mercredi 1 février 2012

Pierre-Hugues Boisvenu, le sénateur qui ne dormait pas

On a souvent questionné l'utilité de la fonction de sénateur au Canada. Il a été démontré que plusieurs dormaient sur les comités sénatoriaux ou en étaient absents. Avec le sénateur Boisvenu, on avait un homme actif. Se pourrait-il qu'il l'était un peu trop?

Voici la déclaration par laquelle le scandale arrive et qu'il a prononcée ce mercredi matin, premier jour de février 2012:

« Moi, je dis toujours, dans le fond, il faudrait que chaque assassin aurait le droit à sa corde dans sa cellule, il décidera de sa vie » (1).

Au Québec, cela aurait passé venant d'un humoriste. Le sénateur était-il trop émotivement impliqué par son drame personnel (meurtre de sa fille), pour démontrer une certain recul face à ses dossiers? C'est le genre de déclaration que ferait aussi une personne qui est fatiguée et qui ne pèse pas toutes ses paroles, un peu comme dans une dispute au sein d'un couple. Il lui fallait faire la part des choses entre le père et la fonction d'état. A-t'il poussé trop loin son engagement public? S'est-il brûlé sous le feu de la critique, avec le C-10 qu'il défend bec et ongles? Probablement. Mais sa présence faisait aussi l'affaire du Premier ministre qui manque de héros populaires au Québec, vu le petit nombre d'élus. Francophone, M. Boisvenu y était un bon porteur de dossier pour le Québec.


Rétractation rapide

Selon le site de la SRC, le sénateur s'est toutefois rétracté rapidement:

Le sénateur Boisvenu est ressorti peu de temps après de la salle de réunion pour expliquer aux journalistes qu'il n'aurait pas dû faire une telle déclaration publiquement et qu'il était allé un peu loin. Il a également multiplié les entrevues avant d'émettre un communiqué, dans lequel il dit trouver son « commentaire inapproprié ».
« Dans une discussion à bâtons rompus, le sénateur a émis publiquement un commentaire, qu'un proche d'une victime assassinée lui avait déjà fait, au sujet du sort souhaité aux tueurs en série Pickton, Olson et Bernardo », soutient le communiqué (2).

Selon ces rétractations, le sénateur aurait donc repris les paroles d'un proche d'une victime assassinée dans son propos, mais il reconnaît qu'il était inapproprié de reprendre ces paroles publiquement. Devrait-il se retirer après son travail? Il est trop tôt pour le dire. Devrait-il prendre un peu de repos et plus de distance lors des débats publics? Probablement. Mais la politique est en manque de héros au Québec et au Canada...

Un parent normalement constitué qui se fait tuer son enfant par un criminel, et qui plus est par un récidiviste, comme pour Julie, la fille de M. Boisvenu, aurait envie de faire la peau lui-même à l'assassin. C'est viscéral et humain. Mais un parent normal sait aussi au fond de lui-même, que ce n'est pas la solution. Il n'appartient pas à chacun de se faire justice soi-même, contrairement à ce qui est véhiculé abondamment dans le cinéma américain. C'est dans un tel contexte que le gouvernement Conservateur veut davantage encadrer les crimes graves.

Le sénateur Boisvenu, jusqu'à présent, parlait donc plus que les ministres, sur toutes les plates-formes médiatiques. Dans sa dernière déclaration ce n'est manifestement pas l'homme public politique qui a parlé, mais le père blessé qui a perdu sa fille suite à un crime grave. Dans la foulée du débat sur le C-10, il aurait fini par confondre les rôles: celui de père (et des pères, mères, frères et soeurs qu'il rencontre) et celui de l'homme politique. Le sénateur qui doit être au service de tous les Canadiens a-t-il encore la crédibilité  qui doit caractériser la fonction qui n'est pas rien: à la limite, sanctionner (approuver ou rejeter) les lois votées par nos élus au fédéral? Et ce pouvoir du sénat n'est pas qu'une figure de style ou uniquement symbolique (3).

Autre faux-pas, cette fois à gauche

Voilà, quelqu'un de la droite s'est planté. Pour une histoire de quelqu'un de la gauche qui s'est mis les pieds dans les plats, SANS être repris par la plupart des médias, suivez ce lien:

Blague douteuse à l'UQAM : menaces de terrorisme gauchiste

MERCREDI 1 FÉVRIER 2012


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1.  Radio-Canada avec la Presse Canadienne. Le sénateur Boisvenu retire ses propos controversés sur l'option du suicide donnée aux assassins. Mercredi le 1er février 2012.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/02/01/002-boisvenu-peine-mort.shtml

2.  Même source.

3.  Rappelons par exemple, que ce sont les sénateurs, qui  à la fin de la décennie 1980 avaient rejeté le projet de loi visant l'encadrement légal de l'avortement au Canada, suite à son adoption par les élus et avec l'appui de la majorité des Canadiens. Le projet de loi faisait suite au jugement de la Cour suprême dans la poursuite du Dr Henry Morgentaler; victoire contre le Gouvernement. Le jugement de la Cour donnait raison au médecin et le jugement recommandait d'encadrer l'avortement par une loi spécifique applicable uniformément partout au Canada dans toutes les institutions, plutôt que par des comités de médecins, avec des résultats non appliqués de façon uniforme et  donc anticonstitutionnels. Un projet de loi fût déposé et passa les deux premières lectures. Mais le rejet du projet de loi par le sénat fût médiatisé comme un droit à l'avortement (qui n'existe pas), alors qu'il est plutôt question d'un vide juridique à l'égard du foetus.

Blague douteuse à l'UQAM : menaces de terrorisme gauchiste

REMARQUE GAUCHISTE OU... CARRÉMENT GAUCHE?
Nos médias en ont échappé une bonne. L'Association étudiante de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) a distribué un imprimé douteux sur les prochains moyens de pression des étudiants contre la hausse des frais de scolarité. Le papier destiné aux étudiants contenait une incitation à rien de moins que le kidnapping, le sabotage et la destruction de matériel institutionnel... 

Apparemment, c'était un ton ironique. Allez donc faire ce genre de blague dans un aéroport, juste pour voir. C'est un sérieux manque de jugement que l'on devrait collectivement prendre au sérieux. Il suffit qu'il y a ait quelques étudiants à l'équilibre mental fragile, ou avec des piètres résultats en analyse de texte français (et il y en a !) pour conclure que c'est une directive à suivre. Mais il ne faut pas négliger l'existence réelle d'éléments anarchistes dans notre réseau de l'éducation (particulièrement cégeps et universités).

Voici un extrait d'une lecture du texte diffusé au FM 93,3 de Québec le 1er février 2012, à l'émission Bouchard en parle.

«La grève générale constitue un raz-de-marée.  Il est important de ne pas se faire d'illusions. Si nous refusons de participer à la grève générale et souhaitons tout de même bloquer la hausse, il faudra tout de même frapper très fort; plus fort que le mouvement étudiant n'a jamais frappé: kidnapping, sabotage, destruction de matériel institutionnel et nous n'aurons pas beaucoup d'essais pour réussir» (1)

Méchante blague! Cela n'est pas étonnant, la nouvelle gauche se fout de la démocratie, car pour elle, nos pouvoirs démocratiques actuels sont illégitimes. Cela leur est enseigné en philosophie au Cégep. Cette gauche nourrit une idéologie anarchiste beaucoup plus répandue que ce que vous pouvez imaginer. Donc, entre ce genre de prétendu humour et les faits dignes des années FLQ ayant culminé avec la crise d'octobre 1970, il n'y a qu'un petit pas à franchir. Il est probable qu'une frange d'étudiants extrémistes d'une université comme l'UQAM serait capable de rassembler une cellule terroriste, si elle le voulait. Et un texte comme celui-ci, largement et librement discuté, peut continuer l'occasion rêvée de leur permettre de se reconnaître entre eux.

La présidente de l'Association d'étudiants revendique "un ton ironique" pour inciter aux moyens de pression conventionnels plus simples. Une grave erreur de jugement.

Si nos grands médias "impartiaux" (lol) n'échappent rien de ce qui tombe à droite avec un goût douteux (ex. les déclarations du sénateur Boisvenu sur l'accès à une corde de pendaison disponible dans les cellules des criminels), ces déclarations du côté gauche, elles sont souvent passées sous le radar, ou encore, on leur attribue un sens figuré. Les médias sociaux s'y seraient par contre intéressé.

(...)
Ce qui étonne, c'est le traitement médiatique qui varie énormément en fonction d'où provient le manque de jugement. 

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1.  Association des étudiants de l'UQAM. Bouchard en parle, FM 93,3, Québec, mercredi 1er février 2012. Transcription par Yapasdpresse d'un extrait du segment lu durant l'émission entre 8:30 et 9:00, début vers 29 minutes (vers 8h59). Il s'agit d'un tableau distribué dans les ou dans des classes. La ponctuation (; : , etc.) du texte peut varier, car c'est une transcription.

Détestation du Québec selon Lisée : réponse de Marmotte en colère

Danger : marmotte en colère!
1er FÉVRIER 2012. Les "chroniqueux" professionnels semblent sans voix dans le concours de plumage argumentaire qui se joue avec J.-F. Lisée. Ou ils attendent leur jour de chronique, à l'époque du numérique et des blogues... Une erreur statistique sur l'utilisation d'un taux erroné de suicide crée une importante diversion. Ceux qui ont cité la mauvaise statistique ont honte. Pourtant, une certaine gauche a cité les statistiques triées à sa guise durant 30 ans, volontairement et SANS se sentir coupable. J.-F. affirme avec une arrogance et condescendance peu communes, que chercher des solutions non uniquement socialistes ou souverainistes aux problèmes du Québec c'est rien de moins que "la détestation du Québec". Il le reprend dans sa lettre d'opinion publiée le 31 janvier 2012.


(Dernière mise à jour: 8 février 2012 ajout de liens)

Je parlerai pour moi, et je ne crois pas être le seul

Ce que je déteste, ce n'est pas le Québec, c'est ce que font ceux qui le manipulent. Voici ma véritable "détestation", pour reprendre le terme lancé dans ce débat:

  • C'est l'ingérence partout de l'État avec mon argent (mes impôts et mes taxes), mais en me retirant des droits (le droit de choisir) par la même occasion, comme si l'État produisait de l'argent. «Je prends ton argent, mais je te dis quoi faire avec et tu dois passer par là».
  • C'est l'achat de votes, par exemple avec l'aide sociale héréditaire (génétiquement transmissible) dans un système où une personne normalement constituée et en bonne santé peut devenir assistée sociale (chèque mensuel) à l'âge de 18 ans, à l'atteinte de la majorité, même si il ou elle refuse de travailler OU de se former à cette fin. Ceci constitue une anomalie qui ne peut s'excuser par aucun tableau statistique, fût-ce t'il présenté par le plus grand statisticien du monde.
  • C'est qu'on ait en tant que Québécois, le mot "liberté" plein la bouche, alors que l'État est partout, jusque dans nos compteurs d'électricité (les compteurs d'Hydro-Québec) pour connaître notre consommation d'électricité à la minute près.
  • C'est l'amour de toutes les cultures du monde, à l'exception des cultures anglo-canadienne et anglo-américaine. Aimer tout le monde sauf ses deux voisins, en dit long sur notre "ouverture".
  • C'est l'attitude nettement antichrétienne où le commandement hautement détesté et rejeté tu adoreras un seul Dieu est non seulement méprisé, mais remplacé par : un seul dieu tu rejetteras; le dieu judéo-chrétien (ex. dans nos écoles, dans les médias de l'État, dans les activités payées par les employeurs de la fonction publique - ex. l'initiation aux religions philosophiques orientales, etc.). 
  • C'est la ghettoïsation du français par le refus d'apprendre d'autre langues; à croire que plus les individus connaissent des langues, moins ils auraient de culture. Ce qui devait nous protéger en tant que peuple francophone a l'effet pervers de nous rendre ignorant des cultures voisines. Il faut continuer de croire, par exemple, que les américains croyants sont tous des idiots (sauf les athées antichrétiens et la vaste part de la population dans l'ésotérisme et le New Age, idem au Québec). Cet isolement de nos voisins en cultivant la peur de l'anglais permet à une élite de dire et d'écrire n'importe quelle "niaiserie" sur l'autre, ce qui n'est possible que si on ne peut pas comprendre et lire l'anglais. Pendant ce temps, le peuple le plus intelligent du monde (selon cette élite), lit le plus sérieusement du monde son horoscope, avant la séance de yoga (yoga = une pratique d'initiation et de cheminement de l'hindouisme fondée sur la loi spirituelle du karma pour éliminer le cycle des réincarnations et sur l'ascétisme qui en découle).
  • C'est le refus de conserver accessible à un prix avantageux ou plus abordable qu'ailleurs, les ressources naturelles respectant les principes du développement durable et qui font leurs frais; j'ai nommé l'hydro-électricité. Il faudrait surfacturer l'énergie hydro-électrique pour maintenir un système de programmes sociaux qui ne livre pas ses promesses et qui est en plus, discriminatoire (choix des bénéficaires de services sociaux, catégorie de médicaments couverts comme le SIDA mais pas certaines maladies, etc.). Inaccessibilité à plusieurs centaines de milliers de Québécois à un médecin dans un délai raisonnable. Est-ce un mal de droite ou de gauche? Je ne sais pas. Je le "détestationne" quand-même.
  • C'est la démonisation de l'exploitation de nos ressources naturelles, comme si nous étions incapables de gérer et de négocier intelligemment. Si c'est le cas, changeons.
  • Ces le mépris par ces gens faisant partie de l'intelligentsia qui nous regardent de haut et qui se collent au politique, prétendant être les seuls vrais représentants des intérêts du peuple.
  • C'est la lecture orientée de l'information par la TV et la radio d'État, un peu à la matière des anciens pays de l'est, mais avec des apparences de débat réel; attitude dans laquelle excelle la SRC, ainsi que dans ses formules-titres des sujets traités aux bulletins de nouvelles et dans son contenu nettement gauchiste, mais prenant bien soin de prendre les taxes et impôts de tous les contribuables de centre et de droite.
  • C'est le statut inéquitable de l'artiste médiatisé qui peut tout dire et démolir tout en étant subventionné, trop souvent à vie, par mes impôts et taxes, alors que beaucoup de technologues et de professionnels ont dû ou doivent réorienter une carrière parce que leur statut ne leur permettait pas, ou ne permet pas, de travailler à temps plein dans une spécialité donnée (ex. histoire, lettres, anthropologie, biologie générale, chimie générale, théologie, etc.).
  • C'est donc aussi l'équation ultra-simpliste selon laquelle "culture"=arts. C'est vraiment "fœb" (lire: faible) comme compréhension d'un mot aussi fort que  la culture et tout ce que cela peut englober, ce qui inclut aussi l'histoire, les traditions (expériences) dans ce qu'elles ont de bon et utile (parce qu'éprouvées par le temps), etc.
  • C'est la paperasse surabondante qui empêche plusieurs personnes de devenir des travailleurs ou travailleuses autonomes ou de lancer une petite entreprise, parce qu'elles n'ont pas de grandes aptitudes comptables ou aucun intérêt à déchiffrer les formulaires innombrables du "plus meilleur" État au monde pour justifier les emplois d'une cour royale (employés de l'État) surabondate pour freiner les initiatives. Devenons donc leader mondial dans la réduction de la paperasse administrative. Par extension post-moderne: c'est pour entretenir des spécialistes technocrates qui vivent du surplus de paperasse. Du moins, on dirait que c'est le but. On exalte le récit du Petit Prince de l'auteur Saint-Exupéry (nom de famille d'un auteur et non celui d'un saint), mais sans même comprendre l'allégorie de l'allumeur de réverbères, sur une planète qui avait radicalement changé (réverbères au gaz et fonction d'allumeur devenus dépassés en raison de la durée de la nuit qui avait changé). On vomit d'une part sur toutes les traditions, mais inversement, sous d'autres aspects (ex. organisation du système public de santé), «c'est la consigne» (mots de l'allumeur de réverbères) OU comprendre: Il ne faudrait rien changer dans les méthodes (organisation du travail), il faudrait juste plus d'argent, alors que les comparatifs montrent que, par exemple, le problème d'accès à un médecin de famille au Québec serait (vu les chiffres) premièrement structurel et organisationnel, voire culturel (ex. organisation des hôpitaux anglophones versus francophones).
  • C'est la non accessibilité de programmes sociaux dits "universels" comme la santé qui gruge près de la moitié du budget de la nation (votre argent). Comme le faisait remarquer récemment Joseph Facal, un délai de deux ans dans le secteur public pour une petite chirurgie (valeur = 500$ au privé), ce n'est plus un délai d'attente, c'est de la non-accessibilité de services (pour lesquels nous payons via nos impôts et taxes). Nous le vivons dans ma propre famille et faisons partie des plus ou moins un quart  (1/4)  de la population du Québec qui n'a pas accès à un médecin de famille et qui ne sait pas à qui envoyer ses résultats de tests occasionnels, ni qui joindre pour un simple bilan de santé dans l'âge de la quarantaine. Question du médecin de l'urgence pour un virus: «À quel médecin on envoie les résultats des tests?» Réponse teintée de culpabilité: «Euhhh...., je n'ai plus de médecin» (comme si c'était de ma faute si j'ai perdu deux médecins en 8 ans depuis que le premier a cessé sa pratique pour une durée indéterminée et que la clinique refuse de m'en assigner un autre) et que le second a changé de région de pratique. Et on ose me dire que je suis dans un système "universel".
  • C'est l'attitude dépendante dans l'indépendance, à l'image du jeune adulte qui veut sa liberté, en autant que les parents le soutiennent dans ses dépenses de logements et nourriture. C'est cette attitude qui a engendré la question ambiguë  lors du référendum sur la souveraineté, en 1980.

Ce n'est pas la détestation du Québec, Monsieur Lisée, 
  • C'est la "détestation" de la manipulation du peuple, par une certaine élite intello, qui le lance dans un mur à chaque nouvelle réforme, comme un gamin qui s'amuse à tester ses Hotwheels. Les réformes de l'éducation qui engendrent des décrocheurs ou des étudiants qui n'ont plus de culture générale à l'entrée au Cégep. On connaît le nom de Lady Gaga et le groupe Flo Rida, mais on ne sait pas que le communisme et le socialisme athées (laïcisme politique appliqué) ont produit des dizaines de millions de morts et de prisonniers politiques, ou dans les meilleurs cas, l'élimination de la classe moyenne (nivellement des revenus vers le bas, sauf pour les amis et agents du régime). Que leur économie a implosé après 2 ou 3 générations, ou que Harper, c'est le diable tandis que Castro c'est un bon gars, un bon "pôpa".
  • C'est l'attitude des antichrétiens qui ne savent pas que leurs valeurs leurs sont venues en bonne partie de leurs parents et de leur éducation (parfois abusive il est vrai) ou de leur héritage catholique ou protestant, et qui croient que s'ils avaient grandi en Thaïlande, ils auraient les mêmes valeurs sociales... Deux générations de socialisme athée et je vous garantis que votre "humanisme" devient plus totalitaire et l'information plus contrôlée et censurée encore.
  • Ce sont les thèses des post-doctorants qui n'ont jamais changé les couches d'enfants et qui structurent l'éducation au Québec, en conseillant nos gouvernements et rédigeant ses programmes. Ce sont ceux qui nous ont dit pendant quatre décennies que les garçons ne sont pas différents des filles dans leur nature, alors que tous les parents voient la différence. Ce sont ceux qui nous disent maintenant que le genre masculin ou féminin n'existeraient pas et qui veulent imposer cette philosophie à nos enfants, dans nos écoles.
  • C'est la liberté qui se mesure au nombre d'avortements subventionnés (accès prioritaire sur les besoins de santé). Plus il y a d'avortements subventionnés, plus cela démontrerait la grande liberté... Bravo! Vous auriez tué Obama, né d'une étudiante dans un milieu modeste. À près de 30,000 avortements subventionnés par année au Québec, nous tuons une ville de bébés dans un territoire dont la dénatalité est le vrai problème (pas le "vieillissement"). 
Le Québec est tellement "plus meilleur", qu'on ne veut pas faire d'enfants. Pourtant, pour se maintenir à population fixe, il faudrait un peu plus de 2 enfants par femme; nous avons 1,7 en plein pseudo-babyboom, selon les récentes statistiques.

Et la Marmotte en colère?

Si j'avais un animal totem amérindien, ce serait peut-être aujourd'hui, "Marmotte en colère". Marmotte en colère, c'est le potentiel de la majorité silencieuse. 

Quand j'étais adolescent, j'aimais aller me promener (marcher ou jogger) dans les champs et boisés derrière la maison de ma famille d'accueil (je n'avais plus de parent à 14 ans). Un jour j'ai aperçu une marmotte vulnérable, loin de son abris. J'ai couru derrière pour m'amuser. Elle n'a trouvé pour refuge qu'un empilement de vieux piquets de cèdre devenu gris avec les années (anciens piquets de clôture agricole). J'ai empoigné un bâton pour pouvoir la toucher. À ma grande surprise, la marmotte s'est mise en colère et avec son corps dur comme du bois, elle m'a fait sentir... soudain vulnérable. J'avais ma tête dans l'ouverture (avec toute ma supériorité et condescendance), mais elle luttait pour sa vie. J'ai alors perçu que la supériorité est toute relative; la marmotte risquait de me sauter au visage avec quatre bonnes dents et de bonnes griffes habituées de creuser le sol, sans autre avertissement qu'un grondement et des grincements de dents. J'ai respecté la marmotte que je voulais simplement observer de près et vivante. 

Imaginez des centaines de milliers ou pourquoi pas trois ou quatre millions de "marmottes en colère" qui en auraient assez du socialisme émergent au Québec, dans sa version actuelle où l'État devient tentaculaire d'une part, mais dilapide notre argent d'autre part.  OU de l'éternel débat sur l'indépendance? Ça pourrait créer des élections drôlement intéressantes en 2012. Les "marmottes en colère" toute l'année silencieuses et plutôt désintéressées de politique qui sortiraient, leur "jour de la marmotte" électoral, voter allègrement sans regarder les ombres statistiques d'une certaine élite...

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1.      Combien de fois ai-je entendu des gens qui avaient lancé une entreprise dire qu'ils leur fallait mettre du temps significatif en administration. La paperasse est à l'État québécois de culture franco, ce que sont l'accent circonflexe (^), le tréma ( ¨ ), la contraction "œ", la cédille (¸) et d'autres futilités semblables à la langue écrite, dont le but historique connu était de maintenir un élitisme volontaire pour soutenir les scribes payés au nombre de caractères et garder le peuple ignorant et désinvesti des vraies affaires administratives de la nation ou du royaume. ET MÊME SI UN STATISTICIEN RÉUSSISAIT À PROUVER QUE C'EST PAREIL OU PIRE AILLEURS, je le "détestationne" quand même. 

mardi 24 janvier 2012

Construction publique : la ministre Lise Thériault fait le point sur les correctifs

24 JANVIER 2012. La ministre du travail du Québec, Madame Lise THÉRIAULT, reçue en entrevue le 24 janvier 2012 par Gilles Parent de la station radio privée FM 93 de Québec a expliqué ce qui a été fait et ce qui est en cours pour la réforme des contrats et des appels d'offres publics avec le Gouvernement du Québec.  [...] Il faudrait peut-être faire le même exercice avec l'aspect structurel du secteur de la santé qui prend au-delà de 44% du budget total du Québec, mais ne peut rendre accessible un médecin (sauf pour les urgences) à tous les citoyens qui paient pourtant pour un tel service public (1)...
La ministre du Travail, au parti Libéral
du Québec, L'Honorable Lise Thériault

Après un an et demi au Ministère du Travail, la ministre Lise THÉRIAULT a pu donner un coup de barre significatif. Le marché public de la construction, c'est un important bassin de 16 milliards de dollars, seulement pour la dernière année (2011). Elle a saisi toute l'importance d'agir, tant du point de vue législatif, que du point de vue structurel. Car le problème, comme le fait ressortir la ministre, n'est pas uniquement une question d'intégrité, mais aussi de procédés administratifs, syndicaux et législatifs qui ont ou avaient besoin d'être revus et corrigés. Comme quoi, on peut changer des choses sans abolir le syndicalisme et le nécessaire contrôle des compétences.

LIEN Vers l'entrevue avec Gilles PARENT: 
Lise Thériault, ministre du travail - Placement syndical et construction
L'audio a été retirée des archives du SITE du FM93
http://www.fm93.com/player_2011.php?play=/podcast/EntrevuesGilles/2012.01.24/2012.01.24-16.06.02-S.mp3&Id=9&Date=2012-01-24


Quelques clés de compréhension : 
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1.  Le régime de la santé au Québec est fondé sur l'approche publique, avec peu de privé. Tous les contribuables avec un revenu suffisant paient pour un service "universel" (approche socialiste), mais difficilement disponible, auquel ont souvent accès ceux qui ne contribuent pas au régime... Si on peut accéder à des services d'urgences, le système régulier, lui est engorgé, malgré son budget qui prend près de la moitié des finances publiques de la province (44,4% du budget du Québec pour  l'année de référence 2009!). Il a été estimé qu'environ un Québécois sur quatre (2 millions) n'ont pas accès à un médecin, sauf en cas d'urgence, et n'a donc pas de médecin référent pour transmettre les résultats de ses analyses médicales, ou pour un simple bilan de santé annuel. De plus en plus, les civières de clients admis en urgence, occupent les couloirs des hôpitaux, parfois pendant des jours. Depuis la désinstitutionnalisation, plusieurs personnes avec des problèmes de santé mentale (désorganisées) se retrouvent dans la rue (itinérants).

dimanche 22 janvier 2012

Le nouveau Parti Conservateur du Québec suscite la curiosité

22 JANVIER 2012. Le Québec est en pleine effervescence politique. Tout peut arriver en 2012, avec le déclenchement presque certain des élections générales provinciales. Il faut prendre le train quand il passe et c'est ce qu'entend faire le nouveau Parti Conservateur du Québec, en voulant présenter 125 députés selon un scénario d'élections plus tardives (horizon automne 2012). Le printemps politique québécois risque déjà d'être beaucoup plus intéressant que les performances du CH de Montréal...
Luc Harvey, Chef intérimaire du Parti 
Conservateur du Québec

Dernière mise à jour : lundi 23 janvier 2012, 12h54

Le "salon du parti politique du Québec 2012"

Il y a le célèbre salon de l'auto annuel dans certaines grandes villes (Montréal en janvier 2012, Québec vers mars prochain). Le Québec vit en quelque sorte, fin 2011-début 2012 son "Salon du parti politique". Chose certaine, la situation ressemble à un changement de paradigme. Avec les éclaboussures (campagnes de rappel) du PLQ (Parti Libéral du Québec) liées aux soupçons de collusion et corruption dans le marché de la construction publique et des contrats informatiques, en parallèle avec les mutineries ou tentatives de putsch contre Pauline Marois au PQ (Parti Québécois), il naît des partis politiques comme jamais. Il y avait eu un prototype du député Aussant du PQ, dont on n'entend plus vraiment parler. Le modèle PQ qui aurait dû reprendre une part importante du "marché" politique, avec la chute drastique de popularité du PLQ, ne démarre pourtant pas. Ça sent la gazoline (ou "gazo-Pauline"), mais l'ignition ne se fait pas (teuf! teuf!). 

Certains au PQ ou autres députés auto-éjectés du PQ, croient qu'ils faut changer le pilote pour celui qui arrive d'une écurie fédérale (Gilles Duceppe), mais il y a des graines d'indépendantisme dans le système d'injection. Une majorité de Québécois ne veulent pas de la souveraineté version socialiste sous un État tentaculaire dépensier. Pire, le pilote de la formule courtisé (Ducceppé ?) se trouve dans l'eau chaude pour être présumé avoir mal utilisé l'argent publique qui ne devait pas servir à embaucher un directeur, lorsqu'il était député fédéral du Bloc, ce qui serait illégal (car activité partisane), si cela s'avère. En tout cas, il va perdre beaucoup de temps et d'énergie avec la fumée et les extincteurs sur la piste.

CAQ 2011 et CAQ Fuzion 2012

Nous avons entendu parler en long et en large de la nouvelle CAQ 2011 (Coalition Avenir Québec). Elle est tellement polyvalente, qu'on ne sait pas trop quoi faire avec. C'est le couteau suisse des modèles du "Salon du parti politique 2012". Dans son sillage, la fusion consommée  CAQ + ADQ  = CAQ Fuzion 2012 (donc ADQ familiale avalée) a suscité la grogne chez une bonne partie des pro-ADQ, membres ou non

Cette fin annoncée d'avance du seul parti touchant quelque peu la droite du centre (ADQ - Action démocratique du Québec) a motivé la création d'Équipe autonomiste (encore à définir). Mais la CAQ Fuzion n'est même pas sortie du "Salon du parti politique", qu'elle semble avoir atteint un plafond de popularité, selon les derniers sondages, probablement parce qu'on ne sait pas ce qu'elle offre de différent des autres "modèles". L'inclassable modèle pourrait bientôt se décliner comme trouvant difficilement preneur. À prétendre être le parti de tout le monde, on finit par y perdre en crédibilité. Plusieurs électeurs craignent simplement un parti souverainiste du même gêne que le PQ et "dormant" (un parti socialiste attendant une crise déstabilisant le fédéral).

Nouveau lancement au "Salon du parti politique 2012"

Puis, le 18 janvier 2012, coïncidant avec la fin de la période de votes sur la fusion  CAQ + ADQ  = CAQ (donc ADQ avalée), se pointe la renaissance d'un Parti Conservateur du Québec. Il faut dire que tous les pays occidentaux de ce monde ont un parti conservateur, sauf au royaume de la Société Radio-Canada francophone (SRC). La disparition de l'ADQ (centre-droit) pour se fusionner avec la "gauche efficace" de François Legault, annonçait donc un vide à droite du spectre des couleurs politiques.

Le Parti Conservateur du Québec suscite donc la curiosité; tantôt incrédule («c'est une blague?»), tantôt interrogative («y a-t-il des candidats sérieux?» ou «C'est quoi les idées et valeurs ou la plate-forme électorale?»). Mais une chose est claire, il est "conservateur" et pourrait rassembler ceux qui n'aiment pas déguster les friandises au "centre mou" durant les salons d'exposition et vernissages.

Voici quelques liens pour lire, entendre ou revoir une partie de ce qui a été dit au sujet du Parti Conservateur du Québec au cours de la dernière semaine politique depuis son lancement public le 18 janvier 2012 (sauf un article de 2009 qui entrevoyait l'apparition d'un tel parti).



ÉCRIT

MONTRÉAL, le 18 janv. 2012 /CNW Telbec     
La nouvelle est tombée le 18: un parti politique conservateur version Québec renaît.
ATTENTION - LE SIGLE PCQ EST DÉJÀ UTILISÉ pour LE PARTI COMMUNISTE DU QUÉBEC

Marco BÉLAIR-CIRINO, LeDevoir.com, 19 janvier 2012.

Annabelle BLAIS, JournalMETRO.com, 18 janvier 2012

Presse canadienne, LaPresse.ca, Montréal, 18 janvier 2012

Richard SMITH, Point de vue sur LaPresse.ca  / Le Soleil, 19 mars 2009
Point de vue émis près de 3 ans avant le lancement du Parti Conservateur du Québec et exprimant la possible création d'un parti Conservateur régional, détaché du PCC.


ENTENDU

DUTRIZAC, 98,5 FM de Montréal, 18 janvier 2012
On y voit quelque chose de potentiellement très sérieux. Benoit Dutrizac s'identifie à plusieurs idées avancées.
Le parti veut présenter 125 candidats au Québec, rien de moins! Toutefois, ce n'est pas un parti d'étudiants; plusieurs ayant un arrière-plan politique ou professionnel significatif.

  • René HOMIER-ROY, C'est bien meilleur le matin. Chronique politique de Michel DAVID (journaliste au Devoir): Mouvements sur la scène provinciale, Radio-Canada, 19 janvier 2012 7:42
René HOMIER-ROY croyait à une blague lorsque Simon DURIVAGE a reçu la nouvelle du lancement d'un nouveau parti conservateur au Québec, le Parti Conservateur du Québec.


  • Dupont le midi, Radio-X CHOI 98,1 FM, Un autre nouveau parti politique..., Entrevue avec Joanne Marcotte. 18 janvier 2012, l'entrevue débute vers 13:13:27 (déplacer le curseur).
Joanne Marcotte, de la droite économique et du mouvement Réseau Liberté Québec, est auteure du récent livre: Pour en finir avec le gouvernemaman et réalisatrice du film documentaire politique qui a fait des vagues au Québec, lors de sa sortie: L'illlusion tranquille
Les animateurs ne sont pas paniqués par le lancement de ce nouveau parti.




Une brève présentation générale du PCC avec extraits de propos de son chef intérimaire, M. Luc HARVEY.


VU

Le Parti Conservateur du Québec renaît

samedi 21 janvier 2012

Régimes de retraites : Fallait que nous y "pension"

Il se dit et s'écrit beaucoup de choses sur les fonds de retraite des travailleurs syndiqués ces jours-ci. Des employés du Québec (province) sans fonds de pension (non-cotisants) comparent leurs revenus anticipés à la retraite, avec ceux des employés avec contribution obligatoire avec prélèvement importants à la source sur salaire. Ces derniers, eux, contribuent souvent à près de 10% de leur revenu en prévision de leur retraite (c'est 5,000$ sur 50,000$).


Fermetures de grandes entreprises privées et déficits des états et des villes sont autant d'occasion de tenter de ne pas respecter les régimes de retraites des employés alors que ceux-ci y ont largement contribué sans avoir le choix ou droit de regard direct (individuel) sur le porte-feuille de placement.

Les cotisants à un régime de pension des employés du secteur public d'un grand centre urbain donnent par exemple un prélèvement à la source, sur salaire brut, de l'ordre de 10%:
  • cotisation du travailleur de 4,000$ par année sur un revenu de 40,000; soit environ 75$ par semaine
  • ou cotisation du travailleur de 105$ par semaine pour un revenu de 55,000$, 
  • etc.
C'est une donnée certainement importante dont les médias ne tiennent pas compte, ce qui a pour effet de fausser tout le débat. Cela porte un nom: désinformation, démagogie pour les employeurs du secteur public. Et ceci, tout en continuant de contribuer au régime public selon la formule "universelle" (on paie pour tous ou la formule socialiste) comme le RRQ ou autre selon la région administrative du Canada.

Donc, la prochaine fois que vous comparez les chiffres, n'oubliez pas ce détail important. Contribuez-vous pour 10 pourcent de votre salaire brut (avant impôt) en prévision de votre retraite? Sinon, commencez par là dès votre entrée sur le marché du travail.

Secundo, lorsque vous acceptez de travailler pour une entreprise (emploi non syndiqué), informez-vous sur ses programmes et avantages sociaux.

Troisièmement, si vous n'avez pas complété des études supérieures (post-secondaires) ou une formation spécialisée (ex. électricien, soudeur, mécano, etc.), alors ne vous comparez pas à ceux qui l'ont fait. Comparez vos conditions à ceux qui n'ont ni emploi spécialisé, ni formation post-secondaire. Ou mieux encore, bonifiez vos compétences au fil des ans (ex. formation continue). Puis renégociez vos conditions de travail.

Quatrièmement, pour ce qui est des employés municipaux, certaines villes N'ONT PAS contribué aux régimes de retraite des employés durant plusieurs années. Les conditions négociées des travailleurs durant ces années, font partie d'un "package" (d'un ensemble), où ils concèdent par la force d'un côté (ex. congés de paiement de la part de l'employeur au régime de retraite) et reçoivent de l'autre (ex. bonification de la contribution de l'employeur, à plus de 50% les années où il contribue au régime de retraite). Cela s'appelle pour eux, négocier et faire des compromis de part et d'autre. Mais si l'employeur du secteur public qui a pris des années de "congé" annule les avantages compensatoires négociés, il y a là un sérieux problème d'éthique publique. Même au privé, une entreprise qui coupe sur les régimes de retraite des années antérieures (contributions déjà faites et rendements déjà connus) pour compenser des pertes, une mauvaise gestion ou en vue d'un meilleur profit, devrait être poursuivie au civil par l'État et ses administrateurs mis personnellement à l'amende pour servir d'exemple.

C'est comme si vous concluez une entente avec un entrepreneur qui fait de la rénovation résidentielle. Vous vous entendez sur un prix global pour la toiture, le parement extérieur (murs extérieurs), le drain de fondation,  l'allée (entrée) asphaltée et la construction d'un abri d'auto permanent. Vous acceptez de donner les travaux à celui-ci malgré le prix supérieur à l'offre d'un concurrent, parce que l'entrepreneur retenu bonifie son offre d'un cabanon gratuit d'une valeur marchande de 4,000$. Mais voilà qu'une fois les travaux terminés, l'entrepreneur commence à "jouer du violon" et vous dit que les conditions ont changé et qu'il réduit son offre à une niche pour Fido, d'une valeur de 250$. Il explique que son carnet de commandes a diminué, que le marché va mal, que l'inflation du coût des matériaux et de l'essence (gazoline) l'a atteint sévèrement. Que feriez-vous? Vous lui diriez de respecter son contrat.

En plus, pour séduire l'opinion publique, ces "négociateurs" omettent de communiquer ce que représente en chiffres réels, la contrition des employés, autour de 10% du salaire brut (ex. 100 dollars par semaine sur un salaire brut (avant déductions) de 52,000$ par année.

Pendant ce temps, les travailleurs SANS AUCUN régime de retraite se comparent, mais oublient de tenir compte:
  • qu'ils devraient eux aussi contribuer à hauteur d'au moins 10 pourcent de leur salaire dès l'arrivée sur le marché du travail;
  • qu'ils devraient tenir compte des avantages sociaux lorsqu'ils soumettent leur candidature à une entreprise, ou y restent durant de longues années;
  • que beaucoup de travailleurs ont amélioré leurs conditions avec les années, parce qu'ils ne sont pas restés là où les avantages étaient médiocres ou inexistants. Ils y ont acquis de l'expérience puis après ont soit renégocié, ou se sont remis à la recherche d'un emploi avec de meilleures conditions et avantages sociaux. Vous n'obtiendrez pas davantage que ce que vous croyez que vous valez. Trop de mous veulent le meilleur mais n'ont pas pris un risque. Ils ne changeraient pas de ville pour améliorer leur situation et ils pleurent dans les médias. 
  • qu'il est stupide, qu'au Québec, on se met sur le marché du travail et s'embauche encore en 2012, sans une convention écrite avec l'employeur expliquant de façon minimale nos conditions de travail et avantages sociaux, et qu'on se retrouve alors avec des conditions floues et modifiables de façon unilatérale par l'employeur (promesses "sur la gueule" non tenues). Si vous acceptez n'importe quoi, c'est ce que vous aurez. Et ce n'est pas la faute des syndicats des secteurs publics et privés.

Ceci dit, là où il faut admettre ce que les citoyens remettent en question, c'est la garantie du rendement (compensation des déficits) des régimes de pension publics, alors que les employeurs du secteur de public n'ont pas de pouvoirs directs sur l'économie de marché (ex. les rendements en bourse). Par contre, si l'on entend corriger la situation, il faudrait alors comptabiliser les années de non-paiement de l'employeur. Durant les bonnes années, l'employeur prenait congé de paiement en s'appuyant sur la clause de rendement obligatoire qui était de sa responsabilité. Il ne peut pas moralement et légalement refiler les mauvaises années aux employées (rendement réel) sans rembourser ses congés de paiement autoproclamés. L'employeur ne peut donc pas pénaliser de façon rétroactive. Là où les employés des secteurs publics pourraient encore faire aussi un pas significatif, c'est sur l'âge de la retraite.

Il est inacceptable, évidemment, que le Québec au complet compense pour déficits des fonds de pension d'une ville; Montréal, comme cela se fait.

Lecture suggérée:

Nathalie ELGRABLY-LEVY. Les vieux ont le dos large. Institut économique de Montréal.
Aussi sur Le Journal de Montréal, p. 21. Le billet traite justement des régimes de retraites des travailleurs qui souffriraient d'une approche trop socialiste, selon l'auteure et économiste.

Michel HÉBERT. Ce qui est bon pour Montréal. Journal de Québec, samedi 21 janvier 2012, p. 16

mardi 17 janvier 2012

Fœticide: avortement sélectif des filles... même au Canada

OU QUAND LA DISCRIMINATION COMMENCE AVANT LA NAISSANCE



Une nouvelle touchant la sélection du sexe du bébé par le moyen du fœticide. Avis aux ultra-féministes: N'oubliez pas que parmi les filles qui ne naîtront jamais, se trouvaient aussi de grandes féministes et peut-être des futures chefs d'état. 


Le phénomène n'est pas nouveau mais a semble-t-il été occulté par les féministes pour des raisons idéologiques. (dernière modification 10 décembre 2012).

Montage Barack Obama
Une simple recherche Google avec le mot "foeticide" (fœticide) permet de trouver nombre d'articles et même livres, sur le sujet. Au Québec, pas beaucoup entendu parler...
N'oubliez pas que parmi les filles qui ne naîtront jamais, se trouvaient aussi de grandes féministes et peut-être des futures dirigeantes.
Ci-dessous : avis d'un médecin qui vient de l'Inde et qui sait de quoi il parle.


Extrait d'un article de MaxiSciences.com

«Lundi, le Journal de l'Association médicale canadienne a proposé d'interdire aux médecins de révéler le sexe du futur enfant avant la 30e semaine de grossesse. Une mesure qui permettrait d'éviter l'avortement des fœtus féminins fréquent dans certaines communautés». «Si l'avortement suscite encore aujourd'hui de nombreux débats, c'est une  pratique particulière que le Canada met aujourd'hui en évidence: le fœticide en fonction du sexe...».Bien que «plus rare en Amérique du Nord», [ce n'est] "pas une raison pour l'ignorer", écrit le rédacteur en chef du Journal de l'Association médicale canadienne (CMAJ), le Dr Rajendra Kale. Après une échographie, "de nombreux couples qui ont deux filles et pas de fils se débarrassent sélectivement de fœtus féminins jusqu'à ce qu'ils soient sûrs que leur troisième enfant est un garçon", ajoute le médecin né à Bombay»(1).

Le ratio normal des naissances en fonction du sexe est d'environ 105 garçons pour 100 filles chez l'homme. Chez les principaux peuples qui pratiquent la sélection du fœtus ou les avortements sélectifs en fonction du sexe (Inde et Chine), ce ratio est clairement contourné avec 112 garçons (Inde) et 113 garçons pour 100 filles (Chine), (2). Certaines communautés du Vietnam, des Philippines et de la Corée sont aussi plus disposées à ce genre de pratique.

Évidemment, au Canada, les raisons pour avorter sont beaucoup plus souvent "économiques" ou carriéristes, de sorte que par exemple au Québec, il est fort probable qu'un Obama ne serait jamais né.

L'autre destin : Barack Obama avorté

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1.  Émeline FERARD. Canada : cacher le sexe du bébé pour éviter l'avortement des filles? Maxiscience, 17 janvier 2012.
http://www.maxisciences.com/avortement/canada-cacher-le-sexe-du-bebe-pour-eviter-l-039-avortement-des-filles_art20670.html#

2.  Pierre BARTHÉLÉMY. Y a-t-il un génocide invisible des femmes en Asie ? Blog Passeur de science (sur LeMonde.fr), Le 3 Juin 2012
http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/06/03/y-a-t-il-un-genocide-invisible-des-femmes-en-asie/