samedi 21 janvier 2012

Régimes de retraites : Fallait que nous y "pension"

Il se dit et s'écrit beaucoup de choses sur les fonds de retraite des travailleurs syndiqués ces jours-ci. Des employés du Québec (province) sans fonds de pension (non-cotisants) comparent leurs revenus anticipés à la retraite, avec ceux des employés avec contribution obligatoire avec prélèvement importants à la source sur salaire. Ces derniers, eux, contribuent souvent à près de 10% de leur revenu en prévision de leur retraite (c'est 5,000$ sur 50,000$).


Fermetures de grandes entreprises privées et déficits des états et des villes sont autant d'occasion de tenter de ne pas respecter les régimes de retraites des employés alors que ceux-ci y ont largement contribué sans avoir le choix ou droit de regard direct (individuel) sur le porte-feuille de placement.

Les cotisants à un régime de pension des employés du secteur public d'un grand centre urbain donnent par exemple un prélèvement à la source, sur salaire brut, de l'ordre de 10%:
  • cotisation du travailleur de 4,000$ par année sur un revenu de 40,000; soit environ 75$ par semaine
  • ou cotisation du travailleur de 105$ par semaine pour un revenu de 55,000$, 
  • etc.
C'est une donnée certainement importante dont les médias ne tiennent pas compte, ce qui a pour effet de fausser tout le débat. Cela porte un nom: désinformation, démagogie pour les employeurs du secteur public. Et ceci, tout en continuant de contribuer au régime public selon la formule "universelle" (on paie pour tous ou la formule socialiste) comme le RRQ ou autre selon la région administrative du Canada.

Donc, la prochaine fois que vous comparez les chiffres, n'oubliez pas ce détail important. Contribuez-vous pour 10 pourcent de votre salaire brut (avant impôt) en prévision de votre retraite? Sinon, commencez par là dès votre entrée sur le marché du travail.

Secundo, lorsque vous acceptez de travailler pour une entreprise (emploi non syndiqué), informez-vous sur ses programmes et avantages sociaux.

Troisièmement, si vous n'avez pas complété des études supérieures (post-secondaires) ou une formation spécialisée (ex. électricien, soudeur, mécano, etc.), alors ne vous comparez pas à ceux qui l'ont fait. Comparez vos conditions à ceux qui n'ont ni emploi spécialisé, ni formation post-secondaire. Ou mieux encore, bonifiez vos compétences au fil des ans (ex. formation continue). Puis renégociez vos conditions de travail.

Quatrièmement, pour ce qui est des employés municipaux, certaines villes N'ONT PAS contribué aux régimes de retraite des employés durant plusieurs années. Les conditions négociées des travailleurs durant ces années, font partie d'un "package" (d'un ensemble), où ils concèdent par la force d'un côté (ex. congés de paiement de la part de l'employeur au régime de retraite) et reçoivent de l'autre (ex. bonification de la contribution de l'employeur, à plus de 50% les années où il contribue au régime de retraite). Cela s'appelle pour eux, négocier et faire des compromis de part et d'autre. Mais si l'employeur du secteur public qui a pris des années de "congé" annule les avantages compensatoires négociés, il y a là un sérieux problème d'éthique publique. Même au privé, une entreprise qui coupe sur les régimes de retraite des années antérieures (contributions déjà faites et rendements déjà connus) pour compenser des pertes, une mauvaise gestion ou en vue d'un meilleur profit, devrait être poursuivie au civil par l'État et ses administrateurs mis personnellement à l'amende pour servir d'exemple.

C'est comme si vous concluez une entente avec un entrepreneur qui fait de la rénovation résidentielle. Vous vous entendez sur un prix global pour la toiture, le parement extérieur (murs extérieurs), le drain de fondation,  l'allée (entrée) asphaltée et la construction d'un abri d'auto permanent. Vous acceptez de donner les travaux à celui-ci malgré le prix supérieur à l'offre d'un concurrent, parce que l'entrepreneur retenu bonifie son offre d'un cabanon gratuit d'une valeur marchande de 4,000$. Mais voilà qu'une fois les travaux terminés, l'entrepreneur commence à "jouer du violon" et vous dit que les conditions ont changé et qu'il réduit son offre à une niche pour Fido, d'une valeur de 250$. Il explique que son carnet de commandes a diminué, que le marché va mal, que l'inflation du coût des matériaux et de l'essence (gazoline) l'a atteint sévèrement. Que feriez-vous? Vous lui diriez de respecter son contrat.

En plus, pour séduire l'opinion publique, ces "négociateurs" omettent de communiquer ce que représente en chiffres réels, la contrition des employés, autour de 10% du salaire brut (ex. 100 dollars par semaine sur un salaire brut (avant déductions) de 52,000$ par année.

Pendant ce temps, les travailleurs SANS AUCUN régime de retraite se comparent, mais oublient de tenir compte:
  • qu'ils devraient eux aussi contribuer à hauteur d'au moins 10 pourcent de leur salaire dès l'arrivée sur le marché du travail;
  • qu'ils devraient tenir compte des avantages sociaux lorsqu'ils soumettent leur candidature à une entreprise, ou y restent durant de longues années;
  • que beaucoup de travailleurs ont amélioré leurs conditions avec les années, parce qu'ils ne sont pas restés là où les avantages étaient médiocres ou inexistants. Ils y ont acquis de l'expérience puis après ont soit renégocié, ou se sont remis à la recherche d'un emploi avec de meilleures conditions et avantages sociaux. Vous n'obtiendrez pas davantage que ce que vous croyez que vous valez. Trop de mous veulent le meilleur mais n'ont pas pris un risque. Ils ne changeraient pas de ville pour améliorer leur situation et ils pleurent dans les médias. 
  • qu'il est stupide, qu'au Québec, on se met sur le marché du travail et s'embauche encore en 2012, sans une convention écrite avec l'employeur expliquant de façon minimale nos conditions de travail et avantages sociaux, et qu'on se retrouve alors avec des conditions floues et modifiables de façon unilatérale par l'employeur (promesses "sur la gueule" non tenues). Si vous acceptez n'importe quoi, c'est ce que vous aurez. Et ce n'est pas la faute des syndicats des secteurs publics et privés.

Ceci dit, là où il faut admettre ce que les citoyens remettent en question, c'est la garantie du rendement (compensation des déficits) des régimes de pension publics, alors que les employeurs du secteur de public n'ont pas de pouvoirs directs sur l'économie de marché (ex. les rendements en bourse). Par contre, si l'on entend corriger la situation, il faudrait alors comptabiliser les années de non-paiement de l'employeur. Durant les bonnes années, l'employeur prenait congé de paiement en s'appuyant sur la clause de rendement obligatoire qui était de sa responsabilité. Il ne peut pas moralement et légalement refiler les mauvaises années aux employées (rendement réel) sans rembourser ses congés de paiement autoproclamés. L'employeur ne peut donc pas pénaliser de façon rétroactive. Là où les employés des secteurs publics pourraient encore faire aussi un pas significatif, c'est sur l'âge de la retraite.

Il est inacceptable, évidemment, que le Québec au complet compense pour déficits des fonds de pension d'une ville; Montréal, comme cela se fait.

Lecture suggérée:

Nathalie ELGRABLY-LEVY. Les vieux ont le dos large. Institut économique de Montréal.
Aussi sur Le Journal de Montréal, p. 21. Le billet traite justement des régimes de retraites des travailleurs qui souffriraient d'une approche trop socialiste, selon l'auteure et économiste.

Michel HÉBERT. Ce qui est bon pour Montréal. Journal de Québec, samedi 21 janvier 2012, p. 16

mardi 17 janvier 2012

Fœticide: avortement sélectif des filles... même au Canada

OU QUAND LA DISCRIMINATION COMMENCE AVANT LA NAISSANCE



Une nouvelle touchant la sélection du sexe du bébé par le moyen du fœticide. Avis aux ultra-féministes: N'oubliez pas que parmi les filles qui ne naîtront jamais, se trouvaient aussi de grandes féministes et peut-être des futures chefs d'état. 


Le phénomène n'est pas nouveau mais a semble-t-il été occulté par les féministes pour des raisons idéologiques. (dernière modification 10 décembre 2012).

Montage Barack Obama
Une simple recherche Google avec le mot "foeticide" (fœticide) permet de trouver nombre d'articles et même livres, sur le sujet. Au Québec, pas beaucoup entendu parler...
N'oubliez pas que parmi les filles qui ne naîtront jamais, se trouvaient aussi de grandes féministes et peut-être des futures dirigeantes.
Ci-dessous : avis d'un médecin qui vient de l'Inde et qui sait de quoi il parle.


Extrait d'un article de MaxiSciences.com

«Lundi, le Journal de l'Association médicale canadienne a proposé d'interdire aux médecins de révéler le sexe du futur enfant avant la 30e semaine de grossesse. Une mesure qui permettrait d'éviter l'avortement des fœtus féminins fréquent dans certaines communautés». «Si l'avortement suscite encore aujourd'hui de nombreux débats, c'est une  pratique particulière que le Canada met aujourd'hui en évidence: le fœticide en fonction du sexe...».Bien que «plus rare en Amérique du Nord», [ce n'est] "pas une raison pour l'ignorer", écrit le rédacteur en chef du Journal de l'Association médicale canadienne (CMAJ), le Dr Rajendra Kale. Après une échographie, "de nombreux couples qui ont deux filles et pas de fils se débarrassent sélectivement de fœtus féminins jusqu'à ce qu'ils soient sûrs que leur troisième enfant est un garçon", ajoute le médecin né à Bombay»(1).

Le ratio normal des naissances en fonction du sexe est d'environ 105 garçons pour 100 filles chez l'homme. Chez les principaux peuples qui pratiquent la sélection du fœtus ou les avortements sélectifs en fonction du sexe (Inde et Chine), ce ratio est clairement contourné avec 112 garçons (Inde) et 113 garçons pour 100 filles (Chine), (2). Certaines communautés du Vietnam, des Philippines et de la Corée sont aussi plus disposées à ce genre de pratique.

Évidemment, au Canada, les raisons pour avorter sont beaucoup plus souvent "économiques" ou carriéristes, de sorte que par exemple au Québec, il est fort probable qu'un Obama ne serait jamais né.

L'autre destin : Barack Obama avorté

______________
1.  Émeline FERARD. Canada : cacher le sexe du bébé pour éviter l'avortement des filles? Maxiscience, 17 janvier 2012.
http://www.maxisciences.com/avortement/canada-cacher-le-sexe-du-bebe-pour-eviter-l-039-avortement-des-filles_art20670.html#

2.  Pierre BARTHÉLÉMY. Y a-t-il un génocide invisible des femmes en Asie ? Blog Passeur de science (sur LeMonde.fr), Le 3 Juin 2012
http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr/2012/06/03/y-a-t-il-un-genocide-invisible-des-femmes-en-asie/

lundi 16 janvier 2012

HUMOUR : Un nouveau logo pour le parti libéral du Canada (PLC)

HUMOUR
Voici à quoi pourrait ressembler le nouveau logo du Parti Libéral du Canada (PLC), suite au projet de libéraliser la consommation de cannabis (marijuana) lors d'une prochaine élection, après avoir rebâti le membership du parti.

Logo du parti adapté par Yapasdpresse
Un slogan avec ça?

Slogan proposé pour rebâtir le leadership du parti:  
"JOINT" toi à nous !

dimanche 15 janvier 2012

Libéraux + cannabis, du bon "pot" en ciel (potentiel) électoral?

ACHETER DES VOTES AVEC DU «POT»: LE PLC EST THC.
Le parti Libéral du Cannabis Canada croit
avoir du bon "pot" en ciel (potentiel) électoral
en vue des prochaines élections fédérales
vers 2015. Ffffffffppp!

«Le nouveau héros est ordinaire». C'est bien vrai en politique aussi. Alors que certains anciens partis d'après-guerre donnaient de l'alcool pour acheter des votes, les nouveaux politiciens promettent du "pot" en vente libre (cannabis, marijuana). C'est ainsi, en libéralisant la consommation du cannabis, que le Parti libéral du Canada (PLC) entend séduire une frange de la jeunesse... et des vieux ados. Pour aider à avaler la petite "pilule" le parti compte du même coup, aller chercher de nouvelles taxes. (dernière modification : 12 août 2013).

Le congrès du PLC tenu cette fin de semaine a élu l'Ontarien Michael Crawley comme président du parti. Avec la promesse de la libéralisation du cannabis, résultant d'une proposition des Jeunes libéraux du Canada, le parti croit avoir du bon "pot" en ciel (potentiel)... en vue de sa réélection dans quelques années? Le bulletin de TVA reprend les termes du PLC, lequel comme "le Phœnix" renaîtra "de ses cendres". S'agit-il des cendres d'un gros joint ou des cendres des factures du scandale des commandites? La nouvelle ne le dit pas.


Bob Rae justifie:
« que la guerre contre les drogues ne marche pas et qu'il faut trouver le moyen de régler le problème de façon plus positive. » (Radio-Canada, 15 janvier 2012).

LIRE AUSSI :  

Retour du lobby du cannabis : nationaliser les drogues?

 (texte entièrement refondu, 5 août 2013)

Point de vue 
Bob Rae a raison (janvier 2012). La guerre contre le crime organisé ne fonctionne pas. Lorsqu'on gagne du terrain sur une activité illégale, on en perd sur un autre terrain. Ces gens là trouvent toujours de nouvelles idées pour travailler le moins possible, ne pas payer les impôts et taxes, bref pour déjouer les agents de l'État. Ironisons un peu. Il faudra bien un jour où l'autre légaliser tout ça : travail au noir, copie illégale (contrefaçon) de produits commerciaux (incluant les médicaments), droit d'association criminelle, blanchiment d'argent, fraude financière, fraude fiscale, financement électoral frauduleux et le reste qu'on n'a jamais réussi à enrayer malgré des décennies d'enquête et de contrôle. Le libéral prétend ne pas pouvoir tolérer qu'une activité illicite échappe ainsi au contrôle des états, alors légalisons tout. C'est simple! Le milieu criminel finira bien par manquer d'idées pour contourner le système de la méchante répression. Imaginez tout ce qu'on pourrait épargner en salaire de policiers... Je leur propose ce slogan pour augmenter le membership du parti : «"JOINT" toi à nous!».

Voilà un exemple sur la manière dont certains partis s'y prennent pour faire diminuer l'indice statistique de criminalité; en changeant la définition de ce qui constitue une offense. Comme chantait Luc de la Rochellière: «Le nouveau héros est ordinaire»:

Le nouveau héros est ordinaire
[...]
Les nouveaux héros sont démocrates
Horticulteurs lutteurs ou psychopathes
Ils ne sont pas comme les héros d'avant
Les nouveaux héros sont dans le vent (Luc De Larochellière)
Comme par un paradoxe, une autre nouvelle du jour titre que La lutte contre le tabagisme plafonne au Québec et que «un fumeur sur deux mourra des suites de son tabagisme» (Presse Canadienne, Radio-Canada.ca, dimanche 15 janvier 2012). Avec le cannabis en plus agissant comme catalyseur, ça va libérer des places plus vite dans les hôpitaux du Québec (je fais de l'ironie).


LIRE AUSSI :  

Retour du lobby du cannabis : nationaliser les drogues?

 (texte entièrement refondu, 5 août 2013)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/08/il-semble-que-lelimination-des.html

[il, elle] dit :  OUI à la prévention  - Le cannabis et la haschisch
http://prevention.toxicomanie.org/drogue_cannabis.html



À LIRE SUR

PsychoMedia.qc.ca




samedi 14 janvier 2012

Jacques Brassard chez QuébecOr Média; Brassard sera brassé

INTRODUCTION AUX DÉRIVES IDÉOLOGIQUES
14 janvier 2012. Jacques Brassard a été ministre durant les années de pouvoir du Parti Québécois (PQ), puis chroniqueur au journal Le Quotidien du Saguenay - Lac-Saint-Jean.  Refusant un jour de rentrer dans les rangs de la pensée unique, il a lancé son blogue personnel. Après quelques années, voilà qu'il signera des textes chez QuébecOr Média. Le Journal de Québec a annoncé la nouvelle le 13 janvier 2012.

Jacques Brassard, Crédits photo : le blog
Jacques Brassard.
Libre de l'esprit "moutonnier" caractéristique du Québec, M. Brassard signait des textes à contre-courant de la gauche québécoise en contrôle de l'opinion. Ceci a fini par lui valoir, de voir censuré le contenu de la chronique hebdomadaire qu'il y signait depuis 6 ans. Voici comment M. Brassard exprimait, sur son blogue personnel, la raison pour laquelle il avait fini par cesser d'écrire pour le journal Le Quotidien:
«J’ai été pendant près de six ans chroniqueur hebdomadaire au journal Le Quotidien du Saguenay-lac-st-Jean (sic). J’étais, sur bien des sujets ( le climat, Israël, la politique américaine, la question énergétique, la gestion de l’État etc ), en position discordante par rapport à la Pensée Unique, qui pèse comme une chape de plomb sur l’univers politico-médiatique québécois [...] au lendemain d’une chronique sur le sous-pontife verdoyant, Steeven Guilbeault, l’Éditeur m’a exprimé sa " désapprobation " et m’a fait savoir que, concernant " ces sujets " ma position était désormais connue " sous tous les angles possibles " et qu’il fallait me confiner aux dossiers régionaux. Vous comprendrez que je ne pouvais accepter ces contraintes à ma liberté d’expression et j’ai décidé sur le champ de mettre un terme à ma collaboration avec Le Quotidien. Plusieurs de mes lecteurs m’ont alors incité à recourir à un site web pour continuer à m’exprimer. J’ai suivi leur conseil et voici mon blog» (1).
Évidemment, on peut comprendre qu'un journal régional au Saguenay - Lac-Saint-Jean, ce n'était pas Le Monde, mais tout de même, il avait le droit de questionner les dogmes dans un  contexte dépassant la région. Les journaux régionaux ne doivent pas devenir des feuillets sans vision élargie,si l'on accepte le fait que les régions ont aussi des gens de qualité et instruits qui font le choix d'habiter en régions. L'ex-ministre du PQ avait une vision trop globale pour être confinée à un tabloïde réduit à ne réfléchir et informer que sur une région du Québec. Quoiqu'il en soit, le global est devenu... blogal. Toutefois, après un séjour au désert par son blogue où il a quand même rejoint beaucoup de lecteurs, Jacques Brassard rentre par la grande porte, dans l'équipe de QuébecOr Média; ce qui comprend par exemple, les Journal de Québec, Journal de Montréal et la version web, Canoe.caYapasdPRESSE lui souhaite bon succès.

Les doctrines politiques qui promettent la liberté, mais deviennent les pires entités de la censure dans le monde


Le cas vécu par le chroniqueur non conformiste illustre bien une réalité. Ceci est un bel exemple de comment le socialisme travaille et travaillait. On vous promet la liberté, le paradis social économique et le reste, mais ces doctrines sociales, en plus de ne pas livrer la marchandise, sont extrêmement axées sur la censure des idées et le contrôle de l'information. On reproche aux partis élus et honnis de faire du damage control, mais les techniciens de l'information et de la nouvelle, pratiquent allègrement la confusion des genres entre la nouvelle (les faits) et la lecture qui en est faite (prise de position, éditorial). Le contenu présenté comme étant des faits, est en fait la position (réponse, lecture idéologique) de l'équipe ou du média.

Si vous ne pensez pas comme la gauche mur à mur, alors vous êtes des cons; voilà la pensée unique qui réussit à s'imposer, bien que la pensée populaire soit beaucoup moins unidirectionnel.  L'important pour eux, c'est que vous ayez l'impression que vous êtes trop con pour parler, pour écrire, pour... exister. Parce que vous vous rendriez compte que vous êtes plusieurs; je veux dire, plusieurs, plusieurs. C'est le pure produit de la pensée gauchiste et de plus en plus anarchiste, qu'on enseigne depuis un bon moment, lors du passage dans les cégeps (collèges techniques entre le secondaire et l'université). 

Si un gouvernement élu démocratiquement n'est pas de cette gauche-là, il devient un pouvoir illégitime: «Fuck la démocratie!»; voilà leur pensée. Ceci n'est PAS ma positon, c'est ce que je vois: on n'ose pas vous dire ouvertement que vous êtes indignes de vivre, mais c'est tout comme. Et ce, même si vous composez un bon tiers (1/3) de la population du Québec; parfois plus, selon les débats en jeu.

Brassard sera brassé


Tomates et oeufs pourris (au sens figuré), plus insultes en prime, sont à prévoir. Il faut s'attendre à ce qu'il soit attaqué de toutes parts. En effet, honni soit qui ne suit pas le courant de l'élite qui a les microphones, particulièrement à la SRC; dogme anti-américain, anti-Israël, anti-critique à l'égard des "chercheurs" dits scientifiques (alors que la science a progressé par les remises en questions des anciens ou prétendus "consensus"). Pauvre lui! Gagnant en visibilité médiatique, il va se faire traiter de tous les noms.

Ceci dit, comme tout homme, il n'a pas le monopole de la vérité. Son opposition au "réchauffisme" (théorie du réchauffement planétaire de cause humaine) ne met pas assez l'accent sur le fait qu'il faille quand-même établir certaines cibles (ex. normes pour l'industrie automobile) et changer certains comportements. Et ce, même s'il a été établi par des journalistes-enquêteurs, qu'il y avait tellement de ramifications dans la gestion de la banque du carbone mondiale naissante (achat de droit de polluer et pénalités) qu'il devenait souvent impossible de savoir où allait une bonne partie des fonds. Car, si le problème n'est pas principalement d'origine humaine au départ (il y a déjà eu fonte des glaciers avant l'ère industrielle), il est devenu le problème de l'humanité.

Donc, sans être d'accord sur toutes les nuances ou tous les points, on peut quand même respecter une personne qui ne pense pas comme nous en tout point.

Sur la pensée unique québécoise

lundi 9 janvier 2012

Pas d'antidémarreur éthylique pour tous au Québec

9 JANVIER 2012. En 2012, la France impose l'éthylotest chimique (kit chimique de test d'alcoolémie dans chaque véhicule). La mesure législative implique un système de contrôle modéré et non relié au système de démarrage des véhicules. Au Québec, on n'aime pas faire les choses à moitié. Lorsqu'un drame et des statistiques de conduite automobile en lien avec la consommation d'alcool sont médiatisés, s'en suivent des pressions pour rien de moins que l'antidémarreur éthylique (ou éthylométrique) obligatoire pour tous les conducteurs, dans tous les véhicules. Il s'agit d'un système de test d'alcoolémie relié à une fonction d'antidémarrage. Il faut plutôt opter pour un éthylotest simple, non relié au système de démarrage du véhicule. Il ne faut pas punir toute la population par un système intégré, coûteux et inutile, pour les contrevenants qui violent le code criminel. (dernière mise à jour : 4 juillet 2013)

LIRE AUSSI une solution mieux adaptée à notre réalité:
Alcool au volant: De Koninck veut imiter les Français (1er janvier 2013)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/01/alcool-au-volant-de-koninck-veut-imiter.html

Évidemment, on peut comprendre les personnes qui souffrent de la mort d'un proche ou des blessures graves d'un proche ou d'eux-mêmes. Mais il ne faut pas pour autant contraindre tous les conducteurs et propriétaires de véhicules pour les délinquants au code criminel. C'est bien vite oublier que beaucoup de conducteurs québécois, particulièrement chez les plus jeunes, ont les facultés affaiblies par d'autres substances que l'alcool... 

VOIR AUSSI : Cannabis et conduite automobile au Québec : danger bien réel
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/08/cannabis-et-conduite-automobile-au.html

Le système est inutile dans plusieurs situations:
  • Pour les conducteurs qui ne conduisent pas après avoir consommé
  • Résultats erronés et fausse sécurité en présence de consommation croisée (alcool plus drogues légales ou non, voire même médicaments).
  • Lorsque l'appareil devient mal calibré ou mal utilisé.
  • Le taux d'alcool dans le sang augmente plusieurs minutes après la dernière consommation. La personne peut donc prendre la route et devenir inapte par la suite. L'arrêt sur le bord d'une autoroute en raison d'un taux d'alcool qui a augmenté n'est pas sécuritaire pour les autres usagers de route.
  • Le contrevenant peut faire souffler un passager.
  • Les personnes visées sont les plus habiles à contourner la contrainte.

Automobile accidentée et conducteur ivre qui demande de l'aide : «Une petite poussée S.V.P. ! Hic!» Par un enfant de 8 ans. Humour et réalité.
En Occident, on ne pénalise pas toute la population pour quelques contrevenants au code criminel

Quand j'étais adolescent, je demeurais en bordure d'une route achalandée. Au moins une fois par année, survenait à proximité, un événement ou accident relié à la route. À une occasion, une camionnette (pickup) s'était enlisée dans le fossé enneigé suite à une sortie de route en conduite hivernale. Le véhicule était totalement enlisé dans la neige, l'avant plongeant dans le fossé et il fallait une bonne remorque pour le sortir de là. Je me suis approché pour voir s'il y avait des blessés. Je trouvai le conducteur seul qui empestait l'alcool. Le pauvre monsieur se secoua la tête, visiblement sonné, pour faire le focus approximatif et me regarda le plus sérieusement du monde avec ses yeux troubles pour me demander: «Peux-tu me donner juste une petite poussée pour sortir de là? (hic!)»...

Cet homme déconnecté de sa réalité, aurait eu de toute évidence, besoin d'un antidémarreur "éthyl-hic!" (éthylique ou éthylométrique), ou mieux encore, d'une greffe de cerveau. Mais il est tout à fait inéquitable de pénaliser tous les conducteurs pour de tels irresponsables, jeunes ou vieux. Éthylotest pour tous? Et à quand le test de bon jugement? Il y certainement d'autres mesures à prendre avant d'en arriver à la solution la plus contraignante.

Voici le genre d'arguments-types pour l'antidémarreur obligatoire : 

  • De la même façon qu'on a imposé l'installation et le port de la ceinture de sécurité au Québec, et que cela sauve des vies, on peut aussi imposer ce type d'équipement qui sauvera des vies.
  • Des pays l'ont déjà adopté ou en voie de le faire (ex. Suède, dit-on); le kit éthylotest français, plus réaliste, est un test simple non relié à un antidémarreur. Ce dernier ressemble à des tests de base que fournissent certaines entreprises au Québec, comme Alco Prévention Canada (AlcoPrevention.com), non seulement pour l'acool mais aussi certaines drogues.
Quelques objections à ce type d'argumentation:

vendredi 6 janvier 2012

Mon dernier "parler" du Bye Bye 2011: MILITANTISME ET "MODÈLE" QUÉBÉCOIS

Je ne voulais plus parler du Bye Bye 2011, mais c'est le Bye Bye qui voulait que je parle de lui.
(Modifié le 7 janvier 2011)

Ce matin du 5 janvier 2012, suite à une entrevue au FM93,3 de Québec avec Mathieu Bock-Côté, une animatrice du matin suggérait que puisque ça va si mal économiquement (mises à pied massives de travailleurs et fermetures d'entreprises, régimes de retraite, déficits, dette nationale, etc.) et en divers domaines socio-politiques (printemps arabe changé en "congélation"), que finalement, c'est peut-être secondaire de parler du Bye Bye (revue humoristique de l'année 2011 par la SRC). Le problème cependant, c'est qu'il n'est pas secondaire de parler du Bye Bye dans la mesure où les problèmes économiques proviennent en bonne partie des politiques de surendettement où nous a conduit notre social-démocratie des près de 50 dernières années. Non pas que la social-démocratie soit plus mauvaise qu'un autre système, mais plutôt qu'on s'est donné des systèmes et services, soit au-dessus de nos moyens, soit trop gros pour être gérés et optimisés facilement. Plus le navire est gros et va vite, plus c'est difficile de le faire dévier ou ralentir.
Soit
1) notre élite était bonne en lettres et en philo, mais nulle en chiffres (ce que je ne crois pas; c'était un prix calculé),
2) soit on verrait plus tard, une fois le Québec épuré de ses valeurs et influences jugées indésirables; ceci demandant 1 ou 2 générations. Le Premier ministre René Lévesque avait fait un premier correctif en 1980, en coupant les salaires des fonctionnaires de 20 %, question d'éloigner la date  de l'éveil. Ceci pouvait aussi permettre d'augmenter la taille de l'État tout en stabilisant la masse salariale pour les années suivantes.

Il faut donc parler des Bye Bye qui se succèdent, porteurs des mêmes lunettes et mêmes filtres idéologiques

Le modèle social-démocrate québécois, c'est comme si nous avions les moyens pour une Toyota Yaris ou une Kia Rio, mais que nous nous sommes payés une Audi R8. C'est comme un père divorcé qui pour attirer son ado et en obtenir la garde légale, lui donne une motoneige, un QuadRunner (véhicule quatre roues tout-terrain appelé au Québec VTT), un vélo trial de 5,000 dollars, une carte de membre du club de golf, une autre du centre de ski, lui paie des vacances à l'étranger, etc., mais sans en avoir les moyens. Il "load" deux cartes de crédit de 15,000 dollars chacune, remplit sa marge de crédit personnelle et s'endette à ces fins. Il retarde bientôt les paiements de l'hypothèque de sa maison et des taxes foncières et scolaires. Mais comme le dit une phrase avec humour : «C'est quand la mer se retire qu'on voit ceux qui se baignent nus

Par exemple, avait-on les moyens de subventionner le non-emploi en supportant des gens qui ne veulent ni travailler ni se former pour ce faire, mais qui en ont la capacité et qui à 18 ans deviennent assistés sociaux par choix (je parle de ceux qui NE veulent PAS travailler, ni se former)? Cela encourage le désordre et la désolidarisation. Pourtant, notre système le supporte fort bien. Avions-nous les moyens d'empêcher un partenariat élargi du système de santé avec le privé, en refusant à ceux qui en avaient les moyens, d'accéder à un système dont ils assumeraient une bonne partie des coûts, tout en continuant de supporter l'autre et donc, sans que le système public des soins de santé ne soit pour autant enlevé (les plus aisés y contribuant malgré tout)? 

L'endettement massif depuis les décennies 1960 et 1970 était en bonne partie prévu et avait un but

Vous voulez un secret: l'endettement massif a été probablement le moyen (le coût calculé) pour sortir le clergé, presque d'un seul coup, des programmes sociaux majeurs comme l'éducation et la santé. Le Rapport Parent (sections publiées entre 1963-1964) stipule qu'il faut une refonte complète de l'éducation et séparer religion et État, mais était-ce le moyen et le coût juste de le faire, c'est-à-dire en surendettant les générations suivantes. Il faut considérer que si les communautés religieuses avaient des édifices ressemblant à des domaines, elles y demeuraient et travaillaient par plusieurs dizaines de personnes (services mis en commun). Ce n'étaient pas 50 ou 100 condos avec chacun leur cuisine, salle de bain, etc., mais un édifice communautaire avec des chambres. A-t-on volontairement fermé les yeux sur le fait que les communautés religieuses (ici majoritairement catholiques) vivaient généralement de peu, sans salaire individuel, dans de grandes résidences communautaires, un chalet ou maison de repos pour plusieurs dizaines ou une centaine, un véhicule automobile partagé, etc., donc avec des coûts minimaux. Mais ceux qui les ont remplacés, fin décennie 1960, puis 1970 et suivantes, ont été syndiqués et ne vivaient pas en communauté. Ils ont acheté une maison entourée de gazon, ont eu des enfants, une auto, un chien nourri au Dr Ballard (marque déposée), parfois même une résidence secondaire familiale et plus encore. Les effets économiques de la main mise totale de l'État sur les services éducatifs et de santé (et certains services sociaux) était facile à prévoir, sans aucun calcul poussé ni doctorat en administration: impossible de se donner les services anticipés aux mêmes coûts que le permettait les communautés religieuses remplacées par des revenus pour familles de classe moyenne et supérieure. Les conséquences et les coûts pour sortir le clergé du système social étaient prévisibles au départ, bien que non connus avec précision. Mais il semble qu'on ait conclu, dans la social-démocratie version Québec de la "révolution tranquille", que c'était là un prix à payer. On renflouerait le crédit plus tard. Sauf que ces dernières années, on a atteint le bout de l'élastique et on ne peut abolir une loi naturelle. L'élastique a deux choix naturels: se rompre ou se détendre (revenir).

La question : faut-il freiner en catastrophe ou appliquer les freins fermement et progressivement? Car il semble que l'humain n'ait pas le système de freinage assisté électroniquement. Bien-sûr, comme toute analogie, celle-ci a ses limites, mais comme toute analogie, c'est aussi pour mieux comprendre. Un freinage en mode panique engendrerait l'instabilité et servirait la cause des partis ou groupes de tout acabit avec une solution miracle et facile; de types néo-anarchistes, ultra-socialistes, communistes ou marxistes et le reste.

Bref, ce serait le désordre social, non pas uniquement au sens de la casse de la rue (le party et l'ivresse du renversement et de la destruction ne durent qu'un temps), mais au sens d'un héritage caractérisé par le désordre structurel et viscéral. Ce serait leur servir le Québec sur un plateau d'argent à des idéologies socio-politiques qui ont déjà échoué au 20e siècle, là où elles ont été appliquées dans le monde.

À l'inverse, la situation ne justifie pas que l'on privatise toute activité de l'État qui fait ses frais et dégage en plus des surplus ou avantages retournés à l'État, par exemple en maintenant des services à un coût moindre (ex. Hydro-Québec et son électricité à prix abordable). On peut d'abord commencer par rationaliser les dépenses, mais en ayant le cran de revoir les services pour éliminer ce qui n'est pas si important ou est déjà desservi ou peut l'être par le privé. Et on peut rendre au privé, ce qui va au privé. Par exemple, est-ce à l'État, en 2012, d'avoir le quasi-monopole de la vente de l'alcool en dehors de la bière? Est-ce à l'État de promouvoir l'illusion de richesse par les loteries et jeux d'argent, pour maintenir ce "modèle québécois" qui craque de partout?

Ce n'est pas que nous n'ayons "plus les moyens" de notre modèle; nous ne les avons jamais eus

Il faut donc parler des Bye Bye qui se succèdent, porteurs des mêmes lunettes et mêmes filtres idéologiques, parce qu'ils continuent de faire une promotion politique activiste de la version actuelle de cette social-démocratie pour laquelle nous n'avons jamais vraiment eu les moyens, parce que nous avons pris une version haut-de-gamme, plutôt qu'un système de base ou intermédiaire.