), pour la promulgation de sa doctrine athée ou agnostique.

Le Mouvement laïque québécois (MLQ) ne s'oppose pourtant pas aux religions et spiritualités New Age ou plus anciennes au sein de l'État

Un pasteur franco-protestant a écrit au MLQ pour demander pourquoi on laissait entrer le yoga (une démarche initiatique de l'hindouisme) dans nos institutions publiques (à l'école, comme sur les lieux de travail des employés de l'État, etc.) et ceci sans aucune contestation des laïcistes. Pas de réponse.